Redbluemoon

I found myself in Wonderland.

Belgravia de Julian Fellowes

Posté : 17 juin, 2019 @ 11:40 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Genre : Historique Belgravia

Editeur : Weidenfeld & Nicolson

Année de sortie : 2016

Nombre de pages : 411

Titre en français : Belgravia

Synopsis : On the evening of 15 June 1815, the great and the good of British Society have gathered in Brussels at what is to become one of the most tragic parties in history – the Duchess of Richmond’s ball. For this is the eve of the Battle of Waterloo, and many of the handsome young men attending the ball will find themselves, the very next day, on the battlefield.

For Sophia Trenchard, the young and beautiful daughter of Wellington’s chief supplier, this night will change everything. But it is only Twenty-five years later, when the upwardly mobile Trenchards move into the fashionable new area of Belgravia, that the true repercussions of that moment will be felt. For in this new world, where the aristocracy rub shoulders with the emerging nouveau riche, there are those who would prefer the secrets of the past to remain buried… 

 

Avis : J’ai embarqué ce livre avec moi pour Paris, pendant les oraux, parce que je ne pouvais pas regarder Downton Abbey là-bas ; je me suis dit que ça compenserait le manque !

Eh bien, je me suis trompée ! Belgravia n’est pas à la hauteur de Downton – mais, en même temps, existe-t-il quelque chose qui le soit ? Pour autant, j’aurais pu aimer ce livre ; mais il m’a déplu, que ce soit au niveau du style ou au niveau de « l’action » – difficile d’employer ce terme pour une fiction historique mais enfin !

Commençons tout de même par ce que j’ai aimé ! La fin était satisfaite pour moi, je l’ai appréciée. Certains des personnages sont très attachants, j’en ai vraiment aimé quelques-uns comme Anne Trenchard ou Charles Pope [SPOILER] même si ce dernier devient peu à peu le garçon beaucoup trop parfait pour être réel ! [FIN DU SPOILER] J’ai aussi aimé que ce ne soit pas tellement manichéen : les « méchants » ne font pas ce qu’ils font sans raison, et les « gentils » ne sont pas exempts de défauts – ou si ? C’est vrai que certains semblent parfaits, idéalisés, et ce peut être agaçant à partir d’un moment. Pour autant, il existe aussi des personnages plus « gris », comme Susan Trenchard, que j’ai aimé voir évoluer, progresser, réussir ?

Passons maintenant à ce que je n’ai pas aimé ! Tout d’abord, le style de l’auteur : il nous dit beaucoup trop de choses au lieu de laisser au lecteur le plaisir de deviner, d’interpréter, de relier lui-même A et B. C’était parfois assez frustrant, et cela mène à un autre bémol : ma frustration ne faisait qu’augmenter au fur et à mesure de la lecture parce que j’ai eu l’impression que rien ne se passait, que l’action n’avançait pas du tout ! Les personnages et l’histoire stagnent pendant si longtemps, ça m’a presque rendu folle ! Je déteste quand cela arrive, et je n’avais pas besoin de ce genre de « faux » rythme à ce moment-là ! Un autre problème lié à cette stagnation : les nombreuses répétitions. J’avais vraiment l’impression que l’histoire se répétait, que les personnages répétaient les mêmes choses, que la narration répétait les mêmes choses ! A partir d’un moment, je pense que le lecteur a compris qu’Oliver est jaloux, que John est arrogant, que la Comtesse joue avec Anne, et que James est rendu ridicule par son ambition. Pour la défense de ce livre, il a été publié en sorte de feuilleton, ce qui veut dire qu’il fallait éventuellement rappeler certains éléments au lecteur au fil des chapitres ; mais, dans ce cas, quand on publie le livre, on corrige et on édite éventuellement, pour ne pas avoir la même phrase d’un chapitre à l’autre ? Cela donne un livre qui semble très long, pour un résultat qui ne m’a pas satisfaite parce que c’était, en fin de compte, très prévisible. J’avais deviné les twists longtemps avant le dernier chapitre, ce qui m’a désolée, parce que j’avais envie de suspense et que j’adore être surprise par mes lectures. C’est là que je suis très contradictoire : j’ai aimé la fin, mais je savais que cela ne pouvait pas finir autrement, ce qui me déçoit. Pauvres livres, je deviens de plus en plus difficile à satisfaire ! Enfin, dernière petite remarque : j’étais persuadée, je ne sais pas pourquoi, que le bal allait être au centre du roman, et ce n’est pas du tout le cas ! Il ne concerne que le premier chapitre, puis on se trouve vingt-cinq ans plus tard ; donc, j’étais un peu déçue, je pensais qu’il prendrait plus de place, que l’auteur allait peu à peu construire le sentiment d’attente, d’anticipation, d’excitation, pour arriver au bal, puis partir vingt-cinq ans après et développer ses conséquences ! 

 

Donc, assez déçue par cette lecture, mais je tenterai sans doute d’autres livres de Julian Fellowes, en espérant que le rythme et le style sauront me plaire !

 

Au revoir là-haut de Pierre Lemaitre

Posté : 24 avril, 2019 @ 12:55 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Genre : Historique Au revoir là-haut

Editeur : Albin Michel 

Année de sortie : 2013

Nombre de pages : 564

Synopsis : « Pour le commerce, la guerre présente beaucoup d’avantages, même après. »

Sur les ruines du plus grand carnage du XXe siècle, deux rescapés des tranchées, passablement abîmés, prennent leur revanche en réalisant une escroquerie aussi spectaculaire qu’amorale. Des sentiers de la gloire à la subversion de la patrie victorieuse, ils vont découvrir que la France ne plaisante pas avec ses morts …

Fresque d’une rare cruauté, remarquable par son architecture et sa puissance d’évocation, Au revoir là-haut est le grand roman de l’après-guerre de 14, de l’illusion de l’armistice, de l’Etat qui glorifie ses disparus et se débarrasse de vivants trop encombrants, de l’abomination érigée en vertu.

Dans l’atmosphère crépusculaire des lendemains qui déchantent, peuplée de misérables pantins et de lâches reçus en héros, Pierre Lemaitre compose la grande tragédie de cette génération perdue avec un talent et une maîtrise impressionnants. 

 

Avis : Ce livre m’a été prêté par une amie il y a très longtemps – quelques années, pour être honnête ! – donc, conseil : ne me prêtez jamais de livres !

J’ai mis beaucoup de temps à lire Au revoir là-haut parce que j’étais intimidée : par la longueur, par le sujet, par le fait qu’il ait gagné un prix littéraire. Je dois avouer que je ne m’entends pas toujours très bien avec les lauréats, donc j’avais peur de ne pas aimer. Une amie m’a parlé de ce livre il y a peu, et je me suis dit qu’il était temps de me lancer ! Et j’ai été happée dès le premier chapitre !

Ce que j’ai vraiment adoré dans Au revoir là-haut, c’est le style d’écriture. Je ne suis pas une grande fan de l’oralité en littérature – grâce à Voyage au bout de la nuit, que je n’ai jamais réussi à finir tellement je déteste ! – mais, ici, cela ne m’a pas dérangée, au contraire ! L’auteur utilise beaucoup le discours indirect libre, ce qui rendait l’œuvre encore plus immersive ! 

En parlant d’immersion, le lecteur sent bien que l’auteur a fait pas mal de recherches : on se retrouve dans l’entre-deux guerres, l’atmosphère, l’hypocrisie, le désordre ! Mais aussi, et peut-être surtout, l’incompréhension à laquelle les soldats rentrés du front doivent faire face. Les gens de l’arrière laissent entendre que si les soldats sont revenus, c’est que ce n’était pas si dur pour eux ; les véritables héros sont morts à la guerre, donc ceux qui sont revenus n’ont pas vraiment combattu. Ils doivent être des lâches, ou des déserteurs. Loin le respect, loin la gratitude !! Je savais que les conditions des soldats revenus de la Première Guerre mondiale n’étaient pas glorieuses, mais je ne m’attendais pas à ça pour autant ! C’était la première fois que je lisais un livre sur le sujet !

Concernant l’histoire, c’est assez simple : elle m’a mise en colère, et je soutenais complètement les personnages … jusqu’à un certain moment, un rebondissement, où je suis devenue dubitative [SPOILER] ça semble effroyable injuste de voler des familles qui ne veulent que rendre hommage à leur père/fils/frère/ami disparu. L’arnaque montée par les deux amis est profondément immorale, et paraît inconcevable parce qu’ils ont eux-mêmes connu la guerre. D’un autre côté, ils ne reçoivent aucune récompense de leur dévouement pour leur pays, donc ils prennent là où ils voient du profit. Difficile de les justifier pour autant, et, en un sens, ce n’est sans doute pas le but. Le lecteur soutient ces personnages malgré leur arnaque ! [FIN DU SPOILER]. Je ne veux absolument RIEN spoiler, donc je ne vous dirai rien des protagonistes, mais sachez que j’ai rencontré un nouveau personnage qui a réussi à entrer sur ma liste des persos que je déteste le plus : Pradelle !! Mais quel niveau !! A un moment donné, je voulais juste qu’il morde la poussière : vive la vengeance ! [SPOILER] Entre sa tentative d’assassinat sur Albert et son arnaque aux cercueils, j’avais envie d’entrer dans le livre et de le faire payer moi-même !! Et quelle arrogance !! [FIN DU SPOILER] J’ai aussi détesté Labourdin !! En revanche, j’ai beaucoup aimé les Péricourt, père et fille. Le père est à la fois touchant et agaçant ; il est aussi l’incarnation de l’expression « on ne se rend compte de la valeur de quelque chose que quand on l’a perdu ». J’ai été ravie de constater que le second tome – je ne savais pas que c’était une série ! – est centré sur Madeleine, sa fille ! C’est un personnage de caractère, forte, et capable de gérer à la fois son père et son mari. Elle est lucide, sait des choses qu’elle n’est pas censée savoir. La seule chose qui m’a ennuyée avec elle : les relations féminines, et le fait que chaque personnage féminin est considéré pour son apparence et sa sexualité – les hommes aussi sont parfois considérés pour leur apparence cela dit. Les amies de Madeleine sont toutes qualifiées de « salopes » parce que TOUTES – je dis bien, toutes ! – couchent avec le mari de leur amie. On adore … Si l’on met Madeleine et la petite Louise de côté, aucune d’entre elles n’est plus qu’un corps – accompagné d’une langue de vipère parfois, ou d’une ambition amorale. Je trouve ça assez triste. Pas de relation saine entre deux personnages féminins, seulement de la haine, de la jalousie, et du mépris.

Donc, les deux personnages principaux : [SPOILER] Albert est assez effacé, paranoïaque à cause de son expérience traumatisante au début du roman : on ne sort pas indemne d’avoir été enterré vivant et laissé pour mort ! Surtout quand le soldat qui vous sauve se retrouve avec la partie inférieure du visage arrachée par un obus quelques secondes après vous avoir sorti de votre trou ! Albert vient d’une famille plutôt pauvre, si j’ai bien compris, en tout cas, pauvre comparé à celle d’Edouard ! Ce dernier semble très excentrique avant la guerre ; plus du tout quand le lecteur le rencontre. Il est mort à l’intérieur, une coquille vide. Et rien ne peut le ramener à la vie, pas même sa passion, le dessin. Et c’est là qu’arrive quelque chose qui a fini par me déranger : l’apparence d’Edouard. Je ne parle pas de son apparence en tant que telle, mais des réflexions qu’elle amène. Edouard, quand il découvre qu’il a perdu une grande partie de son visage, son nez, sa bouche, décide qu’il préfère mourir plutôt que de vivre comme ça ; et il meurt effectivement à la fin du roman. Il ne peut pas supporter son apparence et ne veut pas revoir sa famille. En fait, il semblerait qu’il se soucie peu de la réaction de ses proches : selon lui, c’est mieux pour eux qu’ils le croient mort plutôt que de devoir prendre soin de lui dans cet état. Hmmm … Je pensais vraiment qu’il trouverait, à un moment donné, la force de reprendre contact, qu’il reprendrait goût à la vie, qu’il s’accepterait : il semble le faire pendant qu’Albert et lui montent leur grande arnaque, mais ce n’est qu’une façade. Il n’accepte jamais. Et le fait que ce soit son père qui le tue … je comprends qu’ils aient une relation horrible, que M. Péricourt ne comprend pas et ne tolère pas son fils parce qu’il est gay ; mais je pensais vraiment qu’ils allaient se revoir, que quelque chose allait se passer entre eux. Je dois avouer que la fin m’a un peu déçue. Parlant de père et fils, j’ai aimé la relation entre Albert et Edouard : parent/enfant, frères, dépendants l’un de l’autre. C’était parfois très touchant. [FIN DU SPOILER]

Ce livre était si haletant à la fin que c’était presque insupportable ! Impossible de le poser, je devais connaître la fin !! C’était très frustrant quelque part, parce que je voulais vraiment que certaines choses arrivent avant la fin ! [SPOILER] Pradelle : j’ai rarement été aussi ravie du sort d’un personnage !! C’est peut-être affreux, mais j’avais vraiment envie qu’il paie ! Pour autant, comme je l’ai dit plus haut, la fin n’est pas à 100% satisfaisante pour moi : la mort d’Edouard ne m’a forcément plu. Due à son excentricité ? [FIN DU SPOILER]

Je lirai la suite !!

 

Donc, un très bon roman qui m’a transportée, mais quelques réflexions et aspects qui m’ont laissée dubitative. 

 

Dictionnaire amoureux des reines d’Evelyne Lever

Posté : 21 février, 2019 @ 2:41 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Genre : Dictionnaire, HistoriqueDictionnaire amoureux des reines

Editeur : France Loisirs 

Année de sortie : 2018 [2017]

Nombre de pages : 619

Synopsis : De A à Z, Evelyne Lever nous invite à découvrir la part féminine de la royauté et nous propose un éclairage nouveau, original et passionnant sur le destin des souveraines d’Europe depuis l’époque médiévale jusqu’à nos jours. Peu de femmes ont régné. Reines par mariage, la plupart des princesses ont dû lutter pour s’imposer. Donner des héritiers au royaume était leur premier devoir. Malheur aux reines stériles ! Mais, par leur charme, leur patience et leur intelligence, certaines sont parvenues à exercer une réelle influence. L’amour était rarement au rendez-vous dans ces couples unis par la raison d’Etat. Toute liaison leur était interdite, pourtant, l’entrée Amants est l’une des plus longues de ce dictionnaire ! Il faut attendre le XIXe siècle et surtout le XXe pour que les mariages d’inclination soient possibles. Femmes de pouvoir, héroïnes tragiques ou simples incarnations du devoir, ces souveraines ont, elles aussi, tissé l’histoire de l’Europe.

 

Avis : Et encore un livre de la PAL annuelle ! J’avance plutôt bien ! Dictionnaire amoureux des reines m’a été offert par ma sœur à Noël !

La première chose que j’ai aimé dans ce livre : sa diversité. On ne se concentre pas exclusivement sur des reines connues. Le seul souci peut-être : son manque de diversité internationale. On ne parle que des reines d’Occident. Ce peut être dérangeant pour certains lecteurs, donc je préfère le mentionner. Nous restons globalement en Europe, au sein des monarchies connues : française, anglaise, russe, roumaine, etc. Même dans ce cadre « réduit », j’ai appris énormément de choses sur des reines que je connaissais déjà, mais aussi sur certaines que je connaissais peu, ou pas du tout ! J’ai ainsi fait connaissance avec Marie de Roumanie ou Elisabeth Farnèse, découvert plus de choses sur Charlotte, impératrice du Mexique, et retrouvé Marie-Antoinette ou Aliénor d’Aquitaine. J’ai aussi aimé les illustrations, mais l’absence de couleur et le rendu en dessin étaient parfois un peu étranges ! Autre chose que j’ai appris, ou plutôt, dont je me suis rendu compte avec ce livre : on ne nous parle jamais des reines dans nos cours d’histoire ! En tout cas, je ne m’en souviens pas, et, si je me trompe, ce n’étaient que des allusions, jamais un véritable cours sur une reine en particulier, ou même les reines en général ! Tout tourne autour des hommes, et c’est bien dommage ! J’ai aussi aimé le passage sur les reines modernes !

Les seuls bémols que je vois à ce livre sont quelques répétitions d’un article à l’autre – mais on peut dire que c’est ma faute pour les avoir lus à la suite ! – et l’emploi de certains termes ou la façon de présenter certaines choses m’ont semblé un peu douteux, mais ce n’est sans doute que moi !

 

Donc, un très bon livre pour découvrir ou approfondir vos connaissances sur les reines de l’Histoire, grandes ou petites, connues ou oubliées, aimées ou haïes !

 

Les Lames du Cardinal, tome 1 de Pierre Pevel

Posté : 20 février, 2019 @ 6:49 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Genre : Fantastique, HistoriqueLes Lames du Cardinal

Editeur : Bragelonne

Année de sortie : 2007

Nombre de pages : 298

Synopsis : Paris, an de grâce 1633. Louis XIII règne sur la France et Richelieu la gouverne. Le Cardinal, l’une des personnalités les plus puissantes et les plus menacées de son temps, doit sans cesse se garder des ennemis de la Couronne. L’espionnage, l’assassinat, la guerre, tout est bon pour parvenir à leurs fins … et même la sorcellerie, qui est l’œuvre des plus fourbes adversaires du royaume : les dragons !

Ces redoutables créatures surgies de la nuit des temps ont en effet survécu et se dissimulent parmi les humains, ourdissant de sombres complots pour la reconquête du pouvoir. Déjà la cour d’Espagne est tombée entre leurs griffes …

Alors, en cette nuit de printemps, Richelieu décide de jouer sa carte maîtresse. Il reçoit en secret un bretteur exceptionnel, un officier dévoué que la trahison et le déshonneur n’ont pourtant pas épargné : le capitaine La Fargue. Car l’heure est venue de reformer l’élite secrète qu’il commandait jadis, une compagnie d’aventuriers et de combattants hors du commun, rivalisant d’élégance, de courage et d’astuce, ne redoutant nul danger : les Lames du Cardinal ! 

 

Avis : Je commence une longue série de chroniques laissées à l’abandon pour l’agrég : c’est parti ! 

J’ai emprunté ce livre à la bibliothèque : comment résister à l’appel de l’époque de Louis XIII combinée à des dragons ?! Il fait aussi partie de ma PAL annuelle !

C’était une bonne lecture dans l’ensemble, mais quelques petites choses m’ont dérangée. J’étais, tout d’abord, pratiquement sûre que ce livre ne serait pas un coup de cœur à cause du début du roman. Le nombre de personnages présentés en peu de temps est affolant ! Je ne sais pas si c’est la façon de faire, trop rapide, qui m’a gênée, ou si je n’étais pas d’humeur, mais j’ai trouvé que c’était un peu confus ; pourtant, j’adore avoir le point de vue de/suivre différents personnages – c’est un des gros points positifs de A Song of Ice and Fire pour moi ! Je n’ai sans doute pas eu assez de temps pour m’attacher aux personnages, pour apprendre à les connaître au point d’avoir envie de les retrouver. Il était facile pour moi de confondre leurs noms au début, notamment Laincourt et Gagnière ! Je confondais aussi Saint-Loup et Leprat ! Par la suite, ils prennent tous du relief et sont « faciles » à distinguer, notamment grâce à certains éléments uniques à chaque personnage, mais j’ai eu un peu de mal à suivre au début ! Je voulais aussi de l’action, et la présentation des personnages, même si elle est rapide, prend pas mal de temps tout de même, toute une partie du livre sur quatre (sachant que la dernière est vraiment courte). Donc, ce tome m’a semblé un peu long. Et je ne pense pas avoir accroché au style d’écriture

Autre petit problème : j’ai deviné à peu près tous les rebondissements … et j’adore être surprise ! Du coup, la seule révélation que je n’avais pas devinée n’a pas été suffisante après toutes celles qui étaient prévisibles. Dommage ! Dernière remarque négative : j’adore l’idée de dragons au XVIIe siècle, mais je pense que je m’attendais à un côté Fantasy plus prononcé. Certains éléments à propos des dragons et de l’organisation sont donnés mais pas suffisamment à mon goût, et c’était un peu confus là aussi. Je n’avais, par exemple, pas compris qu’il fallait clairement distinguer les intérêts de l’Espagne et ceux de la Griffe noire avant que le lecteur en apprenne plus à propos de cette dernière ! 

Je me plains pas mal, mais je m’attendais à vraiment beaucoup plus entrer dans l’histoire ; je suis un peu déçue ! J’ai tout de même apprécié ma lecture. Je me suis attachée à certains personnages, comme Marciac – que je comprends malgré la petite déception finale ! – et à Agnès – la seule femme présente chez les Lames ! C’est peut-être un peu stéréotypé : le vieux capitaine, chef des Lames, qui garde quelques secrets ; le boute en train, qui lui aussi cache quelque chose à ses camarades ; la belle demoiselle qui manie la lame avec élégance ; le protecteur qui s’inquiète pour la dame par amour filial ; le condamné ; l’étranger ; le mystérieux. Mais j’ai tout de même aimé ce groupe, et j’ai hâte de les retrouver pour en découvrir plus sur eux et leur monde ! La période historique est une de mes préférées, et j’ai hâte de voir comment l’auteur va réutiliser l’histoire pour créer cet univers parallèle ! J’espère être surprise par le deuxième tome et voir plus de dragons !! 

 

Donc, un bon premier tome, mais j’en attends encore plus pour la suite !

 

Sapiens: A Brief History of Humankind de Yuval Noah Harari

Posté : 29 novembre, 2018 @ 4:33 dans Avis littéraires, Coup de cœur | Pas de commentaires »

Genre : Sciences, Essai Sapiens

Editeur : Vintage 

Année de sortie : 2014 [2011]

Nombre de pages : 466

Titre en français : Sapiens : Une histoire de l’humanité 

Synopsis : 100,000 years ago, at least six human species inhabited the earth. Today there is just one.

Us. 

Homo Sapiens.

How did our species succeed in the battle for dominance? Why did our foraging ancestors come together to create cities and kingdoms? How did we come to believe in gods, nations and human rights? And what will our world be like in the millenia to come?

Bold, wide-ranging and provocative, Sapiens challenges everything we thought we knew about being human: our thoughts, our actions, our power … and our future. 

 

Avis : Cela fait un moment que ce livre est dans ma PAL – un tout petit peu plus d’un an ! Je n’osais pas le commencer, par peur de ne pas tout comprendre surtout.

Je suis complètement soufflée. Mon cerveau a grillé pendant la lecture, mais pas en raison de la difficulté de compréhension.

Je n’exagère pas quand je dis que ce livre vous force à remettre en question tout ce que vous pensez savoir ; je comprends maintenant pourquoi Sapiens est considéré comme provocateur. Tout est abordé : économie, religion, histoire, sciences, mais aussi des sujets auxquels je ne m’attendais pas, comme le genre, la sexualité ou le bonheur. L’auteur nous offre un point de vue différent sur à peu près tout, un point de vue qui « force » le lecteur à réfléchir, à tout repenser. Il offre des termes clairs mais aussi des associations de concepts, d’idées, au lecteur pour expliquer ce que, peut-être, il ressentait/pensait sans pouvoir l’exprimer clairement. Je savais déjà certaines choses, mais, même à ce moment-là, l’auteur a été capable de mettre des mots sur mes idées. J’ai tout compris, aucun mot ou concept compliqué ou incompréhensible n’est employé ; s’il y en avait, tout était expliqué grâce à de multiples exemples. 

J’ai adoré que ce livre ne traite pas que des humains, de leur gloire, de leur triomphe, de leur bien-être. C’est aussi (et, en fait, surtout) sur notre cruauté (envers d’autres humains, mais aussi d’autres espèces, et, bien sûr, les animaux aujourd’hui), notre irresponsabilité, nos malheurs, notre aveuglement. Comme nous sommes petits, jeunes, autocentrés. Sapiens est lucide, et assez déprimant en fin de compte : est-ce que, depuis le début, nous ne courrons pas à notre perte ? Est-ce que notre humanité n’est pas en danger ?

 

Donc, un essai qui nous fait réfléchir, que j’ai annoté de partout, et que tout le monde devrait lire !  

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