Redbluemoon

I found myself in Wonderland.

Vert-de-lierre de Louise Le Bars (#plib2020)

Posté : 24 novembre, 2019 @ 6:50 dans Avis littéraires, Coup de cœur | Pas de commentaires »

Genre : Fantastique Louise Le Bars

Editeur : Noir d’absinthe

Année de sortie : 2019 [2018]

Nombre de pages : 169

Synopsis : Olivier Moreau, un auteur de romans policiers en manque d’inspiration, décide de retourner dans le village de sa grand-mère tout juste décédée afin d’y régler certains détails. Il y renoue avec les souvenirs de son enfance, et redécouvre un étrange personnage de conte populaire local surnommé le Vert-de-Lierre, sorte d’antique vampire végétal qui le fascinait enfant. Cet intérêt va déclencher des visions et cauchemars chez l’écrivain en mal d’imaginaire ainsi que la rencontre de deux femmes tout aussi intrigantes l’une que l’autre. Olivier découvrira que cette figure païenne ancestrale est bien plus qu’un simple conte bon à effrayer les enfants …

 

Avis : J’ai commencé ce livre en octobre, juste quelques pages, pour le Plib, pour voir l’écriture et l’atmosphère. Sur le coup, j’avais été conquise, mais je ne l’ai pas ajouté à mes sélectionnés. Aujourd’hui, je suis contente qu’il ait été élu !

J’ai adoré ce livre ! J’ai été complètement happée par l’atmosphère particulière créée par l’autrice : une ambiance gothique, étrange, mystérieuse. Certes, je n’ai pas été surprise par la révélation finale, parce que je m’y attendais, j’avais deviné depuis un moment ; mais, cela ne m’a pas gênée ! Ce roman trouve très bien sa place sur l’étagère « Fantastique » : en effet, le lecteur ne sait pas si le(s) narrateur(s) sont fiables ou non, et eux-mêmes hésitent face à l’irruption du surnaturel qu’ils rejettent et qui leur fait peur ! J’ai adoré voir les personnages osciller sur le fil de la raison, tantôt proches de la folie, tantôt sûrs d’eux et de la réalité. J’ai aussi adoré ce parfum de légende, cet effet de suspense apporté par le côté fantastique, et le doute qui persiste jusqu’à la fin pour le lecteur : est-ce que tout cela est réel, ou n’est-ce que l’affabulation d’un écrivain en mal d’inspiration ? La fin est excellente, et toutes les pièces s’emboîtent parfaitement pour expliquer les petits mystères lovés au cœur des pages !

Vert-de-lierre traite également de la condition de la femme au XIXe siècle, mais aussi de nos jours ; il met en avant la part sauvage de la féminité, la part cachée, celle qui fait peur à ceux qui ne la comprennent pas. J’ai adoré que ce soit le paganisme qui soit placé sur le devant de la scène, et que la religion monothéiste soit placée au second plan ! Je me sens proche de ces idées, de ce retour à la nature, de ce côté féministe qui libère la femme en la plaçant loin des convenances sociales et en lui permettant d’être elle-même, pleinement et simplement. [SPOILER] Le côté surnaturel m’a également charmée : j’avais compris l’identité de Rose, et j’ai aimé tous ces jeux avec les fleurs, la nature, le bois, les meurtres. J’ai adoré l’idée que le Lierreux avait fait de la jeune fille, à son tour, un Lierreux, comme une contagion, ou un don transmis grâce au sang de sorciers ! [FIN DU SPOILER] 

Enfin, l’écriture est vraiment très belle, poétique et recherchée ! J’ai adoré la mise en abyme et le fait que le lecteur entende ici deux voix différentes, celles des deux personnages principaux, Olivier et Rose. Je ne me suis pas vraiment attachée à eux, malgré l’emploi de la première personne. Mais le fait qu’ils soient tous deux écrivains me les a rendus chers, ainsi que leur histoire personnelle : Olivier vient de perdre sa grand-mère et peine à trouver l’inspiration ; Rose vit chez sa tante, stigmatisée parce qu’elle est différente, et s’occupe visiblement d’elle. Je me suis sentie plus proche de la femme décrite dans le roman de Rose : elle était, pour moi, bien plus réelle que l’écrivain, qui s’efface peu à peu derrière ce personnage féminin.

Etrangement, malgré les sujets assez difficiles traités par le roman, je me suis vraiment sentie bien en le lisant ; Vert-de-lierre m’a apaisée en m’apportant quelque chose que peu d’autres livres m’ont apporté.

 

Donc, un vrai coup de cœur, qui m’a donné envie de lire davantage de Fantastique ! 

 

#ISBN9782490417247

Les Noces de la Renarde de Floriane Soulas (#plib2020)

Posté : 3 novembre, 2019 @ 7:17 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Genre : FantastiqueLes Noces de la renarde

Editeur : Scrineo 

Année de sortie : 2019

Nombre de pages : 586

Synopsis : 1461, Japon. 

Hikari, une mystérieuse jeune femme, vit avec ses soeurs dans une forêt peuplée de petits dieux de la province d’Izumi. Fascinée depuis toujours par les humains, elle s’intéresse de près aux villageois installés au pied de la montagne, et plus particulièrement à Jun, l’un des bûcherons. Mais le contact avec les hommes est formellement interdit par son clan … 

2016, Tokyo. 

Depuis toujours, Mina a le pouvoir de côtoyer les yokaïs, esprits et monstres du folklore japonais. Solitaire à cause de ce don qu’elle doit cacher à tous, la jeune fille ne se sent pas à sa place dans la société.

Jusqu’au jour où un esprit tente de s’introduire dans ses rêves et que Natsume, une fille de sa classe, l’entraîne dans une chasse au démon à travers la capitale … 

Deux univers qui se croisent, deux destins qui s’entremêlent, entre quête d’identité et désir d’émancipation

 

Avis : Les Noces de la renarde est mon premier service presse chez les éditions Scrineo ; merci encore à eux !

Avant même la publication du livre, le petit résumé que Floriane Soulas avait posté sur Instagram m’avait attirée : « esprits » et « Japon ». Comment résister ?! J’adore les histoires de « fantômes », et le Japon est un pays qui me fascine ! Dès la réception du colis, je me suis plongée dans la lecture !

Je n’ai pas pu lire Les Noces de la renarde aussi rapidement que je l’aurais voulu, travail oblige ; et je pense que les circonstances de lecture m’ont empêchée de me plonger à 100 % dans le livre – ainsi que de ressentir l’émotion qui aurait pu naître à plusieurs reprises si j’avais été complètement dans le bouquin ! Pour autant, j’ai vraiment adoré certains aspects ! Et, d’abord, le décor du roman : le Japon ! J’ai trouvé que le lecteur était complètement immergé dans la culture japonaise ! J’en ai rarement appris autant sur le folklore du pays qu’en lisant Les Noces de la renarde. Entre yokaï, kami et kitsune, la mythologie du pays est vivante dans ce texte ! J’ai adoré me retrouver au temple, au Kogage, dans les rues étroites de Tokyo, mais aussi dans la forêt de la province d’Izumi, entourée de kitsunes, et autres esprits. En effet, le roman raconte deux histoires en parallèle, celle de Mina et celle d’Hikari, dans deux époques différentes. Je me suis attachée aux deux héroïnes, et donc aux deux intrigues. Ce que j’ai trouvé particulièrement ingénieux : contrairement à la majorité des livres qui racontent deux histoires, ici, l’alternance ne se fait pas d’un chapitre à l’autre, mais l’on suit les personnages d’une époque sur deux à trois chapitres. Cela permet d’entrer complètement dans les deux intrigues, de s’intéresser autant à l’une qu’à l’autre ! Elles sont liées, et je me suis amusé à deviner en quoi elles l’étaient ! (j’avais deviné quelque chose mouhahahaha !) L’action est présente – Mina mène une enquête, Hikari a une mission à accomplir –, l’émotion aussi – malgré mon insensibilité du moment ! –, et certaines scènes peuvent même friser l’horreur ! Comme d’habitude dans les livres qui présentent des groupes, j’ai adoré le clan, en faire partie, voir l’amour des soeurs les unes pour les autres [SPOILER] et le déchirement d’Hikari quand elle est écartée de son foyer est tout aussi déchirant pour le lecteur, qui comprend qu’elle perd une famille tout entière, une raison de vivre ! [FIN DU SPOILER]

Concernant les personnages : il est facile de s’attacher à Mina. Adolescente à Tokyo, elle est différente des autres, se tient à l’écart, mais elle n’est pas du tout le genre d’héroïne que tout le monde trouve magnifique, ou qui fascine. Elle est plutôt dérangeante pour les autres, d’où le fait qu’elle ne trouve sa place nulle part. En effet, elle a une capacité toute particulière qui la rend effrayante : elle voit les yokaïs et les esprits ! Quant à Hikari, elle est plus ambivalente, mais tout aussi attachante ! Contrairement à Mina, c’est un personnage « morally grey », c’est-à-dire qu’elle n’est ni bonne ni mauvaise. C’est une kitsune, une déesse-renarde ; de plus, elle a un rang spécial dans son clan. Elle est puissante, et sauvage. J’ai particulièrement aimé la suivre puisqu’elle nous place directement au sein d’un clan mythologique ! Aucun des personnages n’est « le grand méchant » ou « le grand héros », ce que j’ai vraiment apprécié : tous ont leurs défauts, leurs qualités, et les pires actes s’expliquent, non par une méchanceté inhérente, mais par la peur ou l’ambition. En cela, le roman est très vraisemblable, et il est facile de s’imaginer ces personnages comme existant réellement ! 

J’ai adoré la fin, même si elle m’a semblé rapide et peut-être même un peu abrupte ! Des questions subsistent tout de même : [SPOILER] Qu’arrive-t-il au clan ensuite ? Et qu’advient-il de Natsume, qui se retrouve sans pouvoir ? Reste-t-elle au temple ? et avec sa famille ? [FIN DU SPOILER]

 

Donc, un très bon roman, mêlant petits frissons horrifiques et mythologie japonaise !  

 

 (#ISBN9782367407043)

Twilight de Stephenie Meyer

Posté : 21 septembre, 2019 @ 8:03 dans Avis littéraires, Coup de cœur | Pas de commentaires »

Genre : Fantastique Twilight

Editeur : Atom

Année de sortie : 2010 [2005]

Nombre de pages : 434

Titre en français : Fascination

Synopsis : About three things I was absolutely positive.

First, Edward was a vampire.

Second, there was a part of him – and I didn’t know how dominant that part might be – that thirsted for my blood.

And third, I was unconditionally and irrevocably in love with him.

 

Avis : Je suis choquée. Je suis, honnêtement, choquée. J’ai adoré cette relecture.

Je ne m’attendais vraiment pas à ça. J’ai grandi, je ne suis pas fan de romances, et j’ai entendu/lu/vu TELLEMENT de choses négatives sur Twilight depuis ma première lecture ado. Mais, miracle : j’ai passé un excellent moment. Et ce bouquin reste un de mes livres d’enfance préférés !!

En fin de compte, pour apprécier Twilight, la recette est assez simple : il ne faut pas avoir d’attentes, et ne surtout pas, NE SURTOUT PAS, vouloir un vampire du type Dracula. C’est plus une romance qu’une histoire fantastique, avec un peu d’action, et une espèce de moment « thriller » vers la fin ; ce n’est pas dans ce livre que vous allez trouver des vampires assoiffés de sang ! Une fois que vous avez accepté ça, vous pouvez apprécier le roman !

Au début de la relecture, je n’étais pas du tout dedans ; donc, j’ai lu un autre livre, et je me suis demandé si je n’allais pas abandonner. Mais, j’ai préféré pousser : j’avais vraiment envie de savoir ce que j’allais penser de ces livres adulte ! Alors, oui, j’ai levé les yeux au ciel plusieurs fois, oui j’ai secoué la tête face à certaines répliques/réactions des personnages ; mais oui aussi, j’étais à fond dedans à partir d’un certain moment et, comme je ne me souvenais pas de tout en détail, c’était une vraie re-découverte ! Je me suis souvenue de la raison pour laquelle j’ai adoré ce livre ado ! Et, en fin de compte, ce n’est pas si mal écrit, comme j’ai pu l’entendre parfois. Certes, ce n’est pas Dickens ou Shakespeare, mais quel auteur YA ou contemporain peut le prétendre ? J’ai passé un bon moment, et ce n’était pas « terriblement mauvais ».

J’ai sans doute particulièrement apprécié cette relecture parce que j’ai de bons souvenirs de ce livre, et de cette série. J’ai passé mes années d’adolescente avec Edward et Bella, et ce bouquin, avec Dracula, m’a fait tomber amoureuse de la figure du vampire. Je ne me souviens pas lequel j’ai lu en premier, mais quoi qu’il en soit, mon amour pour les vampires date de cette période de ma vie, et je ne peux pas nier que Twilight a participé à cet engouement. (Et j’ai aussi rencontré mon Edward personnel à ce moment de ma vie :D)

En parlant de vampires : [SPOILER] c’est vrai, les Cullen ne sont pas Dracula, ils ne sont pas sanguinaires, comme on aurait pu s’y attendre ; mais c’est assez original ! J’adore Dracula et ses amis suceurs de sang, mais je ne peux pas dire que l’alternative que proposent les Cullen ne m’intéresse pas ! Cela mène à réflexion pour ceux qui ont envie d’y penser. Et le fait qu’Edward soit si mélancolique le rapproche de la figure du grand héros gothique ! Heathcliff est lui aussi mélancolique dans Wuthering Heights/Les Hauts de Hurlevent (que je devrais relire un de ces jours !) Et n’oublions pas que Twilight est une réécriture de Roméo et Juliette ! Comment puis-je ne pas aimer un livre qui reprend tant de mes livres préférés ?!!!!! Eh bien, je ne peux pas ! [FIN DU SPOILER]

Vrai aussi : Bella peut être très agaçante, et Edward aussi. Mais Bella est une adolescente, et, si je me souviens de moi-même à cette période, je doute d’être plus sympathique qu’elle ! Pour Edward, je l’avoue, j’étais amoureuse de lui plus jeune (pour toujours Team Edward haha), donc je n’arrive pas vraiment à le blâmer. J’ai adoré, en revanche, les conversations qu’ils partagent, notamment les petits moments sarcastiques, quand ils se lancent de gentilles – ou moins gentilles – piques ! Bella n’est pas la demoiselle en détresse typique, et je ne m’en souvenais pas ! J’ai aimé son sens de l’observation, et son intelligence, la façon dont elle pense en décalage. [SPOILER] Et le fait qu’elle attire tous les garçons de la ville peut s’expliquer par le fait qu’elle soit nouvelle, même si c’est très énervant aussi parfois ! [FIN DU SPOILER] J’ai toujours adoré les Cullen, et je les adore toujours autant aujourd’hui. J’avais une tendresse particulière pour Alice, et je ne me souvenais pas du tout de ce qu’on apprend sur elle à la fin !! J’aurais vraiment aimé lire des livres sur les autres membres de la famille, avoir un tome compagnon à propos de Carlisle et d’Alice par exemple !

La seule chose qui m’a potentiellement gênée : le rythme. C’est assez lent au début : Bella et Edward se tournent autour et apprennent à se connaître – donc pas d’instalove, yeah ! – et je me disais : « Mais, il va se passer quelque chose à un moment donné quand même ?! » Je ne suis pas une grande fan de romance, donc j’avais envie d’un peu d’action ! Et tout s’accélère à la fin !! (que j’ai vraiment aimé !)

 

Donc, je relirai la suite avec plaisir !

 

Le Livre de Perle de Timothée de Fombelle

Posté : 28 mars, 2019 @ 3:52 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Genre : Fantastique, Jeunesse, Conte Le Livre de Perle

Editeur : Gallimard (Pôle Fiction) 

Année de sortie : 2017 [2014]

Nombre de pages : 325

Synopsis : Tombé dans notre monde une nuit d’orage, un homme emprunte le nom de Joshua Perle. Commence alors pour lui une vie fugitive, une quête mystérieuse. Mais ceux qui l’ont banni et le traquent le laisseront-ils trouver le chemin du retour ? Perle a-t-il raison de penser que la fille qu’il aime l’attend toujours là-bas ? Entre réel et féerie, un grand roman d’aventures par l’auteur de Tobie Lolness et Vango

 

Avis : J’ai gagné ce livre pendant un concours lancé par Salomé de la chaîne Kiss the Librarian ! Elle m’avait intriguée en parlant du Livre de Perle dans une de ses vidéos ! 

Je peux comprendre pourquoi certaines personnes n’aiment pas ce livre ; j’ai moi-même failli passer à côté parce que je n’étais pas dans l’humeur qu’il fallait. Il peut être un peu confus : on suit d’abord une fée qui essaie de sauver celui qu’elle aime, puis un jeune garçon brisé par un chagrin d’amour, puis un autre jeune homme. L’action se situe dans deux mondes différents : un magique, celui des contes de fées ; l’autre sans magie, dans lequel on ne croit pas aux fées, le nôtre. Ils sont tous les deux familiers au lecteur qui voyage de l’un à l’autre au fil des pages. Je ne veux pas en dire trop sur l’histoire ; je pense qu’il est mieux d’entrer dans ce livre à l’aveugle. La fin a été décisive : c’est grâce à elle que j’aime autant ce livre ! [SPOILER] J’ai ADORE la façon dont le lecteur est impliqué dans l’histoire : tout le long du livre, c’est lui qui rend possible la libération d’Ilian et Olia grâce à la lecture. C’est une super idée !! Parce que le lecteur croit à ce que lui raconte le narrateur – qui n’a pas de nom, soit dit en passant, #AryaStarkvibes –, les personnages sont libérés du sort qui les retient loin de leur monde de contes de fées ! Je ne peux qu’aimer cette idée qui donne tant de pouvoir à la lecture : un monde peut naître parce qu’on croit en lui ! [FIN DU SPOILER]

De plus, on ne peut pas nier que c’est une belle histoire. Je me suis sentie proche de Perle tout le long, j’avais envie qu’il réussisse, qu’il retourne là où se trouve sa place ; et, en même temps, je n’avais pas envie qu’il perde tout ce qu’il a trouvé dans son nouveau monde. Etant donné que la Seconde Guerre mondiale fait partie de l’histoire, on peut se douter que tout n’est pas rose, et que certains passages sont tristes ; mais je n’ai jamais senti l’émotion me submerger. Les seuls moments où mon cœur se serrait, c’était quand la solitude ou le chagrin étaient abordés. J’adore aussi l’idée de ce monde dans lequel tous les contes sont réels : j’adorerai lire plus de livres de ce genre !

 

Donc, une belle histoire, qui a pris toute son ampleur pour moi à la fin !

 

Les Lames du Cardinal, tome 1 de Pierre Pevel

Posté : 20 février, 2019 @ 6:49 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Genre : Fantastique, HistoriqueLes Lames du Cardinal

Editeur : Bragelonne

Année de sortie : 2007

Nombre de pages : 298

Synopsis : Paris, an de grâce 1633. Louis XIII règne sur la France et Richelieu la gouverne. Le Cardinal, l’une des personnalités les plus puissantes et les plus menacées de son temps, doit sans cesse se garder des ennemis de la Couronne. L’espionnage, l’assassinat, la guerre, tout est bon pour parvenir à leurs fins … et même la sorcellerie, qui est l’œuvre des plus fourbes adversaires du royaume : les dragons !

Ces redoutables créatures surgies de la nuit des temps ont en effet survécu et se dissimulent parmi les humains, ourdissant de sombres complots pour la reconquête du pouvoir. Déjà la cour d’Espagne est tombée entre leurs griffes …

Alors, en cette nuit de printemps, Richelieu décide de jouer sa carte maîtresse. Il reçoit en secret un bretteur exceptionnel, un officier dévoué que la trahison et le déshonneur n’ont pourtant pas épargné : le capitaine La Fargue. Car l’heure est venue de reformer l’élite secrète qu’il commandait jadis, une compagnie d’aventuriers et de combattants hors du commun, rivalisant d’élégance, de courage et d’astuce, ne redoutant nul danger : les Lames du Cardinal ! 

 

Avis : Je commence une longue série de chroniques laissées à l’abandon pour l’agrég : c’est parti ! 

J’ai emprunté ce livre à la bibliothèque : comment résister à l’appel de l’époque de Louis XIII combinée à des dragons ?! Il fait aussi partie de ma PAL annuelle !

C’était une bonne lecture dans l’ensemble, mais quelques petites choses m’ont dérangée. J’étais, tout d’abord, pratiquement sûre que ce livre ne serait pas un coup de cœur à cause du début du roman. Le nombre de personnages présentés en peu de temps est affolant ! Je ne sais pas si c’est la façon de faire, trop rapide, qui m’a gênée, ou si je n’étais pas d’humeur, mais j’ai trouvé que c’était un peu confus ; pourtant, j’adore avoir le point de vue de/suivre différents personnages – c’est un des gros points positifs de A Song of Ice and Fire pour moi ! Je n’ai sans doute pas eu assez de temps pour m’attacher aux personnages, pour apprendre à les connaître au point d’avoir envie de les retrouver. Il était facile pour moi de confondre leurs noms au début, notamment Laincourt et Gagnière ! Je confondais aussi Saint-Loup et Leprat ! Par la suite, ils prennent tous du relief et sont « faciles » à distinguer, notamment grâce à certains éléments uniques à chaque personnage, mais j’ai eu un peu de mal à suivre au début ! Je voulais aussi de l’action, et la présentation des personnages, même si elle est rapide, prend pas mal de temps tout de même, toute une partie du livre sur quatre (sachant que la dernière est vraiment courte). Donc, ce tome m’a semblé un peu long. Et je ne pense pas avoir accroché au style d’écriture

Autre petit problème : j’ai deviné à peu près tous les rebondissements … et j’adore être surprise ! Du coup, la seule révélation que je n’avais pas devinée n’a pas été suffisante après toutes celles qui étaient prévisibles. Dommage ! Dernière remarque négative : j’adore l’idée de dragons au XVIIe siècle, mais je pense que je m’attendais à un côté Fantasy plus prononcé. Certains éléments à propos des dragons et de l’organisation sont donnés mais pas suffisamment à mon goût, et c’était un peu confus là aussi. Je n’avais, par exemple, pas compris qu’il fallait clairement distinguer les intérêts de l’Espagne et ceux de la Griffe noire avant que le lecteur en apprenne plus à propos de cette dernière ! 

Je me plains pas mal, mais je m’attendais à vraiment beaucoup plus entrer dans l’histoire ; je suis un peu déçue ! J’ai tout de même apprécié ma lecture. Je me suis attachée à certains personnages, comme Marciac – que je comprends malgré la petite déception finale ! – et à Agnès – la seule femme présente chez les Lames ! C’est peut-être un peu stéréotypé : le vieux capitaine, chef des Lames, qui garde quelques secrets ; le boute en train, qui lui aussi cache quelque chose à ses camarades ; la belle demoiselle qui manie la lame avec élégance ; le protecteur qui s’inquiète pour la dame par amour filial ; le condamné ; l’étranger ; le mystérieux. Mais j’ai tout de même aimé ce groupe, et j’ai hâte de les retrouver pour en découvrir plus sur eux et leur monde ! La période historique est une de mes préférées, et j’ai hâte de voir comment l’auteur va réutiliser l’histoire pour créer cet univers parallèle ! J’espère être surprise par le deuxième tome et voir plus de dragons !! 

 

Donc, un bon premier tome, mais j’en attends encore plus pour la suite !

 

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