Redbluemoon

I found myself in Wonderland.

La Sélection, tome 3 : L’Elue de Kiera Cass

Posté : 27 mai, 2014 @ 8:47 dans Avis littéraires, Coup de cœur | Pas de commentaires »

La Sélection, tome 3Genre : Jeunesse, Romance

Editeur : Robert Laffont

Année de sortie : 2014

Nombre de pages : 337

Synopsis : Une seule candidate sera couronnée. Trois cents ans ont passé et les Etats-Unis ont sombré dans l’oubli. De leurs ruines est née Illeá, une monarchie de castes. Mais un jeu de téléréalité pourrait bien changer la donne. La Sélection a bouleversé la vie de trente-cinq jeunes filles. Déchirées entre amitié et rivalité, les quatre candidates encore en lice resteront liées par les épreuves qu’elles ont dû surmonter ensemble. Entre les intrigues amoureuses et celles de la cour, c’est une lutte de tous les instants pour demeurer fidèles à leurs idéaux. America n’aurait jamais pensé être si près de la couronne, ni du cœur du Prince Maxon. A quelques jours du terme de la compétition, tandis que l’insurrection fait rage aux portes du Palais, l’heure du choix a sonné. Car il ne doit en rester qu’une … 

 

Avis : J’avais vraiment, vraiment hâte de lire ce dernier tome, et, étant donné le temps que l’on a dû attendre, il devait être à la hauteur de mes espérances. Et il l’était, évidemment. La couverture laissait déjà présager une fin magistrale, et la robe … A tomber ! (bon d’accord, c’est mon côté princesse qui ressort sans doute …).

J’ai lu ce livre en à peine deux jours : je ne pouvais pas le lâcher. J’avais tellement envie de connaître la fin que je suis arrivée à l’épilogue sans m’en rendre compte ! J’ai vraiment été entrainée dans ce dernier tome qui commence sur les chapeaux de roues ! On entre au beau milieu de l’action, sans préambule, et l’on retrouve les quatre dernières candidates dès la première page : au moins, si on les avait oubliées, elles nous sont vite remises en mémoire, ainsi que leurs caractéristiques principales. On se fond complètement dans le décor, on partage la vie d’America, et, comme le livre est écrit à la première personne, on s’identifie à elle facilement. On découvre les révélations de ce dernier tome par ses yeux, et, quand elle se rend compte que c’était évident, on se le dit nous aussi. Ces révélations concernent tous les plans : la politique, les filles encore en compétition, Maxon, Aspen, la famille d’America … Même si l’histoire d’amour est centrale (le but est quand même d’épouser le prince, ne l’oublions pas !), une série d’intrigues annexes se greffe à la veine principale, et agrémente le livre. On veut, bien sûr, des réponses à toutes nos questions, et elles nous sont peu à peu données dans ce dernier volet, découvertes par America, qui semble sortir peu à peu de sa prison dorée pour prendre connaissance de ce qui se passe à l’extérieur. Elle semble aussi se rendre (enfin !) compte de ce qu’elle veut vraiment, et cela trace son parcours dans le livre.

Il est vraiment très intéressant que l’auteure se soit à ce point appliquée à traiter le monde dans lequel évoluent ses personnages. Les Renégats du Sud, ceux du Nord, leurs représentants, la vie politique, le régime, l’attitude du roi, celle de la population, les castes : tout est très bien développé. Je pense que, sans cela, l’histoire aurait peut-être été ennuyeuse, il aurait manqué quelque chose, l’intrigue se serait essoufflée. Par exemple, les aspects politiques apportent vraiment ce qu’il faut à l’histoire pour rester captivante ; ils s’introduisent dans la relation entre Maxon et America, la pimente et la cimente aussi, d’une certaine façon.

Venons-en aux personnages. Je suis toujours autant attachée à America, et je dois dire qu’elle s’est un peu calmée depuis le deuxième tome. Elle ne m’a pas agacée cette fois, et c’est tant mieux ! Elle se rend enfin compte de ce qui aurait dû lui sauter aux yeux. Elle est toujours aussi courageuse, toujours aussi forte, et sait pertinemment que ses actes peuvent lui apporter des problèmes. Ce n’est pas pour autant qu’elle recule. En sachant ce qu’elle veut, elle agit comme il faut, comme elle pense qu’il le faut en tout cas. Elle est impressionnante. Les autres filles deviennent plus sympathiques au fur et à mesure du livre, au fur et à mesure que la vision d’America évolue sur elles. Mon opinion sur Maxon ne change pas, excepté à un moment où il débloque complètement, et où il devrait sérieusement réfléchir un peu plus ! Par contre, je n’ai plus le même point de vue sur Aspen. Il me semble qu’il a évolué, qu’il a pris du recul sur la situation. Le roi n’a pas changé, et même, son attitude empire. Il est insupportable, vraiment. La reine, quant à elle, est toujours aussi charmante, adorable, mais aussi forte et courageuse. Une main de fer dans un gant de velours.

La fin est magistrale, mais aussi très triste. Elle était prévisible, et à la fois, on ne s’attend pas à ce que cela se passe comme cela. J’ai quand même beaucoup aimé ce dernier tome. Il clôt vraiment très bien la saga !

 

En conclusion, une saga géniale qui se termine par un tome excellent. La trilogie de La Sélection est vraiment une série intéressante que je ne regrette absolument pas d’avoir découvert, et qui restera un coup de cœur !  

Sœurs pour la vie de Sophia Bennett

Posté : 26 mai, 2014 @ 5:00 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Soeurs pour la vieGenre : Chick-lit

Editeur : Hachette

Année de sortie : 2013

Nombre de pages : 384

Synopsis : Peut-on être à la fois un top model et une sœur modèle ? Quand cet homme dans la rue m’a dit que j’avais le « truc » pour devenir mannequin, je n’y ai pas cru. Quand cet homme à l’hôpital nous a annoncé que ma grande sœur Ava était atteinte d’un cancer, je n’ai pas voulu y croire. Séances photos, castings, chimiothérapie, examens médicaux : on peut dire que la routine a été complètement bouleversée. Mais dans ce chaos, Ava et moi avons appris à regarder au-delà des apparences, pour voir ce qui comptait vraiment. Etre sœurs. Pour la vie. 

 

Avis : A première vue, le livre a l’air vraiment girly, tout rose, avec un synopsis assez révélateur du genre d’histoire que l’on va lire. Pourtant, je ne m’attendais pas vraiment à ça, et c’est tant mieux !

L’histoire a d’abord l’air tragique, on s’attend à des larmes, à des déclarations d’amour, à des pertes, mais aussi à des castings hauts-en-couleur, à des tas de vêtements et à un univers bien particulier, celui de la mode. Autant dire que j’avais peur de lire ce livre : je m’attendais à quelque chose de trop rose, de trop incohérent (dans le sens où tout vient d’un coup, comme sur un plateau d’argent), et d’un peu trop paillettes/strass/robes de créateur. Je me suis complètement trompée, et je m’en suis rapidement rendue compte. Ici, l’idée n’est pas de présenter le monde de la mode sous un jour merveilleux, comme un monde de Bisounours où, quand tu es une star, tu es adulée, tout le monde t’aime, tu es extraordinaire, où chaque shooting photo est une réussite et où tu ne dois rien faire de plus que sourire et changer un peu de position. C’est un peu plus compliqué que ça et Ted va s’en rendre compte petit à petit. En réalité, il semble que l’on ait deux histoires parallèles, comme si Ted menait deux vies : celle de top model, et celle avec sa famille et sa sœur malade, Ava, de laquelle elle se rapproche beaucoup après l’annonce de sa maladie. La situation est assez catastrophique dans cette famille et le projet de Ted – qui, en réalité, n’est pas vraiment le sien – ne semble pas ravir tout le monde. L’histoire évolue, en même temps que la vision que l’on porte sur les personnages et sur le monde que le livre décrit. L’art est très présent dans ce livre, ce qui m’a beaucoup intéressée. On assiste ici à la remise en question de la vie de Ted, qui se demande ce qui compte vraiment, ce qui ne mérite pas que l’on s’y intéresse, et ce qu’elle veut réellement faire de sa vie.

Les personnages sont assez attachants, même si j’ai trouvé celui de Ted un peu caricatural : la fille absolument pas consciente de sa beauté, que l’on regarde comme une alien, et qui va finalement « s’auto-réaliser » (oui, je dois avouer qu’elle m’a souvent fait penser à Mia dans Journal d’une princesse). L’écriture à la première personne nous aide à entrer dans le personnage et dans son histoire, que l’on s’imagine vivre pendant l’espace du livre. C’est également le stéréotype de la fille qui ne se rend pas compte de ses qualités, ni de l’effet qu’elle a sur les gens : elle se voit faible, se sous-estime tout le temps, quand on comprend qu’elle est forte, courageuse, et très à l’écoute des autres. C’est un peu l’héroïne idéale. En revanche, contrairement à la plupart de ce type d’héroïnes, elle ne m’a pas paru agaçante. J’ai aimé le style d’écriture emprunté par l’auteur, certaines phrases un peu poétiques ou, au moins, charmantes. Le personnage d’Ava est aussi attachant ; pas parce qu’elle est malade, mais parce qu’elle essaie de faire des choses pour sa sœur, et celle-ci ne s’en rend pas compte. Elle sait que c’est difficile et semble se mettre de côté. L’on a surtout un point de vue subjectif sur elle, étant donné qu’elle est décrite par Ted, mais elle semble vraiment adorable, aux dires de sa sœur. Les parents, quant à eux, m’ont fait rire parfois, et j’ai retrouvé aussi le stéréotype du parent qui s’inquiète pour ses enfants, qui rabroue, mais qui aime inconditionnellement, et qui soutient toujours ses enfants. Les autres personnages, comme Daisy, Jesse, Nick ou Dean sont bien développés : on se fait facilement une idée sur eux. Daisy n’est pas du tout le stéréotype de la meilleure amie, elle est même particulière dans son genre ! Les garçons sont clairement séparés en deux groupes : Jesse et Nick, les garçons intéressants qui ne se contentent pas de l’apparence, et Dean, qui ne semble jurer que par cela. Pas mal de stéréotypes donc, mais aussi des surprises dans la constitution de ces personnages.

On peut facilement deviner la fin dans une certaine mesure ; en revanche, pour Ava, c’est moins certain. L’on a une grande alternative, et l’on ne sait pas laquelle aura la faveur de l’auteure. En tout cas, j’ai bien aimé cette fin, bien qu’encore une fois, ce soit un peu un stéréotype, prévisible dans ce genre d’histoires.

Les thèmes abordés – l’apparence, la famille, les relations entre sœurs, le mannequinat et l’idée que l’on s’en fait – m’ont paru très intéressants à traiter. Cela peut faire réfléchir celles (et ceux) qui n’y ont pas encore pensé. L’art est également abordé : j’ai aimé cet aspect du livre, qui donne notamment des noms d’artistes comme Man Ray, et qui donne aussi envie de s’y mettre sérieusement pour celles (et ceux) qui tâtonnent un peu.

 

En définitive, un livre moins rose que ce qui était annoncé, une belle histoire, chargée de stéréotypes certes, mais agréable à lire, et dont je garde un bon souvenir.

 

The Hunger Games, tome 1 de Suzanne Collins

Posté : 9 mai, 2014 @ 8:09 dans Avis littéraires, Coup de cœur | Pas de commentaires »

Genre : Hunger Games 1Science-fiction ; Jeunesse

Éditeur : Scholastic

Année de sortie : 2009

Nombre de pages : 464

Synopsis : Winning will make you famous. Losing means certain death. In a dark vision of the near future, twelve boys twelve girls are forced to appear in a live TV show called the Hunger Games. There is only one rule : kill or be killed. When sixteen-year-old Katniss Everdeen steps forward to take her sister’s place in the games, she sees it as a death sentence. But Katniss has been close to death before. For her, survival is second nature. 

 

Avis : D’abord, je voulais m’excuser du retard que j’ai pris avec cette chronique : je n’ai plus d’ordinateur, je ne peux donc pas poster mes avis. J’espère que cela se réglera très rapidement, et que je pourrais à nouveau poster normalement.

J’avais vraiment hâte de lire ce roman, et je l’ai choisi en anglais parce que je pense qu’il faut vraiment que je m’y mette ! Je pensais me douter de ce que j’allais trouver dans ce livre ; j’ai tout de même été très surprise d’aimer autant.

Tout le monde ou presque connaît l’histoire, beaucoup sans doute ont vu le film. Je n’ai pas voulu le voir avant d’avoir lu le livre, comme toujours, et je pense que j’ai bien fait. J’aurais peut-être été déçue en le regardant avant, certains effets que produit le texte n’auraient plus eu d’impact une fois le film visionné (j’ai déjà eu cette malheureuse expérience avec La couleur des sentiments et Ne le dis à personne). J’ai vraiment aimé l’histoire. Le synopsis est accrocheur et on se dit qu’il va y voir de l’action. Et, pour une fois, une histoire d’amour n’est pas au centre du livre ! (Peut-être qu’il y en a bien une, mais elle n’est pas au premier plan, ou de façon très détournée). On est très rapidement pris par l’histoire. On imagine comment les participants vont mourir (car il n’y a aucun doute qu’ils vont tous mourir et qu’il n’en restera qu’un), qui va se rapprocher de qui, qui cache quoi, comment tout cela va s’organiser. Stephen King, dont l’appréciation est mise en couverture du livre, n’a pas tort : l’on est plongé dans un suspense constant, l’on a envie de savoir, envie de tourner les pages plus vite pour arriver au prochain grand événement. Comme dans presque toutes les dystopies, l’histoire a lieu dans ce qu’il reste des Etats-Unis. On peut se demander pourquoi, mais cela n’aurait pas vraiment de sens ici (sans doute parce que ces auteurs sont américains, comme Kiera Cass et sa trilogie La Sélection). Toujours est-il que ces livres montrent une vision de l’homme particulièrement noire, et que les populations doivent souvent se rebeller contre les dirigeants tyranniques de ces pays. Ici, le centre de l’histoire sont ces fameux Hunger Games, chargés de rappeler aux différents districts leur défaite et leur soumission à Panem. La dimension horrible vient bien sûr du fait que les jeux se soldent par la mort de vingt-trois participants, mais surtout du fait que ce sont tous des enfants, de quatorze à dix-huit ans. La première scène choquante est bien évidemment celle du choix des concurrents dans le district 12 et la réaction de Katniss. On peut facilement s’imaginer à sa place et se demander si nous l’aurions fait. Facile à dire, bien sûr, mais l’on comprend tout de suite que le personnage nous sera attachant.

Étant dans une série jeunesse, je m’attendais à des jeux assez soft. Détrompez-vous, et ne faites pas lire ça à vos jeunes enfants ! Les jeux ont été annoncés cruels, sans pitié et sanglants ; ils le sont effectivement. Les morts de certains concurrents sont tellement atroces qu’on se sent mal, l’une d’entre elles est particulièrement triste (accompagnée parfois de quelques larmes sans doute). On a souvent beaucoup de mal à s’imaginer à la place de Katniss : elle se débrouille vraiment bien, et nous ne serions sans aucun doute pas du tout à la hauteur, nous qui vivons dans le confort et sans risque de mort imminente. Cela nous force à nous remettre en question, et à nous rendre compte qu’il y a bien pire que notre situation. Tout le long des jeux, une atmosphère pesante règne sur le livre. Les organisateurs y mettent du piment ce qui ajoute à l’envie de lire encore plus vite. Le côté science-fiction fait vraiment peur, on s’imagine très mal cette situation, et pourtant, on se rend compte qu’on ne sait jamais ce qui peut nous arriver. Et si un des grands pays du monde se mettait à faire n’importe quoi et aboutissait à son propre anéantissement ? Et si une nouvelle guerre se déclenchait et que tous les pays étaient dans cet état ? Les dystopies font souvent cet effet, et en même temps, ils rassurent, parce que l’on a vraiment l’impression que c’est à mille années-lumière de ce qui pourrait vraiment se passer chez nous. Ce roman m’a fait penser à une des nouvelles de Bernard Werber dans Paradis sur mesure, je crois qu’elle s’appelle « Du pain et des jeux ».

Les personnages sont très attachants dans l’ensemble. Katniss est, par excellence, l’héroïne courageuse, intelligente, au grand cœur, qui se sous-estime et qui, pourtant, peut y arriver. Elle est assez ambivalente : elle nous ressemble d’un côté et nous est totalement opposée de l’autre. Ce premier tome nous donne déjà pas mal d’informations sur elle, nous livre une partie de son passé, ses sentiments, les gens qu’elle affectionne, ceux qu’elle aime. On la découvre et, personnellement, je n’ai pas pu m’empêcher de l’apprécier. Peeta, quant à lui, m’a un peu agacé, et à la fois, j’ai vraiment eu pitié de lui. On ne sait pas vraiment quand il joue et quand il est sincère (on peut dire qu’on le découvre un peu à la fin) ce qui ne me l’a pas rendu sympathique. J’ai également beaucoup aimé le personnage de Rue. Elle a été faite pour que l’on n’ait qu’une envie : la protéger. On espère sincèrement qu’il ne lui arrivera rien, que les règles changeront pour elle. Prim est aussi un personnage auquel on s’attache : elle nous fait penser à une petite sœur fragile qu’il nous faut protéger ; c’est là que l’on comprend la ressemblance entre les deux personnages. Ceux qui sont antipathiques sont peu nombreux mais de taille : certains concurrents, surtout Cato et Clove, la mère de Katniss, que j’ai du mal à cerner mais qui ne m’inspire que peu de sympathie, Haymitch, personnage antipathique sur lequel on se pose vraiment des questions, les habitants du Capitol et Effie, tellement dans leurs Hunger Games qu’ils ne se rendent pas compte que ce sont des êtres humains qui meurent pour leur bon plaisir.

Grâce à ce premier tome, on entrevoit déjà la suite, notamment une quelconque relation entre le district 11 et le district 12. On se doute bien que la situation ne peut pas rester comme cela et que quelque chose s’est amorcé avec la fin particulière des jeux. On se demande vraiment ce qu’il va advenir des personnages principaux quand ils vont rentrer chez eux, la réaction de leurs proches, des autres, leur vie maintenant, et la tournée qui doit suivre les jeux. Je dois dire que la fin donne vraiment envie de continuer, et même de commencer le second tome immédiatement !

Je ne sais pas si j’aurais autant aimé le livre en français. J’ai essayé de comparer avec la version française, et je n’ai pu m’empêcher de me dire que ça rendait bien mieux en anglais. Cela m’a donné envie de lire plus de livres dans cette langue, et même en langue originale en général.

En définitive, un très bon livre jeunesse et science-fiction, qui donne envie de sauter sur le reste de la trilogie, et qui laisse un souvenir intense. Il fait aussi réfléchir, et, je le répète, c’est un des rares livres jeunesse où l’histoire d’amour n’est pas au centre de l’œuvre ! 

Nos étoiles contraires de John Green

Posté : 27 mars, 2014 @ 8:16 dans Avis littéraires | 8 commentaires »

Nos étoiles contraires Genre : Jeunesse, Romance

Editeur : Nathan

Année de sortie : 2013

Nombre de pages : 327

Synopsis : « Lorsque je lisais ce livre à la plage, ma mère m’a demandé ce qu’il racontait. Et moi, complètement absorbée par ma lecture et désirant y retourner au plus vite, je lui ai dit le gros de l’histoire : « _C’est une fille qui a le cancer, qui rencontre un gars qui avait le cancer. C’est génial ! » Alors là, elle m’a lancé un regard inquiet et m’a dit : « _T’es sûre que ça va ? »" Une lectrice, sur Booknode.com. « Un roman sur la vie, la mort et les gens qui se retrouvent coincés entre les deux. Nos étoiles contraires, c’est John Green au sommet de son art. On rit, on pleure, et on en redemande. » Markus Zusak, auteur du bestseller La voleuse de livres. « Alors qu’on craint ne ressentir que de la tristesse en le refermant, ce livre nous fait aimer la vie plus que jamais. » Mélanie Blossier, chroniqueuse pour le magazine Page et libraire à la librairie Doucet, au Mans. « ça frôle le génie. Ce livre est tout simplement dévastateur. Il affronte sans peur les émotions simples, directes et puissantes. » Time Magazine.

 

Avis : J’appréhendais un peu ce livre avec le thème qu’il abordait. Je ne suis pas fan des livres de ce genre. Mais, en fait, il ne ressemble à aucun livre que j’ai déjà lu. Et j’ai vraiment beaucoup aimé.

La note de l’auteur au début du roman m’a semblé inutile : on sait que c’est une fiction, mais on ne peut pas s’empêcher de transposer dans la réalité. Comment faire autrement ? La littérature, c’est aussi vivre les histoires que les auteurs nous racontent. Pour entrer pleinement dans l’œuvre, il faut s’imaginer ce qui s’y passe, même si les émotions se bousculent, et même si l’histoire est difficile.

C’est vraiment une histoire particulière, et j’ai un avis mitigé sur l’avis de Mélanie Blossier : oui, cela nous donne envie de vivre, mais en même temps, ça nous angoisse comme jamais. Je me suis sentie mal en lisant certains chapitres, surtout à la fin. Mais j’ai tout de même vraiment aimé tout le livre. On comprend dès le début que pour Hazel, il n’y aura pas de fin heureuse, quoi qu’elle fasse : elle est en phase terminale depuis trois ans, et elle ne peut pas guérir de son cancer. Elle rencontre alors Augustus Waters, qui la regarde pour ce qu’elle est, et pas pour son cancer. Leur histoire est vraiment belle, elle évolue peu à peu, comme on peut s’y attendre. Mais, derrière se cache toujours un petit goût amer, que l’on ne peut pas chasser. On aimerait s’imaginer que tout va bien, mais on ne peut pas, la situation nous oblige à rester dans la réalité. Il est vrai que l’on rit à certains moments, et j’ai dû me retenir de pleurer. John Green nous fait passer par tout un tas d’émotions fortes : nous sommes sur des montagnes russes, et nous ne cessons de monter.

Les personnages sont vraiment complexes, particuliers, attachants … Je pourrais continuer longtemps à les définir mais je vais vous ennuyer ! Je me suis parfois identifiée à Hazel dans certaines de ses réflexions, et ça m’a fait un peu peur. C’est assez désagréable parce qu’on se rend vraiment compte que cela peut arriver à tout le monde. On se sent mal à l’aise, mais on continue quand même : on a tellement envie de savoir, tellement envie de vivre un bout de vie avec elle. Elle est très naturelle et tente de ne pas se prendre la tête (relativement compliqué !). On aimerait que le livre dure plus longtemps, on aimerait suivre Hazel un peu plus. Quant à Augustus … Avec le point de vue subjectif de Hazel, il semble parfait. Mais on se rend compte qu’elle ne ment pas sur ses sentiments, qu’elle ne fera pas semblant de l’aimer si elle ne l’aime pas. On commence par découvrir son physique, assez avantageux il semble, puis son esprit. Intelligent, intéressé par les mêmes choses qu’Hazel, il se rapproche rapidement d’elle. Il préfère rire que s’apitoyer, et ce qui lui est arrivé ne peut laisser personne indifférent. Ce sont deux personnages qui semblaient faits pour être ensembles, et la nature est cruelle avec eux avant même qu’ils se rapprochent.

Même si le cancer semble être le thème, il ne l’est pas vraiment. Il est présent, en arrière fond, mais il n’est pas au centre de l’histoire : la vie y est. Les personnages découvrent la vie ensemble, la vivent. Ils découvrent sa beauté, sa simplicité, mais aussi sa cruauté, son injustice. Ils trouvent le bonheur, le malheur, l’amour, la colère. Sincèrement, c’est une belle histoire, qui nous donne aussi une petite leçon de vie et de nombreuses claques. En plus, il n’y a pas de dramatisation du cancer : le langage est cru, clair et net. Les personnages ont un avis fixe, et restent lucides face à ce qui leur arrive. Pas d’embellissement, pas d’apitoiement, pas de survalorisation ou de dévalorisation. 

La fin est indéfinissable. Il faut l’avoir lue. On ne comprend pas comment c’est possible, et pourtant …

 

Un très beau livre, magnifique même, que je conseille, même s’il ne nous apporte pas que des émotions positives.

La Liste de Siobhan Vivian

Posté : 22 janvier, 2014 @ 5:25 dans Avis littéraires | 4 commentaires »

La ListeGenre : Jeunesse

Editeur : Nathan

Année de sortie : 2013

Nombre de pages : 406

Synopsis : La Liste a encore frappé ! Classes de 3e, la plus moche : Danielle De Marco, Alias Dan the Man La plus belle : Abby Warner, Mention spéciale du jury pour avoir surmonté la génétique ! Classes de 2de, la plus moche : Candace Kincaid, Pour info, la beauté n’est pas qu’un question d’apparence. La plus belle : Lauren Finn, Tout le monde craque pour la nouvelle. Classes de 1re, la plus moche : Sarah Singer, A croire qu’elle fait tout pour être moche. La plus belle : Bridget Honeycutt, Quelle différence peut faire un été ! Classes de Terminale, la plus moche : Jennifer Briggis, (Roulement de tambour, s’il vous plaît !) Nommée quatre ans de suite, une première dans l’histoire de Mount Washington ! La plus belle, Margo Gable, Saluons notre nouvelle reine de la rentrée !

 

Avis : Même si le synopsis est ladite liste, il nous en apprend beaucoup sur ce qu’il pourrait se passer dans le livre. On pense imaginer assez bien les réactions des filles considérées comme moches, et de celles qui ont été jugées les plus belles. Le principe paraît déjà cruel avant même que l’on soit entré dans le livre. La couverture nous donne une idée de l’importance de la liste dans le lycée.

J’ai beaucoup aimé la façon dont est écrit le livre. On entre dans le point de vue de chaque fille chacune à son tour, et on comprend ce que la liste signifie pour elle, ce qu’elle change dans leur vie. Il est vraiment intéressant d’être dans la tête de chacune d’entre elles, parce qu’aucune ne réagit de la même façon. Elles sont très différentes, et on était mises sur la liste pour des raisons que l’on ne connaît pas, mais que l’on peut deviner parfois. Tout le long du livre, on se demande vraiment qui a écrit cette liste, comment cela va finir, si le bal se passera bien, ou si tout va dérailler à Mount Washington. On ne se rend pas bien compte, en le lisant, que l’on est, et que l’on reste au début de l’année. Tout ne se passe que sur une semaine. Cela montre bien l’influence de la beauté, les critères requis pour être belle, moche, et même pour se faire des amis. On se rend compte que le procédé est vraiment cruel, et qu’il fait faire des choses qu’elles n’auraient jamais faites à des filles qui n’ont rien demandé. A certains moments, on se sent même vraiment mal ! Et au fond, même si la proviseur tente de changer les choses, la liste est une tradition, et il est naturel pour elles de classer les filles, parce qu’elles savaient que cela se passait comme ça. J’ai vraiment beaucoup aimé ce livre. Il n’y a pas de faux semblants, on voit la réalité de ce que peut provoquer ce genre de choses. Il est intéressant de se demander comment nous aurions réagi si nous avions été sur ce genre de liste, que ce soit en tant que moche ou en tant que belle.

Les filles présentées dans le livre sont très différentes les unes des autres, et elles ont toutes quelque chose d’attachant, et quelque chose qui fait qu’on a du mal à les cerner, ou à les apprécier pleinement. Danielle est une fille bien, sans problèmes, qui ne comprend pas pourquoi elle se retrouve sur la liste. Cela entraîne pour elle une série de problèmes qu’elle ne pensait pas avoir à affronter. Abby, quant à elle, est aux anges, et se rend compte qu’elle est comparée à sa sœur Fern, qu’elle échangerait bien contre celle de sa meilleure amie. Candace n’en revient pas d’être sur la liste après avoir tout fait pour y être, mais dans l’autre catégorie ! Lauren tombe des nues, et ne comprend pas tout de suite ce qui lui arrive. Sarah, la rebelle, réagit de façon provocante, et on ne peut pas s’empêcher de se dire qu’elle ne devrait pas le prendre autant au sérieux … Bridget se crée des problèmes. Jennifer ne semble pas si malheureuse que ça, et Margo s’imagine facilement être la reine du bal. Toutes ses filles vont évoluer au fil de l’histoire. Mais le pire dans tout cela, c’est de se rendre compte que les amitiés et les amours se font et se défont par rapport à la liste. Les filles ne sont pas appréciées ou dépréciées pour elles-mêmes, mais parce qu’elles sont sur un bout de papier qui les rangent dans des catégories de beauté et de mocheté arbitrairement. Cela illustre bien la société, qui ne jure que par l’apparence, et ne fait plus attention à ce que les gens sont réellement. Les femmes, mais les hommes aussi, sont catalogués, rangés dans des cases, et on ne cherche pas à en savoir plus. Et ce livre nous montre à quel point c’est dommage.

En ayant lu le livre, on ne sait pas vraiment comment tout va finir. Mais, on se rend bien compte que, malgré la bonne volonté de certaines, malgré l’espoir qu’elles se sont donné, rien n’a changé. Et on ne peut pas nier que c’est souvent comme cela que ça se passe …

 

En fin de compte, un livre que j’ai vraiment aimé, qui se lit rapidement et qui nous pousse à nous poser des questions sur ce que signifie être beau, et être moche. 

1...1617181920
 

Baseball fans gather zone |
Eaudefiction |
Ici même |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | Kpg1221gpk
| Elenaqin
| la saltarelle des baronnes