Redbluemoon

I found myself in Wonderland.

The Mortal Instruments, book 3: City of Glass de Cassandra Clare

Posté : 10 janvier, 2019 @ 8:07 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Genre : Fantasy/FantastiqueCity of Glass

Editeur : Walker Books

Année de sortie : 2015 [2009]

Nombre de pages : 492

Titre en français : The Mortal Instruments, tome 3 : La cité de verre 

Synopsis : Love is a mortal sin, and the secrets of the past are Deadly …

Amid the chaos of war, the Shadowhunters must decide to fight with the vampires, werewolves and other Downworlders – or against them. Meanwhile, Jace and Clary have their own decision to make: should they pursue the love they know is forbidden? 

 

Avis : J’avais arrêté de lire The Mortal Instruments après City of Ashes ; j’avais été assez déçue par ce tome, sans me souvenir exactement de l’objet de ma déception. En tout cas, ça m’a fait passer l’envie de lire la suite … jusqu’à maintenant !!

J’avais décidé de reprendre la lecture de la série l’année dernière : échec cuisant. Mais ma soeur et Salomé (de la chaîne Kiss the Librarian) sont parvenues à raviver mon intérêt !! Et je dois dire que je ne regrette pas de m’y être remise ! J’ai été très agréablement surprise par City of Glass ! J’ai adoré retrouver l’univers des Shadowhunters, les Downworlders, les différents cités ! Le décor m’a complètement charmée, j’avais envie d’y être ! Comme d’habitude, j’ai eu un peu de mal à imaginer clairement la ville au début ; puis c’était naturel, et elle fait partie de mes paysages mentaux ! Honnêtement, je pensais être déconnectée de ce monde, que le livre ne me plairait pas, et que mon voyage allait s’arrêter à la fin de ma lecture ; en fin de compte, j’ai retrouvé ce qui m’avait charmée à la lecture de City of Bones, notamment la diversité d’ »êtres » que le lecteur peut rencontrer ! C’est vraiment tout à fait le type de références que j’adore : vampires, fays, loups-garous, magiciens, chasseurs de démons = je suis conquise à nouveau ! J’adore le « système magique » (ça fait très anglicisme, vous me pardonnerez j’en suis sûre !) ! La division entre Shadowhunters et Downworlders, l’existence des démons, la mythologie autour des anges, l’histoire/le passé des Shadowhunters, leurs origines : tout est fait pour me plaire ! J’ai aussi adoré les références qui parsèment le texte ; j’avoue que j’avais oublié qu’elles étaient présentes dans les premiers tomes. L’auteure cite Shakespeare notamment, et puise dans la mythologie biblique ! Je savais que j’allais en apprendre plus sur l’univers, et je n’ai pas été déçue ! 

Concernant l’intrigue de ce tome précisément : je savais que certaines révélations se feraient dans ce tome – je me souvenais tout de même de la bombe qu’était la fin de City of Ashes ! Et j’ai deviné à peu près tous les rebondissements (pour ne pas dire tous), ce qui ne m’a (étrangement) pas empêchée d’apprécier ma lecture. Donc les surprises n’en étaient pas vraiment, mais j’étais tout de même contente d’avoir deviné (petites jubilations personnelles !) Ma plus grande peur : les personnages. En effet, depuis City of Bones, je ne suis pas une grande fan de Jace. Il m’agace prodigieusement, je déteste l’arrogance qu’il affiche – alors qu’il est parfois clair qu’elle n’est qu’une façade. Rien n’a changé dans ce tome [SPOILER] excepté à la fin. Quand Jace meurt, je vous assure que je me suis sentie mal, et que j’ai commencé à l’apprécier ! Je pense que cette « appréciation » avait commencé quand on apprend peu à peu son histoire. Pour autant, en comprenant qu’il n’était pas du tout le fils dont le sang a été mélangé à celui du démon, j’ai fini par le trouver agaçant : son côté « Roméo condamné » m’a énervée. J’avais plutôt envie qu’il combatte ce qu’il pensait inéluctable, qu’il se relève, qu’il se pose plus de questions ! Cela semblait quand même évident qu’il n’était pas le frère de Clary !! (j’arrête de m’énerver)  [FIN DU SPOILER] Mais, le personnage que j’ai vraiment eu du mal à supporter dans ce tome, c’est Clary. J’ai appris à apprécier Jace au fil des pages de City of Glass ; mais, à mesure qu’il remontait dans mon estime, elle faisait une chute libre. Elle m’a vraiment agacée : j’ai levé les yeux au ciel de nombreuses fois en lisant ce qu’elle faisait ou disait. Elle semble naïve, pas mal à côté de la plaque, un peu bête parfois. Elle agit, et réfléchit après. Mais, heureusement, certains personnages la remettent à sa place (thank God), essaient de lui montrer quand elle se plaint pour rien, quand elle ne comprend pas quelque chose parce qu’elle est restée étrangère au monde des Shadowhunters pendant longtemps par exemple (les scènes avec Izzy !!) Donc, parfois je l’aime bien, mais elle m’agace franchement !! Je prie pour qu’elle évolue dans les livres suivants !

C’est aussi en lisant ce tome que je me suis rendue compte que je ne savais pas grand chose de la série en général ! En effet, je ne m’attendais PAS DU TOUT à ce que City of Glass soit un dernier tome de trilogie ! Je voyais la série comme un grand enchaînement : 1, 2, 3 puis 4, 5, 6 sans interruption ! Et, en fait, non. Donc, la VRAIE surprise de ce livre, c’était son dénouement et sa fin ! Elle était claire, nette, mais appelle évidemment une suite ! J’ai notamment un doute sur un certain personnage, mais je ne veux rien dire de plus !!

 

Donc, je suis contente d’avoir laissé une chance à cette série !! J’ai vraiment hâte de poursuivre !! Prochaine étape : The Infernal Devices, alias, The Mortal Instruments : Les Origines

Anno Dracula, tome 1 de Kim Newman

Posté : 17 septembre, 2018 @ 9:47 dans Avis littéraires, Coup de cœur | Pas de commentaires »

Genre : Fantastique, Historique, Horreur Anno Dracula

Editeur : Le Livre de Poche 

Année de sortie : 2014 [1992/2011]

Nombre de pages : 643

Titre en VO : Même titre

Synopsis : Londres, 1888. Depuis que Dracula a épousé la reine Victoria, la terreur règne sur la capitale. Sous l’influence du sulfureux comte, les citoyens sont de plus en plus nombreux à rejoindre les rangs des vampires, toujours plus puissants, et il ne fait pas bon être simple mortel. Mais la riposte ne se fait pas attendre. Dans les sinistres ruelles de Whitechapel, des prostituées vampires sont assassinées par un mystérieux inconnu aux scalpels d’argent. Lancés dans la traque du tueur, Geneviève Dieudonné, une vampire à la jeunesse éternelle, et Charles Beauregard, espion au service du Diogene’s Club, vont devoir gravir les échelons du pouvoir. Et s’approcher dangereusement du souverain le plus sanguinaire qu’a jamais connu le royaume …

Une nouvelle édition du classique de Kim Newman, augmentée de textes bonus totalement inédits. 

Aucun autre roman n’a su revisiter le mythe avec autant de brio et d’inventivité. Chronic’Art. 

 

Avis : Je suis désolée pour la lenteur d’arrivée de mes chroniques, mais j’ai été submergée par la rentrée, je ne m’attendais pas à ça ! Donc, enfin, l’article sur Anno Dracula !!

J’ai acheté ce livre il y a très longtemps (quatre ans et quatre mois exactement haha), en français (je ne lisais pas encore en VO) et, étant donné ma mauvaise expérience avec Blackout de Connie Willis, je me suis dit que j’allais d’abord le lire en VF, au cas où je n’aimerais pas du tout. En fin de compte, j’ai ADORE !!! C’était tout simplement génial !! Ce livre est fait pour moi !!! Il y a un certain nombre de références littéraires, du genre Dracula, évidemment, mais aussi Jekyll, Hyde, les autres personnages de Dracula, et d’autres encore !! J’avais l’impression de me trouver dans le roman parfait pour moi, le roman gothique de mes rêves !! L’ambiance est typique du genre, avec la brume, les rues de Londres, les quartiers malfamés, les vampires, les meurtres de Jack l’Eventreur !!! J’ai aussi adoré que la figure du vampire ne soit pas embellie, mais crue, exactement ce qu’on pourrait imaginer dans la réalité ! Du coup, elle est très fidèle à l’image qu’elle montrait déjà Bram Stoker ! Ce n’est pas parce que Dracula règne qu’il s’est assagi, et que le monde tourne mieux, au contraire ! J’ai adoré l’histoire de la mixité des « races » (à défaut de trouver un meilleur terme), mais aussi la reprise de faits/personnages fictifs ou historiques, comme je l’ai déjà dit. Ici, Kim Newman reprend Dracula et modifie l’histoire à partir d’un certain point ! Rah, mais quel plaisir !! J’avais envie d’y être !! Mais parlons peut-être plus précisément de l’histoire ! Nous sommes en 1888, et Jack l’Eventreur commence à frapper. Un détective assez spécial, Charles Beauregard (que je n’ai pas arrêté d’appeler Baudelaire, alors que rien à voir !) est chargé de résoudre l’enquête. Mais plusieurs pistes s’ouvrent sans vraiment mener à qui que ce soit … Alors, ne vous attendez pas à démasquer le coupable vous-même : la toute première scène nous dévoile d’emblée qui est Jack ! Mais cela ne gâche rien ! Au contraire ! Le lecteur assiste à un chassé-croisé de plus en plus frustrant à mesure que les cadavres s’accumulent, et que les enquêteurs piétinent ! Tout ça sur fond de soulèvement de la population contre les vampires qui tourne peu à peu à la guerre civile dans les rues !! Il faut aussi préciser que ce livre n’a aucun complexe, et parle donc aussi de sexualitéEvidemment, dans un roman d’horreur vampirique, des personnages meurent ; je ne vous dirai pas qui, mais certaines morts sont particulièrement sanglantes et dégoûtantes à lire (on est quand même dans la tête de Jack l’Eventreur parfois, et on assiste à la découverte par la police, donc vivent les descriptions …) Je me suis sentie mal à plusieurs reprises ; il faut dire que l’auteur ne se censure pas du tout, (ce que je trouve très bien !) donc il y a des moments très graphiques où on aimerait fermer les yeux de son imagination ! Ce livre est un de mes préférés de tous les temps, c’est officiel !!!!

Concernant les personnages, j’ai été aussi charmée que par l’univers et l’histoire !! Comme je vous l’ai dit, on en retrouve certains que j’aimais déjà, à la fois pour leur personnalité propre et pour ce qu’ils représentent dans la littérature gothique ! Entendre parler Jekyll avant l’apparition de Hyde, entendre ensuite parler de Hyde, d’autres personnages qui sont différents dans cette réalité/fiction alternative ! Voir ce que sont devenus John Seward, Arthur Holmwood, Mina et Jonathan, Van Helsing, comment Dracula est devenu prince consort/roi, le voir lui aussi (même si très brièvement tout de même, puisque le roman, bien qu’il porte sur lui, ne se concentre pas sur sa personne, mais sur son règne et ses conséquences) ainsi que ses proches ! Que du bonheur !!! Mais on découvre aussi de nouveaux personnages, inventés par Kim Newman : Charles Beauregard et Geneviève Dieudonné. Le premier est donc une sorte de détective, un espion chargé de collecter des informations et de résoudre l’enquête difficile autour de Jack l’Eventreur. Je l’ai adoré !! Vraiment, je me suis tout de suite attachée à lui, et j’ai tout de suite jugé que ses choix amoureux n’étaient pas du tout les bons (il est très rare que je m’intéresse à l’intrigue amoureuse des romans, mais alors là, j’étais à 200% contre, et j’avais envie de complètement autre chose !) Il est typiquement le genre de personnages masculins que j’aime : courageux, mais pas macho, capable de distinguer le vrai/bon du faux/mauvais tout en gardant lui-même une part d’ombre. J’avais envie qu’il trouve le bonheur, et qu’il vive jusqu’à la fin du roman !! (j’ai eu très peur pour sa vie quand je me suis rendu compte que Kim Newman pouvait tuer n’importe qui !) Quant à Geneviève Dieudonné, elle est entrée directement dans mon top héroïnes préférées ! Je l’ai, elle aussi, adoré ! Badass, altruiste, mais aussi meurtrie par des siècles d’existence, c’est une vampire qui comprend l’intérêt de garder un équilibre entre humains et vampires. Elle ne se considère pas du tout comme quelqu’un de supérieur, et pourtant, pour moi en tout cas, elle l’est clairement ! Elle est peu à peu impliquée dans l’enquête sur Jack l’Eventreur, et va devoir travailler aux côtés de Charles. J’ai tellement, tellement hâte de retrouver ces personnages !! D’autres ont aussi du potentiel (non exploité ici, mais je suis persuadée que ça viendra dans les tomes suivants), comme Kate Reed, qui semble une journaliste fouineuse et féministe très très intéressante !

La fin était tellement prenante !! Je ne vous dirai rien de spoilant, mais j’ai été surprise par plusieurs éléments, et j’ai tellement hâte de lire Le Baron rouge sang !!

Mon édition (mais je pense que c’est aussi le cas des autres) est accompagnée des notes de l’auteur sur les références littéraires et culturelles qu’il a mis dans son livre. Je ne savais pas tout, c’était vraiment très instructif !! Il y avait aussi une nouvelle (assez affreuse !), une partie du scénario pour l’adaptation d’Anno Dracula au cinéma, et une fin alternative (je préfère la véritable fin !!!!!)

Petite remarque finale : la couverture !!!!! Je trouve qu’elle colle parfaitement à l’univers, et elle est tellement belle que j’hésite à poursuivre en VF juste pour ça ! 

 

Donc, une super découverte !! Je me demande pourquoi j’ai attendu aussi longtemps pour le lire, sans doute parce que j’avais peur que ce soit une cata ! J’ai vraiment hâte de découvrir la suite, mais aussi les autres œuvres de Kim Newman situées dans le même univers !! 

Wonder Woman: Warbringer de Leigh Bardugo

Posté : 30 juin, 2018 @ 11:18 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Genre : Fantastique Wonder Woman

Editeur : Random House 

Année de sortie : 2017

Nombre de pages : 364

Titre en français : Wonder Woman : Warbringer 

Synopsis : DAUGHTER OF IMMORTALS

DAUGHTER OF DEATH

THEIR FRIENDSHIP WILL CHANGE THE WORLD

Princess Diana longs to prove herself to her legendary warrior sisters. But when the Opportunity finally comes, she throws away her chance at Glory and breaks Amazon law – risking exile – to save a mortal. Diana will soon learn that she’s rescued no ordinary girl …

Alia Keralis just wants to escape her overprotective brother with a semester at sea. When a bomb detonates aboard her ship, she is forced to confront a horrible truth: Alia is a Warbringer – a direct descendant of the infamous Helen of Troy, fated to bring about an age of bloodshed and misery.

Together, Diana and Alia will face an army of enemies – mortal and divine – determined to either destroy or possess the Warbringer. If they are to have any hope of saving both their worlds, they will have to stand side by side against the tide of war. 

 

Avis : Ce livre m’a été offert pour Noël par ma sœur, et je me suis enfin décidé à le lire en lecture commune avec Salomé de la chaîne Kiss the Librarian ! Je vous conseille fortement d’aller faire un tour sur sa page YouTube, vous trouverez plein de vidéos sympas, et de nouveaux livres à lire !!

D’abord, je dois vous dire que j’étais sûre d’adorer ce livre. Je suis une grande fan de Wonder Woman et de mythologie (grecque et autres), donc pour moi, Wonder Woman: Warbringer ne pouvait que me plaire. Et pourtant … Je n’ai pas détesté, mais je n’ai pas adoré. Certains aspects m’ont déçue. Mais commençons par le positif !!

Je suis contente d’avoir découvert l’écriture de Leigh Bardugo. J’aimerais lire sa trilogie Grisha et, pourquoi pas, Six of Crows ensuite ; je sais que sa façon d’écrire me plaît. J’ai aimé l’histoire, surtout grâce à la relation entre Diana et Alia, ce qu’elle apporte au livre, comment elle influence les événements. J’ai aimé commencer sur l’île de Themiscyra, puis partir pour le monde des hommes, voir les réactions d’une Amazone face à quelque chose de tout à fait inconnu. J’ai aussi aimé l’aspect ajouté par Leigh Bardugo, à savoir le statut de Warbringer, sa lignée, ce que le terme implique. Je me suis attachée à certains personnages, comme Diana, bien sûr, mais aussi Alia et, surtout, Nim. Elles étaient tout à fait complémentaires et formaient un trio de choc ! Cela va sans dire que j’ai adoré l’aspect mythologie, comme le fait de « réhabiliter » Hélène et voir les Amazones !! Ce serment était magnifique !! « Sister in battle, I am shield and blade to you » : ça m’a donné des frissons !! Inclure les dieux et quelques informations sur les histoires mythologiques était également une bonne idée : j’ai aimé apprendre de nouvelles choses ! J’ai, enfin, aussi aimé les réflexions qui parcourent le livre, sur la famille, ou la façon dont les filles/femmes sont traitées. 

Mais, les points négatifs ont un peu douché mon enthousiasme. D’abord, l’intrigue est très prévisible (sauf un twist que je n’ai pas vraiment vu venir, même si j’avais des doutes ; en y réfléchissant, c’était logique !), et la romance est tout à fait inutile !!! Mais pourquoi, POURQUOI faut-il toujours une romance dans la YA ?!! Sérieux ?!! Serait-il possible d’avoir une héroïne YA SANS copain/crush/amoureux/mec autour d’elle ?!! Ce trope m’agace de plus en plus, et me dissuade de lire de la YA plus souvent ! Surtout que, franchement, ils se connaissent depuis si peu de temps !! L’amitié entre les sexes, ça existe aussi !! Deuxième problème : [SPOILER] il existe un problème avec la mort dans certains livres YA. Quand les personnages meurent, logiquement, ils ne peuvent pas revenir à la vie. Bien sûr, je suis très contente que Nim, Théo et Diana ne soient pas vraiment morts, et Diana se voit apporter l’aide de déesses, mais c’est trop facile : dans ce cas-là, dès qu’un personnage meurt, l’auteur peut le ressusciter quelques pages plus loin ! Cela arrive aussi dans la série Illuminae : à force, le lecteur ne croit plus à la mort des personnages, et ne parvient donc pas à apprécier pleinement sa lecture. La mort fait partie de la vie, et il me semble que les auteurs YA tendent à tourner autour d’elle sans lui permettre de toucher leurs personnages principaux. C’est un peu une version édulcorée de la vie, et c’est dommage. Rien à voir avec George R. R. Martin ou, en général, les auteurs de Fantasy, qui tuent leurs personnages de manière réaliste. C’est là que le lecteur ressent vraiment des émotions, c’est là qu’il pleure ![FIN DU SPOILER] Du coup, je me dis que j’apprécierai bien plus un roman sur Wonder Woman, mais adulte cette fois !! Enfin, j’ai vu un commentaire qui regrettait l’écart de ce livre avec la véritable histoire de Diana ; en y réfléchissant, c’est vrai qu’il aurait été bien de retrouver les origines de l’héroïne. Mais j’ai tout de même aimé l’histoire inventée par Leigh Bardugo ; on va dire que ça change ! 

 

Donc, un bon livre, mais pas inoubliable, et pas aussi agréable que je l’aurais voulu. J’ai tout de même aimé revoir ma mythologie, et découvrir une nouvelle Diana ! 

Coraline de Neil Gaiman

Posté : 26 janvier, 2018 @ 11:55 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Genre : Fantastique, Jeunesse Coraline

Editeur : Bloomsbury

Année de sortie : 2009 [2002]

Nombre de pages : 185

Titre en français : Coraline

Synopsis : When Coraline explores her new home, she steps through a door and into another house just like her own … except that it’s different. It’s a marvellous adventure until Coraline discovers that there’s also another mother and another father in the house. They want Coraline to stay with them and be their little girl. They want to keep her for ever!

Coraline must use all of her wits and every ounce of courage in order to save herself and return home.

 

Avis : J’aimerais plus de livres de Neil Gaiman, et comme Coraline est une de ses œuvres desquelles on parle le plus, je me suis lancée !

Ce livre me semble être un mix entre Alice au pays des merveilles et l’univers de Tim Burton : Coraline est une petite fille livrée à elle-même dans un monde assez hostile, à la merci d’une femme étrange, et assez effrayante – non négligeable : il y a un chat noir qui parle !!!! C’est plutôt sombre, assez dérangeant avec ces yeux effrayants, décalé aussi. Le « méchant » est plutôt étrange, son pouvoir a l’air incroyable, mais reste inexploité et mystérieux ; on ne comprend pas trop ce qu’elle est, ni d’où elle vient, ce qui est un peu dommage. Coraline, quant à elle, est une petite fille intelligente, courageuse, adorable. Elle est effrayée par ce qui lui arrive, ce qui donne envie au lecteur de la réconforter. Elle pense par elle-même, et se rend bien compte que l’autre monde n’est pas une solution – donnant, en passant, une petite leçon au lecteur : [SPOILER] elle ne veut pas vraiment avoir tout ce qu’elle demande ; le monde serait ennuyeux si elle n’avait plus rien à désirer ! [FIN DU SPOILER] La leçon rend le livre assez enfantin. Coraline est aussi très court, il se lit très rapidement, mais c’est peut-être un désavantage. Le lecteur n’a pas vraiment le temps de s’immerger complètement dans le monde présenté par l’auteur. Il manquait quelque chose pour que ce livre soit parfait.

 

Donc, un très bon livre, mais peut-être trop court. Dans tous les cas, une lecture parfaite pour Halloween !

Fireworks d’Angela Carter

Posté : 21 décembre, 2017 @ 5:17 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Genre : Nouvelle, Fantastique Fireworks

Editeur : Vintage Classics

Année de sortie : 2017

Nombre de pages : 133

Titre en français : Feux d’artifice

Synopsis : ‘Fizzing with allegory, symbolism and surprises’ The Times

‘I started to write short pieces when I was living in a room too small to write a novel in.’ So says Angela Carter of this collection, written during a period living in Tokyo. These exotic, sensuous stories represent Carter’s first major achievement in the short story form. Lush imaginary forests, a murderous puppet show and an expressionistic vision of Japan: each one instantly conjures an atmosphere, dark and luminous in turn, and from the recognisably daring imagination of one of the great twentieth-century stylists.

 

Avis : Deuxième livre pour le mémoire !

J’ai récemment lu The Bloody Chamber (La compagnie des loups) d’Angela Carter, et j’ai ADORE ! J’ai aimé sa façon de reprendre les contes de fées pour les réécrire de manière plus adulte, plus brutale, tout en conservant une écriture poétique. Elle est capable de vous écrire une petite histoire tout en poésie, puis elle lâche une phrase bien crue à laquelle le lecteur ne s’attend pas du tout, et il reste bouche bée. Fireworks (Feux d’artifice) n’a rien à voir, dans le sens où Angela Carter ne reprend pas vraiment de contes de fées, même si le recueil comporte quelques réécritures, comme le mythe d’Adam et Eve ou l’histoire de Robinson Crusoé. Ici, elle mêle nouvelles réalistes et nouvelles fantastiques ; on pourrait penser que cela va donner un recueil « fouillis », mais j’ai plutôt trouvé qu’il était diversifié. Certaines histoires sont très étranges - cela m’a d’ailleurs fait penser à The Beginning of the World in the Middle of the Night de Jen Campbell ! Mes préférées sont « The Loves of Lady Purple » et « Master » ! Encore une fois, j’ai adoré l’écriture d’Angela Carter, toujours aussi poétique que dans le premier recueil que j’ai lu, même si elle appelle toujours un chat un chat ! Son langage peut alors paraître cru, en comparaison de certaines images qu’elle emploie. J’ai adoré qu’elle développe le thème du miroir, je le trouve fascinant ! Elle traite aussi des femmes, de leur relation avec les hommes, toujours violentes visiblement, ou au moins malheureuses.

La première nouvelle, « A Souvenir of Japan« , est une des trois nouvelles réalistes, avec « The Smile of Winter » et « Flesh and the Mirror« . Elles se situent toutes au Japon, et j’ai eu du mal, en les lisant, à faire une distinction claire entre l’auteur et la narratrice ; en effet, Angela Carter a vécu là-bas alors qu’elle écrivait ce recueil. Elles traitent toutes de l’amour, de l’apparence, de la société japonaise ; j’ai appris de nouvelles choses. L’apparence est si importante qu’elle finit par remplacer la réalité, même en amour ; cela m’a semblé très triste. La narratrice ne sait plus vraiment si ses réactions sont naturelles ou sur-jouées, si elle joue un rôle ou si elle est elle-même. Difficile d’avoir une relation stable dans ce cas-là. Les réflexions que l’auteur met en avant sont très intéressantes, notamment dans « Flesh and the Mirror » qui traite du double, de l’apparence qu’on se choisit, même pour soi-même, au point de nous duper nous-mêmes.

« The Executioner’s Beautiful Daughter » était si cruel !! Il était assez affreux de lire une histoire concernant cette société primitive, cette communauté rejetée parce qu’elle pratiquait l’inceste ; lire leur folie, leur ignorance, leur espèce de non-existence. Et découvrir ce que fait le bourreau pendant ce temps-là …

« The Loves of Lady Purple » était une sorte de contes de fées pour adultes, si on peut dire. Le lecteur suit un vieil homme qui continue à faire des spectacles de marionnettes malgré son âge, et le déclin de ses forces. Il est particulièrement attaché à Lady Purple, une marionnette dont l’histoire est très intrigante. J’ai adoré la fin, et je me doutais que cela arriverait !! Elle est à la fois cruelle, et « logique » [SPOILER] j’ai aimé que l’histoire se répète, et que la femme-marionnette ne sache pas si elle était auparavant une femme, ou si le personnage de bois reproduit juste l’histoire qu’il a appris ! [FIN DU SPOILER]

« Penetrating to the Heart of the Forest » est une belle histoire qui nous fait réfléchir à notre façon de voir la nature et l’enfance laissée libre. J’ai aimé les images de la forêt luxuriante, l’évolution des personnages, qui découvrent leur sexualité. Une de mes préférées aussi !

La meilleure est sans doute « Master« . A la fois brutale, cruelle et satisfaite [SPOILER] par la revanche de la fin, et par la transformation qui s’opère [FIN DU SPOILER], cette nouvelle m’a fait penser à une des réécritures de La Belle et la Bête dans The Bloody Chamber. C’est vraiment une histoire réussie !!! Le lecteur déteste le personnage principal, il veut le faire payer le mal qu’il fait autour de lui ; il tente de vaincre la nature en partant en Amazonie. Cette nouvelle interroge le lecteur, à nouveau, sur les relations homme/femme, ce que les femmes sont capables de faire.

Vient ensuite « Reflections« , sans doute la nouvelle la plus étrange. J’ai eu un peu de mal à entrer dans l’histoire, mais j’ai aimé la fin. Cela m’a aussi un peu fait penser à la mythologie grecque, j’ai aimé l’idée de ce lien entre deux mondes, et de cet équilibre à préserver.

La dernière histoire, « Elegy for a Freelance« , traite du terrorisme. J’étais un peu mal à l’aise tout le long ; l’auteur est morte en 1992, elle ne pouvait donc pas savoir comment il se développerait de nos jours. J’ai eu du mal à apprécier cette nouvelle, honnêtement !

 

Donc, j’ai beaucoup aimé cette collection, elle est proche du coup de cœur !!  

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