Redbluemoon

I found myself in Wonderland.

Cicero, book 3: Dictator de Robert Harris

Posté : 27 février, 2021 @ 3:58 dans Avis littéraires, Coup de cœur | Pas de commentaires »

Genre : HistoriqueDictator

Editeur : Cornerstone

Année de sortie : 2015

Nombre de pages : 464

Titre en français : Cicéron, tome 3 : Dictator

Synopsis : ‘Laws are silent in times of war.’
Cicero

There was a time when Cicero held Caesar’s life in the palm of his hand. But now Caesar is the dominant figure and Cicero’s life is in ruins.

Exiled, separated from his wife and children, his possessions confiscated, his life constantly in danger, Cicero is tormented by the knowledge that he has sacrificed power for the sake of his principles.

His comeback requires wit, skill and courage – and for a brief and glorious period, the legendary orator is once more the supreme senator in Rome.

But politics is never static and no statesman, however cunning, can safeguard against the ambition and corruption of others.

Riveting and tumultuous, Dictator encompasses some of the most epic events in human history yet is also an intimate portrait of a brilliant, flawed, frequently fearful yet ultimately brave man – a hero for his time and for ours. This is an unforgettable tour de force from a master storyteller.

 

Avis : A VENIR

Vincent qu’on assassine de Marianne Jaeglé

Posté : 19 février, 2021 @ 1:26 dans Avis littéraires, Coup de cœur | Pas de commentaires »

Genre : HistoriqueVincent qu'on assassine

Editeur : Folio

Année de sortie : 2018 [2016]

Nombre de pages : 342

Synopsis : « Tu es trop jeune pour le savoir, ajoute-t-il à voix basse : un peintre peint non seulement avec de la couleur mais aussi avec de l’abnégation, des renoncements à soi et le cœur brisé. »

Auvers-sur-Oise, juillet 1890. Vincent Van Gogh revient du champ où il est allé peindre, titubant, gravement blessé. Il n’a pas tenté de se suicider, comme on le croit d’ordinaire. On lui a tiré dessus. Qui est responsable de sa mort ? Comment la légende du suicide a-t-elle pu perdurer si longtemps ?

Inspiré par les conclusions des historiens Steven Naifeh et Gregory White Smith, ce roman montre Van Gogh aux prises avec ceux qui l’entourent et ses démons intérieurs, et rend ainsi justice à un homme d’exception que son époque a condamné à mort.

 

Avis : Je suis tombée sur ce livre par hasard alors que je visitais un musée. Je ne l’ai pas pris sur le coup, mais il est resté dans un coin de ma tête. Quand j’ai croisé à nouveau son chemin, je n’ai pas hésité. Il est reparti avec moi !

Je ne savais pas grand-chose de Vincent Van Gogh avant de lire ce roman. Qu’il s’est coupé une oreille. Qu’il a peint La Nuit étoilée. Qu’il est un des plus grands peintres du XIXe siècle, si ce n’est le plus grand peintre, tous siècles confondus. Qu’il n’était pas reconnu de son vivant. Et qu’il s’est suicidé.

Vincent qu’on assassine propose au lecteur de se retrouver dans la tête de Vincent, mais aussi dans celle de son frère Théo, celle de Paul Gauguin et de quelques autres. Bien sûr, c’est une fiction ; cela ne m’a pas empêchée de m’attacher à Vincent, de me révolter face à la façon dont il est traité par tous sauf Théo, de sentir mon cœur se serrer face à sa solitude, son isolement, son incompréhension, sa chute. De détester, mais vraiment, détester Paul Gauguin pour son arrogance, pour sa méchanceté, pour sa jalousie.

J’ai aussi été surprise par le synopsis la première fois que je l’ai lu : Vincent ne s’est pas suicidé ? Mais, alors, pourquoi dit-on que c’est le cas ? Le roman arrive à la conclusion de manière logique. Effectivement, à entendre les autres personnages, comment aurait-il pu se tirer dessus de cette façon ? Où est l’arme ? Où sont les marques de brûlure ? C’est là que la magie de la fiction se fait sentir : ce qui arrive dans ce roman est réel pour le lecteur qui assiste au meurtre de Vincent, puis à ce qui vient ensuite avec effarement, dégoût, et un sentiment d’injustice qui lui laisse un goût amer dans la bouche.

Ici, Vincent Van Gogh est présenté comme un homme bon, qui aime profondément la nature et les gens, mais qui ne se sent pas à l’aise en société. Il ne connaît pas – ou ne comprend pas – les codes sociaux, ce qui l’empêche de se faire accepter par la majorité. Et quand je dis « l’empêche de se faire accepter », je veux dire : « pousse les autres à le haïr ». Il est haï par ceux qui l’entourent, sans que le lecteur comprenne vraiment pourquoi. Oui, il est étrange, il est peintre et il se donne complètement à la peinture. Mais j’ai eu du mal à comprendre ce déferlement dont il est l’objet. Cela paraît tellement facile et tellement … mal (le mot wrong m’est venu, je ne parviens pas à traduire ce que j’ai ressenti autrement). En plus de cela, il n’est pas reconnu pour son travail, bien au contraire : sa manière de peindre est décriée et il est considéré comme un fou incapable de subvenir à ses besoins. Quand je vous dis que ce livre m’a brisé le cœur, je ne vous mens pas : c’était si dur de constater que les gens autour de Vincent le haïssent ou se moquent ouvertement de lui, qu’il s’en rend compte, mais qu’il pardonne, sans même y penser. A cela s’ajoutent la honte et la culpabilité qu’il ressent parce qu’il est entretenu par son frère. Cela donne ce genre de passages : « — Oui. J’ai peint votre fauteuil », répond-il, espérant que Paul entendra ce qu’il s’efforce de dire malgré tout. Qu’il lui manque, que Vincent regrette ce désaccord qui s’installe et s’approfondit entre eux. » Dans le roman, sa peinture est clairement montrée comme son moyen de communication : sans jamais le dire avec des mots, il peint sa tristesse, sa joie, sa souffrance, son manque, sa honte, la façon dont il voit la vie, les gens. Au fil des pages, le lecteur le comprend ; pas certains personnages, comme Paul, qui sont convaincus qu’il a tort de peindre de cette manière, qu’il est un bon-à-rien, qu’il ne sera jamais un grand peintre.

Je pense que vous l’aurez compris : Vincent qu’on assassine est un coup de cœur qui m’a donné encore plus envie de lire la biographie de Vincent Van Gogh écrite par Steven Naifeh, ainsi qu’un roman sur la relation entre Vincent et Théo. Je n’en ai pas parlé, mais l’histoire est portée par une écriture agréable, qui m’a permis de traverser le livre plus vite que je ne l’aurais voulu. L’émotion est vibrante sur le papier, elle se transmet au lecteur, comme les œuvres du peintre nous font ressentir ses propres émotions. Ce roman est, par conséquent, un bel hommage à Vincent Van Gogh tout en étant un livre intéressant sans être passionné par le peintre.

 

Donc, un excellent roman qui permet de mettre en perspective la vie de Vincent Van Gogh mais aussi d’imaginer l’homme qu’il était vraiment.

 

Daisy Jones and the Six de Taylor Jenkins Reid

Posté : 16 décembre, 2020 @ 7:59 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Genre : HistoriqueDaisy Jones & the Six

Editeur : Arrow

Année de sortie : 2019 [2020]

Nombre de pages : 398

Titre en français : même titre

Synopsis : A gripping novel about the whirlwind rise of an iconic 1970s rock group and their beautiful lead singer, revealing the mystery behind their infamous break up.

Everyone knows Daisy Jones & The Six, but nobody knows the real reason why they split at the absolute height of their popularity…until now.

Daisy is a girl coming of age in L.A. in the late sixties, sneaking into clubs on the Sunset Strip, sleeping with rock stars, and dreaming of singing at the Whisky a Go-Go. The sex and drugs are thrilling, but it’s the rock and roll she loves most. By the time she’s twenty, her voice is getting noticed, and she has the kind of heedless beauty that makes people do crazy things.

Another band getting noticed is The Six, led by the brooding Billy Dunne. On the eve of their first tour, his girlfriend Camila finds out she’s pregnant, and with the pressure of impending fatherhood and fame, Billy goes a little wild on the road.

Daisy and Billy cross paths when a producer realizes the key to supercharged success is to put the two together. What happens next will become the stuff of legend.

 

Avis : A VENIR

Mexican Gothic de Silvia Moreno-Garcia

Posté : 18 novembre, 2020 @ 8:14 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Genre : Historique, FantasyMexican Gothic

Editeur : Del Rey

Année de sortie : 2020

Nombre de pages : 304

Titre en français : pas encore traduit

Synopsis : From the author of Gods of Jade and Shadow comes a reimagining of the classic gothic suspense novel, a story about an isolated mansion in 1950s Mexico — and the brave socialite drawn to its treacherous secrets.

He is trying to poison me. You must come for me, Noemí. You have to save me.

After receiving a frantic letter from her newly-wed cousin begging for someone to save her from a mysterious doom, Noemí Taboada heads to High Place, a distant house in the Mexican countryside. She’s not sure what she will find — her cousin’s husband, a handsome Englishman, is a stranger, and Noemí knows little about the region.

Noemí is also an unlikely rescuer: She’s a glamorous debutante, and her chic gowns and perfect red lipstick are more suited for cocktail parties than amateur sleuthing. But she’s also tough, smart, and has an indomitable will, and she is not afraid: Not of her cousin’s new husband, who is both menacing and alluring; not of his father, the ancient patriarch who seems to be fascinated by Noemí; and not even of the house itself, which begins to invade Noemi’s dreams with visions of blood and doom.

Her only ally in this inhospitable abode is the family’s youngest son. Shy and gentle, he seems to want to help Noemí, but might also be hiding dark knowledge of his family’s past. For there are many secrets behind the walls of High Place. The family’s once colossal wealth and faded mining empire kept them from prying eyes, but as Noemí digs deeper she unearths stories of violence and madness.

And Noemí, mesmerized by the terrifying yet seductive world of High Place, may soon find it impossible to ever leave this enigmatic house behind.

 

Avis : A VENIR

Des oeillets pour Antigone de Charlotte Bousquet #plib2021

Posté : 27 octobre, 2020 @ 4:59 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Genre : Historique, FantasyDes oeillets pour Antigone

Editeur : Scrineo

Année de sortie : 2020

Nombre de pages : 352

Synopsis : 1991, France. En triant les affaires de sa sœur disparue cinq ans plus tôt dans des circonstances tragiques, Luzia retrouve son vieux médaillon ainsi que son journal intime. À sa lecture, elle s’interroge : et si son suicide était lié à ce bijou et à la mort de leur tante vingt ans auparavant à Évora ?

Quand elle commence à être assaillie de cauchemars et d’hallucinations, la jeune femme se lance sur les traces de la vérité. Une quête qui la plongera dans le passé de sa famille, dans un Portugal déchiré par la dictature de Salazar…

Trois époques.
Trois femmes.
Trois destins.
Une volonté : être libre.

 

Avis : Ce livre se trouve dans ma wish-list depuis un moment ; étant présélectionné pour le plib, il en sort enfin !

Je ne sais pas trop ce à quoi je m’attendais pour ce roman. Je me souviens avoir lu le synopsis il y a longtemps et avoir accroché ; mais c’est surtout le titre qui m’a appelée ! J’adore l’Antigone d’Anouilh et Des œillets pour Antigone m’a aussi fait penser, après réflexion de mon compagnon, à Des fleurs pour Algernon, un roman que j’ai adoré ! De plus, la couverture est très belle, ce qui a achevé de me convaincre !

J’ai passé un très bon moment avec ce roman ! L’écriture est agréable, j’ai aimé suivre différentes timeline et différentes héroïnes avec elles, malgré quelques petits éléments que je n’aime pas trop dans la narration à la première personne. La narratrice principale est Luz, dont la sœur s’est suicidée il y a cinq ans (TW) – nous sommes en 1991. Malgré leur inimitié réciproque, elle décide de comprendre pourquoi Sabine en est arrivé là et quels secrets se cachent derrière le médaillon qu’elle trouve dans ses affaires. Ce livre, pour moi, n’est pas du fantastique : le doute que pouvaient avoir le lecteur et les personnages s’estompe rapidement pour laisser place à la certitude. Quand c’est le cas, l’histoire bascule dans la fantasy paranormale pour moi. Je n’en dirai pas plus, histoire de ne spoiler personne !

En plus de Luz, le lecteur suit Alma en 1971 – en point de vue interne à la troisième personne, si je ne m’abuse – et Sabine, à travers son journal, en 1986. Alma nous permet de découvrir le Portugal post-Salazar, dirigé par Caetano ; Sabine, elle, nous permet de lire ses derniers mois, d’assister à ce qui lui est arrivé. J’ai adoré le lien entre Alma et Valente, son Lusitanien ; je n’avais jamais lu de roman qui traiterait d’un amour particulier entre cavalière et cheval. Davantage qu’une monture ou un simple animal, Valente est l’ami d’Alma et j’ai adoré les scènes où le lecteur les voit ensemble ! SPOILER 1 Quant à Sabine, elle est une ado de 15 ans typique au début de son journal : elle évoque ses amis, ses amours, sa famille, ce qui la passionne, et écrit comme une ado ! Lentement, insidieusement, après un été au Portugal, sa situation change …

Autant que l’histoire et l’écriture, j’ai aimé les sujets traités dans ce roman :
- le Portugal post-Salazar et les rébellions contre l’Estado Novo. Je n’ai lu qu’un seul livre traitant du Portugal et il se concentrait sur la guerre d’indépendance de l’Angola : Le Cul de Judas d’Antonio Lobo Antunes. J’ai retrouvé des éléments au sujet de cette guerre dans ce roman, mais je ne savais pas grand-chose du Portugal et de son histoire. J’en ai donc appris un peu plus ici !
- les relations sororales. Sabine et Luz se détestent tant que c’est parfois difficile à croire. Elles n’ont jamais appris à se connaître et sont deux étrangères l’une pour l’autre. C’est la première fois que je lisais un roman où les relations entre deux sœurs sont aussi mauvaises !
- le SIDA (TW). Le roman s’ouvre, du point de vue de Luz, sur la mort de Freddie Mercury. En plus de perdre son idole, la jeune femme est assurée de perdre également un ami, même s’il suit un traitement. Je crois que je n’avais encore jamais lu de roman qui traite aussi ouvertement du SIDA, sans embellissement. Cela permet également d’aborder la question de l’homosexualité, difficilement acceptée par les proches et par la société en général.
- la corrida. Elle est, certes, au second plan, mais c’est un sujet qui enflamme Alma, qui refuse que les chevaux de son père ne soient des chevaux de corrida.
- la musique et la poésie. Elles sont présentes du début à la fin du roman grâce à des citations assez fréquentes et à l’amour des personnages pour la musique, dit de diverses manières, exprimé par leur besoin de jouer, d’écouter ou de chanter.

La fin m’a beaucoup émue. Je suis passée de l’indignation à la tristesse. SPOILER 2

 

Donc, ce roman est une belle découverte, à la limite du coup de cœur ! C’est la première fois que je lisais Charlotte Bousquet ; ce ne sera sans doute pas la dernière !

 

SPOILER 1 : Comprendre que la première scène que nous lisons est la mort de Valente est d’autant plus émouvant que nous assistons, juste après, à l’enterrement/apaisement d’Alma et des chevaux qui l’entourent.

SPOILER 2 Cet adieu n’est pas seulement celui d’Hélio, Thiago et Luz à Alma, mais c’est aussi celui de Julien à Luz. Le jeune homme sait qu’il va mourir et tient à délivrer un dernier message à son amie.

 

#ISBN9782367408361

12345...13
 

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