Redbluemoon

I found myself in Wonderland.

Mers mortes d’Aurélie Wellenstein #plib2020

Posté : 16 novembre, 2019 @ 6:58 dans Avis littéraires, Coup de cœur | Pas de commentaires »

Genre : Fantasy Mers mortes

Editeur : Scrineo

Année de sortie : 2019

Nombre de pages : 364

Synopsis : Mers et océans ont disparu. L’eau s’est évaporée, tous les animaux marins sont morts.

Des marées fantômes déferlent sur le monde et charrient des spectres avides de vengeance. Requins, dauphins, baleines … arrachent l’âme des hommes et la dévorent. Seuls les exorcistes, protecteurs de l’humanité, peuvent les détruire. Oural est l’un d’eux. Il est vénéré par les habitants de son bastion qu’il protège depuis la catastrophe, jusqu’au jour où Bengale, un capitaine pirate tourmenté, le capture à bord de son vaisseau fantôme.

Commence alors un voyage forcé à travers les mers mortes … De marée en marée, Oural apprend malgré lui à connaître son geôlier et l’objectif de ce dangereux périple.

Et si Bengale était finalement la clé de leur salut à tous ?

 

Avis : J’ai acheté ce livre aux Halliénales, bien décidée à me lancer dans cette histoire !

Pourtant, j’ai reculé la lecture de ce livre : après avoir vu des extraits sur Instagram, j’avais peur qu’il me brise le cœur. Et j’avais raison !! Rien que le sujet du livre fait déjà mal : les mers ont disparu, tous les animaux marins sont morts, et ils reviennent hanter les vivants, se venger de leur cruauté passée. Rien que les prémices font froid dans le dos : c’est horrifique en un sens, parce que 1) plus d’eau, plus de mers, plus d’océan, et 2) des fantômes décharnés et vengeurs à chaque marée haute. Cela est dérangeant, perturbant, et l’homme en a bien besoin ! En même temps, l’idée est originale et frappante : l’idée des mers mortes (et d’ailleurs, ce genre sur les consonnes qui donne déjà des frissons) est excellente, ainsi que la reprise des marées, la façon dont les exorcistes sentent qu’elles arrivent, l’idée de la septième vague, du lien entre exorciste et animaux, des cauchemars … Ces derniers sont les passages les plus difficiles à lire, ceux où j’ai dû m’arrêter parce que j’avais du mal à respirer, ceux qui me font encore monter les larmes aux yeux rien que d’y repenser … Parce que l’autrice n’a pas peur de nous décrire la mort de ces animaux marins, ce que les hommes leur ont fait, la raison pour laquelle ils ont tant envie de se venger ! C’est affreux, mais nécessaire, pour ne pas oublier que cela arrive effectivement, de nos jours, dans nos mers et océans à l’agonie. Le message est clair : il est grand temps de réagir, parce que je doute que nous puissions avoir des exorcistes et de potentiels sauveurs dans notre monde.

Quant aux personnages, le lecteur s’attache peu à peu à eux. Oural, le personnage principal, exorciste, est embarqué pour une aventure qu’il n’avait pas demandée, et dont il rêvait pourtant. Embrigadé par les hommes de son bastion, il a pris l’habitude de haïr les fantômes sans les comprendre, et s’est enfoncé dans une vie confortable, difficile lors des marées hautes, mais relativement paisible le reste du temps. [SPOILER] J’ai adoré l’évolution de ce personnage. Peu à peu, il comprend qu’il n’a rien compris, que la vengeance des fantômes est juste, qu’il n’a pas le droit de leur en vouloir, parce qu’ils sont aveuglés par la haine, une haine partagée par des milliers, des millions, des milliards d’êtres morts à cause de l’humanité, et tous interconnectés. Il se rend compte de la responsabilité des hommes, et est incapable, en fin de compte, d’exorciser à nouveau un fantôme. J’ai aussi aimé le chemin qu’il faisait grâce à l’équipage du Naglfar, le fait qu’il se remette en question, qu’il se fasse, en fin de compte, des amis pour la première fois de sa vie. [FIN DU SPOILER] J’ai eu un peu plus de mal avec Bengale. Capitaine du Naglfar, il est assez difficile à aimer au premier abord. Il se montre cruel, violent, impitoyable, et j’ai personnellement eu du mal avec son attitude. Pour autant, au fil des pages, en même temps qu’Oural, le lecteur apprend à le connaître. [SPOILER] Je n’ai pas réussi à l’apprécier véritablement, mais j’ai ressenti, comme les autres personnages, une sorte de fascination malsaine, une admiration pour cet homme capable de tout sacrifier pour ressusciter les mers, pour rendre à l’humanité ce qu’elle a détruit elle-même. [FIN DU SPOILER] Les autres membres de l’équipage ont tous un passé très lourd que l’on découvre, pour la plupart d’entre eux : tous ont été sauvés par leur capitaine. Amazone est la femme guerrière, tout à fait en phase avec son nom ! Elle est féroce, et attachée à Bengale par des liens puissants. J’ai parfois regretté qu’elle soit si terriblement jalouse. Le seul autre personnage féminin de l’équipage, Tamise, est très effacé par rapport aux autres : discrète, elle semble douce et perdue. Je n’ai pas eu de sentiments particuliers pour Escaut, à part lors d’une scène précise qui m’a serré le cœur ; en revanche, l’histoire d’Arctique m’a secouée.

Petite remarque avant de parler de la fin : [SPOILER] j’ai été à la fois perturbée et séduite par la relation qui s’instaure entre Oural et Bengale. J’ai aimé que l’exorciste reconnaisse que cette relation existe, et qu’elle est clairement toxique et malsaine : Bengale veut posséder Oural, qui refuse cette soumission. Pour autant, j’ai aimé cette tension entre eux, et le fait qu’ils soient clairement attirés l’un vers l’autre. J’avais envie que leur relation s’assainisse en se concrétisant ! [FIN DU SPOILER]

La fin … Elle a achevé de réduire mon cœur en miettes. C’est le moment où j’ai explosé, où je me suis mise à pleurer, à régurgiter toute la peine que j’avais accumulée pendant cette lecture. C’était douloureux, terrible, dévastateur ! [SPOILER] Et pourtant, je pense que le livre aurait été gâché s’il ne s’était pas terminé de cette façon. D’un côté, le lecteur perd des personnages qu’il a fini par apprécier ; de l’autre, l’espoir renaît. [FIN DU SPOILER] Et cette toute dernière scène !!

 

Donc, un livre percutant, dévastateur, pour lequel j’ai bien fait de me préparer psychologiquement, mais qui m’a tout de même piétiné le cœur !

 

#ISBN9782367406602

Le Serment de l’orage, tome 1 de Gabriel Katz (#plib2020)

Posté : 3 novembre, 2019 @ 7:14 dans Avis littéraires, Partenariats | Pas de commentaires »

Genre : Fantasy Le Serment de l'orage

Editeur : Bragelonne (Big Bang) 

Année de sortie : 2019

Nombre de pages : 380

Synopsis : Ils étaient sept. Sept chevaliers sous un ciel d’orage.

Morgien et Cynon, deux jeunes chevaliers, la tête pleine de rêves de gloire et de hauts faits, n’ont qu’une hâte : prouver leur valeur. Ils n’hésitent pas un instant lorsque le seigneur Edwin de Gore leur propose d’entrer à son service dans les Hautes Terres. Des landes arides et occupées par une bande armée.

Sans hommes ni moyens, les deux chevaliers devront faire face à l’adversité avec bravoure et honneur. Mais il plane en ces lieux une atmosphère sombre et malsaine. Alors que la demeure seigneuriale devient le théâtre de morts inexpliquées, une forteresse macabre apparaît à la faveur de la nuit.

Les phénomène inquiétants se multiplient, et bientôt, nul doute qu’une malédiction est à l’œuvre. Le Diable approche, et avec lui, la fin du royaume. 

 

Avis : Je n’avais jamais osé demander de service presse avant ; puis j’ai vu que Gabriel Katz sortait un nouveau roman Fantasy chez Bragelonne, et je me suis lancée !

Pour une première plongée, je ne suis pas déçue ! J’ai aimé l’écriture de l’auteur, fluide, agréable ; le rythme est assez soutenu pour que le lecteur ne s’ennuie pas – pas mal de scènes d’action, d’autres qui alimentent le mystère –, et assez retenu pour que l’atmosphère s’épanouisse – atmosphère que j’ai beaucoup aimée ! Elle est assez sombre, étrange, inquiétante ; rien que le titre de la propriété m’a donné des frissons gothiques !! Quelque chose qui aurait pu, en revanche, ne pas passer, c’est la place de la religion dans ce livre. Elle s’explique totalement vu l’époque dans laquelle se situe le récit : nous sommes face à de la Fantasy historique médiévale si je ne m’abuse ! Nous sommes donc au temps des chevaliers : le catholicisme est évident. Toute personne qui va à l’encontre de ces croyances est jugée hérétique. On retrouve également le fameux code de la chevalerie, même si, ici, l’honneur est aussi souvent bafoué que respecté ! L’auteur utilise tout le vocabulaire médiéval, par exemple, celui de l’armurerie ou des rangs des vassaux du roi, ce qui participe à l’immersion du lecteur dans le monde du livre.

Evidemment, qui dit monde et société médiévaux dit misogynie, sexisme, inégalité homme/femme. C’est inhérent, presque un passage obligé pour que l’univers soit cohérent ; et pourtant, comme ça peut m’agacer ! Du coup, le point de vue est beaucoup plus focalisé sur les personnages masculins que sur les personnages féminins, et on se retrouve avec des questions de vertu, de virginité, de prostitution et de viol après une victoire. Les chevaliers parlent gaiement des servantes qu’ils troussent sur les bottes de foin, et les barons, eux, se passent les filles enlevées dans les villages. Pour autant, le lecteur sent bien que cela pourrait changer dans le tome 2, comme c’est déjà le cas à partir d’un moment dans ce premier volume ! [SPOILER] Ce moment où Ann commence à prendre les choses en main, et cette fin où c’est une femme qui tue le baron O’Dunlin !! Mais quelle joie !! [FIN DU SPOILER]

En parlant des personnages : j’aime beaucoup Cynon et Morgien, même s’ils sont clairement inexpérimentés et naïfs. Ils peuvent être agaçants parfois, mais c’est plus la faute de leur code de chevalerie et des valeurs qu’on leur a apprises que la leur. Ils jouent plus au chevalier qu’ils ne le sont vraiment, mais je suis sûre que ça viendra dans les tomes à venir ! Edwin est clairement paternel avec eux, et je l’ai beaucoup apprécié ! En revanche, un personnage que je ne supportais pas : Advar. On peut vivre dans une société médiévale sans être tout à fait misogyne ; lui prend les femmes pour des bouts de viande. Comment l’apprécier ? Il est aussi très arrogant et le code de chevalerie, très peu pour lui ! De même pour Alistair qui n’a cessé de m’agacer du début à la fin ! Vains et Aeron arrivent un peu plus tard : ils sont aguerris, savent ce qu’est une véritable bataille et n’ont pas peur de se salir les mains. Quant aux personnages féminins, ils ne sont que deux : Ann de Gore et Marie des Réaux. Ann est une dame ; elle peut paraître insupportable pour qui ne la comprend pas. Elle est très méprisante, et très belle : elle inspire le respect rien que par sa beauté … jusqu’à ce que son caractère la fasse détester. Marie, elle, est beaucoup plus sympathique. Cousine d’Ann, elle est sa dame de compagnie. Je l’ai beaucoup apprécié, malgré le fait que son personnage soit un peu en retrait la plupart du temps. Certains des moments où elle apparaît, ce n’est que pour alimenter les fantasmes d’un chevalier ; mais je doute que ce soit toujours le cas dans les tomes suivants !

La fin est détonante !! Pleine d’action, elle promet un deuxième tome encore meilleur que celui-ci !! Une scène m’a émue, mais je pense que c’était personnel, et probablement dû à une scène similaire que j’ai vu dans une certaine série très connue – GoT, pour ne pas la citer ! Je dois dire que ce livre m’a fait penser à cette série plusieurs fois, mais seulement à cause du côté médiéval de ces deux sagas ! [SPOILER] Et peut-être aussi à cause de cette histoire de givre ! [FIN DU SPOILER]

Après avoir refermé le livre, tout un tas de questions reste sans réponse !! En effet, ce premier tome semble mêler deux intrigues, et deux Diables tout à fait différents ! La première est concentrée sur Hollow Grave et concerne une sorte de malédiction qui frappe la propriété ; la seconde est à l’échelle du pays tout entier, l’Anglia – qui me fait beaucoup penser à l’Angleterre ! – menacé par les barons d’Eirin – qui me fait penser à l’Eire, et donc à l’Irlande ! Les deux fins de ces intrigues donnent immédiatement envie de lire la suite, histoire de voir ce qui va arriver !!

 

Donc, un premier tome réussi, qui déclenche bien l’action et donne déjà envie de lire le deuxième tome ! 

 

(#ISBN9782362315794)

Les Soeurs Carmines, tome 3 : Dolorine à l’école d’Ariel Holzl

Posté : 3 novembre, 2019 @ 2:53 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Genre : Fantasy Dolorine à l'école

Editeur : Mnémos (Naos)

Année de sortie : 2018

Nombre de pages : 262

Synopsis : L’école de la vie n’a point de vacances. Même quand on y meurt.

Pour Dolorine Carmine, la rentrée des classes est une bonne occasion de se faire de nouveaux ennemis camarades. Cependant, la fillette n’a pas trop l’habitude de parler avec les vivants. Les fantômes, en revanche …

Dans le pensionnat bizarre tout à fait normal où elle a atterri, les spectres manquent pourtant à l’appel. Ont-ils été chassés par les horreurs mignonnes petites bestioles des environs ? A moins qu’ils ne travaillent au laboratoire de Miss Elizabeth, la nouvelle institutrice ?

Personne ne semble avoir la réponse.

Monsieur Nyx veut tout brûler.

Mais Dolorine reste optimiste : en fouinant partout, elle finira bien par les retrouver !

Un peu de curiosité n’a jamais tué personne … si ?

 

Avis : Livre lu pour #teamguérisseurs pour le #tournoidesélites organisé par le #plib2020 !

guerisseur-1

Cette série n’aura pas fait long feu dans ma PAL, contrairement à tout un tas d’autres livres que j’entends râler parce qu’ils sont là depuis la nuit des temps !

Dans ce troisième tome, comme l’indique le titre, on va suivre Dolorine, la benjamine de la famille Carmine, alors qu’elle va à l’école dans un pensionnat. Comme avec les tomes précédents, j’ai beaucoup aimé l’univers, assez gothique et proche de celui de Burton. J’aime toujours autant les jeux et transformations de mots, notamment ceux des jours de la semaine et ceux des mois. J’ai adoré aussi le sujet sous-jacent : la mort et le fait de vouloir la vaincre de manière scientifique. Miss Elisabeth est une véritable Dr. Frankenstein, mais elle n’emploie pas tout à fait les mêmes méthodes (et j’ai aimé cette potentielle référence au film quand un des enfants s’exclame : « Il est vivant » en parlant d’un autre personnage censé être mort). J’aurais pu aussi adorer le pensionnat lui-même, une vieille bâtisse effrayante qui cache des secrets peu reluisants ; malheureusement, je n’étais pas assez à fond dans ma lecture. Et je pense savoir pourquoi.

Certes, il est agréable de suivre Dolorine, de la découvrir un peu plus ; mais j’aurais aimé suivre davantage ses sœurs. J’aurais, en fait, aimé que chaque tome de cette série ne se focalise pas autant sur une sœur, mais nous permette de les suivre chacune suffisamment pour être happée par chaque intrigue. Ici, Tristabelle et Merryvère sont présentes, mais j’aurais aimé les voir davantage, en apprendre plus encore sur ce qui leur arrive, sur leurs intentions – assez claires pour Tristabelle, moins pour Merryvère -, sur leur vie après leur tome respectif. Je me suis retrouvée à adorer les passages avec les deux grandes sœurs, moins ceux qui suivaient Dolorine … J’aurais aimé aussi voir davantage en action le pouvoir des familles : certes, on le voit parfois ici, mais pas suffisamment à mon goût. J’aurais aimé en apprendre plus sur les Amécrins, comprendre l’histoire de la famille Carmine, et son lien avec cette famille perdue. Je me pose, en fait, encore tout un tas de questions sur l’univers ! Et je suis déçue de ne pas avoir la réponse !

J’ai trouvé la fin assez décevante elle aussi : je m’attendais à plus de difficultés pour faire accepter une chose aussi énorme à Miss Elisabeth – personnage que j’aime beaucoup par ailleurs, tout en nuances et en complexité. J’ai trouvé que c’était un peu trop facile, j’avais envie de plus ! Malgré tout, la dernière scène m’a plu, parce qu’elle rappelle que, certes, en littérature, on peut ressusciter certains personnages un peu comme on le veut ; l’auteur est maître après tout ; mais il faut aussi accepter que la mort arrive, qu’elle est commune à tous. Et donc qu’il ne sert à rien d’adoucir la littérature jeunesse en faisant croire aux lecteurs que tout le monde est beau et tout le monde survit toujours. Au niveau littéraire, qu’une série s’arrête aussi et ne se perpétue pas pendant des tomes et des tomes, malgré les demandes des lecteurs. Ce qui ne veut pas dire que je suis satisfaite, avec toutes mes questions sur les bras !! 

 

Donc, un bon tome, mais qui me laisse clairement sur ma fin ! J’en attendais plus !

Fingus Malister, tome 1 : Feux follets, mandragore et cadavre frais d’Ariel Holzl (#plib2020)

Posté : 3 novembre, 2019 @ 11:20 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Genre : Fantasy, JeunesseFingus Malister 1

Editeur : Rageot

Année de sortie : 2019

Nombre de pages : 187

Synopsis : « Préparez votre soupe ! Trouvez 120g de sève de mandragore, 80g d’or des fous. Mélangez-les dans un bocal à élixir, faites mijoter une journée à feu follet. Répandez-la sur tout cadavre frais, il reviendra à la vie en quelques minutes. Et le rituel de zombification sera accompli ! »

Apprenti seigneur maléfique, Fingus Malister sait comment éblouir les jurés de sa future académie de magie. Mais il a besoin de l’aide d’une sorcière plus têtue que lui …

 

Avis : Livre lu pour la #teamguerisseurs pour le #tournoideselites organisé par le #plib2020 ! (#ISBN9782700273786)

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J’ai acheté ce livre aux Halliénales 2019, avec tous les autres livres de l’auteur !

Tout d’abord, je dois dire que j’ai eu un peu de mal à entrer dans le livre : je n’étais pas immédiatement happée, j’ai dû attendre quelques pages pour vraiment être avec les personnages. C’est sans doute parce que ce tome sert d’introduction, et parce qu’il est écrit pour la jeunesse ? En tout cas, il m’a fallu un petit temps d’adaptation pour vraiment être dans l’histoire !

Je l’avoue, j’ai parfois eu du mal avec Fingus : il me fait à la fois mal au cœur, et il m’agace énormément ! Orphelin, il n’a qu’une seule amie ; tous les autres habitants du village sont contre lui parce qu’il appartient à la famille Malister, celle des seigneurs maléfiques qui ont empoisonné la région avec leur magie noire. Sa façon de parler à Polly m’a hérissé le poil à plusieurs reprises, tout comme son arrogance ; mais je pense que c’est une façade : il n’a personne auprès de lui, et vit seul dans une maison en proie à un monstre qu’il ne contrôle pas du tout ! J’avais donc à la fois envie de le prendre dans mes bras et de le frapper, c’était étrange ! Quant à Polly, je l’ai beaucoup aimé ! Elle est réfléchie, intelligente, et généreuse. La scène avec sa famille, dans la maison, m’a tellement fait penser aux Weasley dans Harry Potter : j’avais exactement le même sentiment de confort, de sécurité, d’union au sein d’un groupe ! C’était merveilleux ! Dans le même temps, le lecteur sent d’autant plus que Fingus n’a pas cette sécurité, ce confort, et qu’il risque de mal tourner sans Polly et sa famille !

D’autres univers ont clairement influencé l’écriture de ce livre : quelle satisfaction de trouver le nom de Poe, ou celui de Lewis Carroll, et de voir l’influence d’autres auteurs que j’affectionne ! J’ai également aimé le jeu de l’auteur sur les noms et sur les mots : on ne le retrouve pas autant que dans Les Sœurs Carmines, mais il est tout de même présent !

Au fil des pages, je me suis donc laissée entraîner par l’univers de Fingus, et la fin m’a vraiment donné envie de lire la suite ! J’ai vraiment hâte de voir comment les personnages vont s’en sortir !

 

Donc, un bon roman jeunesse, qui a fini par me happer, dont les personnages sont attachants, et qui me donne envie de découvrir la suite !

Interview with the Vampire d’Anne Rice

Posté : 31 octobre, 2019 @ 10:18 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Genre : Fantasy Interview with the Vampire

Editeur : Ballantine

Année de sortie : 1997 [1976]

Nombre de pages : 342

Titre en français : Entretien avec un vampire

Synopsis : Here are the confessions of a vampire. Hypnotic, shocking, and chillingly erotic, this is a novel of mesmerizing beauty and astonishing force – a story of danger and flight, of love and loss, of suspense and resolution, and of the extraordinary power of the senses. It is a novel only Anne Rice could write. 

 

Avis : Livre lu pour la #teamguérisseur pour le #tournoidesélites pour le #plib2020 !

guerisseur-1

J’ai enfin lu ce livre !! Moi qui adore les vampires, il était grand temps !

Honnêtement, je pensais que ce livre ferait partie de mes préférés de tous les temps : « vampire », « historique », « confessions », « danger », « perte ». Je dis oui !!! Et pourtant … quelle déception ! J’avais envie d’aimer ce livre, de le chérir, de l’adorer, de le porter aux nues en tant que faisant partie des meilleurs romans vampiriques … mais non.

Je me dis, d’abord, que c’est parce que j’en attendais trop de ce livre ; je pensais retrouver une histoire proche de celle d’Anno Dracula, que j’ai adoré ! Autant le roman de Kim Newman était bourré de références, très actif, et m’a portée du début à la fin, autant Interview with the Vampire m’a paru très lent, très long (malgré ses 342 pages), et j’étais parfois distraite pendant la lecture. Ensuite, j’ai lu ce livre pour un challenge, donc, un moment où on doit lire plutôt vite, ou, en tout cas, des livres qui sont plutôt rythmés, ce qui n’est pas le cas de celui-ci ! Je n’ai rien contre les livres lents, au contraire, parfois, c’est exactement ce qu’il me faut ; mais, là, ce n’était pas le cas.

Mais, surtout, ce livre ne m’a pas plu pour un élément en particulier. A partir du moment où cela arrive dans le roman jusqu’à la fin, je ne pouvais pas apprécier pleinement ma lecture à cause de lui. [SPOILER] Je veux bien tout accepter au niveau vampirisme : le fait qu’ils doivent tuer des humains pour se nourrir, le fait que tuer quelqu’un en le vidant de son sang revienne pour eux à quelque chose de quasi sexuel ; mais alors, que Louis prenne pour proie une gamine de 4-5 ans, et qu’il tombe ensuite amoureux d’elle, au point de l’appeler tour à tour sa fille et son amante … je ne peux pas. Je comprends que la malédiction de Claudia soit le fait qu’elle est coincée dans un corps d’enfant avec un esprit de femme au fur et à mesure qu’elle grandit et mûrit ; mais je ne peux pas m’empêcher d’être dérangée par ces images de Louis avec une petite fille sur les genoux, petite fille dont il est tombé amoureux, qui est en fait une femme … Je ne peux pas accepter son désir pour une femme au corps d’enfant de 4-5 ans. [FIN DU SPOILER] 

Pour autant, je n’ai pas tout détesté, bien sûr : j’ai aimé le format, le fait que ce soit Louis qui nous raconte son histoire. J’ai aussi aimé les nombreuses réflexions qu’il soulève sur la vie, la mort, le temps, le fait d’être un vampire, sa quête de connaissances, mais aussi de compréhension de son état, le côté religieux qui intervient. C’étaient, pour moi, les meilleures parties du roman ! Tout cela était passionnant ! Je comprends aussi que Louis soit un personnage très mélancolique : on est clairement dans le Gothic villain auquel le lecteur s’attache parce qu’il est le narrateur de sa propre histoire. Pour autant, je ne pense pas que j’étais d’humeur à lire les confessions d’un personnage aussi mélancolique. J’ai aussi été émue par certains passages [SPOILER] j’ai quasi pleuré quand j’ai découvert ce qui arrivait à Claudia … [FIN DU SPOILER] , et j’ai apprécié l’écriture de l’autrice, même si je ne l’ai pas adorée. L’une des « romances« , qui commence vers la fin du roman, m’a plu également, ce qui m’a assez surprise !

La fin m’a laissée un peu … sur ma faim. Je ne suis pas une grande fan du personnage de Lestat, que Louis rend tout à fait inintéressant au cours de son récit. Je ne vais donc pas me précipiter pour lire la suite !

 

Donc, un bon roman, mais qui m’a dérangée par certains de ses aspects, et que j’ai trouvé relativement long malgré son petit nombre de pages !

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