Redbluemoon

I found myself in Wonderland.

Fingus Malister, tome 1 : Feux follets, mandragore et cadavre frais d’Ariel Holzl (#plib2020)

Posté : 3 novembre, 2019 @ 11:20 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Genre : Fantasy, JeunesseFingus Malister 1

Editeur : Rageot

Année de sortie : 2019

Nombre de pages : 187

Synopsis : « Préparez votre soupe ! Trouvez 120g de sève de mandragore, 80g d’or des fous. Mélangez-les dans un bocal à élixir, faites mijoter une journée à feu follet. Répandez-la sur tout cadavre frais, il reviendra à la vie en quelques minutes. Et le rituel de zombification sera accompli ! »

Apprenti seigneur maléfique, Fingus Malister sait comment éblouir les jurés de sa future académie de magie. Mais il a besoin de l’aide d’une sorcière plus têtue que lui …

 

Avis : Livre lu pour la #teamguerisseurs pour le #tournoideselites organisé par le #plib2020 ! (#ISBN9782700273786)

guerisseur-1

J’ai acheté ce livre aux Halliénales 2019, avec tous les autres livres de l’auteur !

Tout d’abord, je dois dire que j’ai eu un peu de mal à entrer dans le livre : je n’étais pas immédiatement happée, j’ai dû attendre quelques pages pour vraiment être avec les personnages. C’est sans doute parce que ce tome sert d’introduction, et parce qu’il est écrit pour la jeunesse ? En tout cas, il m’a fallu un petit temps d’adaptation pour vraiment être dans l’histoire !

Je l’avoue, j’ai parfois eu du mal avec Fingus : il me fait à la fois mal au cœur, et il m’agace énormément ! Orphelin, il n’a qu’une seule amie ; tous les autres habitants du village sont contre lui parce qu’il appartient à la famille Malister, celle des seigneurs maléfiques qui ont empoisonné la région avec leur magie noire. Sa façon de parler à Polly m’a hérissé le poil à plusieurs reprises, tout comme son arrogance ; mais je pense que c’est une façade : il n’a personne auprès de lui, et vit seul dans une maison en proie à un monstre qu’il ne contrôle pas du tout ! J’avais donc à la fois envie de le prendre dans mes bras et de le frapper, c’était étrange ! Quant à Polly, je l’ai beaucoup aimé ! Elle est réfléchie, intelligente, et généreuse. La scène avec sa famille, dans la maison, m’a tellement fait penser aux Weasley dans Harry Potter : j’avais exactement le même sentiment de confort, de sécurité, d’union au sein d’un groupe ! C’était merveilleux ! Dans le même temps, le lecteur sent d’autant plus que Fingus n’a pas cette sécurité, ce confort, et qu’il risque de mal tourner sans Polly et sa famille !

D’autres univers ont clairement influencé l’écriture de ce livre : quelle satisfaction de trouver le nom de Poe, ou celui de Lewis Carroll, et de voir l’influence d’autres auteurs que j’affectionne ! J’ai également aimé le jeu de l’auteur sur les noms et sur les mots : on ne le retrouve pas autant que dans Les Sœurs Carmines, mais il est tout de même présent !

Au fil des pages, je me suis donc laissée entraîner par l’univers de Fingus, et la fin m’a vraiment donné envie de lire la suite ! J’ai vraiment hâte de voir comment les personnages vont s’en sortir !

 

Donc, un bon roman jeunesse, qui a fini par me happer, dont les personnages sont attachants, et qui me donne envie de découvrir la suite !

Les Petites reines de Clémentine Beauvais

Posté : 28 septembre, 2019 @ 1:09 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Genre : Contemporaine, Jeunesse Les Petites reines

Editeur : France Loisirs

Année de sortie : 2017 [2015]

Nombre de pages : 270

Synopsis : On les a élues « Boudins de l’année » sur Facebook.

Mais Mireille Laplanche et ses « boudinettes », Hakima et Astrid, n’ont pas l’intention de se lamenter sur leur sort !

Elles ont des mollets, des vélos, et elles comptent bien rallier Bourg-en-Bresse à Paris … pour s’incruster à l’Elysée !

Place aux Petites Reines !!!

 

Avis : J’ai lu ce livre pour une de mes classes : il vaut quand même mieux que je sache ce que je leur fais lire !

J’ai passé un très bon moment ! J’ai surtout adoré l’humour de Mireille : il permet d’illuminer le livre tout entier ! Parce qu’autant vous le dire, le sujet est quand même assez délicat : la beauté, ses standards, mais surtout, la laideur. Ces filles sont appelées des boudins. Et elles gagnent un concours de boudins. Certes, Mireille se montre forte et en rit, dédramatise, utilise cette insulte, la revendique – exactement comme Tyrion avec le mot « nain », ou Jon avec le mot « bâtard » dans GoT – ; mais cette force lui sert clairement à cacher ce qu’elle ressent vraiment : le rejet, par tous, que ce soit sa mère, son père, ou les autres élèves de sa classe. Elle m’a fait mal au cœur, j’avais envie de la serrer contre moi !

Concernant l’histoire : j’ai beaucoup aimé l’idée, mais, à un moment, vers le milieu, j’étais un peu distraite. Ce qui m’a vraiment accroché, c’est le style, la façon dont Mireille raconte ! C’était top !! J’ai éclaté de rire parfois, déjà rien qu’avec le nom du chat, Babyboule ! Je suis bon public, peut-être, mais à chaque fois que son nom revenait, grand sourire, voire éclat de rire ! J’ai aussi adoré l’éloquence de Mireille, ses élans poétiques. J’ai adoré sa relation avec sa mère : on ressent l’amour qu’elles se portent, même si elles ne l’expriment pas clairement. Et j’avais vraiment, vraiment, envie qu’elle reconnaisse enfin Philippe !!

La fin n’est pas décevante ! Tout le contraire en fait ! Je ne pensais pas que le livre se finirait comme ça, mais c’est mieux que ce à quoi je m’attendais ! [SPOILER] Surtout, j’ai adoré la façon dont Philippe est ENFIN considéré comme le père de Mireille ; parce qu’il l’est, en effet, excepté qu’ils n’ont pas le même sang. J’aurais vraiment aimé avoir une scène entre eux, j’ai vraiment aimé ce personnage ! Et je me doutais déjà que le livre de Patricia allait être publié ! En revanche, je pensais vraiment que Klaus savait que Mireille était sa fille ! Je dois dire que ça m’a surpris ! [FIN DU SPOILER]

 

Donc, une belle surprise, même si ce n’est pas un coup de cœur ! Je pense à lire un autre livre de Clémentine Beauvais !

Le Livre de Perle de Timothée de Fombelle

Posté : 28 mars, 2019 @ 3:52 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Genre : Fantastique, Jeunesse, Conte Le Livre de Perle

Editeur : Gallimard (Pôle Fiction) 

Année de sortie : 2017 [2014]

Nombre de pages : 325

Synopsis : Tombé dans notre monde une nuit d’orage, un homme emprunte le nom de Joshua Perle. Commence alors pour lui une vie fugitive, une quête mystérieuse. Mais ceux qui l’ont banni et le traquent le laisseront-ils trouver le chemin du retour ? Perle a-t-il raison de penser que la fille qu’il aime l’attend toujours là-bas ? Entre réel et féerie, un grand roman d’aventures par l’auteur de Tobie Lolness et Vango

 

Avis : J’ai gagné ce livre pendant un concours lancé par Salomé de la chaîne Kiss the Librarian ! Elle m’avait intriguée en parlant du Livre de Perle dans une de ses vidéos ! 

Je peux comprendre pourquoi certaines personnes n’aiment pas ce livre ; j’ai moi-même failli passer à côté parce que je n’étais pas dans l’humeur qu’il fallait. Il peut être un peu confus : on suit d’abord une fée qui essaie de sauver celui qu’elle aime, puis un jeune garçon brisé par un chagrin d’amour, puis un autre jeune homme. L’action se situe dans deux mondes différents : un magique, celui des contes de fées ; l’autre sans magie, dans lequel on ne croit pas aux fées, le nôtre. Ils sont tous les deux familiers au lecteur qui voyage de l’un à l’autre au fil des pages. Je ne veux pas en dire trop sur l’histoire ; je pense qu’il est mieux d’entrer dans ce livre à l’aveugle. La fin a été décisive : c’est grâce à elle que j’aime autant ce livre ! [SPOILER] J’ai ADORE la façon dont le lecteur est impliqué dans l’histoire : tout le long du livre, c’est lui qui rend possible la libération d’Ilian et Olia grâce à la lecture. C’est une super idée !! Parce que le lecteur croit à ce que lui raconte le narrateur – qui n’a pas de nom, soit dit en passant, #AryaStarkvibes –, les personnages sont libérés du sort qui les retient loin de leur monde de contes de fées ! Je ne peux qu’aimer cette idée qui donne tant de pouvoir à la lecture : un monde peut naître parce qu’on croit en lui ! [FIN DU SPOILER]

De plus, on ne peut pas nier que c’est une belle histoire. Je me suis sentie proche de Perle tout le long, j’avais envie qu’il réussisse, qu’il retourne là où se trouve sa place ; et, en même temps, je n’avais pas envie qu’il perde tout ce qu’il a trouvé dans son nouveau monde. Etant donné que la Seconde Guerre mondiale fait partie de l’histoire, on peut se douter que tout n’est pas rose, et que certains passages sont tristes ; mais je n’ai jamais senti l’émotion me submerger. Les seuls moments où mon cœur se serrait, c’était quand la solitude ou le chagrin étaient abordés. J’adore aussi l’idée de ce monde dans lequel tous les contes sont réels : j’adorerai lire plus de livres de ce genre !

 

Donc, une belle histoire, qui a pris toute son ampleur pour moi à la fin !

 

Gardiens des Cités Perdues, tome 2 : Exil de Shannon Messenger

Posté : 28 février, 2019 @ 4:29 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Genre : Fantasy, JeunesseExil

Editeur : Lumen

Année de sortie : 2015 [2013] 

Nombre de pages : 567

Titre en VO : Keeper of the Lost Cities, book 2: Exile 

Synopsis : Vous rêvez de visiter l’Atlantide ou la mythique cité de Shangri-la ? Suivez le guide !

Depuis qu’elle a quitté sa famille humaine pour aller vivre parmi les elfes et étudier à l’académie de Foxfire, Sophie n’a pas manqué d’attirer tous les regards sur elle … et son enlèvement n’a rien arrangé ! Le monde elfique, pour qui le mot « crime » était jusque-là quasi inconnu, est en émoi et la révolte gronde …

Pourtant, une découverte extraordinaire pourrait permettre de ramener le calme au sein des Cités perdues. Sophie tombe en effet nez à nez avec une alicorne, une créature fabuleuse que les elfes croyaient disparue, symbole pour eux d’un nouvel espoir. Mais la jeune Télépathe, chargée de s’occuper de l’animal, va vite déchanter : déjà bien éprouvée par la reprise des cours imminente et les messages toujours plus énigmatiques du Cygne Noir, elle se retrouve en plus contrainte de prendre un risque immense pour protéger l’un de ses proches d’une mort certaine …

Deuxième tome de la série Gardiens des Cités perduesExil pousse Sophie à explorer les recoins les plus sombres d’un univers baigné de magie et bourré de trouvailles rafraîchissantes. Retrouvez la plume vive et endiablée de Shannon Messenger, plus ensorcelante que jamais ! 

 

Avis : Cette année, j’ai décidé de continuer le plus possible les séries que j’ai commencées il y a plus ou moins longtemps : donc, je continue Gardiens des Cités Perdues avec Exil !

J’ai lu ce livre pendant que je passais l’agrégation ; autant dire que c’était une période assez stressante ! Je me suis dit qu’il allait me permettre de m’évader, de me soulager un peu ! J’avais en partie raison !

J’ai passé un très bon moment avec Exil, mais de nombreuses choses m’ont agacée. Je vais commencer par ça ! D’abord, Sophie. Je la trouve assez énervante parfois. Soit elle se plaint à propos de choses sans importance – comme d’être recouverte de crottin pailleté ; okay, ce ne doit pas être très agréable, mais on parle quand même d’une LICORNE – ou alicorne – comment peut-elle se plaindre ?! -, soit elle ment à tous les gens qui l’entourent parce qu’elle n’a, visiblement, pas confiance en eux, soit elle pense qu’elle ne suffira jamais. Je peux comprendre la pression, et la peur de l’échec – totalement même ! – mais je ne comprends pas pourquoi elle n’en parle à personne, et surtout, aux personnes sur qui elle compte le plus. [SPOILER] A partir d’un moment, elle finit par impliquer quelques proches ; mais j’aurais préféré qu’elle se constitue une véritable équipe pour ne pas avoir à agir seule, ou accompagnée de personnes à moitié informées ! J’adore les équipes !!!! [FIN DU SPOILER] Je l’ai trouvée un peu immature, mais je dois sans doute me rappeler qu’elle n’a que 12 ans ! Et, de là, un autre problème : le monde dépend d’elle, alors qu’elle est si jeune et inexpérimentée ! Le fameux trope de l’Elu ! Créée pour changer le Monde, mais abandonnée dans ledit Monde par son Créateur inconnu ! (dit comme ça, on pourrait penser à une allégorie biblique …) J’aime le trope de l’Elu, mais, ici, quelque chose me dérange, comme cela devrait me déranger dans Harry Potter, mais je suis trop attachée à la série pour lui en tenir rigueur (bonjour la subjectivité). Pourquoi ne peut-elle pas recevoir une aide correcte ? Et pourquoi autant de rétention d’informations ? ça me rend folle autant qu’elle ! Je me suis sentie proche d’elle dans ces moments-là ! Peut-être que ce trope m’agace parce qu’elle a énormément de pouvoirs différents, et qu’elle semble les contrôler facilement, sans entraînement ? Peut-être que ça ira mieux dans les tomes suivants ? Peut-être que je suis aussi agacée parce que tout me semble trop commode ? trop facile (difficile d’employer ce terme, mais je n’en trouve pas de plus approprié !) ? [SPOILER] Je suis soulagée qu’Alden aille bien à la fin du roman, que Sophie ait pu le sauver ; la scène m’a presque fait pleurer. Mais, je ne sais pas … j’ai l’impression que, bientôt, elle pourra ramener les morts à la vie ou quelque chose du genre, et je n’aime pas trop cette sorte de twist du trope de l’Elu : l’Elu Invincible ! [FIN DU SPOILER] J’espère juste que Sophie ne va pas finir en mode déesse je pense ! Enfin, dernier élément qui m’a agacée ici : Fitz. Oh, comme je l’ai détesté dans ce tome. Je peux comprendre qu’il soit désespéré et en colère, mais ça ne l’excuse pas !

On passe au positif : des licornes, ou alicornes ! J’aime beaucoup l’idée de reprendre des créatures mythologiques ! J’ai hâte de voir si d’autres vont venir ensuite ! J’aime aussi les amitiés entre humains/elfes et animaux ! J’ai adoré découvrir une part plus sombre du monde des elfes, notamment Exil. C’était fascinant ! J’aimerais explorer encore plus cet univers !! J’ai trouvé la représentation de la mort très belle dans sa tristesse … J’ai aimé que l’intrigue se complexifie, notamment avec la partie à propos de Jolie, la fille d’Edaline et Grady – personnages que j’apprécie tous les deux d’ailleurs ! Un de mes aspects négatifs a été en partie « résolu » : Sophie ne semble pas invulnérable. Pour autant, l’explication m’a semblé floue ! J’ai aimé les passages dans l’académie Foxfire, et je pensais qu’on aurait plus de scènes dans l’école !! (dans les tomes suivants ? *prie*) J’ai adoré l’atmosphère de la fin, c’était vraiment réconfortant ! J’adore les groupes et en voir naître un me donne de l’espoir pour la suite !! [SPOILER] Contente aussi de voir Dex intégrer le groupe ! [FIN DU SPOILER] Côté personnages, j’ai deux préférés : le premier est Keefe ! J’adore son humour, il apporte une fraîcheur à la série, tout en gardant une petite part sombre. Le deuxième : Dex !! Je lui suis beaucoup attachée, plus qu’à Sophie ! [SPOILER] Je le vois totalement en couple avec elle, malgré leur jeunesse ! Malheureusement, je sens le triangle amoureux pointer son nez entre Dex, Fitz et Sophie : NOOOOOOON ! [FIN DU SPOILER] Enfin, je suis contente que la famille humaine de Sophie lui manque (cette phrase a l’air horrible écrite comme ça : je suis un monstre !) Dans le premier tome, je me souviens avoir eu le sentiment qu’elle se fichait de quitter sa famille pour le monde des elfes ou, en tout cas, qu’elle oubliait assez rapidement sa douleur, comme si tout ce que son nouvel univers lui apporte pouvait compenser. C’était assez étrange, et je trouve « sain » qu’elle se souvienne de ses (fausses) origines.

Sinon, le lecteur retrouve des personnages qu’il appréciait dans le premier tome : les parents adoptifs de Sophie, les Vacker, Elwin … Certains n’ont pas encore assez de relief, sans doute parce qu’ils sont vus à travers les yeux de Sophie ; sans doute dans les tomes suivants ! On retrouve aussi les décors du premier tome, notamment les demeures, Havenfield et Everglen !

Je vais tenter de finir la série cette année ; je me suis rendu compte que j’avais oublié pas mal de choses entre la lecture du premier tome et celle du deuxième ! J’ai hâte d’en savoir plus sur le monde des elfes, sur les origines de Sophie, et de voir plus d’amitié et de chaleur elfique !! J’espère aussi que mes petits éléments négatifs ne vont pas m’empêcher d’apprécier la suite !

 

Donc, un bon deuxième tome, malgré quelques petits agacements !

 

Heidi de Johanna Spyri

Posté : 8 février, 2019 @ 11:52 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Genre : Classique, JeunesseHeidi

Editeur : Puffin (in Bloom)

Année de sortie : 2014 [1880]

Nombre de pages : 295

Titre en VO : Heidi

Synopsis :  »Heidi looked around with growing delight at the mountain peaks she knew so well and which seemed to greet her like old friends. »

 

Avis : J’ai gagné ce livre en concours sur Instagram début 2017. Je n’avais aucune envie de lire Heidi avant de le gagner – il était dans un box. 

Je dois l’avouer : je ne regardais pas Heidi à la télé enfant. Petite, je ne pensais pas que la vie d’une petite fille dans les montagnes suisses pouvait m’intéresser. J’avais gardé mes préjugés jusqu’à maintenant. Je ne pensais pas aimer Heidi, mais étant donné qu’il avait neigé, que c’était encore l’hiver, je me suis dit que c’était le moment ou jamais pour le lire, et voir si, en fin de compte, il me plaisait. Je peux vous dire que j’ai été très surprise ! Je ne m’attendais vraiment pas à aimer Heidi à ce point ! 

C’était une lecture douce/amère : la vie d’une petite fille des montagnes, élevée dans la nature, naïve comme tout, mais qui a tout de même du caractère. Une âme simple et pure, qui vit dans la neige, dans l’herbe, au milieu des chèvres, et que des gens « bien intentionnés » veulent voir grandir, quitter la montagne pour la « vraie vie », celle des villes. La vulnérabilité, la détresse d’Heidi m’ont fait mal au cœur, mais sa force m’a impressionnée. La scène dans laquelle [SPOILER] elle va à Francfort avec Detie et quitte son grand-père m’a arraché le cœur ! [FIN DU SPOILER] J’ai vraiment eu du mal à supporter cette scène, j’ai vraiment eu envie d’arrêter la lecture tellement ça m’énervait/me rendait triste ! Je n’avais pas envie de savoir ce qui allait se passer ensuite, de peur que l’auteure fasse n’importe quoi. Mais j’avais aussi, paradoxalement, très envie de savoir ce qui allait arriver à Heidi ! Même si la situation est très dure, et si des sujets assez lourds sont traités, le livre est beau, plein d’espoir, et de pensées positives ! Heidi fait partie de ces livres confortables, dans lesquels le lecteur se sent bien – excepté certaines scènes bien sûr ! – un petit bouquin à lire devant une cheminée, avec les montagnes enneigées en fond ! 

Concernant les personnages, j’ai adoré Heidi : elle est adorable. Fragile parce que petite, parce qu’elle ne comprend pas le monde, elle est aussi dotée d’un caractère qui lui permet de remonter toutes les pentes ! Elle est généreuse, dévouée ; parfaite on pourrait dire,  un exemple ! J’ai aussi adoré Uncle ! Sous la surface, c’est un homme brisé par son passé. Il s’inflige son isolement en guise de punition. C’est un peu l’image du pêcheur qui se repent comme il peut. Rottenmeier est l’archétype de la méchante dame que le personnage principal ne comprend pas : pourquoi ne l’aime-t-elle pas ? J’ai aussi apprécié Clara [SPOILER] même si ce qui lui arrive à la fin ne m’a pas paru très réaliste ! [FIN DU SPOILER] J’ai aussi adoré les grands-mères, Granny et Grandmama ! 

La seule chose qui m’a agacée dans ce livre, c’est la place que prend peu à peu la religion. C’est la solution à tout. Quand elle est à Francfort, et que sa maison lui manque, Grandmama dit à Heidi de prier Dieu de lui accorder ce qu’elle veut, et de ne jamais oublier de le faire tous les soirs. Et voilà. Dieu exauce les vœux des différents personnages, il est la solution. Moui. Pas convaincue. 

 

Donc, un beau petit livre qui réchauffe le lecteur quand son cœur est froid !

 

 

 

12345...9
 

Baseball fans gather zone |
Eaudefiction |
Ici même |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Kpg1221gpk
| Elenaqin
| la saltarelle des baronnes