Redbluemoon

I found myself in Wonderland.

Rouille de Floriane Soulas

Posté : 31 août, 2019 @ 5:18 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Genre : Science-fictionRouille

Editeur : Scrineo

Année de sortie : 2018

Nombre de pages : 375

Synopsis : Paris, 1897.

De nouveaux matériaux découverts sur la Lune ont permis des avancées scientifiques extraordinaires. Mais tout le monde n’en profite pas ! En dehors du Dôme qui protège le centre urbain riche et sophistiqué, le petit peuple survit tant bien que mal. C’est dans une maison close sur l’un de ces faubourgs malfamés qu’a échoué Violante, prostituée sans mémoire. Alors qu’elle se démène pour trouver son identité dans un monde dominé par les hommes et les puissants, sa meilleure amie disparaît dans d’atroces circonstances. Contre la raison, la jeune femme décide de prendre part aux investigations …

 

Avis : J’avais un peu peur de lire ce livre ; certes, j’ai rencontré l’autrice aux Halliénales et elle m’a tout de suite donné envie de le lire. Mais, entre temps, j’ai aussi entendu/lu des commentaires assez nuancés …

Alors, oui, c’est vrai, il y a quelques incohérences ; j’ai dû en repérer une ou deux. Mais cela ne m’a pas empêché de vraiment beaucoup aimé cette lecture ! J’ai passé un très bon moment, et j’avais toujours très envie de reprendre la lecture quand je reposais le livre ! Certes, j’ai parfois eu l’impression que l’intrigue mettait un peu de temps à se mettre en place, mais c’est sans doute parce que j’ai lu ce livre sur une assez longue période, comparé à mon rythme de lecture habituel !

Tout d’abord, j’ai été conquise par l’ambiance : je n’avais jamais lu de Steampunk, et j’ai beaucoup aimé ce mélange d’époque victorienne et de révolution industrielle ! J’ai aimé déambuler dans les rues de Paris avec les personnages, découvrir la répartition entre les quartiers, le dôme ; mais aussi les éléments mécaniques, et les innovations techniques. A un moment, j’aurais même aimé en savoir plus, par exemple, sur la Lune ! L’homme a visiblement réussi à alunir et à ramener sur Terre de nouveaux matériaux qui permettent de faire de nouvelles expériences ; mais le lecteur n’en apprend pas plus sur cette espèce de « colonie », et c’est un peu dommage !

J’ai également beaucoup aimé les personnages, notamment Violante. Elle est assez mystérieuse, puisqu’elle ne sait rien d’elle-même ou de sa famille. J’ai surtout aimé le fait qu’elle veuille se battre pour connaître la vérité, à la fois sur sa propre identité et sur ce qui est arrivé à son amie disparue, Satine. Elle m’a parfois serré le cœur, parfois agacée, mais, après avoir fermé le livre, je ne ressens que de la tendresse pour elle. J’ai aussi aimé Jules, avec qui j’avais un peu de mal au début. En effet, comme Léon, c’est un personnage auquel on ne s’attache pas de prime abord, étant donné son métier. Il est touchant lui aussi, de par son passé, mais aussi de par son affection pour ses proches. J’ai aimé aussi son côté inventeur ! Dernier personnage que j’ai particulièrement apprécié : Léon. Comme Jules, je ne l’aimais pas forcément au début du roman ; en effet, il est le proxénète de Violante. On peut donc comprendre la relation ambivalente, à la fois de la jeune femme et du lecteur, avec ce personnage. Mais la relation que l’on aperçoit au début entre les deux se révèle plus complexe, et le lecteur finit par s’attacher à l’homme. [SPOILER] Quant au comte, dont j’ai oublié le nom depuis, il rejoint la liste des personnages que j’ai le moins aimé en littérature. Un monstre, rien de moins. Il ne mérite pas plus de lignes. [FIN DU SPOILER] 

Une seule chose que je n’ai pas aimé dans ce livre : les scènes avec les animaux. J’ai énormément de mal à lire des scènes particulièrement horribles quand elles impliquent des hommes, mais alors quand ce sont des animaux, ce n’est même pas la peine d’essayer. J’ai eu énormément de mal à lire la dernière scène où un chien apparaît !! C’était trop horrible, vraiment, trop de détails, ce n’était pas nécessaire pour moi !! Mais, il faut dire que les scènes finales sont particulièrement « gore » et que j’ai dû m’arrêter de lire plusieurs fois pour arrêter de les imaginer !!

Concernant la fin justement : j’ai été un peu déçue que le lecteur n’en apprenne pas plus sur Violante. Certes, on apprend enfin son identité, et son passé ; mais cela m’a paru trop rapide, et pas assez détaillé. Et, encore une fois, j’aurais aimé en apprendre plus sur la Lune !

 

Donc, un très bon premier roman, qui mérite toute l’attention qu’on lui porte, et qui m’a fait passer un excellent moment – excepté vers la fin !

The Expanse, book 2: Caliban’s War de James S. A. Corey

Posté : 19 août, 2019 @ 3:43 dans Avis littéraires, Coup de cœur | 2 commentaires »

Genre : SFCaliban's War

Editeur : Orbit

Année de sortie : 2013 [2012]

Nombre de pages : 595

Titre en français : The Expanse, tome 2 : La Guerre de Caliban

Synopsis : WE ARE NOT ALONE

On Jupiter’s largest moon, a Martian marine watches as her platoon is slaughtered by a monstrous supersoldier.

On Earth, a high-level politician struggles to prevent interplanetary war from reigniting.

And on Venus, an alien protomolecule has overrun the planet, wreaking massive, mysterious changes and threatening to spread out into the solar system.

Once again, Jim Holden and the crew of the Rocinante find themselves in the eye of the storm. A missing child mat hold the key to humanity’s survival – but only if they can find her first.

Caliban’s War is the powerful second novel in the New York Times bestselling Expanse series, following on from the Hugo-nominated Leviathan Wakes.

 

ATTENTION SPOILERS POUR CEUX QUI N’ONT PAS LU LE PREMIER TOME

 

Avis : J’ai commencé cette série en 2018, avec Leviathan Wakes, et je me suis dit qu’il était temps de poursuivre, rien que parce que je ne cesse de teaser mon compagnon avec la série télé, qu’on ne peut pas regarder parce que je dois avancer dans la série de livres avant #booksfirst

Honnêtement, j’ai eu un peu de mal à entrer dans ce tome. Tout était génial : le décor, l’histoire, les personnages, l’écriture. Et pourtant, quelque chose manquait, je n’avais pas le déclic ! Il a fallu que je me plaigne à mon amie Aurore pour qu’enfin j’entre dans l’histoire et là … WOOW !!

Par où commencer ? Leviathan Wakes (L’Eveil du léviathan), le premier tome de The Expanse, était très bon, mais quelque chose n’allait pas pour moi dans ce livre. J’adorais les personnages, j’étais attachée à eux, l’intrigue était très originale et prenante, mais il manquait un élément, et j’espérais que ce deuxième tome comble cette lacune. Ce ne fut pas le cas pendant toute la première partie du livre, et j’ai commencé à désespérer en me disant que cette série n’était peut-être tout simplement pas faite pour moi. Puis, le déclic, et WOW JE VEUX LIRE CETTE SERIE TOUTE ENTIERE MAINTENAAAAAAAANT !

Caliban’s War (La Guerre de Caliban) suit bien le premier tome : Jim et son équipage travaillent pour l’OPA (je ne sais pas si l’abréviation est la même en VF) depuis six mois, et la proto-molécule est toujours sur Vénus, à faire des choses que personne ne comprend. On voit bien, dès le début, les conséquences de ce qui est arrivé dans le premier tome sur les personnages, et surtout sur Jim Holden, qui ne ressemble plus du tout au Jim de Leviathan Wakes. J’ai adoré cette évolution du personnage : on sent bien le contrecoup, le choc dont le capitaine ne parvient pas à se débarrasser. C’est plus cohérent que si tout avait été balayé d’un revers de main, comme si rien ne s’était passé dans le volume précédent ! J’ai adoré ce sentiment d’angoisse dès que Vénus est mentionnée : ça finit par être contagieux, et le lecteur lui-même appréhende quand le sujet revient ! A partir du moment où j’ai atteint à peu près la moitié du roman, j’ai été complètement emportée dans l’histoire, et je ne parvenais pas à reposer le livre !! C’était tellement prenant !! Et j’avais envie de lire CHAQUE point de vue, alors que, dans la première partie, j’en trouvais certains moins intéressants que d’autres.

Je me suis de plus en plus attachée aux différents personnages, même aux nouveaux, et même à Bobbie : ce sont ses chapitres dont je n’étais pas une grande fan au début du tome ! J’adore les groupes, et celui qui se forme est tout simplement GENIAL !! Je n’arrive même pas à décider qui est mon préféré : j’adore Holden pour son courage, son humanité, et sa façon de toujours vouloir aider tout le monde ; j’adore Naomi pour sa gentillesse et sa lucidité, pour sa franchise et sa classe ; j’adore Amos pour son humour, son sens de la justice, son côté ours ; j’adore Alex pour sa douceur, et parce que c’est tellement classe d’être pilote de vaisseau !! Je suis aussi très attachée à Avasarala, grâce à son côté grincheux et à sa détermination. J’ai appris à aimer Bobbie parce qu’elle me touche, un peu comme Prax ! Enfin, j’adore les bouquins aux points de vue multiples !

J’ai adoré les intrigues politiques dans lesquelles le lecteur se retrouve immergé grâce au point de vue d’Avasarala – sans doute aussi une raison de plus pour laquelle j’aime vraiment beaucoup ce personnage ! C’était très complexe, assez difficile de deviner qui était le « méchant » de l’histoire en fin de compte !

Autre chose que j’adore dans cette série : la précision scientifique, et le fait que tout semble cohérent. Au début, ça l’était tellement que c’était un peu compliqué de tout comprendre, je dois bien l’admettre, mais c’était énorme de se dire que ce qu’on lit, même si c’est de la SF, pourrait arriver un jour !

CETTE FIIIIIIIIIN MON DIEUUUUUUUUUU !!! Je m’en doutais tellement !! J’étais tellement contente que ça arrive ENFIN !! J’ai tellement hâte de lire la suite !!

 

Donc, un excellent deuxième tome, coup de cœur, qui place cette série parmi mes préférées du moment, et parmi celles que j’ai le plus envie de poursuivre rapidement !

 

Péplum d’Amélie Nothomb

Posté : 10 août, 2019 @ 4:57 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Genre : Science-fiction Péplum

Editeur : Le Livre de Poche

Année de sortie : 1997 [1996]

Nombre de pages : 154

Synopsis : L’ensevelissement de Pompéi sous les cendres du Vésuve, en 79 après Jésus-Christ, a été le plus beau cadeau qui ait été offert aux archéologues. A votre avis qui a fait le coup ?

Pour avoir deviné un des plus grands secrets du futur, la jeune romancière A.N. est enlevée pendant un bref séjour à l’hôpital, et se réveille au XXVIe siècle, face à un savant du nom de Celsius. Entre ces deux personnages que tout oppose – elle furieuse contre ce rapt, lui contre cette fille qui en sait trop – s’instaure une conversation où il sera question de la grande guerre du XXIIe siècle, du réel et du virtuel, de voyages dans le passé mais aussi d’art, de philosophie, de morale.

Science-fiction, satire, finesse psychologique d’un affrontement verbal où chacun cherche la faille de l’autre : dans ce mélange détonant on retrouve l’humour acide, l’insolence, l’éclat du style qui placent la romancière d’Hygiène de l’assassin au tout premier rang des écrivains de sa génération.

 

Avis : Ce livre est dans ma PAL depuis mai 2014 … je devrais vraiment faire une PAL spéciale « les livres les plus vieux de ma bibliothèque », histoire de les lire enfin !

Peut-être que je n’aurais pas dû lire deux livres d’Amélie Nothomb à la suite ? Ou peut-être que c’est juste ce livre qui ne m’a pas convenu ? J’adore toujours autant le style d’écriture de l’autrice, mais j’ai eu du mal à entrer dans Péplum, qui n’est qu’un long dialogue, exactement comme Hygiène de l’assassin, que j’ai adoré. Les deux personnages principaux se détestent cordialement, et donc s’envoient des remarques et des piques toutes les cinq minutes, ce qui peut être lassant – et qui ne l’était pas du tout dans le tout premier roman de l’autrice. Pour autant, ce roman a de belles qualités : son originalité – je n’ai pas envie de trop vous en dire, c’est mieux d’entrer aveugle dans les romans d’Amélie –, le fait que ce soit de la science-fiction, ce que l’autrice n’écrit jamais, quelques belles punch lines, certaines réflexions – sur le passé, le futur, notre responsabilité, l’écologie, la politique, la façon dont la narratrice, A.N. juge à la fois la beauté et l’intelligence. Mais je n’ai pas réussi à pleinement entrer dans le livre … quel dommage !


Donc, une petite déception, malgré une idée vraiment originale !

 

Le Papillon des étoiles de Bernard Werber

Posté : 28 avril, 2019 @ 2:25 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Genre : Science-fictionLe Papillon des étoiles

Editeur : Le Livre de Poche

Année de sortie : 2010 [2006]

Nombre de pages : 343

Synopsis : Le plus beau des rêves : Bâtir ailleurs une nouvelle humanité qui ne fasse plus les mêmes erreurs.

Le plus beau projet : Construire un vaisseau spatial de 32 km de long propulsé par la lumière et capable de faire voyager cette humanité pendant plus de 1000 ans dans les étoiles.

La plus folle des ambitions : Réunir des pionniers idéalistes qui arrivent enfin à vivre ensemble en harmonie.

Et au final la plus grande des surprises … 

 

Avis : Je me souviens avoir adoré certains romans de Bernard Werber, notamment Les Thanatonautes ou Le Miroir de Cassandre ; j’avais très envie de retomber amoureuse d’un de ses livres !

Et pourtant … quel échec que cette lecture ! Et ce, sur plusieurs niveaux !  

Tout d’abord, le rythme n’était pas là. J’ai eu du mal à entrer dans le roman, j’ai adoré la deuxième partie et la dernière … mais c’est un autre problème. Je n’ai pas trouvé le roman dynamique, et, même s’il se lit assez vite, il ne m’a pas entraînée. L’écriture, quant à elle, n’est ni bonne ni mauvaise ; ni particulièrement poétique, ni désagréable à lire.

Passons à l’histoire : j’ai aimé l’idée. Vu ce que je lisais, et le synopsis, je m’attendais à quelque chose de particulier. Pas du tout à ce que la fin m’a offert. Elle n’est pas mauvaise ; c’est bien imaginé, bien pensé, bien amené, et original. Je n’ai simplement pas accroché, ni aimé. Je reconnais que c’est bien fait, mais l’idée en elle-même m’a déplu. En revanche, j’ai aimé certains personnages, comme Elisabeth et Satine. Mais j’ai aussi été déçue par la façon dont les femmes sont caractérisées et représentées à la fin. Toujours le même modèle, toujours les mêmes schémas. Comme Yves qui rêvait de renouveau, je rêvais d’autres chemins pris par la fiction. En fait, j’ai été déçue à partir de la fin de la première génération ; [SPOILER] voir les humains reprendre les mêmes guerres, réintroduire les religions, l’argent, voir les hommes demander aux femmes de procréer juste pour fournir des soldats à leurs guerres. Quel ravissement … quelle dépression !! Et voir Adrien renier Elisabeth parce qu’elle est soi-disant stérile, la voir mourir, pour qu’il la remplace par Eya, qu’il désire alors qu’elle est clairement sa fille : woooow ! On adore ! [FIN DU SPOILER] En réalité, je pense que je m’attendais à un livre bien plus optimiste que ça !

 

Donc, une déception. Je pense qu’il est temps que le mois de la Fantasy commence ; je sens la panne de lecture arriver !

 

The Lunar Chronicles, book 4: Winter de Marissa Meyer

Posté : 7 mars, 2019 @ 2:38 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Genre : SF, YAWinter

Editeur : Puffin Books

Année de sortie : 2015

Nombre de pages : 823

Titre en français : Les Chroniques lunaires, tome 4 : Winter 

Synopsis : Winter is admired for her grace, kindness and beauty, despite the scars on her face. She’s said to be even more breath taking than her stepmother, Queen Levana …

When Winter develops feelings for the handsome palace guard, Jacin, she fears the evil Queen will crush their romance before it has a chance to begin.

But there are stirrings against the Queen across the land. Together with the cyborg mechanic, Cinder, and her allies, Winter might even find the power to launch a revolution and win a war that’s been raging for far too long.

Can Cinder, Scarlet, Cress and Winter claim their happily-ever-afters by defeating Levana once and for all? 

 

Avis : Winter se trouve dans ma PAL depuis plus de deux ans et demi : il était vraiment temps de l’en sortir ! J’ai commencé cette série il y a trois ans !

Et peut-être est-ce la raison pour laquelle je n’ai pas pu accrocher au début ? Trop de temps a dû passer entre la lecture de Cinder, ou même celle de Cress, et de Winter : je me souvenais de l’histoire et des personnages, mais je n’étais plus tellement attachée à eux, et la romance, qui est omniprésente, m’a vite agacée. J’avais aussi envie d’être surprise ; or, je savais déjà comment finirait Winter ! J’ai donc décidé d’arrêter la lecture et de lire autre chose : Oliver Twist de Charles Dickens – mais trop sombre pour mon humeur – et Fire and Blood de George R. R. Martin ! Arrivée à la partie concernant la Danse des Dragons, que je connais déjà, je me suis dit que j’allais retenter Winter ; c’était quand même dommage d’abandonner une série que j’avais appréciée ! Et j’avais tout de même envie de savoir par quoi les personnages devaient passer pour obtenir leur happy ending !

En fin de compte, j’ai aimé ce voyage ! Comme je l’ai dit, j’ai eu du mal à m’attacher de nouveau aux personnages, mais, grâce à la longueur du livre, l’attachement a fini par revenir ! Même si la fin est évidente, les personnages doivent affronter de nombreuses épreuves tout le long du livre. [SPOILER POTENTIEL] Chacun d’entre eux échappe de peu à la mort. [FIN DU SPOILER] Horreur, sang, chagrin, tristesse … le pire reste quand même la maladie : [SPOILER] quand Levana parle d’infecter son propre peuple, je me disais : « Non, pitié, pas la letumosis encore ! » ça m’a rendu malade qu’elle empoisonne Winter ! [FIN DU SPOILER] C’est là que je me suis rendu compte qu’une de mes plus grosses peurs, c’est la pandémie. Je ne lirai jamais The Stand de Stephen King, et je comprends mieux pourquoi Station Eleven m’a mise autant mal à l’aise ! Malgré la longueur du livre, je ne me suis pas ennuyée : il y avait toujours de l’action, et c’est sans doute la raison pour laquelle je n’ai pas abandonné la lecture !

Bien sûr, ce tome réécrit l’histoire de « Blanche-Neige » : je me suis amusée à retrouver les scènes-clé du conte ! [SPOILER] Certains étaient évidents, comme le cercueil de verre représenté par le caisson de conservation, la pomme avec la friandise à la pomme, la sorcière/méchante reine qui était Levana, la résurrection par le baiser à la toute fin … J’ai ri en me disant que les nains étaient représentés par les soldats mutants ! [FIN DU SPOILER] Je dois ajouter que je n’ai jamais aimé Blanche-Neige en tant que princesse. Mais j’ai apprécié Winter. Elle a quelques traits de caractère semblables, notamment sa naïveté et son charme. Bien sûr, c’est la plus belle fille du royaume, comme dans le conte, mais ce n’est pas forcément quelque chose qu’elle apprécie. Sa folie la rend encore plus attachante, et fragile. Concernant les autres personnages, j’ai finalement été contente de les retrouver après un moment passé à lire. Mes préférés restent Cinder, Scarlet et Wolf. Tous évoluent au fil des tomes, mais l’évolution la plus fragrante est sans doute celle de Cress. J’ai eu du mal avec elle dans le tome qui lui est consacré ; elle est si différente de Cinder et Scarlet, si « princesse en détresse ». Ici, elle essaie de toutes ses forces de faire de son mieux et de laisser sa peur de côté pour agir. Je n’ai, en revanche, pas réussi à apprécier pleinement Iko, que j’aimais beaucoup dans les précédents tomes ! 

Je pense que ce livre transmet de bons messages, notamment en ce qui concerne l’apparence et la folie. Tous les personnages sont « estropiés » d’une façon ou d’une autre : Cinder est un cyborg, il manque un doigt à Scarlet, Winter est « folle » et son visage est défiguré par trois cicatrices, Cress est une coquille, [SPOILER] Levana, sous son « glamour », est elle aussi défigurée par des cicatrices causées par un feu dans son enfance [FIN DU SPOILER]. Pour autant, elles sont toutes belles, et acceptent peu à peu leur apparence, surtout en ce qui concerne Cinder. L’apparence ne compte pas ; c’est le comportement, les choix que l’on fait, qui importe. [SPOILER] J’ai eu un peu peur à un moment en ce qui concerne Levana : elle veut être belle et cache ses cicatrices derrière son « glamour » parce qu’elle en est honteuse. Elle est humiliée par Cinder quand celle-ci montre à tous sa véritable apparence. N’était-ce pas un peu cruel ? Et est-ce que cela n’envoie pas un mauvais message, en quelque sorte ? Mais, si elle est attaquée sur son apparence, c’est parce qu’elle ne s’accepte pas et qu’elle s’accroche à une apparence illusoire, à des mensonges. Son physique lui sert à manipuler son entourage et son peuple et en renforcer son pouvoir. Je n’étais pourtant pas à l’aise. Jusqu’à ces phrases (que je vous traduis, parce que j’ai lu la version VO !) :

« Cinder détestait son propre esprit de qualifier la reine de grotesque. Elle avait été une victime un jour, comme Cinder avait été une victime un jour. Et combien avait qualifié les membres métalliques de Cinder de grotesques, contre-nature, dégoûtants ?

Non. Levana était un monstre, mais ce n’était pas à cause du visage qu’elle avait gardé caché toutes ces années. Ses monstruosités étaient enterrées plus profondément que cela »

Donc, l’apparence de Levana n’est pas une façon de montrer qu’elle est un monstre ; au contraire, elle permet de rappeler qu’elle a été victime un jour, mais qu’elle a choisi un chemin différent de celui de Cinder, un chemin de vengeance, de pouvoir, et de mensonges, loin de l’acceptation de soi. [FIN DU SPOILER] On peut dire la même chose des personnages masculins, notamment les soldats mutants et Wolf [SPOILER] j’étais tellement triste de voir ce qu’il avait encore subi … [FIN DU SPOILER]

Maintenant, les aspects négatifs ! Chaque héroïne a un love interest, un « amoureux » ; c’est une des raisons pour lesquelles je savais comment tout allait finir ! On peut dire que la romance est omniprésente, même si l’intrigue politique y est entremêlée. [SPOILER] Même Iko a l’air d’en avoir un à un moment donné avec Kinney !! Noooon ! [FIN DU SPOILER] J’ai aimé certaines scènes, et j’adore Wolf et Scarlet en tant que couple ; mais, par exemple, l’amour de Cress pour Thorne était trop instalove dans le troisième tome pour que j’apprécie vraiment leur couple. Certains pourraient dire que j’aurais dû m’y attendre, étant donné que ce sont des réécritures de conte, mais j’en ai lu plusieurs qui n’étaient pas étouffées par la romance. Au moins, ce n’est pas le prince charmant qui vient sauver la belle princesse en détresse ! Je vais maintenant parler de la fin. Si vous n’en savez absolument rien, ne lisez pas plus loin. Si vous vous doutez de quelque chose, il n’y aura pas de spoilers. Enfin, étant donné que c’est de la YA, en plus d’être des réécritures de conte, la fin était, pour moi, évidente. Je ne pouvais pas avoir peur pour les personnages : je savais qu’ils finiraient tous en vie, même si les menaces sont constantes et énormes ! [SPOILER] Scarlet n’est pas tuée par Levana, comme c’est le cas pour Thorne, Wolf et Jacin. Winter survit à la maladie. Cinder s’échappe, Kai survit à son mariage, Cress est sauvée par Jacin. [FIN DU SPOILER] Cela montre de véritables amitiés et un esprit d’équipe formidable – deux gros bons points de ce livre ! –, mais c’était un peu incohérent pour moi. [SPOILER] Pendant une guerre aussi violente, avec des pouvoirs tels que ceux des Lunaires, et avec des personnages incapables de se défendre parce que sans pouvoirs, tels Cress ou Scarlet, il était impossible que personne ne meurt. [FIN DU SPOILER] Pour moi, c’est moins convaincant, moins touchant, trop commode, même si les personnages vivent de véritables épreuves ! (peut-être que George R. R. Martin déteint sur moi !!)

 

Je pense lire d’autres livres de Marissa Meyer, notamment Heartless et Renegades, mais j’espère ne pas retrouver ces mêmes éléments négatifs dans ces romans. J’ai l’impression que, dans les romans YA que j’ai lus, je les retrouve toujours, et cela commence à m’agacer. Je ne peux pas ressentir de suspense, ou même véritablement m’attacher aux personnages, parce qu’ils ne sont jamais vraiment en danger ; je sais qu’il ne peut rien leur arriver ! 

 

 

Donc, c’était une bonne fin aux Chroniques lunaires, satisfaisante par certains aspects, moins par d’autres.

 

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