Redbluemoon

I found myself in Wonderland.

The witch doesn’t burn in this one d’Amanda Lovelace

Posté : 3 avril, 2020 @ 2:14 dans Avis littéraires, Coup de cœur | Pas de commentaires »

Genre : Poésie The witch doesn't burn in this one

Editeur : Andrews McMeel Publishing

Année de sortie : 2018

Nombre de pages : 208

Synopsis : The witch: supernaturally powerful, inscrutably independent, and now—indestructible. These moving, relatable poems encourage resilience and embolden women to take control of their own stories. Enemies try to judge, oppress, and marginalize her, but the witch doesn’t burn in this one.

 

Avis : A VENIR

Goblin Market and Other Poems de Christina Rossetti

Posté : 28 février, 2018 @ 3:20 dans Avis littéraires, Coup de cœur | Pas de commentaires »

Genre : PoésieGoblin Market

Editeur : Dover Thrift

Année de sortie : 1994 [1862]

Nombre de pages : 64

Titre en français : Marché gobelin

Synopsis : An important and often-quoted literary figure, the English poet Christina Rossetti (1830-1894) wrote some of the most beautiful and voluptuous poetry in the English language. Like Emily Dickinson, she lived in self-imposed isolation, writing of God and lost love with a sensuality and passion that seemed to emanate from the soul.

This edition of 53 works combines a number of her best-known sonnets, ballads and shorter lyrics with her long masterpiece, the narrative fable Goblin Market. A haunting fairy tale in verse, Goblin Market was once labeled a children’s poem. Yet its intricate symbolism and themes of temptation, sin and redemption mark it for an adult audience. Among other works included in this choice collection are « The Convent Threshold », « Up-hill », « Cousin Kate », « Winter: My Secret », « Maude Clare », « No, Thank You, John » and « After Death ».

 

Avis : L’un de mes objectifs 2018 est de lire plus de poésie ; il était temps de lire Christina Rossetti et Goblin Market !

Je ne pensais pas être si touchée par ces poèmes ; ils sont parfois d’une tristesse ! Ils m’ont rappelé combien j’aimais ces moments de lyrisme dans lesquels le je lyrique est torturé, et nous fait part de sa souffrance en vers. Bien sûr, ce n’est pas simplement du « J’ai mal, je souffre, je meurs » ; non, c’est joliment dit, et ça touche le lecteur comme il faut. D’autres sujets sont abordés en rapport avec la souffrance, comme le mal d’amour, le rejet ; la nature est également présente. J’ai retrouvé ce que j’aimais à l’époque dans la poésie ! Ces poèmes m’ont laissé une impression féérique.

Le premier poème, Goblin Market, est le plus long : j’ai adoré la relation des sœurs ici. Pour une fois, elles ne sont pas en rivalité, mais l’une tente d’aider l’autre. J’ai aussi aimé le côté symbolique des gobelins. J’ai adoré la plupart des poèmes, même si certains sont ouvertement religieux.

Christina Rossetti s’était apparemment isolée du reste du monde pour se consacrer à la poésie et à Dieu ; cela donne un recueil magnifique, que j’ai déjà hâte de relire !  

 

Donc, un excellent recueil de poèmes !

 

The World’s Wife de Carol Ann Duffy

Posté : 6 février, 2018 @ 11:43 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Genre : PoésieThe World's Wife

Editeur : Picador

Année de sortie : 1999

Nombre de pages : 76

Titre en français : Pas encore traduit, mais certains poèmes se trouvent apparemment dans le premier numéro de la revue Le Champ des lettres.

Synopsis : Stunningly original, haunting and memorable, the voices of Mrs Midas, Queen Kong, Mrs Lazarus, the Kray sisters, and a huge cast of others startle with their wit, imagination, lyrical intuition and incisiveness.

Duffy is a master at drawing on myth and history and subverting them in a wholly unexpected and surprising way. These poems have the pull of the past and the crack of the contemporary. Poems for a new century – vivid, funny, outrageous and entertaining – they will dazzle you, the wives of the past, the present, the future.

 

Avis : Une autre petite lecture pour Femmeuary !

J’aime beaucoup la poésie, et pourtant, je n’en lis pas très souvent. C’est pourquoi j’ai emprunté deux recueils de poésie à la fac, histoire de me remettre sur les rails !! Le premier est The World’s Wife de Carol Ann Duffy. Encore une fois, ce livre n’a pas été traduit en français et, comme pour Kissing the Witch d’Emma Donoghue, je me demande franchement pourquoi ! L’auteure prend ici le point de vue de la femme sur son mari, son métier, ce qui lui arrivait, ce qu’il faisait. Quelques poèmes sont aussi des gender bender, dans lesquels l’homme devient une femme. J’ai aimé l’écriture de l’auteure, sa façon de mettre les femmes en avant, les « réécritures » du point de vue féminin – j’ai retrouvé Pénélope d’ailleurs ! Les hommes sont tournés en ridicule la plupart du temps, ou la femme tente de leur faire croire qu’ils sont brillants ; ils sont aussi parfois de vrais idiots, et trompent leur femme, l’humilie – ce qui mène parfois à une vengeance. J’ai aimé que ce livre mêle personnages réels et personnages mythologiques ! Il est aussi féministe puisque les femmes sont montrées en train d’agir ou de réagir : elles sont féroces, déterminées, capables de prendre leur vie en main, et de juger leur situation.

Mes poèmes préférés sont « Queen Herod » et « Queen Kong », mais j’ai tout de même beaucoup aimé tous les autres. « Queen Herod » prend le point de vue de la reine Hérode – dis donc ! – sur le destin de sa fille Salomé. Elle est déterminée à la sauver des hommes ; mais, nous sommes dans la mythologie, et les humains ne peuvent que rarement échapper au destin. On retrouve plus loin un autre poème à propos de Salomé ! « Queen Kong » est un gender bender dans lequel King Kong est devenu femelle. C’était touchant, et différent de tous les autres poèmes ! D’autres poèmes m’ont fait rire, comme « Mrs Darwin », ou « Pygmalion’s Bride ». Certains étaient excessifs, mais je pense que c’est fait exprès ; ils permettent aussi à ce livre de posséder divers tons, et d’être original. « Anne Hathaway » est une façon de rendre hommage à Shakespeare, plutôt que de se moquer de lui, comme de certaines autres figures masculines.

Clairement, j’ai adoré ce livre, mais je sais que je dois le relire un jour, parce que je n’en ai pas tiré tout ce que je pouvais. Je ne sais pas si c’est dû à ma façon de le lire, ou si ce n’était pas le moment de le lire, mais j’ai manqué quelque chose. J’ai tenté de le relire tout de suite mais je pense devoir laisser passer un peu de temps.

 

Donc, un très bon recueil de poèmes, féministe et original !  

Calligrammes de Guillaume Apollinaire

Posté : 2 juillet, 2017 @ 2:07 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

CalligrammesGenre : Poésie

Editeur : Gallimard (Poésie)

Année de sortie :2013 [1925] 

Nombre de pages : 184

Synopsis : Pas de synopsis

 

Avis : Après avoir posté cet article, j’avoue l’avoir complètement oublié ! Calligrammes m’a été prêté par une amie chère ; j’avais déjà lu Alcools et j’avais envie de découvrir ce recueil-ci !

J’aime beaucoup la poésie, ce jeu avec les mots, leur façon de résonner entre eux, de sonner ; j’aime aussi les rimes, l’harmonie qu’elles apportent à l’ensemble. Ici, Apollinaire nous offre un recueil de poésie moderne, et je n’ai pas réussi à l’apprécier à sa juste valeur, parce que je n’ai pas retrouvé ces jeux de sons entre les mots. Ici, le jeu se fait surtout sur le visuel, avec les poèmes qui représentent physiquement ce qu’ils racontent. Il est également fait mention à de nombreuses reprises de la Première Guerre mondiale, à laquelle Apollinaire a participé. De rares poèmes m’ont touchée, mais pas suffisamment par rapport à d’autres recueils que j’ai lus, comme Alcools du même auteur. Un peu déçue donc, que cette poésie ne résonne pas en moi comme celle des autres.

 

Donc, un bon recueil qui n’est pas fait pour moi, axé sur le visuel et sur la poésie moderne.

Leaves of Grass de Walt Whitman

Posté : 13 mai, 2017 @ 1:09 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Genre : PoésieLeaves of Grass

Editeur : Aubier-Flammarion

Année de sortie : 1972

Nombre de pages : 501

Titre en français : Feuilles d’herbe

Synopsis : Pas de synopsis, édition recouverte par l’université.

 

Avis : Plusieurs fois, ce livre a été cité dans des œuvres que j’aime beaucoup, comme dans Le Dead Poets Society ou Specimen Days de Michael Cunningham. Il était donc temps que je le lise enfin !

D’abord, petite déception en constatant que cette édition ne contient pas le fameux poème « O Captain! My Captain! » rendu célèbre par le professeur Keating dans Dead Poets Society ! Je l’ai lu en version numérique, mais j’aurais aimé le lire en version papier !

J’ai un sentiment un peu partagé sur ce livre. D’un côté, il était formidable, j’ai été parfois complètement emportée par la vision de l’auteur, par le voyage qu’il nous propose, par ses convictions sur la vie, la mort, la guerre, la paix, la démocratie. Certains passages sont magnifiques, et on rejoint mon carnet de citations. Le poète nous fait réfléchir, nous montre que nous n’avons pas compris comment vivre, et comment penser les choses, comment les voir, en quoi elles ont de la valeur. Dans sa poésie, la Nature est essentielle : il ne cesse de parler d’elle, des végétaux, des animaux. Il est proche d’eux, il les comprend. L’homme aussi est essentiel, le plus important même peut-être : son corps est divin, il est immortel, sa vie ne se compte pas en années et il est complètement libre. Bien sûr, les poèmes sont aussi très centrés sur l’Amérique : sont mentionnés la guerre de Sécession, la démocratie, le président Lincoln, ainsi que plusieurs Etats américains. Le thème de l’esclavage est aussi abordé : rien ne doit être mis au-dessus de la vie d’un homme. Clairement, le combat du poète était contre tout asservissement ou exploitation de l’homme. Aussi, le poète (ou sujet lyrique) peut paraître assez arrogant dans les premiers poèmes, et il le dit lui-même à certains moments : mais cela ne gêne pas la lecture. Le lecteur découvre plusieurs corps de métier : des fermiers, des pêcheurs de baleine, des pompiers, etc. Cela, ainsi que la disposition en vers qui ne riment pas, fait de la poésie de Walt Whitman une poésie moderne : il parle de son temps, et en même temps, il parle de tout temps, de l’infini, de l’univers, de l’Homme.

D’un autre côté, je n’ai pas toujours été transportée. Certains passages ne m’ont pas touchée : je ne sais pas si c’est parce que je ne suis pas Américaine, parce que je ne connais pas les lieux dont parle Walt Whitman, ou si c’est parce que je m’attendais à la même spiritualité partout. L’écriture est toujours aussi belle, mais le sujet ne me captive pas. Aussi, un passage en particulier m’a dégoûtée, même si je sais que c’était l’usage à l’époque : le poète raconte que des chasseurs tuent une baleine, et décrit sa mort. D’accord, j’ai lu Moby Dick, mais tous les passages qui racontent la mort d’une baleine m’ont dégoûtée tant cette mort a l’air douloureuse ! Et puis, dans ce roman, je m’y attendais, pas ici !

Comme vous voyez, les points négatifs sont minimes, mais ils font en sorte que Leaves of Grass ne soit (pas encore !) un coup de cœur. Je le relirai sans doute, de nombreuses fois même, parce que je pense que ce livre renferme un trésor qu’il faut du temps pour déterrer complètement.

 

Donc, un merveilleux recueil, qui fait réfléchir et voir la vie différemment, même s’il comporte des passages qui ne m’ont pas touchée. A lire et relire !

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