Redbluemoon

I found myself in Wonderland.

Orphée de Jean Cocteau

Posté : 31 mars, 2019 @ 3:55 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Genre : ThéâtreOrphée

Editeur : Stock (Théâtre)

Année de sortie : 2011 [1926]

Nombre de pages : 138

Synopsis : HEURTEBISE

De quoi s’agit-il ?

ORPHEE

D’un pacte. J’ai le droit de reprendre Eurydice, je n’ai pas le droit de la regarder. Si je la regarde, elle disparaît.

HEURTEBISE

Quelle horreur !

EURYDICE

C’est intelligent de décourager mon mari !

Le mythe d’Orphée, revisité par Jean Cocteau, prend un tour pour le moins léger et fantaisiste : loin du drame antique, la pièce de Cocteau joue sur l’anachronisme, le spectaculaire et l’insolite grâce à d’extraordinaires effets scéniques et à de savoureux dialogues.

Cette pièce, d’une étonnante originalité, a été créée au Théâtre des Arts à Paris le 17 juin 1926. 

 

Avis : Ce n’est plus un secret : j’adore la mythologie. J’avais aussi envie de lire du théâtre. Quoi de mieux qu’une pièce appelée Orphée ?

Je n’ai jamais lu Jean Cocteau avant cette pièce, donc je ne sais pas grand-chose de lui ; c’est sans doute la raison pour laquelle j’ai dû passer à côté d’un niveau de lecture de l’œuvre. Niveau contexte, notamment. Je n’ai pas non plus analysé en profondeur ; cette pièce doit être passionnante à étudier !  J’ai fait des petites recherches contextuelles : Jean Cocteau venait de perdre son ami Raymond Radiguet à l’époque. On peut imaginer que ce n’est pas la plus belle période de sa vie.

La mort est présentée comme arrivant subitement, et comme incompréhensible pour Orphée : alors quoi, il aurait perdu Eurydice ? Il est persuadé qu’elle va revenir. Ce n’est que quand il pense l’avoir perdu définitivement que son attachement véritable transparaît ; sinon, Orphée semble très arrogant, et persuadé d’être un grand poète que personne ne peut atteindre, ni Aglaonice, la maîtresse des Bacchantes, ni Eurydice, qui tenterait de discréditer son bon sens quand elle parle de la mauvaise influence du cheval.

En relisant cette dernière phrase, elle a l’air très étrange ; mais Orphée, dans la pièce, tire son inspiration d’un cheval qui parle, et qu’il place au-dessus de sa femme, qu’il n’écoute pas du tout. Pourtant, Eurydice est lucide, bien plus que son mari : elle a compris la nature du cheval, et tente d’aider Orphée. Comme dans le mythe grec, elle finira par mourir. Le poète tentera de la sauver en allant la chercher aux Enfers, partie qui n’est pas racontée par la pièce, ce que j’ai trouvé un peu dommage ! C’est une des parties les plus intéressantes du mythe selon moi ! Mais, ce peut aussi être laissé de côté pour mettre en avant ce qui est réellement important dans la pièce : les personnages ne cherchent pas à percer le mystère de la mort, ils veulent simplement faire revenir celle qu’ils aiment.

J’ai adoré la représentation de la mort dans la pièce : imaginer ce jeu de miroir sur scène m’a vraiment donné envie de voir Orphée jouée ! Je trouve le thème du miroir extrêmement intéressant : il permet de montrer tant de choses, mais aussi d’en suggérer tant d’autres ! J’ai lu que cette pièce jouait sur les anachronismes ; en effet, la représentation de la mort en tant que personnage, accompagnée d’anges, ne semble pas issue de la mythologie grecque, mais plutôt de la mythologie biblique. De plus, l’auteur a voulu transposer le mythe grec à son époque, d’où l’irruption d’un commissaire, ou le décor choisi pour la pièce.

 

Ce fut donc une bonne expérience, mais je pense relire la pièce et, pourquoi pas, l’étudier ?

Lucrèce Borgia de Victor Hugo

Posté : 30 mars, 2019 @ 2:57 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Genre : Théâtre, Classique Lucrèce Borgia

Editeur : Pocket 

Année de sortie : 2017 [1833] 

Nombre de pages : 156

Synopsis : Indifférente à la haine de l’Italie entière, Lucrèce Borgia parade au carnaval de Venise. Qui pourrait inquiéter cette femme de pouvoir qui baigne dans l’adultère, l’inceste et le crime ? Elle a peur cependant, et tremble pour un simple capitaine qu’elle cherche parmi la foule. Il se nomme Gennaro. Il est amoureux d’elle, lui qui tient les Borgia en aversion et insulte leur blason. Or Gennaro n’est autre que son fils, né de ses amours incestueuses avec son propre frère, et le jeune homme ignore tout de son passé et de ses origines. Lucrèce est un monstre, mais aussi une femme et une mère. Comment protéger son enfant, comment le soustraire à la fureur d’un mari qui le croit son amant ?

En 1833, ce mélodrame tragique surpasse tous les triomphes de Victor Hugo. 

 

Avis : J’ai trouvé cette pièce d’occasion en décembre, elle fait partie des derniers livres achetés pendant l’année 2018 !

J’ai aimé Lucrèce Borgia, mais je n’ai pas réussi à adorer. Encore une fois, l’un de mes problèmes est le synopsis. Celui-ci dévoile LA FIN !! Donc, pas de surprises, pas de grosses révélations pour le lecteur, alors que ce devait l’être pour les spectateurs de la pièce ! Elle perd de sa saveur ; le lecteur n’a pas besoin de revenir en arrière pour voir les indices qu’il a laissés passer, il les a trouvés avant grâce au/à cause du synopsis. Donc, c’est décidé : j’arrête de les lire ! Mieux vaut aller à l’aveugle dans un livre plutôt que de ne rien ressentir pendant les grandes révélations qu’il est censé contenir !

Pour autant, c’est très bien écrit, et intéressant à lire. De plus, j’aime beaucoup les livres, tout genre confondu, dont l’action se situe en Italie ! J’ai appris pas mal de choses sur les Borgia, une famille que je connais finalement assez mal. Je ne sais pas si tout est à croire chez Hugo, mais je vais continuer à lire à propos d’elle pour le savoir ! Je me suis aussi rendu compte que Lucrèce Borgia avait été écrite en 1833, comme Lorenzaccio, que j’ai lu juste avant ! Je n’y ai pas tellement vu de parallèle avec l’histoire de France, contrairement à la pièce de Musset, qui en est truffée !

Je me suis aussi rendu compte, avec ce livre, qu’il y a un trope qui commence à m’agacer en littérature : le malentendu, l’absence de communication. Et ici, ils sont ENORMES ! Lucrèce a plusieurs fois la possibilité de rétablir la vérité avec tous les personnages ; elle ne le fait jamais. Elle peut sauver Gennaro en disant qui il est à son mari, Alphonse d’Este ; elle ne le fait pas. Elle peut faire comprendre à Gennaro qui il est, depuis le début de la pièce ; elle ne le fait qu’à la fin, quand il est trop tard. Je sais que c’est pour l’intensité dramatique, et que cette pièce est un mélodrame tragique ; mais j’ai du mal à apprécier ! J’adore la tragédie, mais parfois, elle peut paraître un peu trop poussé ; là, « mélodrame tragique », c’était trop pour moi ! 

Enfin, Lucrèce Borgia m’a beaucoup fait penser à Cersei Lannister. Comme elle, elle est comparée à une lionne, elle protège ses enfants avec acharnement, mais elle est sans pitié pour les autres. Elle a des relations avec un de ses frères, et sa famille est divisée. Il y a même une scène qui m’a fait penser aux Noces Pourpres !!!

 

Donc, si vous voulez lire cette pièce et garder l’effet de surprise, ne lisez pas le synopsis !

 

Lorenzaccio d’Alfred de Musset

Posté : 29 mars, 2019 @ 8:47 dans Avis littéraires, Coup de cœur | Pas de commentaires »

Genre : Théâtre, Classique Lorenzaccio

Editeur : GF

Année de sortie : 2008 [1833] 

Nombre de pages : 218

Synopsis : Dans la Florence des Médicis, le jeune Lorenzo projette en secret l’assassinat de son cousin, le tyran Alexandre. Tentative désespérée de changer le cours de l’Histoire en faisant triompher la cause républicaine ? Ou œuvre d’un individu d’exception, désireux de laisser son nom à la postérité ? Sous le masque de ce personnage « glissant comme une anguille », double de Brutus l’Ancien comme de Hamlet, se laisse entrevoir, de loin en loin, le moi déchiré de l’auteur, enfant du siècle. Entre cynisme et idéalisme, débauche et héroïsme, la figure énigmatique de celui que l’on surnomme Lorenzaccio, a inspiré à Musset ce chef-d’œuvre du drame romantique.  

 

Avis : J’ai étudié Lorenzaccio pour le bac, et je me souviens avoir adoré ce livre, autant la lecture que l’étude !

Je peux confirmer que cette pièce est une de mes préférées ! Je suis fascinée par Lorenzo, par son intelligence, sa ruse, sa solitude et sa mélancolie. Il m’a fait penser à Tyrion Lannister parfois : il adore manier les mots, mais sait aussi se servir d’une épée ! Et il a clairement des problèmes avec sa famille !

J’aime aussi voir les parallèles entre l’Italie du XVIe siècle et la France des années 1830 : politiquement, les deux époques sont instables, entre monarchie et république, entre révolution et continuité. C’est aussi la raison pour laquelle un des sujets de réflexion de la pièce est l’opposition entre paroles et actions. Les gens adorent parler, mais ils agissent rarement. Leurs mots sont vides, ils ne servent qu’à montrer leurs opinions, mais ils changent rarement la situation dans laquelle ils se trouvent. Lorenzo les méprise, et décide d’agir pour un futur meilleur – ou parce que sa vie n’a plus de sens ? L’hypocrisie et l’anticléricalisme sont aussi au rendez-vous : il est clair que Musset n’aimait pas beaucoup les prêtres !

Je n’ai pas beaucoup de pièces préférées, mais celle-ci vient prendre place avec Antigone de Jean Anouilh et La Guerre de Troie n’aura pas lieu de Jean Giraudoux ! 

 

Donc, une belle relecture !

 

Une maison de poupée de Henrik Ibsen

Posté : 7 août, 2018 @ 12:12 dans Avis littéraires, Coup de cœur | Pas de commentaires »

Genre : ThéâtreUne maison de poupée

Editeur : Le Livre de Poche 

Année de sortie : 2016 [1879]

Nombre de pages : 154

Titre en VO :  Et Dukkehjem (norvégien) 

Synopsis : Dans cette maison où la femme est et n’est qu’une poupée, les hommes sont des pantins, veules et pleutres. Sans doute Nora incarne-t-elle une sorte de moment auroral du féminisme, alors qu’être, c’est sortir, partir. Et Ibsen, grâce à ce chef-d’œuvre, accède au panthéon de la littérature mondiale.

Mais si sa poupée se met, sinon à vivre, du moins à le vouloir, au point de bousculer au passage l’alibi de l’instinct maternel, c’est qu’autour d’elle les hommes se meurent. Ibsen exalte moins Nora qu’il n’accable le mari, l’avocat Helmer, ou Krogstad par qui le chantage arrive. 

 

Avis : Cela faisait longtemps que cette pièce se trouvait dans ma PAL, il était temps de l’en sortir !

On parle souvent d’Une maison de poupée comme d’une pièce féministe ; pourtant, ce n’était apparemment pas l’intention première de l’auteur. Il désirait écrire une pièce sur l’individualisme, et son héroïne se trouve être une femme. En effet, Nora Helmer est une poupée dans la maison de son mari : on attend d’elle qu’elle s’occupe de la maison, de ses enfants, de son homme, mais pas qu’elle réfléchisse, qu’elle ait du bon sens, ou des connaissances. Elle est un bel oiseau, une alouette, un écureuil joyeux, qui doit obéir sans poser de questions. Mais Nora cache quelque chose, un secret qui changerait sa vie si son mari Torvald l’apprenait. Cette pièce est agaçante : les personnages masculins sont insupportables d’égoïsme et de stupidité, incapables de réfléchir en d’autres termes que la domination masculine et l’intérêt personnel, non pour s’élever, mais pour s’enrichir. Ils veulent une place, des richesses, des choses à montrer ; ils ne veulent pas être mais paraître. Tous ont quelque chose d’exaspérant : le médecin, Dr. Rank, est convaincu qu’il va mourir à cause des péchés de son père, qui l’ont contaminé ; Krogstad veut absolument se rétablir dans la société, et veut une place d’influence à la banque, sans se soucier de la manière dont il obtient son travail ; Torvald, l’avocat, ne jure que par l’apparence. Sa femme est la plus belle, la plus gracieuse, les hommes lui envient, la désire, et sa place à la banque va lui permettre de gagner beaucoup d’argent pour satisfaire les envies de Nora. Tout le début de la pièce, Nora est présentée comme une femme bête, qui ne veut que de l’argent, très superficielle, ignorante. Mais cela n’est pas étonnant : elle n’a pas reçu l’éducation qu’il fallait, elle n’est pas capable parce qu’elle n’a pas appris à l’être. Elle est considérée par son mari comme un bel objet en sa possession, quelque chose dont il peut user à sa guise, et quand il le désire – il me semble qu’à la fin, il est sur le point de la forcer à coucher avec lui. Donc, il est très facile pour Torvald de se moquer de Nora, de la rabaisser : elle ne sait pas s’élever, elle n’en a pas les moyens. Et pourtant, même sans cette éducation correcte, elle est convaincue qu’elle a agi justement, que ce sont les lois qui ont tort, et pas elle, qu’il est normal de tout faire pour épargner de la souffrance à un père et à un mari. En fait, les hommes sont bien faibles face aux femmes qui se sacrifient pour eux, qui font tout pour leur éviter de subir. En fin de compte, ce sont eux qui sont fragiles et naïfs à la fin ; ce sont eux qui sont enfermés dans les carcans de la société, et ce sont les femmes qui s’en libèrent.

La première partie de la fin (si je peux parler ainsi) m’a tellement agacée que j’avais les larmes aux yeux ; j’avais tellement envie que Torvald comprenne sa bêtise !! En plus d’être stupide, il devient cruel ! Ses dernières réactions m’ont tellement énervée !! La deuxième partie : [SPOILER] quel soulagement de voir Nora réagir !! J’ai attendu ça toute la pièce !!! C’est là que la pièce révèle son « but » : l’individualisme. Nora doit d’abord devenir une femme, une personne à part entière avant d’aimer, que ce soit un mari ou des enfants. Comment pourrait-elle éduquer correctement ses petits si elle n’est pas elle-même éduquée ? Comment peut-elle prendre soin de quelqu’un, et lui inculquer les bonnes valeurs si elle ne sait pas comment faire, si elle ne les connaît pas ? La meilleure fin possible !! [FIN DU SPOILER]

 

Donc, une pièce exceptionnelle, à la fois individualiste et féministe, qui nous montre tout l’intérêt de l’éducation. 

Macbeth de William Shakespeare

Posté : 29 juillet, 2017 @ 1:39 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Tragedies Genre : Classique, Théâtre

Editeur : Oxford University Press (Guild Publishing London)

Année de sortie : 1990 [1987]

Nombre de pages : 25 (c’est bien le texte intégral, mais écrit en minuscule !!)

Synopsis : Pas de synopsis pour cette édition, donc je vous mets celui de Livraddict : Le général écossais Macbeth revient du combat où il a vaillamment défendu son seigneur Duncan quand, en pleine lande, trois sorcières apparaissent et lui annoncent qu’il deviendra roi. Lorsque Duncan lui rend visite pour le récompenser de sa bravoure, Macbeth, hanté par la prédiction des sorcières et poussé par sa femme, tue son hôte et s’empare du pouvoir. En proie au remords, le couple sombre peu à peu dans la folie…

 

Avis : Cela fait très longtemps que je voulais lire Macbeth, et, je ne sais pas pourquoi, je repoussais toujours ma lecture. Puis, j’ai vu qu’un film était sorti en 2015 avec Michael Fassbender, et je me suis dit que ce serait sympa de regarder avec mon compagnon – bien sûr, pas avant d’avoir lu la pièce !

Shakespeare a un don : il parvient à me faire aimer des personnages, à me faire ressentir de la sympathie pour eux, alors qu’ils ne le méritent clairement pas quand on lit la pièce. J’étais vraiment compatissante envers Macbeth, qui se laisse consumer par l’envie, par l’ambition, poussé par sa femme à commettre des actes irréparables. Dès la prophétie des sorcières, on sent que le personnage va être tourmenté par ce qu’elles ont prédit, que la fatalité va s’acharner sur lui : il sera baron de Cawdor, puis roi. Il ne cesse d’y penser, il en parle à sa femme, et elle le pousse à forcer le destin. Pourtant, Macbeth, au début de la pièce, ne semble pas particulièrement ambitieux : il sert son roi, fait la guerre, mais ne pense pas à la royauté pour lui-même avant que les sorcières ne lui en parlent. Une fois l’idée implantée, elle fait son chemin et conduit Macbeth - ainsi que sa femme - vers le crime, puis vers les remords et la folie. Il est prêt à croire tout ce que lui prédisent les sorcières : il n’interprète pas ce qu’elles disent et se retrouve vite au pied du mur. Comme dans Othello, ce n’est pas celui qui insuffle l’idée qui fait le « sale boulot » ; ce n’est pas Iago qui tue Desdémone ou Cassio, comme ce n’est pas Lady Macbeth qui tue le roi. C’est le personnage principal qui devient criminel, et qui, pourtant, étrangement, reste « sympathique » au lecteur, parce qu’il est manipulé plus qu’il n’est criminel de son plein gré. Rien que pour ça, je ne peux pas ne pas aimer les pièces de Shakespeare !

Ce que j’aime aussi dans cette pièce – excepté le fait que c’est une tragédie – est l’ambiance, plus sombre que dans les pièces que j’ai lues précédemment. D’abord, l’histoire débute par une guerre, et donc, concrètement, par un bain de sang, qui se poursuit avec des meurtres. La pièce est aussi plus sombre à cause de – ou grâce à - la magie présente ici, une magie noire, exécutée par des sorcières qui invoquent le nom d’Hécate, déesse lunaire, protectrice parfois, mais aussi déesse de l’ombre et des morts. C’est cet aspect de la déesse qui est mis en avant ici : invoquée par les sorcières, elle chante avec elles, et les aide dans la concoction d’une sorte de potion. Lady Macbeth, elle aussi, contribue à l’ambiance plus sombre, notamment par le fait qu’elle n’écoute pas son mari quand il doute ; elle le pousse plutôt à réaliser la prophétie des sorcières, quitte à devoir tuer pour y parvenir. Elle est rattrapée par des remords, qui font surface la nuit, sous forme de crises de somnambulisme pendant lesquelles elle revit sa conversation avec Macbeth. Mais, en voulant réaliser la prédiction à tout prix, le général a oublié, momentanément, une partie de celle-ci : Banquo, l’ami du général, lui aussi, s’est vu prédire quelque chose. Autre chose de très appréciable : l’écriture, excellente, un peu difficile parfois, mais agréable.

La fin est, évidemment, tragique : les personnages ont succombé à la folie, Macbeth voit des fantômes et se barricade dans son château, persuadé d’être invincible grâce à une nouvelle prophétie. Il s’est laissé abuser, et le lecteur ressent, quand même, encore, de la sympathie pour lui à la fin.

 

Donc, une très bonne pièce, sombre et bien écrite, et dont les personnages sont appréciés, malgré leurs crimes !

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