Redbluemoon

I found myself in Wonderland.

The Hunger Games, tome 1 de Suzanne Collins

Posté : 9 mai, 2014 @ 8:09 dans Avis littéraires, Coup de cœur | Pas de commentaires »

Genre : Hunger Games 1Science-fiction ; Jeunesse

Éditeur : Scholastic

Année de sortie : 2009

Nombre de pages : 464

Synopsis : Winning will make you famous. Losing means certain death. In a dark vision of the near future, twelve boys twelve girls are forced to appear in a live TV show called the Hunger Games. There is only one rule : kill or be killed. When sixteen-year-old Katniss Everdeen steps forward to take her sister’s place in the games, she sees it as a death sentence. But Katniss has been close to death before. For her, survival is second nature. 

 

Avis : D’abord, je voulais m’excuser du retard que j’ai pris avec cette chronique : je n’ai plus d’ordinateur, je ne peux donc pas poster mes avis. J’espère que cela se réglera très rapidement, et que je pourrais à nouveau poster normalement.

J’avais vraiment hâte de lire ce roman, et je l’ai choisi en anglais parce que je pense qu’il faut vraiment que je m’y mette ! Je pensais me douter de ce que j’allais trouver dans ce livre ; j’ai tout de même été très surprise d’aimer autant.

Tout le monde ou presque connaît l’histoire, beaucoup sans doute ont vu le film. Je n’ai pas voulu le voir avant d’avoir lu le livre, comme toujours, et je pense que j’ai bien fait. J’aurais peut-être été déçue en le regardant avant, certains effets que produit le texte n’auraient plus eu d’impact une fois le film visionné (j’ai déjà eu cette malheureuse expérience avec La couleur des sentiments et Ne le dis à personne). J’ai vraiment aimé l’histoire. Le synopsis est accrocheur et on se dit qu’il va y voir de l’action. Et, pour une fois, une histoire d’amour n’est pas au centre du livre ! (Peut-être qu’il y en a bien une, mais elle n’est pas au premier plan, ou de façon très détournée). On est très rapidement pris par l’histoire. On imagine comment les participants vont mourir (car il n’y a aucun doute qu’ils vont tous mourir et qu’il n’en restera qu’un), qui va se rapprocher de qui, qui cache quoi, comment tout cela va s’organiser. Stephen King, dont l’appréciation est mise en couverture du livre, n’a pas tort : l’on est plongé dans un suspense constant, l’on a envie de savoir, envie de tourner les pages plus vite pour arriver au prochain grand événement. Comme dans presque toutes les dystopies, l’histoire a lieu dans ce qu’il reste des Etats-Unis. On peut se demander pourquoi, mais cela n’aurait pas vraiment de sens ici (sans doute parce que ces auteurs sont américains, comme Kiera Cass et sa trilogie La Sélection). Toujours est-il que ces livres montrent une vision de l’homme particulièrement noire, et que les populations doivent souvent se rebeller contre les dirigeants tyranniques de ces pays. Ici, le centre de l’histoire sont ces fameux Hunger Games, chargés de rappeler aux différents districts leur défaite et leur soumission à Panem. La dimension horrible vient bien sûr du fait que les jeux se soldent par la mort de vingt-trois participants, mais surtout du fait que ce sont tous des enfants, de quatorze à dix-huit ans. La première scène choquante est bien évidemment celle du choix des concurrents dans le district 12 et la réaction de Katniss. On peut facilement s’imaginer à sa place et se demander si nous l’aurions fait. Facile à dire, bien sûr, mais l’on comprend tout de suite que le personnage nous sera attachant.

Étant dans une série jeunesse, je m’attendais à des jeux assez soft. Détrompez-vous, et ne faites pas lire ça à vos jeunes enfants ! Les jeux ont été annoncés cruels, sans pitié et sanglants ; ils le sont effectivement. Les morts de certains concurrents sont tellement atroces qu’on se sent mal, l’une d’entre elles est particulièrement triste (accompagnée parfois de quelques larmes sans doute). On a souvent beaucoup de mal à s’imaginer à la place de Katniss : elle se débrouille vraiment bien, et nous ne serions sans aucun doute pas du tout à la hauteur, nous qui vivons dans le confort et sans risque de mort imminente. Cela nous force à nous remettre en question, et à nous rendre compte qu’il y a bien pire que notre situation. Tout le long des jeux, une atmosphère pesante règne sur le livre. Les organisateurs y mettent du piment ce qui ajoute à l’envie de lire encore plus vite. Le côté science-fiction fait vraiment peur, on s’imagine très mal cette situation, et pourtant, on se rend compte qu’on ne sait jamais ce qui peut nous arriver. Et si un des grands pays du monde se mettait à faire n’importe quoi et aboutissait à son propre anéantissement ? Et si une nouvelle guerre se déclenchait et que tous les pays étaient dans cet état ? Les dystopies font souvent cet effet, et en même temps, ils rassurent, parce que l’on a vraiment l’impression que c’est à mille années-lumière de ce qui pourrait vraiment se passer chez nous. Ce roman m’a fait penser à une des nouvelles de Bernard Werber dans Paradis sur mesure, je crois qu’elle s’appelle « Du pain et des jeux ».

Les personnages sont très attachants dans l’ensemble. Katniss est, par excellence, l’héroïne courageuse, intelligente, au grand cœur, qui se sous-estime et qui, pourtant, peut y arriver. Elle est assez ambivalente : elle nous ressemble d’un côté et nous est totalement opposée de l’autre. Ce premier tome nous donne déjà pas mal d’informations sur elle, nous livre une partie de son passé, ses sentiments, les gens qu’elle affectionne, ceux qu’elle aime. On la découvre et, personnellement, je n’ai pas pu m’empêcher de l’apprécier. Peeta, quant à lui, m’a un peu agacé, et à la fois, j’ai vraiment eu pitié de lui. On ne sait pas vraiment quand il joue et quand il est sincère (on peut dire qu’on le découvre un peu à la fin) ce qui ne me l’a pas rendu sympathique. J’ai également beaucoup aimé le personnage de Rue. Elle a été faite pour que l’on n’ait qu’une envie : la protéger. On espère sincèrement qu’il ne lui arrivera rien, que les règles changeront pour elle. Prim est aussi un personnage auquel on s’attache : elle nous fait penser à une petite sœur fragile qu’il nous faut protéger ; c’est là que l’on comprend la ressemblance entre les deux personnages. Ceux qui sont antipathiques sont peu nombreux mais de taille : certains concurrents, surtout Cato et Clove, la mère de Katniss, que j’ai du mal à cerner mais qui ne m’inspire que peu de sympathie, Haymitch, personnage antipathique sur lequel on se pose vraiment des questions, les habitants du Capitol et Effie, tellement dans leurs Hunger Games qu’ils ne se rendent pas compte que ce sont des êtres humains qui meurent pour leur bon plaisir.

Grâce à ce premier tome, on entrevoit déjà la suite, notamment une quelconque relation entre le district 11 et le district 12. On se doute bien que la situation ne peut pas rester comme cela et que quelque chose s’est amorcé avec la fin particulière des jeux. On se demande vraiment ce qu’il va advenir des personnages principaux quand ils vont rentrer chez eux, la réaction de leurs proches, des autres, leur vie maintenant, et la tournée qui doit suivre les jeux. Je dois dire que la fin donne vraiment envie de continuer, et même de commencer le second tome immédiatement !

Je ne sais pas si j’aurais autant aimé le livre en français. J’ai essayé de comparer avec la version française, et je n’ai pu m’empêcher de me dire que ça rendait bien mieux en anglais. Cela m’a donné envie de lire plus de livres dans cette langue, et même en langue originale en général.

En définitive, un très bon livre jeunesse et science-fiction, qui donne envie de sauter sur le reste de la trilogie, et qui laisse un souvenir intense. Il fait aussi réfléchir, et, je le répète, c’est un des rares livres jeunesse où l’histoire d’amour n’est pas au centre de l’œuvre ! 

Les Ames Vagabondes de Stephenie Meyer

Posté : 18 août, 2013 @ 10:23 dans Avis littéraires, Coup de cœur | 2 commentaires »

Les Ames Vagabondes de Stephenie Meyer dans Avis littéraires couv55167930-185x300Genre : Science-Fiction

Editeur : Le Livre de Poche

Année de sortie : 2012

Nombre de pages : 829

Synopsis : La Terre est envahie. L’humanité est en danger. Nos corps restent les mêmes, mais nos esprits sont contrôlés. Melanie Stryder vient d’être capturée. Elle refuse cependant de laisser place à l’être qui tente de la posséder. Quelque part, caché dans le désert, il y a un homme qu’elle ne peut pas oublier. L’amour pourra-t-il la sauver ?

 

Avis : La couverture est intrigante. On se demande pourquoi l’éditeur a choisi un œil. On le comprend rapidement, rien qu’avec l’affiche du film sorti cette année. Twilight est encore très présent dans les esprits. Le nom de l’auteure y est automatiquement associé. De multiples questions se posent sur ce livre : est-ce encore une histoire de vampires ? Y a-t-il encore une histoire d’amour ? Est-ce plus pour les ados ou plus pour les adultes ?

Ce livre est vraiment très riche ! Il n’est pas centré sur l’amour comme dans Twilight, même s’il est tout de même très présent. Il n’y a pas de vampires non plus. En fait, cette œuvre est très différente de la première saga de l’auteure. Et je dois avouer que j’ai autant aimé les deux. Ici, Stephenie Meyer développe un monde particulier, un scénario inattendu et envoûtant. Elle nous oblige à nous poser des questions auxquelles, peut-être nous avions réfléchi, mais que nous n’avions jamais abordées avec sérieux. Elle nous montre un monde apocalyptique et nous donne une autre vision de l’être humain, vu par des yeux extraterrestres qui nous jugent sur nos actes les plus répréhensibles, en mettant de côté les bonnes actions et les qualités humaines, que l’héroïne découvre petit à petit.

Les personnages sont vraiment très attachants ! Concernant Vagabonde, la narration à la première personne permet de tout de suite l’apprécier même si elle est la « méchante » de l’histoire dès le début. Elle est naïve, généreuse comme personne, unique car elle n’est ni vraiment humaine, ni vraiment âme. Elle est également douce et de plus en plus attachante au fil des pages. Elle est aussi déchirée entre les amours qu’elle ressent pour diverses personnes, et « victime » de la Société des Âmes. Tout le long du livre, elle évolue et devient de plus en plus humaine, même si elle conserve certains aspects de sa vie d’âme. Melanie, quant à elle, est l’humaine à laquelle on peut s’identifier. Il est effrayant de s’imaginer à sa place. Ses réactions sont compréhensibles, et la résistance qu’elle oppose à Vagabonde nous la rend encore plus sympathique. On se reconnait en elle, et on imagine notre vie sur cette Terre envahie. On pourrait qu’elle est le personnage principal mais, au fond, pas vraiment. C’est une héroïne sans en être une. Puis, Jamie : il est tellement mignon ! Il donne envie d’avoir le même à la maison. C’est un petit homme courageux sous l’apparence d’un enfant. Jared, quant à lui, m’a été antipathique au début, parce qu’il ne comprenait rien. On aurait presque envie de le gifler pour lui faire entrer la vérité dans la tête. Mais il change, il évolue et devient le Jared des souvenirs de Melanie. Enfin, Ian : l’homme idéal. Doux, attachant, même s’il est repoussant au début avec son frère Kyle. On a envie de le voir heureux malgré la répulsion du début.

Le début in medias res est assez troublant. On ne comprend pas tout. Les mots employés sont flous. Mais cela donne vraiment envie de connaitre la suite. Le premier chapitre est captivant : il nous happe dans l’histoire et nous donne envie d’en savoir plus.

Il est vraiment impossible de lâcher ce livre. Les pages se tournent toutes seules. Au premier moment de relâchement, un nouveau coup de théâtre arrive et on tourne les pages encore plus vite.

Quelques scènes font frissonner, notamment les premières et les dernières. Les opérations ne sont définitivement pas mon truc ! On ressent beaucoup d’émotions diverses à la lecture de ce livre. Pendant ces scènes dont je parlais, on ressent du dégoût, de l’horreur et de la peur. A d’autres moments, on ressent de la tristesse, de la joie, du chagrin, du désespoir, mais également la passion des personnages.

La fin est très frustrante. Stephenie Meyer a déclaré que, finalement, elle ferait de ce livre le premier tome d’une trilogie. Je suis totalement d’accord : il est impossible que le livre se finisse comme cela. Certains personnages ne sont pas assez développés, comme Jared, ou finalement, Melanie. Je pensais que ce n’était qu’un roman isolé : j’ai été un peu décontenancée et déçue sur le coup, mais, après réflexion, j’ai très envie que cela continue ! J’ai vraiment hâte ! A quand le deuxième tome ?! (Par contre, je ne sais pas si l’on peut faire confiance à l’auteure : elle avait promis un autre roman dans la saga Twilight, Midnight Sun, qui n’est jamais sorti. J’ai peur que la suite ne vienne jamais …)

 

En définitive, une vraie surprise ! Je ne pensais pas aimer autant et j’ai vraiment hâte de lire la suite ! Un très bon roman SF ! Je n’ai pas vu le film, et je n’ai pas vraiment envie de le regarder, car je ne me suis fait une idée des personnages et des décors du roman. Si vous l’avez vu, quand avez-vous pensé ?          

La Sélection, tome 2 : L’Élite de Kiera Cass

Posté : 28 juin, 2013 @ 2:26 dans Avis littéraires, Coup de cœur | Pas de commentaires »

La Sélection, tome 2 : L'Élite de Kiera Cass dans Avis littéraires couv3610935-187x300Genre : Jeunesse, Science-Fiction, Romance

Editeur : Robert Laffont

Année de sortie : 2013

Nombre de pages : 308

Synopsis : Elles étaient 35 candidates. Elles ne sont plus que 6. Trois cents ans ont passé et les États-Unis ont sombré dans l’oubli. De leurs ruines est née Illeá, une monarchie de castes. Mais un jeu de téléréalité pourrait bien changer la donne. La Sélection de trente-cinq candidates s’est réduite comme peau de chagrin, et désormais l’Élite restante n’est plus composée que de six prétendantes. L’enjeu pour ces jeunes filles ? Convaincre le prince Maxon, le Roi et la Reine ses parents, qu’elles sont les mieux à même de monter sur le trône d’Illeá, alors que les factions de rebelles veulent faire tomber la monarchie. Pour America Singer, demeurer au palais est encore plus compliqué : ses sentiments envers Maxon viennent se heurter à l’amour qu’elle éprouve depuis l’enfance pour Aspen, garde royal qu’elle croise tous les jours dans les galeries, et à son sens aigu de la justice trop souvent déçu par les décisions royales … Entre intrigues de cour, dilemmes tragiques et loyautés divisées, America navigue à vue dans la tourmente, en quête du déclic qui changera à jamais le cours de sa vie … Tout jeu comporte des règles, et les règles sont faites pour être transgressées.

 

Avis : Une couverture toujours aussi énigmatique, une robe un peu étrange : que se passe-t-il dans ce second tome ?!

Tout comme pour La Sélection, j’ai lu ce tome très rapidement (mis bout à bout, une matinée) et j’ai adoré, même si j’ai tout de même préféré le premier. Je me suis à nouveau laissée emporter, je me suis retrouvée à Angeles, dans le palais des Schreave, j’ai suivi America dans ses déboires amoureux, mais aussi Maxon et tous les autres. Je me suis encore attachée à plusieurs d’entre eux, et j’en ai haï d’autres, que je n’appréciais déjà pas spécialement. Mais, dans ce tome, contrairement à d’autres œuvres, la romance n’est pas le seul sujet abordé, même si elle prend une grande place dans l’histoire. On en apprend plus sur le passé d’Illeá et sur son « créateur », sur la politique, sur les autres pays. On découvre peu à peu ce qui se cache derrière la monarchie de castes des anciens États-Unis. Les autres sélectionnées sont aussi bien intégrées à l’histoire. On découvre un peu plus Kriss, Marlee et Celeste, ainsi qu’Elise et Natalie. Il arrive des choses différentes à chacune. Je trouve vraiment génial que l’auteure ne se focalise pas que sur les problèmes amoureux d’America, mais qu’elle s’intéresse aussi au monde du livre, aux autres personnages et aux intrigues extérieures au palais, dans lequel les filles sont « enfermées ». Et oui, à cause de la Sélection, on ne sait que ce que les filles savent, et ici, en l’occurrence America. Cela a dû être compliqué pour l’auteur de parler de tout en s’accommodant au point de vue interne de l’histoire.  

Evidemment, des questions restent en suspens : pourquoi les Rebelles attaquent-ils exactement le palais ? Les factions du Nord sont-elles reliées aux factions du Sud ? Quelle est la véritable histoire d’Illeá ? Et qui est vraiment Gregory Illeá ? Pourquoi l’Histoire se transmet-elle oralement, pourquoi n’est-elle pas écrite ? Et surtout : quelle est la véritable politique mise en place par le roi ? Monarchie ou dictature ? L’auteure parvient à nous parler des différents aspects du monde qu’elle a créé à partir de l’histoire d’America au lieu de ne se focaliser que sur celle-ci, et parvient à nous amener à nous interroger non seulement sur America, Maxon et Aspen, mais aussi sur tout ce qui compose Illeá et la famille royale, ainsi que les autres pays.

Concernant les personnages, je dois avouer qu’America m’a un peu énervée dans ce tome. Malgré mon attachement pour elle, je trouve qu’elle fait un peu n’importe quoi : une fois Maxon, une fois Aspen, comme si elle jouait avec eux, alors qu’en réalité, elle ne sait absolument pas quoi faire. D’un côté, je la comprends : elle joue son avenir. Mais, de l’autre, elle doit choisir et, personnellement, je trouve qu’il n’y a pas photo ! Elle se plaint que Maxon se rapproche des autres, mais elle oublie ce qu’elle fait avec Aspen. Quand le prince lui avoue son amour, elle doute, et quand il va voir les autres, elle le traite de lâche et de menteur ! Elle est très impulsive et ne se rend pas compte qu’elle fait du mal à un tas de personnes en ne se rendant pas compte de ce qui se passe autour d’elle. Elle ne voit pas tout ce que le prince fait pour elle, les risques qu’il prend. Il est clair que Maxon l’aime, et que c’est réciproque, et, même si le statut de princesse lui fait peur, elle peut changer les choses, alors je ne vois pas où est le problème. A la fin du livre, j’ai eu l’impression qu’elle avait compris, et fait son choix … Pour Maxon, je me demande comment il fait pour toujours tout régler. Le pauvre … Quant à Aspen, je ne le supporte pas ! Il veut qu’America soit en sécurité, et c’est lui qui la met en danger en faisant n’importe quoi. J’ai l’impression qu’il est louche, ça ne m’étonnerait pas qu’il fasse partie des rebelles ! Enfin, le roi … Quel manque de tac et de compassion ! Alors que la reine a l’air toujours aussi admirable, lui montre son côté sombre dans ce tome.  

Plusieurs scènes m’ont attristé dans le livre, mais la pire était celle concernant Marlee. J’ai deviné son secret depuis qu’elle en avait parlé à America, et, quelque part, je savais que cela devait arriver, mais c’était vraiment dur et brutal …

 

En définitive, un second tome réussi, qui nous donne encore plus envie de découvrir la suite (qui, malheureusement, ne sort qu’en 2014 …) !

La Sélection, tome 1 de Kiera Cass

Posté : 30 mai, 2013 @ 5:03 dans Avis littéraires, Coup de cœur | 2 commentaires »

La Sélection, tome 1 de Kiera Cass dans Avis littéraires couv1189781-186x300Genre : Jeunesse, Romance

Editeur : Robert Laffont

Année de sortie : 2012

Nombre de pages : 344

Synopsis : 35 Candidates.1 Couronne. La compétition de leur vie. Trois cents ans ont passé et les Etatss-Unis ont sombré dans l’oublie. De leurs ruines est née Illeá, une monarchie de castes. Mais un jeu de téléréalité pourrait bien changer la donne. Elles sont trente-cinq jeunes filles : la « Sélection » s’annonce comme l’opportunité de leur vie. L’unique chance pour elles de troquer un destin misérable contre un monde de paillettes. L’unique occasion d’habiter dans un palais et de conquérir le cœur du prince Maxon, l’héritier du trône. Mais pour America Singer, cette sélection relève plutôt du cauchemar. Cela signifie renoncer à son amour interdit avec Aspen, un soldat de la caste inférieure. Quitter sa famille. Entrer dans une compétition sans merci. Vivre jour et nuit sous l’œil des caméras … Puis America rencontre le Prince. Et tous les plans qu’elle avait échafaudés s’en trouvent bouleversés … Tout jeu comporte des règles, et les règles sont faites pour être transgressées.   

 

Avis : Tout d’abord, la couverture m’a attirée. Je la trouvais mystérieuse, énigmatique. Pourquoi autant de miroirs et pourquoi se cache-t-elle le visage ? J’ai ensuite lu le synopsis, et je me suis dit : « Elle va vraiment lâcher son copain juste parce qu’elle rencontre un prince ?! » J’ai eu peur d’être déçue et par le personnage, et par l’histoire. J’ai hésité à le lire jusqu’à ce que l’on me propose de me le prêter.

Je peux vous dire que le synopsis est un peu mensonger : America ne lâche absolument Aspen pour le Prince. L’action est trop résumée, et on peut croire des choses, imaginer comment ça se passe. On a tout faux. J’ai rarement lu un livre aussi prenant, je n’arrivais plus à le lâcher ! Je suis complètement rentrée dans l’histoire, je me suis laissée emporter, et j’ai vraiment, vraiment adoré ! C’est un gros coup de cœur !

J’ai d’abord trouvé l’histoire originale. Imaginer les Etats-Unis, le pays le plus puissant au monde actuellement, ruiné, détruit et transformé en une monarchie, il fallait le faire ! Le déroulement historique des faits est tout à fait cohérent. Le système de castes est typique de la dystopie, mais cela n’enlève rien, pour moi, à l’originalité de l’histoire. De plus, la romance m’a paru différente de celle que l’on voit d’habitude (je peux me tromper, je n’en lis pas souvent !). Je trouve que c’est assez subtil, et que les autres sujets abordés dans le livre n’en pâtissent pas, même si l’histoire d’amour tient une place importante.

Je me suis beaucoup attachée à America (la narration à la première personne aide). Elle me fait bien rire et on se rend vite compte qu’elle se sous-estime tout le temps et qu’elle ne se rend pas compte de l’impact qu’elle a sur les gens. Il est très facile, parfois, de s’identifier à elle (dans ce qu’elle ressent, comment elle le ressent et comment elle l’exprime). Comme la plupart des personnages le disent, elle a la carrure d’une princesse (et j’espère franchement que c’est elle qui finira par obtenir la couronne !). Le Prince est également attachant : je me suis dit qu’ils allaient bien ensemble et qu’elle ferait mieux d’oublier Aspen, que j’ai apprécié au début, mais qui m’a énervé par la suite. Les autres candidates ne sont pas vraiment mises sur le devant de la scène (je crois que le nom de toutes n’apparait pas), excepté Marlee et Celeste. L’auteure a voulu faire de cette dernière la fille que l’on ne peut pas s’empêcher de détester, la garce qui ne possède pas une once de gentillesse en son for intérieur. Quant à Marlee, je crois deviner ce qu’elle cache à America … La petite May est très attachante, même à travers ses lettres, les trois servantes d’America le sont également.

 

Je n’ai jamais lu de dystopie avant celle-ci mais, si elles sont toutes aussi biens, je vais m’y mettre ! Je le conseille à tous, il vaut vraiment le coup !

L’Empire des Anges de Bernard Werber

Posté : 3 avril, 2013 @ 2:18 dans Avis littéraires | 2 commentaires »

Genre : ContemporaineL'Empire des Anges de Bernard Werber dans Avis littéraires couv41599860-185x300

Editeur : Le Livre de Poche

Année de sortie : 2002

Nombre de pages : 442

Synopsis : Que pensent les anges de nous ? Que peuvent-ils faire pour nous aider ? Lorsque Michael Pinson (stupidement tué dans un accident d’avion) a passé avec succès l’épreuve de la « pesée des âmes », il a accédé au royaume des anges. Le voilà chargé de trois mortels, qu’il devra désormais guider et aider tout au long de leur vie. Ses moyens d’action : les rêves, les signes, les médiums, les intuitions, les chats. Que faire pour leur montrer la voie du bonheur ? Et puis comment s’occuper intelligemment au Paradis, un endroit bien sympathique mais sans cinéma, sans musique, sans restaurant ? Après Les Thanatonautes, Bernard Werber nous donne une fois de plus à réfléchir sur notre statut d’être humain, en mélangeant sagesse ancienne, philosophie moderne et humour.

 

Avis : J’ai tout de suite enchaînée avec la suite des Thanatonautes, pressée de savoir ce qui attend Michael Pinson, enfin sorti de son cycle de réincarnation.

Ayant lu le « premier tome », je savais ce qui allait se passer au début mais, le fait que le héros soit étonné de ce qui arrive après sa mort m’a surprise. Puis je me suis dit que l’auteur avait dû penser que tous les lecteurs de L’Empire des anges n’auraient pas forcément lu Les Thanatonautes. Par contre, le fait que Pinson se dise qu’il va enfin savoir ce qu’il y a après la vie n’est pas vraiment cohérent : il le sait déjà, il a exploré la région.

Encore une fois, je n’ai pas réussi à m’attacher aux personnages, même si j’ai beaucoup aimé me promener dans leurs vies. J’ai aimé retrouvé ceux que l’on avait déjà rencontrés dans le tome précédent. J’ai trouvé l’histoire très originale et j’ai bien visualisé les paysages que l’auteur décrivait. J’ai trouvé l’explication des chiffres très intéressante (elle se trouve aussi dans L’Encyclopédie) et je me suis vite rendue compte que, finalement, TOUS les livres de Bernard Werber sont liés entre eux. Dans ces recueils de nouvelles, on retrouve des ébauches de romans, et dans ces romans, des allusions à d’autres romans. 

C’est clair que, du point de vue des Anges, les humains sont vraiment ridicules ! Les « clients » de Michael passent à côté de choses pourtant évidentes, ou ratent des occasions en or pour rien ! On se rend vite compte qu’un seul client pourrait prétendre au poste d’ange (et encore !) et que, avec les remarques philosophiques qui ponctuent le récit, les Hommes ne sont jamais contents de ce qu’ils ont ou se réjouissent pour de mauvaises raisons.

J’aime beaucoup les interventions extérieures comme les gens interrogés dans la rue qui disent ce qu’ils pensent de la mort, mais surtout les extraits de L’Encyclopédie du Savoir Relatif et Absolu. Je l’ai lu (les deux tomes), et je la trouve vraiment géniale. On apprend beaucoup de choses et on a des réponses à des questions que l’on ne sait même jamais posé. C’est vraiment une œuvre intéressante que je conseille à tout le monde !

 

En définitive, un bon roman qui nous donne toujours une vision un peu scolaire du monde du dessus mais qui nous pousse à nous poser des questions et à imaginer, par nous-même, ce qu’il pourrait potentiellement y avoir là-haut. Egalement une bonne suite aux Thanatonautes, que j’ai préféré à ce tome, et qu’il est mieux de lire avant de commencer ce livre.

1...1112131415
 

Baseball fans gather zone |
Eaudefiction |
Ici même |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | Kpg1221gpk
| Elenaqin
| la saltarelle des baronnes