Redbluemoon

I found myself in Wonderland.

The Turn of the Screw de Henry James

Posté : 5 septembre, 2020 @ 11:54 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Genre : Nouvelle, Fantastique The Turn of the Screw

Editeur : Dover Thrift

Année de sortie : 1991 [1898]

Nombre de pages : 87

Titre en VF : Le Tour d’écrou

Synopsis : The story starts conventionally enough with friends sharing ghost stories ’round the fire on Christmas Eve. One of the guests tells about a governess at a country house plagued by supernatural visitors. But in the hands of Henry James, the master of nuance, this little tale of terror is an exquisite gem of sexual and psychological ambiguity. Only the young governess can see the ghosts; only she suspects that the previous governess and her lover are controlling the two orphaned children (a girl and a boy) for some evil purpose. The household staff don’t know what she’s talking about, the children are evasive when questioned, and the master of the house (the children’s uncle) is absent. Why does the young girl claim not to see a perfectly visible woman standing on the far side of the lake? Are the children being deceptive, or is the governess being paranoid? By leaving the questions unanswered, The Turn of Screw generates spine-tingling anxiety in its mesmerized readers.

 

Avis : J’ai lu cette nouvelle en prévision de la sortie de la saison 2 de The Haunting of … qui s’appelle donc The Haunting of Bly Manor !

J’attendais tant de cette nouvelle ! Depuis que j’ai appris que la suite de The Haunting of Hill House serait inspirée de cette œuvre, j’avais vraiment hâte de la lire ! Peut-être que j’en attendais beaucoup trop ou que je m’attendais à quelque chose qui se rapproche du roman de Shirley Jackson niveau ambiance. The Turn of the Screw n’avait rien à voir.

J’ai aimé le début et le fait que le premier narrateur nous lise ce que quelqu’un d’autre a écrit – et donc, nous avons un second narrateur, qui est en fait le narrateur central. J’ai aimé que cette nouvelle relève clairement du genre fantastique et que nous ne soyons jamais sûrs que le narrateur est bien fiable. D’étranges événements ont lieu, mais est-ce son imagination ou est-ce réel ?
J’ai également aimé l’espèce de dualité des enfants : SPOILER 1 Dernier élément que j’ai aimé : la relation entre la narratrice et Mrs. Grose. SPOILER 2

La seule scène qui m’a fait peur est SPOILER 3

Mais, plus j’avançais dans ma lecture, plus j’étais déçue.

Le style d’écriture d’Henry James est lourd et j’ai eu du mal à comprendre certaines phrases du premier coup, je devais les relire pour saisir tout à fait le sens. Cela a ralenti ma lecture et ne m’a pas permis d’entrer complètement dans l’histoire. Je m’attendais à quelque chose qui n’est jamais venu. J’ai lu quelque part que cette nouvelle est plus métaphorique que littérale – mais métaphorique pour quoi exactement ? Je n’ai pas saisi.

J’espérais que la maison allait prendre une grande place dans l’histoire, comme c’est le cas de Hill House dans le roman et la série TV. C’est simplement un décor, rien de plus. Une ambiance flotte pendant un moment, mais la maison n’en fait pas partie. Elle n’est rien de plus d’un bâtiment laid pour la narratrice, rien d’obsédant ou d’effrayantSPOILER 4 Je sais bien que toutes les maisons ne peuvent pas être du même calibre qu’Hill House, Eel Marsh House (The Woman in Black) ou Manderley (Rebecca), mais, étant donné que cette nouvelle a été choisie pour être adaptée en une série qui se concentre sur les maisons hantées, je m’attendais vraiment à plus !

Au bout d’un moment, j’ai eu du mal avec le point de vue de la narratrice concernant les enfants. SPOILER 5

La fin … Mais pourquoi ? SPOILER 6

 

Donc, je suis déçue …

 

SPOILER 1 d’un côté, la narratrice les trouve parfaits, elle les idéalise complètement. Ce sont d’innocents angelots, si purs. D’un autre côté, ils ne sont pas du tout innocents et purs. Ils pourraient avoir des liens avec des fantômes et ils peuvent se montrer « méchants » – mais c’est très subtil et jamais vraiment mauvais. 

SPOILER 2 A un moment donné, elles ressemblent à des sœurs. J’ai aimé qu’elles soient si proches et qu’elles se serrent les coudes.

SPOILER 3 celle où Quint apparaît à la fenêtre. Je me suis imaginée à la place de la narratrice et j’ai eu des frissons !

SPOILER 4 seule la description des tours pourrait suggérer quelque chose de plus, mais ce n’est qu’une piste qui n’est pas suivie par la suite.

SPOILER 5 Elle est beaucoup trop « gentille » avec eux, elle les idéalise trop, elle leur pardonne tout. Je ne sais pas si cela fait partie de l’atmosphère ou une façon de montrer qu’ils l’ont charmée, mais, en fin de compte, je n’ai pas aimé cela. Et Miles … Son attitude est si agaçante à un moment donné, même si elle continue à dire qu’il est un ange. Il est arrogant, voilà tout !

SPOILER 6 Le lecteur n’obtient aucune explication, l’histoire complète n’est pas racontée, et Miles meurt ?! Comme ça ?! Peut-être que Quint l’a tué pour enfin le ramener de son côté ? Peut-être que Miss Jessel a fait la même chose à Flora sur la route pour rejoindre son oncle ? Peut-être qu’ils sont morts tous les deux ? Mais POURQUOI finir la nouvelle comme ça ? J’en voulais plus ! Je voulais, peut-être, une dernière rencontre entre la gouvernante et l’oncle ! Même une explication vague ou une théorie ! Le lecteur n’obtient rien à la fin et c’était très frustrant pour moi cette fois.

Fifty Shades of Grey, book 4: Grey de E. L. James

Posté : 17 juillet, 2015 @ 11:45 dans Avis littéraires | 2 commentaires »

GreyGenre : Erotisme, Romance

Editeur : Arrow Books

Année de sortie : 2015

Nombre de pages : 559

Synopsis : See the world of Fifty Shades of Grey anew through the eyes of Christian Grey. In Christian’s own words, and through his thoughts, reflections, and dreams, E. L. James offers a fresh perspective on the love story that has enthralled millions of readers around the world. Christian Grey exercises control in all things; his world is neat, disciplined, and utterly empty – until the day that Anastasia Steele falls into his office, in a tangle of shapely limbs and tumbling brown hair. He tries to forget her, but instead is swept up in a storm of emotion he cannot comprehend and cannot resist. Unlike any woman he has known before, shy, unwordly Ana seems to see right through him – past the business prodigy and the penthouse lifestyle to Christian’s cold, wounded heart. Will being with Ana dispel the horrors of his childhood that haunt Christian every night? Or will his dark sexual desires, his compulsion to control, and the self-loathing that fills his soul drive this girl away and destroy the fragile hope she offers him?

 

Avis : Quand j’ai vu que ce livre était sorti en anglais, j’ai été assez surprise, parce que je ne savais pas du tout qu’il était prévu (comme quoi, je m’informe beaucoup …). J’ai tout de suite eu très envie de le lire, et j’ai sauté sur l’occasion dès qu’elle s’est présentée.

J’ai vraiment aimé la série d’origine, surtout le deuxième tome (même si j’avoue qu’Ana m’avait un peu agacée parfois) donc j’avais hâte de voir ce que pouvait donner la même histoire, mais du point de vue de Christian, qui me semblait bien plus complexe que l’héroïne. En effet, c’est un personnage assez énigmatique dans la version originale, et le lecteur ne parvient pas vraiment à le cerner tout à fait. Il est difficile de savoir ce qu’il pense, et Ana est une piètre devineresse en ce qui le concerne. Eh bien, je n’ai pas été déçue en ce qui concerne la découverte de Christian ! Le livre est écrit à la première personne, et le lecteur entre peu à peu dans le monde de Mr. Grey, à travers ses pensées, ses actions, mais aussi ses cauchemars. C’est une immersion plutôt lente car il ne veut pas se souvenir de son passé : celui-ci arrive donc au lecteur par bribes. Le fait que ce soit une « réécriture » ne m’a pas dérangé. Il y a, évidemment, moins de surprises, puisque l’on connaît déjà toute l’histoire, et même la fin du livre (en tout cas, du côté d’Ana), mais quelques passages inédits sont les bienvenus, et l’on découvre aussi ce que fait Grey quand il n’est pas avec Ana (même s’il pense à elle la plupart du temps !). Comme dans Cinquante nuances de Grey, il y a des scènes sexuelles. Je ne saurais pas dire si ce sont les mêmes, mais elles ne sont pas choquantes, à part, bien sûr, celle de la fin. L’écriture m’a semblé différente dans ce livre : Christian ne comprend pas ce qui lui arrive, et s’auto-sermonne souvent. Sinon, il est très centré sur le sexe, il pense tout par rapport à cela. C’est un peu, de ce point de vue-là, soit une caricature de l’homme qui ne pense qu’à soi, soit de celui qui n’a toujours vu la vie qu’à travers le sexe, et qui ne peut pas l’envisager autrement. Selon l’opinion que je m’étais déjà faite de Grey, c’est plutôt la seconde option, et il me semble qu’Elena y est pour quelque chose ! Sinon, j’ai aimé retrouver les échanges d’e-mail des deux personnages, toujours assez drôles à lire.

J’ai trouvé que l’on comprenait bien mieux le personnage de Christian dans ce livre. Certes, cela enlève une part de mystère que la série originelle conservait, mais l’on découvre de nouveaux aspects du passé du héros. Par ses rêves, on entre de plein pied dans son passé, et dans la souffrance que cela lui procure adulte. L’on rencontre à travers eux sa mère, qui semble très fragile, mais aussi un homme qui brisera le petit garçon. Il est clair qu’il ne veut pas se souvenir de son passé afin de ne pas se torturer l’esprit encore et encore, et il préfère se dire qu’il est un monstre de toute façon. Adulte, il veut tout contrôler, cela ne change pas, mais le lecteur comprend qu’en réalité, il a déjà perdu le contrôle la première fois qu’il a rencontré Anastasia. Elle a un effet immédiat sur lui, comme dans la série Christian en a un sur elle. Dans le premier tome, le lecteur pouvait penser que c’était une relation à sens unique, qu’il ne l’aimait pas, ou qu’il tombait peu à peu amoureux : c’est plus compliqué que cela. Comme il n’envisage de relation que sado-masochiste et jamais rien de plus, il ne voit pas vraiment d’avenir avec Ana. Il est assez lucide, il tente de se raisonner, mais sa jalousie le rend aussi irrationnel. Il cherche à se convaincre plusieurs fois que leur problème va se résoudre de lui-même, ou même, qu’il n’y a pas de problème entre eux. Il se voit aussi comme un monstre, c’est peut-être la raison pour laquelle il ne réfléchit que par rapport au sexe : il ne peut pas être aimé donc ne pense même pas à la possibilité de l’être. Concernant le personnage d’Anastasia, on la voit elle aussi d’un œil totalement différent. Quand elle se trouve ridicule, il la trouve belle ; quand elle a honte ou peur, il est fier d’elle. Elle est vue un peu comme une déesse (Christian l’appelle souvent comme cela dans ce tome), et il ne pense jamais à elle comme à un objet sexuel, ou à une marchandise. C’est une personne à part entière, et pour le moins extraordinaire. Ce point de vue ne ressemble absolument pas à celui d’Ana sur elle-même. Les deux personnages s’idéalisent l’un l’autre, comme lorsque l’on est amoureux. On rencontre d’autres personnages dans ce tome, notamment le personnel de Christian, Taylor, que j’appréciais beaucoup dans la série et qui m’est toujours aussi sympathique, Gail Jones, la « gouvernante » si on peut dire, qui est elle aussi très sympathique et qui cherche simplement à prendre soin de Grey, Andrea, une secrétaire à l’écoute et qui ne cherche pas à séduire son patron ! ; la famille de Christian, ses parents, Elliot et Mia, sur qui le lecteur n’en apprend pas plus, excepté à travers les souvenirs d’enfance du héros ; Elena, un personnage que je n’apprécie pas du tout, et que Christian ne donne pas envie d’aimer non plus. Kate est assez mal vue par Christian, et l’on sent un vrai rapport de force entre eux dès le début.

La fin est connue pour ceux qui ont déjà lu la série. Elle est peut-être un peu moins choquante maintenant qu’on la connaît, mais la réaction de Christian, inédite, est très intéressante à lire. Le lecteur comprend alors certaines choses sur le personnage. L’on rencontre (enfin !) le Dr. Flynn, et Christian prend une décision à la fin du tome, décision évidente au vu de la série. Cela m’a tout de même donné envie de lire la suite du point de vue du héros !

 

Une « réécriture » sympa, qui nous apprend de nouvelles choses, notamment sur le héros, et qui donne envie de découvrir la suite de l’histoire du point de vue de Christian. C’était un plaisir de retrouver cette série à nouveau !

Cinquante nuances de Grey, tome 3 : Cinquante nuances plus claires de E.L. James

Posté : 23 mars, 2014 @ 2:51 dans Avis littéraires | 2 commentaires »

Cinquante nuances, tome 3Genre : Littérature de charme

Editeur : JC Lattès

Année de sortie : 2013

Nombre de pages : 594

Synopsis : Ana et Christian ont tout pour être heureux : l’amour, la fortune et un avenir plein de promesses. Ana apprend à vivre dans le monde fastueux de son M. Cinquante Nuances, sans perdre son intégrité ni son indépendance, tandis que Christian essaie de se défaire de son obsession de contrôle et d’oublier son terrible passé. Mais bientôt, alors que tout semble leur sourire, le destin les rattrape et leurs pires cauchemars deviennent réalité … Un happy-end est-il possible pour Christian Grey et Anastasia Steele ? Romantique, libératrice et totalement addictive, la trilogie Fifty Shades, dont Cinquante nuances plus claires est le dernier volume, vous obsédera, vous possédera et vous marquera à jamais.

 

Avis : J’avais vraiment hâte de lire la suite de cette saga, j’avais trouvé les premiers tomes super, et je voulais vraiment connaître la fin !!

La fin du second tome était encore fraîche quand j’ai commencé celui-ci. J’avais vraiment hâte de savoir ce qui se passait exactement, car la fin nous laissait sur notre faim justement. Elle nous faisait entrevoir ce qui allait se produire, elle nous laissait imaginer sans nous dire exactement, et c’est très frustrant. Encore une fois, la voix du narrateur dans le prologue n’est pas celle d’Ana, et la scène qu’on nous décrit nous donne vraiment envie d’en apprendre plus sur le second personnage principal de ce roman !

Pour tous ceux qui n’ont pas lu le tome précédent, ne lisez pas ce que j’écris ici, attendez d’avoir lu le second ! Donc, Ana et Christian sont mariés, on peut s’attendre à ce qu’ils soient heureux, enfin, mais évidemment, ce ne serait pas marrant ! Christian et son passé continuent à se dévoiler petit à petit, jusqu’à ce qu’on découvre enfin toute l’histoire ! On comprend donc les réactions de Jack Hyde, les liens entre les personnes, les bizarreries dont on ne savait pas quoi faire. Mais, même si l’on connait tout de Christian, il reste assez mystérieux, dans la mesure où on peut se mettre à sa place, mais on ne peut pas vraiment savoir ce qui se passe vraiment dans sa tête. Ana décode très facilement ses réactions, c’est moins évident pour les lecteurs. L’amour d’Ana pour Christian déborde encore à nouveau de ce livre. On peut facilement tomber dans le stéréotype : on passe du livre porno (c’est à peu près ce que tout le monde pense quand j’en parle un peu autour de moi) au livre fleur bleue (quand j’explique un peu, on me dit que c’est cul-cul). Je me demande parfois comment on peut avoir des visions aussi différentes, ne pas s’ouvrir un peu et se dire : « Tiens, pourquoi je ne regarderai pas par curiosité ! ». C’est vrai qu’à nouveau, les filles qui ne supportent pas les « fleurs et chocolats » risquent de ne pas aimer énormément.

Les personnages principaux nous sont définitivement attachés dans ce tome. Malgré leurs efforts, ils ont vraiment du mal à accepter leurs différences. On peut déplorer certaines réactions – ce que les personnages eux-mêmes font. On peut aussi se dire que c’est un peu trop, mais pourquoi pas après tout ? On ne peut pas vraiment s’imaginer cette vie-là étant donné qu’on ne gagne pas 100 000 dollars toutes les heures ! Ana garde son caractère, comme dit Christian, elle paraît forte, mais ne s’en rend pas compte elle-même. Elle est un peu un stéréotype elle aussi : la femme qui ne voit que ses défauts, jamais ses qualités, et qui se sent immensément inférieure à celui qu’elle aime. Je ne dis pas que ça n’existe pas, évidemment. La famille Grey est attachante elle aussi, on retrouve Jack, qui passe évidemment pour le salaud intégral. L’explication de son histoire nous éclaire, mais il passe un peu pour un personnage manichéen. Elena … Elle finit en disgrâce, et on la déteste encore plus qu’au second tome. En fait, on pense à peu près la même chose qu’Ana à son propos.

L’histoire évolue vraiment vers autre chose dans ce tome. Le sexe est toujours présent (encore quelques scènes sado-maso), mais d’autres « genres », si on peut dire, se mêler à ce livre, et ça le rend assez intéressant – même si la scène ajoutée nous paraît assez surréaliste dans la mesure où elle ne nous arriverait certainement pas dans la vie.

Je pense que la fin est telle qu’on pouvait s’y attendre. Enfin, plus de frustration !  

Les ajouts à la toute fin du livre sont vraiment intéressants. Le premier est émouvant, et le deuxième nous donne un aperçu de la saga du point de vue de Christian. Cela aurait pu être intéressé, mais je pense que le point de vue d’Ana est plus proche du nôtre. Nous ne sommes pas comme Christian, un être exceptionnel de par sa réussite sociale. Donc, il aurait peut-être été plus difficile de nous mettre dans sa peau.

 

Une fin comme on pouvait s’y attendre, mais beaucoup de remous pour y parvenir. Une bonne saga, même si je ne pense pas qu’elle m’ait marqué à jamais !

Cinquante nuances de Grey, tome 2 : Cinquante nuances plus sombres de E. L. James

Posté : 8 mars, 2014 @ 2:46 dans Avis littéraires, Coup de cœur | 2 commentaires »

Cinquante nuances plus sombresGenre : Littérature de charme

Editeur : JC Lattès

Année de sortie : 2013

Nombre de pages : 594

Synopsis : Après Cinquante nuances de Grey, voici Cinquante nuances plus sombres. Dépassée par les sombres secrets de Christian Grey, Ana Steele a mis un terme à leur relation pour se consacrer à sa carrière d’éditrice. Mais Grey occupe toujours toutes ses pensées et, lorsqu’il lui propose un nouvel accord, elle ne peut y résister. Peu à peu, elle découvre le douloureux passé de son sulfureux M. Cinquante Nuances. Tandis que Christian lutte contre ses démons intérieurs, Ana doit prendre la décision la plus importante de sa vie …

 

Avis : J’avais adoré le premier tome malgré mes réticences, et j’avais vraiment hâte de lire la suite ! Et bien j’ai encore plus adoré ce volet !

Je me souvenais très bien de la fin du premier tome, assez inoubliable je pense. Qui n’aurait pas réagi comme ça ? Au début de ce tome, la première personne qui parle n’est pas Ana, et cela est assez intéressant d’être dans la tête de quelqu’un d’autre. Et avec ce prologue, on a vraiment envie de lire la suite pour apprendre enfin le passé de Christian, pour savoir ce qu’il va se passer entre eux, si elle va revenir (en même temps, si elle ne revient pas, il n’y a pas de deuxième tome !), comment leur relation va évoluer. Et on suit l’évolution dès le premier chapitre ! Leur histoire est toujours aussi spéciale, et encore une fois, il n’y a pas que ça, même si j’ai trouvé qu’il y en avait plus que dans le premier tome. Il y a encore quelques petites scènes SM, mais ça pourrait être pire. A partir du premier chapitre, on retrouve le point de vue d’Ana, et on se met complètement à sa place. Comment vivrions-nous sans celui qu’on aime ? Est-ce qu’on supporterait de vivre avec lui et ses démons ? La douleur d’Ana m’a fait de la peine, et je me suis très bien imaginée ce qu’elle devait ressentir. La seule chose un peu embêtante dans un livre raconté à la première personne, c’est que l’on ne sait que ce que le personnage sait, et on doit attendre qu’elle pense à poser des questions à Christian pour en apprendre plus sur certaines choses.

Dans ce tome, on découvre beaucoup de choses sur Christian. Son passé s’éclaircit, on comprend le style de vie qu’il a choisi, on découvre ses peurs profondes, ses démons, et même certaines personnes qu’Ana aurait préféré ne jamais rencontrer. J’ai vraiment adoré en savoir plus sur ce personnage sombre et pourtant vraiment touchant. On se l’imagine vraiment dans toutes ses facettes – ses cinquante nuances – et on peut comprendre pourquoi Ana l’aime. Ses sentiments pour lui ressemblent sans doute à ceux qu’éprouvent les femmes qui ont trouvé l’amour. Sa façon de parler de lui et de penser à lui est touchante. Il est très facile de tomber dans l’hébétude totale en lisant ce livre, je vous préviens. Pour celles qui n’aiment pas du tout le romantisme ou ne croient pas en l’amour, elles risquent de ne pas aimer du tout. Il n’y a pas que ça bien sûr, il y a aussi de l’action, un peu de suspense.

Les personnages principaux deviennent vraiment attachants dans ce tome. Ils font tous les deux des efforts l’un pour l’autre. Tous les deux sont touchants, et on se rend bien compte qu’ils sont faits l’un pour l’autre, même si eux ne le voient pas tout de suite. D’autres personnages sont marquants comme le reste de la famille Grey, les amis d’Ana, mais aussi Jack, le patron d’Ana, et Elena. Ces deux personnages sont exécrables, on ne peut que les détester. Les scènes les concernant sont toujours intéressantes et inquiétantes à la fois. On a envie que Christian et Ana en finissent avec eux, mais ils ont dû mal.

Comme dans le premier tome, les scènes sexuelles sont décrites mais ne tombent pas dans le vulgaire. L’amour prend largement le dessus et on découvre une autre facette de leurs rapports amoureux.

La fin est frustrante !!!!! Elle donne vraiment envie de lire la suite sur le champ, de savoir ce qu’il va arriver à Ana et Christian !!

 

Une suite encore meilleure que le premier tome et qui donne vraiment envie de poursuivre la lecture !

La mort s’invite à Pemberley de P. D. James

Posté : 14 janvier, 2014 @ 4:28 dans Avis littéraires | 4 commentaires »

Genre : ThrillerLa Mort s'invite à Pemberley

Editeur : France Loisirs

Année de sortie : 2012

Nombre de pages : 431

Synopsis : Rien ne semble devoir troubler l’existence ordonnée et protégée de Pemberley, le domaine ancestral de la famille Darcy, dans le Derbyshire, ni perturber le bonheur conjugal de la maîtresse des lieux, Elizabeth Darcy. Elle est la mère de deux charmants bambins ; sa sœur préférée, Jane, et son mari habitent à moins de trente kilomètres de là ; et son père vient régulièrement en visite, attiré par l’imposante bibliothèque du château. Mais cette félicité se trouve soudain menacée lorsque, à la veille du bal d’automne, un drame contraint les Darcy à recevoir sous leur toit la jeune sœur d’Elizabeth et son mari, que leurs frasques passées ont rendu indésirables à Pemberley. Avec eux s’invitent la mort, la suspicion et la résurgence de rancunes anciennes. Un roman qui enchantera les nombreux admirateurs de Jane Austen et comblera ceux de P. D. James. 

 

Avis : Tout d’abord, je tiens à dire que je n’ai pas encore lu Orgueil et Préjugés et que je ne savais pas que ce livre en était une potentielle suite. Quand j’ai vu la note de l’auteur s’excusant auprès de « l’ombre de Jane Austen », je me suis dit que je n’allais rien comprendre, et je me suis aussi demandé pourquoi elle écrivait ce livre en laissant une note pareille à l’intérieur. Cela dévalorise son roman, et donne déjà une mauvaise impression. On entre dans l’histoire avec le sentiment que, de toute façon, ce ne sera pas à la hauteur, étant donné que l’auteure elle-même le dit … Sinon, la couverture m’a intrigué, et me semblait promettre un livre plein de rebondissements et de surprises.

Au début, je me suis dit que l’auteure re-contextualisait l’histoire d’origine en rappelant les relations entre les personnages, leurs ambitions, et ce qu’ils étaient devenus. J’ai trouvé ce passage assez long, et je n’ai accroché avec aucun personnage. Ils sont un peu tous présentés comme des profiteurs, simplement attirés par l’argent et animés par l’ambition. Après la mauvaise impression de la note, je me suis demandée ce qu’allait donner la suite. On entre enfin dans l’histoire. Donc, la scène se situe à Pemberley, la veille du bal de Lady Anne, que tout le monde s’empresse de préparer au mieux. Les premières scènes m’ont donné une impression d’ennui, encore accentuées par le fait que les personnages eux-mêmes ne se sentent pas bien. Je pense que c’est ici que j’ai un peu lâché. Je ne pouvais plus entrer dans l’histoire.

Bien que le livre ne soit pas très long, j’ai eu hâte qu’il se termine pour deux raisons : connaître la fin et parce que j’en avais assez de lire la même chose tout le temps. L’auteure ne fait que nous répéter les mêmes choses tout le long du livre. Ce qui s’est passé le soir de l’arrivée des Wickham est répété trois fois au complet, avec les différents témoins : on aurait presque l’impression que l’auteure nous prend pour des idiots. L’enquête n’avance pas, aucun élément nouveau n’est apporté au fil de l’histoire, excepté à la fin, où l’on découvre que le livre est parsemé de petits indices qu’on pouvait deviner, étant donné qu’il n’avait rien à faire dans l’univers des Darcy, et que je ne voyais pas ce qu’ils venaient faire dans le livre excepté s’ils avaient un rôle à jouer dans l’enquête.

Etant donné que je n’ai pas lu Orgueil et Préjugés, je ne connaissais pas les personnages. Le premier chapitre, bien que long, m’a familiarisé avec eux avant d’entrer dans l’histoire. Mais j’imagine que si j’avais lu le livre, ce premier passage m’aurait vraiment rebuté. En plus, c’est un peu P. D. James qui réécrit ce qu’elle a compris de l’histoire : et si d’autres fans ont compris autre chose ? Est-ce qu’elle ne dénature pas un peu l’œuvre d’origine ? Je ne peux bien sûr pas juger pour le moment, je vous dirais ça quand j’aurais enfin lu le roman de Jane Austen. Donc les personnages m’ont paru pratiquement tous animés par des sentiments peu honorables, même Elizabeth, qui semble avoir épousé Darcy exclusivement pour son argent. Je n’ai pas vraiment pu m’attacher à elle étant donné que le livre est surtout centré sur Darcy, qui lui, m’a fait l’effet d’un homme taciturne, un peu asocial, qui, s’il avait pu le faire, serait resté enfermé chez lui toute sa vie. Wickham semble avoir plusieurs facettes, et on ne peut pas vraiment le cerner. Sa femme est d’une superficialité sans bornes, et d’une exagération hallucinante. Jane et Bingley semblent sincèrement amoureux et prêts à tout pour leurs frères et sœurs. L’histoire parallèle des Bidwell m’a un peu mis sur la piste de la fin, parce que je ne voyais pas trop ce qu’ils venaient faire dans le livre. Georgina apparaît très peu, je n’ai pas réussi à apprécier le colonel, et Alveston a tout pour plaire.

La fin est le seul réel rebondissement : tout concorde, tout est expliqué, tout se finit pour le mieux pour presque tout le monde. L’élément qui dénoue tout le procès est surprenant, mais pas tellement si l’on y réfléchit bien. Certains personnages apparaissent et disparaissent aussi vite : leur rôle est expliqué par la suite.

 

En définitive, un livre plat, trop répétitif, dans lequel je n’ai pas su entrer, qui ne m’a pas laissé une bonne impression, et dont les personnages ne m’ont pas transcendé.

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