Redbluemoon

I found myself in Wonderland.

Un reflet de lune d’Estelle Faye

Posté : 11 février, 2021 @ 6:04 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Genre : Science-fictionUn reflet de lune

Editeur : ActuSF

Année de sortie : 2021

Nombre de pages : 321

Synopsis : Paris, un siècle après l’apocalypse. La capitale est plongée dans les pluies de printemps et Chet, dans une affaire qui le dépasse. Des sosies apparaissent pour lui faire porter le chapeau de crimes dont il est innocent. Du lagon du Trocadéro au repaire lacustre des pirates de la Villette, Chet arpente les bords de la Seine en crue à la recherche de ces mystérieux doubles, autant que de lui-même.

 

Avis : J’ai reçu ce livre en service presse de la part des éditions ActuSF que je remercie à nouveau !

J’ai beaucoup entendu parler d’Estelle Faye, notamment pour La Voie des oracles ou Les Seigneurs de Bohen, que j’avais très envie de lire. Je n’aurais donc peut-être pas dû commencer par Un reflet de lune, tome compagnon d’Un éclat de givre, que je n’ai pas lu.

Ce livre n’a pas eu de chance : il est tombé pile au moment où je n’avais pas du tout envie de lire des romans issus des littératures de l’imaginaire, ni SF, ni Fantasy. Je n’ai donc pas réussi à entrer dans l’ambiance postapocalytique proposée : le lecteur se voit embarquer à Paris un siècle après l’Apocalypse. Les habitants de la ville n’ont plus accès à certaines ressources et vivent des temps difficiles pendant lesquels la nature a repris ses droits. C’est cet arrière-plan qui va nourrir l’intrigue principale : Chet se rend compte que quelqu’un a créé des clones et décide de découvrir pourquoi. Le lecteur arpente donc la ville en sa compagnie, (re)découvrant ainsi des lieux emblématiques de la capitale « défigurés » par l’Apocalypse. Paris est ici quasiment un personnage tant Chet en parle avec tendresse ou incompréhension, comme si elle l’avait trahi. C’est une relation qui peut être difficile à comprendre pour qui n’est pas amoureux de sa ville à ce point, mais cela reste intéressant à lire.

En plus de cette absence d’envie d’imaginaire, malheureusement, je n’ai pas réussi à apprécier le style d’écriture d’Estelle Faye et, ce, dès les premières pages. Je ne dis pas que le livre est mal écrit, au contraire : l’écriture est fine et parfois poétique. Mais je n’ai pas réussi à me laisser toucher, à me laisser emporter. C’est sans doute en partie à cause de la narration à la première personne : je n’ai pas apprécié le ton et le personnage de Chet. Le fait qu’il parle souvent de ses déboires amoureux m’a agacée ainsi que sa façon de parler/de penser. Les dialogues ne m’ont pas convaincue non plus. J’ai fini par être si détachée que je ne suis pas parvenue à apprécier l’intrigue qui, pourtant, m’a semblé bien menée. Toutes les pièces du puzzle s’emboîtent parfaitement à la fin pour que le lecteur ait une vue d’ensemble cohérente.

 

Donc, je suis vraiment triste de ne pas avoir apprécier ce roman ; il est sans doute venu au mauvais moment. Je tenterai de lire d’autres livres d’Estelle Faye.

Dans les imaginaires du futur d’Ariel Kyrou

Posté : 7 janvier, 2021 @ 8:36 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Genre : Essai, Science-fictionDans les imaginaires du futur

Editeur : ActuSF

Année de sortie : 2020

Nombre de pages : 591

Synopsis : Les deux imaginaires du futur les plus forts aujourd’hui sont la démesure technologique et l’apocalypse environnementale. Ils se conjuguent pour susciter en nous une sidération, un court-circuit de la pensée et de l’action. L’enjeu de cet essai c’est de sortir de cette impasse en traçant des chemins et un horizon pour y arriver : la construction d’utopies politiques, lucides sur le long terme, d’inspiration anarchiste et terrestre, contre l’idéologie dominante et en toute conscience des risques de dystopie. Sa méthode : considérer les séries TV et les films de cinéma, les BD, les romans et les nouvelles de science-fiction comme une extraordinaire source de savoirs et de pistes pour comprendre les impasses actuelles de l’écologie et du tout numérique, puis tenter d’entrouvrir des voies alternatives pour demain.

 

Avis : Quand j’ai lu le résumé de ce livre et que j’ai compris qu’Ariel Kyrou – que je ne connaissais pas alors – avait écrit un essai sur la science-fiction, j’ai sauté le pas et demandé un service de presse aux éditions ActuSF qui, depuis, ont fait de moi une de leurs partenaires ! Merci encore !

Premier point important à noter : l’écriture d’Ariel Kyrou est clairement celle d’un essayiste. Elle est denseriche et le vocabulaire est élaboré. Ce n’est pas une introduction à la SF ou aux réflexions qu’elle peut amener dans nos sociétés : c’est véritablement un essai plein et entier, qui se lit lentement, dont le lecteur doit s’imprégner pour le comprendre et l’assimiler. Les réflexions ne sont pas effleurées mais poussées, avec exemples tirés de romans – parfois de nouvelles ou de films – à l’appui. Certaines œuvres sont même analysées longuement – ce qui peut être problématique pour les lecteurs et lectrices qui ne les ont pas lues au préalable … ou, en tout cas, qui auraient aimé les découvrir sans spoilers. Il va sans dire, je pense, que cet essai est intelligent et ne s’embarrasse pas de raccourcis tous faits, bien au contraire ! Ariel Kyrou descend certains « prophètes » du futur comme Elon Musk ou Jeff Bezos, mais également ceux qui tiennent les rênes du capitalisme et se pensent les grands sauveurs de l’humanité, comme Bill Gates. Autant vous dire que cet essai est donc également très politique : on y traite de notre société actuelle, gangrenée par l’ultracapitalisme, incapable de sortir de ses schémas sclérosés, engluée dans une boue financière qui noie les êtres humains et non-humains. On y traite de la SF qui appuie cette société, qui la renforce et qui montre l’impossibilité de la vie future sur Terre. Et on y traite d’autres œuvres, de chefs-d’œuvre même parfois, qui présentent d’autres modèles, qui s’éloignent de la dichotomie technologie/nature, qui tentent de marier ces deux supposées opposées.

Brillant, cet essai pousse son lecteur à la réflexion, à envisager un avenir différent de celui qui lui est massivement présenté aujourd’hui. A coups de références aussi françaises qu’étrangères, de citations tirées de romans, de nouvelles ou d’autres essais, l’auteur nous montre ce que, peut-être, nous n’avions pas vu dans la SF : un réservoir de possibles, un immense arbre d’avenirs, une vie différente sur Terre et ailleurs. La SF, non comme un genre honni par les « littérateurs »,  non comme un genre de divertissement exclusif, mais comme un genre qui permet de pousser plus loin, de voir plus loin, d’imaginer des mondes qui pourraient être les nôtres tout en restant cohérents, plausibles, réalistes.

Malgré les spoilers dont j’ai parlés plus haut, Ariel Kyrou m’a terriblement donné envie de lire la majorité des oeuvres qu’il cite, entre autres 2312 et les romans d’Ursula K. Le Guin, comme The Dispossessed ou The Word for World is Forest ! Il est maintenant temps pour moi d’ajouter les romans qui ne s’y trouvaient pas encore dans ma wish-list !

 

Donc, un excellent essai qui remet en perspective notre vision du futur, de la science-fiction et ce qu’elle nous apporte !

Escape Pod: The Science Fiction Anthology édité par Mur Lafferty et S.B. Divya

Posté : 28 novembre, 2020 @ 6:05 dans Avis littéraires, Coup de cœur | Pas de commentaires »

Genre : Science-fiction, NouvelleEscape Pod

Editeur : Titan Books

Année de sortie : 2020

Nombre de pages : 336

Titre en français : pas encore traduit

Synopsis : The fifteenth anniversary of the Hugo-nominated science fiction podcast Escape Pod, featuring new and exclusive stories from today’s bestselling writers.

Finalist for the 2020 Hugo Award for Best Semiprozine.

Celebrate the fifteenth anniversary of cutting-edge science fiction from the hit podcast, Escape Pod. Escape Pod has been bringing the finest short fiction to millions of ears all over the world, at the forefront of a new fiction revolution.

This anthology gathers together fifteen stories, including new and exclusive work from writers such as from Cory Doctorow, Ken Liu, Mary Robinette Kowal, T. Kingfisher and more. From editors Mur Laffterty and S.B. Divya comes the science fiction collection of the year, bringing together bestselling authors in celebration of the publishing phenomenon that is, Escape Pod.

 

Avis : A VENIR

The Lost World de Michael Crichton

Posté : 25 novembre, 2020 @ 4:08 dans Avis littéraires, Coup de cœur | Pas de commentaires »

Genre : Science-fiction, HorreurThe Lost World

Editeur : Knopf

Année de sortie : 1995

Nombre de pages : 448

Titre en français : Le Monde perdu

Synopsis : It is now six years since the secret disaster at Jurassic Park, six years since the extraordinary dream of science and imagination came to a crashing end – the dinosaurs destroyed, the park dismantled, the island indefinitely closed to the public.

There are rumors that something has survived… 

 

Avis : A VENIR

Jurassic Park de Michael Crichton

Posté : 22 novembre, 2020 @ 5:35 dans Avis littéraires, Coup de cœur | Pas de commentaires »

Genre : Science-fiction, HorreurJurassic Park

Editeur : Ballantine Books

Année de sortie : 2012 [1990]

Nombre de pages : 466

Titre en français : Jurassic Park/Le Parc jurassique

Synopsis : An astonishing technique for recovering and cloning dinosaur DNA has been discovered. Now humankind’s most thrilling fantasies have come true. Creatures extinct for eons roam Jurassic Park with their awesome presence and profound mystery, and all the world can visit them—for a price.

Until something goes wrong. . . .

In Jurassic Park, Michael Crichton taps all his mesmerizing talent and scientific brilliance to create his most electrifying technothriller.

 

Avis : A VENIR

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