Redbluemoon

I found myself in Wonderland.

Goblin Market and Other Poems de Christina Rossetti

Posté : 28 février, 2018 @ 3:20 dans Avis littéraires, Coup de cœur | Pas de commentaires »

Genre : PoésieGoblin Market

Editeur : Dover Thrift

Année de sortie : 1994 [1862]

Nombre de pages : 64

Titre en français : Marché gobelin

Synopsis : An important and often-quoted literary figure, the English poet Christina Rossetti (1830-1894) wrote some of the most beautiful and voluptuous poetry in the English language. Like Emily Dickinson, she lived in self-imposed isolation, writing of God and lost love with a sensuality and passion that seemed to emanate from the soul.

This edition of 53 works combines a number of her best-known sonnets, ballads and shorter lyrics with her long masterpiece, the narrative fable Goblin Market. A haunting fairy tale in verse, Goblin Market was once labeled a children’s poem. Yet its intricate symbolism and themes of temptation, sin and redemption mark it for an adult audience. Among other works included in this choice collection are « The Convent Threshold », « Up-hill », « Cousin Kate », « Winter: My Secret », « Maude Clare », « No, Thank You, John » and « After Death ».

 

Avis : L’un de mes objectifs 2018 est de lire plus de poésie ; il était temps de lire Christina Rossetti et Goblin Market !

Je ne pensais pas être si touchée par ces poèmes ; ils sont parfois d’une tristesse ! Ils m’ont rappelé combien j’aimais ces moments de lyrisme dans lesquels le je lyrique est torturé, et nous fait part de sa souffrance en vers. Bien sûr, ce n’est pas simplement du « J’ai mal, je souffre, je meurs » ; non, c’est joliment dit, et ça touche le lecteur comme il faut. D’autres sujets sont abordés en rapport avec la souffrance, comme le mal d’amour, le rejet ; la nature est également présente. J’ai retrouvé ce que j’aimais à l’époque dans la poésie ! Ces poèmes m’ont laissé une impression féérique.

Le premier poème, Goblin Market, est le plus long : j’ai adoré la relation des sœurs ici. Pour une fois, elles ne sont pas en rivalité, mais l’une tente d’aider l’autre. J’ai aussi aimé le côté symbolique des gobelins. J’ai adoré la plupart des poèmes, même si certains sont ouvertement religieux.

Christina Rossetti s’était apparemment isolée du reste du monde pour se consacrer à la poésie et à Dieu ; cela donne un recueil magnifique, que j’ai déjà hâte de relire !  

 

Donc, un excellent recueil de poèmes !

 

The World’s Wife de Carol Ann Duffy

Posté : 6 février, 2018 @ 11:43 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Genre : PoésieThe World's Wife

Editeur : Picador

Année de sortie : 1999

Nombre de pages : 76

Titre en français : Pas encore traduit, mais certains poèmes se trouvent apparemment dans le premier numéro de la revue Le Champ des lettres.

Synopsis : Stunningly original, haunting and memorable, the voices of Mrs Midas, Queen Kong, Mrs Lazarus, the Kray sisters, and a huge cast of others startle with their wit, imagination, lyrical intuition and incisiveness.

Duffy is a master at drawing on myth and history and subverting them in a wholly unexpected and surprising way. These poems have the pull of the past and the crack of the contemporary. Poems for a new century – vivid, funny, outrageous and entertaining – they will dazzle you, the wives of the past, the present, the future.

 

Avis : Une autre petite lecture pour Femmeuary !

J’aime beaucoup la poésie, et pourtant, je n’en lis pas très souvent. C’est pourquoi j’ai emprunté deux recueils de poésie à la fac, histoire de me remettre sur les rails !! Le premier est The World’s Wife de Carol Ann Duffy. Encore une fois, ce livre n’a pas été traduit en français et, comme pour Kissing the Witch d’Emma Donoghue, je me demande franchement pourquoi ! L’auteure prend ici le point de vue de la femme sur son mari, son métier, ce qui lui arrivait, ce qu’il faisait. Quelques poèmes sont aussi des gender bender, dans lesquels l’homme devient une femme. J’ai aimé l’écriture de l’auteure, sa façon de mettre les femmes en avant, les « réécritures » du point de vue féminin – j’ai retrouvé Pénélope d’ailleurs ! Les hommes sont tournés en ridicule la plupart du temps, ou la femme tente de leur faire croire qu’ils sont brillants ; ils sont aussi parfois de vrais idiots, et trompent leur femme, l’humilie – ce qui mène parfois à une vengeance. J’ai aimé que ce livre mêle personnages réels et personnages mythologiques ! Il est aussi féministe puisque les femmes sont montrées en train d’agir ou de réagir : elles sont féroces, déterminées, capables de prendre leur vie en main, et de juger leur situation.

Mes poèmes préférés sont « Queen Herod » et « Queen Kong », mais j’ai tout de même beaucoup aimé tous les autres. « Queen Herod » prend le point de vue de la reine Hérode – dis donc ! – sur le destin de sa fille Salomé. Elle est déterminée à la sauver des hommes ; mais, nous sommes dans la mythologie, et les humains ne peuvent que rarement échapper au destin. On retrouve plus loin un autre poème à propos de Salomé ! « Queen Kong » est un gender bender dans lequel King Kong est devenu femelle. C’était touchant, et différent de tous les autres poèmes ! D’autres poèmes m’ont fait rire, comme « Mrs Darwin », ou « Pygmalion’s Bride ». Certains étaient excessifs, mais je pense que c’est fait exprès ; ils permettent aussi à ce livre de posséder divers tons, et d’être original. « Anne Hathaway » est une façon de rendre hommage à Shakespeare, plutôt que de se moquer de lui, comme de certaines autres figures masculines.

Clairement, j’ai adoré ce livre, mais je sais que je dois le relire un jour, parce que je n’en ai pas tiré tout ce que je pouvais. Je ne sais pas si c’est dû à ma façon de le lire, ou si ce n’était pas le moment de le lire, mais j’ai manqué quelque chose. J’ai tenté de le relire tout de suite mais je pense devoir laisser passer un peu de temps.

 

Donc, un très bon recueil de poèmes, féministe et original !  

Calligrammes de Guillaume Apollinaire

Posté : 2 juillet, 2017 @ 2:07 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

CalligrammesGenre : Poésie

Editeur : Gallimard (Poésie)

Année de sortie :2013 [1925] 

Nombre de pages : 184

Synopsis : Pas de synopsis

 

Avis : Après avoir posté cet article, j’avoue l’avoir complètement oublié ! Calligrammes m’a été prêté par une amie chère ; j’avais déjà lu Alcools et j’avais envie de découvrir ce recueil-ci !

J’aime beaucoup la poésie, ce jeu avec les mots, leur façon de résonner entre eux, de sonner ; j’aime aussi les rimes, l’harmonie qu’elles apportent à l’ensemble. Ici, Apollinaire nous offre un recueil de poésie moderne, et je n’ai pas réussi à l’apprécier à sa juste valeur, parce que je n’ai pas retrouvé ces jeux de sons entre les mots. Ici, le jeu se fait surtout sur le visuel, avec les poèmes qui représentent physiquement ce qu’ils racontent. Il est également fait mention à de nombreuses reprises de la Première Guerre mondiale, à laquelle Apollinaire a participé. De rares poèmes m’ont touchée, mais pas suffisamment par rapport à d’autres recueils que j’ai lus, comme Alcools du même auteur. Un peu déçue donc, que cette poésie ne résonne pas en moi comme celle des autres.

 

Donc, un bon recueil qui n’est pas fait pour moi, axé sur le visuel et sur la poésie moderne.

Leaves of Grass de Walt Whitman

Posté : 13 mai, 2017 @ 1:09 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Genre : PoésieLeaves of Grass

Editeur : Aubier-Flammarion

Année de sortie : 1972

Nombre de pages : 501

Titre en français : Feuilles d’herbe

Synopsis : Pas de synopsis, édition recouverte par l’université.

 

Avis : Plusieurs fois, ce livre a été cité dans des œuvres que j’aime beaucoup, comme dans Le Dead Poets Society ou Specimen Days de Michael Cunningham. Il était donc temps que je le lise enfin !

D’abord, petite déception en constatant que cette édition ne contient pas le fameux poème « O Captain! My Captain! » rendu célèbre par le professeur Keating dans Dead Poets Society ! Je l’ai lu en version numérique, mais j’aurais aimé le lire en version papier !

J’ai un sentiment un peu partagé sur ce livre. D’un côté, il était formidable, j’ai été parfois complètement emportée par la vision de l’auteur, par le voyage qu’il nous propose, par ses convictions sur la vie, la mort, la guerre, la paix, la démocratie. Certains passages sont magnifiques, et on rejoint mon carnet de citations. Le poète nous fait réfléchir, nous montre que nous n’avons pas compris comment vivre, et comment penser les choses, comment les voir, en quoi elles ont de la valeur. Dans sa poésie, la Nature est essentielle : il ne cesse de parler d’elle, des végétaux, des animaux. Il est proche d’eux, il les comprend. L’homme aussi est essentiel, le plus important même peut-être : son corps est divin, il est immortel, sa vie ne se compte pas en années et il est complètement libre. Bien sûr, les poèmes sont aussi très centrés sur l’Amérique : sont mentionnés la guerre de Sécession, la démocratie, le président Lincoln, ainsi que plusieurs Etats américains. Le thème de l’esclavage est aussi abordé : rien ne doit être mis au-dessus de la vie d’un homme. Clairement, le combat du poète était contre tout asservissement ou exploitation de l’homme. Aussi, le poète (ou sujet lyrique) peut paraître assez arrogant dans les premiers poèmes, et il le dit lui-même à certains moments : mais cela ne gêne pas la lecture. Le lecteur découvre plusieurs corps de métier : des fermiers, des pêcheurs de baleine, des pompiers, etc. Cela, ainsi que la disposition en vers qui ne riment pas, fait de la poésie de Walt Whitman une poésie moderne : il parle de son temps, et en même temps, il parle de tout temps, de l’infini, de l’univers, de l’Homme.

D’un autre côté, je n’ai pas toujours été transportée. Certains passages ne m’ont pas touchée : je ne sais pas si c’est parce que je ne suis pas Américaine, parce que je ne connais pas les lieux dont parle Walt Whitman, ou si c’est parce que je m’attendais à la même spiritualité partout. L’écriture est toujours aussi belle, mais le sujet ne me captive pas. Aussi, un passage en particulier m’a dégoûtée, même si je sais que c’était l’usage à l’époque : le poète raconte que des chasseurs tuent une baleine, et décrit sa mort. D’accord, j’ai lu Moby Dick, mais tous les passages qui racontent la mort d’une baleine m’ont dégoûtée tant cette mort a l’air douloureuse ! Et puis, dans ce roman, je m’y attendais, pas ici !

Comme vous voyez, les points négatifs sont minimes, mais ils font en sorte que Leaves of Grass ne soit (pas encore !) un coup de cœur. Je le relirai sans doute, de nombreuses fois même, parce que je pense que ce livre renferme un trésor qu’il faut du temps pour déterrer complètement.

 

Donc, un merveilleux recueil, qui fait réfléchir et voir la vie différemment, même s’il comporte des passages qui ne m’ont pas touchée. A lire et relire !

The Penguin Complete Tales and Poems of Edgar Allan Poe

Posté : 28 octobre, 2016 @ 11:27 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Intégrale Poe Genre : Poésie, Conte

Editeur : Penguin

Année de sortie : 2011

Nombre de pages : 1026

Synopsis : Edgar Allan Poe wrote some of the first as well as the finest stories of dark and macabre mystery ever to blacken a page with ink. His tales of terror and suspense continue to leave readers the world over wide-eyed and shivering with fright, unable to put down a book their clenched fingers so tighly grasp.

This is the ultimate Poe collection, featuring every story and poem he wrote. It probes the depths of the human psyche. It will chill and enthral. But above all it is story after story that you will never, ever forget.

No matter how hard you try.

 

Avis : Je devais lire l’œuvre de Poe pour mon mémoire, donc j’ai décidé de tout lire, sans exception, pour ne rien louper d’intéressant !

J’ai eu du mal, mais je suis venue à bout des 1026 pages du livre !! J’ai dû m’arrêter un moment : même si Poe écrit très bien et que ce qu’il raconte est intéressant, il est difficile de ne pas lire autre chose à côté pour se détendre ! En effet, on ne peut pas dire que Poe soit la lecture la plus relax qui soit, surtout en VO ; la typographie de l’édition n’aide pas – elle est vraiment très petite – et le choix de l’ordre des nouvelles non plus ! En effet, l’éditeur a choisi de placer en premier « The Unparalleled Adventure of One Hans Pfaall », l’histoire d’un homme qui part en ballon dans le but d’atteindre la lune. Et je dois vous dire que je n’aime pas du tout les nouvelles de Poe qui racontent des voyages … Je les trouve longues – à la fois par le nombre de pages, et par l’impression donnée par la lecture -, difficiles à suivre parce qu’elles ne m’intéressent pas. Je préfère de beaucoup les nouvelles horrifiques, qui se trouvent majoritairement au milieu du livre – pratique quand ce sont celles-là qui sont le plus susceptibles d’être utiles pour le mémoire haha ! Je ne vais pas vous parler de chaque nouvelle, de chaque poème : l’avis n’en finirait pas ! Je pense plutôt vous parler de mes préférées, pour vous montrer que, malgré les points négatifs soulevés plus haut, Poe est un écrivain que j’aime beaucoup, qui me transporte dans ses histoires, et dont l’écriture, parfois difficile à comprendre, est excellente.

Je vais d’abord vous parler de « The Murders in the Rue Morgue », une nouvelle aussi longue que la première dont j’ai parlé, mais qui ne m’a pas paru longue justement parce qu’elle était fascinante. D’abord, l’action se déroule à Paris, et le personnage principal n’est pas vraiment le narrateur, mais son compagnon, un Français, Auguste Dupin, qui va tenter de résoudre une enquête insoluble et impossible à comprendre. Les meurtres perpétrés sont affreux, vraiment horribles, et le détective suit peu à peu les indices que la police n’a pas su voir, ou n’a pas jugé bon de prendre en compte. J’ai aimé suivre cette enquête, malgré la bizarrerie apparente de Dupin et ses lubies. La résolution devient logique une fois qu’on l’a sous les yeux. La nouvelle suivante ressemble à celle-ci, « The Mystery of Marie Roget », et j’ai aussi beaucoup aimé : elle est elle aussi une nouvelle un peu policière, où un mystère insoluble est peu à peu cerné par Dupin – même si, ici, la résolution n’arrive pas vraiment.

Viennent ensuite les contes que je préfère parmi tous ceux du livre : « The Black Cat », « The Fall of the House Usher » (numéro 1 !), « The Pit and the Pendulum », « The Masque of the Red Death » et « The Oval Portrait ». La première parle – comme le titre l’indique ! – d’un chat noir et de son propriétaire. La violence ici montrée par l’auteur est abject, le lecteur est horrifié et révulsé ; la fin est une belle façon de montrer qu’on est toujours puni pour ce qu’on fait ! La seconde est ma favorite ! J’adore le suspense, l’atmosphère lugubre, le manoir tout fissuré qui n’augure rien de bon, les jumeaux qui semblent en connexion l’un avec l’autre, le lien aussi entre Madeline et la maison elle-même. Cette nouvelle me donne toujours des frissons !! Vraiment l’histoire parfaite à lire pour Halloween ! « The Pit and the Pendulum », quant à elle, m’a transporté avec le personnage principal : celui-ci doit subir le châtiment de l’Inquisition et doit mourir soit par la fosse, soit par le pendule. Quels frissons d’horreur m’ont parcouru pendant la lecture !! J’attendais l’effusion de sang ou la mort lente avec anxiété, tout comme le prisonnier, à deux doigts de sombrer dans la folie ! La fin m’a surprise !! Puis, « The Masque of the Red Death ». Ici, l’atmosphère fait énormément : ces chambres de couleur, cette ambiance de fête orientale, cette ombre qui pèse peu à peu sur les invités. La nouvelle m’a fait penser au Décaméron de Boccace (que je n’ai pas encore lu, mais qu’il me tarde de découvrir !) Enfin, « The Oval Portrait » : le pouvoir de l’art sur la vie, un peu comme dans The Picture of Dorian Gray, l’hésitation du personnage entre hallucination, folie et horreur, le portrait comme reflet parfait de la vie. J’ai également aimé « William Wilson », en raison du traitement du sujet du double, et de l’incompréhension du personnage face à une sorte de schizophrénie qu’il ne comprend pas. Dans la plupart des autres nouvelles, on peut noter l’humour de l’auteur, sa façon de se moquer des journalistes par exemple.

Après les contes vient le seul roman d’Edgar Allan Poe : Narrative of A. Gordon Pym. Encore un récit de voyage, mais, cette fois, j’ai tout de même réussi à apprécier certains passages. A. Gordon Pym a toujours voulu voyager et s’embarque dans un bateau clandestinement : il va alors vivre des aventures plus affreuses les unes que les autres, et perdre à peu près tout. Un passage m’a vraiment dégoûté, lorsque quatre personnages se trouvent sur ce qu’il reste du bateau et décident de manger l’un d’entre eux ! Le cannibalisme, je ne peux vraiment pas ! Surtout que, par la suite, le lecteur comprend qu’il aurait pu être évité !! Le récit est incomplet : la fin est abrupte, et le lecteur ne comprend pas vraiment où tout cela mène. Viennent ensuite les essais poétiques de Poe, très intéressants, sur la scansion, sur les rimes et les rythmes, sur la façon de bien écrire de la poésie.

Enfin, les poèmes ! Je n’avais jamais lu ceux de Poe et les ai vraiment trouvés magnifiques. « The Raven », dont j’entendais beaucoup parler, m’a enchanté, ainsi que les poèmes amoureux. J’ai retrouvé l’angoisse des contes, l’horreur parfois, la  »peur » de la mort, l’amour impossible ou contrarié. La musique des mots m’a charmé.

 

Donc, une lecture difficile, mais enrichissante. J’ai aimé découvrir l’œuvre de Poe et pense relire certains passages qui m’ont enchanté ou horrifié.

1234
 

Baseball fans gather zone |
Eaudefiction |
Ici même |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Kpg1221gpk
| Elenaqin
| la saltarelle des baronnes