Redbluemoon

I found myself in Wonderland.

Les Héritiers d’Higashi, tome 1 : Okami-Hime de Clémence Godefroy #plib2020

Posté : 20 décembre, 2019 @ 12:12 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Genre : Fantasy, MythologieLes Héritiers d'Higashi 1

Editeur : Editions du Chat Noir

Année de sortie : 2019

Nombre de pages : 220

Synopsis : Il y a bien longtemps à Higashi, les différentes lignées de bakemono, ces humains porteurs d’esprits animaux et dotés de pouvoirs incroyables, vivaient en harmonie. Mais la guerre les a décimés, et depuis un siècle le clan Odai et les descendants des renards règnent sans partage sur l’archipel, reléguant les autres bakemono aux brumes du passé.

Ayané, jeune disciple de l’Ordre de la Main Pure, se soucie bien peu de ces légendes. Pleine d’énergie mais peu disciplinée, elle aimerait surtout faire ses preuves au combat. Jusqu’au jour où ses supérieures lui assignent une mission très spéciale : partir au service d’un clan prestigieux dans le nord du pays et veiller sur leur hôte, Numié Dayut, une princesse exilée qui cache un lourd secret.

 

Avis : J’ai reçu ce livre dans le cadre des livres voyageurs du plib ! 

Les Héritiers d’Higashi fait partie de mes vingt sélectionnés : autant vous dire que j’étais contente de le voir dans les vingt effectifs ! J’aime beaucoup les romans qui traitent de mythologie, que ce soit grecque, égyptienne ou, ici, japonaise ! C’est une de celles que je connais le moins, donc j’adore en apprendre davantage sur les « dieux », yokai, sur les différents types de bakemono … et apprendre tout ce vocabulaire en même temps ! En effet, pour ceux qui, comme moi, ne sont pas à cent pour cent familiers de cet univers, ce peut être assez compliqué de tout saisir du premier coup ! Il n’y a ni notes de bas de page, ni glossaire, ce que je trouve un peu dommage ; cela aurait sans doute facilité la lecture, rien que par le fait de ne pas avoir à s’arrêter sur le mot pour tenter de comprendre de quel type de créature on parle ! Si on le prend autrement, c’est très intéressant et enrichissant d’avoir une diversité d’êtres surnaturels, et de voir les liens et les différences entre eux ! Je dois dire que tout n’était pas toujours très clair pour moi, notamment concernant les personnages qui possèdent ou non des pouvoirs. J’ai fini par percevoir une idée de dilution au fil des générations ; mais, sur le coup, j’ai eu un peu de mal ! Cela m’a légèrement empêchée d’entrer dans le livre au début ; en fin de compte, en refermant le roman, je me suis dit que je n’y étais jamais vraiment entrée !

En effet, malgré mon enthousiasme pour ce livre, je ne suis pas parvenue à être happée. Je n’ai pas réussi à m’attacher aux personnages, et je ne suis pas convaincue par la romance – d’ailleurs, je ne m’attendais pas à ce qu’il y en ait une ici ; sur le coup, j’ai été déçue, je l’avoue ! J’ai également noté plusieurs petites coquilles, et de légères fautes de français qui, à chaque fois que j’en trouve dans un bouquin, me sorte de l’histoire …

Pour autant, j’ai envie de lire le tome 2 ; mais j’attends davantage ! Je veux être transportée dans cet univers, surtout que la quête peut s’avérer prenante ! [SPOILER] La constitution d’un groupe, à la fin d’Okami-Hime, me donne également envie ; mais j’ai peur d’avoir deviné ce qui allait arriver … du genre : Ayané est la grande sauveuse, elle va permettre la fin du règne des Odai parce qu’elle est une inari, ce qui est extrêmement rare ; et Numié, elle, va permettre de faire le lien avec les Odai, pour ne pas les anéantir – et donc pour ne pas répéter les erreurs des nogitsune – en se mariant avec Kaito ! [FIN DU SPOILER]

 

#ISBN9782375681084

La Mythologie selon Game of Thrones de Gwendal Fossois

Posté : 23 novembre, 2019 @ 12:45 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Genre : Essai, Mythologie, Fantasy La Mythologie selon Game of Thrones

Editeur : Les Editions de l’Opportun

Année de sortie : 2019

Nombre de pages : 158

Synopsis : George R. R. Martin s’est inspiré des plus grands mythes pour composer la toile de fond de son roman incontournable adulé dans le monde entier. L’univers de Game of Thrones est rempli de références mythologiques : des hommes ressuscités par on ne sait quel mystère, des personnages qui ne meurent pas dans le feu ou qui sont capables de changer d’apparence, des dragons, des loups-garous et des hordes de morts-vivants congelés jusqu’à l’os… Que serait Daenerys sans ses dragons ? Qui s’intéresserait à la Garde de Nuit s’il n’y avait pas d’étranges Marcheurs blancs de l’autre côté du Mur ? Et Mélisandre, d’où sort-elle au bout du compte ?

Dans Game of Thrones, les références aux mythologies grecque et romaine (mais aussi nordiques, anglo-saxonnes et arthuriennes) sont légion. Tout autant que les clins d’œil aux religions et croyances païennes qui donnent cette dimension unique à cette saga que nous adorons tous ! Gwendal Fossois vous invite ici à (re)découvrir l’univers mythologique de Game of Thrones. Vous n’êtes pas au bout de vos surprises…

 

Avis : Je pense que j’avais besoin d’un petit shot Game of Thrones, et ce livre a parfaitement satisfait cette envie !

Je pense que vous le savez, j’adore la mythologie ; alors voir un livre qui allie une de mes séries préférées avec un de mes sujets préférés, autant vous dire qu’il n’a pas fallu grand-chose de plus pour me convaincre ! Et j’ai vraiment beaucoup aimé La Mythologie selon Game of Thrones ! On retrouve différentes mythologies, et l’auteur associe à la série des mythes auxquels je n’avais pas du tout pensé parfois, comme Arya et Antigone, ou Jon et Œdipe ! J’ai aussi découvert un mythe que je ne connaissais pas ! J’ai donc passé un très bon moment, et ce bouquin a réussi à me donner envie de relire les livres, exactement comme l’avait fait Les Mystères du Trône de fer de Thierry Soulard ! Cela permet d’avoir un autre éclairage sur A Song of Ice and Fire et d’approfondir la réflexion sur les sources, mais aussi sur ce qui pourrait arriver aux personnages dans les tomes suivants ! Ce livre ne prend pas en compte la saison 8 de la série TV, puisqu’il est sorti juste avant, en avril 2019 ; donc certaines phrases, comme « Bran pourrait être la clé », m’ont fait réagir ! 

Pour autant, j’ai trouvé que cette non-fiction manquait parfois de fluidité : on passe parfois d’une idée à une autre de manière un peu artificielle. On peut également trouver quelques répétitions, mais elles sont plutôt rares. Il existe également quelques fautes, du genre « horreur » désigné comme un adjectif, la création « d’un nouveau Frankenstein », alors que c’est le nom du docteur, ou l’emploi de versus à la place d’alias. Ce ne sont que des détails, mais ils m’ont frappée ! Aussi, j’ai eu l’impression de sentir l’opinion de l’auteur parfois, notamment sur Daenerys ! Enfin, je pense qu’on peut davantage approfondir ce sujet ! C’est sans doute la raison pour laquelle la construction m’a parue artificielle : on lie les mythes et la série, mais on ne creuse pas plus, et on passe rapidement à autre chose. J’ai eu un sentiment d’inachevé !

 

Donc, un très bon moment passé à voir les liens entre mythologie et GoT ! Je pense qu’il y a encore à faire sur le sujet, je vais tenter de trouver d’autres livres qui le traitent !

The Song of Achilles de Madeline Miller

Posté : 22 août, 2019 @ 2:32 dans Avis littéraires, Coup de cœur | 2 commentaires »

Genre : MythologieThe Song of Achilles

Editeur : Bloomsbury (Modern Classics)

Année de sortie : 2017 [2011]

Nombre de pages : 352

Titre en français : Le Chant d’Achille

Synopsis : Greece in the age of heroes. Patroclus, an awkward young prince, has been exiled to the court of King Peleus and his perfect son Achilles. Despite their differences, the boys develop a tender friendship, a bond which blossoms into something deeper as they grow into young men.

But when Helen of Sparta is kidnapped, Achilles is dispatched to distant Troy to fulfill his destiny. Torn between love and fear for his friend, Patroclus follows, little knowing that the years that follow will test everything they hold dear.

 

Avis : J’ai lu Circe l’année dernière, et ce fut un immense coup de cœur. J’avais donc peur de lire The Song of Achilles et de moins apprécier. Quelle erreur de ma part !

Il semblerait que Madeline Miller ne puisse pas écrire un mauvais livre. The Song of Achilles, à son tour, est un coup de cœur. Et pourtant, il aurait pu avoir des difficultés à me plaire ! En effet, bien que je sois fan de mythologie, je ne le suis pas du tout du héros Achille. Depuis que j’ai connaissance de l’histoire de la guerre de Troie, je me sens bien plus proche des Troyens que des Grecs. Comment se sentir proche d’un peuple qui décide de récupérer une femme qui a peut-être tout simplement décidé de quitter son mari ? d’un peuple dont le chef [SPOILER] n’hésite pas à faire assassiner sa propre fille pour pouvoir partir en guerre massacrer des centaines de gens ? [FIN DU SPOILER] d’un peuple qui compte Ulysse dans ses rangs, peut-être un des seuls personnages de la mythologie que je déteste vraiment ? Donc, The Song of Achilles partait avec un handicap : il était, à nouveau, dans le camp des vainqueurs, ceux que je n’appréciais pas. Et pourtant …

The Song of Achilles reprend le mythe d’Achille et Patrocle ; je ne veux pas trop vous en dire, mais il me semble que tout le monde est un peu au courant de la version de ce mythe qu’a choisi de transmettre Madeline Miller [si vous n’avez pas envie d’en savoir plus et que vous ignorez la reprise du mythe, ne lisez pas ce paragraphe !] : Achille et Patrocle ne sont pas seulement meilleurs amis, liés par un pacte, Patrocle étant le compagnon d’études d’Achille ; ils sont aussi amants, amoureux, faits l’un pour l’autre. Nous sommes donc face à une romance homosexuelle. Vous le savez, moi et les romances, nous ne faisons pas bon ménage ; et pourtant, c’était si beau … j’ai adoré ! Etrangement, même les scènes sexuelles, qui ne sont pas explicites, mais qui sont tout de même assez bien suggérées, ne sont pas gênantes ! J’ai vraiment adoré cette réécriture du mythe et, ce qui est extraordinaire : elle est cohérente avec le reste de l’histoire mythologique ! Tout s’explique grâce à cette version, rien n’est laissé de côté !

Plus encore : ce livre m’a fait aimer Achille ! Oui, ce héros grec qui tue mon héros mythologique préféré, qui se bat contre les Amazones, qui fait partie d’un complot pour mener une héroïne innocente à sa mort, Madeline Miller me l’a fait aimer. Après ça, je me dis que si elle veut tenter de réhabiliter Ulysse, elle peut carrément avoir toutes ses chances ! (haha) Il est à double facette : son aspect humain ressort quand il est avec Patrocle ; son aspect divin, imbuvable, arrogant, supérieur, ressort quand il devient un héros tel que l’entendent les Grecs, quand il touche son héritage divin du bout des doigts. C’était à la fois terrible et beau de le voir être tiraillé entre ces deux identités qui cohabitent en lui. Patrocle, quant à lui, est présenté comme étant l’exact opposé d’Achille : il est plutôt « faible », très loin de l’image du héros grec. Il est quelconque, sans beauté, sans force. Et il ne s’intéresse pas à la force. Il est plus dans la douceur. Ce pourrait être le seul bémol : Patrocle, dans la mythologie, est censé être un héros lui aussi. Mais, en fin de compte, ce n’en est pas un. [SPOILER] Evidemment que Patrocle est un héros pour les Grecs et dans la mythologie : son euphorie, sa folie meurtrière lui permet d’éliminer de nombreux Troyens, dont Sarpedon, avant de mourir lui-même ; plus encore, sa mort permet à Achille d’entrer dans une fureur telle qu’il est prêt à enfin tuer Hector, ce qu’il repousse depuis des années. [FIN DU SPOILER] Bien sûr, le lecteur rencontre d’autres personnages bien moins sympathiques, comme le père de Patrocle, qui ne mérite pas que je me souvienne de son nom, Agamemnon, en compétition avec Ulysse pour la place de personnage que je déteste le plus dans la mythologie, Ulysse lui-même, et sa foutue ruse ! Ajax et sa violence. On ne croise pas Cassandre, ni Clytemnestre. Iphigénie passe brièvement, et Briséis est une des figures féminines mises en valeur dans ce roman. Autre figure féminine, celle de la mère, Thétis. Difficile de l’apprécier : elle représente très bien la hauteur des dieux, leur manque de compréhension des hommes et de leurs sentiments, ce qui est bien repris dans Circe. Mais il se concentre clairement sur l’acceptation de ce lien tout particulier entre Achille et Patrocle, un lien mal vu, décrié, moqué – en l’absence d’Achille, évidemment !  

Je connaissais déjà la fin de l’histoire, je savais déjà tout ce qui allait arriver – même si j’avais oublié certains détails qu’ils étaient intéressants de voir manipulés par Madeline Miller ! Comme mon cœur s’est serré … comme c’était beau, tragique, violent, brutal, inévitable … L’autrice a un don pour les fins réussies, c’est sûr : celle-ci surpassait celle de Circe haut la main, c’est dire !

Est-il vraiment besoin de vous dire que l’émotion est au rendez-vous ? Je ne peux pas apprécier un livre qui ne me touche pas, que ce soit positivement ou négativement. Ce livre est, comme je l’ai dit, à la fois terrible et beau, cruel et magnifique. Dernière remarque : l’écriture de Madeline Miller est un tel régal !! J’ai hâte de lire sa prochaine œuvre, quelle qu’elle soit !

 

Donc, une magnifique histoire, une version du mythe qui reprend bien l’original tout en le magnifiant. Un coup de cœur à nouveau !!

 

Mythology: Timeless Tales of Gods and Heroes d’Edith Hamilton

Posté : 7 août, 2019 @ 2:09 dans Avis littéraires, Coup de cœur | Pas de commentaires »

Genre : MythologieMythology

Editeur : Black Dog and Leventhal

Année de sortie : 2017 [1942]

Nombre de pages : 353

Titre en français : La Mythologie

Synopsis : Since its original publication by Little, Brown and Company in 1942, Edith Hamilton’s Mythology has been a perennial bestseller and has sold millions of copies throughout the world. Expansive in its scope, Mythology brings to life for the modern reader Greek, Roman, and Norse myths and legends, as well as the gods, heroes, and mortals who inhabit them, and who have inspired human creativity from antiquity to the present.

Vivid, decadent, and full of action, Hamilton’s retellings of these timeless tales – from the birth of the goddess Athena, who sprung fully formed from the head of her father Zeus, to the great adventures of Ulysses and the labors of Hercules – appeal to readers of all ages and reveal essential truths about the behavior of man.

The book is organized into seven parts: The Gods, the Creation, and the Earliest Heroes; Stories of Love and Adventure; The Great Heroes Before the Trojan War; The Heroes of the Trojan War; The Great Families of Mythology; The Less Important Myths; and The Mythology of the Norseman, and includes genealogies. The ten full-color plates by Jim Tierney, specially commissioned for this 75th anniversary edition, are the perfect complement to Hamilton’s classic work.

 

Avis : Ce livre m’a été offert à Noël, en même temps que Fangirl ; je n’attends plus 5 ans pour lire mes livres, c’est merveilleux !!

Sans aucune surprise, j’ai adoré Mythology ! Mais, ce livre a quelque chose de plus : il fait partie de cette rare catégorie, les parfaits ! L’autrice nous raconte les grands mythes, plus quelques autres, dans leur intégralité, ce qui n’est pas le cas de tous les auteurs ! C’est la première fois que je trouve un résumé complet de la guerre de Troie ! Même les lecteurs qui n’ont aucune connaissance en mythologie peuvent apprécier ce livre : l’essentiel est dit ! Et pour ceux qui adorent la mythologie, ce bouquin est une perle ! Pour l’embellir encore d’avantage, il est illustré ; certes, les illustrations ne sont pas nombreuses, mais elles sont vraiment magnifiques !

Le livre se divise en sept parties. La première s’appelle « Les Dieux, la Création et les premiers héros ». On y découvre les Olympiens, mais aussi les plus petits dieux ainsi que le Panthéon romain ; comment le monde et l’humanité ont été créés ; des héros comme Prométhée, ainsi que des mythes comme celui de Narcisse ou d’Europe. J’ai adoré que l’autrice cite à chaque fois ses sources, tout en mettant en avant leurs avantages et leurs inconvénients ; mais aussi qu’elle interprète parfois certains mythes, notamment les mythes sacrifiels. Je ne les avais jamais vus sous cet angle !  La deuxième partie, « Histoires d’amour et d’aventures », se concentre – sans surprise ! – sur l’amour, et les grandes quêtes ! On y trouve les grands mythes amoureux, comme Cupidon et Psyché, ou Pyrame et Thisbé, mais aussi la Quête de la Toison d’or, ainsi que d’autres aventures comme celle de Phaëton ! Suit une partie sur « Les grands héros avant la guerre de Troie », partie dans laquelle se trouve une femme, Atalanta ! On y trouve aussi les héros les plus connus : Persée, Thésée et Hercule ! Viennent ensuite « Les héros de la guerre de Troie », une partie qui résume parfaitement l’histoire de cette guerre de la vengeance de Discorde à la fondation d’Albe par Enée !

La cinquième partie nous présente « Les grandes familles de la mythologie », à savoir celles d’Atrée, de Thèbes et d’Athènes. On y retrouve de grands mythes comme celui d’Œdipe ou d’Oreste ! La sixième partie se concentre sur « Les mythes moins importants », tels celui de Sylla ou des Danaïdes. Vient aussi un chapitre qui offre un court résumé de certains mythes rangés dans l’ordre alphabétique ! Et, enfin, la dernière partie traite de « La mythologie nordique » ! Etant donné la brièveté du chapitre, face à un livre complet sur la mythologie grecque, le lecteur se doute bien que cette partie ne sera pas autant fouillée que le reste. Seuls les grands mythes et personnages/dieux sont évoqués. On peut plutôt parler d’introduction à la mythologie nordique !

 

Donc, je ne peux que recommander ce livre à tous les fans de mythologie, mais aussi à ceux qui veulent la découvrir !

 

Ragnarök: The End of the Gods de A. S. Byatt

Posté : 21 août, 2018 @ 4:52 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Genre : Historique, MythologieRagnarok

Editeur : Canongate

Année de sortie : 2011

Nombre de pages : 171

Titre en français : Ragnarök : La fin des dieux

Synopsis : Ragnarök is the story of the end of the world. It is a tale of the destruction of life on this planet and the end of the gods themselves. What more relevant myth could any modern writer find?

As the bombs rain down in the Second World War, one young girl is evacuated to the English countryside. She is struggling to make sense of her new wartime life. Then she is given a copy of Asgard and the Gods – a book of ancient Norse myths – and her inner and outer worlds are transformed.

War, natural disaster, reckless gods and the destruction of life on this planet are just some of the threads that A. S. Byatt weaves into her Ragnarok. Just as Wagner borrowed from this dramatic Norse saga for the climax of the Ring Cycle, so A. S. Byatt reinvents it for our time in all its intensity and Glory. Linguistically stunning and imagitively abundant, this is a landmark piece of storytelling from one of the World’s truly great writers. 

 

Avis : Ce n’est plus un secret : j’adore la mythologie. Donc un livre sur Ragnarok, la fin du monde dans les mythes nordiques, je dis oui !!

Je pensais que j’allais adorer ce livre ; et pourtant, quelque chose n’a pas fonctionné. Je n’ai pas réussi à entrer dans Ragnarok, sans doute à cause du style d’écriture. Je n’ai pas accroché. Et donc, je ne me suis pas impliquée dans l’histoire, elle m’a laissé de marbre. Je n’ai pas ressenti le chaos de la fin des dieux, je ne me suis pas sentie révoltée, consternée, horrifiée, ou excitée. Je lisais simplement, sans rien ressentir, et c’était affreux.

L’idée était pourtant originale : mêler la Seconde Guerre mondiale et la mythologie nordique. Comme A. S. Byatt l’écrit dans sa postface, si elle ne donne pas un nom à l’enfant, si ce n’est que « the thin child », « la frêle/mince enfant », c’est parce que le livre n’est pas vraiment à propos d’elle, mais plus focalisé sur Loki, ses enfants, et la fin du monde. Ce qui est important, c’est aussi l’impact, l’influence de la lecture des mythes nordiques sur le lecteur, et, ici, sur un enfant qui vit la guerre. L’intrigue qui la concerne est secondaire, mais pas le rapport entre les deux mondes. La petite fille laisse les mythes influencer sa façon de voir les choses, de voir le monde réel ; mais ce n’est pas pour autant qu’elle croit en ces dieux ou en leurs histoires, tout comme elle ne croit pas en Jésus, Dieu, et les dogmes de la religion catholique, qu’elle place au même niveau que la mythologie nordique. Elle différencie aussi les mythes et les contes de fées. Il est clair que son « personnage » préféré est Loki, le farceur : il semble être le seul à être intelligent et à avoir un semblant de personnalité. Concernant les mythes eux-mêmes : certains sont repris, comme celui de Baldur, ou ceux concernant les enfants de Loki. Mais j’ai trouvé que certains passages étaient assez longs, notamment les descriptions d’Yggdrasil et Randrasill. Peut-être n’étais-je tout simplement pas réceptive à ce genre d’écriture à ce moment-là ! Peut-être que j’aurais adoré dans un autre état d’esprit ! 

La postface est vraiment très intéressante : l’auteure évoque sa vision des mythes, son roman et pourquoi elle l’a écrit de cette façon. Les dieux, dans les mythes, n’ont pas de personnalité propre ; donc elle n’a pas voulu leur en donner, contrairement à d’autres auteurs dans d’autres romans (qu’elle ne cite pas). Ils sont surtout des défauts, ou des qualités : Frigg est jalouse, Thor est brutal, Baldur est beau. Ils sont proches des humains par leurs failles, leur stupidité (mot employé par l’auteure) : ils voient venir Ragnarok, et ne font rien pour l’empêcher. Elle explique aussi que Jörmungandr, le serpent de Midgard, est, en fait, le centre de son roman : il représente l’humanité qui détruit peu à peu la planète qu’elle habite. Ce n’était pas vraiment une allégorie évidente ; et l’auteure se contredit un peu, étant donné qu’elle dit juste avant qu’elle ne veut pas que son roman soit une allégorie. Une bibliographie se trouve à la fin ; j’ai ajouté certains livres à ma liste de lecture !

 

Donc, un bon livre, j’ai aimé redécouvrir certains mythes, et j’ai tout un tas de nouveaux livres à lire sur différents sujets ! Mais, je n’ai pas apprécié le style d’écriture et ne me suis pas sentie concernée par l’histoire. 

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