Redbluemoon

I found myself in Wonderland.

Les sœurs Charbrey, tome 1 : Sans orgueil ni préjugé de Cassandra O’Donnell

Posté : 3 janvier, 2014 @ 1:54 dans Avis littéraires | 2 commentaires »

Genre : Historique, RomanceSans orgueil ni préjugé

Éditeur : J’ai lu

Année de sortie : 2013

Nombre de pages : 253

Synopsis : Le mariage ? Morgana Charbrey ne veut pas en entendre parler. Sa passion dévorante pour les sciences emplit suffisamment sa vie sans qu’elle ait besoin de s’encombrer d’un époux. Cette soif d’indépendance, elle la dissimule derrière une prétendue maladie qui la contraint à rester recluse chez elle, à l’abri des regards courroucés de la haute société. En accompagnant sa jeune sœur Rosalie faire ses débuts à Londres, Morgana était loin d’imaginer que sa beauté et son caractère emporté attireraient l’attention de l’insupportable et ô combien séduisant comte Greenwald …

 

Avis : Je ne m’attendais pas à aimer ce livre, je n’aime pas trop ceux où tout est facile, où tout le monde s’aime, mais c’est vrai que, parfois, ça fait du bien. Je trouvais déjà le sujet intéressant et je me demandais comment l’auteure allait traiter le fait qu’une jeune fille de bonne famille ne veuille pas se marier. La couverture est assez sympathique, la couleur est vive et reflète assez bien le caractère de Morgana. J’aime beaucoup les histoires qui se passent au temps des rois et des reines, et c’est clairement ce qu’annonce ce livre.

L’histoire est donc intéressante, le sujet peut appeler un tas de possibilités. Il est traité de façon simple, avec des retournements de situations auxquels on peut s’attendre, mais que l’on apprécie de lire tout de même. En réalité, j’ai été emportée par l’histoire, j’avais vraiment envie de savoir comment tout allait se terminer (même si je m’en doutais quand même), et je ne pouvais pas m’empêcher de reprendre le livre dès que je pouvais. Les déboires de Morgana sont captivants, elle se laisse assez (peut-être même trop) facilement séduire par le comte Greenwald, qui semble lui aussi très attiré par la jeune fille. Concrètement, rien ne les sépare, mais Morgana pense sincèrement qu’elle ne peut pas se marier, jusqu’à faire des propositions assez particulières au comte. L’histoire entremêlée de Rosalie est moins captivante, mais tout de même intéressante. La jeune fille « cherche » un mari, ne semble pas vraiment disposée à en trouver un ; tous l’ennuient, et l’un d’eux est clairement condescendant. L’histoire évolue, et parfois, on se rend compte de certaines ellipses temporelles. Le cadre du livre est enchanteur : tout d’abord, la demeure Charbrey, qui semble idyllique, puis Londres et ses bals, qui font rêver. Cela donne envie d’y être.

Les personnages font beaucoup dans ce livre. Morgana est une héroïne courageuse, qui n’a aucune confiance en les hommes et qui pense que les femmes ont exactement les mêmes capacités mais qu’elles ne sont pas reconnues à raison de leur sexe. Elle s’adonne aux sciences, sa passion, et ne se soucie absolument pas du regard des autres. Même lors des bals où elle accompagne sa sœur, elle s’habille comme bon lui semble, parle au comte comme elle le veut et ne prend de gants avec personne. L’idée du mariage ne l’effleure pas un instant à cause de ses nombreuses responsabilités. Elle est indomptable, et le comte le remarque vite. Honnêtement, je ne pense pas que ce genre de situations ait été possible à cette époque, mais on peut toujours rêver, ou espérer que cela l’ait été. Morgana est attachante, elle ne m’a pas du tout agacée, contrairement aux héroïnes féminines habituelles. Par contre, je trouve qu’elle se laisse très vite séduire pour une femme complètement contre le mariage et le comte. Quant à lui, il est assez imposant, et on se dit, au début, que l’on n’aimerait pas rencontrer quelqu’un comme lui un jour. Il est inconvenant, dépravé selon sa réputation, et coureur de jupons. Morgana pense même qu’il méprise les femmes, et elle se fait une idée trop rapide de lui (préjugé). Elle niera longtemps son amour pour lui, et c’est au moment où tout semble fini qu’elle se l’avoue (orgueil). Parfois, le comte est impressionnant dans sa façon d’agir, mais l’on se rend compte qu’il aime sincèrement Morgana. Rosalie, partie à Londres sur ordre de sa sœur, est un personnage aimant, qui ne se sent bien que chez elle. Les deux fillettes, Daphné et Marie, sont un peu plus absentes, surtout Daphné. L’on a un simple aperçu du caractère de Marie à la fin, où elle se révèle d’ailleurs très attachante elle aussi.

Ayant lu Cinquante nuances de Grey récemment, j’ai réussi à faire un petit rapprochement qui m’a amusé ; mais les deux livres n’ont rien à voir du tout, il ne s’agit pas de dominant et de soumise, de sadomasochisme ou de quoi que ce soit qui y ressemble. Il y a deux scènes sexuelles, mais rien de bien choquant. 

Ce livre traite bien sûr du rôle des femmes dans la société à l’époque : elles ne sont considérées que grâce à leur mari, elles n’ont pas les mêmes droits que les hommes, et, comme Morgana le dit, les hommes peuvent faire ce qu’ils veulent (coucher à droite à gauche, s’adonner aux sciences) sans que rien ne leur soit dit, mais les femmes n’en ont strictement pas le droit. Morgana fait bien sûr exception à la règle, mais je ne suis pas sûre que cela se soit passé en réalité à cette époque. Ce livre montre un peu ce qu’une femme comme Morgana aurait pu faire, mais cela n’a sans doute pas réellement existé. La famille Charbrey aurait été la famille idéale, où les femmes peuvent choisir leur mari et rester libres de faire ce que bon leur semble.

La fin est prévisible, mais tout de même belle. On aimerait que toutes les histoires se finissent de cette façon. Certains diront que c’est trop facile (ce n’est pas faux), mais cela redonne de l’espoir, ou au moins fait sourire.

 

En définitive, un livre sympathique, qui traite un sujet intéressant. Le fait que la fin soit prévisible ne gâche pas du tout le plaisir que l’on a à lire ce livre. Je lirai sans doute la suite. 

 

Secrets d’Histoire, tome 1 de Stéphane Bern

Posté : 21 décembre, 2013 @ 12:58 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Secrets d'HistoireGenre : Historique

Editeur : Albin Michel

Année de sortie : 2010

Nombre de pages : 335

Synopsis : « Mystères, Enigmes et Secrets du passé sont autant de clés pour découvrir la petite histoire de la grande. Avec l’aide des plus éminents de nos historiens d’aujourd’hui, nous avons tenté d’élucider une trentaine d’énigmes, sachant que l’Histoire est, comme la science, en perpétuelle évolution sur le chemin de la vérité. Ainsi de nouveaux dossiers ont pu être rouverts en s’appuyant sur des figures emblématiques et, à travers elles, raconter une époque, percer à jour certains secrets. L’Histoire constitue le socle de notre nation, un trésor et un patrimoine communs qui confèrent à chacun d’entre nous – quelle que soit notre origine – ce sentiment d’appartenance à un même peuple. Mes ancêtres n’étaient pas gaulois, loin s’en faut, mais l’étude passionnée de l’Histoire de France m’a permis d’aimer ce pays qui m’a vu naître. Un peuple qui ne sait pas d’où il vient, ne sait pas où il va. » Stéphane Bern.

 

Avis : J’adore l’Histoire, et je ne savais pas que les livres de la « série » (si on peut dire ça) Secrets d’Histoire étaient sortis ! Il m’a gentiment été prêté, et, comme je m’y attendais, il était vraiment intéressant, et répondait à plusieurs questions que l’on peut se poser sur le passé.

Ce livre m’a appris beaucoup de choses que je ne savais pas sur des personnages ou des histoires que je ne connaissais pas. Il prouve clairement que la petite histoire est très fortement liée à la grande. Il lève aussi le voile (ou au moins, donne des explications acceptables) sur des énigmes très connues qui sont restées très longtemps mystérieuses, comme celle de l’homme au masque de fer. D’autres histoires, énigmes ou incohérences historiques peu ou inconnues sont expliquées, résolues ou constatées. C’est vraiment très intéressant.

Le style n’est bien sûr pas celui d’un écrivain, il y a quelques répétitions, mais il n’y a aucune arrogance, tout est clair, et chaque histoire donne envie de poursuivre et d’en apprendre encore plus. Plusieurs hypothèses sont données, et quand elles ne peuvent pas être acceptées, l’auteur le dit, mais explique aussi pourquoi. Nous ne sommes laissés dans le flou que quand l’auteur lui-même y est. J’ai surtout beaucoup aimé tout ce qui concernaient les rois, comme celui de Bavière, Louis XIV, ou les impératrices Sissi et Eugénie, même si toutes les autres histoires étaient super, comme celle du Trésor des Templiers ou celle du chevalier d’Eon.

On apprend tellement de choses dans ce livre, que l’on peut dire qu’il est indispensable pour ceux qui adorent l’Histoire. Les personnages sont vraiment intéressants, leur vie est captivante, intrigante ou mystérieuse. Certains sont toujours obscurs, d’autres sont incompris, d’autres encore sont montrés sous leur vrai jour. Je pense vraiment que ce genre de livres apportent une culture utile, intéressante, et très diverse, puisqu’on ne parle pas que de la France, mais d’autres pays à l’histoire riche, comme la Russie, la Bavière, l’Allemagne, l’Espagne, etc.

 

En définitive, un livre vraiment intéressant, utile, qui nous parle de beaucoup de choses différentes dans un style compréhensible de tous, que l’on a envie de parcourir sans s’arrêter, et lorsque cela s’arrête, on en veut encore. J’ai vraiment hâte de lire les autres tomes, et je conseille celui-ci à tous ceux qui aiment l’Histoire ! 

Deux sœurs pour un roi de Philippa Gregory

Posté : 27 septembre, 2013 @ 9:09 dans Avis littéraires, Coup de cœur | 18 commentaires »

Deux sœurs pour un roi de Philippa Gregory dans Avis littéraires couv3182994-181x300Genre : Historique

Editeur : Archipoche

Année de sortie : 2009

Nombre de pages : 660

Synopsis : « Je serai sombre, française, à la mode et difficile; vous serez douce, ouverte, anglaise et belle. Quelle paire nous formerons ! Quel homme pourra nous résister ? » Tels sont les premiers mots prononcés par Anne Boleyn à l’endroit de sa sœur Marie quand elle la rejoint en 1522, à la cour d’Angleterre. Introduite au palais de Westminster, à l’âge de 14 ans, Marie Boleyn séduit le roi Henri VIII auquel elle donnera deux enfants. D’abord éblouie par le souverain, elle comprend qu’elle sert d’appât au milieu des complots dynastiques. Quand l’intérêt du roi pour elle s’émousse, Anne est chargée de le séduire à son tour. Désir, haine, ambitions, trahisons … Se déroulant sur quinze ans, cette fresque historique, racontée à la première personne par Marie Boleyn, dépeint les rivalités au sein de la dynastie des Tudor. Une histoire qui se terminera dans le sang …

 

Avis : J’ai toujours aimé le temps des rois, et surtout la cour d’Angleterre. Cette couverture me faisait déjà rêvée. Elle montre déjà la prédominance d’Anne sur les deux autres personnages, Marie et le roi Henri VIII. Je pensais que je n’aimerai pas cette femme, réputée égoïste et capricieuse, et que je lui préférerai sans aucun doute Marie.

Tout en aimant le monde de la cour et des rois, je savais qu’il était empli de rumeurs, de trahisons, de coups bas, et de rivalités, même fraternelles. Mais je ne m’attendais pas vraiment à ce que j’ai lu. Comment est-ce possible de négliger à ce point sa vie pour quelque chose qui ne nous rendra pas heureux ? Pourquoi tout miser sur les honneurs et laisser de côté l’Amour, si important pour les trois Boleyn ? Ce livre est très bien écrit, et très réaliste. On imagine très bien les scènes qui se présentent à nos yeux, les pièces, les paysages, les gestes et les expressions, et on aimerait y être pour rencontrer les personnages, qui n’en sont pas vraiment puisqu’ils ont vraiment existé ! On est emporté par la passion qui transporte les Boleyn, passion qu’ils refoulent ou qu’ils laissent courir, haine et amour, désirs et ambitions, mariages, femmes diverses et différentes … La cour est un tableau complexe et passionnant, qui m’a donné envie de faire des recherches sur cette vie à l’apparence magnifique, mais en réalité simplement couverte d’un voile de richesses derrière lequel se passent des choses étranges, que l’on découvre avec étonnement, indignation ou résignation. Ce livre nous fait passer par toutes les émotions, que ce soit à propos des personnages, de leurs actes, de leurs paroles ou de quoi que ce soit d’autre. L’intrigue est tellement passionnante, et rendue encore plus captivante par la réalité des faits, que l’on ne peut plus s’empêcher de tourner les pages, on ne fait même pas attention à notre avancée dans le livre ! Il nous fait tout oublier, et cela fait vraiment du bien !

Les personnages sont donc très divers et complexes. Je commencerai par Marie, héroïne oubliée par l’Histoire et remise à l’honneur par Philippa Gregory. Elle est tellement touchante ! Elle est naïve sans jamais être agaçante : elle ne connait pas les intrigues de la cour parce qu’elle voit encore le monde avec les yeux d’une jeune fille de 14 ans, l’âge auquel elle devint la maîtresse du roi, poussée par sa famille avide de pouvoir. Elle n’était qu’un jouet, un objet entre les mains de son oncle, une marionnette que sa famille utilise pour avoir des faveurs, des titres, des terres … J’ai souvent compati à ses malheurs, j’ai souvent maudit Anne de lui voler le roi, de tout lui voler et de toujours se servir d’elle, mais, finalement, il valait mieux que le roi ne la prenne pas pour femme … Elle a été heureuse dans son malheur, et a finalement pu devenir qui elle voulait. Elle est passée de la « putain » du roi à une femme relativement indépendante. Elle est vraiment courageuse, elle évolue beaucoup tout le long du livre et on ne peut s’empêcher d’apprécier la façon dont elle grandit : elle prend conscience de certaines choses, elle n’est pas comme les autres femmes et elle finit par sortir du lot dans le bon sens du terme. Elle n’est pas comme les autres courtisans, elle voit clair dans le jeu des personnages qui virevoltent autour d’elle, le sourire aux lèvres, et des larmes dans les yeux. Elle voudrait rester pure, alors qu’elle a été salie par sa famille. Je me suis beaucoup attachée à elle, et elle restera longtemps dans mes souvenirs. Venons-en à Anne : je n’ai pas pu m’empêcher de la détester dès le début du livre. Elle marche sur sa sœur, lui vole tout ce qu’elle possède, la méprise au plus haut point. Et pourtant, il semble qu’elle l’aime vraiment, plus que tout, comme son « autre [elle]-même ». Elle est rongée par son obsession de l’ambition, mais elle ne peut pas s’empêcher de se rendre compte qu’elle passe à côté de quelque chose : Henri Percy, l’amour de sa famille, de George et de Marie, sa vie … Parfois, sa carapace se fissure, et l’on voit le véritable visage de Anne, reine d’Angleterre. Elle est capricieuse, agaçante, et même insupportable, mais je n’ai pas pu m’empêcher d’avoir pitié d’elle et de l’aimer aussi, un petit peu. Elle m’a touchée elle aussi, comme sa sœur. En apparence, elle est forte, courageuse et déterminée, mais au fond, elle est désabusée, craintive et désespérée. Elle n’a pas choisi sa vie, et elle ne la choisît jamais. Son souvenir me hantera aussi, quand je pense à sa fin … George, quant à lui, m’a paru tellement irréprochable au début, que je me suis demandée comment il avait pu faire ce qu’il a fait … J’ai beaucoup aimé ce personnage, le seul qui réussit à faire sourire ses sœurs, mais aussi celui qui les escorte vers la chambre du roi, qui les pousse à faire certaines choses et pas d’autres … Au début, pour moi, il n’avait commis aucun crime, mais avec sa sœur … C’est normal qu’ils soient proches mais là … Le roi, lui, est le pire égoïste que j’ai vu de toute ma vie. Il ne pense qu’à son bonheur, et il n’est jamais satisfait : il change de femme comme de chemise, les prend et les jette comme des malpropres, les fait paraitre au tribunal pour des raisons complètement absurdes (et le pire, c’est que tout le monde s’en rend compte et ne dit rien !). J’ai été un peu choquée par la facilité qu’a eu le roi à faire tout ce qu’il voulait sans rencontrer aucun problème. Sous son regard, personne ne peut se cacher, et personne ne peut se défendre, même s’il est innocent, puisque qu’Henri se détourne et n’ose pas regarder ce qu’il fait en face. Enfin, Jane Parker m’a dégoûté à un point … Elle incarne tout ce qu’il y a de plus vile et de plus abject à la cour ! Elle ne mérite pas que j’en dise plus. Et Catherine, reine parfaite détrônée par la femme au « B » … Son histoire m’a vraiment attristée, j’avais pitié d’elle, et je me demandai comment un roi peut renvoyer une femme aussi vertueuse et aimante !

Dans ce roman, le début augure la fin, et même quand on la connait, on ne peut pas s’empêcher d’espérer que tout finira différemment, que le couvent est possible, que l’exil n’est pas si mal. On a presque envie de crier à Anne de prendre son temps, d’attendre, de faire diversion. Elle qui voulait devenir reine et dont le mariage avec le roi, aboutissement de tout ce qu’elle recherchait, ne prend que quelques lignes, finit sa vie comme une malpropre, et pourtant aimée d’un peuple qui la détestait.

Je dois avouer que certaines scènes sont choquantes : le monstre est affreux, mais on ne peut pas s’empêcher de l’imaginer, les accouchements font frissonner, les fausses couches aussi. Lorsque Marie explique à sa sœur comment séduire le roi, on a envie de la secouer pour lui faire réaliser ce qu’elle dit ! Certaines paroles anodines choquent par leur intensité et la révélation contenue dans si peu de mots. D’autres scènes semblent parfaites et nous donnent envie d’être avec eux. Les bals devaient être merveilleux, même si une femme est souvent malheureuse car délaissée par le roi.

 

En définitive, un livre exceptionnel, riche et réaliste, qui me donne envie de lire la suite de la saga des Tudor et de me renseigner encore sur l’histoire d’Henri VIII, de ses épouses, et des Boleyn. Sans aucun doute, l’un de mes livres préférés ! Je vous le conseille vivement !!         

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