Redbluemoon

I found myself in Wonderland.

Les sœurs Charbrey, tome 1 : Sans orgueil ni préjugé de Cassandra O’Donnell

Posté : 3 janvier, 2014 @ 1:54 dans Avis littéraires | 2 commentaires »

Genre : Historique, RomanceSans orgueil ni préjugé

Éditeur : J’ai lu

Année de sortie : 2013

Nombre de pages : 253

Synopsis : Le mariage ? Morgana Charbrey ne veut pas en entendre parler. Sa passion dévorante pour les sciences emplit suffisamment sa vie sans qu’elle ait besoin de s’encombrer d’un époux. Cette soif d’indépendance, elle la dissimule derrière une prétendue maladie qui la contraint à rester recluse chez elle, à l’abri des regards courroucés de la haute société. En accompagnant sa jeune sœur Rosalie faire ses débuts à Londres, Morgana était loin d’imaginer que sa beauté et son caractère emporté attireraient l’attention de l’insupportable et ô combien séduisant comte Greenwald …

 

Avis : Je ne m’attendais pas à aimer ce livre, je n’aime pas trop ceux où tout est facile, où tout le monde s’aime, mais c’est vrai que, parfois, ça fait du bien. Je trouvais déjà le sujet intéressant et je me demandais comment l’auteure allait traiter le fait qu’une jeune fille de bonne famille ne veuille pas se marier. La couverture est assez sympathique, la couleur est vive et reflète assez bien le caractère de Morgana. J’aime beaucoup les histoires qui se passent au temps des rois et des reines, et c’est clairement ce qu’annonce ce livre.

L’histoire est donc intéressante, le sujet peut appeler un tas de possibilités. Il est traité de façon simple, avec des retournements de situations auxquels on peut s’attendre, mais que l’on apprécie de lire tout de même. En réalité, j’ai été emportée par l’histoire, j’avais vraiment envie de savoir comment tout allait se terminer (même si je m’en doutais quand même), et je ne pouvais pas m’empêcher de reprendre le livre dès que je pouvais. Les déboires de Morgana sont captivants, elle se laisse assez (peut-être même trop) facilement séduire par le comte Greenwald, qui semble lui aussi très attiré par la jeune fille. Concrètement, rien ne les sépare, mais Morgana pense sincèrement qu’elle ne peut pas se marier, jusqu’à faire des propositions assez particulières au comte. L’histoire entremêlée de Rosalie est moins captivante, mais tout de même intéressante. La jeune fille « cherche » un mari, ne semble pas vraiment disposée à en trouver un ; tous l’ennuient, et l’un d’eux est clairement condescendant. L’histoire évolue, et parfois, on se rend compte de certaines ellipses temporelles. Le cadre du livre est enchanteur : tout d’abord, la demeure Charbrey, qui semble idyllique, puis Londres et ses bals, qui font rêver. Cela donne envie d’y être.

Les personnages font beaucoup dans ce livre. Morgana est une héroïne courageuse, qui n’a aucune confiance en les hommes et qui pense que les femmes ont exactement les mêmes capacités mais qu’elles ne sont pas reconnues à raison de leur sexe. Elle s’adonne aux sciences, sa passion, et ne se soucie absolument pas du regard des autres. Même lors des bals où elle accompagne sa sœur, elle s’habille comme bon lui semble, parle au comte comme elle le veut et ne prend de gants avec personne. L’idée du mariage ne l’effleure pas un instant à cause de ses nombreuses responsabilités. Elle est indomptable, et le comte le remarque vite. Honnêtement, je ne pense pas que ce genre de situations ait été possible à cette époque, mais on peut toujours rêver, ou espérer que cela l’ait été. Morgana est attachante, elle ne m’a pas du tout agacée, contrairement aux héroïnes féminines habituelles. Par contre, je trouve qu’elle se laisse très vite séduire pour une femme complètement contre le mariage et le comte. Quant à lui, il est assez imposant, et on se dit, au début, que l’on n’aimerait pas rencontrer quelqu’un comme lui un jour. Il est inconvenant, dépravé selon sa réputation, et coureur de jupons. Morgana pense même qu’il méprise les femmes, et elle se fait une idée trop rapide de lui (préjugé). Elle niera longtemps son amour pour lui, et c’est au moment où tout semble fini qu’elle se l’avoue (orgueil). Parfois, le comte est impressionnant dans sa façon d’agir, mais l’on se rend compte qu’il aime sincèrement Morgana. Rosalie, partie à Londres sur ordre de sa sœur, est un personnage aimant, qui ne se sent bien que chez elle. Les deux fillettes, Daphné et Marie, sont un peu plus absentes, surtout Daphné. L’on a un simple aperçu du caractère de Marie à la fin, où elle se révèle d’ailleurs très attachante elle aussi.

Ayant lu Cinquante nuances de Grey récemment, j’ai réussi à faire un petit rapprochement qui m’a amusé ; mais les deux livres n’ont rien à voir du tout, il ne s’agit pas de dominant et de soumise, de sadomasochisme ou de quoi que ce soit qui y ressemble. Il y a deux scènes sexuelles, mais rien de bien choquant. 

Ce livre traite bien sûr du rôle des femmes dans la société à l’époque : elles ne sont considérées que grâce à leur mari, elles n’ont pas les mêmes droits que les hommes, et, comme Morgana le dit, les hommes peuvent faire ce qu’ils veulent (coucher à droite à gauche, s’adonner aux sciences) sans que rien ne leur soit dit, mais les femmes n’en ont strictement pas le droit. Morgana fait bien sûr exception à la règle, mais je ne suis pas sûre que cela se soit passé en réalité à cette époque. Ce livre montre un peu ce qu’une femme comme Morgana aurait pu faire, mais cela n’a sans doute pas réellement existé. La famille Charbrey aurait été la famille idéale, où les femmes peuvent choisir leur mari et rester libres de faire ce que bon leur semble.

La fin est prévisible, mais tout de même belle. On aimerait que toutes les histoires se finissent de cette façon. Certains diront que c’est trop facile (ce n’est pas faux), mais cela redonne de l’espoir, ou au moins fait sourire.

 

En définitive, un livre sympathique, qui traite un sujet intéressant. Le fait que la fin soit prévisible ne gâche pas du tout le plaisir que l’on a à lire ce livre. Je lirai sans doute la suite. 

 

Cinquante nuances de Grey, tome 1 de E. L. James

Posté : 17 décembre, 2013 @ 8:15 dans Avis littéraires | 4 commentaires »

Cinquante nuances de Grey, tome 1Genre : Littérature de charme, Romance, Contemportaine

Editeur : Editions de Noyelles

Année de sortie : 2013

Nombre de pages : 551

Synopsis : Romantique, libérateur et totalement addictif, ce roman vous obsédera, vous possédera et vous marquera à jamais. Lorsque Anastasia Steele, étudiante en littérature, interviewe le richissime chef d’entreprise Christian Grey, elle est à la fois séduite et profondément intimidée. Convaincue que leur rencontre a été désastreuse, elle tente de l’oublier – jusqu’à ce qu’il débarque dans le magasin où elle travaille à mi-temps et lui propose un rendez-vous. Naïve et innocente, Ana est troublée de constater qu’elle est follement attirée par cet homme. Quand il lui suggère de garder ses distances, elle ne l’en désire que davantage. Mais Grey est tourmenté par ses démons intérieurs et le besoin de tout contrôler. Lorsqu’ils entament une liaison passionnée, Ana découvre son pouvoir érotique, ainsi que la part obscure que Grey tient à dissimuler …

 

Avis : Quand j’ai vu que la littérature de charme était à la mode, je me suis dit que, pour une fois, je ne tenterais pas un nouveau genre littéraire. Cela ne m’attirait pas du tout, je ne voyais pas l’intérêt. Et puis, est arrivée une amie qui m’a dit qu’il fallait vraiment que je le lise, qu’elle avait adoré. Je ne pouvais plus reculer ! Et bien, j’ai adoré, contrairement à ce que je m’étais imaginé !

J’ai appréhendé cette lecture, en me demandant ce que j’allais y trouver, étant donné que mon amie m’avait dit que c’était une relation assez particulière. Mais finalement, je l’ai trouvé spéciale mais assez poétique en même temps. Il n’y a pas que ça, il n’y a pas que des scènes SM, et les scènes de sexe ne sont pas omniprésentes. Souvent, Ana se pose des questions sur Christian, ou dialogue avec lui par mails (ce que j’apprécie particulièrement parce qu’ils parlent vraiment, ouvertement, et leur relation avance grâce à cela). L’histoire est intéressante, parce que l’on se demande vraiment ce qui arrivera par la suite, on ne peut pas s’empêcher de tourner les pages de plus en plus vite pour savoir ce que va décider Ana, pour découvrir la vie de Christian et voir leur romance évoluer. L’auteure a choisi de faire raconter l’histoire par Ana, ce qui nous permet de nous identifier facilement : qu’est-ce que l’on ferait à sa place ? comment verrait-on la situation ? est-ce que l’on choisirait de rester ? ne sommes-nous pas aussi jalouses qu’elle ?

L’histoire de Christian, son passé, le fait qu’il soit très mystérieux et très étrange, tout cela donne envie de poursuivre la lecture sur le champ, sans attendre, sans pause ; dès que l’on doit s’arrêter, on attend le moment de reprendre le livre, de pouvoir en apprendre plus. L’auteure a le don de finir ses chapitres d’une façon assez frustrante, toujours au moment où quelque chose de nouveau arrive. Souvent, on mord dans le suivant pour avoir un aperçu de ce qui vient, et finalement, on se rend compte qu’on la finit avant d’avoir réalisé qu’on l’avait commencé !  

La première fois que l’on découvre Ana, on ne s’imagine pas encore bien comment elle est en réalité. Mais, au fur et à mesure, on découvre une héroïne assez énervante, qui ne se rend pas compte des choses qui l’entourent, qui se sous-estime toujours, et qui fait des remarques parfois puériles. J’ai eu l’impression qu’elle évoluait dans le livre, puisqu’à un moment, je me suis attachée à elle, et elle ne m’a plus que rarement agacé. A la fin, elle n’est plus la même, elle a changé, et elle comprend ce qu’implique tout ce qui lui est arrivé et ce qu’elle a fait. Christian quant à lui, reste obscur, même à la fin du premier tome. On ne comprend pas tout, et on a envie de savoir !! Mais Ana ne parvient pas à le faire parler suffisamment pour satisfaire notre curiosité. L’auteure joue sur ce personnage : on pense l’avoir cerné, mais finalement, il change radicalement d’attitude. Il semble avoir plus de deux facettes différentes dans une même personnalité. Et il donne envie de mieux le connaître. 

Bien sûr, il y a des scènes sexuelles. Mais, même si Christian et Ana sont censés être engagés dans une relation SM, il y a très peu de scènes de ce genre. Ce peut être choquant pour les punitions et ce qui est utilisé, mais sinon, pas tellement. Quelque chose m’a choqué, ou en tout cas m’a paru très étrange, mais je ne vous dirai pas quoi, ce ne serait pas marrant. Il la considère comme une femme, et à cause de ce quelque chose, elle se considère comme … autre chose. Elle porte un jugement assez dur sur elle-même. Ces scènes sont souvent inattendues, et l’auteure ne mâche pas ses mots, les « vulgaires » étant quand même souvent attribué à ses personnages.  

La fin est très, très, très frustrante !!!!! ça ne devrait pas être permis de finir un livre de cette façon : elle donne envie de commencer le tome suivant tout de suite, et quand on ne l’a pas à disposition … Elle est vraiment bien faite, et on sait déjà que ça ne peut pas finir comme ça, que le deuxième tome va forcément apporter quelque chose de nouveau.

 

En fin de compte, un tome très attrayant, une véritable surprise, qui donne envie de dévorer la saga le plus vite possible !! Avis aux amateurs et à ceux qui ne savent pas encore ce que c’est !

La Sélection, tome 2 : L’Élite de Kiera Cass

Posté : 28 juin, 2013 @ 2:26 dans Avis littéraires, Coup de cœur | Pas de commentaires »

La Sélection, tome 2 : L'Élite de Kiera Cass dans Avis littéraires couv3610935-187x300Genre : Jeunesse, Science-Fiction, Romance

Editeur : Robert Laffont

Année de sortie : 2013

Nombre de pages : 308

Synopsis : Elles étaient 35 candidates. Elles ne sont plus que 6. Trois cents ans ont passé et les États-Unis ont sombré dans l’oubli. De leurs ruines est née Illeá, une monarchie de castes. Mais un jeu de téléréalité pourrait bien changer la donne. La Sélection de trente-cinq candidates s’est réduite comme peau de chagrin, et désormais l’Élite restante n’est plus composée que de six prétendantes. L’enjeu pour ces jeunes filles ? Convaincre le prince Maxon, le Roi et la Reine ses parents, qu’elles sont les mieux à même de monter sur le trône d’Illeá, alors que les factions de rebelles veulent faire tomber la monarchie. Pour America Singer, demeurer au palais est encore plus compliqué : ses sentiments envers Maxon viennent se heurter à l’amour qu’elle éprouve depuis l’enfance pour Aspen, garde royal qu’elle croise tous les jours dans les galeries, et à son sens aigu de la justice trop souvent déçu par les décisions royales … Entre intrigues de cour, dilemmes tragiques et loyautés divisées, America navigue à vue dans la tourmente, en quête du déclic qui changera à jamais le cours de sa vie … Tout jeu comporte des règles, et les règles sont faites pour être transgressées.

 

Avis : Une couverture toujours aussi énigmatique, une robe un peu étrange : que se passe-t-il dans ce second tome ?!

Tout comme pour La Sélection, j’ai lu ce tome très rapidement (mis bout à bout, une matinée) et j’ai adoré, même si j’ai tout de même préféré le premier. Je me suis à nouveau laissée emporter, je me suis retrouvée à Angeles, dans le palais des Schreave, j’ai suivi America dans ses déboires amoureux, mais aussi Maxon et tous les autres. Je me suis encore attachée à plusieurs d’entre eux, et j’en ai haï d’autres, que je n’appréciais déjà pas spécialement. Mais, dans ce tome, contrairement à d’autres œuvres, la romance n’est pas le seul sujet abordé, même si elle prend une grande place dans l’histoire. On en apprend plus sur le passé d’Illeá et sur son « créateur », sur la politique, sur les autres pays. On découvre peu à peu ce qui se cache derrière la monarchie de castes des anciens États-Unis. Les autres sélectionnées sont aussi bien intégrées à l’histoire. On découvre un peu plus Kriss, Marlee et Celeste, ainsi qu’Elise et Natalie. Il arrive des choses différentes à chacune. Je trouve vraiment génial que l’auteure ne se focalise pas que sur les problèmes amoureux d’America, mais qu’elle s’intéresse aussi au monde du livre, aux autres personnages et aux intrigues extérieures au palais, dans lequel les filles sont « enfermées ». Et oui, à cause de la Sélection, on ne sait que ce que les filles savent, et ici, en l’occurrence America. Cela a dû être compliqué pour l’auteur de parler de tout en s’accommodant au point de vue interne de l’histoire.  

Evidemment, des questions restent en suspens : pourquoi les Rebelles attaquent-ils exactement le palais ? Les factions du Nord sont-elles reliées aux factions du Sud ? Quelle est la véritable histoire d’Illeá ? Et qui est vraiment Gregory Illeá ? Pourquoi l’Histoire se transmet-elle oralement, pourquoi n’est-elle pas écrite ? Et surtout : quelle est la véritable politique mise en place par le roi ? Monarchie ou dictature ? L’auteure parvient à nous parler des différents aspects du monde qu’elle a créé à partir de l’histoire d’America au lieu de ne se focaliser que sur celle-ci, et parvient à nous amener à nous interroger non seulement sur America, Maxon et Aspen, mais aussi sur tout ce qui compose Illeá et la famille royale, ainsi que les autres pays.

Concernant les personnages, je dois avouer qu’America m’a un peu énervée dans ce tome. Malgré mon attachement pour elle, je trouve qu’elle fait un peu n’importe quoi : une fois Maxon, une fois Aspen, comme si elle jouait avec eux, alors qu’en réalité, elle ne sait absolument pas quoi faire. D’un côté, je la comprends : elle joue son avenir. Mais, de l’autre, elle doit choisir et, personnellement, je trouve qu’il n’y a pas photo ! Elle se plaint que Maxon se rapproche des autres, mais elle oublie ce qu’elle fait avec Aspen. Quand le prince lui avoue son amour, elle doute, et quand il va voir les autres, elle le traite de lâche et de menteur ! Elle est très impulsive et ne se rend pas compte qu’elle fait du mal à un tas de personnes en ne se rendant pas compte de ce qui se passe autour d’elle. Elle ne voit pas tout ce que le prince fait pour elle, les risques qu’il prend. Il est clair que Maxon l’aime, et que c’est réciproque, et, même si le statut de princesse lui fait peur, elle peut changer les choses, alors je ne vois pas où est le problème. A la fin du livre, j’ai eu l’impression qu’elle avait compris, et fait son choix … Pour Maxon, je me demande comment il fait pour toujours tout régler. Le pauvre … Quant à Aspen, je ne le supporte pas ! Il veut qu’America soit en sécurité, et c’est lui qui la met en danger en faisant n’importe quoi. J’ai l’impression qu’il est louche, ça ne m’étonnerait pas qu’il fasse partie des rebelles ! Enfin, le roi … Quel manque de tac et de compassion ! Alors que la reine a l’air toujours aussi admirable, lui montre son côté sombre dans ce tome.  

Plusieurs scènes m’ont attristé dans le livre, mais la pire était celle concernant Marlee. J’ai deviné son secret depuis qu’elle en avait parlé à America, et, quelque part, je savais que cela devait arriver, mais c’était vraiment dur et brutal …

 

En définitive, un second tome réussi, qui nous donne encore plus envie de découvrir la suite (qui, malheureusement, ne sort qu’en 2014 …) !

L’appel de l’ange de Guillaume Musso

Posté : 7 juin, 2013 @ 12:41 dans Avis littéraires | 4 commentaires »

L'appel de l'ange de Guillaume Musso dans Avis littéraires couv65158762-182x300Genre : Romance, Thriller

Editeur : Pocket

Année de sortie : 2012

Nombre de pages : 462

Synopsis : Dans leur téléphone, il y avait toute leur vie … New-York. Aéroport Kennedy. Dans la salle d’embarquement bondée, un homme et une femme se télescopent. Madeline et Jonathan ne s’étaient jamais rencontrés, ils n’auraient jamais dû se revoir. Mais en ramassant leurs affaires, ils ont échangé leurs téléphones portables. Lorsqu’ils s’aperçoivent de leur méprise, ils sont séparés par 10 000 kilomètres : elle est fleuriste à Paris, il tient un restaurant à San Francisco. Cédant à la curiosité, chacun explore le contenu du téléphone de l’autre. Une double indiscrétion et une révélation : leurs vies sont liées par un secret qu’ils pensaient enterré à jamais …

 

Avis : Le synopsis me donnait envie de lire ce livre : ce me semblait être une idée originale, et une histoire pleine de suspense. En plus, la couverture est jolie et m’intriguait encore plus !

J’aime toujours autant le style de Musso, très visuel. Les mails ou les appels sont écrits différemment, tout comme les articles de journaux. Le roman n’est pas uniforme, l’auteur joue sur sa forme, et cela le rend plus attractif : on s’amuse aussi en le lisant. Cela rend l’histoire plus réelle. J’aime aussi beaucoup les citations que l’écrivain parsème à chaque début de chapitre. J’en ai gardé certaines, les belles, les vraies, et celles qui ont une signification particulière.   

Musso a l’étrange « pouvoir » de rendre, dans tous ses livres, ses personnages vraiment attachants. On les apprécie dès qu’on les rencontre, ils nous touchent. Madeline se cache derrière sa nouvelle identité ; Jonathan ignore pourquoi sa femme la quittait. Le long du livre, on comprend qu’ils étaient faits pour se rencontrer, qu’ils étaient faits pour être ensemble. Je n’ai pas pu m’empêcher de me dire qu’il était logique que cela se passe comme ça entre eux, que c’était prévisible, mais cela n’enlève rien au roman.

Dès que le personnage d’Alice est apparu, je l’ai apprécié. Qui n’apprécierait pas une fille comme elle ? Son histoire, son passé sont horribles, et elle reste là, immuable face à la vie, souriante malgré sa tristesse. Elle m’a particulièrement touchée, et, dans la deuxième partie, lorsque Jonathan découvre toute l’histoire, je n’ai pas pu m’empêcher de ressentir un pincement au cœur. On ne peut pas s’empêcher de se dire que c’est injuste, et d’espérer que ce soit faux, en fin de compte, que ce ne lui soit pas arrivé.

La première partie est plus lente que les deux autres : l’auteur présente l’action, les personnages. On entre directement dans l’histoire avec la scène de l’aéroport, mais le côté thriller du roman n’apparait vraiment qu’à la deuxième partie. Dans celle-ci, on découvre ce qui les relie, ce qui les réunira. La dernière partie est vraiment celle du thriller : on a envie de connaitre la fin, on veut savoir ce qu’il va se passer, ce qu’il va arriver aux personnages. La fin est géniale, les pièces du puzzle s’emboitent parfaitement, tous les détails sont importants, on comprend à peu près tout. L’auteur a vraiment fait fort ! Par contre, la dernière scène m’a un peu déçue … J’aurais aimé en apprendre plus sur la suite de l’histoire pour les personnages.

 

En fin de compte, un bon Musso, plein de suspense et de mystère mais un peu frustrant sur la fin !       

La Sélection, tome 1 de Kiera Cass

Posté : 30 mai, 2013 @ 5:03 dans Avis littéraires, Coup de cœur | 2 commentaires »

La Sélection, tome 1 de Kiera Cass dans Avis littéraires couv1189781-186x300Genre : Jeunesse, Romance

Editeur : Robert Laffont

Année de sortie : 2012

Nombre de pages : 344

Synopsis : 35 Candidates.1 Couronne. La compétition de leur vie. Trois cents ans ont passé et les Etatss-Unis ont sombré dans l’oublie. De leurs ruines est née Illeá, une monarchie de castes. Mais un jeu de téléréalité pourrait bien changer la donne. Elles sont trente-cinq jeunes filles : la « Sélection » s’annonce comme l’opportunité de leur vie. L’unique chance pour elles de troquer un destin misérable contre un monde de paillettes. L’unique occasion d’habiter dans un palais et de conquérir le cœur du prince Maxon, l’héritier du trône. Mais pour America Singer, cette sélection relève plutôt du cauchemar. Cela signifie renoncer à son amour interdit avec Aspen, un soldat de la caste inférieure. Quitter sa famille. Entrer dans une compétition sans merci. Vivre jour et nuit sous l’œil des caméras … Puis America rencontre le Prince. Et tous les plans qu’elle avait échafaudés s’en trouvent bouleversés … Tout jeu comporte des règles, et les règles sont faites pour être transgressées.   

 

Avis : Tout d’abord, la couverture m’a attirée. Je la trouvais mystérieuse, énigmatique. Pourquoi autant de miroirs et pourquoi se cache-t-elle le visage ? J’ai ensuite lu le synopsis, et je me suis dit : « Elle va vraiment lâcher son copain juste parce qu’elle rencontre un prince ?! » J’ai eu peur d’être déçue et par le personnage, et par l’histoire. J’ai hésité à le lire jusqu’à ce que l’on me propose de me le prêter.

Je peux vous dire que le synopsis est un peu mensonger : America ne lâche absolument Aspen pour le Prince. L’action est trop résumée, et on peut croire des choses, imaginer comment ça se passe. On a tout faux. J’ai rarement lu un livre aussi prenant, je n’arrivais plus à le lâcher ! Je suis complètement rentrée dans l’histoire, je me suis laissée emporter, et j’ai vraiment, vraiment adoré ! C’est un gros coup de cœur !

J’ai d’abord trouvé l’histoire originale. Imaginer les Etats-Unis, le pays le plus puissant au monde actuellement, ruiné, détruit et transformé en une monarchie, il fallait le faire ! Le déroulement historique des faits est tout à fait cohérent. Le système de castes est typique de la dystopie, mais cela n’enlève rien, pour moi, à l’originalité de l’histoire. De plus, la romance m’a paru différente de celle que l’on voit d’habitude (je peux me tromper, je n’en lis pas souvent !). Je trouve que c’est assez subtil, et que les autres sujets abordés dans le livre n’en pâtissent pas, même si l’histoire d’amour tient une place importante.

Je me suis beaucoup attachée à America (la narration à la première personne aide). Elle me fait bien rire et on se rend vite compte qu’elle se sous-estime tout le temps et qu’elle ne se rend pas compte de l’impact qu’elle a sur les gens. Il est très facile, parfois, de s’identifier à elle (dans ce qu’elle ressent, comment elle le ressent et comment elle l’exprime). Comme la plupart des personnages le disent, elle a la carrure d’une princesse (et j’espère franchement que c’est elle qui finira par obtenir la couronne !). Le Prince est également attachant : je me suis dit qu’ils allaient bien ensemble et qu’elle ferait mieux d’oublier Aspen, que j’ai apprécié au début, mais qui m’a énervé par la suite. Les autres candidates ne sont pas vraiment mises sur le devant de la scène (je crois que le nom de toutes n’apparait pas), excepté Marlee et Celeste. L’auteure a voulu faire de cette dernière la fille que l’on ne peut pas s’empêcher de détester, la garce qui ne possède pas une once de gentillesse en son for intérieur. Quant à Marlee, je crois deviner ce qu’elle cache à America … La petite May est très attachante, même à travers ses lettres, les trois servantes d’America le sont également.

 

Je n’ai jamais lu de dystopie avant celle-ci mais, si elles sont toutes aussi biens, je vais m’y mettre ! Je le conseille à tous, il vaut vraiment le coup !

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