Redbluemoon

I found myself in Wonderland.

Le Papillon des étoiles de Bernard Werber

Posté : 28 avril, 2019 @ 2:25 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Genre : Science-fictionLe Papillon des étoiles

Editeur : Le Livre de Poche

Année de sortie : 2010 [2006]

Nombre de pages : 343

Synopsis : Le plus beau des rêves : Bâtir ailleurs une nouvelle humanité qui ne fasse plus les mêmes erreurs.

Le plus beau projet : Construire un vaisseau spatial de 32 km de long propulsé par la lumière et capable de faire voyager cette humanité pendant plus de 1000 ans dans les étoiles.

La plus folle des ambitions : Réunir des pionniers idéalistes qui arrivent enfin à vivre ensemble en harmonie.

Et au final la plus grande des surprises … 

 

Avis : Je me souviens avoir adoré certains romans de Bernard Werber, notamment Les Thanatonautes ou Le Miroir de Cassandre ; j’avais très envie de retomber amoureuse d’un de ses livres !

Et pourtant … quel échec que cette lecture ! Et ce, sur plusieurs niveaux !  

Tout d’abord, le rythme n’était pas là. J’ai eu du mal à entrer dans le roman, j’ai adoré la deuxième partie et la dernière … mais c’est un autre problème. Je n’ai pas trouvé le roman dynamique, et, même s’il se lit assez vite, il ne m’a pas entraînée. L’écriture, quant à elle, n’est ni bonne ni mauvaise ; ni particulièrement poétique, ni désagréable à lire.

Passons à l’histoire : j’ai aimé l’idée. Vu ce que je lisais, et le synopsis, je m’attendais à quelque chose de particulier. Pas du tout à ce que la fin m’a offert. Elle n’est pas mauvaise ; c’est bien imaginé, bien pensé, bien amené, et original. Je n’ai simplement pas accroché, ni aimé. Je reconnais que c’est bien fait, mais l’idée en elle-même m’a déplu. En revanche, j’ai aimé certains personnages, comme Elisabeth et Satine. Mais j’ai aussi été déçue par la façon dont les femmes sont caractérisées et représentées à la fin. Toujours le même modèle, toujours les mêmes schémas. Comme Yves qui rêvait de renouveau, je rêvais d’autres chemins pris par la fiction. En fait, j’ai été déçue à partir de la fin de la première génération ; [SPOILER] voir les humains reprendre les mêmes guerres, réintroduire les religions, l’argent, voir les hommes demander aux femmes de procréer juste pour fournir des soldats à leurs guerres. Quel ravissement … quelle dépression !! Et voir Adrien renier Elisabeth parce qu’elle est soi-disant stérile, la voir mourir, pour qu’il la remplace par Eya, qu’il désire alors qu’elle est clairement sa fille : woooow ! On adore ! [FIN DU SPOILER] En réalité, je pense que je m’attendais à un livre bien plus optimiste que ça !

 

Donc, une déception. Je pense qu’il est temps que le mois de la Fantasy commence ; je sens la panne de lecture arriver !

 

Demain les chats de Bernard Werber

Posté : 21 janvier, 2017 @ 4:57 dans Avis littéraires, Coup de cœur | Pas de commentaires »

Demain les chatsGenre : Science-fiction

Editeur : Albin Michel

Année de sortie : 2016

Nombre de pages : 305

Synopsis : Pour nous, une seule histoire existait : celle de l’humanité. Mais il y a eu LA rencontre. Et eux, les chats, ont changé à jamais notre destinée.

 

Avis : Cela faisait longtemps que j’avais lu Bernard Werber, il était temps de m’y remettre !

D’abord, la couverture !!! Ce chat noir qui fixe le lecteur ! Et qui ressemble tant à Mishka, le chaton que j’ai adopté peu avant de recevoir ce livre ! Déjà rien qu’avec l’aspect extérieur, j’avais un bon a priori. Et le reste l’a confirmé ! J’ai adoré le point de vue très original qu’offre ce livre : nous nous trouvons dans la tête de Bastet, une chatte « ordinaire » qui voit le monde des hommes à travers son esprit de chat, et qui nous montre, à nouveau, l’absurdité de la guerre, du terrorisme, et de notre façon de penser que tout nous appartient parce que nous sommes les plus forts. Une scène notamment m’a choqué autant qu’elle a choqué la narratrice et m’a mis à peu près dans le même état qu’elle. En effet, avec ce livre, à nouveau, l’auteur nous fait réfléchir sur notre façon de voir le monde, notre façon de croire que tout nous est dû, qu’on peut faire n’importe quoi, que nous sommes les plus importants sur cette terre. L’espèce humaine est la plus dangereuse, la plus autodestructrice et la plus nuisible des espèces, et au lieu de protéger un environnement qui l’a accueillie, elle préfère le détruire et en faire ce qu’elle veut, tout comme les autres animaux qui vivaient là avant elle. Elle se croit supérieure et oublie son statut de petit animal dans un univers infini *frisson de dégoût*. D’autres thèmes qui lui sont chers sont abordés : la réincarnation, la spiritualité, notre capacité (ou non) à ouvrir notre esprit et à communiquer, le rêve, l’opposition religion/science, l’éducation aussi, ainsi que la question de la possession. Il nous raconte également, à travers Pythagore, l’histoire des chats en parallèle de celle des hommes : j’ai appris beaucoup de choses à ce propos, et j’ai été surprise de cette ambivalence dans la relation entre les deux espèces, entre vénération et persécution. Concernant l’histoire en elle-même, ce n’est pas du fantastique, mais bien de la science-fiction, puisque l’auteur imagine un futur apocalyptique. Certains lecteurs pourraient la trouver tirée par les cheveux, dans la mesure où, étant dans la tête d’une chatte, les chats ont un rôle actif dans ce récit ; mais je me suis laissée emporter dans l’histoire très facilement, j’y ai cru, c’était cohérent.

Concernant les personnages, j’ai beaucoup aimé Bastet. Tout le long de l’histoire, j’ai eu l’impression de lire le récit des aventures de mon propre chat, et je me suis demandée ce qu’elle pouvait bien penser de nous en réalité ! Un peu arrogante, Bastet prend vite conscience de son ignorance, et tente d’en apprendre le plus possible sur ses ancêtres et sur leur histoire avec les hommes, ainsi que les façons d’aider ceux-ci à affronter la crise qui les attend. On sent le mélange entre instinct et réflexion, qui pourrait être effectivement la façon de penser des chats. Cela donne encore plus envie de savoir ce qu’ils ressentent, de communiquer avec eux ! Bastet évolue au fil du livre, prend conscience de certaines choses, grandit en esprit. J’ai aimé aussi le personnage de Pythagore, presque plus humain que chat, qui, en tout cas, tente de les imiter au maximum. Un peu snob, conscient de sa supériorité, il se distingue par un calme olympien qu’il affiche même au milieu des scènes les plus agitées – excepté une. Il peut être un peu agaçant, mais il représente surtout une façon de communiquer, de faire évoluer les espèces que les humains considèrent comme inférieures à eux. D’autres personnages se trouvent dans ce livre, comme Nathalie, que Bastet appelle sa servante humaine, et qui a vraiment du mal à comprendre son chat, Félix, un autre chat considéré comme peu intéressant par Bastet, Thomas, un humain que la narratrice ne peut pas supporter, et le lecteur non plus !! Je ne vous parle pas des autres pour ne rien vous spoiler ! 

La fin est une belle mise en abîme, et une belle façon de conclure ! Tout n’est pas tout rose – c’est tout de même apocalyptique ! – mais l’espoir est là, et permet au lecteur d’imaginer ce qui pourrait advenir après.

 

Donc, un excellent roman de science-fiction, qui m’a permis de découvrir beaucoup de choses, qui me fait voir différemment ma petite Mishka, et qui a confirmé mon idée que l’humain est l’espèce la plus dangereuse et nuisible sur Terre !

Le Cycle des Dieux, tome 1 : Nous les Dieux de Bernard Werber

Posté : 4 septembre, 2015 @ 8:40 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Nous les Dieux Genre : Science-Fiction

Editeur : Le Livre de Poche

Année de sortie : 2012

Nombre de pages : 468

Synopsis : Et vous, que feriez-vous à la place de Dieu ?

 

Avis :J’avais hâte de lire cette série, elle m’intriguait, tout la couverture que je trouve très belle !

Un sans faute pour l’histoire, que j’ai trouvé très intéressante, prenante, captivante. Je me suis rendue compte à certains moments que j’étais vraiment dedans, que je voulais savoir ce qui venait ensuite, si la situation périlleuse des personnages s’arrangeait ! J’ai adoré l’idée d’entrer dans le monde des dieux et de le découvrir à travers les yeux d’un élève. On découvre la mythologie autrement, de l’intérieur, et c’est vraiment exquis pour ceux qui aiment ça ! On est dans la peau du personnage principal, et on visite Aeden, on rencontre ses habitants, on se trouve face à ses dangers. Et je me suis parfois prise à imaginer que cela pourrait exister, et rien que cette pensée était exaltante. L’idée de cours de dieux est assez drôle, j’ai aimé ce concept d’apprendre à devenir un bon dieu. Le suspense est clairement présent, que ce soit pour savoir ce qui va arriver aux « expériences » des élèves, ou aux apprentis dieux eux-mêmes : ils enfreignent les lois divines, et explorent un territoire où les dangers se cachent les uns derrière les autres. Ce livre est à la fois un moyen pour revoir sa mythologie, pour relire des bouts de L’Encyclopédie du savoir relatif et absolu, mais aussi pour revoir l’histoire de la vie et de l’Humanité. C’est vraiment passionnant de voir comment l’on passe du végétal, à l’animal, à l’humain. Aussi, on se rend compte que la vie ne peut être sans violence, et que la morale pèse peu face à elle. Si on peut désirer un monde moral sans violence aujourd’hui, c’est parce que l’on a atteint un niveau de conscience supérieur. Ainsi, on assiste à l’évolution de la vie et de l’homme, à l’éveil de sa conscience, à la façon dont les dieux interviennent, directement ou indirectement. Les dieux font des expériences qu’ils appellent des jeux, et j’ai trouvé ça assez perturbant comme idée : et si nos dieux (si nous en avons) jouaient avec nous ? Mais, petit bémol qui, à force, m’a un peu agacée : l’écriture de l’auteur. Pourtant, je ne me souvenais pas avoir été gênée par elle lors de mes précédentes lectures. Ce n’est pas que c’est mal écrit, c’est quelque chose dans la façon de raconter qui m’énerve.

Je n’ai pas réussi à m’attacher aux personnages, à part aux humains. On retrouve ici Michael Pinson, déjà le héros des Thanatonautes et de L’Empire des Anges. Il est gentil, et spirituel, comme le dit son ami Raoul Razorback, mais je n’ai pas réussi à éprouver une réelle sympathie pour lui. Comme c’est lui le narrateur, c’est lui qui m’agaçait. Certaines de ses remarques ne sont pas assez naturelles quand on les lit. Il est l’un des élèves dieux, et se pose tout un tas de questions sur le nouveau monde dans lequel il a atterri. Parfois, sa façon de se sortir de situations difficiles m’a semblé trop facile : il est clair que quelque chose ne tourne pas rond autour de lui, sauf que c’est trop flagrant. Les thanatonautes sont aussi présents sur l’île : Raoul RazorbackEdmond WellsMarilyn MonroeFreddy Meyer. Je n’ai pas non plus réussi à m’attacher à eux : Raoul me semble faux ; Edmond, trop gentil et pacifique ; Freddy est un peu trop effacé. Je n’apprécie que Marilyn, et la véritable vedette y est grandement pour quelque chose ! Les dieux de l’Olympe sont également présents dans ce livre, et leurs caractéristiques m’ont semblé mises en avant à l’excès. Ce sont des caricatures d’eux-mêmes ! Arès, par exemple, est un gros bourrin qui ne pense qu’à tuer, ou à faire des stratégies afin d’être le plus fort. Aphrodite est une déesse qui aime séduire, et qui charme tous les élèves de façon différente. Athéna ne fait que parler de justice, et Atlas (Titan) ne fait que se plaindre de sa punition divine. J’ai été un peu déçue par cet aspect des dieux, mais j’ai tout de même été ravie de les trouver dans ce livre ! Des célébrités sont également présentes dans ce livre : chanteurs, philosophes, acteurs, inventeurs, peintres, ils sont nombreux à être parvenus en Aeden. Mais, encore une fois, certains m’ont paru caricaturé, comme Edith Piaf, qui ne semble penser qu’à chanter. J’ai tout de même trouvé sympa de trouver quelques vedettes dans le livre ! Enfin, on retrouve ici des chimères : sirènes, centaures, chérubins, Léviathan, ou espèce de Cerbère. Cela fait partie de la mythologie, et j’ai aimé l’idée de les intégrer en Aeden. Ce serait sans doute moins « drôle » sans eux !

La fin donne très envie de lire la suite car la petite équipe de personnages que nous suivons parvient à une étape bien particulière. C’est très frustrant pour le lecteur de s’arrêter là !

 

En définitive, un bon livre de science-fiction sur la mythologie, même s’il ne fait pas partie de mes préférés.

Les Fourmis, tome 1 de Bernard Werber

Posté : 12 juin, 2015 @ 11:25 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Les FourmisGenre : Science-Fiction

Editeur : Le Livre de Poche

Année de sortie : 2012

Nombre de pages : 306

Synopsis : Le temps que vous lisiez ces lignes, sept cents millions de fourmis seront nées sur la planète. Sept cents millions d’individus dans une communauté estimée à un milliard de milliards, et qui a ses villes, sa hiérarchie, ses colonies, son langage, sa production industrielle, ses esclaves, ses mercenaires … Ses armes aussi. Terriblement destructrices. Lorsqu’il entre dans la cave de la maison léguée par un vieil oncle entomologiste, Jonathan Wells est loin de se douter qu’il va à leur rencontre. A sa suite, nous allons découvrir le monde fascinant de ces « infraterrestres », au fil d’un thriller unique en son genre, où le suspense et le mystère reposent à chaque page sur les données scientifiques les plus rigoureuses.

 

Avis : J’avais commencé ce livre il y a cinq ans, et l’avais arrêté brutalement. J’en avais gardé un souvenir confus, et me souvenais que je suivais une fourmi à la recherche de quelque chose dans une forêt. C’était donc assez vague ! Je m’y suis remise pour enfin découvrir le premier roman de Bernard Werber, mais aussi cette folle histoire de fourmis !

Je peux déjà dire que c’est une histoire unique en son genre. Je n’ai jamais vu d’autres romans qui traitent des fourmis, ou de la comparaison entre l’intelligence d’un insecte ou d’un animal et celle de l’homme. C’est à la fois étrange, surréaliste, et logique : l’auteur nous explique que l’on parle ici des deux grandes civilisations de la Terre, l’une géante comparée à l’autre, minuscule, deux civilisations qui ne se sont jamais vraiment rencontrées, et qui cohabitent en s’ignorant relativement, ignorant du même coup leurs avancées respectives dans la politique, ou la technologie. Celles-ci m’ont paru au centre de l’intrigue liée aux fourmis : le lecteur suit plusieurs d’entre elles et découvre des prouesses qui semblent inconcevables pour un si petit insecte ! Leur intelligence nous est clairement prouvée ici. De plus, le lecteur change complètement de point de vue dans ce livre, puisque, la plupart du temps, ce sont les fourmis les personnages principaux de l’œuvre ! La vie est très différente vue d’en bas, et très effrayante aussi : la moindre goutte d’eau peut tuer, une plaque noire ou des boules roses le peuvent aussi. Certains obstacles semblent insurmontables pour les êtres minuscules qui se trouvent en face d’eux, et pourtant, ils les bravent ! Est-ce du courage, un besoin de conquête, ou une insatiable soif de savoir ? Egalement, l’on découvre beaucoup de choses sur les fourmis en elles-mêmes : comment elles communiquent, leur mode de vie, leur façon de voir les choses, leurs « sentiments ».  De plus, dans ce livre, la politique intervient, ce qui peut sembler étrange pour parler de fourmis : des tensions sont présentes dans la fourmilière, Bel-o-kan, des « complots » ont l’air de se fomenter, des reines tentent de cacher des choses à leurs sujets. Le lecteur se trouve aux côtés de cinq fourmis pour percer les secrets de l’arme secrète, mais aussi des fourmis à l’odeur de roches, et des galeries qui ne sont pas censées exister. Aussi, l’homme a une certaine place dans le livre, puisqu’il fait partie de la comparaison. Le lecteur découvre Jonathan Wells et sa famille. Ils ont l’air normaux, Jonathan a perdu son emploi, le couple a un petit garçon et vient d’hériter d’une maison. Quel lien peut-il bien y avoir entre lui et les fourmis ? Tout va se passer dans la demeure dont le jeune homme a hérité. Le suspense est palpable en ce qui concerne ce qui lui arrive, puisque le lecteur ne le comprend tout simplement pas ! C’est une énigme qu’il aimerait élucider, et il lui tarde d’envoyer d’autres personnages explorer l’endroit où les premiers se perdent.

Comme je l’ai dit, on suit surtout des fourmis : 103 683e, 56e, 387e, 801e, 4 000e. C’est un peu étrange de désigner des personnages par des numéros, mais les fourmis n’ont pas de noms, à part les reines, comme Belo-kiu-kiuni. Ce sont des noms étranges, que l’on peut avoir du mal à retenir s’ils apparaissent peu souvent. Dans tous les cas, ces personnages miniatures sont aussi complexes que ceux d’un roman « lambda », et même peut-être plus, puisqu’il nous est difficile de les comprendre tout à fait. Ils ne communiquent que par odeurs et contacts antennaires, ce qui reste incompréhensible pour nous, parce que nous ne pouvons pas vivre de cette façon. Comme l’explique L’Encyclopédie du savoir relatif et absolu (que j’ai retrouvée ici avec grand plaisir !), les hommes ne peuvent appréhender les contacts olfactifs, ce qui montre la difficulté de la communication entre les deux espèces. Pourtant, cela n’empêche pas le lecteur de les considérer comme de véritables personnages, des personnages qui le transportent dans un monde totalement nouveau alors même qu’il se trouve sous nos pieds. Dans ce livre, l’on se sent vraiment proches de la nature puisque l’on est immergé dedans, complètement plongé dans un univers étranger, inconnu. Je ne sais pas si l’on peut vraiment appliquer des adjectifs humains pour qualifier les fourmis, mais elles m’ont semblé très courageuses, ingénieuses, intelligentes (évidemment, le livre traite de cela !), mais aussi, elles vivent en collectivité. Il est rare qu’une fourmi vive seule : quand elle part en expédition, elle revient toujours vers sa fourmilière une fois sa mission achevée. Contrairement aux autres animaux, dans ce livre, elles n’ont pas l’air complètement déterminées par l’instinct animal, elles influent sur ce qui leur arrive et peuvent prendre des décisions qui les sauveront ou les perdront. Concernant les humains, Jonathan et sa famille sont une famille typique, normale, à qui il va arriver quelque chose d’exceptionnel. L’on ne s’attache pas forcément à eux, parce que l’on est surtout concentrés sur les fourmis. A la fin, je les ai franchement plaints ! Je ne pourrais pas vivre de cette façon !

Se trouve dans ce livre une réflexion sur l’univers qui nous entoure directement, mais sur l’univers qui pourrait nous entourer, un univers plus grand que nous, où les humains pourraient être des fourmis. C’est effrayant de l’imaginer car le monde des fourmis est fait de dangers constants : elles sont toujours sur le qui-vive, elles peuvent toujours se faire tuer sans comprendre pourquoi ni comment. Leur vie ne tient qu’à un fil, bien plus que la nôtre ! Les insectes plus gros qu’elles deviennent de véritables prédateurs : le passage de l’araignée est parlant, et la façon de désigner les lézards dans le glossaire est significative ! Tout est plus grand et plus effrayant dans leur monde, et c’est terrifiant de se dire que nous pourrions vivre la même chose !

La fin est, pour moi, divisée en deux parties. Les mondes des fourmis et des humains se retrouvent dans les deux cas. Pour la première partie, j’ai trouvé ça fascinant. L’on se demande comment c’est possible, et c’est à ce moment-là qu’il faut se rappeler que c’est de la science-fiction. C’est très bien imaginé et l’on a presque envie de croire que c’est vrai ! La seconde partie est affreuse ! Après nous avoir fait voir les fourmis d’une autre façon, après nous les avoir fait respecter, l’auteur utilise deux personnages humains pour nous montrer la fragilité de la vie fourmi. La dernière scène donne envie de savoir ce qui va arriver dans les tomes suivants !!

 

En définitive, un vrai bon livre de science-fiction, qui nous fait voir le monde autrement, mais aussi les fourmis, que l’on ne peut plus regarder comme de vulgaires insectes minuscules ; il nous fait aussi réfléchir sur l’univers, et nous donne envie de lire la suite des aventures des fourmis ! Je le conseille rien que pour avoir un autre éclairage sur le monde, et pouvoir penser différemment.

L’Empire des Anges de Bernard Werber

Posté : 3 avril, 2013 @ 2:18 dans Avis littéraires | 2 commentaires »

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Editeur : Le Livre de Poche

Année de sortie : 2002

Nombre de pages : 442

Synopsis : Que pensent les anges de nous ? Que peuvent-ils faire pour nous aider ? Lorsque Michael Pinson (stupidement tué dans un accident d’avion) a passé avec succès l’épreuve de la « pesée des âmes », il a accédé au royaume des anges. Le voilà chargé de trois mortels, qu’il devra désormais guider et aider tout au long de leur vie. Ses moyens d’action : les rêves, les signes, les médiums, les intuitions, les chats. Que faire pour leur montrer la voie du bonheur ? Et puis comment s’occuper intelligemment au Paradis, un endroit bien sympathique mais sans cinéma, sans musique, sans restaurant ? Après Les Thanatonautes, Bernard Werber nous donne une fois de plus à réfléchir sur notre statut d’être humain, en mélangeant sagesse ancienne, philosophie moderne et humour.

 

Avis : J’ai tout de suite enchaînée avec la suite des Thanatonautes, pressée de savoir ce qui attend Michael Pinson, enfin sorti de son cycle de réincarnation.

Ayant lu le « premier tome », je savais ce qui allait se passer au début mais, le fait que le héros soit étonné de ce qui arrive après sa mort m’a surprise. Puis je me suis dit que l’auteur avait dû penser que tous les lecteurs de L’Empire des anges n’auraient pas forcément lu Les Thanatonautes. Par contre, le fait que Pinson se dise qu’il va enfin savoir ce qu’il y a après la vie n’est pas vraiment cohérent : il le sait déjà, il a exploré la région.

Encore une fois, je n’ai pas réussi à m’attacher aux personnages, même si j’ai beaucoup aimé me promener dans leurs vies. J’ai aimé retrouvé ceux que l’on avait déjà rencontrés dans le tome précédent. J’ai trouvé l’histoire très originale et j’ai bien visualisé les paysages que l’auteur décrivait. J’ai trouvé l’explication des chiffres très intéressante (elle se trouve aussi dans L’Encyclopédie) et je me suis vite rendue compte que, finalement, TOUS les livres de Bernard Werber sont liés entre eux. Dans ces recueils de nouvelles, on retrouve des ébauches de romans, et dans ces romans, des allusions à d’autres romans. 

C’est clair que, du point de vue des Anges, les humains sont vraiment ridicules ! Les « clients » de Michael passent à côté de choses pourtant évidentes, ou ratent des occasions en or pour rien ! On se rend vite compte qu’un seul client pourrait prétendre au poste d’ange (et encore !) et que, avec les remarques philosophiques qui ponctuent le récit, les Hommes ne sont jamais contents de ce qu’ils ont ou se réjouissent pour de mauvaises raisons.

J’aime beaucoup les interventions extérieures comme les gens interrogés dans la rue qui disent ce qu’ils pensent de la mort, mais surtout les extraits de L’Encyclopédie du Savoir Relatif et Absolu. Je l’ai lu (les deux tomes), et je la trouve vraiment géniale. On apprend beaucoup de choses et on a des réponses à des questions que l’on ne sait même jamais posé. C’est vraiment une œuvre intéressante que je conseille à tout le monde !

 

En définitive, un bon roman qui nous donne toujours une vision un peu scolaire du monde du dessus mais qui nous pousse à nous poser des questions et à imaginer, par nous-même, ce qu’il pourrait potentiellement y avoir là-haut. Egalement une bonne suite aux Thanatonautes, que j’ai préféré à ce tome, et qu’il est mieux de lire avant de commencer ce livre.

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