Redbluemoon

I found myself in Wonderland.

Ragnarök: The End of the Gods de A. S. Byatt

Posté : 21 août, 2018 @ 4:52 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Genre : Historique, MythologieRagnarok

Editeur : Canongate

Année de sortie : 2011

Nombre de pages : 171

Titre en français : Ragnarök : La fin des dieux

Synopsis : Ragnarök is the story of the end of the world. It is a tale of the destruction of life on this planet and the end of the gods themselves. What more relevant myth could any modern writer find?

As the bombs rain down in the Second World War, one young girl is evacuated to the English countryside. She is struggling to make sense of her new wartime life. Then she is given a copy of Asgard and the Gods – a book of ancient Norse myths – and her inner and outer worlds are transformed.

War, natural disaster, reckless gods and the destruction of life on this planet are just some of the threads that A. S. Byatt weaves into her Ragnarok. Just as Wagner borrowed from this dramatic Norse saga for the climax of the Ring Cycle, so A. S. Byatt reinvents it for our time in all its intensity and Glory. Linguistically stunning and imagitively abundant, this is a landmark piece of storytelling from one of the World’s truly great writers. 

 

Avis : Ce n’est plus un secret : j’adore la mythologie. Donc un livre sur Ragnarok, la fin du monde dans les mythes nordiques, je dis oui !!

Je pensais que j’allais adorer ce livre ; et pourtant, quelque chose n’a pas fonctionné. Je n’ai pas réussi à entrer dans Ragnarok, sans doute à cause du style d’écriture. Je n’ai pas accroché. Et donc, je ne me suis pas impliquée dans l’histoire, elle m’a laissé de marbre. Je n’ai pas ressenti le chaos de la fin des dieux, je ne me suis pas sentie révoltée, consternée, horrifiée, ou excitée. Je lisais simplement, sans rien ressentir, et c’était affreux.

L’idée était pourtant originale : mêler la Seconde Guerre mondiale et la mythologie nordique. Comme A. S. Byatt l’écrit dans sa postface, si elle ne donne pas un nom à l’enfant, si ce n’est que « the thin child », « la frêle/mince enfant », c’est parce que le livre n’est pas vraiment à propos d’elle, mais plus focalisé sur Loki, ses enfants, et la fin du monde. Ce qui est important, c’est aussi l’impact, l’influence de la lecture des mythes nordiques sur le lecteur, et, ici, sur un enfant qui vit la guerre. L’intrigue qui la concerne est secondaire, mais pas le rapport entre les deux mondes. La petite fille laisse les mythes influencer sa façon de voir les choses, de voir le monde réel ; mais ce n’est pas pour autant qu’elle croit en ces dieux ou en leurs histoires, tout comme elle ne croit pas en Jésus, Dieu, et les dogmes de la religion catholique, qu’elle place au même niveau que la mythologie nordique. Elle différencie aussi les mythes et les contes de fées. Il est clair que son « personnage » préféré est Loki, le farceur : il semble être le seul à être intelligent et à avoir un semblant de personnalité. Concernant les mythes eux-mêmes : certains sont repris, comme celui de Baldur, ou ceux concernant les enfants de Loki. Mais j’ai trouvé que certains passages étaient assez longs, notamment les descriptions d’Yggdrasil et Randrasill. Peut-être n’étais-je tout simplement pas réceptive à ce genre d’écriture à ce moment-là ! Peut-être que j’aurais adoré dans un autre état d’esprit ! 

La postface est vraiment très intéressante : l’auteure évoque sa vision des mythes, son roman et pourquoi elle l’a écrit de cette façon. Les dieux, dans les mythes, n’ont pas de personnalité propre ; donc elle n’a pas voulu leur en donner, contrairement à d’autres auteurs dans d’autres romans (qu’elle ne cite pas). Ils sont surtout des défauts, ou des qualités : Frigg est jalouse, Thor est brutal, Baldur est beau. Ils sont proches des humains par leurs failles, leur stupidité (mot employé par l’auteure) : ils voient venir Ragnarok, et ne font rien pour l’empêcher. Elle explique aussi que Jörmungandr, le serpent de Midgard, est, en fait, le centre de son roman : il représente l’humanité qui détruit peu à peu la planète qu’elle habite. Ce n’était pas vraiment une allégorie évidente ; et l’auteure se contredit un peu, étant donné qu’elle dit juste avant qu’elle ne veut pas que son roman soit une allégorie. Une bibliographie se trouve à la fin ; j’ai ajouté certains livres à ma liste de lecture !

 

Donc, un bon livre, j’ai aimé redécouvrir certains mythes, et j’ai tout un tas de nouveaux livres à lire sur différents sujets ! Mais, je n’ai pas apprécié le style d’écriture et ne me suis pas sentie concernée par l’histoire. 

Alias Grace de Margaret Atwood

Posté : 10 avril, 2018 @ 11:42 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Genre : Historique Alias Grace

Editeur : Virago

Nombre de pages : 542 

Année de sortie : 1998 [1996]

Titre en français : Captive

Synopsis : ‘Sometimes I whisper it over to myself: Murderess. Murderess. It rustles, like a taffeta skirt along the floor’ Grace Marks. Female fiend? Femme fatale? Or weak and unwilling victim?

Around the true story of one of the most enigmatic and notorious women of the 1840s, Margaret Atwood has created an extraordinarily potent tale of sexuality, cruelty and mystery.

 

Avis : Alias Grace est le troisième livre que je lis de Margaret Atwood ; j’avoue que j’ai choisi celui-ci parce qu’une série venait de sortir, et que j’aimerais la regarder avec mon compagnon !

J’adore définitivement l’écriture de l’auteure et, quoi que le sujet du livre soit, je sais qu’il sera au moins excellent de ce côté-là. J’avoue que j’étais un peu sceptique au début concernant l’histoire d’Alias Grace ; je me demandais en quoi la vie de Grace Marks pouvait m’intéresser – je pense que je n’étais pas trop d’humeur à lire un livre comme celui-ci, mais j’ai tout de même poursuivi la lecture. De plus, les deux premiers chapitres ne m’ont pas vraiment permis d’entrer dans l’intrigue : le premier est un rêve que le lecteur ne peut pas comprendre ; le deuxième est un long poème – très bien écrit et touchant, mais qui m’a laissé perplexe. Mais j’ai continué – évidemment ! – et, petit à petit, j‘ai été touchée par l’histoire, notamment grâce à l’ajout de passages sur la condition de la femme dans les années 1800, la façon dont elles sont toujours fautives, et le gouffre qui existe entre elles et les hommes. Donc, encore une œuvre féministe de la part de Margaret Atwood ! Quelques remarques de Grace Marks étaient si vraies que je les ai recopiées. Ce livre est important, et remet en perspective une histoire que l’on pense connaître. En effet, l’auteure nous montre le peu de choses certaines que l’on sait sur Grace Marks et son crime. Elle explore différentes possibilités : une vraie criminelle impassible ? une femme fatale jalouse et envieuse ? une victime qui avait peur pour sa vie si elle parlait ? une jeune femme atteinte d’une maladie mentale ? Margaret Atwood ne donne pas de réponse précise, mais laisse le lecteur se faire son opinion, ce que j’ai apprécié – si vous vous attendez à un jugement ou un avis de la part de l’auteure ou du narrateur, vous ne serez pas satisfait. Elle introduit pourtant une scène qui m’a captivée, qui m’a fait adorer ce livre, et qui a ouvert une autre possibilité tellement intéressante !

En effet, Margaret Atwood donne une place bien spécifique à la maladie mentale dans son œuvre ; elle était, de toute façon, forcée d’en parler, étant donné que Grace Marks a été internée dans un asile pendant un peu plus d’un an, et que certains pensaient qu’elle avait commis son crime sur le coup de la folie. Elle a ensuite été transférée au pénitencier quand un nouveau directeur a pris en charge l’asile. Mais était-elle vraiment folle ? Peut-elle avoir guéri ? [SPOILER] C’est là qu’arrive la scène que j’ai aimé : Grace Marks se fait hypnotiser. Pendant son état de transe, sa voix change, et sa personnalité aussi ! Le révérend Verringer parle de possession, puisque la deuxième « voix » se présente comme étant Mary Whitney ; mais je pense plus à de la schizophrénie. La mort de son amie aurait été tellement choquée la jeune femme que son esprit s’est cassé en deux, et qu’une autre personnalité est née, une reproduction de Mary. Je ne m’attendais vraiment pas à cette scène, ça m’a beaucoup surprise ! Ce pourrait être la réponse à l’amnésie de Grace pendant le crime, à son comportement étrange auprès de James McDermott ; une bonne hypothèse amenée par l’auteure je trouve ! [FIN DU SPOILER]

Concernant les personnages, au fil du roman, j’ai appris à apprécier, puis à sincèrement aimer Grace. A tel point que je suis convaincue qu’elle est innocente ; elle est tellement à fond dans la religion, dans la superstition et le destin que je ne pense pas qu’elle ait pu faire ce dont elle est accusée. J’ai aussi été convaincue par son histoire : ce ne devait vraiment pas être facile d’être une servante dans les années 1800, entre les hommes qui vous traitent comme de la marchandise, les corvées, le manque d’argent et de confort, alors que les personnes qui vous emploient se font servir. L’exemple de Mary est glaçant … Quant au Dr. Jordan, il m’a terriblement agacée, je ne l’ai pas apprécié du tout. Il ne comprend rien aux femmes, et les traitent comme des objets (d’étude, de désir, etc). Il fait joujou avec leur esprit et leur corps, et il fait parfois des remarques, j’avais envie de le secouer ! Il ne pense vraiment qu’à lui, jamais aux autres. Je n’ai pas vraiment de sentiments particuliers pour les autres personnages, excepté Jeremiah, que j’ai beaucoup apprécié, et Mary, dont l’histoire m’a brisé le cœur, comme celle de Grace.

Dans sa postface, Margaret Atwood explique qu’elle a suivi les faits, mais remplit les trous grâce à la fiction ; c’est une réussite pour moi. Tout est cohérent, le livre est à la fois une biographie et un roman sur les femmes.

 

 

Donc, un excellent roman qui nous présente Grace Marks et son histoire, qui traite de la condition de la femme mais aussi de la maladie mentale.

 

Poutine, l’homme sans visage de Masha Gessen

Posté : 31 mars, 2018 @ 10:02 dans Avis littéraires | 4 commentaires »

Genre : Historique, Biographie Poutine, l'homme sans visage

Editeur : Fayard

Année de sortie : 2012

Nombre de pages : 311

Titre en VO : The Man Without a Face: The Unlikely Rise of Vladimir Putin

Synopsis : En 1999, l’entourage de Boris Eltsine lui cherche un successeur. Pourquoi pas un ancien agent du KGB sans envergure, Vladimir Poutine, parfaite marionnette ? Mais voilà que, dès son arrivée au pouvoir, le jeune et terne réformateur démocrate imaginé par les oligarques et rêvé par l’Occident révèle sa vraie nature : celle d’un ancien truand devenu le parrain d’un clan mafieux qui met la Russie en coupe réglée, étouffant toute forme de contestation par la violence et la terreur.

Journaliste indépendante, Masha Gessen livre ici une enquête sans précédent, fondée sur des témoignages et des documents inédits. Elle a pris des risques réels – et fait d’ailleurs l’objet de menaces et d’intimidations, comme tous ceux qui, depuis dix ans, font entendre une voix dissonante dans la Russie de Poutine – pour dévoiler dans ce document unique la face obscure de l’ »homme sans visage ».

 

Avis : J’ai vu ce livre sur la chaîne d’Olive ; elle en parlait comme d’un ouvrage nécessaire pour bien saisir la situation de la Russie et de Vladimir Poutine. Cela m’a intriguée, et j’ai été ravie de le trouver à la fac !

En refermant Poutine, l’homme sans visage, je me suis demandé si je n’avais pas fait une erreur en le lisant. J’ai été tellement dégoûtée pendant la lecture, tellement indignée par ce que je lisais, que j’ai commencé un autre livre en même temps, histoire de me remonter un peu le moral ! Olive avait raison : le lecteur apprend ici comment Vladimir Poutine est devenu président – et honnêtement, en lisant, je continuais à me demander comment il avait fait pour en arriver là ! -, et aussi pourquoi la Russie est dans un tel état. Poutine était censé être un homme facile à manipuler pour les hauts dirigeants russes ; mais c’est finalement lui qui les a tous embobinés. Quelques éléments de sa vie – ceux que l’on peut connaître – sont racontés ici ; par exemple, le fait qu’il aime se présenter comme un voyou, et qu’il est très violent d’un coup, ce qui est visible dans certaines vidéos de lui. L’auteure évoque aussi une maladie, que je ne connaissais pas, dont serait atteint Poutine, la pléonexie, c’est-à-dire, le fait de vouloir avoir ce que d’autres possèdent légalement, et d’avoir plus qu’eux. Elle donne des exemples qui m’ont halluciné, comme pratiquement tout le reste du livre. Il permet vraiment d’ouvrir les yeux, et d’arrêter de se voiler la face, même si le lecteur ose à peine y croire, tellement cela semble énorme parfois.

Il faut dire que sa biographie commence par un assassinat. Pas top quand même ! Et le nombre de corps qui s’accumule par la suite est hallucinant … ça m’a tellement dégoûtée, et tellement désespérée. Il est tellement facile de se débarrasser de ses ennemis en envoyant d’autres les tuer, ou en les empoisonnant. Je m’attendais à lire l’histoire de Litvinenko, l’espion russe du KGB empoisonné au polonium à Londres ; et apprendre que ce serait Poutine lui-même qui aurait signé la demande d’exécution m’a achevée.

Ce livre m’a mise en colère à cause de l’impuissance que j’ai ressentie tout le long de ma lecture face à la corruption qui ronge la Russie. Des intellectuels ont tenté de renverser le gouvernement, de montrer à quel point les dirigeants sont pourris, à quel point ils sont capables de tout et de n’importe quoi. L’auteure explique tout de même comment l’Etat a orchestré des attentats dans tout le pays afin de mettre en avant la figure du président. Il a tenté de faire porter le chapeau aux Tchétchènes, mais des journalistes ont vite tout compris. Mais comment ce genre de choses est encore possible à notre époque ?!!

L’épilogue apporte un peu d’espoir au lecteur – jusqu’à ce qu’il se rende compte qu’à nouveau Poutine a été élu cette année même. Un passage en particulier m’a fait mal au cœur, lorsque la petite fille de l’auteure lui demande si elle peut l’accompagner à la manifestation. Elle sait que, si sa mère dit non, c’est que c’est dangereux. Masha Gessen lui dit alors qu’elle pourra venir pour la toute dernière manifestation ; la petite lui répond : « Quand Poutine ne sera plus là ? » Pour elle, c’est un méchant, un monstre, quelqu’un de dangereux, alors qu’elle est encore petite ! Les frissons que ce passage a provoqués chez moi ! J’avais envie de leur faire des câlins à toutes les deux. L’auteure explique que les révolutions prennent du temps, que le renversement du régime ne pourra se faire que dans plusieurs années ; cela fait maintenant six ans, il serait temps !

 

Donc, une très bonne biographie, mais qui indigne le lecteur comme rarement.

Chroniques croisées #1 : Le livre : une histoire vivante de Martyn Lyons et Bibliothèques : une histoire mondiale de James W. P. Campbell et Will Pryce

Posté : 31 mars, 2018 @ 2:53 dans Avis littéraires, Chroniques croisées | Pas de commentaires »

Genre : HistoriqueLe livre une histoire vivante

Editeur : Ouest-France

Année de sortie : 2011

Nombre de pages : 224

Titre en VO : Books: A Living History

Synopsis : Depuis deux mille cinq cents ans, les livres servent à gouverner, consigner, vénérer, éduquer et distraire. Cet ouvrage aux illustrations luxueuses explore l’une des technologies les plus extraordinaires, essentielles et durables jamais inventées.

Le livre : une histoire vivante retrace l’évolution et l’influence du livre partout sur notre planète, des tablettes cunéiformes de la civilisation sumérienne jusqu’à l’essor du livre mobile et la révolution des moyens d’informations modernes. Parmi les illustrations, sélectionnées avec soin, figurent des manuscrits maya, des rouleaux de papyrus égyptiens, des enluminures médiévales, des chefs-d’œuvre de l’imprimerie de Gutenberg et Aldo Manuce, les atlas des Grandes Découvertes, des alphabets et des livres pour enfants, des romances à trois sous et des mangas japonais, ainsi que des œuvres de fiction allant de Don Quichotte à Level 26, le premier « roman numérique » au monde.

Un régal pour les amoureux du livre traditionnel, ainsi qu’une source d’inspiration pour les passionnés des nouvelles technologies électroniques : cet ouvrage magnifique célèbre le pouvoir et la magie éternels du livre.

 

 

Bibliothèques une histoire mondiale Genre : Historique 

Editeur : Citadelles & Mazenod 

Année de sortie : 2013 

Nombre de pages : 311 

Titre en VO : The Library: A World History 

Synopsis : Les collections de livres ont de tout temps symbolisé la culture et les savoirs de leurs propriétaires. Dans la plupart des langues, le mot « bibliothèque » a fini par désigner à la fois les collections et les bâtiments qui les hébergent. Les riches et les puissants ont dépensé sans compter pour ces constructions et, dans son expression la plus accomplie, la bibliothèque est devenue un ouvrage d’art total, associant peinture, sculpture, mobilier et architecture dans des espaces spectaculaires.

Les architectes ont cherché à se surpasser mutuellement, depuis les bibliothèques de la Rome antique jusqu’à la Bibliothèque nationale de France, en concevant des cadres toujours plus étonnants. Chaque époque, chaque culture a réinventé ce concept, le façonnant à l’image de ses priorités et de ses préoccupations, et transformant de ce fait la bibliothèque en un véritable miroir des civilisations.

Voici la première publication qui, en un seul volume, retrace cette histoire à travers le monde, des débuts de l’écriture à nos jours, de la Mésopotamie ancienne jusqu’au Japon contemporain. L’auteur et le photographe ont sillonné la planète ensemble, visitant et étudiant quelque quatre-vingt bibliothèques. L’historien de l’architecture James W. P. Campbell en a tiré une synthèse qui se lit aisément tout en faisant autorité. Will Pryce est l’un des photographes d’architecture les plus en vue. Ses clichés saisissants offrent une vision à la fois précise et évocatrice.

Les plus belles bibliothèques, au-delà des livres qu’elles abritent, reflètent aussi les acquis, la créativité et l’esprit d’un temps ; elles incarnent la quintessence des réalisations humaines. James W. P. Campbell et Will Pryce proposent ainsi un ouvrage de référence qui, par son ambition et son envergure, constitue une somme unique.

 

Avis : J’adore lire des œuvres sur les livres, leur histoire, et les lieux qui les renferment ; quand j’ai trouvé ces ouvrages à la BU, je les ai emportées avec plaisir ! Je me suis dit qu’étant donné que Le livre : une histoire vivante et Bibliothèques : une histoire mondiale traitent tous deux des livres, ce pouvait être sympa de faire, pour la première fois, une chronique croisée.

Le livre : une histoire vivante, possède un titre tout à fait explicite, comme Bibliothèques : une histoire mondiale ! Tous deux traitent de l’histoire, de l’Antiquité à nos jours, dans des endroits très divers, et pas seulement en Europe et aux Etats-Unis. Le lecteur voit donc évoluer les livres, et les endroits qui permettent de les conserver. Lire ces deux œuvres l’un après l’autre est vraiment enrichissant, et permet de rester plonger dans l’histoire ; le mieux aurait été de lire ensemble les chapitres qui se correspondent ! J’ai appris beaucoup de choses avec ces deux livres ! Je trouve que l’ouvrage de Martyn Lyons est plus une introduction à l’histoire du livre qu’une œuvre complète sur celle-ci. Il permet seulement d’aborder les grandes réflexions et les grandes questions liées à l’évolution du livre, son passé, mais aussi son avenir. L’auteur est convaincu que le livre papier a un avenir, et le défend presque férocement ; quand à James W. P. Campbell, lui aussi pense qu’il reste important et qu’il ne se fera pas détrôner par le livre numérique, étant donné que les bibliothèques restent très fréquentées, qu’encore aujourd’hui, de nouveaux bâtiments voient le jour. Ceux-ci s’adaptent aux nouvelles demandes, ce qui leur permet de rester importants dans le monde du livre.

Concernant les ouvrages, on passe des tablettes d’argile au rouleau, jusqu’au codex – encore en usage aujourd’hui – et au livre numérique. L’évolution de l’imprimerie est aussi évoquée, ainsi que la création des librairies et des bibliothèques ! Celles-ci suivent l’évolution des mouvements artistiques, du goût de l’époque, mais deviennent également de plus en plus fonctionnelles. Cela ne se fait pas pour autant au détriment de l’architecture ; les bibliothèques modernes restent magnifiques.

Les deux livres comportent de nombreuses photos en couleur et des illustrations. Honnêtement, Bibliothèques : une histoire mondiale est le rêve de tout lecteur passionné : des pages et des pages de photos qui donnent envie d’entrer dans le livre ! Elles m’intéressaient d’ailleurs plus que les descriptions et les explications, qui me paraissaient parfois de trop, justement à cause des photos – les légendes ne répétaient parfois que le texte central. J’ai tout de même aimé apprendre l’histoire même des bibliothèques, la raison de leur création, les personnes qui les ont « commandées », les constructeurs ; c’était très intéressant ! Ce livre m’a encore plus donné envie de faire le tour du monde des bibliothèques !! Et d’avoir, plus tard, ma propre bibliothèque (aussi gigantesque que possible !)

Les petits bémols : quelques fautes dans le premier livre, et le lecteur pouvait sentir qu’il avait été traduit. Pour le second : le poids !!!!! C’est une blague, bien sûr, mais c’est vrai qu’il était un peu compliqué de lire ce livre tant il était lourd à porter !

Donc, de très bons ouvrages qui permettent de découvrir un peu l’histoire des livres et des lieux dans lesquels ils se trouvent. Le type d’œuvres qu’on aimerait avoir sur ses étagères !!

Lincoln in the Bardo de George Saunders

Posté : 5 mars, 2018 @ 9:51 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Genre : HistoriqueLincoln in the Bardo

Editeur : Bloomsbury

Année de sortie : 2017

Nombre de pages : 343

Titre en français : Pas encore traduit en français

Synopsis : February 1862

The American Civil War rages while President Lincoln’s beloved eleven-year-old son lies gravely ill. In a matter of days, Willie dies and is laid to rest in a Georgetown cemetery. Newspapers report that a grief-stricken Lincoln returns to the crypt several times alone to hold his boy’s body.

From this seed of historical truth, George Saunders spins an unforgettable story of familial love and loss that breaks free of realism, entering a thrilling, supernatural domain both hilarious and terrifying. Willie Lincoln finds himself trapped in a transitional realm – called, in Tibetan tradition, thhe bardo – and as ghosts mingle, squabble, gripe and commiserate, and stony tendrils creep towards the boy, a monumental struggle erupts over young Willie’s soul.

Unfolding over a single night, Lincoln in the Bardo is written with George Saunders’ inimitable humour, pathos and grace. Here he invents an exhilarating new form, and is confirmed as one of the most important and influential writers of his generation. Deploying a theatrical, kaleidoscopic panoply of voices – living and dead, historical and fictional – Lincoln in the Bardo poses a timeless question: how do we live and love when we know that everything we hold dear must end?

 

Avis : J’ai lu et entendu beaucoup de bien de Lincoln in the Bardo de George Saunders ; et comme il a gagné le Man Booker Price en 2017, je me suis lancée !

Je pense que je m’attendais à beaucoup, peut-être à trop, et pas du tout à quelque chose d’aussi confus. Je ne suis pas parvenue à entrer dans le livre, je ne me suis attachée à aucun des personnages – pas même Willie – et je n’ai pas été touchée par l’histoire. Une belle déception donc ! Mais je ne pense pas que ce soit complètement la faute du livre. Certes, la façon dont l’auteur a écrit Lincoln in the Bardo a été une vraie source de confusion pour moi : je ne parvenais pas à savoir quel personnage parlait quand, ce qui fait qu’ils étaient tous un peu mélangés dans ma tête. Je n’arrivais pas à les imaginer clairement, ni à les différencier les uns des autres au début ; j’ai fini par les distinguer, mais la façon dont les noms apparaissent à la fin de la réplique ne m’a pas semblé pratique du tout ! Et ce n’étaient que les parties dialogue. Dans les parties narratives, c’était presque encore pire ! Elles sont constituées de morceaux d’œuvres (réelles ou fictives, j’avoue que je ne sais pas) mis à la suite les uns des autres ; certains se contredisent, d’autres répètent la même chose de façon différente. C’était une façon originale et assez étrange de raconter une histoire ; malheureusement, pour cette fois, ça n’a pas marché avec moi ! Je n’étais sans doute pas d’humeur ; au lieu d’apprécier l’étrangeté, elle m’a pris la tête. Donc, à cause de cette façon d’écrire, je ne suis pas entrée dans le livre. Aussi, et encore une fois (!), le synopsis en dit beaucoup trop !! Concrètement, tout est dit, il ne reste pas vraiment de mystère. Alors, certes, cela permet au lecteur de comprendre dans quel univers il se situe dès le début ; mais il aurait très bien pu s’en rendre compte au fil de la lecture !

Ce que j’ai vraiment aimé dans ce livre, c’est l’idée de cet endroit, entre la vie et la mort, pas vraiment un Purgatoire, mais pas non plus des limbes. Les gens qui s’y trouvent veulent croire – et tentent de se convaincre – qu’ils peuvent revenir à la vie, qu’il suffit qu’ils attendent, que quelque chose va se passer. Et ce quelque chose, c’est l’arrivée de Willie et, plus tard, celle de son père, Abraham Lincoln. Le lecteur apprend certaines choses sur le Président ; notamment que l’opinion publique était clairement divisée à son propos. Certains le haïssent, d’autres le vénèrent ; les descriptions physiques se contredisent, comme les descriptions de caractère. Finalement, le lecteur ne sait pas trop quoi penser sur lui et doit se faire sa propre idée. Il est indéniable qu’il est touchant dans son désespoir de perdre son fils « préféré ». J’ai aimé les réflexions qu’il se fait sur la perte d’un enfant, et sur le fait que tout est temporaire, ce que l’homme finit par oublier à force de profiter de la vie.

Certains moments et certaines répliques de personnages étaient touchants ; j’ai notamment aimé la connexion qui se crée entre Vollman et Bevins quand ils entrent l’un en l’autre – oui, je sais, ça a l’air très bizarre dit comme ça, mais il ne faut pas oublier que ce sont des fantômes ! J’ai aussi adoré la façon dont le livre commence ; j’ai été happée dans l’histoire de Vollman, j’avais envie de connaître la suite, j’étais presque déçue qu’il soit mort ! Mais je sens que je n’ai pas pris autant de plaisir que je l’aurais pu. Sans doute pas le bon moment pour lire ce livre ; je le relirai peut-être plus tard, en espérant l’apprécier davantage !

 

Donc, un bon roman, mais que j’ai lu au mauvais moment. Original et décalé, il peut parfois être confus.

 

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