Redbluemoon

I found myself in Wonderland.

The Lunar Chronicles, book 1 : Cinder de Marissa Meyer

Posté : 25 avril, 2016 @ 12:04 dans Avis littéraires, Coup de cœur | 2 commentaires »

CInderGenre : Science-Fiction, Jeunesse

Editeur : Puffin Books

Année de sortie : 2012

Nombre de pages : 387

Synopsis : A forbidden romance.A deadly plague.Earth’s fate hinges on one girl . . .CINDER, a gifted mechanic in New Beijing, is also a cyborg. She’s reviled by her stepmother and blamed for her stepsister’s sudden illness. But when her life becomes entwined with the handsome Prince Kai’s, she finds herself at the centre of a violent struggle between the desires of an evil queen – and a dangerous temptation. Cinder is caught between duty and freedom, loyalty and betrayal. Now she must uncover secrets about her mysterious past in order to protect Earth’s future.This is not the fairytale you remember. But it’s one you won’t forget.

 

Avis : Cela faisait longtemps que ce livre attendait dans ma PAL – la suite y est aussi d’ailleurs, il ne me manque plus que Winter et les hors-séries pour finir la saga ! Je me suis lancée en lecture commune avec ma petite sœur ! (voici le lien de sa chronique : http://emistories.unblog.fr/2016/04/29/chronique-cinder-tome-1-des-chroniques-lunaires-marissa-meyer/comment-page-1/#comment-40 )

Et je dois dire que je regrette de ne pas avoir lu ce livre plus tôt ! J’ai lu pas mal de réécritures de contes pour l’instant, et tout comme les autres, celle-ci était vraiment originale ! (la preuve : ils ne se ressemblent absolument pas !) L’auteur a gardé certains traits du conte, les grandes lignes peut-être, certaines phrases en tête de parties (quatre ici) ainsi que l’intrigue de base ; mais l’histoire étant transposée dans une dystopie, beaucoup de choses changent, ce qui donne une tout autre image à ce que l’on connaît déjà. L’univers futuriste « rénove » complètement la vision que l’on peut avoir de Cendrillon, étant donné que le lecteur découvre que la Lune est habitée, que la Terre se découpe en royaumes, empires et gouvernements fédérés, et qu’il est possible de sauver la vie des humains en leur greffant des membres robotiques qui altèrent leur manière de vivre de façon significative ! Aussi, ici, pas d’idéalisation ni de manichéisme comme dans le conte, ce qui lui enlève son côté enfantin, ou trop facile, même si certains contes sont assez cruels à l’origine. Cendrillon est repris, mais également, d’une certaine façon, Blanche-Neige, sans doute en anticipation de la suite. Autre chose : le livre, à partir d’un certain moment, n’est que rebondissements à la chaîne, et je dois dire que j’ai vraiment été tenue en haleine jusqu’à la fin ! J’avais envie de savoir ce qui allait arriver : résultat, je sautais des pages pour lire un peu plus loin, pour savoir ce qui allait arriver ! Aussi, presque au centre du livre se trouve une épidémie qui décime la population, et que les scientifiques tentent d’endiguer sans succès ; cela promet du suspense, de la peur, des doutes, et de la tristesse. Evidemment, Cendrillon comporte une histoire d’amour, qui est bien présente ici, sans être agaçante, et sans prendre toute la place, ce que j’adore ! En effet, elle est très fortement liée à l’univers et à la politique en place, qui peuvent alors se déployer sans être gênés : ils sont ainsi le centre du livre ! Concernant l’écriture, je l’ai trouvée agréable ; l’auteure a une petite habitude : faire jurer ses personnages en leur faisant dire « Stars ! », ce qui m’a amusée.

Cinder est bien sûr l’héroïne de ce tome. Et on peut dire qu’elle ne colle pas du tout à l’image habituelle de la princesse dans les contes. D’abord, elle est mécanicienne, ce qui ne la rend absolument pas glamour comme ses belles-sœurs peuvent l’être. Ensuite, comme le suggère la couverture (très jolie d’ailleurs !), elle est cyborg, ce qui est très mal vu sur Terre. Et le narrateur nous fait comprendre, par-dessus le marché, qu’elle ne se trouve ni belle ni attirante. Soumise à une loi injuste, elle tente de se défendre au mieux dans un monde où elle n’est pas la bienvenue. Tourmentée par sa belle-mère et une de ses belles-sœurs, elle est le larbin de la maison, la souillon qui n’a aucune chance d’aller au bal au vu de son allure, mais aussi au vu de ce qu’elle est. Après son opération pour en faire une cyborg, elle a perdu la mémoire : son passé avant ses onze ans a disparu. Aussi, Cinder rêve de liberté, et se retrouve, à la place, embarquée dans une histoire dont elle ne comprend la portée qu’à la fin, quand le lecteur l’a deviné depuis longtemps ! Ses problèmes commencent avec sa rencontre avec le prince Kai, dont elle se fichait éperdument ; une fois rencontré, il bouleverse un peu sa vie en lui demandant de réparer un de ses robots tomber en panne. On peut dire que ce personnage est le type du prince charmant : beau, gentil, courageux face à l’adversité, déterminé dans ses choix. Et pourtant, ce n’est pas une caricature, ce qui le rend plus attachant que la plupart des princes que l’on peut rencontrer dans des romans Young Adult. Notamment, la décision qu’il prend à la fin est fracassante pour le conte ! Peony, la gentille belle-sœur de Cinder, est adorable ! Il est extrêmement facile de s’attacher à elle, et difficile de ne pas compatir quand elle souffre. Elle fait de son mieux pour aider l’héroïne contre sa propre mère et sa sœur, qui déteste leur fardeau cyborg de toutes leurs forces. Iko est elle aussi incroyablement attachante ! Robot-assistante de Cinder, elle la suit partout, et son humour décalé provoque des situations embarrassantes pour les autres personnages, drôles pour le lecteur. J’ai presque envie d’avoir la même à la maison ! D’autres personnages sont bien moins attachants, comme Adri, la belle-mère de Cinder, qui fait tout son possible pour lui nuire, même le pire ; Pearl, sa seconde belle-sœur, dans la même lignée que sa mère ; et, évidemment, Levana, la reine de Luna, qui s’avère être la parfaite méchante reine des contes de fées, même si je pense que le personnage est plus développé dans Fairest, son histoire personnelle. D’autres personnages font leur apparition, notamment le Docteur Erland, qui va aider Cinder à en découvrir un peu plus sur elle et son passé ; Torin, le conseiller de Kai, en apparence assez strict et austère, mais qui cache une vraie affection pour Kai.

La fin est très très prévisible, étant donné que des indices sont disséminés partout ! Mais, malgré ce manque de surprise, elle n’en reste pas moins excitante. Elle donne envie de lire la suite pour découvrir ce qu’il adviendra des personnages !

 

Donc, un très bon roman Young Adult, qui mélange bien l’univers des contes et la science-fiction, pour une saga qui promet d’être palpitante !

Les Ames Vagabondes de Stephenie Meyer

Posté : 18 août, 2013 @ 10:23 dans Avis littéraires, Coup de cœur | 2 commentaires »

Les Ames Vagabondes de Stephenie Meyer dans Avis littéraires couv55167930-185x300Genre : Science-Fiction

Editeur : Le Livre de Poche

Année de sortie : 2012

Nombre de pages : 829

Synopsis : La Terre est envahie. L’humanité est en danger. Nos corps restent les mêmes, mais nos esprits sont contrôlés. Melanie Stryder vient d’être capturée. Elle refuse cependant de laisser place à l’être qui tente de la posséder. Quelque part, caché dans le désert, il y a un homme qu’elle ne peut pas oublier. L’amour pourra-t-il la sauver ?

 

Avis : La couverture est intrigante. On se demande pourquoi l’éditeur a choisi un œil. On le comprend rapidement, rien qu’avec l’affiche du film sorti cette année. Twilight est encore très présent dans les esprits. Le nom de l’auteure y est automatiquement associé. De multiples questions se posent sur ce livre : est-ce encore une histoire de vampires ? Y a-t-il encore une histoire d’amour ? Est-ce plus pour les ados ou plus pour les adultes ?

Ce livre est vraiment très riche ! Il n’est pas centré sur l’amour comme dans Twilight, même s’il est tout de même très présent. Il n’y a pas de vampires non plus. En fait, cette œuvre est très différente de la première saga de l’auteure. Et je dois avouer que j’ai autant aimé les deux. Ici, Stephenie Meyer développe un monde particulier, un scénario inattendu et envoûtant. Elle nous oblige à nous poser des questions auxquelles, peut-être nous avions réfléchi, mais que nous n’avions jamais abordées avec sérieux. Elle nous montre un monde apocalyptique et nous donne une autre vision de l’être humain, vu par des yeux extraterrestres qui nous jugent sur nos actes les plus répréhensibles, en mettant de côté les bonnes actions et les qualités humaines, que l’héroïne découvre petit à petit.

Les personnages sont vraiment très attachants ! Concernant Vagabonde, la narration à la première personne permet de tout de suite l’apprécier même si elle est la « méchante » de l’histoire dès le début. Elle est naïve, généreuse comme personne, unique car elle n’est ni vraiment humaine, ni vraiment âme. Elle est également douce et de plus en plus attachante au fil des pages. Elle est aussi déchirée entre les amours qu’elle ressent pour diverses personnes, et « victime » de la Société des Âmes. Tout le long du livre, elle évolue et devient de plus en plus humaine, même si elle conserve certains aspects de sa vie d’âme. Melanie, quant à elle, est l’humaine à laquelle on peut s’identifier. Il est effrayant de s’imaginer à sa place. Ses réactions sont compréhensibles, et la résistance qu’elle oppose à Vagabonde nous la rend encore plus sympathique. On se reconnait en elle, et on imagine notre vie sur cette Terre envahie. On pourrait qu’elle est le personnage principal mais, au fond, pas vraiment. C’est une héroïne sans en être une. Puis, Jamie : il est tellement mignon ! Il donne envie d’avoir le même à la maison. C’est un petit homme courageux sous l’apparence d’un enfant. Jared, quant à lui, m’a été antipathique au début, parce qu’il ne comprenait rien. On aurait presque envie de le gifler pour lui faire entrer la vérité dans la tête. Mais il change, il évolue et devient le Jared des souvenirs de Melanie. Enfin, Ian : l’homme idéal. Doux, attachant, même s’il est repoussant au début avec son frère Kyle. On a envie de le voir heureux malgré la répulsion du début.

Le début in medias res est assez troublant. On ne comprend pas tout. Les mots employés sont flous. Mais cela donne vraiment envie de connaitre la suite. Le premier chapitre est captivant : il nous happe dans l’histoire et nous donne envie d’en savoir plus.

Il est vraiment impossible de lâcher ce livre. Les pages se tournent toutes seules. Au premier moment de relâchement, un nouveau coup de théâtre arrive et on tourne les pages encore plus vite.

Quelques scènes font frissonner, notamment les premières et les dernières. Les opérations ne sont définitivement pas mon truc ! On ressent beaucoup d’émotions diverses à la lecture de ce livre. Pendant ces scènes dont je parlais, on ressent du dégoût, de l’horreur et de la peur. A d’autres moments, on ressent de la tristesse, de la joie, du chagrin, du désespoir, mais également la passion des personnages.

La fin est très frustrante. Stephenie Meyer a déclaré que, finalement, elle ferait de ce livre le premier tome d’une trilogie. Je suis totalement d’accord : il est impossible que le livre se finisse comme cela. Certains personnages ne sont pas assez développés, comme Jared, ou finalement, Melanie. Je pensais que ce n’était qu’un roman isolé : j’ai été un peu décontenancée et déçue sur le coup, mais, après réflexion, j’ai très envie que cela continue ! J’ai vraiment hâte ! A quand le deuxième tome ?! (Par contre, je ne sais pas si l’on peut faire confiance à l’auteure : elle avait promis un autre roman dans la saga Twilight, Midnight Sun, qui n’est jamais sorti. J’ai peur que la suite ne vienne jamais …)

 

En définitive, une vraie surprise ! Je ne pensais pas aimer autant et j’ai vraiment hâte de lire la suite ! Un très bon roman SF ! Je n’ai pas vu le film, et je n’ai pas vraiment envie de le regarder, car je ne me suis fait une idée des personnages et des décors du roman. Si vous l’avez vu, quand avez-vous pensé ?          

12
 

Baseball fans gather zone |
Eaudefiction |
Ici même |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | Kpg1221gpk
| Elenaqin
| la saltarelle des baronnes