Redbluemoon

I found myself in Wonderland.

Little Women de Louisa May Alcott

Posté : 6 janvier, 2019 @ 2:59 dans Avis littéraires, Coup de cœur | Pas de commentaires »

Genre : Classique, Jeunesse Little Women

Editeur : Puffin (in Bloom) 

Année de sortie : 2014 [1868-1869] 

Nombre de pages : 777

Titre en français : Les Quatre filles du Dr. March 

Temps resté dans la PAL : presque 2 ans

Synopsis : « Life and love are very precious when both are in full bloom ». 

 

Avis : J’ai gagné ce livre lors d’un concours Instagram, avec les trois autres classiques jeunesse édités dans la collection Puffin in Bloom. J’étais tellement contente !! Et pourtant, j’ai attendu très longtemps avant de lire un des livres du box !

Honnêtement, je ne m’attendais pas à être si touchée par l’histoire de la famille March ! Je me suis attachée à TOUS les personnages (et c’est assez rare pour le mentionner !), et j’étais complètement dans le livre !

Je me suis attachée à chaque soeur à un moment donné de l’histoire, mais ma préférée reste Jo. Je me suis sentie proche d’elle, comme pour Esther dans Bleak House (La Maison d’Apre-Vent). Elle était comme un alter ego, quelqu’un que j’aurais pu être dans une autre vie. J’ai adoré Beth : son personnage est si doux ! On pourrait la croire fragile, c’est la seule soeur qui n’a pas de rêve formidable ou de grande ambition ; mais elle semble, en fin de compte, la plus forte de la fratrie. J’ai appris à aimer Amy, que je « détestais » (mot un peu trop fort) au début du roman. A cause de l’identification avec Jo, j’ai eu tellement mal au coeur quand Amy lui joue ce mauvais tour affreux, vers le début de l’œuvre ! Je me suis mise à sa place, et je pense que j’aurais eu encore plus de mal à pardonner ! Meg est sans doute celle que j’ai le moins apprécié, ce qui ne veut pas dire que je ne l’ai pas aimée ! J’ai adoré les parents, peut-être un peu idéalisés, mais c’est ce que ressent tout enfant pour son propre père et sa propre mère. J’ai aussi aimé les personnages masculins !! Laurie était un plaisir à lire et à voir évoluer !! Son entrée dans la famille est rafraîchissante – même si je suis d’accord avec Jo sur [SPOILER] leur incompatibilité de caractère, j’ai parfois eu envie de les voir ensemble, je l’avoue ! [FIN DU SPOILER] Mr. Bhaer est adorable : les scènes dans lesquelles il apparaît avec des enfants me serrer le coeur de joie, c’était presque ridicule ! J’ai ADORE le fait que TOUS les personnages qui sont des enfants au début du roman évoluent clairement jusqu’à la fin de l’œuvre ! Le lecteur vit et grandit avec eux, ce qui renforce le lien qui les unit.

Alors, c’est vrai, Little Women n’est pas un concentré d’actions. C’est un livre calme, posé, cosy, qui nous réchauffe le coeur. J’avais l’impression d’être chez moi entre les pages, d’être en famille, de faire partie du livre ! Je vivais les événements en même temps qu’eux : je maudissais, je riais, je me réjouissais, j’ai même pleuré avec eux ! [SPOILER] Le fait de savoir que ce livre est partiellement autobiographique, que l’auteure s’est inspiré de sa propre famille, et que May, l’inspiration pour Beth, est effectivement morte dans la vingtaine m’a empêché de me révolter à la mort de Beth ! Je la trouvais tellement adorable, elle était tellement bonne !! Elle ressemblait à une sainte, quelqu’un de tellement altruiste qu’elle en semble irréelle. Après, l’auteure peut avoir idéaliser sa soeur, mais le résultat est satisfaisant : Beth est un des personnages les plus attachants et gentils de toute la littérature ! [FIN DU SPOILER] 

Je m’y attendais : la religion tient une place importante dans Little Women. Mais cela ne m’a pas gênée : ce sont les principes et les valeurs soutenus par la religion qui sont mis en avant, et non les dogmes ou l’institution, donc ils peuvent être isolés de l’idéologie. Donc, l’œuvre n’est pas moralisatrice dans le sens « il faut croire en Dieu », etc. Je ne sais pas si j’aurais autant apprécié ce livre si cela avait été le cas ! Certaines valeurs sont, de nos jours, – justement – dévaluées : la gentillesse, la dévotion, l’aide aux personnes qui en ont besoin, le travail. Il était réconfortant et motivant de lire un livre qui met en avant ces principes !

Quant à la construction de l’œuvre, au début, j’ai eu l’impression d’une succession de scènes, sans véritable lien ; j’aurais pu les extraire du roman et les lire seules sans problème. Elles me faisaient penser à des sortes de leçons ; étant donné que c’est un livre pour enfant à l’origine, cela m’a semblé « logique ». Ce n’était pas insupportable, comme on pourrait le penser, au contraire ! Cela m’a fait penser à Emile, ou de l’éducation de Rousseau : les enfants font des erreurs, et les parents sont là pour leur expliquer après coup en quoi c’en était une. Ils laissent leurs filles faire des expériences, et apprendre par elles-mêmes. Cela doit être tellement dur de les prévenir, mais de les laisser foncer dans un mur parce qu’elles n’écoutent pas ! Même en tant qu’adulte, ces « leçons » peuvent porter leurs fruits et servir de petite piqûre de rappel !

 

Donc, Little Women est une excellente surprise, et me permet de très bien commencer l’année ! 

Gardiens des Cités Perdues, tome 1 de Shannon Messenger

Posté : 21 mai, 2018 @ 9:58 dans Avis littéraires | 2 commentaires »

Genre : Fantasy, Jeunesse Gardiens des Cités Perdues, tome 1

Editeur : Lumen

Année de sortie : 2014 [2012]

Nombre de pages : 510

Synopsis : Vous rêvez de visiter l’Atlantide ou la mythique cité de Shangri-la ? Suivez le guide !

Depuis des années, Sophie sait qu’elle n’est pas comme tout le monde. Elle se sent à part à l’école, où elle n’a pas besoin d’écouter les cours pour comprendre. La raison ? Elle est dotée d’une mémoire photographique … Mais ce n’est pas tout : ce qu’elle n’a jamais révélé à personne, c’est qu’elle entend penser les autres comme s’ils lui parlaient à voix haute. Un casque vissé sur la tête pour empêcher ce bruit de fond permanent de la rendre folle, elle se promène un matin avec sa classe au musée d’Histoire naturelle quand un étrange garçon l’aborde.

Dès cet instant, la vie qu’elle connaissait est terminée : elle n’est pas humaine et doit abandonner son existence entière pour rejoindre un autre univers, qu’elle a quitté douze ans plus tôt. L’y attendent une pléiade de nouveaux condisciples, amis et ennemis, et une question obsédante : qui est-elle ? Pourquoi l’a-t-on cachée dans le monde des humains ? Pourquoi n’a-t-elle que des souvenirs partiels de son passé ?

Un premier roman baigné de magie, dont la fantaisie et le sens du suspense font des miracles, et où éclate le talent indéniable de Shannon Messenger. Un nom à retenir ! 

 

Avis : Je n’avais aucune intention de lire ce livre avant que ma sœur me donne son exemplaire en trop ; et heureusement qu’elle l’a fait !!

Je me suis sentie, dans ce premier tome, exactement comme je me sens quand je lis Harry Potter : à l’aise, un peu comme chez moi, désireuse de voir plus de magie, d’avoir plus d’informations sur ce monde. Je me suis aussi énormément attachée aux personnages, et surtout à Sophie. Cela ne veut pas dire que Gardiens des Cités Perdues est comme Harry Potter, même s’il existe une école magique dans les deux univers. Je me suis juste sentie bien dans ce livre, et je suis sûre que j’aurais été enchantée en le lisant plus jeune.

Pour autant, je n’ai pas fait de ce premier tome un coup de cœur ; des petites choses m’ont un peu agacée au cours de la lecture. J’en parle maintenant pour me concentrer ensuite sur le positif ! D’abord, il est assez énervant de lire la réaction de Sophie face à un garçon, surtout Fitz, mais même avec Keefe – sa réaction par exemple quand il lui parle et qu’elle comprend qu’il est populaire. Je ne sais pas si on peut dire que c’est enfantin, mais c’est assez énervant. S’il lui arrive un truc qui la met en danger de mort, elle va plutôt penser au fait qu’elle s’est rendue ridicule devant untel. Bof ! Ce livre contient aussi le trope de l’élu, de l’enfant spécial et mystérieux qui découvre un monde duquel on l’a arraché, et qui est revenu pour le sauver, tout en ne sachant rien de ce monde et de son propre passé. Là, Sophie ressemble à Harry Potter, on peut le dire ! Malgré le fait qu’elle ait vécu chez les humains, elle est capable de choses exceptionnelles sans entraînement, ce qui peut être agaçant. Je suis vite passée outre, histoire d’apprécier ma lecture. En revanche, la rétention d’informations, ça, c’est insupportable !! L’héroïne et ses amis ne savent rien, tout comme le lecteur, parce que les adultes leur cachent des choses ; je suis un peu fatiguée de ce genre de choses. Du coup, j’ai eu énormément de mal à apprécier Alden, le principal détenteur d’infos !! Enfin, tous les personnages sont beaux … Je pense que l’intérêt de l’histoire n’aurait pas été amoindri s’ils ne l’avaient pas été, et c’était assez agaçant de le voir écrit un peu partout.

Mais toutes ces petites choses ont été éclipsées par tout ce que j’ai aimé ! D’abord, les personnages : je me suis tellement attachée à Sophie ! Je me suis identifiée à elle quand j’étais plus jeune : ultra timide, pas sûre d’elle, bonne élève, assez peu populaire. Elle m’a fait mal au cœur à plusieurs reprises ; c’est quand même une enfant, et ce qu’elle vit n’a rien de facile. J’ai aussi aimé ses amis, et ses proches ! C’était tout simplement génial de se retrouver, à nouveau, au milieu d’un véritable groupe d’amis ! J’ai particulièrement apprécié Dex et Keefe ; le premier est assez drôle et attentionné, le second cache sa fragilité derrière une apparence de casse-cou. J’ai trouvé Edaline et Grady très touchants ; en revanche, comme je l’ai dit plus haut, Alden m’a agacée, puisque c’est lui qui détient l’information, mais ne la délivre pas ! L’histoire était captivante ; certes, ça peut aussi briser le cœur du lecteur, et ça, je ne m’y attendais pas, mais c’est aussi passionnant de découvrir ce monde, et son lien avec le nôtre, l’Histoire, les relations interespèces. C’était fascinant, et j’avais envie que ce soit vrai ! Remarque spéciale : on voit l’Atlantide !!!!! (faux) problème : le nombre de questions !! J’ai tellement envie d’en savoir plus ! Evidemment, j’ai adoré l’école de magie ! Quel plaisir de voir Sophie pendant ses leçons ; j’aurais quasi voulu en voir plus ! Et cela m’a encore rappelé Harry Potter dans le fait que le tome s’achève sur la fin de l’année ; peut-être est-ce la même chose pour les tomes suivants ? A voir ! Enfin, ce livre m’a émue ; je me suis retrouvé à plusieurs fois avoir les larmes aux yeux. Et quand un livre a cet effet sur moi, j’ai toutes les chances de l’aimer !

 

Donc, ça peut parfois paraître un peu enfantin, mais j’ai pris un plaisir formidable à lire ce livre. Je continuerai la série avec grand plaisir !! 

Coraline de Neil Gaiman

Posté : 26 janvier, 2018 @ 11:55 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Genre : Fantastique, Jeunesse Coraline

Editeur : Bloomsbury

Année de sortie : 2009 [2002]

Nombre de pages : 185

Titre en français : Coraline

Synopsis : When Coraline explores her new home, she steps through a door and into another house just like her own … except that it’s different. It’s a marvellous adventure until Coraline discovers that there’s also another mother and another father in the house. They want Coraline to stay with them and be their little girl. They want to keep her for ever!

Coraline must use all of her wits and every ounce of courage in order to save herself and return home.

 

Avis : J’aimerais plus de livres de Neil Gaiman, et comme Coraline est une de ses œuvres desquelles on parle le plus, je me suis lancée !

Ce livre me semble être un mix entre Alice au pays des merveilles et l’univers de Tim Burton : Coraline est une petite fille livrée à elle-même dans un monde assez hostile, à la merci d’une femme étrange, et assez effrayante – non négligeable : il y a un chat noir qui parle !!!! C’est plutôt sombre, assez dérangeant avec ces yeux effrayants, décalé aussi. Le « méchant » est plutôt étrange, son pouvoir a l’air incroyable, mais reste inexploité et mystérieux ; on ne comprend pas trop ce qu’elle est, ni d’où elle vient, ce qui est un peu dommage. Coraline, quant à elle, est une petite fille intelligente, courageuse, adorable. Elle est effrayée par ce qui lui arrive, ce qui donne envie au lecteur de la réconforter. Elle pense par elle-même, et se rend bien compte que l’autre monde n’est pas une solution – donnant, en passant, une petite leçon au lecteur : [SPOILER] elle ne veut pas vraiment avoir tout ce qu’elle demande ; le monde serait ennuyeux si elle n’avait plus rien à désirer ! [FIN DU SPOILER] La leçon rend le livre assez enfantin. Coraline est aussi très court, il se lit très rapidement, mais c’est peut-être un désavantage. Le lecteur n’a pas vraiment le temps de s’immerger complètement dans le monde présenté par l’auteur. Il manquait quelque chose pour que ce livre soit parfait.

 

Donc, un très bon livre, mais peut-être trop court. Dans tous les cas, une lecture parfaite pour Halloween !

Le Petit Prince d’Antoine de Saint-Exupéry

Posté : 22 décembre, 2017 @ 4:19 dans Avis littéraires, Coup de cœur | Pas de commentaires »

Genre : Classique, Jeunesse Le Petit Prince

Editeur : Gallimard

Année de sortie : 1993 [1946]

Nombre de pages : 117

Synopsis : Le Petit Prince est paru pour la première fois il y a cinquante ans aux Etats-Unis. Quelques mois plus tard, son auteur, Antoine de Saint-Exupéry, disparaissait avec son avion en Méditerranée au cours d’une mission de guerre.

« J’aurais l’air d’être mort et ce ne sera pas vrai », nous avait prédit l’enfant blond.

Pour tous ceux qui aiment ses livres, Antoine de Saint-Exupéry n’est pas mort et Le Petit Prince est plus vivant que jamais avec ses millions d’exemplaires et ses quelque quatre-vingts traductions.

Voici donc un album de fête pour cette double commémoration : un album enrichi de la fabuleuse histoire de la naissance du Petit Prince. Car tout est fabuleux dans le monde du Petit Prince : aux Etats-Unis, on a retrouvé quelques dessins originaux qu’Antoine de Saint-Exupéry a préféré écarter au moment de remettre son manuscrit à son éditeur. Ils sont pour la première fois publiés ici. Ils donnent au livre une coloration inattendue, qui en accentue la portée symbolique.

 

Avis : C’est le quatrième tome du Maître des livres qui m’a enfin donné assez envie de lire ce livre pour que je l’emprunte ou l’achète ! 

Etrangement, je ne m’attendais pas à aimer autant ; en fait, je ne sais pas trop à quoi je m’attendais, mais certainement pas à être touchée à ce point ! Je n’ai pas lu l’introduction sur l’histoire du Petit Prince ; je voulais simplement m’immerger dans l’histoire. Et quelle histoire … Le narrateur se retrouve coincé dans le désert, et c’est là qu’il rencontre un petit garçon blond, le petit Prince. Celui-ci est très mystérieux et ne lui raconte rien quand il lui pose des questions ; en revanche, il ne cesse de répéter les siennes si on ne lui répond pas ! Le narrateur et le lecteur découvrent peu à peu l’histoire du petit garçon ; il nous donne de telles leçons !! On sent bien aussi que tout n’est que symboles, et que c’est à nous d’interpréter comme nous l’entendons. C’est aussi cela qui m’a fait adorer ce livre : cette fleur, ce renard, ils peuvent représenter tant de choses différentes ; et, en même temps, c’est toujours l’amour, qu’il soit entre amants ou entre amis, qui est mis en avant, qui est le plus important. Tant de citations seraient à conserver de ce livre : « L’essentiel est invisible pour les yeux », « C’est le temps que tu as perdu pour ta rose qui fait ta rose si importante », « Tu parles comme les grandes personnes« . Ah mon Dieu, je voudrais ne jamais parler comme les grandes personnes après la lecture de ce livre !! Le Petit Prince nous apprend à ouvrir les yeux, nous rappelle ce qui est vraiment important quand nous nous laissons submerger par nos problèmes de grandes personnes, il nous permet de penser plus grand, plus beau, plus poétique. La fin m’a brisé le cœur : [SPOILER] la perte est tellement grande, et pourtant, le petit prince laisse de l’espoir au narrateur grâce aux souvenirs qu’ils ont créés ensemble. [FIN DU SPOILER] Même quand l’ami, le proche, est parti, il nous reste les moments heureux, les souvenirs, les échos, les signes, ce qui nous rend heureux malgré le malheur d’avoir perdu. Maintenant, il me faut absolument ma propre édition pour la lire, la relire, et la rerelire, et la lire ensuite à mes enfants, et mes petits-enfants, tous les enfants et adultes de la Terre !! 

 

Donc, un chef-d’œuvre, tout simplement !

Le Pacte des Marchombres, tome 1 : Ellana de Pierre Bottero

Posté : 28 septembre, 2016 @ 7:33 dans Avis littéraires | 4 commentaires »

Genre : Fantasy, JeunesseEllana

Editeur : Le Livre de Poche

Année de sortie : 2010

Nombre de pages : 382

Synopsis : Seule survivante d’un groupe de pionniers après l’attaque de leur caravane, une fillette est recueillie par un peuple sylvestre et grandit à l’écart des hommes. A l’adolescence, elle décide de partir en quête de ses origines. Sous le nom d’Ellana, elle croise alors le plus grand maître marchombre, Jilano Alhuïn, qui la prend pour élève et l’initie aux secrets de sa guide. Un apprentissage semé de rencontres et de dangers … Le Pacte des Marchombres invite le lecteur à pénétrer dans les arcanes d’une guilde aux pouvoirs extraordinaires, et à suivre le destin d’Ellana Caldin, héroïne prodigieuse par sa psychologie, ses exploits physiques et son insatiable goût de liberté.

 

Avis : Je me suis lancée dans cette lecture avec Sylphideland, une super blogueuse que je ne peux que vous conseiller !! (elle critique des perles, et j’adore son humour !!) Voici le lien vers sa chronique et celui vers son compte Livraddict !!

C’est mon tout premier livre de Pierre Bottero, je n’ai jamais lu La Quête d’Ewilan, même si j’aimerais beaucoup tenter un de ces jours ! (même si maintenant, j’ai quelques réticences vu les avis que j’ai pus voir dernièrement sur la série …) Ellana m’avait été vanté un jour par quelqu’un comme sa série Fantasy préférée, je m’étais imaginé une trilogie formidable. C’est un bon livre Fantasy, assez différent peut-être des YA que l’on voit en ce moment (voir mon petit coup de gueule dans la chronique de The Book of Ivy). L’action se déroule dans un univers imaginaire, assez contrasté : on y trouve des forêts – coup de cœur pour les Petits ! -, un désert, des villes plus ou moins grandes (plutôt moins, et l’auteur explique pourquoi, ce que j’ai trouvé intéressant), des fleuves. J’ai aimé ces changements de paysages, et la magie que ces lieux recèlent : la poésie qu’Ellana voit dans le désert m’a touché, et j’envie sa vie dans la forêt ! En revanche, concernant l’histoire, j’ai trouvé (comme très souvent, ça devient une habitude !) que le synopsis en disait trop. Il va trop loin dans le livre, tout en supprimant tout de même pas mal de choses, heureusement ! Résultat, je vais finir par ne plus lire les synopsis du tout ! En effet, Ellana rencontre bien un maître marchombre, une guilde mystérieuse, qui maîtrise des pouvoirs fascinants – toujours plus ou moins liés à la nature me semble-t-il, ce qui les rend d’autant plus beaux -, qui prône une liberté totale, une indépendance complète – je comprends l’envie d’être libre, mais au point où arrive Ellana, je ne pense pas que ce soit possible -, qui entraîne une belle relation maître / élève – faite de respect, d’autorité naturelle et de progrès des deux côtés -, qui possède aussi des rites d’entrée – j’ai adoré le passage du Rentaï !!-, et dont la poésie est belle, douce parfois, dure et difficile d’autres fois. Evidemment, cette poésie se retrouve dans l’écriture, que j’ai apprécié dans ces moments-là. Certains passages m’ont émue, un peu partout dans le livre. Petit plus : j’adore la couverture, je la trouve vraiment très belle – même si Ellana ne me semble pas du tout faire cet âge dans le livre !

Quant aux personnages : je n’ai pas vraiment réussi à m’attacher complètement à Ellana, l’héroïne. Son envie de liberté, d’indépendance totale m’a peut-être gêné : elle tente d’être tout à fait détachée, n’y parvient pas, et persiste quand même ! Cela la rend un peu froide. Elle ne se confie totalement à personne – même pas à son maître me semble-t-il -, ne veut pas lier de relation trop forte avec qui que ce soit – ce qui signifie ni ami, ni amant -, garde ainsi une distance constante avec tous, ce qui, pour moi, s’est transformée en distance avec le lecteur lui-même. Peut-être plus jeune l’aurais-je vu autrement, peut-être comme une grande sœur, ou comme quelqu’un à qui j’aurais aimé ressembler. Ce n’est pas du tout le cas maintenant ! Ellana est un personnage fort, sûr de ses convictions, qui a confiance en elle, intrépide, qui ne se laisse pas marcher sur les pieds, qui a du répondant et est capable de coups de folie qui ne loupent jamais. Mais, dans sa témérité, elle est aussi sage, elle prend les bonnes décisions, et donnent les bonnes réponses. Elle est exceptionnelle. En gros, elle est parfaite dans sa pseudo imperfection. Et ce peut être un peu énervant. Le lecteur sait qu’elle est particulière, mais le récit ne fait que nous le redire sous des formes différentes. Je ne me suis pas beaucoup plus attachée à Jilano Alhuïn, même s’il m’a intéressé de par les secrets qu’il garde et ce qu’il peut nous apprendre sur la guilde des marchombres. Autoritaire sans l’être, inspirant naturellement le respect, il est le maître parfait, celui qui sait écouter, qui comprend, qui va tout faire pour que son élève se dépasse le plus possible, pas pour être la meilleure, mais pour s’améliorer elle-même – je ne sais pas si c’est très clair, mais on retrouve cette idée dans le livre. Il ne semble jamais tyrannique, à part une fois, mais il semble que ce soit à dessein. Il est convaincu de la valeur d’Ellana – son côté exceptionnel est encore mis en avant parce que Jilano ne prenait plus d’apprenti avant elle. Il fait un très bon maître, et sa perfection ne le rend pas énervant : certains devraient peut-être s’en inspirer un peu pour construire de meilleures relations maître/élève. D’autres personnages se trouvent dans ce livre, comme Nillem, que je sens venir de très loin, très ambitieux, trop même ; Sayanel Lyyant, personnage d’abord mystérieux, auquel je ne me suis pas attaché non plus ; les parents d’Ellana, visiblement très amoureux, et surtout sa mère, à qui je me suis attachée même si elle apparaît très peu de temps ! ; Nahis, adorable petite fille innocente ; les Petits, et surtout Pil et Ouk, qui m’ont bien fait rire et qui vivent dans un autre endroit qui m’a enchanté !

La fin n’annonce pas vraiment de grandes choses pour Ellana, mais le lecteur sait que son chemin sur la voie est encore long, et que les tomes suivants seront chargés d’aventures ! Je lirai la suite avec plaisir !

Dans mon édition, se trouve aussi, après le roman, deux textes de Pierre Bottero que j’ai appréciés, tous les deux sur la genèse du Pacte des Marchombres, mais aussi sur ce qui le pousse à écrire, la valeur qu’il accorde à la littérature, son travail d’instituteur, et les thèmes qu’il aborde dans son roman, et pourquoi. J’ai beaucoup aimé ces textes, surtout la vision de la littérature qu’a l’auteur : il vit le livre véritablement, et je me suis complètement vu dans ce qu’il disait !

 

Donc, un bon roman Fantasy, une belle poésie, un univers riche et contrasté, mais peut-être des personnages trop lisses, surtout l’héroïne.

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