Redbluemoon

I found myself in Wonderland.

Parle-leur de batailles, de rois et d’éléphants de Mathias Enard

Posté : 24 décembre, 2014 @ 7:52 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphantsGenre : Historique

Editeur : Actes Sud

Année de sortie : 2010

Nombre de pages : 154

Synopsis : En débarquant à Constantinople le 13 mai 1506, Michel-Ange sait qu’il brave la puissance et la colère de Jules II, pape guerrier et mauvais payeur, dont il a laissé en chantier l’édification du tombeau, à Rome. Mais comment ne pas répondre à l’invitation du sultan Bajazet qui lui propose – après avoir refusé les plans de Léonard de Vinci – de concevoir un pont sur la Corne d’Or ? Ainsi commence ce roman, tout en frôlements historiques, qui s’empare d’un fait exact pour déployer les mystères de ce voyage. Troublant comme la rencontre de l’homme de la Renaissance avec les beautés du monde ottoman, précis et ciselé comme une pièce d’orfèvrerie, ce portrait de l’artiste au travail est aussi une fascinante réflexion sur l’acte de créer et sur le symbole d’un geste inachevé vers l’autre rive de la civilisation. Car à travers la chronique de ces quelques semaines oubliées de l’Histoire, Mathias Enard esquisse une géographie politique dont les hésitations sont toujours aussi sensibles cinq siècles plus tard.

 

Avis : Je n’avais jamais entendu parler de ce livre avant il y a quelques semaines. Il m’a intrigué, et je me suis dit que j’allais en apprendre encore beaucoup sur l’art de Michel-Ange.

Je ne m’attendais pas à ce que j’ai lu ; je pense que je me suis trop imaginée ce que j’allais lire. Le premier chapitre m’a bien accroché, moins le second. J’ai surtout aimé les passages où un personnage que l’on ne connaît pas vraiment s’adresse à Michel-Ange. La poésie de cette écriture m’a enchanté. Je ne peux pas dire que je me suis ennuyée en lisant les chapitres qui correspondent à la vie de l’artiste à Istanbul. J’ai aimé certaines scènes, comme celle de la danseuse. Mais ce livre se lit très vite, je n’ai pas eu le temps de vivre l’histoire. Je n’ai pas eu le temps de m’imaginer convenablement les rues arpentées par Michel-Ange, l’atmosphère de la Turquie de l’époque. En revanche, ayant eu la chance de visiter Sainte-Sophie, j’ai adoré le passage qui la concernait. L’écriture est vraiment très bonne, elle est fluide et se lit toute seule, on ne bute pas sur les mots ou les phrases. Je dois dire que, si l’histoire ne m’a pas totalement conquise, l’écriture, elle, l’a fait.

Concernant les personnages, j’ai particulièrement apprécié Michel-Ange et Mesihi. Le premier est une légende, et on s’imagine parfois comment il a pu vivre, ce qu’il a pu vivre, et comment il est devenu ce mythe de l’art. Même si c’est un roman, on s’imagine que c’est la réalité, et cela fait tout de même quelque chose. De plus, à la fin, l’auteur dit ce qui est avéré et ce qui ne l’est pas. Mesihi m’a plu, je ne saurais pas vraiment dire pourquoi. Peut-être pour son sens du sacrifice, son amour discret et doux, mais qui le pousse vers la passion. Les autres personnages m’ont moins frappé : Manuel m’a semblé un peu effacé, on ne sait pas grand-chose du grand vizir et du sultan, sinon que ce sont des personnages puissants qui font ce que bon leur semble. Une mauvaise image du pape Jules II est donnée, des puissants et des artistes en général aussi : Michel-Ange se sent maltraité et insulté par les deux. La danseuse est aussi un personnage marquant : je ne dirais pas pourquoi, vous le découvrirez au fur et à mesure de l’histoire !

La fin est ce que j’ai préféré ! Elle m’a vraiment fait apprécié le livre. On découvre « vraiment » le personnage qui parle à Michel-Ange depuis le premier chapitre, et tout se passe très vite.

 

En définitive, un livre très intéressant, que j’ai apprécié, mais ce n’est pas le coup de cœur auquel je m’attendais.

Les Regrets suivi des Antiquités de Rome et du Songe de Joachim Du Bellay

Posté : 18 septembre, 2014 @ 6:11 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Genre : Les RegretsClassique, Poésie, Historique

Editeur : Le Livre de Poche

Année de sortie : 2013

Nombre de pages : 187

Synopsis : En juin 1553, Du Bellay arrive à Rome que les troupes de Charles Quint ont mise à sac vingt-six ans plus tôt ; il y accompagne le cousin de son père, le cardinal Jean Du Bellay, auquel le roi Henri II a confié la mission de négocier avec le pape une alliance contre Charles Quint. C’est pendant ce séjour romain qu’il compose – outre des poèmes en latin – l’essentiel des Regrets, des Antiquités et du Songe qu’il fait paraître en 1558, après son retour de Paris. Les sonnets des Regrets disent la plainte d’un exilé à Rome – en même temps que la pérégrination de l’âme sur terre accompagne le thème du voyage ; mais l’élégie se double aussi d’une satire contre la cour pontificale. Après quoi ce n’est plus l’exilé qui importe dans Les Antiquités, mais la Ville elle-même, son illustre passé comme sa déchéance présente. Vision d’un destin où le sac de 1527 annonce un châtiment plus grand : après une réflexion sur la lente dégradation de Rome, Le Songe peut alors proposer le cauchemar d’une destruction brutale.

 

Avis : J’aime beaucoup la poésie, mais je dois avouer que je n’étais pas enchantée d’apprendre que j’allais étudier ce livre cette année. Les quelques poèmes que j’avais déjà lus étaient très beaux, mais j’avais peur de ce que cela pouvait donner avec un recueil complet.

Je pense que l’on est forcé de reconnaître que Du Bellay écrit très bien : il utilise la forme la plus codée de la poésie, le sonnet, pour nous faire part de son mal-être à Rome. Il se sent exilé, loin de sa patrie, de ses amis, et du Roi, à la Cour duquel il se lamente ne pas pouvoir être. Dans Les Regrets, il adresse de très nombreux poèmes à ses amis, et notamment à Ronsard qui, lui, a la chance de se trouver à la Cour d’Henri II. On peut dire que le recueil est coupé en trois parties bien nettes : une partie concerne les élégies, où Du Bellay se plaint de vivre à Rome, une ville qui se dégrade, où l’Eglise n’est plus ce qu’elle était, où l’Anjou, sa région natale, lui manque. La seconde partie est composée de satires : il critique très fortement Rome, mais surtout le Cardinal Caraffa. Un certain anticléricalisme véhément apparaît à ce moment dans le recueil. Les traits d’esprit qu’il lance contre ceux sur qui il écrit m’ont parfois fait rire. La dernière partie est globalement consacrée aux louanges, et notamment celles de Marguerite de Navarre, sœur du roi. Du Bellay utilise beaucoup d’images, celles de la nature comme celle de l’architecture pour parler de l’exil, mais aussi de la corruption qui s’étend sur Rome, autrefois maîtresse du monde. Les Antiquités de Rome traitent surtout la déchéance matérielle et intellectuelle de la ville, qui n’est plus ce qu’elle était. Le Songe m’a semblé plus délirant, plus imaginaire, comme si Du Bellay relatait vraiment des rêves. J’ai particulièrement apprécié, dans les trois recueils, la présence de très nombreuses références mythologiques et littéraires, comme Hercule, Diane, Ulysse, Jason … Je trouve que la mythologie donne du relief à l’œuvre et permet d’apprécier la forme du sonnet dans toute sa splendeur. 

Ayant dû étudier Les Regrets, je ne peux pas dire que je l’ai adoré dès la première lecture. Du Bellay parle beaucoup par images, et il faut souvent réfléchir à ce qu’il a réellement écrit avant même d’analyser les procédés littéraires. A force d’expliquer chaque poème, j’ai trouvé qu’il se répétait beaucoup : il dit à peu près toujours la même chose,  il utilise simplement des images et des mots différents, l’idée est la même. Cela n’enlève rien à la beauté du texte, au rythme des vers et à la qualité de l’œuvre. Simplement, si vous voulez lire le recueil, je vous conseille de ne pas le lire d’un coup, de lire poème par poème, petit à petit, pas d’un bloc. Je pense que, de cette façon, l’on apprécie mieux la poésie. Je pense qu’étudier le livre m’a un peu freiné dans mon appréciation personnelle. J’ai préféré les deux recueils qui suivaient, sans doute parce que je ne les ai pas étudiés. Je pense que je relirai Les Regrets dans quelques années, j’aurais sans doute un avis différent.

 

En définitive, un très beau recueil que je n’ai pas su apprécier à sa juste valeur. Même si j’ai vraiment aimé les images mythologiques et littéraires, la redondance des thèmes m’a un peu lassée. Je le relirai plus tard en espérant avoir un avis différent (après tout, il paraît que nos lectures des œuvres changent avec les années !)

The Constant Princess de Philippa Gregory

Posté : 23 août, 2014 @ 8:17 dans Avis littéraires, Coup de cœur | 4 commentaires »

The Constant PrincessGenre : Historique

Editeur : Harper

Année de sortie : 2005

Nombre de pages : 486

Synopsis : Desire. Destiny. And a choice that will change history. Katherine of Aragon is betrothed at the age of three to Prince Arthur, son and heir of Henry VII of England. She is raised to be Princess of Wales, and knows it is her destiny to rule that far-off, wet, cold land. Her faith is tested when her prospective father-in-law greets her arrival with a great insult; Arthur seems little better than a boy; the food is strange and the customs coarse. Slowly she adapts to the first Tudor court, and life as Arthur’s wife grows ever more bearable. Unexpectedly in this arranged marriage, a tender and passionate love develops. But when the studious young man dies, she is left to make her own future: how can she now be queen, and found a dynasty? Only by marrying Arthur’s young brother, the sunny but spoilt Henry.

 

Avis : En lisant Deux sœurs pour un roi, je me suis prise d’affection pour la reine Catherine d’Aragon, bafouée par son mari, trahie par sa cour. Puis, j’ai découvert que Philippa Gregory avait écrit toute une série sur les Tudor, mais que seuls deux livres avaient été traduits. J’ai donc commandé toute la saga (ou presque) en anglais, pour avoir le plaisir de me replonger dans le monde de l’Angleterre du XVIe siècle.

J’ai adoré découvrir la vie de Catalina, Infante d’Espagne, Princesse de Galles, puis Reine d’Angleterre. C’était un vrai saut dans le temps, et j’ai découvert l’Espagne et l’Angleterre de l’époque avec grand plaisir. Le style est double : d’un côté, c’est Catherine qui nous parle, d’un autre, nous avons un point de vue omniscient, et pourtant toujours un peu centré sur elle. Sa police d’écriture est stylisée, fine et élégante, comme elle. J’ai beaucoup aimé cette double écriture, qui nous fait entrer dans l’intimité d’une femme d’exception. J’ai vite compris le titre du livre, mais je ne dirais rien, je vous gâcherai votre plaisir ! L’histoire fait partie de l’Histoire, du point de vue de Catherine d’Aragon. C’est un peu la petite histoire dans la grande, et c’est vraiment très intéressant de la découvrir. J’avais presque envie d’y être et de conseiller la jeune fille, que l’on voit évoluer et devenir femme. Je n’ai pas retrouvé l’ambiance de cour de Deux sœurs pour un roi, et je dois dire que cela ne m’a pas gêné. J’ai été très contente de découvrir d’autres atmosphères : celle de l’enfance de Catalina, chaude, douce et sucrée, celle de l’Angleterre, froide, dure et cruelle, puis cette dernière change, et l’on aimerait y être, rien que pour se retrouver dans une chambre qui réconforte, qui réchauffe, qui donne envie de se lover dans les bras de celui qu’on aime. Une seule chose m’a un peu gêné pendant la lecture : au début du livre, Catalina répète toujours la même chose à propos de son destin et de sa vie future. L’Amour est présent ici : cela nous enchante, nous brise le cœur, nous fait rire et nous donne envie de pleurer. C’est beau, c’est cruel, c’est triste, et le pire, c’est que cela a été la vie de Catalina, c’est la réalité. Et cela vaut tous les romans du monde. Enfin, j’ai appris beaucoup de choses sur l’Espagne et la famille royale, sur Isabelle de Castille et Ferdinand d’Aragon, que je ne connaissais que de nom. J’ai beaucoup aimé l’ambiance espagnole, même si elle n’est présente que pendant peu de temps.

Catherine d’Aragon m’a vraiment impressionné. Elle est déterminée, elle sait ce qu’elle veut, elle sait ce qu’elle est, et elle ne semble jamais douter. Je me dis que, moi aussi, j’aimerais parfois être comme elle, ne jamais douter, ne jamais faillir, savoir que je suis dans mon droit, que je fais ce qui doit être fait. C’est une femme très pieuse, qui croit réellement en Dieu, et qui fait tout en son nom. Cela la fait parfois sembler froide et calculatrice, mais, avec son point de vue, on la comprend mieux. Je me suis beaucoup attachée à elle, et j’ai été touchée par tout ce qui lui arrivait. Elle est très courageuse, très forte et croit vraiment en sa bonne étoile. Je pense que c’est une des femmes de l’Histoire qui devrait rester un modèle pour les autres femmes. Elle sait évoluer quand il le faut, et elle est toujours fidèle à sa parole, ce qui est rare désormais (ce qui était déjà rare à l’époque en réalité !). L’on voit les autres personnages à travers son regard et cela nous donne un aperçu peu objectif sur eux. Arthur est d’abord vu comme quelqu’un que Catherine n’aimera jamais, puis il évolue sous nos yeux, et il devient quelqu’un que l’on apprécie vraiment, et que l’on imagine aisément roi d’Angleterre. Henry, quant à lui, est ambivalent. A la fois, on l’apprécie, et on le déteste. C’est un enfant chéri, rendu égoïste par sa famille : il ne se soucie que de son propre bien, le reste lui importe peu. Je l’ai haï à certains moments. D’autres personnages sont importants dans la vie de Catherine : Henry VII, qui m’a touché malgré son comportement par la suite envers sa belle-fille, sa mère Margaret, une vieille dame qui n’a jamais connu que la lutte pour instaurer son fils sur le trône et qui voit chaque nouvelle personne arrivée à la cour comme un ennemi potentiel, Margaret Pole, qui évolue rapidement sous nos yeux et que j’ai beaucoup apprécié, ainsi que le Duc de Buckingham. Anne Boleyn apparaît également ici, et je n’ai pu m’empêcher de la détester, même si c’est un personnage historique que j’apprécie.

La fin m’a beaucoup attristé, parce que, malgré la détermination de Catherine, malgré sa confiance en elle et en son mari, je sais que cela ne va pas se passer comme elle l’espérait. Ce livre ne nous montre pas la mort de Catalina, mais il s’arrête à un moment décisif de sa vie. Pour connaître la suite, il faut lire Deux soeurs pour un roi, qui est à la fois la suite et s’entremêle à ce livre (pour les moments où l’on ne se trouve pas avec Catherine).

 

En définitive, un livre qui m’a marqué et que je relirai avec plaisir. Catherine est un personnage historique à connaître pour toutes les femmes, ainsi que sa mère, Isabelle d’Espagne. Je conseille vivement ce livre !!

L’histoire culturelle de Pascal Ory

Posté : 30 juillet, 2014 @ 8:04 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

L'histoire culturelleGenre : Essai, Historique

Editeur : Puf

Année de sortie : 2004

Nombre de pages : 119

Synopsis : L’histoire culturelle est à la mode. Certains s’en agacent, certains mettent en doute son existence. On parle ici de flou conceptuel, là d’impérialisme. Comment, en effet, rendre compte d’un champ d’investigation qui s’étend des arts plastiques aux arts martiaux, de la sensibilité aux parfums à la spiritualité de Saint Louis ? Cet ouvrage apporte quelques réponses simples à ces questions complexes : oui, il est facile de définir l’histoire culturelle – comme une « histoire sociale des représentations ». Oui, il n’est pas difficile d’en reconstituer les origines. On peut en préciser les objets, dans leur cohérence : la cohérence d’un regard sur les sources, sur leur mode de questionnement, qui est, par là, questionnement du monde.

 

Avis : Je pensais que j’allais plus apprécier ce livre que celui que j’ai lu sur Les paradis fiscaux, et finalement, je me suis ennuyée en le lisant …

Je n’ai pas bien suivi ce livre, je m’y suis un peu perdue. La structure était claire, mais je dois avouer que ça ne m’a vraiment intéressé … C’est plus de la théorie que de l’histoire réelle. Ce qui m’a le plus posé problème, c’est la façon d’écrire de l’auteur : il met des virgules partout, cela coupe ses phrases, et je perdais souvent le fil. Ce qui est très bien en revanche, c’est le nombre d’exemples utilisés par l’auteur, cela permet de mieux comprendre ce qu’il dit, de remettre les idées exprimées dans un contexte concret, en pratique plutôt qu’en théorie.

 

En définitive, un livre intéressant mais auquel je n’ai pas su accrocher. Je préfère les livres sur des exemples concrets, j’ai de plus en plus de mal avec la théorie toute simple.

Secrets d’Histoire, tome 2 de Stéphane Bern

Posté : 22 mai, 2014 @ 2:41 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Secrets d'Histoire tome 2Genre : Historique, Essai

Editeur : France Loisirs

Année de sortie : 2012

Nombre de pages : 351

Synopsis : Complots politiques, affaires de mœurs, scandales judiciaires, l’Histoire est un éternel recommencement, un extraordinaire roman vrai, que Stéphane Bern a découvert dès sa plus tendre jeunesse en dévorant les œuvres d’Alexandre Dumas. Dans ce livre, il évoque 34 histoires ténébreuses sur lesquelles on s’interroge toujours. De l’affaire des poisons à celle du collier de la Reine, de la malédiction de Toutankhamon aux « rois maudits » en passant par l’assassinat d’Henri IV, l’identité de Kaspar Hauser, l’enfant sauvage, de Dracula ou de Jack l’éventreur, la disparition de Saint-Exupéry, les amours de François Ier, la mort de Descartes ou d’Agnès Sorel, les bâtards de Louis XIV et de Napoléon Ier, les monstruosités des Borgia … Stéphane Bern nous raconte avec passion et talent ces grandes énigmes du passé où la comédie humaine prend toute sa dimension.

 

Avis : J’étais contente de retrouver Stéphane Bern pour ces nouvelles histoires toutes plus intéressantes les unes que les autres ! J’avais hâte de lire la suite de ses recherches sur les énigmes de l’Histoire, pour la plupart non résolues. Encore une fois, j’ai beaucoup aimé, peut-être un peu moins que le premier parce que je connaissais déjà certaines énigmes, mais c’est toujours intéressant d’approfondir !

J’ai encore appris pas mal de choses sur des sujets variés. Par exemple, je ne savais rien de la mort de Descartes, et je ne connaissais pas du tout Kaspar Hauser. Par contre, je connaissais déjà certains points d’histoire, comme dans les chapitres sur Louis XIV, ou celui sur Dracula. Ce livre permet vraiment de s’ouvrir au monde, de s’interroger sur le passé, et de réfléchir à tous ces points d’interrogation qui jalonnent l’Histoire. En lisant ce deuxième tome, je me suis trouvée bien ignorante sur la majorité des dynasties royales présentées (excepté la France, encore heureux !), et j’ai découvert des choses que je ne soupçonnais même pas, comme (j’ai un peu honte de l’avouer, parce que ça a l’air super connu) l’affaire du collier de la Reine. J’ai pourtant lu une biographie de Marie-Antoinette et je n’en avais jamais entendu parler ! J’ai aussi découvert l’histoire d’Edouard VIII et un pan de celle de Victoria que je trouve très intéressantes, et qui me donnent encore plus envie d’approfondir mes connaissances (bien minces) sur l’histoire de l’Angleterre ! On peut vraiment dire que Stéphane Bern nous révèle la petite histoire de l’Histoire !

J’ai trouvé moins de répétitions cette fois, comparé au premier tome. Les histoires restent souvent mystérieuses, mais de multiples hypothèses sont avancées, et celles qui sont impossibles sont finalement rejetées. Cela donne vraiment envie de découvrir le fin mot de l’histoire, et c’est assez frustrant de découvrir qu’il est rare qu’elles en aient un ! On peut aussi se l’imaginer, mais c’est moins bien que de la connaître. Certaines histoires paraissent aussi assez louches ou un peu tarabiscotées. On se rend facilement compte pourquoi en lisant le chapitre. Souvent, on ne s’était pas posé la question, et pourtant la réponse – plus souvent ici l’absence de réponse – est très intéressante et donne envie d’en savoir encore plus.

Enfin, les personnages abordés ici, qui qu’ils soient, sont montrés sous un autre jour. Certains, qui étaient dans l’ombre comme Harriet Howard, sont mis en pleine lumière ; d’autres, très célèbres, comme Napoléon Bonaparte ou Marie-Antoinette, sont remis en question, ou l’on se demande si tout ce qui leur est arrivé était vraiment un hasard. On prend certains personnages en grippe, d’autres nous semblent attachants, et l’on se dit qu’on aimerait bien lire le tome suivant !

 

En définitive, un deuxième tome toujours aussi intéressant, qui donne envie d’en savoir plus et de mieux s’intéresser à l’Histoire, que ce soit celle de notre pays ou des autres. J’ai vraiment hâte de lire la suite, et j’espère que ce n’est pas fini de sitôt !

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