Redbluemoon

I found myself in Wonderland.

A Room with a View de E. M. Forster

Posté : 16 juin, 2014 @ 9:31 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

A Room with a ViewGenre : Classique, Romance

Editeur : Penguin Classics

Année de sortie : 2000

Nombre de pages : 196

Synopsis : « You can transmute love, ignore it, muddle it, but you can never pull it out of you. » Visiting Italy with her prim and proper cousin Charlotte as a chaperone, Lucy Honeychurch meets the unconventional, lower-class Mr. Emerson and his son, George. Upon her return to England Lucy becomes engaged to the supercilious Cecil Vyse, but she finds herself  increasingly torn between the expectations of the world in which she moves and the passionate yearnings of her heart. More than a love story, A Room with a View (1908) is a penetrating social comedy and a brilliant study of contrasts – in values, social class, and cultural perspectives – and the ingenuity of fate. And, notes Malcolm Bradbury in his sparkling introduction, « it was the work where Forster laid down most of his key themes, the place where he displayed both his warmth and his sharpness, and developed his famous light style ».

 

Avis : Ce livre m’intéressait déjà avant que j’apprenne que je l’étudierais l’année prochaine. Je l’ai lu avec plaisir, mais en ne m’attendant pas vraiment à ce que j’ai lu.

Le talent de l’auteur transpire par cet ouvrage. Il a le don de faire de petites allusions comiques partout, de faire comprendre à demi-mots ce qu’il veut dire, de donner une image particulière de ses personnages. L’histoire est vraiment une romance classique au départ, et se transforme peu à peu en quelque chose de plus. On croit s’attendre à tout ce qu’il va se passer, et pourtant, l’auteur fait emprunter quelques détours à son héroïne. Jusqu’au bout, on ne sait pas exactement comment cela va se finir, mais on sait comment l’on aimerait que cela se finisse : l’auteur nous pousse à vouloir que cela finisse de cette façon. On suit Lucy avec passion, comme si nous voulions, nous aussi, la conseillait sur ce qu’elle doit faire. L’auteur a vraiment un humour décalé que j’ai beaucoup aimé. Cela apporte de la fraîcheur à l’ensemble de l’œuvre. J’ai souvent ri en comprenant certaines allusions. Forster se moque de ses personnages, et nous avec lui. Il montre par là le ridicule de la société Edwardienne guindée, de l’étroitesse d’esprit de cette époque, et de l’absurdité de certaines réactions des personnages. On se demande s’ils réfléchissent parfois à ce qu’ils disent ou font, s’ils pensent par eux-mêmes. Ils semblent tous plutôt formatés, ils suivent, tout en sachant qu’ils ne font pas ce qu’ils veulent. Les conventions sclérosent clairement toute la société. La place de la femme est très discutée dans ce livre : elles ne sont pas libres de leurs choix, en sont conscientes, et cela ne semble pas toutes les déranger. Celles que cela dérange ont aussi du mal à réagir, tant elles sont ancrées dans leur société et tant elles pensent que cela est normal. Enfin, j’ai aimé les nombreuses références à l’art et à l’Italie, où j’ai très envie d’aller.

Concernant les personnages, je dois dire que je me suis attachée à Lucy Honeychurch. C’est vrai qu’elle aussi est formatée par la société, et pense faire ce qui est bien en faisant ce qu’elle ne veut pas faire. Elle ne pense pas à son bonheur, mais aux conventions. Mais ce n’est pas vraiment de sa faute, elle a été éduquée de cette façon par sa mère. Elle tente de se dire que tout ce qu’elle fait est bien selon la morale et l’éthique, et que cela ne peut être autrement. Quand elle se fiance avec Cecil, il semble que ce soit parce qu’elle ne sait pas quoi faire d’autre, mais certainement pas parce qu’elle l’aime. Et lui ne s’en rend pas compte. Il est l’incarnation même de la convention, et de l’homme intellectuel qui a des idées bien arrêtées, et assez fermées. Il est très énervant, agaçant et arrogant. Il n’aime pas certains autres personnages que l’on peut trouver sympathiques, ce qui nous le rend antipathiques. George est un personnage assez complexe, intellectuel lui aussi, mais très différemment de Cecil. Il est un peu son antithèse. J’ai apprécié ce personnage, bien plus que le prétendant de Lucy. Freddy est également un personnage attachant, un petit frère turbulent qui n’est pas aimé par le fiancé, évidemment. Mrs Honeychurch est un peu formatée, elle aussi, par les conventions, mais moins que Charlotte, que je n’ai réussi à apprécier qu’à la fin.

J’ai lu ce livre en anglais, et je pense avoir globalement tout compris. Certains passages étaient un peu obscurs, j’ai perdu le fil une ou deux fois, mais j’ai vraiment apprécié cette lecture, et je pense que je lirais d’autres livres d’E. M. Forster, peut-être en VO.

La fin est assez inattendue vu le nombre de détours utilisés par l’auteur. Mais je voulais que le livre se termine comme cela. C’est beau, même si cela reste compliqué, et je pense que c’est mieux ainsi.

 

En définitive, un livre que j’ai vraiment aimé, que je suis contente d’étudier, et que je relirais encore avec plaisir !

 

Challenge des 100 livres à lire au moins une fois

La Sélection, tome 3 : L’Elue de Kiera Cass

Posté : 27 mai, 2014 @ 8:47 dans Avis littéraires, Coup de cœur | Pas de commentaires »

La Sélection, tome 3Genre : Jeunesse, Romance

Editeur : Robert Laffont

Année de sortie : 2014

Nombre de pages : 337

Synopsis : Une seule candidate sera couronnée. Trois cents ans ont passé et les Etats-Unis ont sombré dans l’oubli. De leurs ruines est née Illeá, une monarchie de castes. Mais un jeu de téléréalité pourrait bien changer la donne. La Sélection a bouleversé la vie de trente-cinq jeunes filles. Déchirées entre amitié et rivalité, les quatre candidates encore en lice resteront liées par les épreuves qu’elles ont dû surmonter ensemble. Entre les intrigues amoureuses et celles de la cour, c’est une lutte de tous les instants pour demeurer fidèles à leurs idéaux. America n’aurait jamais pensé être si près de la couronne, ni du cœur du Prince Maxon. A quelques jours du terme de la compétition, tandis que l’insurrection fait rage aux portes du Palais, l’heure du choix a sonné. Car il ne doit en rester qu’une … 

 

Avis : J’avais vraiment, vraiment hâte de lire ce dernier tome, et, étant donné le temps que l’on a dû attendre, il devait être à la hauteur de mes espérances. Et il l’était, évidemment. La couverture laissait déjà présager une fin magistrale, et la robe … A tomber ! (bon d’accord, c’est mon côté princesse qui ressort sans doute …).

J’ai lu ce livre en à peine deux jours : je ne pouvais pas le lâcher. J’avais tellement envie de connaître la fin que je suis arrivée à l’épilogue sans m’en rendre compte ! J’ai vraiment été entrainée dans ce dernier tome qui commence sur les chapeaux de roues ! On entre au beau milieu de l’action, sans préambule, et l’on retrouve les quatre dernières candidates dès la première page : au moins, si on les avait oubliées, elles nous sont vite remises en mémoire, ainsi que leurs caractéristiques principales. On se fond complètement dans le décor, on partage la vie d’America, et, comme le livre est écrit à la première personne, on s’identifie à elle facilement. On découvre les révélations de ce dernier tome par ses yeux, et, quand elle se rend compte que c’était évident, on se le dit nous aussi. Ces révélations concernent tous les plans : la politique, les filles encore en compétition, Maxon, Aspen, la famille d’America … Même si l’histoire d’amour est centrale (le but est quand même d’épouser le prince, ne l’oublions pas !), une série d’intrigues annexes se greffe à la veine principale, et agrémente le livre. On veut, bien sûr, des réponses à toutes nos questions, et elles nous sont peu à peu données dans ce dernier volet, découvertes par America, qui semble sortir peu à peu de sa prison dorée pour prendre connaissance de ce qui se passe à l’extérieur. Elle semble aussi se rendre (enfin !) compte de ce qu’elle veut vraiment, et cela trace son parcours dans le livre.

Il est vraiment très intéressant que l’auteure se soit à ce point appliquée à traiter le monde dans lequel évoluent ses personnages. Les Renégats du Sud, ceux du Nord, leurs représentants, la vie politique, le régime, l’attitude du roi, celle de la population, les castes : tout est très bien développé. Je pense que, sans cela, l’histoire aurait peut-être été ennuyeuse, il aurait manqué quelque chose, l’intrigue se serait essoufflée. Par exemple, les aspects politiques apportent vraiment ce qu’il faut à l’histoire pour rester captivante ; ils s’introduisent dans la relation entre Maxon et America, la pimente et la cimente aussi, d’une certaine façon.

Venons-en aux personnages. Je suis toujours autant attachée à America, et je dois dire qu’elle s’est un peu calmée depuis le deuxième tome. Elle ne m’a pas agacée cette fois, et c’est tant mieux ! Elle se rend enfin compte de ce qui aurait dû lui sauter aux yeux. Elle est toujours aussi courageuse, toujours aussi forte, et sait pertinemment que ses actes peuvent lui apporter des problèmes. Ce n’est pas pour autant qu’elle recule. En sachant ce qu’elle veut, elle agit comme il faut, comme elle pense qu’il le faut en tout cas. Elle est impressionnante. Les autres filles deviennent plus sympathiques au fur et à mesure du livre, au fur et à mesure que la vision d’America évolue sur elles. Mon opinion sur Maxon ne change pas, excepté à un moment où il débloque complètement, et où il devrait sérieusement réfléchir un peu plus ! Par contre, je n’ai plus le même point de vue sur Aspen. Il me semble qu’il a évolué, qu’il a pris du recul sur la situation. Le roi n’a pas changé, et même, son attitude empire. Il est insupportable, vraiment. La reine, quant à elle, est toujours aussi charmante, adorable, mais aussi forte et courageuse. Une main de fer dans un gant de velours.

La fin est magistrale, mais aussi très triste. Elle était prévisible, et à la fois, on ne s’attend pas à ce que cela se passe comme cela. J’ai quand même beaucoup aimé ce dernier tome. Il clôt vraiment très bien la saga !

 

En conclusion, une saga géniale qui se termine par un tome excellent. La trilogie de La Sélection est vraiment une série intéressante que je ne regrette absolument pas d’avoir découvert, et qui restera un coup de cœur !  

Nos étoiles contraires de John Green

Posté : 27 mars, 2014 @ 8:16 dans Avis littéraires | 8 commentaires »

Nos étoiles contraires Genre : Jeunesse, Romance

Editeur : Nathan

Année de sortie : 2013

Nombre de pages : 327

Synopsis : « Lorsque je lisais ce livre à la plage, ma mère m’a demandé ce qu’il racontait. Et moi, complètement absorbée par ma lecture et désirant y retourner au plus vite, je lui ai dit le gros de l’histoire : « _C’est une fille qui a le cancer, qui rencontre un gars qui avait le cancer. C’est génial ! » Alors là, elle m’a lancé un regard inquiet et m’a dit : « _T’es sûre que ça va ? »" Une lectrice, sur Booknode.com. « Un roman sur la vie, la mort et les gens qui se retrouvent coincés entre les deux. Nos étoiles contraires, c’est John Green au sommet de son art. On rit, on pleure, et on en redemande. » Markus Zusak, auteur du bestseller La voleuse de livres. « Alors qu’on craint ne ressentir que de la tristesse en le refermant, ce livre nous fait aimer la vie plus que jamais. » Mélanie Blossier, chroniqueuse pour le magazine Page et libraire à la librairie Doucet, au Mans. « ça frôle le génie. Ce livre est tout simplement dévastateur. Il affronte sans peur les émotions simples, directes et puissantes. » Time Magazine.

 

Avis : J’appréhendais un peu ce livre avec le thème qu’il abordait. Je ne suis pas fan des livres de ce genre. Mais, en fait, il ne ressemble à aucun livre que j’ai déjà lu. Et j’ai vraiment beaucoup aimé.

La note de l’auteur au début du roman m’a semblé inutile : on sait que c’est une fiction, mais on ne peut pas s’empêcher de transposer dans la réalité. Comment faire autrement ? La littérature, c’est aussi vivre les histoires que les auteurs nous racontent. Pour entrer pleinement dans l’œuvre, il faut s’imaginer ce qui s’y passe, même si les émotions se bousculent, et même si l’histoire est difficile.

C’est vraiment une histoire particulière, et j’ai un avis mitigé sur l’avis de Mélanie Blossier : oui, cela nous donne envie de vivre, mais en même temps, ça nous angoisse comme jamais. Je me suis sentie mal en lisant certains chapitres, surtout à la fin. Mais j’ai tout de même vraiment aimé tout le livre. On comprend dès le début que pour Hazel, il n’y aura pas de fin heureuse, quoi qu’elle fasse : elle est en phase terminale depuis trois ans, et elle ne peut pas guérir de son cancer. Elle rencontre alors Augustus Waters, qui la regarde pour ce qu’elle est, et pas pour son cancer. Leur histoire est vraiment belle, elle évolue peu à peu, comme on peut s’y attendre. Mais, derrière se cache toujours un petit goût amer, que l’on ne peut pas chasser. On aimerait s’imaginer que tout va bien, mais on ne peut pas, la situation nous oblige à rester dans la réalité. Il est vrai que l’on rit à certains moments, et j’ai dû me retenir de pleurer. John Green nous fait passer par tout un tas d’émotions fortes : nous sommes sur des montagnes russes, et nous ne cessons de monter.

Les personnages sont vraiment complexes, particuliers, attachants … Je pourrais continuer longtemps à les définir mais je vais vous ennuyer ! Je me suis parfois identifiée à Hazel dans certaines de ses réflexions, et ça m’a fait un peu peur. C’est assez désagréable parce qu’on se rend vraiment compte que cela peut arriver à tout le monde. On se sent mal à l’aise, mais on continue quand même : on a tellement envie de savoir, tellement envie de vivre un bout de vie avec elle. Elle est très naturelle et tente de ne pas se prendre la tête (relativement compliqué !). On aimerait que le livre dure plus longtemps, on aimerait suivre Hazel un peu plus. Quant à Augustus … Avec le point de vue subjectif de Hazel, il semble parfait. Mais on se rend compte qu’elle ne ment pas sur ses sentiments, qu’elle ne fera pas semblant de l’aimer si elle ne l’aime pas. On commence par découvrir son physique, assez avantageux il semble, puis son esprit. Intelligent, intéressé par les mêmes choses qu’Hazel, il se rapproche rapidement d’elle. Il préfère rire que s’apitoyer, et ce qui lui est arrivé ne peut laisser personne indifférent. Ce sont deux personnages qui semblaient faits pour être ensembles, et la nature est cruelle avec eux avant même qu’ils se rapprochent.

Même si le cancer semble être le thème, il ne l’est pas vraiment. Il est présent, en arrière fond, mais il n’est pas au centre de l’histoire : la vie y est. Les personnages découvrent la vie ensemble, la vivent. Ils découvrent sa beauté, sa simplicité, mais aussi sa cruauté, son injustice. Ils trouvent le bonheur, le malheur, l’amour, la colère. Sincèrement, c’est une belle histoire, qui nous donne aussi une petite leçon de vie et de nombreuses claques. En plus, il n’y a pas de dramatisation du cancer : le langage est cru, clair et net. Les personnages ont un avis fixe, et restent lucides face à ce qui leur arrive. Pas d’embellissement, pas d’apitoiement, pas de survalorisation ou de dévalorisation. 

La fin est indéfinissable. Il faut l’avoir lue. On ne comprend pas comment c’est possible, et pourtant …

 

Un très beau livre, magnifique même, que je conseille, même s’il ne nous apporte pas que des émotions positives.

Cinquante nuances de Grey, tome 3 : Cinquante nuances plus claires de E.L. James

Posté : 23 mars, 2014 @ 2:51 dans Avis littéraires | 2 commentaires »

Cinquante nuances, tome 3Genre : Littérature de charme

Editeur : JC Lattès

Année de sortie : 2013

Nombre de pages : 594

Synopsis : Ana et Christian ont tout pour être heureux : l’amour, la fortune et un avenir plein de promesses. Ana apprend à vivre dans le monde fastueux de son M. Cinquante Nuances, sans perdre son intégrité ni son indépendance, tandis que Christian essaie de se défaire de son obsession de contrôle et d’oublier son terrible passé. Mais bientôt, alors que tout semble leur sourire, le destin les rattrape et leurs pires cauchemars deviennent réalité … Un happy-end est-il possible pour Christian Grey et Anastasia Steele ? Romantique, libératrice et totalement addictive, la trilogie Fifty Shades, dont Cinquante nuances plus claires est le dernier volume, vous obsédera, vous possédera et vous marquera à jamais.

 

Avis : J’avais vraiment hâte de lire la suite de cette saga, j’avais trouvé les premiers tomes super, et je voulais vraiment connaître la fin !!

La fin du second tome était encore fraîche quand j’ai commencé celui-ci. J’avais vraiment hâte de savoir ce qui se passait exactement, car la fin nous laissait sur notre faim justement. Elle nous faisait entrevoir ce qui allait se produire, elle nous laissait imaginer sans nous dire exactement, et c’est très frustrant. Encore une fois, la voix du narrateur dans le prologue n’est pas celle d’Ana, et la scène qu’on nous décrit nous donne vraiment envie d’en apprendre plus sur le second personnage principal de ce roman !

Pour tous ceux qui n’ont pas lu le tome précédent, ne lisez pas ce que j’écris ici, attendez d’avoir lu le second ! Donc, Ana et Christian sont mariés, on peut s’attendre à ce qu’ils soient heureux, enfin, mais évidemment, ce ne serait pas marrant ! Christian et son passé continuent à se dévoiler petit à petit, jusqu’à ce qu’on découvre enfin toute l’histoire ! On comprend donc les réactions de Jack Hyde, les liens entre les personnes, les bizarreries dont on ne savait pas quoi faire. Mais, même si l’on connait tout de Christian, il reste assez mystérieux, dans la mesure où on peut se mettre à sa place, mais on ne peut pas vraiment savoir ce qui se passe vraiment dans sa tête. Ana décode très facilement ses réactions, c’est moins évident pour les lecteurs. L’amour d’Ana pour Christian déborde encore à nouveau de ce livre. On peut facilement tomber dans le stéréotype : on passe du livre porno (c’est à peu près ce que tout le monde pense quand j’en parle un peu autour de moi) au livre fleur bleue (quand j’explique un peu, on me dit que c’est cul-cul). Je me demande parfois comment on peut avoir des visions aussi différentes, ne pas s’ouvrir un peu et se dire : « Tiens, pourquoi je ne regarderai pas par curiosité ! ». C’est vrai qu’à nouveau, les filles qui ne supportent pas les « fleurs et chocolats » risquent de ne pas aimer énormément.

Les personnages principaux nous sont définitivement attachés dans ce tome. Malgré leurs efforts, ils ont vraiment du mal à accepter leurs différences. On peut déplorer certaines réactions – ce que les personnages eux-mêmes font. On peut aussi se dire que c’est un peu trop, mais pourquoi pas après tout ? On ne peut pas vraiment s’imaginer cette vie-là étant donné qu’on ne gagne pas 100 000 dollars toutes les heures ! Ana garde son caractère, comme dit Christian, elle paraît forte, mais ne s’en rend pas compte elle-même. Elle est un peu un stéréotype elle aussi : la femme qui ne voit que ses défauts, jamais ses qualités, et qui se sent immensément inférieure à celui qu’elle aime. Je ne dis pas que ça n’existe pas, évidemment. La famille Grey est attachante elle aussi, on retrouve Jack, qui passe évidemment pour le salaud intégral. L’explication de son histoire nous éclaire, mais il passe un peu pour un personnage manichéen. Elena … Elle finit en disgrâce, et on la déteste encore plus qu’au second tome. En fait, on pense à peu près la même chose qu’Ana à son propos.

L’histoire évolue vraiment vers autre chose dans ce tome. Le sexe est toujours présent (encore quelques scènes sado-maso), mais d’autres « genres », si on peut dire, se mêler à ce livre, et ça le rend assez intéressant – même si la scène ajoutée nous paraît assez surréaliste dans la mesure où elle ne nous arriverait certainement pas dans la vie.

Je pense que la fin est telle qu’on pouvait s’y attendre. Enfin, plus de frustration !  

Les ajouts à la toute fin du livre sont vraiment intéressants. Le premier est émouvant, et le deuxième nous donne un aperçu de la saga du point de vue de Christian. Cela aurait pu être intéressé, mais je pense que le point de vue d’Ana est plus proche du nôtre. Nous ne sommes pas comme Christian, un être exceptionnel de par sa réussite sociale. Donc, il aurait peut-être été plus difficile de nous mettre dans sa peau.

 

Une fin comme on pouvait s’y attendre, mais beaucoup de remous pour y parvenir. Une bonne saga, même si je ne pense pas qu’elle m’ait marqué à jamais !

Cinquante nuances de Grey, tome 2 : Cinquante nuances plus sombres de E. L. James

Posté : 8 mars, 2014 @ 2:46 dans Avis littéraires, Coup de cœur | 2 commentaires »

Cinquante nuances plus sombresGenre : Littérature de charme

Editeur : JC Lattès

Année de sortie : 2013

Nombre de pages : 594

Synopsis : Après Cinquante nuances de Grey, voici Cinquante nuances plus sombres. Dépassée par les sombres secrets de Christian Grey, Ana Steele a mis un terme à leur relation pour se consacrer à sa carrière d’éditrice. Mais Grey occupe toujours toutes ses pensées et, lorsqu’il lui propose un nouvel accord, elle ne peut y résister. Peu à peu, elle découvre le douloureux passé de son sulfureux M. Cinquante Nuances. Tandis que Christian lutte contre ses démons intérieurs, Ana doit prendre la décision la plus importante de sa vie …

 

Avis : J’avais adoré le premier tome malgré mes réticences, et j’avais vraiment hâte de lire la suite ! Et bien j’ai encore plus adoré ce volet !

Je me souvenais très bien de la fin du premier tome, assez inoubliable je pense. Qui n’aurait pas réagi comme ça ? Au début de ce tome, la première personne qui parle n’est pas Ana, et cela est assez intéressant d’être dans la tête de quelqu’un d’autre. Et avec ce prologue, on a vraiment envie de lire la suite pour apprendre enfin le passé de Christian, pour savoir ce qu’il va se passer entre eux, si elle va revenir (en même temps, si elle ne revient pas, il n’y a pas de deuxième tome !), comment leur relation va évoluer. Et on suit l’évolution dès le premier chapitre ! Leur histoire est toujours aussi spéciale, et encore une fois, il n’y a pas que ça, même si j’ai trouvé qu’il y en avait plus que dans le premier tome. Il y a encore quelques petites scènes SM, mais ça pourrait être pire. A partir du premier chapitre, on retrouve le point de vue d’Ana, et on se met complètement à sa place. Comment vivrions-nous sans celui qu’on aime ? Est-ce qu’on supporterait de vivre avec lui et ses démons ? La douleur d’Ana m’a fait de la peine, et je me suis très bien imaginée ce qu’elle devait ressentir. La seule chose un peu embêtante dans un livre raconté à la première personne, c’est que l’on ne sait que ce que le personnage sait, et on doit attendre qu’elle pense à poser des questions à Christian pour en apprendre plus sur certaines choses.

Dans ce tome, on découvre beaucoup de choses sur Christian. Son passé s’éclaircit, on comprend le style de vie qu’il a choisi, on découvre ses peurs profondes, ses démons, et même certaines personnes qu’Ana aurait préféré ne jamais rencontrer. J’ai vraiment adoré en savoir plus sur ce personnage sombre et pourtant vraiment touchant. On se l’imagine vraiment dans toutes ses facettes – ses cinquante nuances – et on peut comprendre pourquoi Ana l’aime. Ses sentiments pour lui ressemblent sans doute à ceux qu’éprouvent les femmes qui ont trouvé l’amour. Sa façon de parler de lui et de penser à lui est touchante. Il est très facile de tomber dans l’hébétude totale en lisant ce livre, je vous préviens. Pour celles qui n’aiment pas du tout le romantisme ou ne croient pas en l’amour, elles risquent de ne pas aimer du tout. Il n’y a pas que ça bien sûr, il y a aussi de l’action, un peu de suspense.

Les personnages principaux deviennent vraiment attachants dans ce tome. Ils font tous les deux des efforts l’un pour l’autre. Tous les deux sont touchants, et on se rend bien compte qu’ils sont faits l’un pour l’autre, même si eux ne le voient pas tout de suite. D’autres personnages sont marquants comme le reste de la famille Grey, les amis d’Ana, mais aussi Jack, le patron d’Ana, et Elena. Ces deux personnages sont exécrables, on ne peut que les détester. Les scènes les concernant sont toujours intéressantes et inquiétantes à la fois. On a envie que Christian et Ana en finissent avec eux, mais ils ont dû mal.

Comme dans le premier tome, les scènes sexuelles sont décrites mais ne tombent pas dans le vulgaire. L’amour prend largement le dessus et on découvre une autre facette de leurs rapports amoureux.

La fin est frustrante !!!!! Elle donne vraiment envie de lire la suite sur le champ, de savoir ce qu’il va arriver à Ana et Christian !!

 

Une suite encore meilleure que le premier tome et qui donne vraiment envie de poursuivre la lecture !

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