Redbluemoon

I found myself in Wonderland.

Chroniques du Pays des Mères d’Elisabeth Vonarburg

Posté : 11 janvier, 2020 @ 2:54 dans Avis littéraires, Coup de cœur | Pas de commentaires »

Genre : Science-fictionChroniques du Pays des Mères

Editeur : Mnémos

Année de sortie : 2019 [1992]

Nombre de pages : 485

Synopsis : Attention, spoilers dans le synopsis !

Sur une Terre dévastée, le Pays des Mères a pu s’établir grâce au recours des femmes à une insémination artificielle incertaine car les hommes sont devenus rares, un virus déséquilibrant les naissances. La jeune Lisbéï sait qu’elle est promise au titre de « Mère ». Pourtant, son destin se révélera tout autre quand elle apprendra sa stérilité. Loin de chez elle, devenue « exploratrice », elle accomplira l’un de ses rêves les plus chers : découvrir les secrets du passé lointain du Pays des Mères.

Chroniques du Pays des Mères nous propose une réflexion douce, intime et profonde sur ce que pourrait être un monde blessé, entretenu et réparé par les femmes. Son écriture, son style comme ses thématiques entrent tout particulièrement en résonance avec les questions contemporaines.

Elisabeth Vonarburg est une des figures les plus marquantes de la science-fiction, reconnue tant dans la francophonie que dans l’ensemble du monde anglo-saxon.

Chroniques du Pays des Mères a remporté le prix spécial Philip K. Dick, le Grand Prix québécois de la SF, ainsi que le prix Aurora et le prix Boréal.

L’autrice a reçu en 2018 le Prix Extraordinaire des Utopiales pour l’ensemble de sa carrière littéraire.

 

Avis : J’ai reçu ce livre en service presse, je remercie encore la maison d’édition ! Cela faisait un moment que j’avais envie de découvrir Elisabeth Vonarburg, j’en ai profité en voyant cette sortie !

Nous sommes accueillis dans le livre par la préface de Jeanne-A Debats, que j’ai beaucoup aimé ! Elle traite de science-fiction féministe, et récuse les accusations d’utopies misandres que certains de ses romans peuvent attirer. J’ai adoré son ton, son ironie, et elle m’a donné envie de lire davantage de SF féministe !

Ce roman va nous faire suivre la vie de Lisbéï, la première née de la Mère de Béthély. Dès les premières pages, le lecteur est plongé dans un monde très différent du sien : dans le Pays des Mères, ce sont les femmes qui dirigent après la rébellion des femmes esclaves des Harems. A Béthély, c’est le féminin qui domine donc dans la langue : on ne dit pas « un bébé », mais « une bébé », comme « une enfante ». C’est un peu perturbant au début, mais c’est tout à fait logique : la langue montre aussi un certain reflet de la société dans laquelle nous vivons. Et elle n’est pas la même d’une région à une autre : certaines d’entre elles ont gardé des habitudes des époques précédentes. J’ai vu dans ce roman une sorte de féminisme subtil, qui nous montre à la fois la façon dont les femmes sont traitées actuellement, et comment une société entièrement dominée par les femmes pourraient être. Le but est l’équilibre, quelque chose de compliqué, mais de réalisable.

Certes, Chroniques du Pays des Mères est un roman de science-fiction, mais pas de ceux qui sont bourrés d’action, avec des vaisseaux spatiaux partout, et des scènes de bataille épiques. C’est une lecture lenteimmersive : c’est véritablement tout un univers différent que l’on découvre, ses habitudes, ses principes, son organisation, sa religion. Et je m’y suis sentie bien, à l’aise, comme dans un nouveau chez-soi. C’est écrit de telle sorte qu’on dirait quelque chose de el, de tout à fait possible. En effet, les femmes dirigent après s’être rebellées contre les hommes, qui les avaient réduites en esclavage. On pourrait prendre parler de science-fiction post-apocalyptique : la terre a été dévastée par les hommes, qui l’ont polluée et l’ont vidée de ses ressources. C’est un futur lointain, où les femmes tentent de réparer les erreurs des gouvernements précédents en prenant les choses en mains. Mais, bien sûr, cette façon de vivre a de gros problèmes que Lisbéï comprend au fil des pages. Le lecteur, lui, le voit immédiatement : notre monde est simplement inversé, et les hommes sont considérés comme des sous-femmes. Il n’y a pas vraiment de violence physique – le problème est évacué par cette société – mais un autre type de violence, tellement dévastateur qu’il coûte des vies. J’ai eu si mal au cœur de lire certains passages concernant le Service : [SPOILER] c’est à la fois cruel pour les femmes et pour les hommes, surtout en sachant qu’aucun des eux n’a le droit de connaître et d’élever ses enfantes. Mon cœur a saigné pour Dougall, pour Toller, et pour certains des hommes que l’on rencontre dans ce roman ! [FIN DU SPOILER] Mais, même si les hommes sont considérés de cette façon, cela ne fait pas de ce roman une utopie misandre, loin de là. Le lecteur comprend bien que le système mis en place n’est pas idéal, qu’il occasionne trop de souffrance pour être considéré comme parfait, qu’il a des limites, et que les personnages s’en rendent compte au fur et à mesure, notamment Lisbéï en grandissant. Jamais la situation des hommes n’est considérée comme juste, comme le Service n’est jamais considéré sain : c’est une obligation pour repeupler le Pays des Mères, pas un idéal de vie.

Sur le coup, j’ai été surprise par le côté religieux du roman. J’ai vu Garde comme l’équivalent de Jésus, et j’ai aimé que les recherches de Lisbéï la poussent à s’interroger sur l’identité de Garde : humaine ? divine ? les deux à la fois ? Elle doit réfléchir à sa foi, mais aussi aux faits historiques ; un peu le même problème que certains avec Jésus, qui a véritablement existé, et qui est aussi censé être le fils de Dieu. J’ai aimé que Dieu soit remplacé par Elli – qui donne, par la même occasion, le pronom neutre, ce qui est très perturbant parfois ! -, et qu’il y ait également des fanatiques religieuses et des femmes violentes dans le roman. J’ai adoré le côté spirituel, la façon dont esprit et corps sont mêlés et explorés : c’est subtil, et beau à lire. J’ai adoré les passages de la taïtche, qui s’apparente pour moi à une méditation poussée à l’extrême. J’ai adoré le côté « mutation« , une sorte de mystère partagé par plusieurs personnages.

Concernant les personnages, j’ai été très touchée par les relations qui se tissent, ou manquent de se tisser entre eux. Lisbéï m’a paru très proche, sans doute parce que l’on découvre le monde à travers elle et ses journaux, parce qu’elle est la narratrice sans l’être. J’ai également adoré la majorité des êtres qui l’entourent : Tula, Guiséia, Selva, Mooréï (dont je me suis également sentie très proche), Toller, Kélys, Antoné (qui représente, avec Mooréï, la dichotomie science/religion [SPOILER] même si Antoné finit par intégrer cette dichotomie [FIN DU SPOILER])

Et la fin … C’était tellement énorme, je ne m’y attendais pas du tout ! J’ai ADORE !!

[SPOILER] Il est vrai que Kélys m’a toujours paru étrange, très mystérieuse, et complètement différente des autres personnages ; mais de là à imaginer cette fin ! [FIN DU SPOILER]

 

J’ai l’impression de ne pas du tout avoir fait justice à ce livre, comme c’est souvent le cas quand je finis un roman de cette envergure : je me sens toute petite, un peu perdue quand je tourne la dernière page, secouée. Et j’ai terriblement envie de recommander ce livre à tous : il demande du temps, des efforts, de la réflexion, et cela fait en partie sa valeur.

 

Donc, un excellent roman, sans aucun un chef-d’œuvre qui mérite d’être davantage lu et connu.

Rouille de Floriane Soulas

Posté : 31 août, 2019 @ 5:18 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Genre : Science-fictionRouille

Editeur : Scrineo

Année de sortie : 2018

Nombre de pages : 375

Synopsis : Paris, 1897.

De nouveaux matériaux découverts sur la Lune ont permis des avancées scientifiques extraordinaires. Mais tout le monde n’en profite pas ! En dehors du Dôme qui protège le centre urbain riche et sophistiqué, le petit peuple survit tant bien que mal. C’est dans une maison close sur l’un de ces faubourgs malfamés qu’a échoué Violante, prostituée sans mémoire. Alors qu’elle se démène pour trouver son identité dans un monde dominé par les hommes et les puissants, sa meilleure amie disparaît dans d’atroces circonstances. Contre la raison, la jeune femme décide de prendre part aux investigations …

 

Avis : J’avais un peu peur de lire ce livre ; certes, j’ai rencontré l’autrice aux Halliénales et elle m’a tout de suite donné envie de le lire. Mais, entre temps, j’ai aussi entendu/lu des commentaires assez nuancés …

Alors, oui, c’est vrai, il y a quelques incohérences ; j’ai dû en repérer une ou deux. Mais cela ne m’a pas empêché de vraiment beaucoup aimé cette lecture ! J’ai passé un très bon moment, et j’avais toujours très envie de reprendre la lecture quand je reposais le livre ! Certes, j’ai parfois eu l’impression que l’intrigue mettait un peu de temps à se mettre en place, mais c’est sans doute parce que j’ai lu ce livre sur une assez longue période, comparé à mon rythme de lecture habituel !

Tout d’abord, j’ai été conquise par l’ambiance : je n’avais jamais lu de Steampunk, et j’ai beaucoup aimé ce mélange d’époque victorienne et de révolution industrielle ! J’ai aimé déambuler dans les rues de Paris avec les personnages, découvrir la répartition entre les quartiers, le dôme ; mais aussi les éléments mécaniques, et les innovations techniques. A un moment, j’aurais même aimé en savoir plus, par exemple, sur la Lune ! L’homme a visiblement réussi à alunir et à ramener sur Terre de nouveaux matériaux qui permettent de faire de nouvelles expériences ; mais le lecteur n’en apprend pas plus sur cette espèce de « colonie », et c’est un peu dommage !

J’ai également beaucoup aimé les personnages, notamment Violante. Elle est assez mystérieuse, puisqu’elle ne sait rien d’elle-même ou de sa famille. J’ai surtout aimé le fait qu’elle veuille se battre pour connaître la vérité, à la fois sur sa propre identité et sur ce qui est arrivé à son amie disparue, Satine. Elle m’a parfois serré le cœur, parfois agacée, mais, après avoir fermé le livre, je ne ressens que de la tendresse pour elle. J’ai aussi aimé Jules, avec qui j’avais un peu de mal au début. En effet, comme Léon, c’est un personnage auquel on ne s’attache pas de prime abord, étant donné son métier. Il est touchant lui aussi, de par son passé, mais aussi de par son affection pour ses proches. J’ai aimé aussi son côté inventeur ! Dernier personnage que j’ai particulièrement apprécié : Léon. Comme Jules, je ne l’aimais pas forcément au début du roman ; en effet, il est le proxénète de Violante. On peut donc comprendre la relation ambivalente, à la fois de la jeune femme et du lecteur, avec ce personnage. Mais la relation que l’on aperçoit au début entre les deux se révèle plus complexe, et le lecteur finit par s’attacher à l’homme. [SPOILER] Quant au comte, dont j’ai oublié le nom depuis, il rejoint la liste des personnages que j’ai le moins aimé en littérature. Un monstre, rien de moins. Il ne mérite pas plus de lignes. [FIN DU SPOILER] 

Une seule chose que je n’ai pas aimé dans ce livre : les scènes avec les animaux. J’ai énormément de mal à lire des scènes particulièrement horribles quand elles impliquent des hommes, mais alors quand ce sont des animaux, ce n’est même pas la peine d’essayer. J’ai eu énormément de mal à lire la dernière scène où un chien apparaît !! C’était trop horrible, vraiment, trop de détails, ce n’était pas nécessaire pour moi !! Mais, il faut dire que les scènes finales sont particulièrement « gore » et que j’ai dû m’arrêter de lire plusieurs fois pour arrêter de les imaginer !!

Concernant la fin justement : j’ai été un peu déçue que le lecteur n’en apprenne pas plus sur Violante. Certes, on apprend enfin son identité, et son passé ; mais cela m’a paru trop rapide, et pas assez détaillé. Et, encore une fois, j’aurais aimé en apprendre plus sur la Lune !

 

Donc, un très bon premier roman, qui mérite toute l’attention qu’on lui porte, et qui m’a fait passer un excellent moment – excepté vers la fin !

The Expanse, book 2: Caliban’s War de James S. A. Corey

Posté : 19 août, 2019 @ 3:43 dans Avis littéraires, Coup de cœur | 2 commentaires »

Genre : SFCaliban's War

Editeur : Orbit

Année de sortie : 2013 [2012]

Nombre de pages : 595

Titre en français : The Expanse, tome 2 : La Guerre de Caliban

Synopsis : WE ARE NOT ALONE

On Jupiter’s largest moon, a Martian marine watches as her platoon is slaughtered by a monstrous supersoldier.

On Earth, a high-level politician struggles to prevent interplanetary war from reigniting.

And on Venus, an alien protomolecule has overrun the planet, wreaking massive, mysterious changes and threatening to spread out into the solar system.

Once again, Jim Holden and the crew of the Rocinante find themselves in the eye of the storm. A missing child mat hold the key to humanity’s survival – but only if they can find her first.

Caliban’s War is the powerful second novel in the New York Times bestselling Expanse series, following on from the Hugo-nominated Leviathan Wakes.

 

ATTENTION SPOILERS POUR CEUX QUI N’ONT PAS LU LE PREMIER TOME

 

Avis : J’ai commencé cette série en 2018, avec Leviathan Wakes, et je me suis dit qu’il était temps de poursuivre, rien que parce que je ne cesse de teaser mon compagnon avec la série télé, qu’on ne peut pas regarder parce que je dois avancer dans la série de livres avant #booksfirst

Honnêtement, j’ai eu un peu de mal à entrer dans ce tome. Tout était génial : le décor, l’histoire, les personnages, l’écriture. Et pourtant, quelque chose manquait, je n’avais pas le déclic ! Il a fallu que je me plaigne à mon amie Aurore pour qu’enfin j’entre dans l’histoire et là … WOOW !!

Par où commencer ? Leviathan Wakes (L’Eveil du léviathan), le premier tome de The Expanse, était très bon, mais quelque chose n’allait pas pour moi dans ce livre. J’adorais les personnages, j’étais attachée à eux, l’intrigue était très originale et prenante, mais il manquait un élément, et j’espérais que ce deuxième tome comble cette lacune. Ce ne fut pas le cas pendant toute la première partie du livre, et j’ai commencé à désespérer en me disant que cette série n’était peut-être tout simplement pas faite pour moi. Puis, le déclic, et WOW JE VEUX LIRE CETTE SERIE TOUTE ENTIERE MAINTENAAAAAAAANT !

Caliban’s War (La Guerre de Caliban) suit bien le premier tome : Jim et son équipage travaillent pour l’OPA (je ne sais pas si l’abréviation est la même en VF) depuis six mois, et la proto-molécule est toujours sur Vénus, à faire des choses que personne ne comprend. On voit bien, dès le début, les conséquences de ce qui est arrivé dans le premier tome sur les personnages, et surtout sur Jim Holden, qui ne ressemble plus du tout au Jim de Leviathan Wakes. J’ai adoré cette évolution du personnage : on sent bien le contrecoup, le choc dont le capitaine ne parvient pas à se débarrasser. C’est plus cohérent que si tout avait été balayé d’un revers de main, comme si rien ne s’était passé dans le volume précédent ! J’ai adoré ce sentiment d’angoisse dès que Vénus est mentionnée : ça finit par être contagieux, et le lecteur lui-même appréhende quand le sujet revient ! A partir du moment où j’ai atteint à peu près la moitié du roman, j’ai été complètement emportée dans l’histoire, et je ne parvenais pas à reposer le livre !! C’était tellement prenant !! Et j’avais envie de lire CHAQUE point de vue, alors que, dans la première partie, j’en trouvais certains moins intéressants que d’autres.

Je me suis de plus en plus attachée aux différents personnages, même aux nouveaux, et même à Bobbie : ce sont ses chapitres dont je n’étais pas une grande fan au début du tome ! J’adore les groupes, et celui qui se forme est tout simplement GENIAL !! Je n’arrive même pas à décider qui est mon préféré : j’adore Holden pour son courage, son humanité, et sa façon de toujours vouloir aider tout le monde ; j’adore Naomi pour sa gentillesse et sa lucidité, pour sa franchise et sa classe ; j’adore Amos pour son humour, son sens de la justice, son côté ours ; j’adore Alex pour sa douceur, et parce que c’est tellement classe d’être pilote de vaisseau !! Je suis aussi très attachée à Avasarala, grâce à son côté grincheux et à sa détermination. J’ai appris à aimer Bobbie parce qu’elle me touche, un peu comme Prax ! Enfin, j’adore les bouquins aux points de vue multiples !

J’ai adoré les intrigues politiques dans lesquelles le lecteur se retrouve immergé grâce au point de vue d’Avasarala – sans doute aussi une raison de plus pour laquelle j’aime vraiment beaucoup ce personnage ! C’était très complexe, assez difficile de deviner qui était le « méchant » de l’histoire en fin de compte !

Autre chose que j’adore dans cette série : la précision scientifique, et le fait que tout semble cohérent. Au début, ça l’était tellement que c’était un peu compliqué de tout comprendre, je dois bien l’admettre, mais c’était énorme de se dire que ce qu’on lit, même si c’est de la SF, pourrait arriver un jour !

CETTE FIIIIIIIIIN MON DIEUUUUUUUUUU !!! Je m’en doutais tellement !! J’étais tellement contente que ça arrive ENFIN !! J’ai tellement hâte de lire la suite !!

 

Donc, un excellent deuxième tome, coup de cœur, qui place cette série parmi mes préférées du moment, et parmi celles que j’ai le plus envie de poursuivre rapidement !

 

Péplum d’Amélie Nothomb

Posté : 10 août, 2019 @ 4:57 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Genre : Science-fiction Péplum

Editeur : Le Livre de Poche

Année de sortie : 1997 [1996]

Nombre de pages : 154

Synopsis : L’ensevelissement de Pompéi sous les cendres du Vésuve, en 79 après Jésus-Christ, a été le plus beau cadeau qui ait été offert aux archéologues. A votre avis qui a fait le coup ?

Pour avoir deviné un des plus grands secrets du futur, la jeune romancière A.N. est enlevée pendant un bref séjour à l’hôpital, et se réveille au XXVIe siècle, face à un savant du nom de Celsius. Entre ces deux personnages que tout oppose – elle furieuse contre ce rapt, lui contre cette fille qui en sait trop – s’instaure une conversation où il sera question de la grande guerre du XXIIe siècle, du réel et du virtuel, de voyages dans le passé mais aussi d’art, de philosophie, de morale.

Science-fiction, satire, finesse psychologique d’un affrontement verbal où chacun cherche la faille de l’autre : dans ce mélange détonant on retrouve l’humour acide, l’insolence, l’éclat du style qui placent la romancière d’Hygiène de l’assassin au tout premier rang des écrivains de sa génération.

 

Avis : Ce livre est dans ma PAL depuis mai 2014 … je devrais vraiment faire une PAL spéciale « les livres les plus vieux de ma bibliothèque », histoire de les lire enfin !

Peut-être que je n’aurais pas dû lire deux livres d’Amélie Nothomb à la suite ? Ou peut-être que c’est juste ce livre qui ne m’a pas convenu ? J’adore toujours autant le style d’écriture de l’autrice, mais j’ai eu du mal à entrer dans Péplum, qui n’est qu’un long dialogue, exactement comme Hygiène de l’assassin, que j’ai adoré. Les deux personnages principaux se détestent cordialement, et donc s’envoient des remarques et des piques toutes les cinq minutes, ce qui peut être lassant – et qui ne l’était pas du tout dans le tout premier roman de l’autrice. Pour autant, ce roman a de belles qualités : son originalité – je n’ai pas envie de trop vous en dire, c’est mieux d’entrer aveugle dans les romans d’Amélie –, le fait que ce soit de la science-fiction, ce que l’autrice n’écrit jamais, quelques belles punch lines, certaines réflexions – sur le passé, le futur, notre responsabilité, l’écologie, la politique, la façon dont la narratrice, A.N. juge à la fois la beauté et l’intelligence. Mais je n’ai pas réussi à pleinement entrer dans le livre … quel dommage !


Donc, une petite déception, malgré une idée vraiment originale !

 

Le Papillon des étoiles de Bernard Werber

Posté : 28 avril, 2019 @ 2:25 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Genre : Science-fictionLe Papillon des étoiles

Editeur : Le Livre de Poche

Année de sortie : 2010 [2006]

Nombre de pages : 343

Synopsis : Le plus beau des rêves : Bâtir ailleurs une nouvelle humanité qui ne fasse plus les mêmes erreurs.

Le plus beau projet : Construire un vaisseau spatial de 32 km de long propulsé par la lumière et capable de faire voyager cette humanité pendant plus de 1000 ans dans les étoiles.

La plus folle des ambitions : Réunir des pionniers idéalistes qui arrivent enfin à vivre ensemble en harmonie.

Et au final la plus grande des surprises … 

 

Avis : Je me souviens avoir adoré certains romans de Bernard Werber, notamment Les Thanatonautes ou Le Miroir de Cassandre ; j’avais très envie de retomber amoureuse d’un de ses livres !

Et pourtant … quel échec que cette lecture ! Et ce, sur plusieurs niveaux !  

Tout d’abord, le rythme n’était pas là. J’ai eu du mal à entrer dans le roman, j’ai adoré la deuxième partie et la dernière … mais c’est un autre problème. Je n’ai pas trouvé le roman dynamique, et, même s’il se lit assez vite, il ne m’a pas entraînée. L’écriture, quant à elle, n’est ni bonne ni mauvaise ; ni particulièrement poétique, ni désagréable à lire.

Passons à l’histoire : j’ai aimé l’idée. Vu ce que je lisais, et le synopsis, je m’attendais à quelque chose de particulier. Pas du tout à ce que la fin m’a offert. Elle n’est pas mauvaise ; c’est bien imaginé, bien pensé, bien amené, et original. Je n’ai simplement pas accroché, ni aimé. Je reconnais que c’est bien fait, mais l’idée en elle-même m’a déplu. En revanche, j’ai aimé certains personnages, comme Elisabeth et Satine. Mais j’ai aussi été déçue par la façon dont les femmes sont caractérisées et représentées à la fin. Toujours le même modèle, toujours les mêmes schémas. Comme Yves qui rêvait de renouveau, je rêvais d’autres chemins pris par la fiction. En fait, j’ai été déçue à partir de la fin de la première génération ; [SPOILER] voir les humains reprendre les mêmes guerres, réintroduire les religions, l’argent, voir les hommes demander aux femmes de procréer juste pour fournir des soldats à leurs guerres. Quel ravissement … quelle dépression !! Et voir Adrien renier Elisabeth parce qu’elle est soi-disant stérile, la voir mourir, pour qu’il la remplace par Eya, qu’il désire alors qu’elle est clairement sa fille : woooow ! On adore ! [FIN DU SPOILER] En réalité, je pense que je m’attendais à un livre bien plus optimiste que ça !

 

Donc, une déception. Je pense qu’il est temps que le mois de la Fantasy commence ; je sens la panne de lecture arriver !

 

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