Redbluemoon

I found myself in Wonderland.

The Lunar Chronicles, book 4: Winter de Marissa Meyer

Posté : 7 mars, 2019 @ 2:38 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Genre : SF, YAWinter

Editeur : Puffin Books

Année de sortie : 2015

Nombre de pages : 823

Titre en français : Les Chroniques lunaires, tome 4 : Winter 

Synopsis : Winter is admired for her grace, kindness and beauty, despite the scars on her face. She’s said to be even more breath taking than her stepmother, Queen Levana …

When Winter develops feelings for the handsome palace guard, Jacin, she fears the evil Queen will crush their romance before it has a chance to begin.

But there are stirrings against the Queen across the land. Together with the cyborg mechanic, Cinder, and her allies, Winter might even find the power to launch a revolution and win a war that’s been raging for far too long.

Can Cinder, Scarlet, Cress and Winter claim their happily-ever-afters by defeating Levana once and for all? 

 

Avis : Winter se trouve dans ma PAL depuis plus de deux ans et demi : il était vraiment temps de l’en sortir ! J’ai commencé cette série il y a trois ans !

Et peut-être est-ce la raison pour laquelle je n’ai pas pu accrocher au début ? Trop de temps a dû passer entre la lecture de Cinder, ou même celle de Cress, et de Winter : je me souvenais de l’histoire et des personnages, mais je n’étais plus tellement attachée à eux, et la romance, qui est omniprésente, m’a vite agacée. J’avais aussi envie d’être surprise ; or, je savais déjà comment finirait Winter ! J’ai donc décidé d’arrêter la lecture et de lire autre chose : Oliver Twist de Charles Dickens – mais trop sombre pour mon humeur – et Fire and Blood de George R. R. Martin ! Arrivée à la partie concernant la Danse des Dragons, que je connais déjà, je me suis dit que j’allais retenter Winter ; c’était quand même dommage d’abandonner une série que j’avais appréciée ! Et j’avais tout de même envie de savoir par quoi les personnages devaient passer pour obtenir leur happy ending !

En fin de compte, j’ai aimé ce voyage ! Comme je l’ai dit, j’ai eu du mal à m’attacher de nouveau aux personnages, mais, grâce à la longueur du livre, l’attachement a fini par revenir ! Même si la fin est évidente, les personnages doivent affronter de nombreuses épreuves tout le long du livre. [SPOILER POTENTIEL] Chacun d’entre eux échappe de peu à la mort. [FIN DU SPOILER] Horreur, sang, chagrin, tristesse … le pire reste quand même la maladie : [SPOILER] quand Levana parle d’infecter son propre peuple, je me disais : « Non, pitié, pas la letumosis encore ! » ça m’a rendu malade qu’elle empoisonne Winter ! [FIN DU SPOILER] C’est là que je me suis rendu compte qu’une de mes plus grosses peurs, c’est la pandémie. Je ne lirai jamais The Stand de Stephen King, et je comprends mieux pourquoi Station Eleven m’a mise autant mal à l’aise ! Malgré la longueur du livre, je ne me suis pas ennuyée : il y avait toujours de l’action, et c’est sans doute la raison pour laquelle je n’ai pas abandonné la lecture !

Bien sûr, ce tome réécrit l’histoire de « Blanche-Neige » : je me suis amusée à retrouver les scènes-clé du conte ! [SPOILER] Certains étaient évidents, comme le cercueil de verre représenté par le caisson de conservation, la pomme avec la friandise à la pomme, la sorcière/méchante reine qui était Levana, la résurrection par le baiser à la toute fin … J’ai ri en me disant que les nains étaient représentés par les soldats mutants ! [FIN DU SPOILER] Je dois ajouter que je n’ai jamais aimé Blanche-Neige en tant que princesse. Mais j’ai apprécié Winter. Elle a quelques traits de caractère semblables, notamment sa naïveté et son charme. Bien sûr, c’est la plus belle fille du royaume, comme dans le conte, mais ce n’est pas forcément quelque chose qu’elle apprécie. Sa folie la rend encore plus attachante, et fragile. Concernant les autres personnages, j’ai finalement été contente de les retrouver après un moment passé à lire. Mes préférés restent Cinder, Scarlet et Wolf. Tous évoluent au fil des tomes, mais l’évolution la plus fragrante est sans doute celle de Cress. J’ai eu du mal avec elle dans le tome qui lui est consacré ; elle est si différente de Cinder et Scarlet, si « princesse en détresse ». Ici, elle essaie de toutes ses forces de faire de son mieux et de laisser sa peur de côté pour agir. Je n’ai, en revanche, pas réussi à apprécier pleinement Iko, que j’aimais beaucoup dans les précédents tomes ! 

Je pense que ce livre transmet de bons messages, notamment en ce qui concerne l’apparence et la folie. Tous les personnages sont « estropiés » d’une façon ou d’une autre : Cinder est un cyborg, il manque un doigt à Scarlet, Winter est « folle » et son visage est défiguré par trois cicatrices, Cress est une coquille, [SPOILER] Levana, sous son « glamour », est elle aussi défigurée par des cicatrices causées par un feu dans son enfance [FIN DU SPOILER]. Pour autant, elles sont toutes belles, et acceptent peu à peu leur apparence, surtout en ce qui concerne Cinder. L’apparence ne compte pas ; c’est le comportement, les choix que l’on fait, qui importe. [SPOILER] J’ai eu un peu peur à un moment en ce qui concerne Levana : elle veut être belle et cache ses cicatrices derrière son « glamour » parce qu’elle en est honteuse. Elle est humiliée par Cinder quand celle-ci montre à tous sa véritable apparence. N’était-ce pas un peu cruel ? Et est-ce que cela n’envoie pas un mauvais message, en quelque sorte ? Mais, si elle est attaquée sur son apparence, c’est parce qu’elle ne s’accepte pas et qu’elle s’accroche à une apparence illusoire, à des mensonges. Son physique lui sert à manipuler son entourage et son peuple et en renforcer son pouvoir. Je n’étais pourtant pas à l’aise. Jusqu’à ces phrases (que je vous traduis, parce que j’ai lu la version VO !) :

« Cinder détestait son propre esprit de qualifier la reine de grotesque. Elle avait été une victime un jour, comme Cinder avait été une victime un jour. Et combien avait qualifié les membres métalliques de Cinder de grotesques, contre-nature, dégoûtants ?

Non. Levana était un monstre, mais ce n’était pas à cause du visage qu’elle avait gardé caché toutes ces années. Ses monstruosités étaient enterrées plus profondément que cela »

Donc, l’apparence de Levana n’est pas une façon de montrer qu’elle est un monstre ; au contraire, elle permet de rappeler qu’elle a été victime un jour, mais qu’elle a choisi un chemin différent de celui de Cinder, un chemin de vengeance, de pouvoir, et de mensonges, loin de l’acceptation de soi. [FIN DU SPOILER] On peut dire la même chose des personnages masculins, notamment les soldats mutants et Wolf [SPOILER] j’étais tellement triste de voir ce qu’il avait encore subi … [FIN DU SPOILER]

Maintenant, les aspects négatifs ! Chaque héroïne a un love interest, un « amoureux » ; c’est une des raisons pour lesquelles je savais comment tout allait finir ! On peut dire que la romance est omniprésente, même si l’intrigue politique y est entremêlée. [SPOILER] Même Iko a l’air d’en avoir un à un moment donné avec Kinney !! Noooon ! [FIN DU SPOILER] J’ai aimé certaines scènes, et j’adore Wolf et Scarlet en tant que couple ; mais, par exemple, l’amour de Cress pour Thorne était trop instalove dans le troisième tome pour que j’apprécie vraiment leur couple. Certains pourraient dire que j’aurais dû m’y attendre, étant donné que ce sont des réécritures de conte, mais j’en ai lu plusieurs qui n’étaient pas étouffées par la romance. Au moins, ce n’est pas le prince charmant qui vient sauver la belle princesse en détresse ! Je vais maintenant parler de la fin. Si vous n’en savez absolument rien, ne lisez pas plus loin. Si vous vous doutez de quelque chose, il n’y aura pas de spoilers. Enfin, étant donné que c’est de la YA, en plus d’être des réécritures de conte, la fin était, pour moi, évidente. Je ne pouvais pas avoir peur pour les personnages : je savais qu’ils finiraient tous en vie, même si les menaces sont constantes et énormes ! [SPOILER] Scarlet n’est pas tuée par Levana, comme c’est le cas pour Thorne, Wolf et Jacin. Winter survit à la maladie. Cinder s’échappe, Kai survit à son mariage, Cress est sauvée par Jacin. [FIN DU SPOILER] Cela montre de véritables amitiés et un esprit d’équipe formidable – deux gros bons points de ce livre ! –, mais c’était un peu incohérent pour moi. [SPOILER] Pendant une guerre aussi violente, avec des pouvoirs tels que ceux des Lunaires, et avec des personnages incapables de se défendre parce que sans pouvoirs, tels Cress ou Scarlet, il était impossible que personne ne meurt. [FIN DU SPOILER] Pour moi, c’est moins convaincant, moins touchant, trop commode, même si les personnages vivent de véritables épreuves ! (peut-être que George R. R. Martin déteint sur moi !!)

 

Je pense lire d’autres livres de Marissa Meyer, notamment Heartless et Renegades, mais j’espère ne pas retrouver ces mêmes éléments négatifs dans ces romans. J’ai l’impression que, dans les romans YA que j’ai lus, je les retrouve toujours, et cela commence à m’agacer. Je ne peux pas ressentir de suspense, ou même véritablement m’attacher aux personnages, parce qu’ils ne sont jamais vraiment en danger ; je sais qu’il ne peut rien leur arriver ! 

 

 

Donc, c’était une bonne fin aux Chroniques lunaires, satisfaisante par certains aspects, moins par d’autres.

 

The Lunar Chronicles, book 3,5: Fairest de Marissa Meyer

Posté : 27 novembre, 2017 @ 9:54 dans Avis littéraires, Lectures Communes | Pas de commentaires »

Genre : SF Fairest

Editeur : Feiwel and Friends

Année de sortie : 2015

Nombre de pages : 222

Titre en français : Les Chroniques lunaires, tome 3,5 : Levana

Synopsis : Pas de synopsis à mon édition ; globalement, le livre raconte l’histoire de Levana, comment elle est devenue reine.

 

Avis : Une petite lecture commune avec ma sœur (sa chronique) ! J’avais très envie de poursuivre ma lecture de The Lunar Chronicles, même si j’avais moins apprécié Cress ; j’avais même commandé Wires & Nerves pour lire « la suite » de la série !

Je ne pensais pas qu’il était nécessaire de lire Fairest pour comprendre toute l’histoire ; mais l’origine de la méchanceté de Levana me semble indispensable, ou, en tout cas, intéressante à connaître. Comment comprendre ce personnage affreux sans ce livre ? Honnêtement, je ne pensais pas qu’il serait aussi horrible, cruel, à la fois à cause du personnage de Levana, mais aussi à cause de ce qui lui arrive. Malgré tout, l’auteur ne tente jamais de nous la faire aimer, et heureusement ; le lecteur ne peut que ressentir de la pitié pour elle [SPOILER] ce qui est assez horrible aussi, puisque Levana n’obtient jamais ce qu’elle veut : être aimé, ni par l’homme qu’elle aime, ni par le lecteur qui la découvre, et encore moins par les membres de sa famille. [FIN DU SPOILER] Fairest commence par une sorte de souvenir, qui nous laisse comprendre ce qui est arrivé à Levana, sans nous le raconter vraiment – l’épisode ne viendra que vers la fin. Et quel choc !! Le lecteur, pendant toute la lecture, se retrouve sur Luna, et découvre cette société, très différente de la nôtre, et pourtant, facilement imaginable. Ce monde est malsain, tout y est faux, que ce soient les émotions ou les apparences. L’amour n’existe pas, le mariage ne veut rien dire : les parents de Levana ne s’aiment pas, l’amour familial n’existe pas, même entre sœurs. Et c’est justement le problème de Levana : elle veut de l’amour, et elle n’en trouve pas. Jusqu’au jour où il est en face d’elle … mais pas dirigé vers elle. En quête d’amour, la jeune fille devient jalouse, et même détestable. [SPOILER] Elle n’a aucun scrupule, à la mort de la femme d’Evret Hayle, à le séduire, alors qu’il n’est veuf que depuis quelques minutes !! [FIN DU SPOILER] Une partie du caractère de Levana lui vient donc de son éducation, ce qui implique qu’elle aurait éventuellement pu être différente, si elle avait été élevée correctement. Mais il faut ensuite avouer qu’elle est vraiment mauvaise.  

En effet, Levana est un personnage complexe, mais toujours penchée vers le mauvais côté. Désillusionnée, moquée, jalouse, désespérée, fatiguée et blessée de vivre dans un monde où elle est l’éternel vilain petit canard, elle décide de devenir le cygne, quoi que cela implique. C’est alors qu’elle devient la Levana que le lecteur connaît déjà dans la série. L’auteur est parvenu à créer un affreux « villain » parfaitement réaliste, avec une histoire cohérente. L’un des problèmes de Levena est qu’elle n’a pas les bons exemples, mais surtout, pas les bons principes. Elle pense savoir ce qu’est l’amour, mais il est clair que ce n’est pas le cas. Elle rêve de situations dans lesquelles elle ne se retrouve jamais, parce qu’elle ne permet pas aux autres de la connaître, parce qu’elle veut toujours le contrôle, et surtout, parce qu’elle doit toujours paraître. Elle rêve aussi d’un amour réciproque, et s’imagine le trouver, ce qui est assez embarrassant pour le lecteur, qui la prend en pitié encore une fois. Son désespoir est poignant, mais ce qu’elle fait empêche de la plaindre pleinement. [SPOILER] Levana est clairement l’avatar de la méchante reine dans « Blanche-Neige » : elle se marie avec le père de Winter – quelle surprise de découvrir ses parents, d’ailleurs, même si je m’en doutais un peu à la lecture ! -, devient donc la belle-mère de la petite fille, qu’elle déteste, comme la méchante reine d’origine, parce que son père l’aime, mais aussi parce qu’elle va devenir plus belle qu’elle par la suite. La seule qu’elle ne fait pas, c’est tuer la mère de Winter ; mais elle aurait été prête à le faire si elle avait mis plus de temps à mourir ! En effet, elle était trop belle, et gardait le cœur de celui qu’elle aime. [FIN DU SPOILER] Et c’est l’un des autres problèmes de Levana : la beauté. Parce qu’elle a eu un problème dans son enfance, [SPOILER] sa sœur Channary l’a défiguré – le choc de lire cette histoire !! On comprend vraiment mieux le côté fou et désespéré de Levana après ça ! [FIN DU SPOILER] Levana veut être la reine la plus belle qui ait régné sur Luna, mais aussi la plus efficace. Elle veut constamment plus de pouvoir, ce qui la pousse à commettre des actes qu’elle regrette, mais dont elle étouffe la culpabilité en se disant que c’était nécessaire pour Luna ! Elle justifie le meurtre pour sa propre ascension en prenant le prétexte qu’elle est la meilleure reine possible pour son peuple !! Elle pense sincèrement à lui, et veut le meilleur pour lui, même si cela implique de réduire la Terre à néant. ; mais ses justifications sonnent très faux ! Par le fait qu’elle semble d’abord penser à Luna avant elle-même, elle est complètement différente de Channary, sa sœur ainée, dix fois plus folle et cruelle que Levana ! Ce personnage est tout simplement un cauchemar incarné : sans pitié, ignorante et sans aucune ambition autre que s’amuser, c’est une mauvaise reine, et une sœur déplorable. Son plaisir est d’humilier sa cadette depuis l’enfance, et personne n’ose rien lui dire, étant donné qu’elle fait partie de la famille royale, et même qu’elle est princesse, puis reine. Un des personnages les plus détestables qu’il m’ait été donné de rencontrer !! On rencontre d’autres personnages, comme Evret, qui paie sa gentillesse chèrement, Winter, petite, qui semble douce mais aussi méfiante envers Levana, Sybil Mira, déjà affreuse, et déjà sur la même longueur d’ondes que Levana, Selene, qu’il est étrange de découvrir ici, surtout en lisant le fameux passage !! Cress est également brièvement mentionnée.

La fin m’a laissée sans voix : [SPOILER] je ne pensais vraiment pas qu’elle était capable d’aller jusqu’à tuer le seul être pour qui elle ait jamais ressenti quoi que ce soit, le seul qui lui ait montré de l’affection, même si ce n’était pas vraiment de l’amour !! [FIN DU SPOILER] Je pensais que cela devait arriver au cours de la lecture, mais je me suis aussi dit que c’était trop, qu’elle n’en serait pas capable. Le lecteur comprend alors pourquoi elle est si dure dans la série. Cette fin est aussi affreuse que le reste du livre. Je suis tout de même contente d’avoir découvert l’histoire de Levana ; ce livre est vraiment bon, bien écrit, et il n’y a pas d’incohérence avec la suite de la saga. Encore une fois, heureusement que l’auteur n’a pas tenté de nous faire apprécier son personnage ; cela aurait complètement gâché le livre ! Elle ne peut pas même être un personnage que l’on apprécie de détester pour moi.

 

Donc, un très bon livre, intéressant, qui place le lecteur dans la tête d’un des méchants les plus réalistes de la littérature.

The Lunar Chronicles, book 3 : Cress de Marissa Meyer

Posté : 11 avril, 2017 @ 12:07 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Genre : Science-Fiction Cress

Editeur : Square Fish

Année de sortie : 2015

Nombre de pages : 550

Titre en français :Les Chroniques lunaires, tome 3 : Cress

Synopsis : Even in the future, there are damsels in distress …

Cress, having risked everything to warn Cinder of Queen Levana’s evil plan, has a slight problem. She’s been imprisoned on a satellite since childhood and has only ever had her netscreens as company. All that screen time has made Cress an excellent hacker. Unfortunately, she’s just received orders from Levana to track down Cinder and her handsome accomplice.

When a daring rescue of Cress involving Cinder, Captain Thorne, Scarlet and Wolf goes awry, the group is separated. Cress finally has her freedom, but it comes at a high price. Meanwhile, Queen Levana will let nothing prevent her marriage to Emperor Kai. Cress, Scarlet and Cinder may not have signed up to save the world, but they may be the only hope the world has.  

 

Avis : Cela fait un moment (plus de six mois il me semble) que je dois lire la suite de cette série !

D’abord, je note que la couverture anglaise est bien mieux que la couverture française ! Toutes celles de la série sont belles, mais ma préférée est quand même celle du dernier tome, Winter ! J’aime aussi la typographie choisie, à la fois pour les couvertures, et pour le récit lui-même ! Donc, c’est un très beau livre, aucun doute là-dessus ! J’ai vu beaucoup d’avis à propos de Cress disant qu’il était le meilleur tome de la série. Je suis donc entrée dans la lecture avec pas mal d’attentes : c’est peut-être la raison pour laquelle, pour moi, il n’est pas tout à fait à la hauteur des deux premiers tomes. Bien sûr, on retrouve l’univers : la politique (une de mes parties préférées, et une des parties essentielles de l’histoire, évidemment !), la société sur Terre et sur Luna, l’espace ! A nouveau, le conte est extrêmement bien réécrit, jusque dans les verbes utilisés, comme tangle - le dessin animé de Raiponce étant appelé Tangled en anglais. On retrouve certaines scènes du conte originel, mais remasterisés : la tour devient un satellite, les longs cheveux sont bien là, le désert, l’amour (évidemment). L’action est omniprésente, tout s’enchaîne vite, et l’on suit les différents personnages à travers leurs intrigues respectives, étant donné qu’ils sont ici séparés – on ne les suit pas tous en proportion égale, parce qu’il arrive peu de choses à Scarlet, par exemple. J’ai aimé que l’on change encore de décor dans ce tome : après le Commonwealth asiatique dans Cinder, la France dans Scarlet, Cress se situe majoritairement en Afrique. Cela donne un effet de renouvellement constant, et permet de voyager encore plus ! L’écriture est agréable à lire, et devient parfois quasi cinématographique, ce qui permet de bien visualiser les scènes, et de donner de bons effets de suspense ou de retardement. En fait, mon seul problème avec Cress, c’est justement le personnage éponyme !

Cress est la nouvelle héroïne que l’on découvre dans le livre qui porte son nom ; comme les deux premières jeunes femmes, je me suis attendue à ce qu’elle ne soit pas conventionnelle. Certes, elle a des spécificités : shell, coincée sur un satellite pendant sept ans, sans compagnie exceptée celle de Sybil Mira (on ne peut pas rêver mieux !) à intervalles plus ou moins réguliers, rejetée par la société et par ses parents ; elle n’a pas eu la possibilité de vivre une vie normale, elle est donc différente, peu faite pour la vie en société, et elle rêve beaucoup. Enormément même. En fait, elle est le prototype de la demoiselle en détresse, de la princesse qui attend qu’on vienne la sauver (elle n’a pas trop le choix, coincée au milieu de l’espace sans vaisseau). Rien à voir avec Cinder et Scarlet. Bien sûr, il fallait ce genre de personnage (peut-être) dans une réécriture de contes de fées : la jeune fille naïve, que l’on sous-estime parce qu’elle ne paie pas de mine, qui a peur d’un rien, courageuse mais incapable de se défendre. Cela rend Cress mi-agaçante mi-mignonne : j’ai adoré les moments où elle m’a touchée, mais j’ai eu du mal avec les moments où elle m’a énervée. Je la compare forcément aux deux premières héroïnes, et je les préfère ! En parallèle de Cress se développe le personnage de Carswell Thorne, que j’ai apprécié dans Scarlet, que j’ai aimé retrouver ici. Il montre une autre facette de lui-même ici, même si c’est un peu cliché sur le coup. Son humour est toujours présent, sa désinvolture aussi ! On retrouve, bien sûr, Cinder, que j’adore, Scarlet, que j’adore – je suis un peu déçue qu’elle soit moins présente dans ce tome -, Wolf, que j’aime beaucoup, mais que je n’ai pas réussi à pleinement apprécier ici, Iko, que j’adore également, et que j’ai hâte de retrouver dans Wires and Nerves !!, Jacin, que le lecteur ne connaît pas beaucoup, mais qui me semble assez difficile à apprécier, Kai, que j’apprécie, et l’on découvre brièvement Winter, qui sera bien plus présente dans le dernier tome qui porte son nom ! Se trouve également dans le livre le Dr. Erland, qui a failli me faire pleurer !! Levana est présente, bien sûr, toujours aussi malveillante, toujours aussi cruelle et affreuse, Sybil Mira, ou l’incarnation de la cruauté, Aimery Park, ou l’irrespect fait roi.

La fin donne très envie de lire la suite immédiatement !! Comment peut-on finir un livre de cette façon ?!! C’est de la torture !!

 

Donc, même si je l’apprécie moins, ce livre est quand même un coup de cœur, rien que pour l’émotion ressentie lors d’une scène bien particulière, et pour le fait que je n’ai pas réussi à m’arrêter de lire jusqu’à 5h du mat’ !

The Lunar Chronicles, book 2 : Scarlet de Marissa Meyer

Posté : 7 juillet, 2016 @ 4:43 dans Avis littéraires, Coup de cœur | 2 commentaires »

ScarletGenre : Science-Fiction, Jeunesse

Editeur : Puffin

Année de sortie : 2013

Nombre de pages : 452

Titre en français : Les Chroniques lunaires, tome 2 : Scarlet

Synopsis : This is not the fairy tale you remember. But it’s one you won’t forget. Scarlet Benoit’s grandmother is missing. The police have closed her case. The only person Scarlet can turn to is Wolf, a street fighter she does not trust, but they are drawn to each other. Meanwhile, in New Beijing, Cinder will become the Commonwealth’s most wanted fugitive – when she breaks out of prison to stay one step ahead of vicious Queen Levana. As Scarlet and Wolf expose one mystery, they encounter Cinder and a new one unravels. Together they must challenge the evil queen, who will stop at nothing to make Prince Kai her husband, her king, her prisoner …

 

Avis : J’avais beaucoup aimé Cinder, le premier tome de la série, et j’avais hâte, après une telle fin, de savoir ce qui allait arriver à notre héroïne !

D’abord, les synopsis sont de pire en pire : je trouve qu’ils dévoilent beaucoup de l’intrigue, c’est vraiment dommage ! Je pense donc finir par arrêter de les lire complètement, pour avoir la véritable surprise de découvrir l’histoire. Parce qu’avec le synopsis, à mesure que j’avançais, je m’attendais à ce qui allait arriver, et qui aurait dû être une révélation. Malgré ce bémol, j’ai réussi à m’immerger dans le livre dès le commencement. Encore une fois, l’auteure adopte un début in medias res qui plonge le lecteur dans la vie de nouveaux personnages. Cela peut paraître rapide, mais je trouve que c’est une méthode efficace pour happer l’attention de celui qui lit. L’action est ainsi présente dès les premières pages, pas besoin d’attendre la moitié du livre, même si elle devient vraiment intense à la fin, à la limite de l’horreur. Action du côté de Scarlet, mais aussi du côté de Cinder. J’avais un peu peur qu’elle soit écartée au profit de la nouvelle héroïne, mais ce n’est pas le cas. Les chapitres sont répartis entre les différents protagonistes afin que le lecteur puisse suivre l’action sur plusieurs fronts ; cela veut dire qu’il en sait plus que les personnages, ce qui peut être un peu agaçant quand ceux-ci cherchent une réponse qui nous semblent être sous leur nez – je pense ici à Thorne notamment ! Ces différentes branches de l’action font, évidemment, partie de l’intrigue principale, ce qui fait de la saga un immense puzzle où les pièces s’emboîtent parfaitement une fois rassemblées. Concernant la réécriture de conte, encore une fois, je l’ai trouvé très réussie ! Comme dans le premier tome, des phrases de l’histoire d’origine sont reprises pour introduire les différentes parties du roman, et on retrouve les aspects habituels du petit Chaperon rouge : la grand-mère, le chaperon, le loup, la forêt, la couleur rouge. Cela est très bien transposé dans un univers futuriste, et colle bien à l’intrigue principale. Encore une fois, pas d’idéalisation du monde, ni de manichéisme, pas de douceur enfantine : le conte colle à une réalité violente et triste, où les personnages, même appréciés, peuvent mourir. La romance m’a paru un peu trop facile (un reste de conte ?), les personnages eux-mêmes l’expriment, ce qui désamorce un peu la caricature. L’écriture est toujours agréable et claire. L’atmosphère m’a semblé plus sombre que dans le premier livre, peut-être aussi un peu gothique, avec la figure du loup, les forêts, les scènes de nuit, les petites rues étroites, une brume parfois, et les scènes dans un bâtiment ancien. Le changement de lieu était bienvenu : l’intrigue se déroule partiellement en France ! On peut donc s’attendre à d’autres endroits pour les prochains tomes ! Petit aperçu de Luna à la fin ! Petit plus pour la couverture que je trouve vraiment très belle !

Scarlet est une des héroïnes principales du roman avec Cinder. Elevée par sa grand-mère, elle lui est si attachée qu’elle ferait tout pour la retrouver, même si cela implique de mettre sa vie ou celle d’autres personnes en danger. Encore une fois, j’ai aimé la reprise du personnage : Scarlet n’est pas une fillette guillerette qui gambade dans la forêt pour aller voir sa grand-mère, mais une jeune femme indépendante, courageuse, capable de piloter des vaisseaux mais aussi de travailler la terre. Se laissera-t-elle, comme dans le conte, abusée par le loup ou a-t-il changé de bord ? En tout cas, j’ai aimé ce nouveau personnage, peut-être même plus que Cinder elle-même ! Princesse et fugitive, elle ne sait absolument pas quoi faire de son nouveau statut et, au lieu d’écouter les dernières recommandations de celui qui lui a tout révélé, elle préfère partir de son côté pour en apprendre plus sur son passé. Désormais Lunar, elle sait qu’elle peut utiliser son don, sans savoir le contrôler, et en se sentant coupable à chaque utilisation. Sa quête du passé va la pousser vers l’Europe, loin du Commonwealth, où elle pourrait faire des rencontres utiles. En chemin, elle est d’ailleurs tombé sur Thorne, un pilote américain incarcéré dans la même prison qu’elle pour de multiples crimes. Blagueur et dragueur invétéré, ils ne sont absolument pas faits pour s’entendre. J’ai trouvé que ce personnage amenait un humour différent de celui d’Iko, que j’avais adoré dans le premier tome ; lui est plus lourd, et ne se rend pas compte qu’il ne fait pas rire l’héroïne. Wolf est aussi un des personnages principaux. Je l’ai beaucoup aimé ; il est, au début, un peu une caricature du personnage masculin mystérieux qui rencontre une des héroïnes (presque) par hasard et va lui proposer son aide. Dès la première scène qui l’implique, le lecteur et Scarlet découvrent quelque chose de sombre et d’animal en lui, quelque chose de dangereux qui inspire tout sauf la confiance. Il est un peu un mélange de petit garçon timide qui découvre le monde, d’animal féroce capable de tuer n’importe qui, et d’homme calculateur. Le lecteur retrouve également Kai, complètement perdu dans son nouveau rôle d’empereur et incapable de concilier ses devoirs et ses désirs, qui fait un peu mal au cœur face à ce qu’il doit endurer, la reine Levana, toujours aussi cruelle et froide, manipulatrice, qui tente tout ce qui est en son pouvoir pour obtenir ce qu’elle veut : Cinder et la Terre, Adri et Pearl, qui font une brève apparition qui ne fait que renforcer le dégoût que le lecteur ressentait peut-être déjà pour elles. De nouveaux personnages apparaissent : Michelle Benoit, que l’on ne peut qu’aimer à travers les yeux de sa petite-fille, même si elle n’a rien à voir avec la grand-mère du conte, des loups, animaux cruels, dangereux, qui n’attendent que le signe de leur maître pour se jeter sur leur proie.

La fin est prévisible, encore une fois, mais surtout à cause du synospis. Elle donne envie de lire Cress et de poursuivre le voyage avec Cinder et Scarlet !

 

Donc, un très bon second tome, qui introduit une nouvelle histoire en lien avec l’intrigue principale, nous fait découvrir de nouveaux personnages, et nous donne envie de plonger dans le troisième livre !

The Lunar Chronicles, book 1 : Cinder de Marissa Meyer

Posté : 25 avril, 2016 @ 12:04 dans Avis littéraires, Coup de cœur, Lectures Communes | 2 commentaires »

CInderGenre : Science-Fiction, Jeunesse

Editeur : Puffin Books

Année de sortie : 2012

Nombre de pages : 387

Synopsis : A forbidden romance.A deadly plague.Earth’s fate hinges on one girl . . .CINDER, a gifted mechanic in New Beijing, is also a cyborg. She’s reviled by her stepmother and blamed for her stepsister’s sudden illness. But when her life becomes entwined with the handsome Prince Kai’s, she finds herself at the centre of a violent struggle between the desires of an evil queen – and a dangerous temptation. Cinder is caught between duty and freedom, loyalty and betrayal. Now she must uncover secrets about her mysterious past in order to protect Earth’s future.This is not the fairytale you remember. But it’s one you won’t forget.

 

Avis : Cela faisait longtemps que ce livre attendait dans ma PAL – la suite y est aussi d’ailleurs, il ne me manque plus que Winter et les hors-séries pour finir la saga ! Je me suis lancée en lecture commune avec ma petite sœur ! (voici le lien de sa chronique : http://emistories.unblog.fr/2016/04/29/chronique-cinder-tome-1-des-chroniques-lunaires-marissa-meyer/comment-page-1/#comment-40 )

Et je dois dire que je regrette de ne pas avoir lu ce livre plus tôt ! J’ai lu pas mal de réécritures de contes pour l’instant, et tout comme les autres, celle-ci était vraiment originale ! (la preuve : ils ne se ressemblent absolument pas !) L’auteur a gardé certains traits du conte, les grandes lignes peut-être, certaines phrases en tête de parties (quatre ici) ainsi que l’intrigue de base ; mais l’histoire étant transposée dans une dystopie, beaucoup de choses changent, ce qui donne une tout autre image à ce que l’on connaît déjà. L’univers futuriste « rénove » complètement la vision que l’on peut avoir de Cendrillon, étant donné que le lecteur découvre que la Lune est habitée, que la Terre se découpe en royaumes, empires et gouvernements fédérés, et qu’il est possible de sauver la vie des humains en leur greffant des membres robotiques qui altèrent leur manière de vivre de façon significative ! Aussi, ici, pas d’idéalisation ni de manichéisme comme dans le conte, ce qui lui enlève son côté enfantin, ou trop facile, même si certains contes sont assez cruels à l’origine. Cendrillon est repris, mais également, d’une certaine façon, Blanche-Neige, sans doute en anticipation de la suite. Autre chose : le livre, à partir d’un certain moment, n’est que rebondissements à la chaîne, et je dois dire que j’ai vraiment été tenue en haleine jusqu’à la fin ! J’avais envie de savoir ce qui allait arriver : résultat, je sautais des pages pour lire un peu plus loin, pour savoir ce qui allait arriver ! Aussi, presque au centre du livre se trouve une épidémie qui décime la population, et que les scientifiques tentent d’endiguer sans succès ; cela promet du suspense, de la peur, des doutes, et de la tristesse. Evidemment, Cendrillon comporte une histoire d’amour, qui est bien présente ici, sans être agaçante, et sans prendre toute la place, ce que j’adore ! En effet, elle est très fortement liée à l’univers et à la politique en place, qui peuvent alors se déployer sans être gênés : ils sont ainsi le centre du livre ! Concernant l’écriture, je l’ai trouvée agréable ; l’auteure a une petite habitude : faire jurer ses personnages en leur faisant dire « Stars ! », ce qui m’a amusée.

Cinder est bien sûr l’héroïne de ce tome. Et on peut dire qu’elle ne colle pas du tout à l’image habituelle de la princesse dans les contes. D’abord, elle est mécanicienne, ce qui ne la rend absolument pas glamour comme ses belles-sœurs peuvent l’être. Ensuite, comme le suggère la couverture (très jolie d’ailleurs !), elle est cyborg, ce qui est très mal vu sur Terre. Et le narrateur nous fait comprendre, par-dessus le marché, qu’elle ne se trouve ni belle ni attirante. Soumise à une loi injuste, elle tente de se défendre au mieux dans un monde où elle n’est pas la bienvenue. Tourmentée par sa belle-mère et une de ses belles-sœurs, elle est le larbin de la maison, la souillon qui n’a aucune chance d’aller au bal au vu de son allure, mais aussi au vu de ce qu’elle est. Après son opération pour en faire une cyborg, elle a perdu la mémoire : son passé avant ses onze ans a disparu. Aussi, Cinder rêve de liberté, et se retrouve, à la place, embarquée dans une histoire dont elle ne comprend la portée qu’à la fin, quand le lecteur l’a deviné depuis longtemps ! Ses problèmes commencent avec sa rencontre avec le prince Kai, dont elle se fichait éperdument ; une fois rencontré, il bouleverse un peu sa vie en lui demandant de réparer un de ses robots tomber en panne. On peut dire que ce personnage est le type du prince charmant : beau, gentil, courageux face à l’adversité, déterminé dans ses choix. Et pourtant, ce n’est pas une caricature, ce qui le rend plus attachant que la plupart des princes que l’on peut rencontrer dans des romans Young Adult. Notamment, la décision qu’il prend à la fin est fracassante pour le conte ! Peony, la gentille belle-sœur de Cinder, est adorable ! Il est extrêmement facile de s’attacher à elle, et difficile de ne pas compatir quand elle souffre. Elle fait de son mieux pour aider l’héroïne contre sa propre mère et sa sœur, qui déteste leur fardeau cyborg de toutes leurs forces. Iko est elle aussi incroyablement attachante ! Robot-assistante de Cinder, elle la suit partout, et son humour décalé provoque des situations embarrassantes pour les autres personnages, drôles pour le lecteur. J’ai presque envie d’avoir la même à la maison ! D’autres personnages sont bien moins attachants, comme Adri, la belle-mère de Cinder, qui fait tout son possible pour lui nuire, même le pire ; Pearl, sa seconde belle-sœur, dans la même lignée que sa mère ; et, évidemment, Levana, la reine de Luna, qui s’avère être la parfaite méchante reine des contes de fées, même si je pense que le personnage est plus développé dans Fairest, son histoire personnelle. D’autres personnages font leur apparition, notamment le Docteur Erland, qui va aider Cinder à en découvrir un peu plus sur elle et son passé ; Torin, le conseiller de Kai, en apparence assez strict et austère, mais qui cache une vraie affection pour Kai.

La fin est très très prévisible, étant donné que des indices sont disséminés partout ! Mais, malgré ce manque de surprise, elle n’en reste pas moins excitante. Elle donne envie de lire la suite pour découvrir ce qu’il adviendra des personnages !

 

Donc, un très bon roman Young Adult, qui mélange bien l’univers des contes et la science-fiction, pour une saga qui promet d’être palpitante !

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