Redbluemoon

I found myself in Wonderland.

Alice’s Adventures Underground / Alice au Pays des Merveilles de Lewis Carroll

Posté : 24 mai, 2016 @ 8:58 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Alice au pays des merveilles Genre : Jeunesse, Conte

Editeur : Saints-Pères

Année de sortie : 2015

Nombre de pages : 98 / 109

Synopsis :  » Quand le Lapin sortit une montre de son gousset, la regarda et reprit sa course, Alice se leva d’un bond car, en un éclair, elle réalisa qu’elle n’avait jamais vu un lapin avec un gousset et une montre à en sortir. Dévorée de curiosité, elle le suivit à travers champs, et eut juste le temps de le voir s’engouffrer dans un vaste terrier sous la haie.  » Pourquoi Alice s’étonnerait-elle alors de rencontrer chemin faisant une Reine de Cœur, un Griffon, un Chapelier, un Lièvre de Mars ou de prendre le thé chez les fous ? C’est au pays des merveilles que l’a entraînée le lapin blanc, un pays où elle ne cesse de changer de taille, et où tout peut arriver. Un pays que Lewis Carroll met en scène avec une rigueur impeccable dans la loufoquerie. Loin de la mièvrerie du conte enfantin, cette nouvelle traduction restitue au texte anglais toute sa verdeur mathématique.

 

Avis : J’ai reçu en cadeau de Noël cette édition d’Alice au pays des merveilles. Elle contient le manuscrit en VO d’Alice’s Adventures Under Ground, et la version intégrale française.

Cette édition est merveilleuse ! (sans jeu de mots) J’ai d’abord lu le manuscrit, pensant que je lirai l’histoire entière d’Alice ; je ne savais pas qu’en réalité, le roman final a sans doute été augmenté après l’écriture du manuscrit. J’ai donc lu juste après l’édition française, pour retrouver notamment le Chapelier Fou et le Lièvre de Mars, qui n’était pas présent à l’origine. Quel plaisir de plonger à nouveau dans le pays des merveilles ! La première fois, j’avais trouvé la traduction trop pompeuse, et je me demandais comment un enfant pouvait apprécier l’histoire avec cette écriture. Mais la version originale n’a pas grand-chose à voir. La voix de la petite Alice est plus enfantine, et l’absurde devient charmant vu à travers les yeux de la fillette. Elle tente de trouver une explication pour tout, argumente avec des personnages un peu fous, et découvre un monde qui n’a rien à voir avec le sien. Je n’avais jamais lu de manuscrit avant et je dois dire que ça donne une autre dimension à la lecture. Les illustrations sont enchanteresses et transportent d’autant plus dans le monde du roman. Concernant l’absurde : je ne suis absolument pas fan, c’est quelque chose qui m’agace dans certaines œuvres, mais ici, je trouve que c’est différent. C’est une absurdité joyeuse, une folie douce, qui permet aussi de rêver, et de créer.

Alice est très attachante. Rationnelle, elle tente de comprendre ce qui lui arrive, et se sert des leçons qu’elle apprend pour expliquer ce qu’elle voit. Elle est courageuse, ne se laisse pas impressionner par des personnages qu’elle trouve finalement ridicules ; curieuse, elle pose des tas de questions quand quelque chose lui semble absurde, et la réponse ne la satisfait jamais, ou ne lui arrive pas. Le pays des merveilles n’est pas forcément positif pour elle : tout n’est pas qu’émerveillement, au contraire. Elle ressent de la peur, elle veut rentrer chez elle, se demande ce qu’elle fait là et si elle arrivera à revenir un jour. Elle se sent en danger, seule, sans soutien. Le seul qui pourrait l’aider est le Chat du Cheshire, qu’elle rencontre en chemin. Par des énigmes, il la met sur la voie. Ce personnage est un peu le comble de l’absurde, notamment dans la scène où la Reine se demande comment le décapiter s’il ne laisse apparaître que sa tête. Malicieux, insouciant, son sourire est hypnotique, même à travers les pages. Mais Alice entre dans ce pays étrange à cause du Lapin Blanc, un notable qui a peur d’arriver en retard, et qui passe sous ses yeux avec un gilet et une montre à gousset. Obsédé par le temps, il court sans cesse, excepté quand il tente de faire bonne figure auprès de la Reine, ou quand il lui sert lors d’un procès. D’autres personnages sont présents, comme la Reine, que j’ai déjà cité plusieurs fois, obsédée par le fait de couper la tête d’à peu près tout le monde ; le Roi, plus miséricordieux que sa femme, et un peu effacé derrière elle ; le Chapelier Fou, qui évoque la dent du Temps contre lui autour d’une tea party éternelle partagée avec le Lièvre de Mars et le Loir ; la Chenille, peut-être le seul personnage un peu normal du livre, qui dit aider Alice sans que la petite fille comprenne exactement comment ; la Duchesse, qui devient amie avec la fillette dès leur première rencontre ; la sœur d’Alice, qui lit un livre « sans images et sans conversations », ce que la petite fille trouve ennuyeux. Grâce à la préface d’Amélie Nothomb, j’ai découvert qu’Alice est inspirée d’une véritable petite fille, Alice Liddell, à qui Lewis Carroll (Charles Dodgson) a dédié son livre. C’est une façon de faire voyager Alice, de lui faire découvrir la magie de la littérature peut-être. Aussi, Alice est la seule à porter un nom dans le livre, où, en tout cas, le seul que l’on connaisse, ce qui rend les créatures qu’elle côtoie d’autant plus irréelles.

La fin est assez abrupte, et laisse supposer que tout n’était qu’un rêve. Mais un doute subsiste tout de même.

 

Donc, une belle histoire pour enfants, dont je vais lire la suite dans peu de temps.

Harry Potter book 4: Harry Potter and the Goblet of Fire de J. K. Rowling

Posté : 23 mai, 2016 @ 6:36 dans Avis littéraires, Coup de cœur | Pas de commentaires »

Genre : The Goblet of FireFantastique, Jeunesse

Editeur : Bloomsbury

Année de sortie : 2000

Nombre de pages : 636

Titre en français : Harry Potter et la coupe de feu

Synopsis : The summer holidays are dragging on and Harry Potter can’t wait for the start of the school year. It is his fourth year at Hogwarts School of Witchcraft and Wizardry, and there are spells to be learnt, potions to be brewed and Divination lessons (sigh) to be attended. Harry is expecting these : however, other quite unexpected events are already on the march … A much-awaited new Harry Potter adventure from an acclaimed story-telling genius.

 

Avis : Après ma déception avec Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire, j’ai préféré jeter mon dévolu sur un livre que j’étais certaine d’adorer !

A chaque chronique sur Harry Potter, j’ai l’impression de me répéter : je suis toujours aussi absorbée par l’univers, j’ai toujours autant envie d’y être. Dans ce tome, j’ai eu l’impression que le monde de l’auteure était plus approfondi encore : on rencontre des membres du Ministère, on apprend les noms de différents départements, on assiste à des événements internationaux, comme la Coupe du monde de Quidditch et le Tournoi des Trois Sorciers. Le lecteur se trouve toujours à Hogwarts mais il se rend compte que le monde magique est bien plus vaste qu’il n’aurait pu le penser auparavant. L’intrigue, elle aussi, se complexifie : Harry se retrouve dans une position délicate, souffre de sa cicatrice après treize ans ; tout cela demande une explication, qui est donnée, encore une fois, de façon ingénieuse. Rien ne semble incohérent si l’on adhère vraiment à ce qu’écrit l’auteure. Malgré le fait que ce soit une relecture, et donc que je sache déjà ce qui va arriver, j’ai encore ressenti de l’appréhension face à ce que doit affronter Harry : il faut dire que je ne souviens pas des détails de tout ce que j’ai lu, surtout quand ça fait plusieurs années que je ne m’y suis pas plongée ! L’écriture est toujours aussi agréable. Petite remarque : ce tome fait le double du précédent, mais il ne faut pas avoir peur du nombre de pages ; l’action est constante et palpitante, le lecteur n’a pas le temps de s’ennuyer !

Harry Potter est toujours aussi attachant, tout comme ses amis, Ron et Hermione. Leur trio va encore être malmené pendant l’année, que ce soit par des événements d’importance ou par les ricanements des Serpentards. Harry est impliqué, malgré lui, dans une histoire qui le dépasse, et il faut du temps à ses amis pour le comprendre. Il est vu de manières différentes par les protagonistes que le lecteur rencontre : orgueilleux, arrogant, lâche, fragile, craintif, orphelin éploré, délinquant, fou, dangereux. Tout le monde tente de lui faire endosser un rôle dont il ne veut pas, et pratiquement personne ne le voit tel qu’il est vraiment – ou, en tout cas, tel qu’il se voit. Il fait preuve de courage, mais il est clair qu’il n’est pas tout-puissant et a encore des choses à apprendre. Ron montre, dans ce tome, un sentiment que tout le monde connaît et qui ronge parfois les amitiés les plus solides : la jalousie. Le lecteur peut le comprendre, mais ne peut pas s’empêcher de trouver cela dommage. Quant à Hermione, elle reste fidèle à elle-même : une travailleuse acharnée qui fait tout pour aider ses amis, au cœur un peu trop grand, et qui ne comprend pas encore toutes les règles dans le monde qu’elle vient d’intégrer. Le lecteur croise également Dumbledore, directeur d’Hogwarts, un personnage que j’adore, et en qui le héros a toute confiance, Rogue, tout le contraire de Dumbledore pour Harry, toujours aussi sinistre et malveillant, Neville, sur qui l’on a une petite révélation qui nous le rend d’autant plus sympathique, Draco Malfoy, ou celui que le lecteur déteste mais qu’il veut voir apparaître, Mad-Eye Moody, un nouveau professeur très particulier auquel le lecteur peut s’attacher, Hagrid, Pr. McGonagall, les Weasley (quelle famille !), Voldemort et ses partisans.

La fin est peut-être plus sombre que celle des tomes précédents, mais elle est surtout surprenante pour celui qui lit pour la première fois. Elle annonce aussi un tournant dans la série : tout va changer, Hogwarts ne sera plus le même, tout comme les personnages.

 

Donc, un excellent tome, plus long que les autres, mais tout aussi palpitant !

Harry Potter book 3 : Harry Potter and the Prisoner of Azkaban de J. K. Rowling

Posté : 7 mai, 2016 @ 5:22 dans Avis littéraires, Coup de cœur | Pas de commentaires »

Harry Potter and the Prisoner of Azkaban Genre : Fantastique, Jeunesse

Editeur : Raincoast

Année de sortie : 1999

Nombre de pages : 317

Synopsis : Harry Potter is a wizard ! Along with Ron and Hermione, his best friends, he is in his third year at Hogwarts School of Witchcraft and Wizardry. Who knows what will happen this year ? Read on to find out and immerse yourself in the magical world of Hogwarts …

 

Avis : Ce livre devait évidemment faire partie de mes futures lectures étant donné que je relis la saga entière en VO !

Je me souviens que ce tome était sans doute celui que j’appréciais le moins avec le second tome, mais je ne sais pas trop pour quelles raisons. Et cette relecture était comme une redécouverte ! Finalement, j’ai vraiment adoré ! J’ai à nouveau plongé dans l’univers d’Harry Potter, et c’était un véritable plaisir ! L’atmosphère est toujours aussi magique, féérique, chaleureuse, même si rendue pesante à la première lecture par ce qui arrive ! Le lecteur s’imagine tout à fait à Poudlard, parmi les autres sorciers, à prendre des cours de potion, de métamorphose, à se disputer avec les Serpentard, à assister à un match de Quidditch, à y participer !! Il est totalement plongé dans ce monde, quitte à s’imaginer qu’il est réel pendant le temps de la lecture ! Et comme dans les deux tomes précédents, les actions se succèdent, s’enchaînent ; le lecteur ne s’ennuie à aucun moment ! Cette relecture m’a également permis de me rendre compte des indices qui parsèment le texte, et que l’on ne remarque pas quand on découvre le texte pour la première fois ! C’est dans ces moments-là que l’on se rend compte de l’intelligence de l’auteure, de son ingéniosité, de son talent à disperser les pièces du puzzle, à les mettre à portée du lecteur, et à les rassembler au dernier moment, dans quelques chapitres révélation.

Harry est toujours le petit héros auquel le lecteur s’est déjà attaché. Et même, il est d’autant plus facile de le trouver encore plus attachant quand il est malmené par sa famille, mais aussi à cause de tout ce qu’il apprend sur son passé et celui de ses parents. On ne peut pas oublier qu’il est orphelin, et que le besoin de connaître ses parents se fait de plus en plus impérieux. Il est courageux, un peu téméraire également, mais on ne peut pas dire qu’il soit arrogant, malgré ce que pense Rogue. Il ne connaît pas encore toutes les subtilités du monde des sorciers. De plus, (petit spoiler) il a affronté la mort, mais ne peut pas encore voir les Sombrals, parce qu’il n’en avait pas conscience. Son meilleur ami, Ron, est lui aussi toujours attachant, et m’a même fait éclater de rire à la fin du livre !! Quant à Hermione, je m’identifie toujours autant à elle quand j’étais plus jeune. Elle adopte un chat dans ce tome, Pattenrond (Crookshanks en VO), et le défend bec et ongles quand il est agressé ! Elle a également pris toutes les nouvelles matières possibles, ce qui rend sa charge de travail énorme. Son comportement devient étrange, même pour ses plus proches amis, et le lecteur, qui lit pour la première fois, peut se détacher momentanément d’elle. D’autres personnages sont découverts dans ce tome, notamment Sirius Black. Je ne veux rien spoiler à ceux qui n’ont pas encore lu ce livre, mais cet homme est intéressant et plus important que l’on aurait pu le penser. Il découvre également Lupin, un personnage que j’aime beaucoup et qui cache un secret explosif ! On retrouve également Dumbledore, en qui les héros, et le lecteur, ont entièrement confiance, Rogue, que le « premier » lecteur apprend à détester, quand celui qui relit apprend à le connaître autrement, Neville, qui se retrouve encore la risée de tous, ainsi que Draco, qui fait tout pour mener la vie dure à tout ce qui l’entoure. Hagrid est toujours aussi émouvant, McGonagall toujours aussi sévère, mais douce au fond, et l’on découvre l’étrange Professeur Trelawney.

La fin est très bonne ; comme dans les tomes précédents, elle clôt l’année scolaire. Elle donne également très envie de lire la suite, même si je me retiens pour conserver un peu le plaisir de la redécouverte.

 

Donc, un excellent tome encore une fois, une atmosphère et un monde qui restent formidable et qui donnerait envie de vivre dans un univers pareil !

Harry Potter, book 2 : Harry Potter and the Chamber of Secrets de J. K. Rowling

Posté : 18 avril, 2016 @ 11:42 dans Avis littéraires, Coup de cœur | Pas de commentaires »

Harry Potter and the Chamber of Secrets Genre : Fantastique, Jeunesse

Editeur : Bloomsbury

Année de sortie : 1998

Nombre de pages : 251

Synopsis : Harry Potter is a wizard. He is in his second year at Hogwarts School of Witchcraft and Wizardry. Little does he know that this year will be just as eventful as the last …

 

Avis : Depuis un moment, j’ai envie de relire cette série en VO, afin de la redécouvrir, même si je pensais qu’on ne pouvait pas être aussi charmé qu’à la première lecture.

Eh bien, je me suis trompée ! J’ai été complètement emportée dans l’univers d’Harry Potter, et j’étais surprise de plusieurs révélations dont je ne me souvenais pas du tout ! Bien sûr, la lecture est différente parce qu’on connaît déjà la suite, mais aussi parce qu’on est capable de relier, avant qu’elles ne le soient dans le livre, certaines choses entre elles, comme la provenance du carnet, ou le miroir près d’Hermione. On se souvient aussi globalement des grands retournements de situation ; mais certaines choses m’avaient complètement échappé, j’ai dû me concentrer sur autre chose la première fois, et c’était presque comme si c’était inédit. L’ambiance est toujours aussi formidable, et donne envie de vivre dans un monde tel que celui de Harry, un monde de sorciers où notre école est Hogwarts, et nos professeurs nous enseignent la métamorphose ou la confection de potions. Où, aussi, l’action ne manque jamais ! Entre une arrivée fracassante, et une série d’attaques dans l’enceinte du château, plus une sorte d’enquête menée par Harry, Ron et Hermione, le lecteur n’a pas le temps de s’ennuyer, ni de compter les pages ! Il découvre aussi des monstres qui peuvent lui rappeler ses pires cauchemars, ou des créatures enchantées ! A la première lecture, il ne sait plus où donner de la tête, ne sait plus quoi penser, doute avec les personnages, cherche à comprendre, et la solution le stupéfie. L’auteure parvient à nous faire voyager totalement dans son monde, nous faisant momentanément oublier le réel, ce qui rend le livre addictif, et laisse le lecteur avec une seule envie : lire la suite !

Harry Potter, le héros, est égal à lui-même : un petit garçon qui doute, qui se demande si sa place est vraiment à Hogwarts et à Gryffondor, s’il a vraiment des amis, alors que la réponse est évidemment oui. Il ne se rend pas compte de son importance, de ce qu’il représente – ce que Dobby est chargé de lui rappeler – de son courage aussi. On oublierait presque qu’il a 12 ans ! Il est encore en plein apprentissage des codes du monde de la magie ; il apprend notamment ce qu’est un Squib, un Mudblood (Sang-de-Bourbe), et Azkaban. Il aimerait être un garçon comme les autres, et n’accepte pas encore ce qu’il est vraiment. Il est toujours accompagné de Ron Weasley, issu d’une famille de sang-pur – contrairement à Harry, qui est sang-mêlé. Il est assez maladroit, et, dans ce tome, casse sa baguette, ce qui va lui valoir tout un tas de mésaventures hilarantes, même si elles font également compatir le lecteur avec lui, qui subit plus qu’il ne rit. Ron ne se rend pas compte des bêtises qu’il fait au moment où il les fait, ou, si c’est le cas, il pense qu’il n’a pas le choix, et cela le met dans des situations délicates. Quant à Hermione Granger, elle est toujours aussi brillante, toujours aussi à cheval sur les règles – jusqu’à un certain point seulement -, et toujours aussi attachante. Je m’identifiais beaucoup à elle au même âge, petit rat de bibliothèque toujours le nez dans un livre, qui tente de faire de son mieux pour être la meilleure. Sans doute une de mes héroïnes préférées ! Le lecteur rencontre également Dobby dans ce livre. Moitié agaçant, moitié adorable, cette dernière partie prend vite le pas sur la première quand on découvre ses motivations pour prévenir Harry du danger. Il est fou de peur qu’il puisse lui arriver quelque chose, ce qui le pousse à faire des choses extrêmement dangereuses à la fois pour lui et pour le héros. Il est très facile de s’attacher à lui, le lecteur a presque envie de le protéger lui-même de ses maîtres et de ses auto-punitions. De nombreux autres personnages se trouvent dans ce livre : Albus Dumbledore, mystérieux directeur de Hogwarts à la première lecture, à la seconde, on le découvre d’une autre façon, un de mes personnages préférés de la série, tout comme Snape, si repoussant et si hargneux envers Harry ; Gilderoy Lockhart, le ridicule et l’arrogance incarnés, un pseudo-professeur énervant, qui est d’autant plus agaçant que même Hermione se laisse piéger ! ; Professeur McGonagall, qui laisse échapper quelques failles sensibles dans ce livre, et à qui l’on s’attache malgré sa sévérité ; les jumeaux Weasley, Fred et George, toujours prêts à la moindre bêtise, à faire rire tout le monde, mais aussi à aider un ami en difficulté ; Ginny Weasley, petite fille amoureuse de Harry, très influençable, et attachante grâce à cette faiblesse même ; Draco Malfoy, la brute de l’école, qui se prend pour un roi, qui se permet tout parce qu’il est riche et qui se protège avec le nom de son père, Lucius Malfoy, deux personnages qu’il est si facile de détester ! ; Tom Riddle, qui incarne la séduction et le fait que les apparences soient trompeuses ; Hagrid, doux géant que l’on apprécie, et dont le passé nous est révélé, expliquant son histoire et sa position actuelle.

C’est à la relecture que l’on se rend compte des références utilisées par l’auteure. Les créatures qu’elle présente ici viennent de l’imaginaire féérique, d’un bestiaire fantastique qu’elle nous donne envie de découvrir. De plus, le latin est la langue des sorts, et, pour ceux qui en ont fait, c’est un plaisir de comprendre les sorts ou les inscriptions, comme la devise de l’école.

La fin est stupéfiante, et un peu rapide. Des indices ont été donnés au lecteur tout au long du livre, sans qu’il s’en rende compte à la première lecture. Finalement, l’année est finie, et on a hâte qu’une autre commence !!

 


En définitive, un excellent second tome que j’ai adoré redécouvrir, qui me donne envie de continuer à relire. Je conseille vraiment cette saga à tous, elle est formidable !

Les Aventures de Pinocchio de Collodi

Posté : 9 mars, 2016 @ 11:31 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Genre : Les Aventures de Pinocchio Conte, Jeunesse

Editeur : Le Livre de Poche

Année de sortie : 2003

Nombre de pages : 250

Synopsis : Depuis leur publication en 1883, Les Aventures de Pinocchio ont poursuivi une carrière triomphale. Traduites dans toutes les langues de l’Europe mais aussi en swahili, en assamais, en papiamento, leurs tirages rivalisent sans doute avec ceux de la Bible ou du Coran. A l’heure de la globalisation, le qualificatif d’universel leur convient comme un gant. Comme Peter Pan, son frère cadet, Pinocchio possède une double nature qui lui permet d’évoluer aux confins de la fable et de la réalité – mais, à la différence du lutin de Kensington, il ne cherche pas refuge au pays des rêves. Il affronte avec une infinie curiosité tous les dangers du vaste monde, qu’ils revêtent l’aspect de deux aigrefins patibulaires, d’un insatiable serpent, voire d’un piège à loups. Il possède tous les traits d’une nature exubérante et débridée avec l’impertinence et l’anarchisme foncier de l’enfance. Ce chef-d’œuvre de la « littérature pour la jeunesse » est aussi héritier d’une prestigieuse tradition qui n’est guère éloignée d’Orwell ou de Kafka. La brillante adaptation cinématographique de Roberto Benigni vient opportunément nous le rappeler.  

 

Avis : Petite, je n’étais pas fan de Pinocchio, je ne sais pas vraiment pourquoi, mais le petit pantin m’agaçait plus que je ne m’y attachais. Je me suis dit que j’allais tenter le coup avec le conte originel.

Eh bien, je ne suis toujours pas fan, même si je comprends que l’on fasse lire ce livre à des enfants, et donc que Disney l’ait adapté en dessin animé : comme tous les contes, l’histoire est censée jouer un rôle sur l’enfant qui gardera en mémoire la morale que ne prend pas du tout en compte le petit pantin qui ne fait que des bêtises, et qui donc, se retrouve dans des situations toutes plus périlleuses les unes que les autres. En effet, les aventures de Pinocchio vont un peu crescendo : dans tous les cas, il se fait avoir et n’écoute pas ce que les personnes plus avisées lui conseillent. Il a des difficultés à faire la différence entre le bien et le mal, à comprendre quand les gens sont malhonnêtes, à accepter la valeur du travail et de la gentillesse, et il passe de nombreuses fois près de la mort, qui ne semble attendre qu’un faux pas pour l’accueillir. A chaque fois, il s’en sort de justesse, et, à chaque fois, une morale est assenée, à lui et aux enfants qui lisent l’œuvre. Avec des yeux d’adulte, ces sentences sont peut-être un peu rébarbatives, puisqu’elles sont répétées tout le long du livre : on se dit que l’on a compris que l’on devait être sage et travailler, ne pas penser qu’au loisir, ne pas se plaindre tout le temps de tout, ne pas faire le difficile quand la misère est là. J’ai parfois trouvé certaines scènes difficiles lisibles à un enfant, je me suis dit que c’était peut-être trop – mais à la relecture de pratiquement tous les contes, il est possible d’arriver à la même conclusion. De plus, l’histoire est un peu simple, dans le sens où certaines choses arrivent dans le texte comme des évidences, ce qui ne peut se produire que dans les contes. Concernant l’écriture, je m’attendais à quelque chose d’assez enfantin, or, ce n’était pas du tout le cas ! Elle n’est pas soutenue – même si le mot « horion » se trouve dans le texte -, mais pas non plus tout à fait courante, elle est agréable à lire. En revanche, les titres de chapitre m’ont semblé bien trop explicites, ils cassent complètement un potentiel suspense pour celui qui ne connaît pas l’histoire.

Je dois dire que, comme à l’époque de ma découverte, j’ai un sentiment mitigé sur Pinocchio. D’un côté, j’ai pitié de lui et je veux qu’il s’en sorte ; de l’autre, il m’agace à toujours penser avoir raison et à ne rien écouter. Tout ce qu’il fait semble parti d’un bon sentiment, puis ça dérive vers une bêtise, qu’au lieu d’atténuer en renonçant, il poursuit jusqu’à l’erreur. Malgré toutes ses promesses, l’amour qu’il porte à d’autres personnages, la souffrance et la honte qu’il ressent à chaque faux pas, il se laisse emporter par ses penchants oisifs et n’en fait qu’à sa tête. Il paraît aussi parfois un peu stupide, la caricature du petit pantin qui ne sait rien du monde extérieur, notamment avec les différents passages où il croise le Renard et le Chat sans se rendre compte de rien. Mais, d’un autre côté, Pinocchio est aussi très joyeux, pratiquement toujours de bonne humeur, et j’ai trouvé parfois qu’il était même incohérent. On peut sentir une évolution dans son personnage, même s’il replonge dans ses vieux travers. Evidemment, on trouve également Geppetto dans ce livre, appelé Geppette ici. Pour lui aussi, on ressent de la pitié, de la compassion même, face au comportement du fruit de son travail. Dès le début, il est abandonné par son « fils », et on ne le retrouve vraiment qu’à la fin ; il est présent dans le livre à travers les sentiments de Pinocchio pour lui, et le fait qu’il le cherche quand il disparaît. La fée est également présente dans le livre : c’est un personnage attachant, qui pardonne constamment, tellement même qu’on se demande si elle ne va pas un jour abandonner, au vu de la récompense de ses efforts. Ses actions semblent parfois incohérentes, ou très cruelles, comparé à ce que Pinocchio fait. C’est un être assez ambivalent, absolument pas humain, sujet à métamorphoses et changements. Le lecteur fait la rencontre d’autres personnages, comme le Renard, et le Chat, qui m’ont fait penser aux Fables de La Fontaine que j’ai finies récemment, deux compères qui font tout pour manipuler les autres et profiter de leur stupidité, d’autres animaux qui parlent, comme les Fouines, les Chiens, le Grillon-Parlant – ou Jimmy Cricket pour Disney – un personnage étrange qui semble dans le sillage de la fée, les amis de Pinocchio, qui eux aussi font des bêtises et entraînent même le jeune pantin quand celui-ci s’est assagi ; l’un d’eux m’a fait mal au cœur, et je me suis vraiment demandée si mes enfants liraient un jour ce livre !

J’ai eu l’impression, à la lecture, que Pinocchio incarnait le paradoxe de l’enfance, toute l’incohérence des enfants. En effet, souvent, ils font des promesses parce qu’ils veulent bien faire, mais se retrouvent à faire des bêtises, portés par la paresse ou le loisir, et ensuite plaident que ce ne sont pas eux, mais des autres imaginaires, ou que ce n’est pas leur faute. Je trouve que ce conte est une belle illustration de cet aspect de l’enfance par lequel, je pense, nous passons tous.

La fin est assez abrupte, et arrive un peu rapidement je trouve, juste après le fameux passage de la baleine – qui est en fait un requin – et qui donne bien du fil à retordre au pantin.

 

C’est donc un beau petit conte, dont je ne suis pas fan, mais qui gagne à être lu.  

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