Redbluemoon

I found myself in Wonderland.

The Dresden Files, book 1: Storm Front de Jim Butcher

Posté : 17 septembre, 2019 @ 11:11 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Genre : Fantasy Storm Front

Editeur : Orbit

Année de sortie : 2009 [2000]

Nombre de pages : 341

Titre en français : Les Dossiers Dresden, tome 1 : Avis de tempête

Synopsis : Lost items found. Paranormal investigations. Consulting. Advice. Reasonable rates. No Love Potions, Endless Purses, or Other Entertainment.

Harry Dresden is the best at what he does – and not just because he’s the only one who does it. So when the Chicago P.D. has a case that transcends mortal capabilities, they come to him for answers. Because the everyday world is not as ‘everyday’ as it seems. It’s actually full of strange and supernatural things – and most of them don’t play well with humans. That’s where Harry comes in. Takes a wizard to catch a – well, whatever it is the police are having trouble with this time.

There’s just one problem. Business, to put it midly, stinks. So when the police bring him in to consult on a grisly double murder committed with black magic, Harry’s seeing dollar signs. But where there’s black magic, there’s a black mage behind it. And now that mage knows Harry’s name. And that’s when things start to get … interesting.

Magic. It can get a guy killed.

 

Avis : A VENIR

Les Faucons de Raverra, tome 1 : La Sorcière captive

Posté : 14 août, 2019 @ 12:26 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Genre : Fantasy Les Faucons de Raverra, tome 1 : La Sorcière captive

Editeur : Bragelonne (Big Bang)

Année de sortie : 2019 [2017]

Nombre de pages : 632

Titre en VO : Swords and Fire, book 1: The Tethered Mage

Synopsis : La magie est peu fréquente dans l’Empire raverrain. Ceux qui naissent avec ce pouvoir sont étroitement contrôlés : repérés dès l’enfance, ils se retrouvent enrôlés de force dans le régiment des Faucons.

Zaira a évité ce sort ; elle a grandi dans les rues en volant pour survivre et en dissimulant sa nature. Mais elle cache une magie rare et dangereuse, une magie qui pourrait menacer l’Empire tout entier.

Amalia Cornaro n’était pas destinée à devenir Fauconnière. Héritière d’une puissante famille, elle a été élevée dans le monde dangereux des machinations politiques. Mais le sort va réunir l’héritière et la sorcière en une alliance improbable. Alors que la menace de la guerre se profile, il pourrait suffire d’une étincelle pour transformer leur cité en un brasier incandescent …

 

Avis : Ce livre m’a été offert par une amie, et je la remercie encore parce que j’ai vraiment ADORE ce monde ! 

Je ne savais pas trop à quoi m’attendre en ouvrant ce livre, donc je suis entrée sans préjugés et sans idées préconçues – la meilleure façon de découvrir un livre sans doute ! Et c’était vraiment très bien ! J’ai aimé le premier chapitre qui m’a absorbée dans l’histoire ! Le décor est top, et m’a beaucoup fait penser à l’Italie, avec Raverra pour Venise ! L’univers est vraiment attirant, j’ai adoré le système de magie, je n’avais jamais lu un roman Fantasy qui en présentait un de ce type ! Mais, ce que j’ai préféré, ce sont les intrigues politiques ! Des petits ou de gros complots, une petite dose de secrets, de l’hypocrisie, et de l’assassinat ; on ne fait pas dans la dentelle en Eruvia ! Certains personnages meurent, d’autres manquent de mourir : le suspense est bien présent ! [SPOILER] J’ai adoré le moment où Amalia est prise d’une forte de conscience patriotique ; je pense que ce n’est possible que dans les romans Fantasy ; cela pourrait être ridicule dans un autre genre, avec moins d’enjeux ! [FIN DU SPOILER] La Contessa est au centre de ces intrigues, ce qui en fait un personnage qui m’est très chère, d’autant plus qu’elle est drapée dans les complots et le mystère ! Niveau personnages, j’ai aussi beaucoup aimé l’héroïne, Amalia ! Elle a conscience de l’importance de son rôle à venir dans la sphère politique, et elle ne laisse personne – à part sa mère, et encore – lui donner des ordres. Même si elle a quelques défauts, relevés par Zaira la plupart du temps, elle a aussi de belles qualités, et ses intentions sont louables. J’ai aimé sa force de caractère quand le besoin se fait sentir, et le fait qu’elle soit un peu comme sa mère, une main de fer dans un gant de velours !

Même la romance ne m’a pas dérangée ! Au début, j’ai eu peur, puisque je voyais les prémisses d’un triangle amoureux ; mais il disparaît rapidement, heureusement ! Il ne m’a semblé y voir de l’instalove non plus, autre chose que je n’aime pas du tout dans les romances ! Niveau rebondissements et surprises, j’ai été servie !! Je suis partie sur une fausse piste avec Aurore, avec qui je lisais ce roman, et je ne m’attendais pas à ce qui a fini par arriver ! La fin était intense, et c’était une vraie fin, sans grosse surprise qui vous donne envie de lire le tome 2 alors qu’il n’est pas sorti ! Pour autant, j’ai très envie de lire la suite !! Et j’ai adoré la dernière scène !

Quelques petits éléments négatifs pour moi : c’est devenu un peu long passée la moitié. J’ai trouvé que l’action stagnait, que plus rien n’avançait, et que les personnages se répétaient pas mal. Mais l’intrigue avance de nouveau ensuite, et plus rapidement ! Marcello est assez agaçant la plupart du temps : il se plaint énormément, il est assez pessimiste, et tente toujours de donner des ordres à Amalia. Je n’ai pas non plus aimé le personnage de Domenic, je ne sais pas vraiment pourquoi ; je ne le sentais pas ! Enfin, Zaira : son personnage est intriguant, mais elle est, elle aussi, assez agaçante à force. Il est clair qu’elle n’a pas envie d’être là où elle se trouve, mais elle finit par être lourde.


Donc, un très bon premier tome, j’ai vraiment hâte de lire la suite !

 

Sorceleur, tome 1 : Le Dernier voeu d’Andrezj Sapkowski

Posté : 4 août, 2019 @ 1:27 dans Avis littéraires, Coup de cœur | Pas de commentaires »

Genre : FantasyLe Dernier voeu

Editeur : Bragelonne

Année de sortie : 2017 [1993]

Nombre de pages : 382

Titre en VO : Ostatnie Zyczenie

Synopsis : Un best-seller international : David Gemmell Legend Award 2009 du Meilleur roman de Fantasy.

Geralt de Riv est un homme inquiétant, un mutant devenu le parfait assassin grâce à la magie et à un long entraînement. En ces temps obscurs, ogres, goules et vampires pullulent, et les magiciens sont des manipulateurs experts. Contre ces menaces, il faut un tueur à gages à la hauteur, et Geralt est plus qu’un guerrier ou un mage. C’est un sorceleur.
Au cours de ses aventures, il rencontrera une magicienne capricieuse aux charmes vénéneux, un troubadour paillard au grand cœur… et, au terme de sa quête, peut-être réalisera-t-il son dernier vœu : retrouver son humanité perdue.

 

Avis : Je n’ai jamais joué au jeu The Witcher, mais j’en avais entendu parler, et j’avais bien envie d’essayer ! J’ai ensuite appris qu’il existait une série de livres, et qu’elle allait être adaptée en série TV par Netflix ! Il fallait donc d’abord que je lise les romans – prêtés par une copine !!  

J’ai adoré !! Vraiment !! Ce sera probablement un de mes livres préférés de l’année ! J’ai tout aimé !

D’abord, les personnages. Geralt de Riv est charismatique, mystérieux ; on en apprend plus sur son passé grâce aux histoires racontées dans ce recueil, soit par lui, soit par d’autres personnages. J’ai aussi beaucoup aimé Jaskier, j’espère qu’il va faire d’autres apparitions par la suite ; et Yennefer, qui semble être le personnage féminin principal ! Elle est assez fascinante, et j’ai pas mal entendu parler d’elle ! J’ai aussi apprécié le personnage de Nenneke, j’ai envie d’en savoir plus sur elle ! J’ai également aimé les personnages qui apparaissent dans les nouvelles, comme Calanthe, ou Renfri !

J’ai adoré l’univers ! J’aime qu’il y ait différentes espèces surnaturelles, comme les elfes, les vampires, les striges, différents types de monstres, des humains, des mutants, des sorciers, des magiciennes ! L’histoire du monde, et des personnages, est intéressante, et donne envie d’en apprendre plus encore ! J’ai particulièrement aimé les parties qui traitent de malédictions, de la façon dont on s’en débarrasse, de la destinée, et des sorceleurs, évidemment !

Avant qu’Aurore me le dise, je ne savais pas que ce premier tome était, en fait, un recueil de nouvelles ; je pensais que c’était un roman lambda. En fait, toutes les nouvelles sont liées d’une certaine manière, notamment celles qui s’appellent « La Voix de la Raison ». J’ai aimé cette façon de présenter le monde de l’auteur ! Je pense que les tomes suivants sont des romans, mais je n’en suis pas sûre et certaine ! J’ai également aimé l’écriture et le ton. L’auteur a trouvé un bon équilibre entre un côté léger et humoristique, et un côté plus solennel ; l’un sans l’autre aurait pu paraître ridicule !

Un élément auquel je ne m’attendais pas : Sorceleur comporte aussi des réécritures de conte ! Et pas les réécritures gentillettes qu’on peut lire parfois ; ici, c’est plus le côté sombre qui est mis en avant ! J’ai vraiment été surprise de reconnaître Blanche-Neige, ou de voir une trace de Rumplestitskin ! Enfin, j’ai également apprécié les thèmes soulevés par les nouvelles, que ce soit la théorie du moindre mal, la question de l’humanité, ou un peu de politique !

 

Donc, un très bon premier tome, qui m’a donné envie de poursuivre la série au plus vite !

 

Les Mystères du Trône de Fer de Thierry Soulard

Posté : 1 juillet, 2019 @ 11:49 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Genre : Essai, FantasyLes Mystères du Trône de Fer

Editeur : Pygmalion

Année de sortie : 2019

Nombre de pages : 325

Synopsis : Words are wind, « Les mots sont du vent ».

C’est une phrase qui peu à peu s’installe entre les pages de la saga de George R.R. Martin, A Song of Ice and Fire, connue en français sous le titre Le Trône de Fer. On la retrouve aussi bien dans la bouche de Tyrion Lannister que de Daenerys Targaryen ou de Jon Snow, dans des contextes très différents. Mais sous la plume de George R.R. Martin, cette expression devient indice. Les mots sont du vent, c’est le rappel que les mots sont magiques, car polysémiques. Chargés de sens, mais de sens multiples et changeants.

Avant d’être un monde de dragons, de complots et de trahisons, l’univers du Trône de Fer est un monde de mots. Décrypter ces mots, et les multiples indices littéraires laissés par George R.R. Martin, permet de mieux comprendre les intrigues du livre et la portée de l’œuvre.

George R.R. Martin est-il vraiment un écrivain à l’imagination fertile mais au style basique, comme on le croit trop souvent ? Comment a-t-il fait pour captiver autant de lecteurs avec des mots d’apparence si simples ?

Des procédés littéraires de l’auteur culte aux différentes théories qui en découlent, Les Mystères du Trône de Fer est un ouvrage incontournable pour comprendre pourquoi et comment George R.R. Martin a révolutionné l’écriture et la littérature de Fantasy.

 

Membre de La Garde de Nuit, fan obsessionnel du Trône de Fer, Thierry Soulard est journaliste, producteur de contenus et nouvelliste. 

 

Avis : J’ai appris l’existence de ce livre par une amie qui l’a lu, et a adoré ! Il m’a été offert peu de temps après ; j’ai décidé de le lire après les oraux, histoire de pouvoir me concentrer pleinement sur la lecture !

En effet, Les Mystères du Trône de Fer est le type de livre qui demande un peu de réflexion, étant donné que l’auteur analyse les procédés littéraires, et notamment langagiers, de George R. R. Martin dans sa série Fantasy. J’adore l’analyse littéraire, et j’adore aussi faire des théories sur ce qui va arriver dans une série : ce livre était donc parfait pour moi ! J’ai appris certaines choses que je ne savais pas du tout sur Le Trône de Fer, notamment la partie sur les Moutons, les Léviathans et les Fous ! Il faut dire que je n’ai lu la série qu’une seule fois et que je ne l’ai jamais analysée ; donc, j’aime lire ce genre d’essais, et même des thèses, qui analysent pour moi. Je peux alors relire l’œuvre, et je détermine si je suis d’accord ou non avec ce qui m’a été proposé. Et je peux vous dire que Les Mystères du Trône de Fer m’a donné très envie de me replonger dans A Game of Thrones, la première intégrale de A Song of Ice and Fire ! J’ai envie de trouver de petits indices, d’examiner les prophéties et les rêves des personnages, d’y trouver peut-être autre chose. J’ai déjà commencé, et j’adore !!

Un autre élément que j’ai adoré dans ce livre : l’auteur nous montre à quel point George R. R. Martin est un auteur intelligent, qui manie la langue avec brio pour jeter ses lecteurs sur de plus ou moins bonnes pistes. J’ai souvent entendu dire que la Fantasy était un genre moins noble à cause de l’écriture de ses auteurs : ils sont moins bons, moins poétiques, moins littéraires, etc. Ce livre nous « prouve » le contraire. Il est tout à fait possible d’analyser et de travailler sur ses oeuvres. Elles ont, comme les classiques ou les romans plus littéraires, leurs secrets ; leur interprétation n’est pas aussi évidente qu’elle peut le paraître au premier abord. Et, rien que pour ça, j’aime ce livre ! Je n’ai, personnellement, jamais pensé ça ; j’ai toujours aimé l’écriture simple, mais belle, de George R. R. Martin, et j’adore sa façon de jouer avec les mots ; mais j’ai déjà eu une conversation avec quelqu’un à la fac qui dénigrait George R. R. Martin et sa série parce qu’elle était, pour lui, mal écrite, et qu’elle n’avait, en gros, pas de valeur littéraire ! 

Cet essai est divisé en cinq parties : la première est plus une sorte d’introduction générale selon moi, une « vue d’ensemble », pour reprendre le titre du troisième chapitre. La deuxième se concentre sur les prophéties, rêves et autres visions : cela permet de découvrir que l’auteur anticipe beaucoup, et livre effectivement des indices lors de ces passages ; on peut également y trouver des événements qui ne se sont pas encore produits, et donc créer des théories fondées sur ces passages de l’œuvre. La troisième traite des mensonges en général, que ce soit sur l’identité, ou des mensonges effectifs, prononcés. L’auteur évoque les chanteurs, qui embellissent souvent les faits, ainsi que la fameuse prophétie sur Azor Ahaï ! La quatrième partie se concentre sur les chiffres et les lettres, donc les sortes de codes qu’on peut trouver dans l’œuvre, une écriture cryptée qui permet de faire passer des messages secrets que le lecteur ne comprend pas toujours. Et la cinquième et dernière partie traite de l’onomastique, donc les noms employés pour désigner tel ou tel personnage. J’ai adoré cette dernière partie, excepté la dernière théorie qui, comme l’avoue l’auteur, est un peu tirée par les cheveux.

J’ai aussi aimé l’ajout d’un chapitre bonus sur Fire and Blood, puisque la deuxième partie sortait en français en même temps que ce livre, chez le même éditeur. J’ai adoré également les passages dans lesquels l’auteur analysait Fire and Blood. J’ai eu du mal avec ce livre, parce que je me suis demandé pourquoi George R. R. Martin ne l’avait pas écrit comme A Song of Ice and Fire. En effet, Fire and Blood est écrit par un Maester, et donc, se lit plus comme une non-fiction historique que comme un roman Fantasy haletant. L’analyse de Thierry Soulard à propos de ce livre m’a semblé excellente, et m’a, en quelque sorte, réconcilié avec le roman !

La seule chose qui m’a un peu gênée dans ce livre : la répétition. En effet, l’auteur ne cesse d’écrire les mêmes phrases à travers tout l’essai, et c’est bien dommage ! On dirait qu’il pense que le lecteur peut oublier ce qu’il est en train de lire ; j’en ai eu un peu marre de lire, sans cesse, la phrase : « Les mots sont du vent », ou « Les meilleurs mensonges sont épicés de vérité ». A force, cela m’a agacée !

 

Donc, à part la dernière théorie à laquelle je n’adhère pas du tout, et les répétitions, j’ai vraiment apprécié cette lecture, qui m’a appris beaucoup de choses, et qui m’a donné très envie de relire Le Trône de Fer ! Je vous déconseille ce livre si vous n’aimez pas les théories ou l’analyse littéraire bien sûr ! 

 

The Magicians, book 1 de Lev Grossman

Posté : 29 juin, 2019 @ 9:15 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Genre : FantasyThe Magicians

Editeur : Plume

Année de sortie : 2009 

Nombre de pages : 516

Titre en français : Les Magiciens, tome 1

Synopsis : Like everyone else, precocious high school senior Quentin Coldwater assumes that magic isn’t real, until he finds himself unexpectedly admitted to a very secretive and exclusive college of magic in upstate New York. There he indulges in the joys of college – friendship, love, sex, and booze – and receives a rigorous education in the craft of modern sorcery. Magic, though, doesn’t bring Quentin the happiness and adventure he thought it would. After graduation, he and his friends stumble upon a secret that sets them on a remarkable Journey, sure to finally fulfill Quentin’s yearning. But their Journey turns out to be darker and more dangerous than they’d imagined.

Psychologically piercing and magnificently inventive, The Magicians conjures an utterly original realm in which good and evil aren’t black and white, love and sex aren’t simple or innocent, and power comes at a terrible price.  

 

Avis : Ma bibliothèque possède toute la trilogie des Magiciens ; je me suis donc lancée pendant les oraux !

Je pense que mes attentes pour ce livre étaient soit trop élevées, soit complètement à côté. Et pour cause : il ne faut jamais faire de comparaison avec Harry Potter. Quelle idée ! Rien ne peut être à la hauteur quand le lecteur a été bercé par cette histoire pendant son enfance ! The Magicians est souvent décrit comme étant Harry Potter pour les adultes – ce que je trouve bête, puisqu’on peut très bien lire la série en étant adulte ! – ou Harry Potter à l’université. Donc, je m’attendais à ce que l’école magique se trouve dans le roman dans son entièreté, et pas seulement dans la première partie ; heureusement, j’avais lu des chroniques qui évoquaient ce fait. J’étais donc moins déçue que je ne l’aurais été sans le savoir avant de commencer la lecture. L’université ne se situe que dans la première partie, qui représente la moitié du roman. A cause de cela, il existe une sorte de moment flottant où il semble qu’il ne se passe absolument rien. Je me suis ennuyé, c’était pénible, et j’ai failli abandonner la lecture ! La deuxième partie du roman est décevante, parce qu’elle semble vide après ce qui est arrivé, et avant ce qui va arriver ! Les personnages ne savent pas où ils vont, ne savent pas ce qu’ils font ! J’ai tout de même repris la lecture après Couleurs de l’incendie, mais c’était dur de m’y remettre !

The Magicians fait référence à d’autres œuvres tout de même : Harry Potter quand même, avec le personnage d’Hermione qui est mentionné, et la façon dont la magie fonctionne – avec les baguettes par exemple – ; Narnia, Alice au pays des merveilles, et Le Magicien d’Oz. Petite mention du Seigneur des anneaux aussi ! Mais The Magicians n’est pas du tout un livre pour enfants !

Je pense qu’une meilleure description de ce livre serait : un mix entre The Secret History (Le Maître des illusions) et Le Monde de Narnia.

Le premier parce que l’action se situe dans une université, et que la majorité des personnages sont détestables. Je me suis seulement attachée à Alice, les autres sont insupportables – ce qui ne me dérange pas dans un livre, je n’ai pas besoin d’aimer les persos pour aimer le livre en lui-même ! Ils pensent tous – ou presque – qu’ils font partie d’une élite, ils sont très arrogants, méprisants, ce qui leur sert à cacher la vacuité de leur vie, leur ennui et leur malheur. Nous avons même le côté « société secrète » à un moment donné ! Quentin donne parfois envie de le baffer. Je comprends ce qu’il vit, et que ce n’est pas forcément facile pour lui, qu’il n’arrive pas à trouver le bonheur ; mais le fait de s’apitoyer constamment sur son sort et ne pas chercher une solution, j’ai du mal à supporter. Il n’est tout simplement jamais satisfait, comme la majorité des humains. Il veut quelque chose, il l’obtient ; il veut donc autre chose, et l’obtient ; mais jamais ce « quelque chose » ne lui permet d’atteindre son idéal, son bonheur rêvé. Son insatisfaction et sa difficile quête du bonheur donnent de « beaux » passages, des moments où l’on se dit que le roman nous délivre quelque chose de vrai, d’authentique, quelque chose que le lecteur a peut-être lui-même déjà ressenti, une sorte de question qui le tourmente : « à quoi ça sert ? », « quel est le sens de la vie ? », « quand serais-je heureux ? où se trouve le bonheur ? quand s’achève ma quête ? » [SPOILER] J’ai particulièrement été touchée par la dernière scène avec le Professeur Mayakovsky, et celle avec Alice : elles m’ont brisé le cœur. [FIN DU SPOILER] Mais, même si je le comprends, il reste insupportable ! Son ennui et son malheur sont ses excuses pour faire n’importe quoi, comme [SPOILER] tromper Alice avec Janet par exemple !! [FIN DU SPOILER] et il est parfois sexiste, alors qu’honnêtement, mec, redescends !! Seul personnage rédempteur : Alice, que j’ai vraiment beaucoup aimé. [SPOILER] Moi qui ne suis pas très romance, j’avais vraiment envie que son histoire d’amour avec Quentin fonctionne parce qu’elle me faisait aimer son personnage ! Alice me donnait envie d’aimer Quentin, qui devenait quelqu’un de meilleur à son contact ! [FIN DU SPOILER] Tous les autres personnages souffrent du même problème que Quentin : arrogants et insupportables parce qu’ils sont malheureux. C’est le cas d’Eliot, mais il est plus destructeur avec lui-même que Quentin ; c’est aussi le cas de Janet. Josh, lui, cache quelque chose, et semble complètement indifférent à tout.

Pour le rapprochement avec Narnia : j’ai clairement l’impression que The Magicians est une réécriture de cette série. Les livres Fillory sont les livres Narnia ; les Chatwin sont les Pevensee. Même la découverte de Brakebills ressemble à la découverte de Narnia par Lucy dans l’armoire !

Sinon, j’ai aimé le décor, mais j’aurais aimé en voir plus, avoir plus de détails. J’ai aussi aimé la façon dont la magie est décrite, ce qu’elle est, comment elle fonctionne. Je n’ai jamais lu un livre qui présentait la magie de cette façon, c’était original et recherché ! [SPOILER] J’ai adoré le passage des oies, ainsi que celui des renards ; je trouve fascinant de se retrouver dans la tête d’animaux ! On reconnaît, en quelque sorte, leur intelligence, différente de la nôtre, mais bien présente ! J’ai aussi adoré la partie Antarctique du livre ! [FIN DU SPOILER] Le monde présenté dans la seconde partie du livre était génial, et [SPOILER] je suis heureuse d’y retourner dans le tome suivant !! Je veux en savoir plus, même si les personnages sont effrayés, et que ce monde est sombre et dangereux ! [FIN DU SPOILER] J’ai été surprise par plusieurs événements qui ont lieu dans la troisième partie du roman, comme [SPOILER] l’identité de la Bête, et la mort d’Alice. Bien sûr, tout le monde ne pouvait pas survivre, mais tuer Alice ? Sérieusement ? [FIN DU SPOILER] Je lirai donc le deuxième tome, mais je vais tenter de réduire mes attentes !

 

Donc, je ne sais pas si on peut dire que j’ai passé un bon moment, mais c’était tout de même une belle découverte. Je vais regarder la série TV, c’est sûr !

 

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