Redbluemoon

I found myself in Wonderland.

Madame Zero de Sarah Hall

Posté : 12 avril, 2018 @ 1:50 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Genre : Nouvelle Madame Zero

Editeur : Faber & Faber

Année de sortie : 2017

Nombre de pages : 176

Titre en français : Pas encore traduit

Synopsis : She is running and becoming smaller, running and becoming smaller, running in the light of the reddening sun, the red of her hair and her coat falling, the red of her fur and her body loosening. Running. Holding behind her a sudden, brazen object, white-tipped. Her yellow scarf trails in the briar. All vestiges shed.

Sarah Hall is one of the most daring, rewarding, and original writers at work today. Already acclaimed as a prize-winning novelist, she is now equally fêted as a radically gifted short-story writer.

Madame Zero is a book of sometimes conflicting landscapes – rural, industrial, psychological – all of which are hauntingly resonant with dread. Whether set in an apocalyptic storm, a local swimming pool, or a surgical theatre, Hall’s stories always inhabit the hinterland between the natural and urban, the mundane and surreal, human and animal.

From a wife’s hidden sexual desires to a girl’s secret phobias, Hall has a a disturbing way of illuminating our buried impulses and sometimes occult motives. Marked by a fascination with the intimacy of nature – and the nature of intimacy – Madame Zero is the candescent new collection from an author twice nominated for the Man Booker Prize.

 

Avis : J’ai entendu parler de Sarah Hall sur la chaîne de Simon (Savidgereads) et sur la chaîne de Mercedes (MercyBookishMusings). Ils avaient tous les deux beaucoup aimé, alors j’ai tenté !

Déjà, petite remarque sur la couverture : je la trouve étrange et belle. Le corps de la femme disparaît, ce qui laisse présager des nouvelles issues du réalisme magique, et il y a un chat à côté d’elle ! Ce recueil est très diversifié : le réalisme magique est bien présent, mais le lecteur peut aussi constater que certaines nouvelles sont dystopiques, et d’autres plus réalistes. Toutes font réfléchir le lecteur ; la plupart sont assez déprimantes, d’autres laissent un peu d’espoir. L’écriture est agréable. Le recueil comporte neuf nouvelles :

D’abord, « Mrs Fox » qui, comme l’indique le titre, raconte l’histoire d’une femme qui va se changer en renarde. Celle-ci est donc plus du côté réalisme magique. Le narrateur est externe, mais nous fait part des pensées du mari, qui ne comprend pas ce qui arrive à sa femme. J’ai beaucoup apprécié cette nouvelle, elle fait partie de mes préférées du recueil. L’animal est présenté comme un être conscient, intelligent, qui peut avoir un lien avec l’homme, mais qui reste libre. Elle sous-entend aussi que la condition humaine est pire que la condition animale, étant qu’être humain est désigné comme étant une maladie. Un beau message.

« Case Study 2 » a un format différent par rapport aux autres nouvelles. Il est écrit sous la forme d’un rapport sur l’évolution d’un petit garçon. Celui-ci a été recueilli par les services sociaux alors qu’il s’était écarté de sa communauté – qui ressemble assez à une secte, sans le côté religieux. Celle-ci a pour principe de laisser les enfants livrés à eux-mêmes, et elle vit en autarcie. Le rapport est écrit par un médecin qui note les progrès de l’enfant. Cette nouvelle pose des questions essentielles : a-t-on le droit d’interférer avec une communauté libre, même si ses principes ne sont pas les nôtres ? l’enfant recueilli peut-il vraiment s’adapter à une tout autre manière de vivre à huit ans ? La fin laisse coi.

« Theatre 6 » est écrit à la deuxième personne du singulier, ce qui peut sembler étrange, mais cela implique d’autant plus le lecteur, qui est mis à la place du narrateur. Celui-ci est anesthésiste dans un hôpital visiblement futuriste – en tout cas, qui n’a pas les mêmes principes que nos hôpitaux actuels. En effet, les noms de services sont différents, et les façons de penser des médecins aussi. Le narrateur est confronté à une femme enceinte qui va visiblement mourir avec son enfant. Sans doute l’une des nouvelles les plus déprimantes du recueil !

« Wilderness » suit une jeune femme qui a le vertige, alors qu’elle est menée par un ami de son compagnon sur un pont très dangereux en Afrique du Sud. Au fil de la lecture, le lecteur comprend que cette peur remonte à un événement dans la vie de la jeune femme, quelque chose qu’elle réprime, et qui a créé sa peur du vide. Intéressant, mais un peu long.

« Luxury Hour » est aussi une de mes préférées du recueil. Le lecteur suit une jeune femme alors qu’elle nage à la piscine de sa ville. Lorsqu’elle sort, elle profite de son heure de luxe, de solitude, loin de son bébé. C’est alors qu’elle croise un homme. J’ai adoré l’ironie de cette histoire : [SPOILER] l’heure de luxe qu’elle s’accorde dans le présent est la conséquence de l’heure de luxe qu’elle s’accordait avant, dans un hôtel, avec cet homme qu’elle recroise. C’est « à cause » de cet homme qu’elle n’a plus de temps libre, parce qu’elle a eu un bébé avec lui ; bien sûr, il ne le sait pas, puisqu’il est parti vivre dans une autre ville, et la jeune femme n’a pas voulu lui révéler son secret. [FIN DU SPOILER] c’est très cruel, et je n’ai pas pu m’empêcher de pousser un petit cri de surprise quand j’ai compris la « chute » !

« Later, His Ghost » est plutôt une nouvelle dystopique. Le lecteur suit un personnage masculin dont on ne connaît pas le prénom ; visiblement, il est le seul de sa famille à avoir survécu au climat qui a détruit la planète. Des tempêtes ne cessent de parcourir le globe, dévastant tout autour d’elle, écrasant les constructions humaines et leurs constructeurs. Pourtant, aujourd’hui, le jeune homme va tout de même sortir : c’est Noël et il veut compléter son cadeau pour Hélène, une femme apparemment traumatisée qu’il a recueillie dans son abri. La fin laisse de l’espoir et évoque le pouvoir de la littérature ; j’ai aimé le clin d’œil avec le titre de l’œuvre que le personnage essaie de reconstituer. En même temps, le lecteur se demande si le jeune homme est parvenu à retrouver son abri à temps ; l’auteure lui laisse le choix de la fin en quelque sorte.

« Goodnight Nobody » raconte l’histoire d’une petite fille dans la rue de laquelle un chien a décapité un bébé. Elle veut en apprendre plus, mais est marginale par rapport aux autres enfants de son quartier. Elle donne aussi des surnoms aux membres de sa famille, surnoms ici séries TV notamment. De plus, sa mère est médecin légiste, ce qui la pousse à voir la mort différemment ; elle paraît quasiment fascinée. La nouvelle pose aussi la question de la culpabilité : est-ce vraiment celle du chien ? et les parents dans tout ça ? Ils ont tout de même laissé leur enfant seul avec un chien ; pas très intelligent, même si l’on a confiance en son animal. La fin laisse une impression étrange : la curiosité morbide de la petite serait plus une question de lien affectif avec sa mère. Elle pourrait vouloir comprendre ce que sa mère vit et fait tous les jours.

« One in Four » est une lettre, apparemment d’un homme à sa femme. Il lui explique pourquoi il est parti, et lui demande de ne pas monter les enfants contre lui. Il semblerait qu’encore une fois, l’histoire se passe dans une société dystopique. J’avoue que, cette fois, j’aurais aimé avoir un roman complet à lire, parce que cette nouvelle m’a intriguée ! L’homme est médecin et parle d’une maladie qu’il a aidé à créer, et qu’un grand groupe a utilisée. Cette maladie s’est diffusée dans le monde et est visiblement en train de tourner à la pandémie. Cela m’a fait penser au roman World War Z, sauf qu’on ne connaît pas vraiment les effets de la maladie sur les patients, on sait seulement qu’il y a eu des morts.

« Evie » est la nouvelle qui m’a mise le plus mal à l’aise. C’est l’histoire d’un couple, Evie et un homme dont on ne connaît pas le nom. La jeune femme change de comportement quasi du jour au lendemain ; elle devient libérée sexuellement, tellement qu’elle demande à son mari des choses qu’il n’aurait jamais pensé faire avec elle avant. La fin est comme un coup de poing dans le ventre à la fois pour le mari et pour le lecteur, et c’est ça qui m’a mise mal à l’aise. [SPOILER] La nouvelle met en avant le changement de comportement qui peut arriver dans le cas d’une tumeur au cerveau, mais aussi la culpabilité des personnes autour qui n’ont pas vu le changement, ou qui ne s’en sont pas inquiété. Le mari peut s’en vouloir puisqu’en quelque sorte, il a profité de la tumeur et de la situation de sa femme sans le savoir. [FIN DU SPOILER]

 

Donc, un bon recueil, avec des nouvelles qui ont provoqué des réactions chez moi, sans aucun doute.

 

The Lottery and Other Stories de Shirley Jackson

Posté : 1 mars, 2018 @ 10:21 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Genre : Nouvelle, Horreur, ClassiqueNovels and Stories Shirley Jackson

Editeur : Library of America

Année de sortie : 2010 [1949]

Nombre de pages : 239

Titre en français : La loterie et autres nouvelles

Synopsis : « The world of Shirley Jackson is eerie and unforgettable », writes A. M. Homes. « It is a place where things are not what they seem; even on a morning that is sunny and clear there is always the threat of darkness looming, of things taking a turn for the worse. » Jackson’s characters – mostly unloved daughters in search of a home, a career, a family of their own – chase what appears to be a harmless dream until, without warning, it turns on its heel to seize them by the throat. We are moved by these characters’ dreams, for they are the dreams of love and acceptance shared by us all. We are shocked when their dreams become nightmares, and terrified by Jackson’s suggestion that there are unseen powers – « demons » both subconscious and supernatural – malevolently conspiring against human happiness.

In this volume Joyce Carol Oates, our leading practitioner of the contemporary Gothic, presents the essential works of Shirley Jackson, the novels and stories that, from the early 1940s through the mid 1960s, wittily remade the genre of psychological horror for an alienated, postwar America. She opens with The Lottery (1949), Jackson’s only collection of short fiction, whose disquieting title story — one of the most widely anthologized tales of the 20th century — has entered American folklore. Also among these early works are « The Daemon Lover », a story Oates praises as « deeper, more mysterious, and more disturbing than « The Lottery »", and « Charles », the hilarious sketch that launched Jackson’s secondary career as a domestic humorist. Here too are Jackson’s masterly short novels The Haunting of Hill House (1959), the tale of an achingly empathetic young woman chosen by a haunted house to be its new tenant, and We Have Always Lived in the Castle (1962), the unrepentant confessions of Miss Merricat Blackwood, a cunning adolescent who has gone to quite unusual lengths to preserve her ideal of family happiness. Rounding out the volume are 21 other stories and sketches that showcase Jackson in all her many modes, and the essay « Biography of a Story », Jackson’s acidly funny account of the public reception of « The Lottery », which provoked more mail from readers of The New Yorker than any contribution before or since.

 

Avis : J’ai lu The Haunting of Hill House (La maison hantée) en janvier, et je garde un souvenir impérissable de cette lecture ! J’ai donc continué ma découverte de Shirley Jackson avec son seul recueil de nouvelles, The Lottery !

J’ai rarement lu une collection d’histoires aussi cruelles !! Toutes ont quelque chose de dérangeant, de perturbant, d’impossible à supporter. La plupart d’entre elles se passe dans une maison ou un appartement, dans un lieu qui est donc censé être sûr, un lieu dans lequel on se sent bien, un chez-soi ; mais les chez-soi ne sont jamais des endroits sûrs avec Shirley Jackson ! Dans chacune de ces nouvelles, je me suis sentie mal à un moment donné. Comme dans la plupart des recueils, certaines histoires sont meilleures que d’autres ; mais, globalement, ce recueil est équilibré. Il est divisé en cinq parties, toutes introduites par un extrait d’une même œuvre – extrait qui m’a toujours paru incompréhensible ! La plupart des noms de personnages reviennent, ce qui crée une petite confusion parfois pour le lecteur – mais, évidemment, c’est le but ! En gros, Shirley Jackson nous invite dans un enfer quotidien, peuplé d’hommes et de femmes violents ou indifférents, où le bonheur n’existe pas, tout comme la tranquillité d’esprit ! Les personnages ne sont jamais en sécurité, jamais stables, menacés soit par la folie, soit par la mort.

La première partie regroupe : « The Intoxicated », étrange par sa représentation d’une génération que la tranche d’âge précédente ne comprend pas ; « The Daemon Lover », une des nouvelles les plus cruelles, dans laquelle une femme attend un homme qui lui a promis de l’épouser ; « Like Mother Used to Make », encore plus cruelle que la précédente, cette nouvelle m’a vraiment donné mal au ventre, et m’a fait reposer le livre un moment ! Cela m’a fait penser que l’auteure affectionne les personnages qui ne réagissent pas, qui ne cherchent pas à se sortir de situations intolérables ! « Trial by Combat » raconte l’histoire d’une femme qui ne sait pas quoi faire contre sa voisine qui  lui vole ses affaires ; « The Villager » est aussi dérangeant, comme certaines autres nouvelles, on assiste à une sorte de vol de vie, d’identité. Encore une fois, Shirley Jackson semble aimer les personnages qui n’ont pas d’identité, et qui sont tentées de s’en forger une autre, ou de voler celle de quelqu’un d’autre pour exister, ce que je trouve assez perturbant ! « My Life with R. H. Macy » était moins bonne, et montre la mécanisation des grands commerces, dans lesquels les employés ne sont plus que des numéros.  

Dans la deuxième partie : « The Witch » que j’ai beaucoup aimé, qui inverse les codes habituels de la sorcière ; « The Renegade », qui traite d’une femme dont le chien est accusé d’avoir tué des poules, et qui tente de réfléchir à comment le sauver. Ces deux nouvelles sont perturbantes parce qu’elles mettent en scène des enfants qui ne se rendent visiblement pas compte de ce qu’ils disent – ou, si c’est le cas, ça fait encore plus peur ! Ils sont extrêmement violents dans ce qu’ils disent vouloir faire, ce que le lecteur n’a pas forcément l’habitude de voir chez des enfants ! « After You, my Dear Alphonse » met encore en scène des enfants, mais ici, c’est surtout la couleur de peau qui est mise en avant. Mrs Wilson veut aider Boyd et sa famille parce qu’ils sont noirs, et est outrée quand il refuse son aide en expliquant qu’ils ont tout ce dont ils ont besoin. Charité mal placée, quand tu nous tiens ! J’ai adoré « Charles », et je me doutais que la chute allait être de ce genre ! [SPOILER] Je me doutais que Charles n’existait pas, et je me demande si le petit est schizophrène ou s’il souhaiterait être comme Charles ! [FIN DU SPOILER] « Afternoon in Linen » fait partie des nouvelles que j’ai moins aimé, à l’inverse de « Flower Garden », encore une fois bien cruelle, et qui traite du racisme de certaines familles, et même, de certains villages entiers ! « Dorothy and my Grandmother and the Sailors » était aussi un peu moins bonne, et traite, pour moi, de manière sous-jacente, de sexualité.

La troisième partie comporte : « Colloquy », qui fait deux pages, et qui m’a laissé perplexe ; « Elizabeth », qui montre la journée d’une femme, journée assez morose durant laquelle on se rend compte qu’elle n’a pas du tout la vie dont elle rêvait. La fin laisse présager que cela pourrait s’améliorer … ou que rien ne va se passer ! « A Fine Old Firm » fait partie des nouvelles moins bonnes, et est assez étrange – comme toutes les autres bien sûr mais, j’ai eu un mauvais pressentiment tout le long de cette histoire, comme si un des personnages mentait. Je n’ai pas vraiment apprécié « The Dummy » non plus, encore une nouvelle dérangeante, surtout dans la façon dont la femme du marionnettiste est traitée, et dans le fait qu’elle reste et ne bronche pas ! J’ai aimé « Seven Types of Ambiguity » ; l’action se déroule dans une librairie ! Mais la fin est encore une fois assez cruelle ! Même cas pour « Come Dance with Me in Ireland » : j’ai apprécié l’histoire, et la fin est un petit pied-de-nez au lecteur !

La quatrième partie : « Of Course », assez dérangeant dans le sens où l’héroïne ne peut absolument pas donner son avis ou parler de choses agréables sans que sa nouvelle voisine ne trouve quelque chose à redire ; j’ai aimé la fin ! « Pillar of Salt » raconte le voyage d’un couple à New York. Ici, c’est perturbant parce qu’ils sont censés passer un super moment ensemble, ils ont idéalisé ce voyage, et tout tombe peu à peu à l’eau. « Men With Their Big Shoes » est affreux !!! La dernière phrase tombe comme un couperet, et le lecteur se rend compte que l’héroïne va vivre un enfer ! « The Tooth » raconte le voyage d’une femme à New York pour se faire enlever une dent : assez étrange, et centré sur une dent qui ne veut pas guérir, et qui entraîne sa propriétaire vers un homme qui ne cesse d’apparaître. « Got a Letter from Jimmy » est percutante, puisque la nouvelle ne fait que deux pages, mais assez étrange puisque, sans contexte, le lecteur ne comprend pas tout. Enfin, arrive « The Lottery » ! Il paraît que cette nouvelle a inspiré Hunger Games ; c’est vrai que cela peut vaguement y faire penser. Encore une fois, une histoire cruelle ; je ne m’attendais pas à la fin !

L’épilogue consiste en un poème, « The Daemon Lover » de James Harris, encore l’histoire cruelle d’une femme qui se fait avoir par le diable, dont elle est tombée amoureuse !

 

Donc, un recueil de nouvelles perturbant, intéressant à lire, qui montre un enfer différent.

 

Kissing the Witch d’Emma Donoghue

Posté : 5 février, 2018 @ 2:53 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Genre : Nouvelle, Fantasy Kissing the Witch

Editeur : HarperCollins

Année de sortie : 1999 [1997]

Nombre de pages : 228

Titre en français : Pas encore traduit !

Synopsis : Thirteen tales are unspun from the deeply familiar, and woven anew into a collection of fairy tales that wind back through time. Acclaimed Irish author Emma Donoghue reveals heroines young and old in unexpected alliances – sometimes treacherous, sometimes erotic, but always courageous. Told with luminous voices that shimmer with sensuality and truth, these age-old characters shed their antiquated cloaks to travel a seductive new landscape, radiantly transformed.

 

Avis : Depuis que j’ai vu ce livre sur la chaîne de Jen Campbell – eh oui, encore elle ! – j’ai très envie de le lire ! J’ai fini par l’emprunter quand j’ai vu qu’il était disponible !

 

J’ai vraiment aimé ce recueil de nouvelles ! Tout d’abord, il m’a surprise : je ne savais pas que tous les contes étaient liés entre eux, et j’ai adoré le procédé qui permet de les réunir ! Je n’ai pas reconnu tous les contes, mais je connaissais la plupart d’entre eux, ce qui rend la lecture encore plus divertissante ! J’ai aussi aimé l’écriture et la façon dont le livre est imprimé ; mais surtout, ce que j’ai vraiment adoré, c’est la partie féministe de ces contes. Les héroïnes ne sont plus passives, comme dans les histoires d’origine : elles se prennent en main, elles n’ont pas besoin d’un homme pour être heureuse, ou pour vivre décemment, elles ne sont pas définies par eux. Et c’était GENIAL !! Ce livre est aussi LGBT, ce qui est surprenant si on regarde la date de publication, 1997 ! Cela rend ce recueil très différent des réécritures que j’ai déjà lues !

 

Un petit compte-rendu histoire par histoire :

La première nouvelle est appelé « Le conte de la chaussure », une réécriture de « Cendrillon » donc ! J’ai aimé l’aspect psychologique de l’histoire : [SPOILER] ce ne sont pas la marâtre et les demi-sœurs de Cendrillon qui la torturent, qui l’insultent et qui la forcent à travailler comme une servante : c’est elle-même. Ces femmes sont en fait des voix dans sa tête ! [FIN DU SPOILER] Elle va au bal et rencontre son prince, bien sûr ; [SPOILER] mais elle prend une décision tout à fait différente de la Cendrillon du conte ! [FIN DU SPOILER]

La seconde histoire est « Le conte de l’oiseau ». Elle ressemble un peu à « Barbe Bleue », mais ce n’est pas tout à fait la même histoire. Ici, l’héroïne est passive, elle pense qu’elle ne vaut rien parce que c’est ce que tout le monde lui répète ; elle n’est qu’une nuisance dans la vie de ses proches. Et arrive un homme qui vient la sauver – vraiment ?

« Le conte de la rose » est une réécriture de La Belle et la Bête, et donc, une véritable histoire d’amour. C’est une de mes nouvelles préférées de tout le recueil ! La Belle est perdue par son père, exactement comme dans le conte d’origine ; elle part vivre dans le château de la Bête [SPOILER] qui est une femme, la femme qui est censée avoir été tuée par la Bête ! [FIN DU SPOILER]

Puis vient une réécriture de « Blanche-Neige » avec « Le conte de la pomme ». J’aime la façon dont Emma Donoghue a réécrit la relation entre la princesse et a belle-mère, et j’ai adoré la fin ! C’est le père qui crée le conflit entre Blanche-Neige et la « méchante reine », c’est lui qui les compare, et donc, les pousse à se comparer. Et, comme dans les contes d’origine, l’homme est tellement plus âgé que sa femme ici !

« Le conte du mouchoir » est plutôt cruel. Le lecteur suit une servante et une princesse qui partent pour le royaume voisin, afin que la seconde jeune fille se marie et devienne reine. [SPOILER] J’ai trouvé que cette histoire convenait parfaitement à celle de la méchante reine ! Elle est déjà mauvaise jeune fille, et prête à tout pour obtenir une couronne. [FIN DU SPOILER] Elles sont très différentes l’une de l’autre, et cherchent le bonheur à des endroits opposés. J’ai adoré la fin !

« Raiponce » est aussi l’objet d’une réécriture avec « Le conte de la chevelure ». [SPOILER] Il est drôle de se dire que c’est un cheval qui raconte l’histoire ; visiblement, les héroïnes ont été transformées, ou ont été réincarnées en personnes / animaux différents au fil des histoires. [FIN DU SPOILER] Exactement comme pour « Cendrillon », Raiponce n’est pas une victime : [SPOILER] c’est elle qui demande à ce que la tour soit construite, pour qu’elle soit en sécurité parce qu’elle a peur de la forêt. [FIN DU SPOILER] J’ai aimé le personnage de Gothel, féroce et sans peur, [SPOILER] excepté celle de perdre Raiponce. [FIN DU SPOILER]

« Le conte du frère » m’a fait penser au Lion, la sorcière blanche et l’armoire magique. Une jeune fille perd son frère, emporté par une dame blanche sur une luge. J’ai adoré cette histoire, et la détermination de la jeune fille à retrouver son frère. Elle ressent toute l’injustice de la situation dans laquelle elle se trouve : elle n’est pas écoutée parce qu’elle est une fille, et elle ne comprend pas pourquoi son frère est emmenée et pas elle.

La dame raconte ensuite « Le conte de la tisseuse », qui m’a fait penser à « Rumplestiltskin ». Elle doit tisser un énorme amas de tissus, et s’en sent incapable. Elle trouve quelqu’un pour l’aider, et cette personne lui demande toujours plus pour rester.

« Le conte du chalet » est une réécriture d’ « Hansel et Gretel ». Cette histoire est racontée différemment par rapport aux autres : Gretel a un problème d’élocution, ce qui peut être un peu difficile à comprendre au début. Elle et son frère sont abandonnés dans la forêt parce que leurs parents ne peuvent pas nourrir toute la famille. Ils tombent alors sur une étrange maison, et une femme qui les accueille. [SPOILER] Encore une fois, Gretel sauve son frère, mais elle reste avec la sorcière, pensant qu’elle a plus de chances de survivre avec elle qu’avec ses parents. [FIN DU SPOILER]

« Le conte de la peau » est une réécriture de « Peau d’âne ». Exactement comme dans le conte, une fille est courtisée par son propre père, et essaie de gagner du temps afin de ne pas l’épouser. Elle part ensuite pour trouver un prince dans un autre royaume ; son père ne pourra pas l’épouser si elle est déjà mariée. [SPOILER] Mais son prince est idiot, et ne la reconnaît pas sans ses robes. [FIN DU SPOILER] Une de mes nouvelles préférées également !

Puis, vient la réécriture de « La Belle au bois dormant », « Le conte de l’aiguille ». J’ai vraiment aimé la façon dont l’histoire est réécrite, avec la jeune fille gâtée, les parents hyper-anxieux et hyper-protecteurs [SPOILER] ils tuent quand même un chat pour qu’il ne blesse pas leur fille ! [FIN DU SPOILER] Ils sont l’incarnation des mauvais parents, ceux qui gâtent/pourrissent leurs enfants, tellement que ces derniers sont convaincus que le soleil se lève exclusivement pour eux tous les jours !

« Le conte de la voix » est la réécriture de « La Petite sirène », donc, une de mes préférées, évidemment ! Comme pour « Cendrillon », j’ai aimé le côté psychologique de l’histoire : [SPOILER] si la jeune fille perd sa voix, c’est parce qu’elle pense que la sorcière l’a prise. Mais elle aurait pu parler si elle l’avait vraiment voulu. La sorcière n’a jamais pris sa voix, donc elle ne peut pas lui rendre. Et, encore une fois, le prince n’est pas un prince, et est un con**** fini ! [FIN DU SPOILER]

Enfin, la dernière nouvelle est « Le conte du baiser », également une de mes préférées ! Elle traite de pouvoir, d’amour. C’était vraiment beau à lire, et intéressant de découvrir la Sorcière de la Mer de manière différente.

 

J’ai l’impression que chaque réécriture était une sorte de leçon : d’abord, de prendre sa vie en main ; puis, de ne jamais laisser quelqu’un nous dire ce que nous devons faire ; comprendre les conséquences de nos actes ; penser avant de demander quelque chose, etc. J’ai aussi aimé cette impression de transmission de femme en femme !

La seule raison pour laquelle ce recueil n’est pas un coup de cœur : il est prévisible. [SPOILER] L’homme laisse toujours tomber l’héroïne, et elle se tourne alors vers l’autre femme/fille du conte. [FIN DU SPOILER] Après les premiers contes, je savais comment chacun d’eux allait finir. Mais c’était tout de même une joie et un vrai plaisir à lire !

 

Donc, un excellent recueil de nouvelles, que j’aimerais relire par la suite, juste pour le plaisir de ces contes féministes !  

Fireworks d’Angela Carter

Posté : 21 décembre, 2017 @ 5:17 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Genre : Nouvelle, Fantastique Fireworks

Editeur : Vintage Classics

Année de sortie : 2017

Nombre de pages : 133

Titre en français : Feux d’artifice

Synopsis : ‘Fizzing with allegory, symbolism and surprises’ The Times

‘I started to write short pieces when I was living in a room too small to write a novel in.’ So says Angela Carter of this collection, written during a period living in Tokyo. These exotic, sensuous stories represent Carter’s first major achievement in the short story form. Lush imaginary forests, a murderous puppet show and an expressionistic vision of Japan: each one instantly conjures an atmosphere, dark and luminous in turn, and from the recognisably daring imagination of one of the great twentieth-century stylists.

 

Avis : Deuxième livre pour le mémoire !

J’ai récemment lu The Bloody Chamber (La compagnie des loups) d’Angela Carter, et j’ai ADORE ! J’ai aimé sa façon de reprendre les contes de fées pour les réécrire de manière plus adulte, plus brutale, tout en conservant une écriture poétique. Elle est capable de vous écrire une petite histoire tout en poésie, puis elle lâche une phrase bien crue à laquelle le lecteur ne s’attend pas du tout, et il reste bouche bée. Fireworks (Feux d’artifice) n’a rien à voir, dans le sens où Angela Carter ne reprend pas vraiment de contes de fées, même si le recueil comporte quelques réécritures, comme le mythe d’Adam et Eve ou l’histoire de Robinson Crusoé. Ici, elle mêle nouvelles réalistes et nouvelles fantastiques ; on pourrait penser que cela va donner un recueil « fouillis », mais j’ai plutôt trouvé qu’il était diversifié. Certaines histoires sont très étranges - cela m’a d’ailleurs fait penser à The Beginning of the World in the Middle of the Night de Jen Campbell ! Mes préférées sont « The Loves of Lady Purple » et « Master » ! Encore une fois, j’ai adoré l’écriture d’Angela Carter, toujours aussi poétique que dans le premier recueil que j’ai lu, même si elle appelle toujours un chat un chat ! Son langage peut alors paraître cru, en comparaison de certaines images qu’elle emploie. J’ai adoré qu’elle développe le thème du miroir, je le trouve fascinant ! Elle traite aussi des femmes, de leur relation avec les hommes, toujours violentes visiblement, ou au moins malheureuses.

La première nouvelle, « A Souvenir of Japan« , est une des trois nouvelles réalistes, avec « The Smile of Winter » et « Flesh and the Mirror« . Elles se situent toutes au Japon, et j’ai eu du mal, en les lisant, à faire une distinction claire entre l’auteur et la narratrice ; en effet, Angela Carter a vécu là-bas alors qu’elle écrivait ce recueil. Elles traitent toutes de l’amour, de l’apparence, de la société japonaise ; j’ai appris de nouvelles choses. L’apparence est si importante qu’elle finit par remplacer la réalité, même en amour ; cela m’a semblé très triste. La narratrice ne sait plus vraiment si ses réactions sont naturelles ou sur-jouées, si elle joue un rôle ou si elle est elle-même. Difficile d’avoir une relation stable dans ce cas-là. Les réflexions que l’auteur met en avant sont très intéressantes, notamment dans « Flesh and the Mirror » qui traite du double, de l’apparence qu’on se choisit, même pour soi-même, au point de nous duper nous-mêmes.

« The Executioner’s Beautiful Daughter » était si cruel !! Il était assez affreux de lire une histoire concernant cette société primitive, cette communauté rejetée parce qu’elle pratiquait l’inceste ; lire leur folie, leur ignorance, leur espèce de non-existence. Et découvrir ce que fait le bourreau pendant ce temps-là …

« The Loves of Lady Purple » était une sorte de contes de fées pour adultes, si on peut dire. Le lecteur suit un vieil homme qui continue à faire des spectacles de marionnettes malgré son âge, et le déclin de ses forces. Il est particulièrement attaché à Lady Purple, une marionnette dont l’histoire est très intrigante. J’ai adoré la fin, et je me doutais que cela arriverait !! Elle est à la fois cruelle, et « logique » [SPOILER] j’ai aimé que l’histoire se répète, et que la femme-marionnette ne sache pas si elle était auparavant une femme, ou si le personnage de bois reproduit juste l’histoire qu’il a appris ! [FIN DU SPOILER]

« Penetrating to the Heart of the Forest » est une belle histoire qui nous fait réfléchir à notre façon de voir la nature et l’enfance laissée libre. J’ai aimé les images de la forêt luxuriante, l’évolution des personnages, qui découvrent leur sexualité. Une de mes préférées aussi !

La meilleure est sans doute « Master« . A la fois brutale, cruelle et satisfaite [SPOILER] par la revanche de la fin, et par la transformation qui s’opère [FIN DU SPOILER], cette nouvelle m’a fait penser à une des réécritures de La Belle et la Bête dans The Bloody Chamber. C’est vraiment une histoire réussie !!! Le lecteur déteste le personnage principal, il veut le faire payer le mal qu’il fait autour de lui ; il tente de vaincre la nature en partant en Amazonie. Cette nouvelle interroge le lecteur, à nouveau, sur les relations homme/femme, ce que les femmes sont capables de faire.

Vient ensuite « Reflections« , sans doute la nouvelle la plus étrange. J’ai eu un peu de mal à entrer dans l’histoire, mais j’ai aimé la fin. Cela m’a aussi un peu fait penser à la mythologie grecque, j’ai aimé l’idée de ce lien entre deux mondes, et de cet équilibre à préserver.

La dernière histoire, « Elegy for a Freelance« , traite du terrorisme. J’étais un peu mal à l’aise tout le long ; l’auteur est morte en 1992, elle ne pouvait donc pas savoir comment il se développerait de nos jours. J’ai eu du mal à apprécier cette nouvelle, honnêtement !

 

Donc, j’ai beaucoup aimé cette collection, elle est proche du coup de cœur !!  

A Christmas Carol, The Chimes and The Haunted Man de Charles Dickens

Posté : 18 décembre, 2017 @ 4:46 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Genre : Nouvelle, Classique  A Christmas Carol

Editeur : Vintage Classics

Année de sortie : 2009 ["A Christmas Carol", 1843 ; "The Chimes", 1844 ; "The Haunted Man", 1848]

Nombre de pages : 339

Titre en français : « Un chant de Noël », « Les Carillons », « L’Homme hanté ou le pacte du fantôme »

Synopsis : ‘It has it all: a spooky ghost story, a heartwarming redemption and a great plot with a satisfying happy ending’ The Times

Ebenezer Scrooge is unimpressed by Christmas. He has no time for festivities or goodwill toward his fellow men and is only interested in money. Then, on one night of Christmas Eve, his life is changed by a series of ghostly visitations that show him some bitter truths about his choices. A Christmas Carol is Dickens’ most influential book and a funny, clever and hugely enjoyable story.

 

Avis : A Christmas Carol fait partie de ces livres que je voulais lire pour Noël ! Une belle façon de retrouver par la même occasion Charles Dickens, dont j’adore l’écriture et l’imagination !

Cette édition Vintage Classics est composée de trois nouvelles : « A Christmas Carol« , « The Chimes » et « The Haunted Man ». Je pensais, bien sûr, que ma préférée serait la première, puisque c’était celle que je voulais lire le plus, étant donné qu’elle prête son titre au livre entier. Quelle ne fut pas ma déception de constater que je ne parvenais pas du tout à entrer dans l’histoire ! Je ne sais pas si c’est parce que ce n’était pas le bon moment, parce que je n’étais pas d’humeur pour elle, ou parce que je l’ai lue de manière assez découpée, mais j’étais déçue de ne pas l’apprécier pleinement. C’est l’histoire d’Ebenezer Scrooge, un homme grincheux qui n’aime pas Noël : il ne voit pas l’intérêt de cette fête, et ne connaît pas la charité, la générosité, ou simplement la gentillesse. Un soir, il est visité par le fantôme de son associé qui lui montre ce qui l’attend s’il ne change pas d’attitude ; il lui annonce aussi la visite de trois esprits. Au fil de l’histoire, le lecteur se rend compte que Scrooge évolue et comprend ses erreurs. Je sais que je relirai cette nouvelle l’année prochaine, à la même période, et je pense vraiment que je l’apprécierai plus que la première fois ! Peut-être que je ne l’ai pas autant apprécié que je l’aurais souhaité parce que j’avais encore en tête le coup de cœur qu’est Bleak House ! Je comparais donc forcément les deux œuvres, et je n’ai pas été aussi bousculée par A Christmas Carol que par le premier roman que j’ai lu de Dickens ! Aucun livre ne peut être comparé à Bleak House et gagner ! Peut-être aussi ai-je besoin de temps pour entrer dans l’univers de Dickens, car j’ai préféré les nouvelles suivantes !

Vient ensuite « The Chimes« , une histoire qui suit Toby Veck, un vieil homme qui croit entendre des phrases quand les cloches sonnent. Il croit aussi ce que disent les hommes nobles ou plutôt haut placés, et pense vraiment que les pauvres sont mal-nés, qu’ils sont mauvais par nature. Il se permet alors de juger les actes qu’il lit dans les journaux, sans tenter de comprendre leur cause. Bien sûr, chacun de ces nouvelles possède une morale : ici, c’est visiblement de ne pas juger sans savoir ! Les hommes haut placés dans cette histoire me sortent par les yeux : ils sont tellement imbus d’eux-mêmes, tellement persuadés d’être meilleurs !! Leurs idées sont absurdes, mais ils s’y accrochent, et les font gober tellement facilement !! Ces personnages m’ont fait penser aux hommes corrompus de Bleak House : hypocrites, agaçants, et, généralement, ridiculisés par l’auteur !

La dernière nouvelle, « The Haunted Man« , est ma préférée. Elle suit Redlaw, un homme hanté par son passé. Un jour, un fantôme lui propose un marché qu’il accepte. Ici, la leçon est plus de nous rappeler que nous sommes qui nous sommes grâce à nos côtés positifs, mais aussi grâce à toutes les choses négatives qui nous sont arrivées. Le bien et le mal sont entrelacés, et se séparer de l’un, c’est se séparer de l’autre ; renoncer au mal, c’est aussi renoncer au bonheur. J’ai particulièrement aimé cette nouvelle grâce au personnage de Milly, qui m’a fait penser à Esther dans Bleak House ! Elles ont à peu près la même personnalité m’a-t-il semblé !  

Comme vous l’aurez constaté, ces nouvelles sont toutes des histoires de fantômes ! Je ne savais pas que c’était une tradition de Noël, sans doute parce que ce n’était pas celle de ma famille ! Comme je l’ai dit, je relirai « A Christmas Carol », donc, peut-être que ce pourrait le devenir !! Enfin, l’écriture de Dickens est toujours aussi excellente !! (mais est-il vraiment besoin de le rappeler ?)  

 

Donc, un très bon Dickens – j’ai envie de dire, évidemment, vu l’auteur ! - mais qui ne peut pas être un coup de cœur face à Bleak House !  

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