Redbluemoon

I found myself in Wonderland.

Peter Pan de J.M. Barrie

Posté : 18 août, 2016 @ 6:56 dans Avis littéraires, Coup de cœur | 2 commentaires »

couv55756244Genre : Classique, Jeunesse

Editeur : HarperDesign

Année de sortie : 2015

Nombre de pages : 250

Synopsis : « She asked where he lived. « Second to the right », said Peter, « and then straight on till morning. »" Let your imagination take flight as you journey with Peter Pan, Tinker Bell and the Darling children to the magical island of Neverland in this beautiful new unabridged gift edition of J.M. Barrie’s classic story. All-new original illustrations and ten exclusive interactive elements from the award-winning design studio MinaLima create an enchanted adventure for readers of all ages – all you need is to think lovely thoughts and use a little bit of fairy dust.

 

Avis : Ce livre fait partie du giveaway que j’ai gagné il y a quelque temps sur Instagram, avec The BFG de Roald Dahl et Neverwhere de Neil Gaiman. J’avais déjà été attiré par cette édition que je trouve originale et enchanteresse.

Je connaissais l’histoire de Peter Pan à travers le dessin animé Disney : le petit garçon qui ne veut pas grandir et qui, un jour, emmène avec lui les enfants Darling au Pays Imaginaire. On peut dire que l’œuvre originelle est tout de même assez différente, et c’était étrange de la découvrir d’une certaine façon : j’avais un vague sentiment de familiarité avec toutes les scènes sauf celle de la fin qui m’a achevée. Tout le long du livre, le narrateur accompagne le lecteur, et même, l’histoire qu’il raconte est déjà terminée puisqu’il le prévient de se tenir sur ses gardes, ou fait des commentaires sur la fin d’une scène qui n’a pas encore commencé. Avant même le départ des enfants, le lecteur obtient ainsi la réaction des parents ; le narrateur, omniscient, expose son jugement et répète à celui qui lit que tous deux ne sont que des spectateurs non souhaités et non connus par les personnages. J’aime toujours ce genre de jeu du narrateur avec le lecteur, cela implique d’autant plus ce dernier dans le livre, il se sent concerné d’emblée, c’est à lui particulièrement que l’on adresse la parole. Lire ce roman adulte le fait voir d’une façon tout à fait différente : Peter Pan devient un symbole, les actions des personnages prennent une dimension allégorique, et le lecteur lit entre les lignes. La petite Wendy qui devient Maman et parle de Papa en désignant Peter laisse penser à un jeu d’enfants qui découvrent la vie ; Peter qui refuse de grandir parce que cela signifie vieillir puis mourir. Certains passages concernant Peter m’ont émue : il n’a pas de mère, dit ne pas en vouloir, et pourtant, c’est tout ce qu’il cherche et que jamais il n’obtient. A travers une lecture d’adulte, il est aussi facile de retomber en enfance, de se laisser porter par l’histoire, de se croire au Pays Imaginaire avec Peter et Wendy. C’est un sentiment très agréable et, pendant le temps de la lecture, on se sent immunisé contre le temps, qui se rappelle à nous à travers l’histoire même ! J’ai adoré l’écriture de J.M. Barrie, à la fois grâce au jeu du narrateur (qui permet l’humour également), mais aussi à sa façon de raconter, aux mots qu’il emploie. Je ne sais pas si les mots rajoutés pour en expliquer d’autres viennent de l’auteur, mais parfois, ils m’ont paru drôles. Concernant les illustrations, je les ai beaucoup aimées, j’ai trouvé qu’elles allaient bien avec l’histoire, et les éléments interactifs étaient un bon ajout, que j’ai aimé manipuler. J’adore la couverture !! Aussi, j’ai adoré les histoires liées aux fées, comment elles naissent et meurent, la poussière de fée, leur langage, leur façon d’être (assez excessive) : enchanteur.

Peter Pan est le personnage éponyme du roman. Comme je le disais au-dessus, vu par un adulte, il devient un symbole. Il refuse de grandir et de retourner dans le monde normal, préférant vivre dans le Pays Imaginaire et vivre des aventures qu’il oublie au fur et à mesure qu’elles arrivent. En effet, ce personnage est assez spécial : il change d’humeur très vite, préfère faire semblant que faire vraiment, méprise les adultes, et surtout les mères, dont il jure qu’il n’a pas besoin, se montre souvent égoïste et parle principalement de lui, cache ses sentiments derrière une façade d’indifférence qui finit par être véritable. Ce n’est pas du tout un héros classique comme on peut en voir dans la plupart des livres pour enfants ou YA, un héros qui fait preuve de grandeur d’âme et de courage, qui se sacrifie pour les autres ou montre ses sentiments. Peter est téméraire, et il aime se vanter, il veut se montrer plus intelligent que le Capitaine Crochet, ou que les autres enfants – donc personne ne peut savoir quelque chose qu’il ignore -, dont il est le chef incontesté. Il ne semble avoir peur de rien, ce qui en fait un objet d’admiration pour les enfants perdus, perdus parce que sans mère. Au début, j’ai eu du mal à me faire au caractère de Peter, assez agaçant finalement ; mais, petit à petit, il m’a vraiment émue, tout comme il a ému Wendy. La petite fille sait que Peter se cache derrière une façade, elle tentera même de le ramener avec elle dans le monde normal. Au Pays Imaginaire, elle est la seule fille : elle devient donc Maman, et se retrouve à prendre soin de tous les garçons autour d’elle. Ce rôle, pour moi, la pousse à grandir, alors même que c’est ce que Peter ne veut pas. Chargée de raconter des histoires aux enfants, elle est aussi celle qui console Peter sans qu’il le sache, qui voit ce que les autres ne voient pas. Elle s’éveille ainsi à la vie dans un monde qui n’est pas le sien. Je me rappelle ne pas du tout avoir aimé Wendy dans le dessin animé ; ici, j’ai apprécié le personnage, qui, elle aussi, est un peu un symbole. Elle est accompagnée de ses frères, John et Michael, qui m’ont semblé assez effacé. Ils font vite partie de la bande des enfants perdus ; ils perdent peu à peu leurs souvenirs, ne se rappellent pas leur mère et leur père, leur vie d’avant. Les autres enfants perdus sont plus ou moins touchants ; j’ai particulièrement aimé Tootles, qui n’a pas confiance en lui, mais qui finit par prendre le dessus sur sa timidité. Les autres ont tous un caractère différent, comme par exemple, Slightly, qui se vante de tout savoir, et, surtout, de se souvenir de sa vie d’avant dans le monde normal, et donc de sa mère. D’autres personnages apparaissent comme les Darling, la mère, que j’ai beaucoup aimé, qui tient à ses enfants plus que tout et qui possède une magie propre à toutes les mères, le père, qui m’a un peu agacée avec ses façons de montrer qu’il est le chef de famille, et qui, finalement, m’a fait mal au cœur lui aussi à la fin ; Nana, que j’avais aimé dans le film, et que j’ai aimé à nouveau dans ce livre ! ; Captain Hook, très sombre, et pourtant assez ambivalent, pas vraiment le méchant en puissance qu’on peut imaginer puisqu’il ressent des choses qu’il écarte aussi vite pensées, c’est un personnage avec des sentiments, des peurs qu’il cache, et une haine inextinguible pour Peter Pan, ce qui m’a un peu fait penser au capitaine Achab dans Moby Dick ! ; ses membres d’équipage, des pirates qui aiment tuer à la fois les enfants perdus et les Indiens, dont un, Smee, qui ne semble pas du tout avoir l’âme d’un pirate et inspire finalement plutôt la sympathie ; Tinker Bell, personnage que j’aime beaucoup malgré ses humeurs excessives et ses coups bas, qui m’a fait mal au cœur elle aussi puisque Peter ne la comprend pas du tout, qui est prête à se sacrifier pour lui, ce qu’on apprend d’elle à la fin m’a brisé le cœur, c’est trop soudain et dit avec trop d’indifférence ! ; les Indiens, dirigés par Tiger Lily, personnage que j’aime beaucoup également, sur lequel il existe un livre YA que j’aimerais beaucoup lire, Tiger Lily de Jodi Lynn Anderson.

Le thème de l’enfance est évidemment premier. Le narrateur nous rappelle la capacité qu’ont les enfants de s’émerveiller, de s’étonner, de croire en des choses magiques comme les fées, tout ce qu’ils perdent en grandissant. Cette idée est si triste … et pourtant plutôt vraie. La plupart des adultes perdent leur faculté à rêver et à s’imaginer des choses incroyables, magiques, surnaturelles. Ils sont si ancrés dans la réalité qu’ils perdent une part de leur innocence et de leur imagination. C’est tellement dommage ! Quelque part, on peut comprendre Peter qui ne veut pas grandir !

La fin n’a rien à voir avec celle du dessin animé, et je comprends pourquoi. Elle est très triste, déchirante, elle m’a fait monter les larmes aux yeux. Toute la détresse de la situation frappe le lecteur, qui ne peut que se sentir mal.

 

Donc, un excellent classique, pour enfants mais aussi pour adultes, dans une édition illustrée qui communique bien la magie de l’histoire.

The BFG de Roald Dahl

Posté : 12 août, 2016 @ 10:23 dans Avis littéraires, Coup de cœur | Pas de commentaires »

The BFGGenre : Jeunesse

Editeur : Puffin

Année de sortie :2016 

Nombre de pages : 197

Titre en français : Le BGG

Synopsis : « We is in dream country. This is where all dreams begin. »

 

Avis : J’avoue, j’ai voulu lire ce livre quand j’ai vu qu’il allait être adapté en film ; je ne m’y étais jamais intéressée avant. Mais, en voyant la bande-annonce, je me suis que ce devait être une superbe histoire ! Et le destin a parlé : j’ai reçu ce livre (avec Peter Pan de J.M. Barrie et Neverwhere de Neil Gaiman) après une participation à un giveaway sur Instagram ; imaginez ma joie !! C’est une édition limitée avec des illustrations inédites, la jaquette est merveilleuse, tout comme la couverture en dessous !

Il y a des moments où on se demande : « mais pourquoi je n’ai pas lu ce livre avant ?! Il était fait pour moi ! » C’est exactement ce que je me dis actuellement ! Ce livre est merveilleux, et j’ai la nette impression qu’il est fait pour moi ! J’ai été si touchée par le BFG, j’ai eu envie de redevenir une enfant et de croire en son existence ! Ses jeux sur la langue m’ont enchanté, ses histoires et secrets m’ont emportée, j’ai ri, j’ai frémi, j’ai eu les larmes aux yeux. J’ai aimé les illustrations qui accompagnent le récit. Une journée m’a suffi pour lire le roman, et j’aurais voulu qu’il dure encore. Je suis retombée en enfance, j’ai voyagé. Quel réconfort de lire un livre pareil ! Et les leçons que ce livre apporte !! L’humilité, la modestie, le fait de comprendre que l’homme n’est pas omniscient, omnipotent, que la sagesse se trouve parfois là où on ne la cherche pas, dans cet être inconnu que Sophie rencontre et à qui elle croit apprendre des choses qu’elle-même ne sait pas. Et aussi, la façon qu’a le BFG de parler des hommes, violents, pires que les géants en quelque sorte, qui ne croient que ce qu’ils voient, et qui refusent de se laisser porter par leur imagination. L’humour est très présent dès le début avec la liste des personnages, et surtout grâce au narrateur ainsi qu’au BFG et à sa façon décalée mais brillante de voir le monde !

Le BFG est un des personnages les plus attachants qu’il m’ait été donné de rencontrer. Drôle, sage, émouvant, intelligent, il est aussi orphelin que Sophie quand il la rencontre, et son histoire avec et auprès des autres géants est triste à pleurer. Son secret à propos des rêves est féérique ! Mais son monde est entaché par les agissements de ses pairs. Il lui faut un élément perturbateur pour lui faire comprendre qu’il peut agir : une petite humaine, orpheline, qui déteste le lieu où elle vit. Sophie est une petite fille courageuse qui, au premier abord, a peur du BFG. Puis elle tente de lui apprendre à parler correctement alors même qu’une partie de son charme vient de cette façon chantante de jouer avec les mots, de les reformer, de les faire résonner l’un avec les autres, de leur faire dire autre chose. Elle comprend vite les leçons, explicites ou non, que lui inculque le BFG. D’autres personnages plus secondaires apparaissent, comme les autres géants, dont les noms sont tous plus horribles les uns que les autres, rustres et effrayants, pourtant intelligents, ce qui fait d’eux des monstres, la reine d’Angleterre, celle qui peut sauver le monde, Mr. Tibbs, qui paraît à la fois digne et ridicule, et qui m’a vraiment fait rire, Mary, qui apparaît brièvement et qui représente bien la femme de chambre, les représentants de l’armée et de l’Air Force, imbus d’eux-mêmes et opportunistes comme jamais, persuadés d’avoir la solution, qui créent des problèmes là où il n’en existe pas, et qui méprise le BFG parce qu’il est différent ; eux aussi m’ont fait rire quand ils sont remis à leur place !

La fin est belle !! J’aime beaucoup cette façon de mettre en avant l’éducation et l’écrivain lui-même. Et cette manière qu’ont les histoires pour enfants de finir ! Le BFG est définitivement un de mes personnages préférés !!

 

Donc, une excellente lecture, une de mes favorites, qui éveille l’enfant en nous, et nous présente un personnage que le lecteur n’est pas près d’oublier ! Quelques leçons à retenir, et un écrivain dont le travail m’intéresse de plus en plus ! 

 

Harry Potter, book 6 : Harry Potter and the Half-Blood Prince de J.K. Rowling

Posté : 5 août, 2016 @ 7:20 dans Avis littéraires, Coup de cœur | 2 commentaires »

Genre : Fantastique, JeunesseHarry Potter and the Half-Blood Prince

Editeur : Bloomsbury

Année de sortie : 2005

Nombre de pages : 607

Titre en français : Harry Potter et le prince de sang-mêlé

Synopsis : When Dumbledore arrives at Privet Drive one summer night to collect Harry Potter, his wand hand is blackened and shrivelled, but he does not reveal why. Secrets and suspicion are spreading through the wizarding world, and Hogwarts itself is not safe. Harry is convinced that Malfoy bears the Dark Mark: there is a Death Eater amongst them. Harry will need powerful magic and true friends as he explores Voldemort’s darkest secrets, and Dumbledore prepares him to face his destiny.

 

Avis : Après mes dernières petites déceptions livresques, j’avais besoin d’une valeur sûre, et quoi de mieux qu’Harry Potter dans ces moments-là ?!

Depuis que j’ai lu la série plus jeune, Le Prince de sang-mêlé est mon tome préféré. Et il le reste encore aujourd’hui après ma relecture ! Ce livre est, pour moi, le maillon le plus important de la grande chaîne que représente l’univers créé par l’auteure, notamment par les révélations de Dumbledore à Harry, révélations qui changent le cours de l’intrigue, qui retournent le lecteur qui lit pour la première fois, qui font comprendre certaines choses à celui qui relit. Il nous raconte l’histoire de Voldemort, mais aussi celle d’Harry à Hogwarts, ce qui donne une espèce de récit double, le premier haché, fragmenté et incertain, le second comme vécu par le lecteur. Les passages sur la vie de Voldemort permettent à Harry, mais aussi à celui qui lit, de mieux comprendre le personnage, de plonger dans une partie de sa vie, de le voir tel qu’il était avant de prendre cet aspect monstrueux. Le passé doit ainsi aider à contrecarrer le présent, et le futur. Harry découvre son ennemi, et surtout, l’existence des Horcruxes ! Le second récit, celui d’une année scolaire à Hogwarts, dans lequel le lecteur est plongé, est tellement agréable ! Cela donne envie de vivre dans cet univers magique, de préparer des potions de Felix Felicis ou d’Euphoria, d’apprendre des sortilèges et des sorts de défense, de changer la couleur de ses cheveux d’un coup de baguette magique. On se sent, à Hogwarts, comme chez soi : à l’abri, dans un lieu de savoir et de découverte, un endroit magique et ancien qui fait rêver. L’atmosphère emporte complètement le lecteur : escaliers qui tournent, passages secrets, portraits qui parlent ; il est habitué depuis, mais cela participe de la magie du livre. L’univers magique est d’autant plus « réel » qu’il existe des examens, les N.E.W.T.s ou les O.W.L.s, que les personnages sont censés passer. Il est difficile de se dire, pour les personnages comme pour le lecteur, qu’il va falloir quitter ce lieu parfait à la fin de la série. L’écriture est toujours aussi bonne, et insiste beaucoup sur l’émotion à la fin. L’humour est présent, même parfois dans des moments où il ne semble pas approprié. L’horreur, elle aussi, est présente quand le lecteur comprend ce qu’a fait Voldemort, mais aussi lors du passage dans la cave et à la fin. L’amour m’a également semblé plus présent dans ce livre, peut-être parce que les personnages ont grandi et voient le monde avec des yeux désormais adultes. Enfin, j’aime cette couverture !

Harry Potter a encore grandi, et changé depuis le dernier tome. [Si vous n’avez pas encore lu le cinquième tome, spoilers !] Dévasté par la mort de Sirius à laquelle il tente de ne pas penser, l’univers magique lui manque chez les Dursleys, et il espère vite pouvoir partir pour The Burrow ! Dans ce tome, Harry fait encore preuve d’intelligence et de ruse ; le fait qu’il soit persuadé d’avoir raison envers et contre tout peut être un peu énervant, mais cela passe très vite. Il ne comprend pas à quel point il est spécial, et se sent surestimé par tous. Sa popularité ne l’intéresse pas, et pourtant, il doit la subir. Laissé dans le flou, il tente de comprendre par lui-même ce que certains personnages cachent. La question du prince de sang-mêlé l’obsède, ainsi que celle des agissements de Malfoy. Ron est toujours auprès d’Harry, même si, ici, il ne semble pas le suivre dans ses raisonnements. Il est persuadé que son ami en fait trop. J’ai adoré retrouver l’humour du personnage, son côté maladroit et très peu sûr de lui. Dans ce tome, Ron lui aussi change : il se rend compte qu’autour de lui, tout le monde a déjà eu un petit ou une petite ami(e). Son comportement dans ce tome est à la fois aberrant et drôle. Quant à Hermione, son personnage est toujours mon préféré. Entre deux garçons, elle est la voix de la sagesse, la conscience de Harry et l’opposée de Ron. On comprend évidemment ses sentiments depuis un moment maintenant, ce qui a renforcé mon attachement pour le personnage. Toujours aussi intelligente, elle ne supporte pas que quelqu’un soit meilleur qu’elle, surtout s’il triche (ce que je peux comprendre, je suis exactement pareille haha !). Enfin, personnage lui aussi favori, Dumbledore ! Dans ce tome, il est beaucoup plus présent, et se dévoile un peu. Une autorité naturelle se dégage de lui, ainsi qu’un sentiment de sécurité. Pour les autres personnages et le lecteur, Dumbledore est invincible, parfait. Il joue un rôle de guide pour Harry. Intelligent, drôle, jamais dur, je l’adore ! Il montre ici certaines de ses faiblesses, ce qui ne fait que le rendre plus attachant. D’autres personnages sont évidemment présents, parmi lesquels Neville, Luna et Ginny, que j’apprécie tous de plus en plus, le premier plus effacé que dans les tomes précédents, la seconde toujours aussi vraie et drôle, la dernière plus affirmée, et que j’ai vraiment apprécié ! ; Pr. McGonagall, que j’aime aussi beaucoup, qui n’apparaît pas énormément mais que l’on sent importante en arrière-plan ; Snape (Rogue), détestable pour ceux qui lisent, un personnage complexe et que l’on plaint pour ceux qui relisent ; Hagrid, lui aussi un peu moins présent, mais toujours égal à lui-même, amoureux de créatures dangereuses, et d’une sensibilité touchante ; Voldemort, le mal en arrière-fond, celui que l’on découvre quand il était encore humain, celui qui veut vaincre la mort et montrer que la pureté du sang est la plus importante dans le monde magique ; Rufus Scrimgeour, personnage hypocrite comme jamais, un vrai politicien ! ; Slughorn, sur lequel j’ai un avis mitigé : un professeur qui favorise ses préférés à l’excès, et qui ne se rend pas compte de ce qu’il peut leur dire, un homme qui a joué un rôle peut-être prépondérant dans la vie de Voldemort, et donc, en même temps, dans celle d’Harry, un homme qui nous montre ce qu’est la honte et le regret ; enfin, Lavender, au combien énervante, le stéréotype de la fille insupportable.

La fin est toujours aussi affreuse, même en relecture. Le lecteur ne veut pas y croire, c’est impossible que l’auteure écrive une chose pareille. L’émotion que cet événement provoque est réelle : tristesse, désespoir, pleurs, colère aussi, incompréhension, incertitude (pour la première lecture) sur ce qu’il va advenir des autres personnages. La quête d’Harry ne fait que commencer, et elle s’achèvera dans The Deathly Hallows, que je ne vais pas tarder à relire !

 

Donc, le meilleur tome de la saga pour moi, le plus dur aussi, celui qui provoque le plus d’émotions, et qui donne vraiment envie de comprendre le fin mot de l’histoire.

 

Harry Potter, book 5: Harry Potter and the Order of the Phoenix de J. K. Rowling

Posté : 21 juin, 2016 @ 11:02 dans Avis littéraires, Coup de cœur | Pas de commentaires »

The Order of the Phoenix Genre : Fantastique, Jeunesse

Editeur : Bloomsbury

Année de sortie : 2003

Nombre de pages : 766

Titre en français : Harry Potter et l’Ordre du Phénix

Synopsis : Harry Potter is due to start his fifth year at Hogwarts School of Witchcraft and Wizardry. He is desperate to get back to school and find out why his friends Ron and Hermione have been so secretive all summer. However, what Harry is about to discover in his new year at Hogwarts will turn his world upside down …

 

Avis : Besoin de lire quelque chose de réconfort, une valeur sûre, et quoi de mieux qu’Harry Potter dans ces cas-là ?

Ce tome est le plus long de la série, même si ce n’est pas celui qui nous en apprend le plus sur l’histoire : je trouve que c’est plutôt le sixième qui remplit ce rôle. Pour autant, quelques révélations nous sont offertes ici, notamment à la fin, où, encore une fois, tout s’emboîte parfaitement, tout est logique et cohérent. Ce livre commence fort avec un premier chapitre qui en dit déjà long : « Dudley Demented » ou « Dudley Détraqué » en français. Et on peut dire qu’à partir de ce moment, il n’y a pas vraiment de temps mort. Certes, le nombre de pages peut faire peur, mais le lecteur n’a pas le temps de souffler un instant, il est happé par tout ce qui arrive, par la succession de problèmes qui se pose à Harry, par l’enchaînement des actions, par le suspense aussi. De plus, il veut comprendre ce qu’Harry lui-même ne comprend pas : le lien avec Voldemort, la raison pour laquelle Dumbledore l’évite, pourquoi personne ne lui dit ce qui se passe vraiment. L’atmosphère de ce livre est plus sombre que celle des autres : bien sûr, on retrouve Hogwarts, mais sans sa chaleur habituelle, annihilée par la présence de Dolores Umbridge, et l’absence, au fur et à mesure du livre, de plusieurs personnages à cause d’elle. De plus, Voldemort est de retour, ce qui amène son lot de malheurs, et des rêves qu’Harry ne parvient pas à repousser. Aussi, ce livre déclenche chez le lecteur de l’émotion : rarement positive ici, le roman nous fait ressentir de l’indignation, de la colère, de la tristesse, du désespoir ; on a l’impression d’y être, on ne sait pas comment s’en sortir, et la perte finale est atroce. Concernant l’écriture, je l’apprécie toujours autant, et je trouve qu’elle s’améliore de livre en livre.

Harry, dans ce tome, peut paraître un peu agaçant pendant la lecture, notamment par le fait qu’il ne fasse pas toujours confiance à ses proches, et pense qu’ils ne peuvent pas le comprendre ; la fin lui donne raison, ce qui annihile le sentiment d’agacement. En effet, les autres personnages le prennent encore pour un enfant quand lui, comme le narrateur nous le signale au début du roman, a grandi plus vite que la normale, et a été obligé de le faire. Il a vécu des choses qui l’ont fait mûrir précocement ; mais les adultes du livre ne l’ont pas compris et ont tenté de le protéger quand il avait simplement besoin de la vérité. Cela l’a poussé à faire des choses qui mènent à des catastrophes, catastrophes desquelles il se sent coupable sans véritablement l’être. L’attachement au héros est donc renforcé à la fin du livre, car le lecteur aussi aurait aimé le protéger et se rend compte que ce n’est plus possible. De plus, à la première lecture du livre, je devais avoir à peu près le même âge qu’Harry : grandir avec lui ne fait que rendre son histoire plus attachante et plus réelle, on a l’impression d’y être, d’être concerné. Ron, quant à lui, est toujours égal à lui-même : il ne comprend rien aux filles, se sent inférieur à Harry, ne prend pas assez confiance en lui. S’il est forcément un peu effacé derrière Harry, c’est un personnage que le lecteur apprécie, qu’il aimerait voir encore évoluer et grandir. Ron apporte toujours une touche d’humour bienvenue, et déteste les conflits, qu’il fuit autant que possible. Dans l’ombre de ses frères, il semble en sortir un peu dans ce tome. J’adore le personnage d’Hermione depuis ma première lecture, et elle reste ma préférée dans cette série. Intelligente, rusée, comment s’en sortiraient Harry et Ron si elle n’était pas là ? Brillante, elle est capable de les aider pour tout, même si cela lui demande de briser quelques règles, ce qu’elle déteste. Elle est la voix de leur conscience, celle qui veut réussir et les pousse dans la bonne direction, mais aussi celle qu’ils ne veulent pas toujours écouter, ce qui leur joue des tours. Ce qu’elle fait vers la fin du livre est excellent ! Dumbledore est aussi un de mes personnages préférés, même si, ici, il est vu de façon plutôt négative. Distant, Harry ne comprend pas ce qu’il a fait pour mériter une telle froideur, et ressent une inimité croissante pour le directeur d’Hogwarts. Celui-ci, sans doute le personnage le plus intelligent et le plus puissant, celui qui régit un peu les existences de tous dans le livre, finit par s’expliquer à la fin du tome. L’admiration que l’on éprouve (et tous les autres personnages du livre avec nous) pour lui n’est pas entachée, et le lecteur qui lit pour la première fois espère le voir plus souvent dans le tome suivant, et en apprendre plus sur lui. Sirius est également présent ici. Enfermé dans un endroit qu’il déteste, son tempérament semble s’échauffer, il change de comportement, s’emporte plus facilement. Le fait qu’il soit toujours recherché l’empêche de sortir et de vivre comme tout le monde, ce qui le rend fou. J’aime beaucoup ce personnage, même s’il est vrai qu’à certains moments dans ce tome, son emportement est excessif, et il dit des choses qu’il pourrait regretter. Il voit James en Harry, ce qui l’empêche de comprendre véritablement son filleul. D’autres personnages apparaissent dans ce tome, comme Neville, personnage que je trouve de plus en plus attachant, qui me fait parfois de la peine mais qui ne manque pas de courage, Luna, qui fait sa première apparition et de qui la loufoquerie apporte un humour différent au livre, une touche aussi de bizarrerie qui ne veut pas dire qu’elle est folle, mais qu’elle pense autrement, Snape/Rogue, que l’on découvre sous un angle différent dans ce tome, ce qui surprend à la première lecture, mais fait sens à la seconde, explique son comportement et le rend (oui, c’est étrange, mais c’est vrai) attachant, Bellatrix, de qui je trouve le nom très beau et l’âme très noire, un personnage détestable à souhait, l’incarnation de la folie et du mal, comme son maître, Voldemort, qui ne comprend pas l’amour, ne cherche que le pouvoir, et exprime sa peur de la mort. Lupin est présent lui aussi, même si on ne le voit pas énormément, ainsi que la famille Weasley, que j’aime énormément, dont Ginny, qui apparaît très rusée, pleine de ressources, courageuse, Mme Weasley ou l’incarnation de la mère poule par excellence, Fred et George, les casse-cous de service, toujours là pour faire rire ou se venger dans les rires. Evidemment, Dolores Umbridge est le personnage que l’on ne peut que détester, faite de méchanceté pure et d’estime d’elle-même, incapable de penser autrement, contre les sang-mêlé et les créatures magiques. Elle incarne elle aussi tout ce qu’il y a de mauvais, différemment de Bellatrix, tout en pouvant faire autant de mal. Quant à Cornelius Fudge, son incompétence et sa naïveté sont hallucinantes, il ne veut pas comprendre ce qui lui arrive, et son déni entraîne tout ce qui arrive dans ce tome !

La fin est bouleversante, l’action finale, dévastatrice, la révélation fait l’effet d’une bombe, et la seule envie que le lecteur peut avoir après la lecture de ce tome est de commencer le prochain pour en savoir plus sur le destin d’Harry !

 

Donc, un excellent cinquième tome, effrayant par la taille, mais si prenant que l’on ne tient pas compte des pages. Une saga qui devient plus sombre et qui prend de l’ampleur à mesure qu’Harry grandit.

Through the Looking-Glass de Lewis Carroll

Posté : 28 mai, 2016 @ 4:05 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Through the Looking Glass Genre : Conte, Jeunesse

Editeur : Collins Classics

Année de sortie : 2013

Nombre de pages : 150

Titre en français : Alice, à travers le miroir / De l’autre côté du miroir

Synopsis : « It’s a poor sort of memory that only works backward. » In Carroll’s sequel to Alice’s Adventures in Wonderland, Alice once again finds herself in a bizarre and nonsensical place when she passes through a Mirror and enters a looking-glass world where nothing is quite as it seems. From her guest appearance as a pawn in a chess match to her meeting with Humpty Dumpty, Through the Looking-Glass follows Alice on her curious adventure and shows Carroll’s great skill at creating an imaginary world full of the fantastical and extraordinary.

 

Avis : J’ai envie de lire ce livre depuis un certain temps, mais la sortie du film de Tim Burton a pressé ma lecture (même si, après coup, je pense qu’il n’aura pas grand-chose à voir avec l’œuvre d’origine).

Je m’attendais à ce qu’Alice retourne au Pays des merveilles, et qu’elle y retrouve les personnages qu’elle a déjà rencontrés ; mais ce n’est pas du tout le cas ! Ils ne sont pas même mentionnés, même si deux personnages dans le miroir ressemblent à deux qui étaient présents dans le premier tome. J’ai trouvé Through the Looking-Glass beaucoup plus structuré qu’Alice’s Adventures in Wonderland, beaucoup plus clair et donc plus facile à suivre. L’histoire est toujours absurde, les personnages loufoques, mais j’ai eu l’impression de mieux entrer dans le livre, et j’ai plus ri aux bêtises de certains. J’ai aimé la reprise du système du jeu d’échecs, avec son échiquier, ses pions, les Reines, un Roi, les Chevaliers. Dans le monde du miroir, tout est à l’envers, comme dans un reflet : l’écriture, la mémoire, l’action, les paysages, les chemins, ce qui donne des situations hilarantes pour la petite Alice. L’écriture est agréable à lire, et les poèmes ou chansons qui agrémentent le livre le sont aussi !

Alice est toujours l’héroïne, toujours attachante, toujours petite fille, et semble avoir complètement oublié le Pays des merveilles ! Les aventures qu’elle vit n’ont rien à voir avec le premier tome ; on retrouve simplement Alice et Dinah, qui a eu des petits depuis ! En tout cas, la petite est toujours courageuse, et prête à vivre de nouvelles aventures dans un nouveau monde. Elle rit face à l’absurde, tente de rester sérieuse et d’expliquer ce qu’elle veut dire à ceux qui ne la comprennent pas, et qu’elle ne comprend pas. Elle rencontre notamment La Reine Rouge, qui n’a pas aussi mauvais caractère que la Reine de Cœur, qui ne veut pas tuer tout le monde non plus ; La Reine Blanche, maladroite, qui ne semble que murmurer et qui donne un peu l’impression d’être malade ; Tweedledee et Tweedledum, jumeaux qui vont faire tourner Alice en bourrique, lui apprendre des poèmes dont celui du Morse et du Charpentier, et qui font bien rire les lecteurs ! ; Humpty Dumpty, un personnage qui aime jouer avec les mots, et qui aime aussi les expliquer quand ils ne font sens ni pour Alice, ni pour le lecteur. Les chatons de Dinah sont Kitty et Snowdrop, ils commencent et finissent l’histoire, et sont très mignons, comme à peu près tous les chatons.

La fin donne tout son sens à l’histoire – au rêve ? - et est un peu moins abrupte que celle du premier tome. J’ai aimé aussi la « postface », un bel hommage à la véritable petite fille ; de cette façon, le livre s’ouvre et se ferme sur un poème. 

 

Donc, une belle histoire, des personnages et des situations absurdes et drôles, une aventure agréable !

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