Redbluemoon

I found myself in Wonderland.

The Last to Know de Jo Furniss

Posté : 17 août, 2020 @ 1:56 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Genre : Thriller The Last to Know

Editeur : Lake Union Publishing

Année de sortie : 2020

Nombre de pages : 306

Titre en VF : pas encore traduit

Synopsis : A family’s past pursues them like a shadow in this riveting and emotional novel of psychological suspense by the Amazon Charts bestselling author of All the Little Children.

American journalist Rose Kynaston has just relocated to the childhood home of her husband, Dylan, in the English village of his youth. There’s a lot for Rose to get used to in Hurtwood. Like the family’s crumbling mansion, inhabited by Dylan’s reclusive mother, and the treacherous hill it sits upon, a place of both sinister folklore and present dangers.

Then there are unwelcoming villagers, who only whisper the name Kynaston—like some dreadful secret, a curse. Everyone knows what happened at Hurtwood House twenty years ago. Everyone except Rose. And now that Dylan is back, so are rumors about his past.

When an archaeological dig unearths human remains on the hill, local police sergeant Ellie Trevelyan vows to solve a cold case that has cast a chill over Hurtwood for decades.

As Ellie works to separate rumor from facts, Rose must fight to clear the name of the man she loves. But how can Rose keep her family safe if she is the last to know the truth?

 

Avis : J’ai demandé cet SP (ARC) sur NetGalley à cause de la mention de Hurtwood House dans le synopsis : je suis toujours pour une bonne maison « hantée », qu’elle le soit par des fantômes ou par des secrets !

Et j’avais raison ! L’aspect maison du livre est vraiment bon ! SPOILER 1 J’ai aimé l’opposition entre Hurtwood House, ancienne et authentique, et Low Farm, rénovée et appelée « une horreur » à cause de l’extension en verre – que je n’ai pas réussi à visualiser du tout, je ne sais pas pourquoi ! SPOILER 2
Davantage encore que la maison, le Shropshire aide à créer une ambiance pour le roman : quand il pleut des cordes, je l’ai senti pendant la lecture !

J’ai trouvé The Last to Know original dans sa narration : il y a deux points de vue et deux façons de narrer. Le premier est celui de Rose, une journaliste qui a suivi son mari dans le Shropshire pour vivre dans son pays d’origine ; c’est une narration à la première personne. Le second est celui d’Ellie, policière en charge d’un cas que personne n’a réussi à résoudre il y a vingt ans ; c’est une narration à la troisième personne, mais c’est toujours un point de vue interne. Davantage de chapitres sont centrés sur Rose, mais le déséquilibre est compréhensible : Rose fait partie de la famille impliquée dans l’investigation d’Ellie. La jeune femme découvre peu à peu les secrets de ses beaux-parents, elle enquête en secret et veut disculper son mari d’un crime que, selon elle, il ne peut pas avoir commis. Pendant ce temps, Ellie – Eleanor – pense à son affaire irrésolue : elle la hante toujours et elle regrette le fait qu’elle ne sera jamais capable de découvrir le coupable.

J’ai aimé le fait que le lecteur se trouve dans la tête de la journaliste : comment Rose pense, comment elle voit les choses, ses doutes, ses questions, sa colère parfois. Mais ce n’est pas toujours facile de s’y trouver : elle se répète souvent et ce peut être agaçant ! Elle répète même ses phrases d’un chapitre à l’autre ou utilise les mêmes mots pour décrire son mari par exemple. C’est le seul élément qui m’a dérangée : j’ai eu l’impression que l’histoire stagnait - peut-être était-ce l’intention, peut-être était-ce une façon de montrer au lecteur que Rose se sent coincée et qu’elle ne parvient pas à avancer ?

J’ai été à la fois surprise et non-surprise par la fin : SPOILER 3

 

Donc, un livre très « atmosphérique » ! J’ai pensé à la fois à Rebecca et à The Haunting of Hill House en le lisant !

 

SPOILER 1 J’ai aimé les moments où Rose entre dans la maison pendant que Gwendoline n’est pas là et découvre qu’elle est vide, ou quand les personnages accueillent Mistress Payne ! 

SPOILER 2 J’ai aussi aimé l’aspect hanté : le fait que Rose voie les mains d’un garçon dans le « priest’s hole » où elle trouvera Aled à la fin, le fait que Mistress Payne ait l’air d’aider Aled à trouver un endroit où se cacher pendant l’incendie, le fait qu’elle ait l’air d’avoir aidé chaque membre de la famille qui l’a accueillie dans la maison. 

SPOILER 3 qui aurait pu faire ça sinon Gwendoline ? Je pensais que Shawna était morte, mais je ne m’attendais pas à ce que Rhys soit un pédophile ! 

Imperfect Women d’Araminta Hall

Posté : 31 juillet, 2020 @ 5:58 dans Avis littéraires, Coup de cœur | Pas de commentaires »

Genre : Thriller Imperfect Women

Editeur : Farrar, Straus & Giroux

Année de sortie : 2020 (4 août)

Nombre de pages : 304

Titre en VF : pas encore traduit

Synopsis : From the author of Our Kind of Cruelty comes an enthralling, irresistible novel of psychological suspense about three women and the destructive power of buried secrets

When Nancy Hennessy is murdered, she leaves behind two best friends, a loving husband and daughter, and a secret lover whose identity she took to the grave. Nancy was gorgeous and wealthy, with adoring friends and family—from the outside, her life was perfect. But as the investigation into her death flounders and her friends Eleanor and Mary wrestle with their grief, dark details surface that reveal how little they knew their friend, each other, maybe even themselves.

A gripping, immersive novel about impossible expectations and secrets that fester and become lethal, Imperfect Women unfolds through the perspectives of three fascinating women. Their enduring, complex friendship is the knot the reader must untangle to answer the question: who killed Nancy?

Imperfect Women explores guilt and retribution, love and betrayal, and the compromises we make that alter our lives irrevocably. With the wickedly sharp insights and finely tuned suspense that has drawn her comparisons to Patricia Highsmith and Paula Hawkins, Araminta Hall returns with another page-turning, thought-provoking tour de force.

 

Avis : J’ai reçu ce livre en SP sur NetGalley !

Quand j’ai commencé Imperfect Women, cela faisait un moment que je n’avais pas lu de thriller. Le dernier crime book en date était The Seven Deaths of Evelyn Hardcastle que j’ai vraiment beaucoup aimé ! J’avais envie que celui-ci me surprenne autant !

Malheureusement, ce ne fut pas le cas : j’ai rapidement deviné qui était l’amant, qui était le tueur – même si je n’avais pas les détails SPOILER 1 En revanche, j’ai été surprise par la fin ! Malgré tout ça, j’ai vraiment adoré ce livre, qui est pratiquement un coup de cœur !

Pendant la lecture, je n’ai pas pu m’empêcher de penser que certaines scènes, phrases ou impressions de personnages étaient vrais. Ces femmes pourraient être nos voisines ou nos amies. Elles existent en chacune de nous en quelque sorte. Ce qu’elles font n’est pas parfait, ni bon, c’est même mauvais parfois, mais je me suis tout de même sentie proche d’elles, je me suis quand même attachée à elles. En un sens, je n’ai pas aimé ce livre pour le mystère/le crime, je l’ai aimé pour sa façon de représenter les femmes, leurs luttes et la façon dont elles ne se comprennent pas entre elles et ne sont pas comprises par leurs proches, hommes ou femmes. Elles ont leur propre enfer personnel et elles se battent seules parce qu’elles se sentent coupables ou parce qu’elles ont peur de perdre leurs amies les plus chères. C’était parfois viscéral et pénible à lire : j’ai eu mal pour elles. Rien n’est simple, tout le monde cache quelque chose, on ne sait jamais ce qu’il se passe dans la tête de quelqu’un, ce qu’il vit vraiment.

C’est peut-être la raison pour laquelle ce livre est divisé en trois parties, chacune se concentrant sur le point de vue d’une des trois amies. Ma partie préférée est celle de Nancy SPOILER 2 Ces femmes ne seront pas appréciées par tous les lecteurs. SPOILER 3

Même si j’avais deviné qui était le coupable, ce livre est tout de même captivant et m’a fait douter plusieurs fois ! La fin m’a vraiment surprise : SPOILER 4

 

Donc, un excellent roman, prenant et authentique !

 

SPOILER 1 j’avais un doute à propos de Robert à un moment donné, surtout à cause de la lettre cachée et du fait qu’il ait menti à Eleanor.

SPOILER 2 sans doute parce qu’elle est celle qui meurt au début du roman et que je voulais comprendre ce qui lui était arrivé, ainsi que la raison pour laquelle Eleanor est si dure avec elle. Sa douleur m’a brisé le cœur et sa maladie mentale n’est pas pris au sérieux parce qu’elle est privilégiée. Elle se déteste pour ce qu’elle ressent, mais elle ne peut pas s’empêcher et personne ne la comprend. Elle est simplement considérée comme « dramatique » et ne reçoit pas l’aide dont elle a besoin. J’ai eu du mal avec Eleanor parfois à cause du fait qu’elle minimise sans cesse la souffrance et les problèmes de Nancy sous prétexte qu’elle a du temps et de l’argent.

SPOILER 3 Eleanor est assez méchante avec Nancy et semble ne penser qu’à elle-même parfois, ce qui n’est pas tout à fait faux ; Nancy trompe son mari avec le mari d’une de ses meilleures amies ; Mary finit par tuer son propre mari. Elle pourrait être la seule que le lecteur apprécie, parce qu’elle ne fait rien de mauvais jusqu’à la fin du roman. Ces trois femmes jugent les deux autres et sont jugées par elles, surtout Nancy qui semble avoir une vie parfaite et n’est toujours pas satisfaite. Mais, surtout, chacun d’elles envie les autres d’une certaine manière : Nancy rêve d’être comme Eleanor, Eleanor veut la vie de Nancy, Mary est la femme morale parfaite qui aiment ses enfants plus qu’elle-même. Elles représentent toutes un type différent de femmes et aucune n’est heureuse des choix qu’elle a faits pour en arriver à cette vie.

SPOILER 4 je ne pensais pas que Mary était capable de tuer Howard. Dès que Marcus lui a tout raconté, je savais qu’elle allait le faire. Cette scène était très difficile à lire et ces derniers mots m’ont brisé le cœur, même si je l’ai détesté du début à la fin. Il était clairement manipulateur, narcissique et sadique mais, à la fin, j’ai eu l’impression qu’il comprenait ce qu’il avait fait et qu’il souffrait vraiment. J’ai eu pitié de lui.

Peur express de Jo Witek

Posté : 15 octobre, 2019 @ 11:28 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Genre : Thriller Peur express

Editeur : France Loisirs

Année de sortie : 2012

Nombre de pages : 379

Synopsis :

ATTENTION : le synopsis en dit énormément je trouve !

Un 22 décembre, un TGV tombe en panne sur un viaduc en pleine tempête de neige. Parmi les passagers, six adolescents – qui ne se connaissent pas – sont alors sujets à des phénomènes étranges : hallucinations, visions de personnes décédées, voix harcelantes, prétendue apparition d’un vampire.
Le contrôleur est agressé physiquement par l’un d’eux tandis qu’un autre menace des voyageurs avec un couteau pour une simple bouteille d’eau. La voiture-bar sera même dégradée par un incendie.
Actes de vandalisme perpétrés par une bande organisée, comme le prétendra la presse, ou faits bien réels mais inexplicables défiant la logique et l’entendement ?
Pourquoi dans ce train, et cette nuit-là ? Que s’est-il passé pour que des jeunes gens aient été tous terrifiés à ce point ? Quel lien mystérieux les unit entre eux ?
Après le sauvetage du train, une enquête policière est menée sans succès.
Le dossier est transmis à un psychologue-sociologue qui tendra à prouver, par une série de tests et d’entretiens avec les différents protagonistes, que les mystérieuses apparitions dans le train ne sont ni le fruit de leur imagination ni de simples coïncidences. Que chacun avait été confronté dans son histoire personnelle à un traumatisme qui avait eu lieu un 22 décembre. Ce voyage leur aura permis de résoudre leurs problèmes et de se libérer du poids du passé.
Un thriller passionnant autour du paranormal, aux frontières des croyances et des certitudes.

 

Avis : J’ai ce livre depuis plus de deux ans, et il m’a été offert par une amie : je suis une lectrice affreuse, ne m’offrez pas de livres !

J’attendais le bon moment pour me lancer dans ce roman : les prémices sont très intéressantes, mais il faut être à la bonne période, je pense, pour lire Peur express. Je me suis dit que le mois d’octobre était parfait ! Ce qui m’a convaincue dans le synopsis – que je n’ai pas lu en intégralité, heureusement ! parce que je déteste être spoilée, ou que le synopsis en dise trop ! –, c’est le côté déjà angoissant de la situation. Les personnages se trouvent dans un train qui est bloqué par la neige, et sont témoins d’événements paranormaux. Il suffit de me parler de train pour que je sois déjà intéressée ; donc imaginez quand on ajoute le côté surnaturel ! J’ai, en effet, adoré l’atmosphère et le décor : j’aime beaucoup les livres dont l’action se situe dans un train, parce que j’adore prendre le train, et les transports plus généralement ! J’aime le voyage, le fait d’être en mouvement, ici avec des gens inconnus qui deviennent une communauté l’espace de quelques heures. Je me sens proche de la citation « L’important, ce n’est pas la destination, c’est le voyage ». Le fait d’être bloqué dans les transports ne me gêne personnellement pas, notamment si je rentre chez moi et que je n’ai pas besoin de respecter un horaire. A partir du moment où j’ai un livre, je peux m’occuper, donc tout va bien ! Pour moi, en fin de compte, le temps du voyage est un peu du temps volé, un temps avec lequel on peut faire ce que l’on veut, un temps hors du temps ! En revanche, pour l’écriture, j’ai été parfois gênée par le style, sans savoir par quoi exactement. Pour autant, cela n’a pas gâché ma lecture.

Le livre est divisé en trois parties : la première présente les personnages, sauf un, qui n’apparaîtra que dans la deuxième partie ; celle-ci se concentre sur l’arrêt du train et ce qui se produit alors. La dernière partie se passe un an après l’accident. La première partie est assez prenante, et permet de capter le lecteur ; mais elle peut paraître un peu longue parce que la deuxième partie la suit sans, au début, relancer clairement l’action. Le lecteur peut donc ressentir une forme de distraction, une sorte d’essoufflement. Heureusement, l’action finit par reprendre, et par s’intensifier ; certaines scènes sont vraiment fortes !! Chaque adolescent se retrouve confronté à une manifestation paranormale qui le met en danger : celle-ci peut être spectaculaire, je pense notamment à Nyoko et Indie ! J’ai surtout adoré la dernière partie : un an est passé depuis l’accident. Un inspecteur, chargé du dossier, a du mal à accepter de ne pas comprendre ce qui est arrivé exactement ; il décide de faire appel à un spécialiste du paranormal, un docteur en psychologie. Ce que j’ai particulièrement adoré : le mélange entre science et paranormal. C’était fascinant ! J’ai appris pas mal de choses, et cela m’a donné envie d’en apprendre encore plus, de m’y intéresser davantage !! Je pense, pour autant, qu’un lecteur peut être complètement détaché du livre quand il entame cette partie s’il n’est pas sensible au sujet. Cette partie m’a donné envie d’une suite, carrément d’une série sur le sujet, série qui suivrait [SPOILER] le réseau PSIX ! [FIN DU SPOILER]

Concernant les personnages : je me suis sentie proche de ces adolescents ! Comme la plupart des adultes dans le roman, j’ai eu envie de les protéger, et je me suis parfois reconnue en eux. J’ai été choquée par certains événements qu’ils ont vécus. J’ai du mal à déterminer quel ado m’a le plus touchée : Virgil peut-être, mais aussi Waafa et Nyoko. Ces différents personnages permettent à l’autrice d’aborder des sujets très différents : le viol, la mutilation, le narcissisme, la Shoah, la violence ordinaire, ou rendue ordinaire parce qu’elle est visible partout et par tous, la fuite dans l’imaginaire pour supporter la réalité, le deuil. On peut penser que cela fait beaucoup de thèmes divers et lourds ; pour autant, le lecteur n’est pas submergé. Tous sont unis par le fait qu’ils aient vécu un traumatisme qu’ils ont plus ou moins intériorisé, et qu’ils doivent affronter pour pouvoir grandir. D’autres personnages apparaissent, cette fois des adultes : Jeanne, la conductrice du train, qui est très attachante, tout comme Robert. Ils sont plus en retrait par rapport aux ados, mais ce sont tout de même des personnages mémorables par le soutien qu’ils leur apportent.

Je vais finir par arrêter de vous dire que je n’aime pas la romance ; en effet, à nouveau, je l’ai aimée quand elle apparaît ici ! Je me doutais qu’il y en aurait une ; je ne sais pas si c’est parce que le roman est pour les jeunes adultes, et donc que j’ai l’habitude de voir de la romance dans ce genre de romans, ou si c’est parce que j’ai senti le potentiel romantique de certains couples de personnages ! Dans tous les cas, la formation de ces couples ne m’a absolument pas dérangée, au contraire !

La fin m’a vraiment donné envie d’une suite !! Ce serait tellement passionnant de continuer à suivre ces personnages ! Je lirai avec plaisir ce genre de séries !!

 

Donc, ce roman était vraiment prenant et m’a donné envie de lire d’autres livres de ce type ou qui traitent de ce sujet, fiction ou non-fiction !

 

Millénium, tome 4 : Ce qui ne me tue pas de David Lagercrantz

Posté : 13 septembre, 2019 @ 6:23 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Genre : Thriller Millénium, tome 4 : Ce qui ne me tue pas

Editeur : Babel Noir

Année de sortie : 2017 [2015]

Nombre de pages : 538

Titre en VO : Det som inte dödar oss

Synopsis : Elle est une hackeuse de génie. Une justicière impitoyable qui n’obéit qu’à ses propres lois.

Il est journaliste d’investigation. Un reporter de la vieille école, persuadé qu’on peut changer le monde avec un article. La revue Millénium, c’est toute sa vie.

Quand il apprend qu’un chercheur de pointe dans le domaine de l’intelligence artificielle détient peut-être des informations explosives sur les services de renseignements américains, Mikael Blomkvist se dit qu’il tient le scoop dont Millénium et sa carrière ont tant besoin. Au même moment, Lisbeth Salander tente de pénétrer les serveurs de la NSA …

David Lagercrantz livre un thriller d’une actualité brûlante et signe les retrouvailles des personnages cultes créés par Stieg Larsson.

La saga continue. 

 

Avis : J’ai acheté ce livre en 2017, cela fait donc deux ans qu’il est dans ma PAL !

Honnêtement, j’ai entendu tellement de mauvais avis sur ce livre que j’ai eu peur de le lire. J’avais beaucoup aimé la première trilogie Millénium, les personnages étaient chers à mon coeur, je ne voulais pas que David Lagercrantz les détruisent ou les tordent. Pas mal d’avis évoquent l’ennui des lecteurs, ou l’absence de fidélité par rapport à la série de Stieg Larsson. Et pourtant …

J’ai adoré ! J’ai passé un excellent moment avec ce livre ! Comme pour Rouille, ce n’est pas un coup de cœur, mais j’avais toujours envie de me replonger dans la lecture ! Tout d’abord, j’ai retrouvé les personnages que j’aimais, tout particulièrement Lisbeth. Elle fait partie de mes personnages préférés de tous les temps, donc je ne pouvais pas ne pas être heureuse de la revoir ! Je suis aussi attachée à Mikael, même s’il peut se montrer agaçant parfois dans la première trilogie. Idem pour Erika : j’adore cette femme ! J’avais envie de passer du temps avec eux, et ils m’ont semblé fidèles à eux-mêmes ! J’étais même contente de retrouver Jan Bublanski et Sonja Modig ! Ce que j’ai particulièrement aimé, c’est qu’à nouveau, Lisbeth est au centre du livre. Son histoire n’est pas terminée ; cette fois, elle doit affronter [SPOILER] sa sœur jumelle, Camilla. Franchement, j’avais complètement oublié l’existence de cette sœur donc, sur le coup, je me suis dit que c’était tout de même un peu trop pratique ; mais il est clair qu’elle a déjà été présentée, et que c’est juste moi qui l’avais oubliée ! J’étais sûre que c’était elle l’ennemie, étant donné la façon dont Mikael décrit la femme qu’il rencontre. Elle le trouble parce qu’elle ressemble à une femme qu’il connaît bien : alors, à part Erika et Lisbeth, je ne vois pas ! Camilla est perverse, mauvaise, pourrie jusqu’à la moelle, l’exacte opposée de sa jumelle. [FIN DU SPOILER] A nouveau, une première enquête mène vers une histoire plus importante, et il est difficile parfois de ne pas se dépêcher de lire pour savoir ce qui va arriver !

Puis, j’ai aimé l’intrigue, ce qu’elle implique, et son actualité. Je n’ai pas tout compris au niveau informatique, mais c’était tout de même intéressant. Et j’adore les histoires dans lesquelles on trouve des intelligences artificielles complexes ! On aborde ici le sujet sans SF : et si, un jour, cette technologie tombait entre de mauvaises mains ? J’ai été emportée dans l’histoire, c’était très addictif, et j’avais envie de savoir comment tout allait finir ! De plus, niveau actualité, on évoque aussi le sujet de l’espionnage, à la fois industriel et individuel. C’est effrayant et passionnant à la fois, et j’ai adoré la tournure que prenait l’enquête ! Evidemment, comme les premiers tomes de la série, Ce qui ne me tue pas est un thriller ; et qui dit thriller dit souvent meurtre/mort. J’ai trouvé que le premier meurtre arrivait assez tard, mais je ne me suis pas ennuyé pour autant ! J’ai aussi aimé que l’on aborde le sujet de l’autisme, et celui de l’enfant savant. C’était passionnant, tout en étant très triste.

Je me suis aussi rendu compte que l’écriture est bien meilleure dans ce tome que dans les précédents. Je ne sais pas si c’est dû au changement d’écrivain ou au changement de traducteur, mais je n’ai pas retrouvé les fautes et les longueurs que j’avais décelées dans les tomes 2 et 3 ! Il y avait parfois des détails, pour l’effet de réel, mais jamais trop, contrairement aux volumes précédents !

Pour finir, les petits défauts tout de même : je n’ai pas été surprise par ce livre. Je savais qui allait mourir, quand – bon, pas comment, heureusement ! – et rien ne m’a choquée, si ce n’est l’identité de l’ennemie ! [SPOILER] A la façon dont Mikael parle d’Andrei, la façon dont il regrette de ne pas lui trouver un poste, la façon dont ce personnage, introduit dans ce tome pour la première fois il me semble, est mis en avant, je savais pertinemment qu’il allait mourir, être élevé en martyr, et que sa mort allait être particulièrement atroce. Je ne me suis pas trompée. Il était trop parfait, trop bon, et trop effacé pour survivre dans un monde comme celui de Millénium. Dommage, le narrateur et les autres personnages ont réussi à me le rendre très sympathique !! L’édito du journal qui lui rend hommage, à la fin du roman, était vraiment très émouvant ! [FIN DU SPOILER] Et peut-être que j’ai trouvé tout cela un peu trop facile ? Quelque chose n’a pas fonctionné pour moi, mais je ne saurais pas dire quoi exactement.

 

Donc, j’ai beaucoup aimé ce quatrième tome de la série, et je pense continuer ! Ce n’est pas parfait, mais c’est prenant, addictif, et l’on retrouve la recette de Millénium !

Pretty Little Liars, book 0.5: Ali’s Pretty Little Lies de Sara Shepard

Posté : 11 juillet, 2019 @ 3:09 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Genre : Thriller, YAAli's Pretty Little Lies

Editeur : HarperTeen

Année de sortie : 2014 [2013]

Nombre de pages : 290

Titre en français : Pas encore traduit

Synopsis : THE LIE THAT STARTED IT ALL.

Before there was A, there was Alison DiLaurentis. Boys wanted to date her, girls wanted to be her, and somebody wanted her dead…

It’s the end of seventh grade, and Alison DiLaurentis and her friends are the girls of Rosewood Day. Ali runs her clique with an iron fist, and she’s got enough dirt on Hanna, Emily, Aria and Spencer to keep them in line. But Ali’s hiding a dark secret of her own, something so huge it would destroy everything if it ever got out. She’s desperate to keep the perfect life she’s worked so hard to build, but in Rosewood deadly secrets have deadly consequences…

Set in the weeks leading up to Ali’s murder, this special Pretty Little Liars tale is told by the prettiest little liar of all: Ali herself. For the first time ever, we see how the mystery began… and how Alison DiLaurentis’s life ended.

 

Avis : Ce livre m’a été offert à Noël … en 2015 ! J’ai mis presque 4 ans à le lire !!

Alors. Je ne savais pas que ce livre allait me spoiler la série tout entière, et ce, dès la toute première phrase du roman. Youpi. Puis, j’ai lu des chroniques de ce livre, histoire de voir quand je devais le lire exactement, et je me suis fait spoiler la fin du roman. Génial. Vous pouvez imaginer comme j’étais ravie, moi qui ADORE les spoilers n’est-ce pas ? (moi, agacée ? NOOOOOOON) J’ai tout de même décidé de poursuivre la lecture mais, sachez-le : NE LISEZ PAS CE LIVRE COMME PREQUEL DE LA SERIE, LISEZ-LE APRES L’AVOIR TERMINEE !

Et pourtant j’ai beaucoup aimé ! J’ai été emportée dans la vie d’Ali, et je dois dire qu’elle m’a souvent mise mal à l’aise ! J’aime toujours autant le style de l’autrice, le fait qu’elle nous place dans la tête de ses personnages tout en écrivant à la troisième personne. Et, pour une fois, j’ai aimé aussi la rétention d’informations parce qu’il me reste donc UN secret à découvrir en lisant la série !! Que je continuerai donc à lire !!

J’aime toujours autant les filles, Aria, Emily, Spencer et Hanna, même si on se concentre sur Ali ici. Et, en un sens, j’ai aussi apprécié Ali. Elle est affreuse, vraiment horrible avec les gens autour d’elle ; mais cela s’explique un peu : [SPOILER] comment réagirait-on si on nous enfermait dans un asile à cause de notre sœur vraiment folle ? [FIN DU SPOILER] Mais, il y a tout de même quelque chose que je ne comprends pas : [SPOILER] je comprends qu’elle doit le plus possible ressembler à sa sœur ; mais pourquoi être affreuse avec ses amies ? Ali ne les connaissait pas quand elle était là, donc elles ne savent pas comment Ali doit se comporter. Elle aurait pu être gentille. Et aussi, éventuellement, chercher de l’aide auprès de son frère peut-être ? [FIN DU SPOILER] Son attitude avec ses amies … j’avais envie de la gifler ou de la secouer ! [SPOILER] Mais, on peut supposer qu’elle a développé un trouble mental à cause de toutes ces années qu’elle a passées enfermée. Elle veut tellement être aimée, être indispensable, être unique, désirée. Donc elle ne peut pas supporter que ses amies s’éloignent d’elle, et elle ne comprend pas que son attitude est problématique parce qu’elle répète à plusieurs reprises que c’est comme ça que les meilleures amies agissent les unes avec les autres. Elle veut être le centre du monde. En un sens, elle est véritablement devenue sa sœur : elle veut toute l’attention, et elle est devenue toxique pour les gens autour d’elle. [FIN DU SPOILER]

Une autre chose que je ne comprends pas : les parents. Sérieusement, ils sont tellement irresponsables, et font des choses qui blessent terriblement leurs enfants !! Je ne parle pas d’adultère, c’est une autre question. Je parle de choses qu’ils font à leurs enfants directement. [SPOILER] Enfermer une de leurs filles parce que l’autre a dit qu’elle était folle, alors qu’elle est manipulatrice ? Ne pas se rendre compte de l’échange d’enfants ? Ne pas surveiller ladite fille folle quand elle revient à la maison ? Être tellement dur avec ses enfants qu’ils n’osent pas venir vous voir quand ils ont un problème ? Mener à la mort d’un de ses enfants ?!! [FIN DU SPOILER] J’ai quasi l’impression qu’ils sont inutiles dans cette série !

Enfin, ce livre m’a mise très mal à l’aise. Vraiment. [SPOILER] Voir Ali si peu sûre d’elle, si furieuse avec ses amies, au point de vouloir les blesser parce qu’elle se sent mal, et se sentir coupable parfois après coup, c’était pénible à lire ! Et cette dernière scène !! Je savais que ça venait mais WOW, je me suis sentie tellement mal quand elle meurt ! C’était affreux !! Autre chose qui me met mal à l’aise : l’attitude d’Ali et le fait que, comme je l’ai dit plus haut, elle semble véritablement devenir sa sœur. J’adore ce thème du double, du Doppleganger, mais wow, c’était effrayant dans un autre contexte que le gothique ! Et elle comprend elle-même tout ça quand elle pense que ce sont ses parents qui ont fait d’elle ce qu’elle est actuellement, une garce, une personne capable de blesser les gens qu’elle aime juste pour se sentir mieux. Ah, l’importance de l’éducation des parents … [FIN DU SPOILER] Comme c’est triste !!

Le dernier chapitre était excellent, et révèle tout, sauf un dernier secret qu’il me reste à chasser dans la série ! Je continuerai donc avec Unbelievable, le tome 4 !


Donc, un très bon préquel, mais qui devrait porter la mention « A lire à la fin ! » !

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