Redbluemoon

I found myself in Wonderland.

What Would Cleopatra Do? d’Elizabeth Foley et Beth Coates

Posté : 14 juin, 2020 @ 1:29 dans Avis littéraires, Coup de cœur | Pas de commentaires »

Genre : Biographie, Historique What Would Cleopatra Do?

Editeur : Scribner

Année de sortie : 2018

Nombre de pages : 320

Titre alternatif : What Would Boudicca Do?

Synopsis : Irreverent, inspirational, and a visual delight, What Would Cleopatra Do? shares the wisdom and advice passed down from Cleopatra, Queen Victoria, Dorothy Parker, and forty-seven other heroines from past eras on how to handle an array of common problems women have encountered throughout history and still face today.

What Would Cleopatra Do? tackles issues by reminding us of inspiring feminists from the past, telling their stories with warmth, humor, and verve. From sticking up for yourself, improving body image, deciding whether to have children, finding a mentor, getting dumped, feeling like an imposter, being unattractive, and dealing with gossip, we can learn a lot by reading motivational stories of heroic women who, living in much tougher times through history, took control of their own destinies and made life work for them.

Here are Cleopatra’s thoughts on sibling rivalry, Mae West on positive body image, Frida Kahlo on finding your style, Catherine the Great on dealing with gossip, Agatha Christie on getting dumped, Hedy Lamarr on being underestimated—to list only a few—as well as others who address dilemmas including career-planning, female friendship, loneliness, financial management, and political engagement.

Featuring whimsical illustrations by L.A.-based artist Bijou Karman, What Would Cleopatra Do? is a distinctive, witty, and gift-worthy tribute to history’s outstanding women.

 

Avis : A VENIR 

Cicero, book 2: Conspirata de Robert Harris

Posté : 11 mai, 2020 @ 1:17 dans Avis littéraires, Coup de cœur | Pas de commentaires »

Genre : HistoriqueConspirata

Editeur : Thorndike Press

Année de sortie : 2010

Nombre de pages : 343

Titre en VF : Cicéron, tome 2 : Conspirata

Synopsis : Rome, 63 BC. In a city on the brink of acquiring a vast empire, seven men are struggling for power. Cicero is consul, Caesar his ruthless young rival, Pompey the republic’s greatest general, Crassus its richest man, Cato a political fanatic, Catilina a psychopath, Clodius an ambitious playboy.

The stories of these real historical figures – their alliances and betrayals, their cruelties and seductions, their brilliance and their crimes – are all interleaved to form this epic novel. Its narrator is Tiro, a slave who serves as confidential secretary to the wily, humane, complex Cicero. He knows all his master’s secrets – a dangerous position to be in.

From the discovery of a child’s mutilated body, through judicial execution and a scandalous trial, to the brutal unleashing of the Roman mob, Lustrum (US: Conspirata) is a study in the timeless enticements and horrors of power.

 

Avis : Pendant ma période « Rome antique », j’avais très envie de lire ce tome 2 dans la série Cicéron de Robert Harris : une amie me l’a offert !

Pour une fois, je n’ai pas eu peur qu’un deuxième tome ne soit pas à la hauteur du premier ! Je savais que l’auteur allait ici traiter la conspiration de Catilina et l’ascension lente de Jules César, et j’avais très envie de les découvrir à travers les yeux de Tiron et Cicéron !

J’ai retrouvé à peu près tout ce que j’aimais dans le premier tome :

- l’écriture, agréable et fluide,

- Tiron en narrateur : il permet de voir Cicéron de manière plus ou moins objective, sans avoir le point de vue direct de l’intéressé. Il nous montre les qualités comme les défauts de son maître, ses erreurs, comment et pourquoi il les fait. Tiron est très touchant : il écrit ces « mémoires » des années après les événements. Il est seul alors et sait que la fin de sa vie approche. J’ai eu la boule au ventre et envie de pleurer quand il évoque l’odeur du parchemin qui lui rappelle son passé : c’était une belle « madeleine de Proust ». Ce genre de moments me chamboule toujours !

- Cicéron est un homme faillible, mais cela n’empêche pas le lecteur de sympathiser avec lui, notamment grâce au fait que ce soit Tiron, et non lui, le narrateur. Le lecteur assiste à son ascension et à ses prises de risques multiples au cours de sa carrière politique. Il existe intrigues, complots et conspirations pour le faire tomber, mais également pour le voir s’élever. Personne n’est blanc ou noir, mais peint dans toutes les nuances de gris possibles. Certains personnages restent tout de même insupportables, comme Catilina par exemple !

- le lecteur découvre la vie dans la Rome antique auprès de Cicéron et de ses proches. Voir ce côté de la vie romaine rend le roman d’autant plus authentique,

- j’ai été touchée par certaines scènes, surtout grâce aux mots de Tiron.

 

Seul défaut : j’ai pu ressentir une sorte de moment creux vers le milieu du roman. J’avais moins envie de reprendre le livre rapidement, j’ai donc fait une petite pause.

 

Donc, un livre à la hauteur du premier tome et qui me donne très envie de lire Dictator, le dernier volume de la trilogie !

The Seven Deaths of Evelyn Hardcastle de Stuart Turton

Posté : 9 avril, 2020 @ 5:17 dans Avis littéraires | 2 commentaires »

Genre : Science-fiction, Mystère, HistoriqueThe Seven Deaths of Evelyn Hardcastle

Editeur : Raven Books (Harper)

Année de sortie : 2018

Nombre de pages : 528

Titre en VF : Les Sept morts d’Evelyn Hardcastle

Synopsis : THE SUNDAY TIMES BESTSELLER.

« Gosford Park » meets « Groundhog Day » by way of Agatha Christie – the most inventive story you’ll read this year.

Tonight, Evelyn Hardcastle will be killed… again.

It is meant to be a celebration but it ends in tragedy. As fireworks explode overhead, Evelyn Hardcastle, the young and beautiful daughter of the house, is killed.

But Evelyn will not die just once. Until Aiden – one of the guests summoned to Blackheath for the party – can solve her murder, the day will repeat itself, over and over again. Every time ending with the fateful pistol shot.

The only way to break this cycle is to identify the killer. But each time the day begins again, Aiden wakes in the body of a different guest. And someone is determined to prevent him ever escaping Blackheath…

 

Avis : J’avais vraiment très envie de lire ce livre : j’avais vu que c’était un coup de cœur pour Emily Fox et le résumé avait l’air parfait ! J’ai été ravie de le trouver sur Scribd – aka le paradis !

J’ai, honnêtement, à peu près tout aimé dans ce livre :

- l’idée est très originale, comme la révélation : [SPOILER 1] En plus, le côté SF est bon, mais j’aurais peut-être aimé en voir plus, en apprendre plus ? Je ne sais pas, il m’a manqué un petit quelque chose, une explication de comment tout fonctionnait peut-être, ou la date à laquelle on se trouve ?

- j’ai trouvé l’écriture excellente et j’ai noté plusieurs citations ! J’ai adoré [SPOILER 2] 

- le décor était par fait : Blackheath a tout du manoir gothique !! Rien que la maison crée une ambiance bien particulière, alimentée par la forêt sinistre du domaine !

- enfin, j’ai adoré suivre le narrateur dans ses aventures et comprendre tout petit à petit, en même temps que lui ! En effet, le lecteur est aussi perdu que le narrateur quand le roman commence, et j’adore ce genre de situation !

J’ai également aimé les rebondissements : j’ai vraiment été surprise par ce livre, mais peut-être un peu trop ? Je ne pouvais rien voir venir, mais qui l’aurait pu ? Les révélations sont ahurissantes et il semble qu’aucun indice n’aurait pu laisser deviner la vérité. Cette enquête était impossible à résoudre, un peu comme Dix petits nègres d’Agatha Christie – et, en gros, tous les romans d’Agatha Christie pour moi ! Ce n’est pas une mauvaise chose, loin de là, mais j’ai trouvé que c’était peut-être un peu trop !

 

Donc, un excellent thriller SF qui nous transporte et nous laisse bouche bée quand vient la révélation !

 

SECTION SPOILERS

1 L’idée d’une prison située dans une boucle temporelle est déjà excellente, mais ajouter à cela que les prisonniers, pour sortir, doivent résoudre l’affaire jamais résolue est encore meilleur ! J’ai aimé la réflexion sur le changement, le fait qu’Aiden défende Anna, qui n’est clairement pas la même personne depuis ces décennies passées enfermée, sans se souvenir de ce pour quoi elle se trouve là. Tout le long du roman, je me suis demandée pourquoi Aiden et Anna étaient enfermés à Blackheath et, surtout, ce qui avait poussé Aiden à y entrer de son plein gré ! Je ne m’attendais pas du tout à ça ! Mais j’ai adoré que le côté rédemption soit mis en avant, le fait que les gens peuvent effectivement changer. 

J’ai adoré la façon dont Aiden change d’hôte et le fait que chacun soit différent. C’est tout à fait logique et cohérent ! Aiden perd peu à peu pied s’il se laisse faire par son hôte et il adopte, en quelque sorte, une partie de la personnalité de l’hôte. Par exemple, lorsqu’il frappe la cuisinière, c’est parce qu’il a laissé Derby prendre le contrôle de son corps, qu’il a laissé sa colère le submerger. J’ai adoré cet aspect du roman : cela rendait, pour moi, l’intrigue d’autant plus profonde et vraisemblable. J’ai également trouvé que cela ajoutait de l’émotion : Aiden a peur de se perdre, certes, mais il découvre également les peurs, les inquiétudes et les problèmes de tous ces hôtes. Pour certains, il ne ressent, au début, pas de compassion ; mais cela vient au fil de la journée qu’il passe avec eux. J’ai trouvé que c’était très juste, très vrai. 

Miss Islande d’Auður Ava Ólafsdóttir

Posté : 28 décembre, 2019 @ 3:01 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Genre : Historique Miss Islande

Editeur : Zulma

Année de sortie : 2018

Nombre de pages : 262

Titre en VO :Ungfrú Ísland

Synopsis : Islande, 1963. Hekla, vingt et un ans, quitte la ferme de ses parents et prend le car pour Reykjavík. Il est temps d’accomplir son destin : elle sera écrivain. Sauf qu’à la capitale, on la verrait plutôt briguer le titre de Miss Islande.

Avec son prénom de volcan, Hekla bouillonne d’énergie créatrice, entraînant avec elle Ísey, l’amie d’enfance qui s’évade par les mots – ceux qu’on dit et ceux qu’on ne dit pas -, et son cher Jón John, qui rêve de stylisme entre deux campagnes de pêche…

Miss Islande est le roman, féministe et insolent, de ces pionniers qui ne tiennent pas dans les cases. Un magnifique roman sur la liberté, la création et l’accomplissement.

 

Avis : J’ai reçu ce livre en service presse ; je remercie à nouveau les éditions Zulma pour cette découverte !

Je n’avais jamais lu d’auteurs islandais avant de lire Miss Islande ; je découvrais donc à la fois une autrice, et une culture tout à fait différente de la mienne ! Une des premières scènes du livre montre la découpe d’un cachalot sur un baleinier … autant vous dire que cela partait mal pour moi ! J’ai eu peur d’assister au dépecement de plusieurs animaux au cours du roman : ce ne fut pas le cas ! Au fil des pages, j’ai été séduite par à peu près tous les éléments de ce livre. D’abord, l’écriture : elle est tout en retenue. Jamais la narratrice, Hekla, ne nous livre sa pensée. Elle est très effacée face aux autres personnages qu’elle côtoie, comme Isey, Jon et Starkadur. Ce sont eux qui prennent le pas sur elle, même s’ils nous parlent souvent de leur relation avec Hekla, de ce qu’elle représente pour eux. Ils la décrivent pour nous, puisqu’Hekla ne parle jamais d’elle-même. Par cet effacement, le lecteur sent que l’autrice lui fait confiance : elle ne met pas de gros sabots, ne donne pas son opinion sur les personnages, leur situation, sur ce qui arrive à Hekla. C’est le lecteur qui doit se rendre compte de ce qu’implique le texte sans le dire. C’est le cas dans la scène pendant laquelle Hekla passe un entretien d’embauche : le patron lui laisse entendre qu’il la trouve très attirante, qu’il veut coucher avec elle si elle vient travailler pour lui, en gros. Le chapitre suivant commence par la deuxième possibilité d’emploi pour Hekla : on ne sait donc pas comment la jeune fille réagit face à l’homme, ni ce qu’elle pense. Puis, vient, comme je l’ai dit, la découverte d’une autre culture : Hekla lit beaucoup, comme les personnages qui gravitent autour d’elle. Sont donc évoqués de nombreux auteurs et autrices, islandais, mais aussi d’autres pays, comme James Joyce. Cela m’a donné très envie de lire ces auteurs et autrices !

Au fil des pages, le lecteur s’attache aux personnages proches d’Hekla. Ils sont très différents les uns des autres : Isey est une jeune femme de l’âge d’Hekla, qui écrit comme elle, mais qui est mariée et a une petite fille. Les passages qui la concernent sont empreints d’une tristesse sourde due à la certitude que sa vie est toute tracée ; mais, encore une fois, au début du roman en tout cas, c’est grâce à l’écriture,, derrière les mots prononcés par Isey, que le lecteur se rend compte de ce mal-être qui l’habite. Elle se dit profondément heureuse, mais ce n’est pas ce que dit son torrent de mots, ses regrets, ses rêves. Elle m’a fait profondément mal au cœur, tout comme Jon, l’ami d’Hekla. Homosexuel, il ne trouve pas sa place dans le monde, se sent exclu, à jamais rejeté. Différent, il est malmené partout où il se trouve. Vers la fin du roman, j’en suis venue à ressentir de l’angoisse pour ces deux personnages ! Ensuite, Starkadur. Poète, il rêve d’être publié. Sa vie avec Hekla la place dans un rôle de femme au foyer qu’elle ne refuse pas ouvertement ; mais le jeune homme finit par comprendre qu’elle est différente, et qu’elle ne désire pas se conformer aux attendus de la société. Il m’a profondément agacée la majeure partie du temps ! Enfin, les parents tiennent une certaine place dans le roman. Le père d’Hekla l’a nommée d’après un volcan parce que c’est sa passion ; il a, en quelque sorte, fait de sa fille un volcan, quelqu’un d’imprévisible, une explosion dans une société qui refuse leur juste place aux femmes. La mère, elle, décède, ou ne peut achever ses phrases, comme c’est le cas de la mère de Starkadur. Elles s’effacent donc, tout en laissant une trace.

J’ai adoré les thèmes abordés dans Miss Islande. Loin de se conformer aux diktat de la société, Hekla est différente, et, même si elle ne le revendique pas ouvertement, elle ne se laisse pas museler. Elle refuse, tout le long du roman, de participer à ce concours de beauté, qui donne son titre au livre ; elle n’est pas qu’un corps, elle n’est pas qu’une forme, et elle ne veut pas que l’on ne juge que son physique. Elle ose répondre aux hommes, porter des pantalons, écrire – et ce, mieux que les hommes -, lire des auteurs/autrices qui ne sont pas lu(e)s dans son pays, partir de son village pour la capitale, puis de son pays pour l’étranger, [SPOILER] se marier pour être libre, avec quelqu’un qui ne veut rien d’elle. [FIN DU SPOILER] Elle est symbole de liberté, quand Isey, elle, renvoie à la condition des femmes à l’époque. L’écriture leur est à toutes deux vitale, mais l’une doit peu à peu y renoncer, quand l’autre veut en vivre. A travers Jon, l’homosexualité et la façon dont elle est perçue est mise en avant : voir les tourments du jeune homme m’a brisé le cœur. J’ai adoré le passage dans lequel il déclare à Hekla que l’on ne verra pas plus deux hommes marcher main dans la main dans la rue que l’homme marcher sur la lune !

La fin … je ne sais trop quoi en dire ! Je ne m’attendais pas à ça ! J’ai été un peu déçue, surtout par ce que l’on apprend dans la dernière lettre de Starkadur. Mais n’est-ce pas « normal » dans les années 60 ? [SPOILER] J’ai eu un petit effet : « tout ça pour ça ? Toute cette quête de liberté pour être obligée de donner son manuscrit à un homme afin qu’il soit publié ? » Quelle tristesse … [FIN DU SPOILER]

 

Donc, une belle découverte !! Je pense lire d’autres livres de l’autrice, et lire d’autres auteurs/autrices islandais ! 

L’Homme-qui-dessine de Benoît Séverac

Posté : 17 décembre, 2019 @ 9:36 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Genre : Historique L'Homme-qui-dessine

Editeur : Syros

Année de sortie : 2014

Nombre de pages : 212

Synopsis : L’Homme-qui-dessine a été chargé par les siens de parcourir le monde pour mieux le connaître. Au cours de son voyage, il est fait prisonnier par une tribu d’hommes-qui-savent dont les membres sont inexplicablement assassinés. L’Homme-qui-dessine a sept nuits, jusqu’à la prochaine lune, pour prouver son innocence…

 

Avis : Ce livre m’a été prêté au CDI du collège !

Je n’ai jamais lu de livre dont l’action se situe à la préhistoire avant de lire L’Homme-qui-dessine. Je ne sais donc pas du tout quelle est l’habitude des auteurs quand il s’agit de représenter l’homme d’il y a des millions d’années ; j’ai bien l’intention de lire Jean M. Auel pour avoir un autre aperçu ! En effet, je ne peux pas dire que j’ai vraiment apprécié cette lecture …

Mais, commençons par le positif ! J’ai trouvé originale l’idée d’une enquête aux temps des hommes préhistoriques ! Certes, ce peut être anachronique, mais cela reste intéressant ! J’ai également aimé le lien avec le dessin, la peinture, et notamment celles que l’on retrouve dans les grottes. J’ai également apprécie le côté quête : le personnage principal a un but, une mission, et tente de l’accomplir quand il rencontre une tribu d’Hommes-qui-savent. Autre petit plus : la préface, qui nous apprend quelque chose sur l’homme de Néandertal – dont Yuval Noah Harari nous parle dans Sapiens il me semble !

Mais, malheureusement, un élément a gâché ma lecture : la représentation de la femme dans le roman. L’auteur ne prend pas du tout en compte les nouvelles découvertes sur la place des femmes pendant la préhistoire, et les relègue à la cuisine, à la couture, et aux enfants. Cela m’a gênée, tellement que je n’ai pas su apprécier ma lecture. Aucun personnage féminin n’a vraiment d’importance seul ; on se concentre sur les personnages masculins. Cela m’a sortie de l’histoire malheureusement, et je ne suis pas parvenue à entrer de nouveau dedans … dommage ! 

 

Donc, une idée originale, mais un livre que je n’ai pas réussi à apprécier. 

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