Redbluemoon

I found myself in Wonderland.

The Lost World de Michael Crichton

Posté : 25 novembre, 2020 @ 4:08 dans Avis littéraires, Coup de cœur | Pas de commentaires »

Genre : Science-fiction, HorreurThe Lost World

Editeur : Knopf

Année de sortie : 1995

Nombre de pages : 448

Titre en français : Le Monde perdu

Synopsis : It is now six years since the secret disaster at Jurassic Park, six years since the extraordinary dream of science and imagination came to a crashing end – the dinosaurs destroyed, the park dismantled, the island indefinitely closed to the public.

There are rumors that something has survived… 

 

Avis : A VENIR

Jurassic Park de Michael Crichton

Posté : 22 novembre, 2020 @ 5:35 dans Avis littéraires, Coup de cœur | Pas de commentaires »

Genre : Science-fiction, HorreurJurassic Park

Editeur : Ballantine Books

Année de sortie : 2012 [1990]

Nombre de pages : 466

Titre en français : Jurassic Park/Le Parc jurassique

Synopsis : An astonishing technique for recovering and cloning dinosaur DNA has been discovered. Now humankind’s most thrilling fantasies have come true. Creatures extinct for eons roam Jurassic Park with their awesome presence and profound mystery, and all the world can visit them—for a price.

Until something goes wrong. . . .

In Jurassic Park, Michael Crichton taps all his mesmerizing talent and scientific brilliance to create his most electrifying technothriller.

 

Avis : A VENIR

To Hold Up the Sky de Cixin Liu

Posté : 4 novembre, 2020 @ 10:36 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Genre : Science-fiction, Nouvelle To Hold Up the Sky

Editeur : Tor

Année de sortie : 2020

Nombre de pages : 336

Titre en français : pas encore traduit

Synopsis : From New York Times bestselling author Cixin Liu comes a short story collection of captivating visions of the future and incredible re-imaginings of the past.

In To Hold Up the Sky, Cixin Liu takes us across time and space, from a rural mountain community where elementary students must use physicas to prevent an alien invasion; to coal mines in northern China where new technology will either save lives of unleash a fire that will burn for centuries; to a time very much like our own, when superstring computers predict our every move; to 10,000 years in the future, when humanity is finally able to begin anew; to the very collapse of the universe itself.

Written between 1999 and 2017 and never before published in English, these stories came into being during decades of major change in China and will take you across time and space through the eyes of one of science fiction’s most visionary writers.

Experience the limitless and pure joy of Cixin Liu’s writing and imagination in this stunning collection.

Stories included are:
Contraction
Full Spectrum Barrage Jamming
The Village Teacher
Fire in the Earth
Time Migration
Ode to joy
Cloud of Poems
Mirror
Sea of Dreams
Cloud of Poems
The Thinker

 

Avis : A VENIR

No(s) futur(s) : Imaginer les possibles du changement climatique sous la direction d’Aline Aurias, Roland Lehoucq, Daniel Suchet et Jérôme Vincent

Posté : 6 octobre, 2020 @ 12:05 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Genre : Essai, Nouvelle, Science-fictionNo(s) futur(s)

Editeur : ActuSF (Les 3 Souhaits)

Année de sortie : 2020

Nombre de pages : 529

Synopsis : Sous la direction d’Aline Aurias, Roland Lehoucq, Daniel Suchet & Jérôme Vincent

Préface de Valérie Masson-Delmotte, co-présidente du groupe n°1 du GIEC.

10 textes de science, 10 textes de fiction : 20 regards issus de la rencontre entre scientifiques et créateurs d’imaginaire, pour explorer et expliquer les possibles du changement climatique. Inspiré par les rapports du GIEC, Nos futurs donne à voir et à penser les innombrables facettes du lien entre le climat et nos sociétés : inégalités, biodiversité, urbanisme, santé, industrie … Un mélange original, éclairant et stimulant, et plus que jamais nécessaire : car chaque demi-degré compte, chaque année compte, chaque choix compte …

Mathieu Auzanneau, Anne Barre, Audrey Berry, Philippe Bihouix, Pierre Bordage, Claire Chenu, Chloé Chevalier, Isabelle Czernichowski-Lauriol, Jeanne A-Debats, Catherine Dufour, Claude Ecken, Estelle Faye, Laurent Genefort, Raphaël Granier de Cassagnac, Marie-Jeanne Husset, Sylvie Lainé, Jane Lecomte, Jean-Marc Ligny, Pascal Maugis, Véronique Moreira, François Moutou, Sylvain Pellerin et Vincent Viguié.

 

Avis : J’ai reçu No(s) futur(s) en service presse de la part des éditions ActuSF que je remercie encore !

Ce livre est un recueil de vingt textes sur le changement climatique : dix textes scientifiques, dix textes de fiction. A chaque fois, la nouvelle fictive est écrite suite à une collaboration entre écrivain.e et expert.e scientifique. Rien que pour cette idée, j’étais très intriguée !

J’ai adoré le fait que les sujets, tout en restant focalisés sur le changement climatique et le développement durable, soient tout de même divers – qu’il n’y ait pas, par exemple, trois ensembles qui traitent d’un même thème. Sont évoqués les ODD, Objectifs de Développement Durable, tout le long du recueil : aucun n’est traité deux fois, même si certains se recoupent ou mentionnent un autre ODD. Le texte scientifique vient toujours avant la nouvelle : il permet d’expliquer les bases mais aussi le problème rencontré ainsi que les solutions possibles – et les futurs qui en découlent. Le lecteur apprend donc beaucoup de choses sur tous ces sujets ou se voit offrir un rappel sur des éléments qu’il peut avoir oublier ! En ce qui concerne les nouvelles, j’ai découvert de nouveaux auteurs et de nouvelles autrices que je n’avais jamais lu.e.s, comme Estelle Faye ou Chloé Chevalier ! J’ai trouvé très intéressante l’articulation entre les deux textes, la fiction reprenant des éléments expliqués dans la partie scientifique pour montrer aux lecteurs le futur possible.

Mais, pour autant, j’ai trouvé cette lecture parfois fastidieuse – je pense que c’est aussi la période qui fait, en partie. Je suis sûre de ne pas avoir tout compris des textes scientifiques, soit parce que mon cerveau n’était pas entièrement disponible au moment de la lecture, soit parce que les auteurs et autrices sont, comme je l’ai dit, des expert.e.s et donc emploient des termes et expliquent des choses qui sont sans doute évidentes pour eux, mais qui ne le sont pas du tout pour nous. Pour autant, comme je l’ai dit plus haut, cela permet au lecteur d’apprendre beaucoup !

J’aurais dû m’en douter en lisant le titre et son sous-entendu, no future : certaines nouvelles – et même certains textes scientifiques – sont assez déprimants. Évidemment, nous le savons, la situation n’est pas du tout idéale, et même loin de là. Les scientifiques nous expliquent comment on peut endiguer le changement climatique sans l’arrêter, mais ce qui m’a surtout déprimée, c’est la prise de conscience que les individus peuvent faire tout ce qu’ils veulent, tant que les gouvernements et les industries ne mettent pas clairement la main à la patte, les chiffres ne bougeront pas suffisamment. Et c’est en partie ce qu’on peut reprocher à ceux qui culpabilisent les consommateurs. C’est très bien de mettre en place des politiques écologiques, de demander aux individus de réduire leur consommation de carburant, de passer au vert, de trier, de faire ceci et cela : ils ont parfois l’impression d’être une souris face à un troupeau d’éléphants qui eux polluent sans vergogne et ils se sentent impuissants. Un des textes scientifiques évoquent cela, ce que j’ai vraiment apprécié ; d’autres mettent en avant des politiques qui doivent prendre en compte la justice sociale, ce qui n’est pas le cas, par exemple, de la taxe carbone. L’un d’entre eux, celui sur l’ODD « Villes et communautés durables », évoque un futur qui m’a paru utopique avant d’évoquer l’inverse, un futur dystopique et cauchemardesque. Autant vous dire que le moral n’était pas toujours au beau fixe pendant la lecture ! Enfin, j’ai trouvé quelques coquilles qui n’ont pas gêné ma lecture, mais que j’ai remarqué tout de même !

 

Donc, ce livre permet d’alimenter la réflexion sur le changement climatique et les futurs possibles au vu de notre situation actuelle. Peu sont optimistes, même si certains textes scientifiques évoquent des possibilités de futurs non catastrophiques. Une lecture que j’ai … « appréciée » n’est sans doute pas le bon verbe, mais je suis contente d’avoir lu ce livre et d’avoir appris autant de choses !

Félines de Stéphane Servant #plib2020

Posté : 27 juillet, 2020 @ 10:28 dans Avis littéraires, Coup de cœur | Pas de commentaires »

Genre : Science-fictionFélines

Editeur : Rouergue

Année de sortie : 2019

Nombre de pages : 374

Synopsis : Personne ne sait exactement comment ça a commencé. Ni où ni quand d’ailleurs. Louise pas plus que les autres. Ce qui est sûr, c’est quand les premiers cas sont apparus, personne n’était prêt et ça a été la panique. Des adolescentes qui changeaient d’un coup. Des filles dont la peau se recouvrait de… dont les sens étaient plus… et les capacités… Inimaginable… Cela n’a pas plu à tout le monde. Oh non ! C’est alors qu’elles ont dû se révolter, être des Félines fières et ne rien lâcher !

 

Avis : Je dois l’avouer, je n’étais pas très enthousiasmée par ce livre : ni la couverture ni le résumé ne m’attiraient ! Entre temps, il a été désigné comme un des finalistes du Plib 2020, donc je devais le lire afin de pouvoir voter pour le gagnant !

Eh bien, je remercie à nouveau le Plib : sans eux, jamais je n’aurais lu Félines, et j’aurais clairement raté quelque chose !

J’ai eu un peu de mal au début, notamment avec le style de l’auteur. J’avais également du mal à cerner Louise et à comprendre pourquoi elle était passée de « garce » du lycée à introvertie qui se réfugie dans les livres.

En revanche, dès le début, j’ai aimé que ce soit vrai : le moment dans les vestiaires est facile à se représenter, tout comme la réaction et les pensées de Louise. La double narration m’a également séduite : le premier narrateur est un écrivain qui a recueilli le témoignage de Louise, qui est donc la seconde voix du roman. L’écrivain fait davantage office de cadre : le récit le plus important est celui de la jeune fille. Elle nous permet de revivre les événements ; le fait que ce soit un témoignage permet de créer une attente chez le lecteur, notamment avec des procédés d’anticipation du style « nous ne savions pas alors … » ou « le pire restait à venir ». A partir d’un moment, j’ai fini par avoir peur pour elle et pour ses compagnes !

Peu à peu, le roman devient très féministe : il traite à la fois des violences faites aux femmes, de la façon dont elles sont considérées dans la société et de la façon dont sont considérés les garçons qui ne respectent pas les codes de la masculinité, comme Tom. L’une des filles a une théorie sur la transformation des adolescentes en Félines, théorie auquel le lecteur peut déjà avoir pensé rien qu’en apprenant l’histoire de Louise. SPOILER 1

Ce roman fait partie du genre de la science-fiction. En effet, rien de magique dans la transformation des filles : celle-ci est due à une altération du chromosome X et n’atteint que les adolescentes. Au cours du récit, plusieurs informations sont données sur les Félines et ce qui est considéré comme leur « maladie » : tout cela est le résultat de recherches scientifiques plus ou moins dignes de confiance.

Concernant les personnages, j’ai fini par adorer Louise. Je me suis facilement attachée à elle. Elle devient rapidement une figure de proue du mouvement des Félines. J’ai aimé qu’elle ne soit pas parfaite, qu’elle ne veuille pas être une héroïne, mais qu’elle prenne les choses en main quand c’est nécessaire. J’ai également trouvé les Félines en général très attachantes : elles sont toutes différentes et complexes, aucune ne ressemble à une autre. Elles forment un groupe plus ou moins soudé au cours du roman : j’ai adoré les voir évoluer ensemble, se soutenir, se réunir. J’ai particulièrement aimé la Rouquine. SPOILER 2

SPOILER 3

La fin est assez ouverte : le lecteur ne sait pas ce qui est arrivé après le témoignage de Louise, l’écrivain ne donne pas plus de renseignements. SPOILER 4

 

Donc, un excellent roman qui m’a surprise et qui traite d’un sujet brûlant dans notre société actuelle !

 

SPOILER 1 : En effet, elle pense que les jeunes filles se transforment à cause de la violence des hommes et de la société, que c’est une sorte de revanche de la nature pour faire comprendre aux humains que quelque chose ne fonctionne pas dans leur façon de traiter la moitié de l’humanité. Effectivement, au fil du roman, le lecteur se rend compte que les premières filles à se transformer sont celles qui ont subi la violence des hommes (Louise, celle de Fred, Alexia, celle de son père, Fatia, celle de son frère). Devenues Félines, elles ne sont plus vulnérables : elles changent, deviennent plus sauvages, plus naturelles aussi. Elles s’acceptent davantage et refusent d’être à nouveau considérées comme des sous-humaines – en effet, Fatia explique que les femmes étaient déjà considérées comme des êtres inférieurs aux hommes, et que les Félines sont encore plus bas sur l’échelle des valeurs ; elles sont considérées comme des animales.   

SPOILER 2 sans doute pour l’affection qu’elle montre à Louise, pour le fait qu’elle soit sans gêne avec elle et qu’elle la prenne dans ses bras pour lui montrer qu’elle tient à elle. J’ai aimé leur amitié que j’ai trouvé très belle.  

SPOILER 3 Au cours du roman, les personnages et le lecteur apprennent que Louise est enceinte. J’ai eu un peu peur de l’intégration de la grossesse dans le roman, je me suis dit que ce pouvait facilement déraper. Pour autant, j’ai trouvé que c’était très bien traité par l’auteur. Louise mentionne le fait que la maternité n’est pas une prison pour les femmes, qu’elle n’est pas obligatoire et j’ai trouvé que c’était important de le spécifier.

SPOILER 4 J’aurais aimé en savoir plus, notamment sur les enfants de Louise ! En effet, l’écrivain les a vus, mais ne les décrit pas ! Cela m’a donné très envie d’une suite, avec peut-être l’intégration des Félines dans la société et ses enfants qui sont le futur de l’humanité !

 

 

#ISBN9782812618291

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