Redbluemoon

I found myself in Wonderland.

Les Héritiers d’Enkidiev, tome 1 : Renaissance d’Anne Robillard

Posté : 1 mars, 2014 @ 5:27 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Les Héritiers d'Enkidiev, tome 1Genre : Jeunesse, Fantasy

Editeur : Albin Michel

Année de sortie : 2011

Nombre de pages : 349

Synopsis : Les Chevaliers d’Emeraude ont vaincu l’Empereur Noir et ses guerriers insectes. Quinze ans plus tard, les héritiers d’Enkidiev partent à la conquête des Territoires Inconnus. Mais que trouveront-ils au-delà des montagnes volcaniques ? Depuis la défaite d’Amecareth, Enkidiev connaît la paix pour la première fois. Les Chevaliers d’Emeraude ayant survécu aux combats doivent oublier leur passé douloureux et donner un autre sens à leur existence … Pourtant, une ombre plane sur la confrérie : le roi Onyx est en danger. Le venin de sa blessure de guerre le tue à petit feu. Même s’il s’accroche désespérément à la vie, il lui reste peu de temps. N’écoutant que leur courage et leur loyauté, les Chevaliers se réunissent une nouvelle fois. Seule une fleur qui pousse dans les Territoires Inconnus pourrait sauver Onyx. Mais que leur réserve ce nouveau monde ?

 

Avis : Ayant lu toute la saga des Chevaliers d’Emeraude et m’étant vraiment attachée aux personnages, je me suis vite intéressée à cette saga, que j’ai tout de même tardé à lire …

En relisant le synopsis, je me suis rendue compte que ce livre ne tenait pas ses promesses. On a vraiment l’impression que l’aventure va tout de suite commencée, alors qu’en réalité, l’auteur nous dit tout ce qui est arrivé aux personnages de la précédente saga. Les héros ne partent pas tout de suite pour les Territoires Inconnus : on passe d’abord par un inventaire de leur vie après la guerre. L’action se passe sur quinze ans mais on ne se rend pas compte du temps qui passe. Les années défilent, et on s’y perd un peu de deux façons différentes : dans les chapitres, où un enfant peut passer de trois à douze ans en deux paragraphes, et entre les chapitres, parce qu’ils remontent le temps, alors que le chapitre d’avant l’a déjà survolé d’un point de vue différent. A par ça, c’est un bon livre. A force de passer les chapitres, on s’habitue à remonter dans le temps. Parfois, on peut avoir l’impression de quelques redites, parce que la vie des personnages s’entremêlent, mais cela nous donne deux visions différentes sur la même situation.

Dans ce livre, on retrouve les personnages principaux des Chevaliers d’Emeraude. Certains disparaissent, d’autres sont un peu laissés à l’abandon, et des personnages qui étaient secondaires dans la saga se retrouvent sur les feux de la rampe dans ce tome. Cela nous permet d’apprendre à les connaître, et aussi de donner une vie propre au livre, qui ne se rattache pas aux anciens Chevaliers, mais bien à leurs héritiers. On fait donc la connaissance des enfants des Chevaliers, tous très différents et qui semblent se rapprocher entre eux. Les seuls personnages principaux de la précédente saga qui semblent garder leur importance dans celle-là sont Onyx, Hadrian, Wellan et Kira.

On ne peut pas vraiment dire qu’il y ait beaucoup d’action dans ce livre. On parcourt la vie des personnages, mais il n’y a plus de combats et plus de véritables quêtes (en tout cas, celles qui apparaissent ne sont pas encore développées). Cela nous donne un autre aperçu de la saga. Les Chevaliers redeviennent des gens ordinaires, apprennent un métier pour pouvoir vivre par eux-mêmes. On est loin des épopées des Chevaliers d’Emeraude, mais on ne s’ennuie pas pour autant.

Une seule chose m’a vraiment dérangé dans ce tome : les longues listes de noms du début, prises dans l’ordre alphabétique. J’ai trouvé que ça assommait un peu le lecteur, mais cela passe vite !

La fin donne envie de lire le second tome au plus vite pour enfin entrer dans une nouvelle aventure avec de nouveaux personnages ! Le petit extrait du deuxième volet accroit encore cette envie !

 

En définitive, un livre intéressant, qui donne envie de découvrir la suite des aventures des Héritiers d’Enkidiev !

Percy Jackson, tome 5 : Le dernier Olympien de Rick Riordan

Posté : 8 janvier, 2014 @ 5:49 dans Avis littéraires | 2 commentaires »

Percy Jackson, tome 5Genre :Fantasy, Jeunesse

Editeur : Albin Michel (Wiz)

Année de sortie : 2010

Nombre de pages : 426

Synopsis : Le sort des dieux est entre les mains de Percy. Toute l’année, Percy et son armée de demi-dieux se sont préparés à affronter les Titans. L’heure est venue. Les troupes de Cronos avancent vers Manhattan où l’Olympe est en danger. Tandis que Percy et ses amis luttent, ils savent que le temps est compté. La prophétie va s’accomplir : Percy prendra une décision qui condamnera ou sauvera le monde … « L’épisode final de la série commence avec une explosion et se poursuit dans un impressionnant feu d’artifice. » Publishers Weekly

 

Avis : J’avais hâte de savoir comment les aventures de Percy allaient se terminer, ce qu’on allait apprendre sur les autres personnages, si, enfin, Annabeth et Percy allaient s’avouer leur amour !

Toujours de nouveaux mythes, dont un vraiment spécial que je ne connaissais pas du tout et qui est rendu de façon assez comique (comme un peu tout d’ailleurs). Les Titans apparaissent, et c’est vrai que, décrits comme ils le sont, ils ont l’air effrayant, mais ce qui leur arrive les rend complètement ridicules à part Typhon, et on ne peut parfois pas s’empêcher de sourire en découvrant comment finit un Titan. Nous découvrons un nouveau dieu, qui est souvent oublié dans la mythologie, mais qui est pourtant essentiel. Un mythe essentiel est abordé, et utilisé par Percy : je ne m’y attendais pas du tout !

On peut noter que ce qui se passe est de plus en plus mature : les demi-dieux sont en pleine guerre, donc forcément confrontés à la mort, à l’injustice, au doute. Les transpositions d’une époque à une autre, comme celles de la guerre, ou de comment faire pour que les mortels ne se rendent compte de rien, sont vraiment bien faites. Mais, d’un autre côté, le style est toujours enfantin, le comique émerge de presque toutes les situations, et cela donne un contraste particulier. Même quand c’est sérieux, le style dédramatise un peu.

Les personnages sont égaux à eux-mêmes. Des gros plans sont faits sur certains personnages secondaires, comme Beckendorf et Silena. Les dieux aussi se révèlent peu à peu, et l’on retrouve des personnages qui avaient disparu de la série quelques tomes auparavant. On comprend enfin pourquoi le personnage de Rachel est devenu important. Comme ils sont en pleine guerre, certains demi-dieux disparaissent, et on ne peut pas s’empêcher d’avoir un petit pincement au cœur.

Dans ce tome, beaucoup de choses sont révélées, et on se retrouve avec beaucoup d’histoires parallèles qui se dévoilent un peu toutes en même temps : le passé de Luke, celui d’Hadès, ce que cache Annabeth, ce que cache Rachel. Toutes les réponses finissent par arriver. On s’attend à certaines, mais pas à d’autres. C’était intéressant de percer enfin tous les secrets de la série ! (que je ne révélerais pas, évidemment !)

La fin est vraiment inattendue ! Je n’aurais jamais pensé à ça. Et finalement, on comprend que les aventures de Percy ne sont pas terminées !

 

En définitive, un dernier tome qui vaut vraiment le coup, et qui met fin à (presque) tous nos questionnements ! Une bonne fin de saga !

La princesse du bal de minuit de Jessica Day George

Posté : 4 janvier, 2014 @ 2:57 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Genre : Jeunesse, Fantasy La princesse du bal de minuit

Editeur : Ada Editions

Année de sortie : 2009

Nombre de pages : 310

Synopsis : La princesse Rose est l’aînée de douze sœurs condamnées à danser chaque soir pour le cruel roi Sous Pierre, dans son palais enfoui profondément dans la terre. C’est une malédiction qui hante les jeunes filles depuis leur naissance … et seule la mort pourra les en libérer. C’est alors que Rose rencontre Galen, un jeune soldat devenu jardinier, qui a le même sens de l’aventure et la même détermination qu’elle. Soudain, la liberté commence à sembler un brin moins impossible. Pour vaincre le roi et sa sombre cour, ils auront besoin d’une cape d’invisibilité, d’une chaîne de laine noire tricotée avec des aiguilles en argent enchantées et de l’ingrédient le plus important de tous – le véritable amour. L’heure réinvention de Jessica Day George du Bal des douze princesses montre une fois encore sa maîtrise à créer quelque chose d’entièrement nouveau à partir d’une histoire qu’on pensait connaître.  

 

Avis : Je connaissais l’histoire des douze princesses, de leur malédiction et du bal auquel elles devaient revenir chaque soir. Et encore une fois, cela se passe au temps des rois et des reines, dans un univers merveilleux où les pays n’ont plus les noms qu’on leur connaît. De plus, la couverture m’intriguait, et j’avais hâte de voir ce que l’auteure avait fait de cette histoire fantastique.

Le sujet est très bien traité. On n’entre dans le monde du roi Sous Pierre que quand Galen y parvient, ce qui alimente le suspense, et met le lecteur en attente. Ce livre se lit tout seul, les pages se tournent très facilement, c’est vraiment captivant, même en connaissant l’histoire ; il m’a emporté, comme le précédent. Les lieux sont enchanteurs et on se sent bien rien qu’à les imaginer, surtout la fontaine en forme de cygne et le royaume du roi Sous Pierre, qui fait tout de même frissonner parfois. La quête de Galen est longue, mais, encore une fois, la fin est prévisible. Cela n’enlève rien à la magie du livre, et à l’envie de continuer à lire. Au fur et à mesure qu’un nouvel élément apparaît, on veut avancer de plus en plus vite pour découvrir à quoi cela va servir, ce que cela veut dire. On espère que cela se finira bien. Les bals sont fascinants, et il est dommage qu’on n’ait pas plus de détails sur les bals royaux (pas ceux dans le monde souterrain mais à Westfalin). J’ai vraiment trouvé la transposition de l’histoire originale très intéressante.

Les personnages sont très attachants. Rose est la princesse parfaite, amoureuse d’un roturier sans se l’avouer, courageuse et responsable de ses sœurs. Galen, quant à lui, est l’homme parfait : romantique, courageux lui aussi, prêt à tout pour sauver celle qu’il aime et ses sœurs. Evidemment, ils forment le couple parfait. Lys ne m’a semblé caractérisé que par son amour pour Heinrich ; mêmes certains de ses dons lui viennent de lui. Les autres princesses sont toutes détaillées, pas autant que Rose, mais on les connaît tout de même, et l’on sait ce qui les caractérise. Pavot est une de mes préférées : son nom est original et son extravagance me plaît. Pensée et Pétunia sont très mignonnes (des petites filles royales typiques, faites pour faire fondre le lecteur), Jacinthe est la princesse dévote. Iris et Jonquille, par contre, me semble effacées. Marguerite réprimande souvent sa sœur jumelle. Violette est celle qui a un penchant musical. Elles ont toutes leur caractéristique, ce qui nous permet de les différencier. Je n’arrive pas à me souvenir des noms des deux dernières princesses … Evidemment, les méchant sont très méchants (l’évêque Angier, le roi Sous Pierre et ses douze fils). Les princes qui essaient de sauver les princesses ne sont pas à la hauteur.

Pour ceux qui ne connaissent pas l’histoire, les princesses sont entourées de mystères. Et même en la connaissant, on se demande à quoi ressemblent le royaume souterrain, le roi Sous Pierre et ses fils. On se demande pourquoi les princesses sont maudites exactement, comment elles peuvent s’en sortir (parce qu’honnêtement, on ne voit pas trop) et ce qui leur arrivera finalement.

La fin est très prévisible, mais on est tout de même contents que cela se passe comme ça. Une surprise arrive dans le dernier chapitre !

 

En fin de compte, j’ai beaucoup aimé ce livre, et j’ai hâte de lire la suite de la saga qui, au vue du premier chapitre du second tome inclus dans le premier, me semble intéressant.

Percy Jackson, tome 4 : La Bataille du Labyrinthe de Rick Riordan

Posté : 30 décembre, 2013 @ 9:27 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Percy Jackson, tome 4Genre : Fantasy, Jeunesse

Editeur : Albin Michel (Wiz)

Année de sortie : 2010

Nombre de pages : 419

Synopsis : Le grand combat va commencer … La vie de Percy est menacée. L’armée de Cronos s’apprête à attaquer la Colonie des Sang-Mêlé, en empruntant le Labyrinthe de Dédale. Percy et ses amis doivent trouver Dédale avant Cronos et tout faire pour barrer la route au seigneur des Titans. Mais circuler dans l’enfer souterrain n’est pas aisé … surtout quand le chemin est parsemé d’effroyables pièges.

 

Avis : Même si le style est toujours assez enfantin, je continue la saga (je veux vraiment savoir comment ça va se terminer !!)

Encore des mythes grecs, toujours aussi bien intégrés au monde actuel, surtout celui de Pan. Le Labyrinthe est fascinant et les pièges sont plus créatifs les uns que les autres. L’interprétation des mythes est intéressante, et la façon de transposer ce qui se passe à l’époque grecque à notre époque est très bien. L’atelier d’Héphaïstos et celui de Dédale sont très différents : les deux sont fascinants, mais le deuxième donne vraiment envie d’avoir le même. Dans ce tome, les Hécatonchires apparaissent, ainsi que de nouveaux monstres, comme les empousa ou Campée.

Toujours un style assez enfantin, un langage simple, des actions peut-être un peu bâclées parfois (c’est un peu facile). Mais toujours aussi de l’humour, particulièrement avec Tyson. La mort est toujours présente dans ce tome, avec le fils d’Hadès, Nico, l’apparition de fantômes et la bataille du Labyrinthe. On se sent bizarre à la fin de cette scène, assez mal de constater les dégâts sur des personnages qu’on ne connaît pas bien, mais qui semblait important pour les héros du livre. En parlant d’eux, ils se rapprochent inexorablement, comme il était clair que ça allait se passer depuis le début. On sent que la fin est proche, et une scène annonce clairement comment cela va finir entre eux. C’est mignon, mais évidemment prévisible.

Un personnage est mis en avant dans ce tome : Rachel Elizabeth Dare, que l’on a découverte dans le précédent. Elle est une pièce clé de l’œuvre, et elle mène clairement la danse. C’est la deuxième mortelle importante de la saga, et elle semble mettre les héros dans tous leurs états. Cronos évolue également dans ce tome. L’on découvre d’autres personnages comme Quintus, Kitty O’Leary (qui arrive à nous sembler mignonne), Chris Rodriguez, etc. Un autre devient important : Paul Blofis. Des dieux apparaissent dans ce tome : Héra, qui ne s’avère pas être comme elle se décrit et Héphaïstos, ainsi que celui que l’on attend le plus … 

La fin est frustrante cette fois. On se demande ce qu’il va se passer. Et l’on a vraiment envie de le savoir. Le père de Percy lui dit ce qu’il pense de son avenir, et lui révèle son amour. J’ai vraiment hâte de lire la fin !

 

En fin de compte, un tome intéressant, qui donne envie de lire le dernier livre de la saga !

Contes et Légendes inachevés, tome 1 : Le Premier Age de J. R. R. Tolkien

Posté : 3 juin, 2013 @ 8:09 dans Avis littéraires | 1 commentaire »

Contes et Légendes inachevés, tome 1 : Le Premier Age de J. R. R. Tolkien dans Avis littéraires couv50155897-182x300Genre : Fantasy

Editeur : Pocket

Année de sortie : 2001

Nombre de pages : 251

Synopsis : D’années en années, le culte jaloux qui entourait le Seigneur des Anneaux à sa publication dans les années 50 s’est transformé en succès universel. Les Hobbits, ce « peuple effacé mais très ancien » qui vivait quelque part au nord-ouest de l’Ancien Monde, nous sont devenus aussi familiers que les héros des contes de fées ou ceux des grandes épopées, avec Bilbo, Gandalf, Bombadil ou Galadriel et tous les habitants de la Terre du Milieu. Magistralement restitués par son fils après la mort de J. R. R. Tolkien, Les Contes et Légendes inachevés du Premier Age prolongent et élargissent l’œuvre de l’inépuisable conteur.

 

Avis : Ayant beaucoup aimé Le Seigneur des Anneaux, j’avais envie d’en découvrir un peu plus sur la Terre du Milieu et ses légendes. La couverture présageait des aventures épiques. J’avais un peu peur des longues descriptions dont je me souvenais dans la trilogie de l’Anneau.

Je n’ai retrouvé ces longues descriptions que dans le premier conte, que j’ai moins apprécié que le second. L’histoire de Tuor est intéressante, et elle croise une fois la route deTúrin, ce qui rapproche les deux légendes ; mais elle m’a paru plus longue, bien qu’elle soit, en réalité, plus courte que celle de la Geste des enfants de Húrin. Dans les deux contes, les personnages principaux, Tuor et Túrin, deux cousins qui ne se connaissent que de nom, voyagent toujours. Tuor va vers un endroit bien précis, il ne change pas d’avis et ne fait pas d’escales, tandis que Túrin est toujours en vadrouille, il erre et trouve des compagnons par hasard. La quête de Tuor n’est pas ennuyeuse, mais j’ai ressenti des longueurs que je n’ai pas perçu avec les Enfants de Húrin : il est vraiment dur d’imaginer correctement le monde que l’auteur a créé, avec tous les noms elfiques ou autres que portent les lieux où les personnages se rendent. C’est assez compliqué de localiser les endroits par rapport aux autres, de se rendre compte de la distance, mais aussi du temps qui passe, notamment dans le deuxième conte. En deux mots, le personnage a passé trois ans au même endroit, donc, à la fin, on se rend compte que l’on n’a pas correctement fait évoluer le personnage : quand il est censé avoir près de trente ans, on l’imagine encore dans la vingtaine. Enfin, j’ai été transporté sur la Terre du Milieu, ailleurs, dans un autre univers, auprès de personnages épiques, tragiques, qui ne nous ressemblent absolument pas. En effet, il est vraiment dur de s’identifier à des personnages comme Morwen, Femme ressemblant à une Elfe et se comportant comme une reine, ou Húrin, partant à la guerre et étant maudit par Morgoth, affrontant des dangers que jamais nous ne rencontrerons.

Sinon, le second conte est vraiment prenant, quand le premier est vraiment frustrant ! Il est vraiment inachevé : à peine le personnage est-il arrivé à son but que l’histoire s’arrête. Un tas de questions se pose : est-il resté longtemps ? Qu’est-ce qu’il a fait là-bas ? Qu’est-ce qu’il a fait de sa vie ? Sa femme ? Ses enfants ? Quel a été son destin ? Rien de précis n’est dit dans les notes. J’ai aimé connaitre l’histoire de Tuor, mais il est tout de même dommage que l’on ne sache pas tout.

Quant à la Geste des Enfants de Húrin, j’ai adoré ! Bien que le personnage soit toujours sur les routes, l’histoire reste captivante, les paysages sont décrits, mais, cela passait plus facilement que dans le premier conte. Et les personnages en eux-mêmes sont bien développés. Certains sont attachants et on a pitié d’eux parce qu’ils sont touchés par une malédiction, comme la pauvre Nienor et Túrin lui-même, que ses actes poursuivent, et qui fait le mal autour de lui sans le vouloir. L’histoire de Nienor m’a particulièrement touchée. Elle souffre des actes des autres sans jamais rien faire de mauvais, elle paie comme les autres. On dirait presque qu’elle ne possède pas de vie propre, qu’elle est dirigée par les souhaits des autres, et la recherche de ceux qu’elle a perdu, sans même les connaitre.

 

Je continuerais donc à lire les œuvres de Tolkien, maître de la Fantasy, qui nous transporte dans un autre monde, avec des personnages complexes et des histoires captivantes !

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