Redbluemoon

I found myself in Wonderland.

Les Soeurs Carmines, tome 3 : Dolorine à l’école d’Ariel Holzl

Posté : 3 novembre, 2019 @ 2:53 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Genre : Fantasy Dolorine à l'école

Editeur : Mnémos (Naos)

Année de sortie : 2018

Nombre de pages : 262

Synopsis : L’école de la vie n’a point de vacances. Même quand on y meurt.

Pour Dolorine Carmine, la rentrée des classes est une bonne occasion de se faire de nouveaux ennemis camarades. Cependant, la fillette n’a pas trop l’habitude de parler avec les vivants. Les fantômes, en revanche …

Dans le pensionnat bizarre tout à fait normal où elle a atterri, les spectres manquent pourtant à l’appel. Ont-ils été chassés par les horreurs mignonnes petites bestioles des environs ? A moins qu’ils ne travaillent au laboratoire de Miss Elizabeth, la nouvelle institutrice ?

Personne ne semble avoir la réponse.

Monsieur Nyx veut tout brûler.

Mais Dolorine reste optimiste : en fouinant partout, elle finira bien par les retrouver !

Un peu de curiosité n’a jamais tué personne … si ?

 

Avis : Livre lu pour #teamguérisseurs pour le #tournoidesélites organisé par le #plib2020 !

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Cette série n’aura pas fait long feu dans ma PAL, contrairement à tout un tas d’autres livres que j’entends râler parce qu’ils sont là depuis la nuit des temps !

Dans ce troisième tome, comme l’indique le titre, on va suivre Dolorine, la benjamine de la famille Carmine, alors qu’elle va à l’école dans un pensionnat. Comme avec les tomes précédents, j’ai beaucoup aimé l’univers, assez gothique et proche de celui de Burton. J’aime toujours autant les jeux et transformations de mots, notamment ceux des jours de la semaine et ceux des mois. J’ai adoré aussi le sujet sous-jacent : la mort et le fait de vouloir la vaincre de manière scientifique. Miss Elisabeth est une véritable Dr. Frankenstein, mais elle n’emploie pas tout à fait les mêmes méthodes (et j’ai aimé cette potentielle référence au film quand un des enfants s’exclame : « Il est vivant » en parlant d’un autre personnage censé être mort). J’aurais pu aussi adorer le pensionnat lui-même, une vieille bâtisse effrayante qui cache des secrets peu reluisants ; malheureusement, je n’étais pas assez à fond dans ma lecture. Et je pense savoir pourquoi.

Certes, il est agréable de suivre Dolorine, de la découvrir un peu plus ; mais j’aurais aimé suivre davantage ses sœurs. J’aurais, en fait, aimé que chaque tome de cette série ne se focalise pas autant sur une sœur, mais nous permette de les suivre chacune suffisamment pour être happée par chaque intrigue. Ici, Tristabelle et Merryvère sont présentes, mais j’aurais aimé les voir davantage, en apprendre plus encore sur ce qui leur arrive, sur leurs intentions – assez claires pour Tristabelle, moins pour Merryvère -, sur leur vie après leur tome respectif. Je me suis retrouvée à adorer les passages avec les deux grandes sœurs, moins ceux qui suivaient Dolorine … J’aurais aimé aussi voir davantage en action le pouvoir des familles : certes, on le voit parfois ici, mais pas suffisamment à mon goût. J’aurais aimé en apprendre plus sur les Amécrins, comprendre l’histoire de la famille Carmine, et son lien avec cette famille perdue. Je me pose, en fait, encore tout un tas de questions sur l’univers ! Et je suis déçue de ne pas avoir la réponse !

J’ai trouvé la fin assez décevante elle aussi : je m’attendais à plus de difficultés pour faire accepter une chose aussi énorme à Miss Elisabeth – personnage que j’aime beaucoup par ailleurs, tout en nuances et en complexité. J’ai trouvé que c’était un peu trop facile, j’avais envie de plus ! Malgré tout, la dernière scène m’a plu, parce qu’elle rappelle que, certes, en littérature, on peut ressusciter certains personnages un peu comme on le veut ; l’auteur est maître après tout ; mais il faut aussi accepter que la mort arrive, qu’elle est commune à tous. Et donc qu’il ne sert à rien d’adoucir la littérature jeunesse en faisant croire aux lecteurs que tout le monde est beau et tout le monde survit toujours. Au niveau littéraire, qu’une série s’arrête aussi et ne se perpétue pas pendant des tomes et des tomes, malgré les demandes des lecteurs. Ce qui ne veut pas dire que je suis satisfaite, avec toutes mes questions sur les bras !! 

 

Donc, un bon tome, mais qui me laisse clairement sur ma fin ! J’en attendais plus !

Les Soeurs Carmines, tome 2 : Belle de Gris d’Ariel Holzl

Posté : 18 octobre, 2019 @ 11:14 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Genre : Fantasy Belle de Gris

Editeur : Mnémos (Naos)

Année de sortie : 2017

Nombre de pages : 265

Synopsis : Trois semaines séparent Tristabelle Carmine du Grand Bal de la Reine. Trois semaines pour trouver la robe de ses rêves, un masque, une nouvelle paire d’escarpins … et aussi un moyen d’entrer au Palais. Car Tristabelle n’a pas été invitée. Mais ça, c’est un détail. Tout comme les voix dans sa tête ou cette minuscule série de meurtres qui semble lui coller aux talons.

En tout cas, elle ne compte pas rater la fête. Quitte à écumer les bas-fonds surnaturels de Grisaille, frayer avec des criminels, travailler dans une morgue ou rejoindre un culte. S’il le faut, elle ira même jusqu’à tuer demander de l’aide à sa petite sœur. Car Tristabelle Carmine est une jeune femme débrouillarde, saine et équilibrée. Ne laissez pas ses rivales ou ses admirateurs éconduits vous convaincre du contraire. Ils sont juste jaloux. Surtout les morts.

« Il faut souffrir pour être belle. Ou faire souffrir les autres, c’est encore mieux. »

 

Avis : SPOILERS POUR CEUX QUI N’ONT PAS LU LE TOME 1

Après avoir terminé le premier tome de la trilogie, Le Complot des corbeaux, j’avais vraiment hâte de lire la suite, notamment parce que cette scène de fin était vraiment surprenante !

Au début, j’ai un peu moins aimé ce tome 2 : en effet, il est écrit à la première personne, du point de vue de Tristabelle qui, dans le premier livre, n’était pas ma sœur préférée, loin de là ! Ici, nous avons donc un aperçu de la façon dont elle voit le monde, dont elle considère les gens autour d’elle … et ce n’est pas très reluisant ! Le lecteur est plongé dans les pensées, dans la tête de la jeune fille ; elle lui parle directement, en s’adressant à lui, ce qui est aussi très immersif ! J’ai honnêtement eu peur, à un moment donné, de détester ce livre, malgré l’univers, l’écriture, et l’intrigue, à cause de Tristabelle, tant elle est difficile à supporter ! On finit par s’habituer à elle, et même, on apprend à la connaître … jusqu’à ce que je m’en veuille de l’avoir détesté tout ce temps !! [SPOILER] J’ai adoré ce que Tristabelle devient peu à peu, l’explication de son comportement, comment et pourquoi il change à la fin ! [FIN DU SPOILER] J’ai aussi apprécié l’originalité de ce tome : on ne suit pas une jeune fille bien sous tout rapport, loin de là. Tristabelle peut être qualifiée de « méchante », mais aussi de peu scrupuleuse. Elle n’hésite pas à se servir des gens, et à les faire tourner en bourrique afin d’obtenir ce qu’elle veut. Grâce à ce comportement, elle est plutôt rafraîchissante : elle ne s’embarrasse pas de la morale, et se justifie en expliquant que ce n’est pas sa faute si ces gens sont influençables. En un sens, elle a tout à fait raison : elle ne fait que se servir de tous les moyens possibles pour arriver à ses fins, et tant mieux pour elle si personne n’est capable de l’arrêter !  En un autre, elle est tellement agaçante ! J’ai aimé cette dualité au cœur du personnage ! J’ai aimé aussi certaines de ses réflexions, certaines féministes, d’autres sociales : elle ne veut pas s’embarrasser d’un mari, elle veut réussir seule, obtenir une place élevée dans une société qui la rejette, faire changer les choses autour d’elle. J’ai, étrangement, aimé l’introduction de la romance ; mais vous avez l’habitude maintenant ! Je suis choquée qu’elle me dérange de moins en moins, mais bref ! Enfin, ce tome est plus « sanglant » que le précédent. En effet, Tristabelle ne partage pas les états d’âme de Merryvère ! Sinon, j’aime toujours autant l’univers, et l’écriture est toujours aussi plaisante, même si elle est parfois un peu cachée derrière le ton tout particulier de Tristabelle !

On retrouve d’autres personnages du tome précédent : Merryvère, que j’apprécie toujours autant ; Dolorine, qu’on ne voit pas assez à mon goût, mais cela va changer dans le tome 3, qui lui est consacrée ! ; Lady Carmine, que j’ai beaucoup apprécié ; Blaise, que j’aime beaucoup aussi ! On retrouve Katryan, qui a complètement changé de personnalité depuis qu’elle est devenue vampire ! Enfin, on rencontre de nouveaux personnages, dont Eddie, que j’aime beaucoup ! Comme Tristabelle veut devenir dame de compagnie de la reine, le lecteur croise également la route de ses rivales, dont Cassandra, impressionnante de machiavélisme ; mais, peut-elle vraiment rivaliser avec Tristabelle ?

La dernière partie du livre se concentre sur le bal : je me suis rendu compte, à ce moment-là, que, malgré mon antipathie pour Tristabelle, j’avais envie qu’elle réussisse. J’étais clairement attachée à elle ! Cette partie est pleine de rebondissements : mon cœur a clairement eu quelques ratés à la lecture !! C’était prenant, c’était choquant, et j’ai eu quelques frissons de dégoût, je l’avoue – mais comment s’attendre à autre chose à Grisaille ?

La fin m’a fait adorer ce livre : c’était tellement triste !! Je ne m’attendais pas du tout à ça !! Et les dernières phrases de Tristabelle … elles m’ont brisé le cœur ! J’ai tout de même hâte de lire la suite, puisque le dernier chapitre est un extrait du journal de Dolorine, et il nous laisse un léger espoir …

 

 

Donc, un tome que je ne m’attendais pas à apprécier autant !

 

Peur express de Jo Witek

Posté : 15 octobre, 2019 @ 11:28 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Genre : Thriller Peur express

Editeur : France Loisirs

Année de sortie : 2012

Nombre de pages : 379

Synopsis :

ATTENTION : le synopsis en dit énormément je trouve !

Un 22 décembre, un TGV tombe en panne sur un viaduc en pleine tempête de neige. Parmi les passagers, six adolescents – qui ne se connaissent pas – sont alors sujets à des phénomènes étranges : hallucinations, visions de personnes décédées, voix harcelantes, prétendue apparition d’un vampire.
Le contrôleur est agressé physiquement par l’un d’eux tandis qu’un autre menace des voyageurs avec un couteau pour une simple bouteille d’eau. La voiture-bar sera même dégradée par un incendie.
Actes de vandalisme perpétrés par une bande organisée, comme le prétendra la presse, ou faits bien réels mais inexplicables défiant la logique et l’entendement ?
Pourquoi dans ce train, et cette nuit-là ? Que s’est-il passé pour que des jeunes gens aient été tous terrifiés à ce point ? Quel lien mystérieux les unit entre eux ?
Après le sauvetage du train, une enquête policière est menée sans succès.
Le dossier est transmis à un psychologue-sociologue qui tendra à prouver, par une série de tests et d’entretiens avec les différents protagonistes, que les mystérieuses apparitions dans le train ne sont ni le fruit de leur imagination ni de simples coïncidences. Que chacun avait été confronté dans son histoire personnelle à un traumatisme qui avait eu lieu un 22 décembre. Ce voyage leur aura permis de résoudre leurs problèmes et de se libérer du poids du passé.
Un thriller passionnant autour du paranormal, aux frontières des croyances et des certitudes.

 

Avis : J’ai ce livre depuis plus de deux ans, et il m’a été offert par une amie : je suis une lectrice affreuse, ne m’offrez pas de livres !

J’attendais le bon moment pour me lancer dans ce roman : les prémices sont très intéressantes, mais il faut être à la bonne période, je pense, pour lire Peur express. Je me suis dit que le mois d’octobre était parfait ! Ce qui m’a convaincue dans le synopsis – que je n’ai pas lu en intégralité, heureusement ! parce que je déteste être spoilée, ou que le synopsis en dise trop ! –, c’est le côté déjà angoissant de la situation. Les personnages se trouvent dans un train qui est bloqué par la neige, et sont témoins d’événements paranormaux. Il suffit de me parler de train pour que je sois déjà intéressée ; donc imaginez quand on ajoute le côté surnaturel ! J’ai, en effet, adoré l’atmosphère et le décor : j’aime beaucoup les livres dont l’action se situe dans un train, parce que j’adore prendre le train, et les transports plus généralement ! J’aime le voyage, le fait d’être en mouvement, ici avec des gens inconnus qui deviennent une communauté l’espace de quelques heures. Je me sens proche de la citation « L’important, ce n’est pas la destination, c’est le voyage ». Le fait d’être bloqué dans les transports ne me gêne personnellement pas, notamment si je rentre chez moi et que je n’ai pas besoin de respecter un horaire. A partir du moment où j’ai un livre, je peux m’occuper, donc tout va bien ! Pour moi, en fin de compte, le temps du voyage est un peu du temps volé, un temps avec lequel on peut faire ce que l’on veut, un temps hors du temps ! En revanche, pour l’écriture, j’ai été parfois gênée par le style, sans savoir par quoi exactement. Pour autant, cela n’a pas gâché ma lecture.

Le livre est divisé en trois parties : la première présente les personnages, sauf un, qui n’apparaîtra que dans la deuxième partie ; celle-ci se concentre sur l’arrêt du train et ce qui se produit alors. La dernière partie se passe un an après l’accident. La première partie est assez prenante, et permet de capter le lecteur ; mais elle peut paraître un peu longue parce que la deuxième partie la suit sans, au début, relancer clairement l’action. Le lecteur peut donc ressentir une forme de distraction, une sorte d’essoufflement. Heureusement, l’action finit par reprendre, et par s’intensifier ; certaines scènes sont vraiment fortes !! Chaque adolescent se retrouve confronté à une manifestation paranormale qui le met en danger : celle-ci peut être spectaculaire, je pense notamment à Nyoko et Indie ! J’ai surtout adoré la dernière partie : un an est passé depuis l’accident. Un inspecteur, chargé du dossier, a du mal à accepter de ne pas comprendre ce qui est arrivé exactement ; il décide de faire appel à un spécialiste du paranormal, un docteur en psychologie. Ce que j’ai particulièrement adoré : le mélange entre science et paranormal. C’était fascinant ! J’ai appris pas mal de choses, et cela m’a donné envie d’en apprendre encore plus, de m’y intéresser davantage !! Je pense, pour autant, qu’un lecteur peut être complètement détaché du livre quand il entame cette partie s’il n’est pas sensible au sujet. Cette partie m’a donné envie d’une suite, carrément d’une série sur le sujet, série qui suivrait [SPOILER] le réseau PSIX ! [FIN DU SPOILER]

Concernant les personnages : je me suis sentie proche de ces adolescents ! Comme la plupart des adultes dans le roman, j’ai eu envie de les protéger, et je me suis parfois reconnue en eux. J’ai été choquée par certains événements qu’ils ont vécus. J’ai du mal à déterminer quel ado m’a le plus touchée : Virgil peut-être, mais aussi Waafa et Nyoko. Ces différents personnages permettent à l’autrice d’aborder des sujets très différents : le viol, la mutilation, le narcissisme, la Shoah, la violence ordinaire, ou rendue ordinaire parce qu’elle est visible partout et par tous, la fuite dans l’imaginaire pour supporter la réalité, le deuil. On peut penser que cela fait beaucoup de thèmes divers et lourds ; pour autant, le lecteur n’est pas submergé. Tous sont unis par le fait qu’ils aient vécu un traumatisme qu’ils ont plus ou moins intériorisé, et qu’ils doivent affronter pour pouvoir grandir. D’autres personnages apparaissent, cette fois des adultes : Jeanne, la conductrice du train, qui est très attachante, tout comme Robert. Ils sont plus en retrait par rapport aux ados, mais ce sont tout de même des personnages mémorables par le soutien qu’ils leur apportent.

Je vais finir par arrêter de vous dire que je n’aime pas la romance ; en effet, à nouveau, je l’ai aimée quand elle apparaît ici ! Je me doutais qu’il y en aurait une ; je ne sais pas si c’est parce que le roman est pour les jeunes adultes, et donc que j’ai l’habitude de voir de la romance dans ce genre de romans, ou si c’est parce que j’ai senti le potentiel romantique de certains couples de personnages ! Dans tous les cas, la formation de ces couples ne m’a absolument pas dérangée, au contraire !

La fin m’a vraiment donné envie d’une suite !! Ce serait tellement passionnant de continuer à suivre ces personnages ! Je lirai avec plaisir ce genre de séries !!

 

Donc, ce roman était vraiment prenant et m’a donné envie de lire d’autres livres de ce type ou qui traitent de ce sujet, fiction ou non-fiction !

 

Swords and Fire, book 2: The Defiant Heir de Melissa Caruso

Posté : 12 octobre, 2019 @ 10:58 dans Avis littéraires, Coup de cœur, Lectures Communes | Pas de commentaires »

Genre : FantasyThe Defiant Heir

Editeur : Orbit

Année de sortie : 2018

Nombre de pages : 515

Titre en français : Les Faucons de Raverra, tome 2 : L’Héritière rebelle

Synopsis : Across the border, the Witch Lords are preparing for war.

But before an invasion of Raverra can begin, all seventeen Witch Lords must gather to agree a course of action. Lady Amalia Cornaro knows that this conclave might be her only chance to stifle the growing flames of war.

Amalia and her warlock Zaira must go behind enemy lines, using every ounce of wit and cunning they have to avert the coming conflict. If they fail, it will all come down to swords and fire.

The Defiant Heir continues the spellbinding story of courtly intrigue and dangerous magic that began with The Tethered Mage.

 

Avis : J’ai lu ce premier tome en lecture commune avec Aurore (lien à ajouter), qui me l’a offert pour mon anniversaire. Ce premier livre fut une belle découverte, et je savais que j’allais rapidement acquérir et lire la suite !

Et j’ai adoré, mais vraiment A-DO-RE ! Ce tome est meilleur que le premier ! J’ai adoré me retrouver dans un autre endroit de la carte, au Vaskandar, découvrir de nouveaux paysages, créatures et châteaux, et voir les Witch Lords de près ! On s’éloigne donc ici de Raverra et de l’Empire sérénissime pour voir un peu une autre partie du monde ! Certaines scènes étaient vraiment formidables, et j’aurais aimé les voir vraiment, me trouver dans le livre pour les vivre ! Ce deuxième tome est bourré d’action ! On passe d’une scène à une autre, tenu en haleine du début à la fin ! On retrouve les intrigues politiques, que j’adore toujours autant, mais cette fois, ce sont celles du Vaskandar que l’on découvre, beaucoup moins celles de l’Empire sérénissime ; les complots se dressent contre nos héros, afin de mettre leurs plans en pièces. Les horizons des personnages s’élargissent, et ceux du lecteur par la même occasion. J’ai été surprise par certaines révélations et certains rebondissements ! Honnêtement, j’étais aussi aveugle qu’Amalia et Marcello !!

Concernant les personnages : j’aime toujours autant l’héroïne et son Faucon ! Amalia montre encore plus de courage et de maîtrise dans ce tome, et Zaira m’agace tout en me faisant rire ! On retrouve d’autres personnages déjà connus, comme Terika, qui est plus présente ici que dans La Sorcière captive, un personnage vraiment rafraîchissant dans la série, un peu comme Istrella. La Contessa est moins présente, ce que je regrette un peu ; mais le livre était tellement bon que ça ne m’a pas dérangé en fin de compte. Au contraire, cela participe de l’évolution d’Amalia ; après tout, elle est supposée remplacer sa mère à partir d’un moment ! On retrouve également Ruven, un vieil ami ! De nouveaux personnages font leur apparition, comme Kathe, qui m’a instantanément séduite, Bree et Roland [SPOILER] et quand l’un d’eux meurt, oh, mon cœur s’est brisé en mille morceaux, même si on ne le connaît pas très bien ! [FIN DU SPOILER]

La romance est toujours présente, et est accompagnée ici par la formation d’un triangle amoureux. Et, vous savez quoi ? Je pensais qu’il allait davantage me déranger ! Il est plutôt équilibré : chaque prétendant représente quelque chose de particulier, un avenir différent pour Amalia. [SPOILER POTENTIEL] Je dois bien avouer qu’étant donné que je n’apprécie pas Marcello, je suis à cent pour cent pour qu’Amalia finisse avec Kathe !! [FIN DU SPOILER] Amalia est coincée entre le devoir et une « vie normale », entre des choix difficiles à faire toute sa vie, et juste se laisser aller. Elle a un rôle politique à jouer, et elle rêve parfois de les abandonner. Comme dans le premier tome, j’ai adoré ce moment patriotique dans lequel on sent tout le poids de l’Empire sérénissime sur les épaules d’Amalia, tout ce qu’elle représente quand elle se trouve devant une assemblée et qu’elle doit défendre son pays ! On ressent alors son pouvoir ; sa responsabilité la rend charismatique, éloquente, impressionnante ! Et, avec le devoir viennent les décisions impossibles à prendre : la dernière m’a brisé le cœur !!

La fin était explosive !! J’ai vraiment hâte de lire la suite pour voir où tout cela va mener les personnages !

 

Donc, un excellent deuxième tome, meilleur que le premier, qui fait de cette série Fantasy une de mes préférées !

 

Les Soeurs Carmines, tome 1 : Le Complot des corbeaux d’Ariel Holzl

Posté : 8 octobre, 2019 @ 5:38 dans Avis littéraires, Coup de cœur | Pas de commentaires »

Genre : Fantasy Les Soeurs Carmines 1

Editeur : Mnémos (Naos)

Année de sortie : 2017

Nombre de pages : 261

Synopsis : Merryvère Carmine est une monte-en-l’air : une cambrioleuse qui court les toits et pille les manoirs pour gagner sa vie. Ses sœurs, Tristabelle et Dolorine, l’assistent lors de ses méfaits. Orphelines sans le sou, les trois jeunes filles tentent de survivre dans la sinistre cité de Grisaille. On s’y trucide allègrement, surtout à l’heure du thé, pendant que huit familles d’aristocrates aux dons surnaturels conspirent pour le trône.

Après un vol désastreux, Merry se retrouve mêlée à l’un de leurs complots. Désormais traquées par des nécromants, des vampires, des savants fous et bien d’autres calamités, les Carmines vont devoir redoubler d’efforts pour s’en tirer vivantes …

 

Avis : J’ai beaucoup entendu parler de ce livre ; peut-être trop ! Tant de hype ne m’avait pas donné envie de tenter ! Et, en fin de compte, nous y voilà !

J’ai adoré ce premier tome !! Que ce soit l’ambiance, qui ressemble, en effet, à celle de Tim Burton, l’univers, que j’ai vraiment envie de découvrir plus en profondeur, les personnages, auxquels je me suis vraiment attachée, l’écriture, qui est si belle – dès les premières lignes, j’étais sous le charme ! – : tout était à mon goût ! Ce livre est à la fois comique et tragique, léger et pesant, une véritable antithèse en 261 pages ! On découvre un monde décalé, violent, où la mort règne en maître ! Seul bémol : j’aurais aimé en découvrir encore plus sur l’univers, sur les pouvoirs des différentes maisons ! Quel ravissement de voir des créatures que j’affectionne tout particulièrement ici !!

Les sœurs Carmine sont, toutes les trois – oui, même Tristabelle ! – attachantes ! Merryvère est la plus « humaine », dans le sens où j’ai pu facilement m’identifier à elle : comment réagir dans un monde telle que celui qui est dépeint ici ? Elle est visiblement l’une des rares habitantes à garder un certain sens moral. Tristabelle est détestable ; et pourtant, je me suis surprise à l’apprécier tout de même. Elle est hautaine, superficielle ; mais cela cache sans doute son besoin d’être acceptée par une société élitiste qui la rejette. Quant à Dolorine, je l’ai adoré : le comble de la mignonnerie ! Une petite fille adorable au centre de l’intrigue sans s’en rendre compte ! Elle est surprenante par sa maturité, mêlée à ses petites remarques enfantines – elle ne comprend pas tout ce qui se dit autour d’elle, ce qui mène à des quiproquos assez drôles ! – mais elle peut aussi briser le cœur du lecteur par de petites remarques adorablement naïves, et qui rappelle la triste vie qu’elle mène avec ses sœurs. Au fil de la lecture, et malgré la brièveté du temps passé avec elles, j’ai fini par me sentir chez moi dans leur manoir ! Et quand cela arrive dans un livre, c’est le coup de cœur assuré ! On découvre d’autres personnages au cours de la lecture, comme Katryan, que j’ai particulièrement apprécié, Blaise [SPOILER] c’est que je me surprendrais encore à vouloir une romance !! [FIN DU SPOILER], ou la Reine, dont j’ai aimé la scène finale !

J’ai adoré l’effet de boucle du roman !! C’est tellement satisfaisant !! La fin m’a laissée bouche bée, comme les sœurs je suppose !! Tellement hâte de lire la suite !!

 

Donc, une très belle découverte, un univers dans lequel j’ai envie de replonger rapidement, une écriture magnifique, et des personnages attachants !

 

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