Redbluemoon

I found myself in Wonderland.

The Shadow & Bone Trilogy, book 2: Siege and Storm de Leigh Bardugo

Posté : 9 février, 2020 @ 1:04 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Genre : Fantasy, YASiege & Storm

Editeur : Orion

Année de sortie : 2018 [2013]

Nombre de pages : 381

Titre en VF : Grisha, tome 2 : Le Dragon de glace

Synopsis : SOLDIER. SUMMONER. SAINT.

Alina Starkov’s power has grown, but not without a price. She is the Sun Summoner – hunted across the True Sea, haunted by the lives she’s taken. But she and her bes friend Mal can’t outrun her enemies for long.

The Darkling is determined to claim Alina’s magic and use it to take the Ravkan throne. With nowhere else to turn, Alina enlists the help of an infamous privateer and sets out to lead the Grisha army.

But as the truth of Alina’s destiny unfolds, she slips deeper into the Darkling’s deadly game of forbidden magic. To save her country, Alina will have to choose between her power and the man she loves. No victory can come without sacrifice – and only she can face the oncoming storm.

 

Avis : Cette année, j’ai décidé de tenter de lire mes séries à la suite ; j’ai l’impression que c’est la meilleure manière pour moi de les savourer !

J’aime toujours autant l’univers, le décor et la magie : l’atmosphère est toujours agréable, et le monde, intéressant à découvrir. J’ai adoré [SPOILER] qu’Alina décide de – et parvient à ! – brouiller les frontières entre les différents Grisha, pour que se mêlent peu à peu Materialki, Etherialki et Corporalki ! J’étais également ravie de retrouver le Petit Palais (je suppose que c’est son nom en français ?)! [FIN DU SPOILER] J’ai également aimé l’écriture, parfois très belle à certains moments !

Passons aux personnages. J’aime toujours beaucoup le Darkling, il fait un très bon antagoniste ; mais j’aurais aimé le voir plus souvent ! J’ai été ravie de rencontrer Nikolaï – ce qui m’a donné envie de lire King of Scars ! – c’est un personnage fascinant ! Comme le Darkling, il est complexe, et cache ses faiblesses derrière sa confiance en soi. Il est intelligent et il a pris l’habitude de porter un masque auprès de tous ceux qui l’entourent. J’ai hâte de les retrouver tous les deux dans le tome suivant ! Dans ce tome, j’ai également beaucoup aimé Tamar et Tolya ! Ils semblent durs, mais cachent une nature dévouée. Dernière chose que j’ai adoré à propos des personnages : ils ne sont pas manichéens. Ce ne sont ni des anges ni des démons : ils ont tous le potentiel pour faire le bien, ou le mal. La fin [SPOILER] était très bien … jusqu’à ce que Mal intervienne ! Et j’ai aimé qu’Alina lui en veuille à cause de cela ! C’était un peu la fin « parfaite » sans lui ! [FIN DU SPOILER] 

Et voici les éléments qui m’ont déçue : le Darkling et Nikolaï sont vraiment des personnages formidables que j’apprécie beaucoup, mais ils ne sont pas le centre de l’attention. C’est Mal qui l’est, à cause du fait que le lecteur ne suit que le point de vue d’Alina. Et je DETESTE ce personnage. Il m’agace tellement qu’il gâche certaines scènes. Dès le début du tome 2, il part dans la mauvaise direction : il veut garder Alina faible, il l’aime quand elle l’est. Quand elle reprend confiance, quand elle devient puissante grâce à sa magie, et qu’elle tente de lui faire comprendre qu’elle a besoin de davantage pour vaincre le Darkling, il prend peur et la rejette. Haha. Non. Et elle ne fait qu’acquiescer à ce qu’il dit au début du roman ; elle se rebelle peu à peu, ce qui ne fait qu’augmenter le poids de sa culpabilité … J’avais envie de secouer Alina parfois. J’ai adoré [SPOILER] le choix qu’elle fait à la fin : embrasser les ténèbres. Parce que c’est aussi ce qu’elle est, et qu’elle ne peut s’empêcher de ressentir ce qu’elle ressent. Cela fait partie d’elle. [FIN DU SPOILER] Alina pourrait s’élever – ce qu’elle fait déjà un peu dans ce tome – mais j’ai l’impression que Mal est un poids qui la retient ancrée au sol. Il la tire vers le bas, et ça me rend folle ! Enfin, dernier bémol : la romance. Après le triangle amoureux, le carré amoureux ? Pourrait-on introduire un personnage masculin sans qu’il devienne le love interest de l’héroïne ? [SPOILER] Alors, certes, le Darkling n’est plus vraiment un love interest ; mais il reste tout de même cette tension et cette attirance entre les deux personnages qui permet de conserver ce personnage dans le côté « romance » du livre. [FIN DU SPOILER]

 

Donc, un peu déçue, même si je continue à beaucoup aimer l’univers ! Je lirai le tome 3 ce mois-ci !

Grisha, book 1: Shadow & Bone de Leigh Bardugo

Posté : 4 février, 2020 @ 5:23 dans Avis littéraires | 2 commentaires »

Genre : FantasyShadow & Bone

Editeur : Square Fish

Année de sortie : 2017 [2012]

Nombre de pages : 356 + 21

Titre en VF : Grisha, tome 1 : Les Orphelins du royaume

Synopsis : Surrounded by enemies, the once-great nation of Ravka has been torn in two by the Shadow Fold, a swath of near impenetrable darkness crawling with monsters who feast on human flesh. Now its fate may rest on the shoulders of one lonely refugee.

Alina Starkov has never been good at anything. But when her regiment is attacked on the Fold and her best friend is brutally injured, Alina reveals a dormant power that saves his life—a power that could be the key to setting her war-ravaged country free. Wrenched from everything she knows, Alina is whisked away to the royal court to be trained as a member of the Grisha, the magical elite led by the mysterious Darkling.

Yet nothing in this lavish world is what it seems. With darkness looming and an entire kingdom depending on her untamed power, Alina will have to confront the secrets of the Grisha . . . and the secrets of her heart.

Shadow and Bone is the first installment in Leigh Bardugo’s Grisha Trilogy.

 

Avis : Ce livre m’a été offert par mon amie Aurore, qui m’a permis d’enfin découvrir cet univers dont j’entendais tant parler !

J’ai passé un très bon moment ! J’ai adoré le décor, et l’univers inspiré de la Russie : il m’a semblé différent de tout ce que j’ai pu découvrir auparavant, unique, et il crée une véritable atmosphère bien particulière – notamment grâce aux noms utilisés, comme Corporalnik, ou kvas par exemple, mais aussi grâce aux décors, tout simplement ! Le Petit Palais – je suppose qu’il s’appelle comme ça en français ! – est tout simplement merveilleux ; et le fait qu’il soit aussi une école ne fait qu’ajouter à son charme ! J’ai adoré les parties entraînement/apprentissage, et le fait que [SPOILER] Alina rencontre des difficultés : elle est peut-être Sun Summoner, mais elle n’est pas toute puissante, et elle ne contrôle pas ses pouvoirs. Elle doit s’entraîner, et elle est mauvaise pendant un long moment ! [FIN DU SPOILER] J’ai également aimé la magie, la hiérarchie entre les différents niveaux, et le fait de voir différents types de pouvoir à l’œuvre ! J’ai hâte d’en apprendre et d’en voir encore plus dans les tomes suivants !!

J’ai beaucoup aimé les personnages : je comprends aisément pourquoi tant de lecteurs adorent le Darkling (Ténébreux en français ?), et je considère qu’il a le potentiel pour devenir un des meilleurs villains que je connais ! J’attends le deuxième tome pour voir son évolution avant de me prononcer ; mais je dois admettre que je l’ai apprécié ! Il est mauvais, manipulateur ; il sait comment torturer les gens, et ne se laisse pas avoir par les sentiments apparemment. [SPOILER] J’ai aimé le fait que, comme nous sommes dans une narration à la première personne, nous ne découvrons le Darkling qu’à travers les yeux d’Alina, qui ne sait que penser à son propos. Est-il sincère ? Joue-t-il avec elle ? Et cela m’a donné envie de lire un livre du point de vue du Darkling ! [FIN DU SPOILER] J’aime cette espèce de fascination/répulsion qui attire Alina. [SPOILER] Je me suis demandé tout le long quand il allait devenir le villain, puisque je n’entendais parler de lui que de cette façon, et qu’au début du roman, il est dans le « bon » camp. Je savais donc qu’il allait se retourner contre Alina, ce n’était pas une surprise. Il fait d’ailleurs un villain très convaincant puisque son but n’est pas de détruire pour détruire : ses intentions sont bonnes, ce sont les moyens qui ne sont pas moraux. [FIN DU SPOILER] Alina, quant à elle, est sympathique : je pense qu’elle a le potentiel pour évoluer de manière magistrale dans le deuxième tome, donc je croise les doigts ! Dans celui-ci, elle apprend, s’entraîne, découvre ce qu’est la vie quand on s’apparente à un « élu ». Elle rencontre la peur, l’amour, la douleur, l’amitié, la haine … et, comme elle le comprend et l’explique, la dernière scène [SPOILER] la rapproche du Darkling – ce qui est tellement intéressant je trouve ! Elle laisse tout le monde derrière elle, les vouant à une mort certaine dans la Nappe d’Ombre, exactement comme aurait pu le faire le Darkling à sa place. Elle le fait pour sauver sa vie et celle de Mal, et quitte Ravka tout en sachant qu’elle est le seul espoir du pays contre le Darkling ! J’ai eu un peu de mal avec cette décision ; mais, bien sûr, elle a l’intention de revenir. Elle considère simplement qu’elle n’a pas les moyens de vaincre son ennemi pour le moment, surtout après sa demande d’aide avortée. [FIN DU SPOILER] J’ai apprécié Mal sans le trouver exceptionnel. La lettre qui se trouve à la fin de mon édition me l’a rendu plus proche. J’aimerais [SPOILER] en savoir plus sur son « pouvoir » de traqueur : peut-être est-ce une autre forme de magie ? [FIN DU SPOILER] Enfin, un de mes personnages préférés : Genya. J’adore sa complexité, sa force et sa fragilité, son amour pour David, ses contradictions, sa relation avec Alina !

Plus généralement, j’ai beaucoup aimé l’écriture, à la fois fluide, agréable, et parfois vraiment très belle – la lettre de Mal à la fin m’a tout particulièrement plu ! Et je dois dire que ce livre est clairement addictif : il est difficile de s’arrêter de lire, et de penser à l’histoire quand on ne lit pas !

Dernier point : la romance. Je n’ai pas pu m’empêcher de lever les yeux au ciel parfois … et je n’ai pas pu m’empêcher d’aimer certaines scènes ! Je ne sais pas trop ce que je ressens face [SPOILER] à ce triangle amoureux … Je ne pense pas l’adorer, mais je ne déteste pas la romance pour autant. A voir comment tout cela évolue ! [FIN DU SPOILER]

 

Pour conclureShadow & Bone est le genre de livres qui me ramène vers la Fantasy : j’ai envie de vivre dans un monde comme celui-là, j’ai envie d’en faire partie, et d’y retourner le plus vite possible ! (les tomes 2 et 3 sont en route !)

Lames vives, tome 1 : Obédience d’Ariel Holzl #plib2020

Posté : 26 janvier, 2020 @ 3:48 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Genre : Fantasy, YALames vives

Editeur : Mnémos (Naos)

Année de sortie : 2019

Nombre de pages : 332

Synopsis : Le vif-argent coule dans leurs veines.
Les esclaves sont devenus les maîtres.
La République d’Obédience est née.

Six destins se croisent et se brisent comme des chaînes dans ce roman aux personnages complexes et humains. Un récit d’aventure puissant, poignant et addictif sur la liberté et la lutte pour ses idéaux.

 

Avis : J’avais abandonné ce livre en novembre, incapable d’entrer dans l’histoire et de me faire à l’univers. Comme c’est une lecture pour le plib, je me suis dit qu’il fallait tout de même que je le finisse !

Et je n’ai toujours pas réussi à accrocher malheureusement … L’univers est intéressant, et même intriguant parfois ; mais le manque d’explications m’a perdue au début de la lecture, et le roman n’a pas réussi à me récupérer ensuite. Lors de certains chapitres, je ne comprenais pas tout, et cela a fini par m’agacer. A la fin du roman, certaines choses étaient encore floues !

Je n’ai pas retrouvé ce que j’aimais dans l’écriture d’Ariel Holzl ; je ne me suis pas attachée aux personnages – aucune émotion quand certains sont en danger, agacée par certains et par leurs réactions. Le trio Nazeem/Minah/Gryff m’a particulièrement déplu, pour plusieurs raisons : d’abord, l’espèce de romance qui naît, et qui forme un triangle amoureux … Puis, le fait qu’ils se trouvent ensuite dans un désert. Je n’ai jamais aimé ce décor, et le roman en a sans doute pâti pour moi.

La fin - comme le début – est bourrée d’action, mais cela ne m’a pas happée pour autant … Et alors, la toute dernière scène : je ne sais pas quoi en penser, mais elle ne me donne pas envie de lire la suite malheureusement.

 

Donc, je suis complètement passée à côté de ce roman, et je ne pense pas lire le deuxième et dernier tome ! 

 

#ISBN9782354087487

Les Brumes de Cendrelune, tome 1 : Le Jardin des âmes de Georgia Caldera #plib2020

Posté : 30 décembre, 2019 @ 11:18 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Genre : FantasyLes Brumes de Cendrelune

Editeur : J’ai lu

Année de sortie : 2019

Nombre de pages : 348

Synopsis : Dans le royaume de Cendrelune, les dieux épient les pensées des hommes, et leur Exécuteur, l’Ombre, veille à condamner tous ceux qui nourriraient des envies de rébellion.

Or, il semble que certaines failles existent. À l’âge de 17 ans, Céphise ne vit en effet que pour se venger. Depuis qu’on l’a amputée d’une partie d’elle-même et privée de sa famille, elle ne rêve plus que d’une chose : s’affranchir de la tyrannie du tout-puissant Orion, Dieu parmi les dieux. Et contre toute attente, il se pourrait qu’elle ne soit pas seule…

 

Avis : J’ai reçu ce roman dans le cadre des livres voyageurs du Plib ! Merci aux organisatrices, à la personne qui a accepté de prêter son livre, et à celle qui me l’a envoyé !

Je dois bien l’avouer, je n’étais pas emballée par ce roman, non pas à cause du résumé, mais plutôt « à cause » de son autrice. J’ai lu le premier tome des Larmes rouges il y a quelques années, et j’ai détesté avec passion le personnage de Cornélia, qui a ruiné ma lecture. J’avais donc très peur de lire Les Brumes de Cendrelune et de ressentir la même chose pour Céphise ! Mais j’ai décidé de laisser une chance à ce roman, et j’ai bien fait ! Rien que le fait de suivre des dieux, d’être dans une société où ils existent vraiment, où ils gouvernent, m’a séduite ! Le lecteur croit aussi comprendre, à certaines allusions des personnages, qu’il se trouve dans un roman Fantasy « postapocalyptique », en quelque sorte, puisque la Seconde Guerre mondiale est évoquée, et que les dieux seraient descendus pour mettre fin aux bêtises des hommes. Ajoutons à cela une ambiance assez pesante, un Empereur-dieu tyrannique, et un étrange lien entre les deux personnages principaux : cela donne un roman qui m’a complètement happée, et qui ne m’a pas lâchée avant que je l’aie terminé !

Comme je l’ai dit plus haut, concernant les personnages, j’avais peur de ressentir la même chose que pour Cornélia, l’héroïne des Larmes rouges. Ce ne fut pas le cas : il arrive des choses horribles à Céphise, mais elle ne réagit pas vraiment – ou pas totalement – comme Cornélia, ce qui me l’a rendu plus sympathique. Mais, comme dans Les Larmes rouges, j’ai préféré le personnage masculin, Verlaine. Je le trouve captivant, et très complexe, quand Céphise est beaucoup plus transparente. J’étais également bien plus intéressée par les dieux, et les intrigues de certains d’entre eux, que par les humains et leur potentielle rébellion. C’est à partir du chapitre qui introduit Proserpine que j’ai été emportée par le roman !

Petits bémols : pas mal de répétitions de la part des personnages, notamment quand ils pensent à l’autre, ou quand ils s’auto-tourmentent ; la romance, qui ne me convainc pas tout à fait, qui qu’elle réunisse.

La fin … ce devrait être interdit d’écrire ce genre de fin !! C’est de la torture !! J’ai très envie de lire la suite !!

 

Donc, un très bon roman, qui introduit un monde intriguant, et qui donne terriblement envie de tourner les pages plus vite !

 

[SECTION SPOILERS] 

J’ai adoré le lien entre les personnages, et le fait qu’ils soient clairement confrontés à des vies antérieures pendant lesquelles ils se sont connus et aimés. J’ai un peu moins apprécié la naissance d’un triangle amoureux potentiel pour la suite de la série, entre Céphise, Halfdan et Verlaine…

Je suis aussi persuadée que Verlaine et Céphise sont frère et soeur, que Céphise est l’objet d’une expérience ratée par Orion : il parle à Proserpine de ses multiples essais pour créer un demi-dieu parfait, ce serait donc logique ! Et la révélation de Verlaine à Céphise dans le passé, ce qu’il commence à lui dire : « Je suis … », et la raison qui expliquerait qu’il la quitte si brutalement, sans explication, pourrait également être leur lien de parenté ! On nous explique au début du roman que seuls les dieux, ou demi-dieux, ont des pouvoirs, qu’ils se marient entre eux, et la symétrie entre les pouvoirs de Céphise et Verlaine est beaucoup trop flagrante ! Mais, cela signifie aussi qu’il existe sans doute d’autres demi-dieux qui pourraient aider nos héros à renverser l’Empereur-dieu, si besoin est !

J’ai aimé que l’on ait un autre éclairage sur Héphaïstos, qui est en fait un « gentil » dans le roman, étant donné qu’il tente d’aider les humains depuis des années. Il est la raison pour laquelle Orion ne peut pas entendre Céphise. J’ai aimé l’histoire entre lui et Proserpine ! Cela le rend plus « humain », plus attachant, et lui donne une vraie place sur l’échiquier.

J’ai, enfin, adoré les révélations finales : Proserpine est une Vestale, Janus est la Dame des Brumes disparue, et Verlaine sonnera le glas de son père, il est la clé pour le détruire. 

 

#ISBN9782290165614

Les Soeurs Carmines, tome 3 : Dolorine à l’école d’Ariel Holzl

Posté : 3 novembre, 2019 @ 2:53 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Genre : Fantasy Dolorine à l'école

Editeur : Mnémos (Naos)

Année de sortie : 2018

Nombre de pages : 262

Synopsis : L’école de la vie n’a point de vacances. Même quand on y meurt.

Pour Dolorine Carmine, la rentrée des classes est une bonne occasion de se faire de nouveaux ennemis camarades. Cependant, la fillette n’a pas trop l’habitude de parler avec les vivants. Les fantômes, en revanche …

Dans le pensionnat bizarre tout à fait normal où elle a atterri, les spectres manquent pourtant à l’appel. Ont-ils été chassés par les horreurs mignonnes petites bestioles des environs ? A moins qu’ils ne travaillent au laboratoire de Miss Elizabeth, la nouvelle institutrice ?

Personne ne semble avoir la réponse.

Monsieur Nyx veut tout brûler.

Mais Dolorine reste optimiste : en fouinant partout, elle finira bien par les retrouver !

Un peu de curiosité n’a jamais tué personne … si ?

 

Avis : Livre lu pour #teamguérisseurs pour le #tournoidesélites organisé par le #plib2020 !

guerisseur-1

Cette série n’aura pas fait long feu dans ma PAL, contrairement à tout un tas d’autres livres que j’entends râler parce qu’ils sont là depuis la nuit des temps !

Dans ce troisième tome, comme l’indique le titre, on va suivre Dolorine, la benjamine de la famille Carmine, alors qu’elle va à l’école dans un pensionnat. Comme avec les tomes précédents, j’ai beaucoup aimé l’univers, assez gothique et proche de celui de Burton. J’aime toujours autant les jeux et transformations de mots, notamment ceux des jours de la semaine et ceux des mois. J’ai adoré aussi le sujet sous-jacent : la mort et le fait de vouloir la vaincre de manière scientifique. Miss Elisabeth est une véritable Dr. Frankenstein, mais elle n’emploie pas tout à fait les mêmes méthodes (et j’ai aimé cette potentielle référence au film quand un des enfants s’exclame : « Il est vivant » en parlant d’un autre personnage censé être mort). J’aurais pu aussi adorer le pensionnat lui-même, une vieille bâtisse effrayante qui cache des secrets peu reluisants ; malheureusement, je n’étais pas assez à fond dans ma lecture. Et je pense savoir pourquoi.

Certes, il est agréable de suivre Dolorine, de la découvrir un peu plus ; mais j’aurais aimé suivre davantage ses sœurs. J’aurais, en fait, aimé que chaque tome de cette série ne se focalise pas autant sur une sœur, mais nous permette de les suivre chacune suffisamment pour être happée par chaque intrigue. Ici, Tristabelle et Merryvère sont présentes, mais j’aurais aimé les voir davantage, en apprendre plus encore sur ce qui leur arrive, sur leurs intentions – assez claires pour Tristabelle, moins pour Merryvère -, sur leur vie après leur tome respectif. Je me suis retrouvée à adorer les passages avec les deux grandes sœurs, moins ceux qui suivaient Dolorine … J’aurais aimé aussi voir davantage en action le pouvoir des familles : certes, on le voit parfois ici, mais pas suffisamment à mon goût. J’aurais aimé en apprendre plus sur les Amécrins, comprendre l’histoire de la famille Carmine, et son lien avec cette famille perdue. Je me pose, en fait, encore tout un tas de questions sur l’univers ! Et je suis déçue de ne pas avoir la réponse !

J’ai trouvé la fin assez décevante elle aussi : je m’attendais à plus de difficultés pour faire accepter une chose aussi énorme à Miss Elisabeth – personnage que j’aime beaucoup par ailleurs, tout en nuances et en complexité. J’ai trouvé que c’était un peu trop facile, j’avais envie de plus ! Malgré tout, la dernière scène m’a plu, parce qu’elle rappelle que, certes, en littérature, on peut ressusciter certains personnages un peu comme on le veut ; l’auteur est maître après tout ; mais il faut aussi accepter que la mort arrive, qu’elle est commune à tous. Et donc qu’il ne sert à rien d’adoucir la littérature jeunesse en faisant croire aux lecteurs que tout le monde est beau et tout le monde survit toujours. Au niveau littéraire, qu’une série s’arrête aussi et ne se perpétue pas pendant des tomes et des tomes, malgré les demandes des lecteurs. Ce qui ne veut pas dire que je suis satisfaite, avec toutes mes questions sur les bras !! 

 

Donc, un bon tome, mais qui me laisse clairement sur ma fin ! J’en attendais plus !

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