Redbluemoon

I found myself in Wonderland.

The Monk de Matthew Lewis

Posté : 10 août, 2017 @ 11:23 dans Avis littéraires, Coup de cœur | Pas de commentaires »

Genre : Fantastique, Classique The Monk

Editeur : Wordsworth Editions

Année de sortie : 2009 [1796]

Nombre de pages : 324

Titre en français : Le Moine

Synopsis : Prepare to be shocked. This novel, written in 1796, is a Gothic festival of sex, magic and ghastly, ghostly violence rarely seen in literature.

The Monk is remarkably modern in style and tells a breathless tale of temptation, imprisonment and betrayal. Matthew Lewis recounts the downfall of Ambrosio, the holier-than-thou monk seduced within the walls of a Madrid abbey until he heads for the utter corruption of the soul.

Meanwhile, two sets of young lovers are thwarted and the reader thrills to pursuits through the woods by bandits and is chilled by the spectre of nuns imprisoned in vermin-ridded and skeleton-crowded vaults.

Late eighteenth-century audiences were polarised in opinion as to the novel’s merits. Lord Byron and the Marquis de Sade were impressed by Lewis’s daring, while Coleridge warned parents against the suitability of The Monk for their sons or daughters describing the novel as ‘poison for youth’.

If you want a novel that still terrifies, over two hundred years after it was written, there is none finer than The Monk.

 

Avis : Toujours en pleine recherche et lecture d’œuvres gothiques, j’avais été intriguée par le synopsis de The Monk !

Le moins qu’on puisse dire, c’est que je ne suis pas déçue !! C’était une lecture intense, qui m’a fait éprouver des sentiments très différents : dégoût, agacement, tristesse. J’étais pressée d’avancer pour savoir ce qui allait arriver aux personnages ! Je pensais mettre pas mal de temps à le lire, et j’étais tellement dedans que je n’ai pas vu les pages défiler ! Comme le dit le résumé, c’est l’histoire d’un moine, et de deux couples : le premier se croit au-dessus de tous, plus vertueux que n’importe qui. Bien sûr, nous sommes dans un roman gothique, alors les amoureux vont se retrouver séparés par plusieurs obstacles ; le lecteur se demande s’ils vont finir par être réunis ou pas. En effet, contrairement à certains romans dans lesquels le lecteur sait, sans aucun doute, que les personnages vont finir ensemble, ici, rien n’est sûr. N’importe qui peut mourir, les amants peuvent être séparés, le « méchant » peut s’en sortir. Du vrai suspense quoi ! Le lecteur se retrouve aussi avec des tas d’éléments gothiques : corruption, fantômes, innocence menacée, vilain effrayant, débauche, démons, sorcières, cimetière, abbaye, château hanté, bandits – un peu de picaresque ici -, amour menacé - un peu de tragédie ici -, meurtres, sang, crimes, ambiance gothique à base de passages obscurs éclairés à la bougie, de couloirs de catacombes. On ne peut vraiment pas dire qu’on s’ennuie ! Cela donne aussi des scènes révoltantes, pendant lesquelles on a envie soit de balancer le livre, soit de tuer le personnage !

J’allais dire, « Ce que j’ai particulièrement aimé dans ce livre, c’est », mais, en fait, j’ai tout aimé dans ce livre ! Il est écrit dans le synopsis que The Monk est moderne dans son style ; honnêtement, on ne dirait pas que le texte a été écrit en 1796. Il se lit très bien, sans difficultés particulières. J’ai aimé le fait que le narrateur fasse des commentaires, s’adresse à nous, comme pour nous prévenir de ne pas nous attendre à un miracle pour certains personnages. Le lecteur sent qu’il est dans une autre époque avec les traditions et la place de la femme, avec l’importance de la religion, mais, sans cela, on pourrait presque penser à un roman moderne. Surtout, l’auteur met en avant le ridicule et l’hypocrisie de l’Eglise et de la religion ! On trouve ici une critique de la vie monastique, qui éteint les qualités et n’apprend pas la vie aux novices, ce qui donne des êtres orgueilleux comme Ambrosio ; de plus, Agnes, par exemple, ne veut pas de cette vie, qu’elle considère comme austère et ennuyeuse, comme c’est le cas pour d’autres personnages ! Certains autres, que l’on suit, sont opposés à la vie monastique, à la superstition, ou à la religion en général : c’est le cas d’Elvira, qui mange de la viande le vendredi, ce que sa logeuse considère comme un blasphème. De manière générale, les personnages dévots comme Jacintha sont tournés en ridicule. De plus, l’hypocrisie des religieux est mise en avant ; c’est même le thème principal de l’œuvre. Ambrosio s’est considéré comme l’homme le plus vertueux, incorruptible et au-dessus de tous les hommes, pour qui les portes du Paradis sont déjà ouvertes et qui a déjà sa place près de Dieu. Et c’est cette haute opinion de lui-même, ainsi que sa réputation, qui font de lui cet être hypocrite. Il se cache derrière l’apparence, et commet ses forfaits en tentant de se rassurer, en se disant qu’il a encore le temps de se repentir ! Hypocrisie aussi dans le couvent de St Clare : la mère supérieure est tout simplement odieuse, et se cache derrière la religion pour être cruelle. Les valeurs de la religion, la pitié, la clémence, l’indulgence, sont des principes oubliés par Ambrosio et la mère supérieure ; c’est pourquoi ils se retrouveront dans des situations où les autres personnages ne feront pas preuve de pitié pour eux. Autre manière de critiquer la religion : les « gentils », qui prient, qui sont purs et innocents, qui se sont placés sous la protection d’un saint, ne sont absolument pas aidés par le dit-saint. Au contraire, ils semblent complètement abandonnés ; le narrateur dit souvent que l’un des personnages est né sous une mauvaise étoile, et que personne ne peut le sauver. Concernant la condition de la femme, comme presque tous les romans gothiques et les romans de l’époque, évidemment, elles ne sont pas libres, n’ont pas le droit de vote, n’ont rien à dire, et doivent obéir à leurs parents. Ici, j’ai trouvé que l’auteur les défendait – parfois – plutôt qu’il ne les incriminait. Je me suis d’abord dit que c’était un peu misogyne [SPOILER] parce qu’Ambrosio est « séduit » par une femme, même si, en fait, il est aussi responsable qu’elle, c’est juste qu’il est lâche et préfère rejeter la faute sur elle. Mais, en fait, on apprend à la fin que Matilda n’était pas une vraie femme, mais un démon envoyé par Satan pour corrompre Ambrosio. Donc, ce n’est pas la femme qui séduit, mais le démon sous la forme d’une femme. Il y a une nuance : si la femme séduit, elle est responsable, et on se retrouve dans un livre misogyne. Si c’est un démon sous la forme d’une femme, Satan connaît juste la faiblesse d’Ambrosio, et s’en sert. Etant donné que l’homosexualité est interdite par l’Eglise, et que son livre est déjà très scandaleux à l’époque, le démon ne peut que prendre la forme d’une femme. [FIN DU SPOILER] Pour les autres femmes : Antonia ne sait absolument rien de la sexualité, et la situation dans laquelle elle se trouve peut faire penser que l’auteur déplore ce manque d’éducation chez les filles. Agnes, elle, est soumise à ses parents, objet de la jalousie de sa tante, puis soumise à l’ordre de St. Clare. Malgré sa « faute », on sent qu’elle n’est pas considérée comme une femme perdue, mais qu’elle est, au contraire, mise en avant par le narrateur comme étant forte. Quant à Elvira, enfin, elle est un peu dans le même cas qu’Agnes : abandonnée par sa famille, sans alliés, elle doit protéger sa fille du monde, et le fait comme elle peut, même si c’est une erreur.

Concernant les personnages, j’ai rarement détesté un protagoniste autant que je déteste Ambrosio. Il est l’incarnation de la lâcheté, tout ce qui peut exister de mauvais en l’homme. Quand il commet un crime, c’est la faute de la victime, souvent une femme, parce qu’elle la séduit, parce qu’elle était trop belle pour qu’il résiste ; mais, bien sûr, lui n’en porte pas la responsabilité ! Il a été manipulé enfin ! Cette hypocrisie m’a sidérée pendant tout le livre. Il se cache derrière son habit monastique, il se cache derrière sa vertu, derrière son innocence, mais c’est lui le criminel, et non ses victimes !! Il tente de se convaincre que Dieu est miséricordieux et qu’après avoir expié ses péchés, il trouvera sa place au Paradis ; je l’ai écrit plusieurs fois dans le livre : Ambrosio est un idiot et un égoïste. Il ne pense qu’à lui-même ; c’était même déjà le cas quand il était un « bon » moine ! Il ne faisait les choses que par orgueil, pour que les autres l’admirent, et pas pour respecter les principes de la religion. Et ses ouailles qui se prosternent à ses pieds … Bouh ! Cet homme est affreux ! On peut désespérer de l’Humanité en voyant un être pareil ! Le lecteur rencontre aussi Lorenzo, ou l’opposé, en quelque sorte, d’Ambrosio. Loin de la vie monastique, Lorenzo lui est même opposé. Quand il apprend que sa sœur a décidé de devenir nonne, il veut tout faire pour l’en empêcher. Il ne comprend pas qu’elle s’enferme dans un couvent alors qu’elle est si vive. Lorenzo est, aussi, le stéréotype du personnage noble : héritier, courageux, il ne croit pas à la superstition et reste dubitatif face aux pratiques des religieux. Un personnage que l’on veut voir réussir ! Vient ensuite Antonia, ou l’ange, la fille tout innocente et pure, à qui sa mère n’a pas appris comment sont les hommes, ce qu’ils veulent, ce qu’est le sexe. Elle ne connaît absolument rien des vices, et elle lit une Bible tronquée des histoires les plus horribles, ou qui pourraient la corrompre – oui parce que le narrateur nous dit que la Bible peut corrompre la jeunesse ! Evidemment, on se dit tout de suite qu’elle est dans de sales draps, avant même que le roman commence vraiment. Elle est l’héroïne – et la victime – gothique par excellence. Quant à Agnes, elle est moins naïve et innocente qu’Antonia. J’ai vraiment ressenti de la compassion pour elle. Elle est plus « réaliste » - de nos jours – qu’Antonia, ce qui m’a permis de me sentir plus proche d’elle. Raymond est un peu comme Lorenzo, en moins fort et moins résistant.

J’ai failli être déçue par la fin ! [SPOILER] Après la mort d’Antonia, les proches de Lorenzo veulent absolument lui faire oublier la jeune fille et veulent le pousser dans les bras de Virginia. Cela m’a agacé, comme si l’amour de Lorenzo était facilement à oublier, comme si Antonia n’avait aucune importance. Heureusement, Lorenzo ne cède pas - en tout cas, pas immédiatement ! [FIN DU SPOILER] La toute fin apporte une révélation : le lecteur reste bouche bée, il ne se demande d’où ça sort, comment c’est possible, et il se souvient des indices ! J’ai aimé la petite ironie du sort ! [SPOILER] Tant j’ai détesté Ambrosio, j’étais heureuse qu’il soit puni et, surtout, qu’il se soit mis dans cette situation désespérée alors qu’il était sauvé ! Imbécile ! [FIN DU SPOILER]

 

Donc, un excellent roman, intense, violent, qui m’a transporté, et qui devient un coup de cœur !  

Les Chroniques de Narnia, tome 5 : L’Odyssée du Passeur d’Aurore de C. S. Lewis

Posté : 25 juin, 2015 @ 5:34 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Les Chroniques de Narnia tome 5Genre : Fantasy, Jeunesse

Editeur : Folio

Année de sortie : 2008

Nombre de pages : 263

Synopsis : Pour Edmund et Lucy, leur cousin Eustache Clarence est le garçon le plus insupportable d’Angleterre. Mais le jour où les trois enfants entrent dans un tableau et sont précipités dans les flots, à quelques brasses du navire de Caspian, roi de Narnia, Eustache perd sa belle assurance. Quelle part prendra-t-il à l’extraordinaire aventure qui les attend ?

 

Avis : J’ai lu les premiers tomes de cette saga au compte-gouttes, et je ne peux m’empêcher de continuer à lire les aventures qui ont lieu dans le monde de Narnia !

Cette fois encore, mon avis est mitigé. D’un côté, j’aime lire ces petits livres parce qu’ils sont bourrés d’aventures qui émerveillent les enfants. Dans ce livre, les enfants Pevensie vont partir en voyage vers des terres inconnues, éloignant ainsi le lecteur du monde de Narnia et de ses habitants. On découvre donc avec eux les Îles Solitaires, d’autres îles qui renferment des pièges mortels, mais aussi de nouveaux personnages, assez différents de ceux que l’on a rencontrés auparavant. On peut déceler des références à L’Odyssée d’Homère, dans laquelle Ulysse échappe toujours de justesse aux dangers de la mer, mais aussi la même structure de récit : les aventuriers vont d’île en île en pensant juste se réapprovisionner, mais un des leurs explore l’île et découvre une merveille, ou une horreur, ou l’horreur cachée derrière la merveille. Chaque île réserve son lot de surprises. Mais, d’un autre côté, je me suis un peu ennuyée, sans doute à cause de la narration et des descriptions qui, pourtant, ne m’ont pas semblé si nombreuses. En fait, je pense que je ne me fais pas à l’écriture de l’auteur (ou du traducteur, comme je ne lis pas cette série en VO). Aussi, la typographie doit faire beaucoup : je n’aime pas du tout celle de cette édition, j’ai l’impression de ne pas du tout avancer dans ma lecture. Je n’aime pas non plus les pages. En revanche, je trouve sympa les illustrations, elles font un peu un îlot de repos dans le livre.

J’aime toujours autant le personnage d’Aslan, doux, réconfortant, mais aussi fort, impressionnant de par son apparence, mais aussi de par sa façon d’être. Sa majesté émane naturellement, même à travers les pages. Edmund m’a paru assez effacé dans ce tome : il donne des conseils judicieux, ou simplement son assentiment, mais il ne se démarque pas énormément. Lucy est encore une fois le personnage le plus mis en avant : elle est au centre de scènes capitales, le narrateur se focalise donc souvent sur elle. Elle semble avoir grandi depuis le dernier tome, même si c’est tout de même encore une enfant. Elle a vraiment un lien privilégié avec Aslan, ce qui en fait un personnage attachant finalement. Caspian est également présent : il est roi désormais, et sait se faire obéir. Son coup de force sur une des îles est remarquable ; mais il tient clairement le rôle d’Ulysse ici. Il est le capitaine, celui qui commande la quête, mais aussi celui sans qui on ne peut pas avancer, celui qui doit rester lucide, garder la tête froide, ne pas se laisser emporter par la colère ou la magie. Il est encore jeune, cela se sent un peu. Ripitchip est aussi dans ce tome : toujours guidé par l’honneur, il veut découvrir le Bout-du-Monde, le pays d’Aslan au-delà des mers. On découvre également Eustache, le « méchant » de l’histoire, qui va beaucoup évolué dans le livre. Il est vraiment insupportable, le parfait petit prétentieux ultra-énervant, qui se prend pour la personne la plus importante sur le bateau, et qui exige des choses alors qu’il n’en a aucun droit. Bien sûr, il change, et découvre son affreuse personnalité au fur et à mesure du livre. De nouveaux personnages apparaissent, comme de grands seigneurs, un magicien, un vieillard et sa fille à l’identité merveilleuse et surprenante.

La fin est très abrupte, ce qui m’a un peu surprise. Je m’attendais à quelque chose de plus. Elle est aussi assez religieuse, même si on peut mettre n’importe quel nom sur le personnage : sans éducation religieuse, elle donne l’idée de quelque chose de plus grand que les hommes, de quelque chose de réconfortant, et je ne trouve pas ça plus mal.

 

En définitive, une certaine sensation d’ennui, mais une belle aventure pour enfants. J’ai trouvé le film fidèle, et il comportait, pour moi, plus d’action que le livre. Je lirais sans doute la suite, mais pas maintenant.

 

Challenge des 100 livres à lire au moins une fois

Les Chroniques de Narnia, tome 4 : Le Prince Caspian de C. S. Lewis

Posté : 4 juin, 2015 @ 6:42 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Les Chroniques de Narnia tome 4  Le Prince CaspianGenre : Jeunesse, Fantasy

Editeur : Folio

Année de sortie : 2008

Nombre de pages : 236

Synopsis : Peter, Susan, Edmund et Lucy sont de retour dans le monde merveilleux de Narnia. Mais si pour eux une seule année s’est écoulée, dans leur ancien royaume, des siècles ont passé. Le terrible roi Miraz a pris le pouvoir et le pays tout entier est désolé. Seul le prince Caspian peut rétablir l’harmonie. Les enfants parviendront-ils à le retrouver ?

 

Avis : J’ai lu les trois premiers tomes de la saga, j’ai eu un avis mitigé sur eux, mais j’avais vraiment envie de continuer la lecture de la série !

Je trouve que ce livre n’a pas vraiment de lien avec le tome précédent, excepté le fait que nous nous trouvons toujours à Narnia ! Il a plutôt un lien avec le deuxième tome, même si, chronologiquement, les livres sont dans le bon ordre ! J’ai donc compris pourquoi les films ne suivaient pas du tout l’ordre des livres ! Mais je n’ai pas trouvé cela gênant pour autant, je me suis simplement demandée à quoi servait le troisième tome, mais je pense qu’on le découvre plus tard. On retrouve, dans ce volume, les personnages que l’on aime et que, pour la plupart, l’on a découverts dans les films : Peter, Susan, Edmund et Lucy. Ceux-ci entreprennent, pendant la majeure partie du livre, un voyage pour rejoindre Caspian. J’ai trouvé cela assez long, et j’avoue m’être parfois ennuyée … Il n’y a pas énormément d’actions : en réalité, il n’y a qu’une seule bataille qui n’en est pas vraiment une, et qui se passe très rapidement. Il n’y a pas non de véritable suspense, comme l’on pouvait s’y attendre ! De plus, le lecteur sent dans l’écriture que les livres sont destinés à des enfants. Des illustrations parcourent le tome, comme les premiers, ce que j’ai trouvé assez intéressant; en revanche, je n’aime pas du tout la typographie du livre qui m’a encore plus fait peiner dans ma lecture. Encore une fois, les passages qui m’ont le plus marqués sont ceux où Aslan apparaît. De plus, on peut trouver plusieurs mentions à la religion (chrétienne et païenne) dans le livre, avec la notion de fils d’Adam et fille d’Eve, mais aussi avec le symbole du lion qui appelle les créatures « mes enfants », et qui ne semble être qu’amour. Bacchus fait également une apparition !

Concernant les personnages, ils incarnent des valeurs différentes, et à cause de cela, sont un peu caricaturaux. Par exemple, Susan, qui incarne ici la rabat-joie de service qui râle tout le temps, mais qui s’excuse et reconnaît son erreur quand elle a la vérité sous le nez. J’aimais ce personnage dans le film, mais elle m’a vraiment agacée dans le livre ! Vient ensuite Lucy, qu’au contraire de Susan, je n’aime pas du tout dans le film, mais que j’ai apprécié ici. Bien sûr, c’est une petite fille, donc elle a des réactions de petite fille. Elle est un peu naïve, mais aussi douce et généreuse. Elle m’a semblé être un peu le personnage principal ici, plus que ses frères et sa sœur. Peter incarne clairement le courage et la bravoure, notamment dans la scène de « bataille ». Il est le roi parfait, même lorsqu’il doute, ce que ne montre pas vraiment le film. Edmund m’a semblé un peu effacé, mais très intelligent et très humble dans ce livre, pas du tout comme dans le deuxième tome. Quant à Caspian, le nouveau personnage de la série, il est timide et peu sûr de lui, bien qu’il soit le prochain roi de Narnia. L’on découvre son histoire, depuis son enfance, jusqu’au moment où il rejoint les Narniens, et j’ai trouvé que ce passage pouvait être intéressant pour celui qui n’a pas vu le film. Aslan apparaît également dans ce livre, et je dois dire que c’est mon personnage préféré. J’aime les scènes dans lesquelles il est présent plus que les autres, même si je ne saurais pas vraiment dire pourquoi. Trompillon, le nain rouge, est également un des personnages importants de ce livre : dubitatif, il reconnaît quand il se trompe, et est assez sympathique. D’autres personnages se croisent dans le livre, comme le Docteur Cornélius, qui m’a un peu fait penser à Albus Dumbledore, Miraz, le « méchant » de l’histoire, que j’ai trouvé plus nuancé dans le film, les Telmarins, les Narniens

La fin, j’imagine, peut être un peu surprenante pour ceux qui n’ont pas vu le film, mais elle est très rapide pour ceux qui l’ont vu ! En réalité, j’ai préféré le film au livre, ce qui est très rare ! Je trouve qu’il a su exploiter les sous-entendus de l’ouvrage pour créer des scènes qui en étaient absentes et pour donner un intérêt supplémentaire à l’histoire, comme le passage de la Sorcière, ou l’histoire entre Susan et Caspian. J’ai donc été un peu déçue finalement …

 

En définitive, une série phare, mais une petite déception. Un livre qui comporte des passages longs, une écriture et des personnages enfantins, mais qui reste tout de même agréable à lire !

 

Challenge des 100 livres à lire au moins une fois

Le Monde de Narnia, tome 3 : Le Cheval et l’Ecuyer de C. S. Lewis

Posté : 4 décembre, 2014 @ 9:24 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Le Monde de Narnia tome 3Genre : Fantasy, Jeunesse

Editeur : Folio Junior

Année de sortie : 2008

Nombre de pages : 233

Synopsis : Shasta, maltraité par le pêcheur qui l’a élevé, quitte le pays de Calormen avec Bree, un cheval doué de parole. Ils n’ont qu’un espoir : rejoindre le merveilleux royaume de Narnia … En chemin, ils rencontrent Aravis, une noble jeune fille qui fuit un mariage forcé. Ensemble, perceront-ils le mystère qui entoure la naissance de Shasta ?

 

Avis : Ce livre n’a pas été adapté en film, donc je ne connaissais pas du tout l’histoire. Je n’ai pas adoré, mais j’ai tout de même aimé.

J’espérais que le lien se ferait avec le tome précédent ; on ne le voit pas directement. En réalité, il n’y en a pas vraiment. Les personnages principaux du deuxième volume apparaissent tardivement, et n’ont pas du tout un grand rôle. Ils sont vraiment mis de côté. Cela ne m’a pas vraiment gêné, mais, quand on entre dans l’histoire, le nom de Narnia est directement cité, donc la continuité est tout de même là. Les lieux que l’on traverse sont assez divers : les palais de Calormen, le désert, les montagnes, des forêts, des châteaux … Les imaginer m’a beaucoup plu. En revanche, un certain manque d’action m’a un peu lassée. Je me suis parfois un peu ennuyée … J’avoue avoir vraiment préféré le deuxième tome à celui-ci. Il m’a un peu fait penser au premier, dans lequel il n’y avait pas non plus beaucoup d’action. Certains passages m’ont paru longs. J’avais hâte de passer à la scène suivante. Les seuls passages qui m’ont vraiment marqué sont ceux où Aslan apparaît, je ne sais pas vraiment pourquoi. J’aime ce personnage depuis que je l’ai découvert dans le film tiré du deuxième tome.

Pour les personnages, je les trouve simples (et je pense que vous aurez remarqué que je les aime complexes hihi). Ils ne m’ont pas déplu pour autant, mais l’on sent qu’ils sont en accord avec l’aspect enfantin de l’histoire. Cela détend aussi de ne pas devoir réfléchir à la complexité du personnage, de ne pas devoir tenter de le cerner. Leur personnalité est très facile à comprendre, et on la connaît avant même d’apprendre à connaître les personnages. On s’attend à ce qu’ils soient tels qu’ils sont effectivement. Shasta est le petit garçon au grand cœur dont les origines sont mystérieuses, et qu’une rencontre va pousser à les découvrir. Aravis est la jeune fille espiègle qui évoluera au fil de l’histoire, et qui se révèle évidemment différente de ce que l’on voit d’elle au début. Bree est un cheval vantard, mais au fond, on sait qu’il est différent. Je n’ai pas réussi à m’attacher à Hwin, un personnage que j’ai trouvé assez effacé. Les autres personnages sont sympathiques : les rois et les reines, les animaux … Et les méchants sont … méchants évidemment. 

La fin ne m’a pas du tout surprise, je m’y attendais. C’était vraiment évident. J’aime les surprises, mais c’était tout de même sympa.

 

Un bon livre, mais qui reste tout de même un peu enfantin.

 

Challenge des 100 livres à lire au moins une fois

Le Monde de Narnia, tome 2 : Le Lion, La Sorcière Blanche et l’Armoire Magique de C. S. Lewis

Posté : 20 juin, 2014 @ 9:41 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Le Monde de Narnia 2Genre : Fantasy, Jeunesse

Editeur : Folio

Année de sortie : 2008

Nombre de pages : 196

Synopsis : Narnia … Un royaume merveilleux condamné à un hiver éternel, un pays qui attend d’être libéré d’une emprise maléfique. L’arrivée extraordinaire de quatre enfants fait renaître l’espoir. S’ils trouvent Aslan, le grand Lion, les pouvoirs de la Sorcière Blanche pourraient enfin être anéantis …

 

Avis : Je me souviens encore du film tiré du livre, et, en le lisant, j’avais les visages des personnages dans la tête, et les paysages sous les yeux. Je pensais que ça allait peut-être me gâcher la lecture, mais pas du tout !

Tout le monde, ou presque, connaît l’histoire : Lucy entre dans une armoire et découvre un pays formidable, le Monde de Narnia, où vivent des créatures fantastiques comme le faune Tumnus qui l’accueille. On peut vraiment dire que ce livre est un conte de fées à lire aux jeunes enfants pour leur mettre des mondes merveilleux dans la tête. Le style est simple, facilement compréhensible, et l’auteur fait parfois des petits commentaires sur l’histoire pour prendre à partie son lecteur. Elle est enchanteresse, et on se prendrait presque à rêver que Narnia existe vraiment dans notre armoire ! Pour les plus âgés, ce livre peut paraître vraiment enfantin, incohérent, pas du tout réaliste : mais c’est le but ! De plus, cela a été écrit pour la filleule de l’auteur, comme il nous le dit dans une note, au début du livre, et je trouve cela émouvant : un livre écrit pour une enfant transmis à tous les enfants du monde ! En y regardant bien, il n’y a pas beaucoup d’action, mais j’ai tout de même bien aimé ! L’exploration du monde et la guerre entre la Sorcière Blanche et Aslan sont les thèmes principaux. La magie est très présente, qu’elle soit bonne ou mauvaise. En revanche, je comprends en ayant lu le premier tome que ceux qui ne l’ont pas lu n’ont pas de réponses à leurs questions. Par exemple, qui est la Sorcière ? Qui est Aslan ? Qu’est-ce que Narnia ? Je pense qu’il faut vraiment suivre la série pour tout comprendre, car, bien que les livres ne semblent pas se suivre, ils semblent tous liés.

Pour les personnages : dans le film, je n’avais pas du tout aimé Lucy. Elle m’énervait, mais c’est sans doute à cause de l’actrice, et même du doublage français de l’actrice ! Cette fois, j’ai réussi à m’attacher au personnage de Lucy, une petite fille courageuse, généreuse, qui aime ses proches inconditionnellement, qui les croit incapables de faire du mal (à part Edmund) et qui sait reconnaître le mal quand elle le voit, et notamment, la Sorcière Blanche. Susan m’a aussi agacé dans le film ; bien moins ici. Le personnage ne m’a pas semblé très approfondi. Elle suit les décisions de son frère Peter, qui lui aussi est un peu effacé. Il est, évidemment, courageux, guerrier, et jeune garçon au grand cœur. Edmund est un peu à part : c’est le traître, celui qui se laisse avoir par la Sorcière, et qui doit se faire rappeler à l’ordre. A la fin, on se rend compte qu’ils ont tous évolué, et surtout Edmund, dont le surnom royal m’a surprise. Aslan est l’incarnation de la puissance, de la gloire et du roi. Il est très facile de s’imaginer un lion majestueux, immense et superbe, qui impressionne par sa présence, et terrifie par son rugissement. La Sorcière est, évidemment encore, horrible, terrifiante et aussi froide que la glace ! Son château est à son image, comme la nature est à l’image d’Aslan. Ils sont l’opposé l’un de l’autre, l’un rayonnant, l’autre sinistre. Ce sont un peu des caricatures, mais, il faut garder à l’esprit que c’est avant tout pour les enfants. Enfin, le faune M. Tumnus n’est pas un personnage aussi développé dans le livre que dans le film. C’est un peu dommage.

La fin est, si l’on ne connaît pas le film, assez logique, mais aussi un peu étonnante. L’on aurait préféré qu’ils restent, même s’ils n’ont pas choisi de partir. C’est une fin, mais aussi un commencement, parce que ce n’est manifestement que le début pour Peter, Susan, Edmund et Lucy ! Et je dois avouer que cela donne envie de lire la suite pour voir si le monde sera toujours aussi merveilleux, et quels nouveaux personnages l’on découvre dans les volumes suivants.

 

Donc un livre très beau, qui nous parle d’un monde merveilleux dont nous avons rêvé enfants, et qui nous semble encore proche en lisant Le Monde de Narnia ! Je lirai la suite avec plaisir !

 

Challenge des 100 livres à lire au moins une fois

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