Redbluemoon

I found myself in Wonderland.

Les Noces de la Renarde de Floriane Soulas

Posté : 14 mai, 2019 @ 9:17 dans Avis littéraires, Partenariats | Pas de commentaires »

Genre : FantastiqueLes Noces de la renarde

Editeur : Scrineo 

Année de sortie : 2019

Nombre de pages : 586

Synopsis : 1461, Japon. 

Hikari, une mystérieuse jeune femme, vit avec ses soeurs dans une forêt peuplée de petits dieux de la province d’Izumi. Fascinée depuis toujours par les humains, elle s’intéresse de près aux villageois installés au pied de la montagne, et plus particulièrement à Jun, l’un des bûcherons. Mais le contact avec les hommes est formellement interdit par son clan … 

2016, Tokyo. 

Depuis toujours, Mina a le pouvoir de côtoyer les yokaïs, esprits et monstres du folklore japonais. Solitaire à cause de ce don qu’elle doit cacher à tous, la jeune fille ne se sent pas à sa place dans la société.

Jusqu’au jour où un esprit tente de s’introduire dans ses rêves et que Natsume, une fille de sa classe, l’entraîne dans une chasse au démon à travers la capitale … 

Deux univers qui se croisent, deux destins qui s’entremêlent, entre quête d’identité et désir d’émancipation

 

Avis : Les Noces de la renarde est mon premier service presse chez les éditions Scrineo ; merci encore à eux !

Avant même la publication du livre, le petit résumé que Floriane Soulas avait posté sur Instagram m’avait attirée : « esprits » et « Japon ». Comment résister ?! J’adore les histoires de « fantômes », et le Japon est un pays qui me fascine ! Dès la réception du colis, je me suis plongée dans la lecture !

Je n’ai pas pu lire Les Noces de la renarde aussi rapidement que je l’aurais voulu, travail oblige ; et je pense que les circonstances de lecture m’ont empêchée de me plonger à 100 % dans le livre – ainsi que de ressentir l’émotion qui aurait pu naître à plusieurs reprises si j’avais été complètement dans le bouquin ! Pour autant, j’ai vraiment adoré certains aspects ! Et, d’abord, le décor du roman : le Japon ! J’ai trouvé que le lecteur était complètement immergé dans la culture japonaise ! J’en ai rarement appris autant sur le folklore du pays qu’en lisant Les Noces de la renarde. Entre yokaï, kami et kitsune, la mythologie du pays est vivante dans ce texte ! J’ai adoré me retrouver au temple, au Kogage, dans les rues étroites de Tokyo, mais aussi dans la forêt de la province d’Izumi, entourée de kitsunes, et autres esprits. En effet, le roman raconte deux histoires en parallèle, celle de Mina et celle d’Hikari, dans deux époques différentes. Je me suis attachée aux deux héroïnes, et donc aux deux intrigues. Ce que j’ai trouvé particulièrement ingénieux : contrairement à la majorité des livres qui racontent deux histoires, ici, l’alternance ne se fait pas d’un chapitre à l’autre, mais l’on suit les personnages d’une époque sur deux à trois chapitres. Cela permet d’entrer complètement dans les deux intrigues, de s’intéresser autant à l’une qu’à l’autre ! Elles sont liées, et je me suis amusé à deviner en quoi elles l’étaient ! (j’avais deviné quelque chose mouhahahaha !) L’action est présente – Mina mène une enquête, Hikari a une mission à accomplir –, l’émotion aussi – malgré mon insensibilité du moment ! –, et certaines scènes peuvent même friser l’horreur ! Comme d’habitude dans les livres qui présentent des groupes, j’ai adoré le clan, en faire partie, voir l’amour des soeurs les unes pour les autres [SPOILER] et le déchirement d’Hikari quand elle est écartée de son foyer est tout aussi déchirant pour le lecteur, qui comprend qu’elle perd une famille tout entière, une raison de vivre ! [FIN DU SPOILER]

Concernant les personnages : il est facile de s’attacher à Mina. Adolescente à Tokyo, elle est différente des autres, se tient à l’écart, mais elle n’est pas du tout le genre d’héroïne que tout le monde trouve magnifique, ou qui fascine. Elle est plutôt dérangeante pour les autres, d’où le fait qu’elle ne trouve sa place nulle part. En effet, elle a une capacité toute particulière qui la rend effrayante : elle voit les yokaïs et les esprits ! Quant à Hikari, elle est plus ambivalente, mais tout aussi attachante ! Contrairement à Mina, c’est un personnage « morally grey », c’est-à-dire qu’elle n’est ni bonne ni mauvaise. C’est une kitsune, une déesse-renarde ; de plus, elle a un rang spécial dans son clan. Elle est puissante, et sauvage. J’ai particulièrement aimé la suivre puisqu’elle nous place directement au sein d’un clan mythologique ! Aucun des personnages n’est « le grand méchant » ou « le grand héros », ce que j’ai vraiment apprécié : tous ont leurs défauts, leurs qualités, et les pires actes s’expliquent, non par une méchanceté inhérente, mais par la peur ou l’ambition. En cela, le roman est très vraisemblable, et il est facile de s’imaginer ces personnages comme existant réellement ! 

J’ai adoré la fin, même si elle m’a semblé rapide et peut-être même un peu abrupte ! Des questions subsistent tout de même : [SPOILER] Qu’arrive-t-il au clan ensuite ? Et qu’advient-il de Natsume, qui se retrouve sans pouvoir ? Reste-t-elle au temple ? et avec sa famille ? [FIN DU SPOILER]

 

Donc, un très bon roman, mêlant petits frissons horrifiques et mythologie japonaise !  

Le Livre de Perle de Timothée de Fombelle

Posté : 28 mars, 2019 @ 3:52 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Genre : Fantastique, Jeunesse, Conte Le Livre de Perle

Editeur : Gallimard (Pôle Fiction) 

Année de sortie : 2017 [2014]

Nombre de pages : 325

Synopsis : Tombé dans notre monde une nuit d’orage, un homme emprunte le nom de Joshua Perle. Commence alors pour lui une vie fugitive, une quête mystérieuse. Mais ceux qui l’ont banni et le traquent le laisseront-ils trouver le chemin du retour ? Perle a-t-il raison de penser que la fille qu’il aime l’attend toujours là-bas ? Entre réel et féerie, un grand roman d’aventures par l’auteur de Tobie Lolness et Vango

 

Avis : J’ai gagné ce livre pendant un concours lancé par Salomé de la chaîne Kiss the Librarian ! Elle m’avait intriguée en parlant du Livre de Perle dans une de ses vidéos ! 

Je peux comprendre pourquoi certaines personnes n’aiment pas ce livre ; j’ai moi-même failli passer à côté parce que je n’étais pas dans l’humeur qu’il fallait. Il peut être un peu confus : on suit d’abord une fée qui essaie de sauver celui qu’elle aime, puis un jeune garçon brisé par un chagrin d’amour, puis un autre jeune homme. L’action se situe dans deux mondes différents : un magique, celui des contes de fées ; l’autre sans magie, dans lequel on ne croit pas aux fées, le nôtre. Ils sont tous les deux familiers au lecteur qui voyage de l’un à l’autre au fil des pages. Je ne veux pas en dire trop sur l’histoire ; je pense qu’il est mieux d’entrer dans ce livre à l’aveugle. La fin a été décisive : c’est grâce à elle que j’aime autant ce livre ! [SPOILER] J’ai ADORE la façon dont le lecteur est impliqué dans l’histoire : tout le long du livre, c’est lui qui rend possible la libération d’Ilian et Olia grâce à la lecture. C’est une super idée !! Parce que le lecteur croit à ce que lui raconte le narrateur – qui n’a pas de nom, soit dit en passant, #AryaStarkvibes –, les personnages sont libérés du sort qui les retient loin de leur monde de contes de fées ! Je ne peux qu’aimer cette idée qui donne tant de pouvoir à la lecture : un monde peut naître parce qu’on croit en lui ! [FIN DU SPOILER]

De plus, on ne peut pas nier que c’est une belle histoire. Je me suis sentie proche de Perle tout le long, j’avais envie qu’il réussisse, qu’il retourne là où se trouve sa place ; et, en même temps, je n’avais pas envie qu’il perde tout ce qu’il a trouvé dans son nouveau monde. Etant donné que la Seconde Guerre mondiale fait partie de l’histoire, on peut se douter que tout n’est pas rose, et que certains passages sont tristes ; mais je n’ai jamais senti l’émotion me submerger. Les seuls moments où mon cœur se serrait, c’était quand la solitude ou le chagrin étaient abordés. J’adore aussi l’idée de ce monde dans lequel tous les contes sont réels : j’adorerai lire plus de livres de ce genre !

 

Donc, une belle histoire, qui a pris toute son ampleur pour moi à la fin !

 

Les Lames du Cardinal, tome 1 de Pierre Pevel

Posté : 20 février, 2019 @ 6:49 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Genre : Fantastique, HistoriqueLes Lames du Cardinal

Editeur : Bragelonne

Année de sortie : 2007

Nombre de pages : 298

Synopsis : Paris, an de grâce 1633. Louis XIII règne sur la France et Richelieu la gouverne. Le Cardinal, l’une des personnalités les plus puissantes et les plus menacées de son temps, doit sans cesse se garder des ennemis de la Couronne. L’espionnage, l’assassinat, la guerre, tout est bon pour parvenir à leurs fins … et même la sorcellerie, qui est l’œuvre des plus fourbes adversaires du royaume : les dragons !

Ces redoutables créatures surgies de la nuit des temps ont en effet survécu et se dissimulent parmi les humains, ourdissant de sombres complots pour la reconquête du pouvoir. Déjà la cour d’Espagne est tombée entre leurs griffes …

Alors, en cette nuit de printemps, Richelieu décide de jouer sa carte maîtresse. Il reçoit en secret un bretteur exceptionnel, un officier dévoué que la trahison et le déshonneur n’ont pourtant pas épargné : le capitaine La Fargue. Car l’heure est venue de reformer l’élite secrète qu’il commandait jadis, une compagnie d’aventuriers et de combattants hors du commun, rivalisant d’élégance, de courage et d’astuce, ne redoutant nul danger : les Lames du Cardinal ! 

 

Avis : Je commence une longue série de chroniques laissées à l’abandon pour l’agrég : c’est parti ! 

J’ai emprunté ce livre à la bibliothèque : comment résister à l’appel de l’époque de Louis XIII combinée à des dragons ?! Il fait aussi partie de ma PAL annuelle !

C’était une bonne lecture dans l’ensemble, mais quelques petites choses m’ont dérangée. J’étais, tout d’abord, pratiquement sûre que ce livre ne serait pas un coup de cœur à cause du début du roman. Le nombre de personnages présentés en peu de temps est affolant ! Je ne sais pas si c’est la façon de faire, trop rapide, qui m’a gênée, ou si je n’étais pas d’humeur, mais j’ai trouvé que c’était un peu confus ; pourtant, j’adore avoir le point de vue de/suivre différents personnages – c’est un des gros points positifs de A Song of Ice and Fire pour moi ! Je n’ai sans doute pas eu assez de temps pour m’attacher aux personnages, pour apprendre à les connaître au point d’avoir envie de les retrouver. Il était facile pour moi de confondre leurs noms au début, notamment Laincourt et Gagnière ! Je confondais aussi Saint-Loup et Leprat ! Par la suite, ils prennent tous du relief et sont « faciles » à distinguer, notamment grâce à certains éléments uniques à chaque personnage, mais j’ai eu un peu de mal à suivre au début ! Je voulais aussi de l’action, et la présentation des personnages, même si elle est rapide, prend pas mal de temps tout de même, toute une partie du livre sur quatre (sachant que la dernière est vraiment courte). Donc, ce tome m’a semblé un peu long. Et je ne pense pas avoir accroché au style d’écriture

Autre petit problème : j’ai deviné à peu près tous les rebondissements … et j’adore être surprise ! Du coup, la seule révélation que je n’avais pas devinée n’a pas été suffisante après toutes celles qui étaient prévisibles. Dommage ! Dernière remarque négative : j’adore l’idée de dragons au XVIIe siècle, mais je pense que je m’attendais à un côté Fantasy plus prononcé. Certains éléments à propos des dragons et de l’organisation sont donnés mais pas suffisamment à mon goût, et c’était un peu confus là aussi. Je n’avais, par exemple, pas compris qu’il fallait clairement distinguer les intérêts de l’Espagne et ceux de la Griffe noire avant que le lecteur en apprenne plus à propos de cette dernière ! 

Je me plains pas mal, mais je m’attendais à vraiment beaucoup plus entrer dans l’histoire ; je suis un peu déçue ! J’ai tout de même apprécié ma lecture. Je me suis attachée à certains personnages, comme Marciac – que je comprends malgré la petite déception finale ! – et à Agnès – la seule femme présente chez les Lames ! C’est peut-être un peu stéréotypé : le vieux capitaine, chef des Lames, qui garde quelques secrets ; le boute en train, qui lui aussi cache quelque chose à ses camarades ; la belle demoiselle qui manie la lame avec élégance ; le protecteur qui s’inquiète pour la dame par amour filial ; le condamné ; l’étranger ; le mystérieux. Mais j’ai tout de même aimé ce groupe, et j’ai hâte de les retrouver pour en découvrir plus sur eux et leur monde ! La période historique est une de mes préférées, et j’ai hâte de voir comment l’auteur va réutiliser l’histoire pour créer cet univers parallèle ! J’espère être surprise par le deuxième tome et voir plus de dragons !! 

 

Donc, un bon premier tome, mais j’en attends encore plus pour la suite !

 

The Mortal Instruments, book 3: City of Glass de Cassandra Clare

Posté : 10 janvier, 2019 @ 8:07 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Genre : Fantasy/FantastiqueCity of Glass

Editeur : Walker Books

Année de sortie : 2015 [2009]

Nombre de pages : 492

Titre en français : The Mortal Instruments, tome 3 : La cité de verre 

Synopsis : Love is a mortal sin, and the secrets of the past are Deadly …

Amid the chaos of war, the Shadowhunters must decide to fight with the vampires, werewolves and other Downworlders – or against them. Meanwhile, Jace and Clary have their own decision to make: should they pursue the love they know is forbidden? 

 

Avis : J’avais arrêté de lire The Mortal Instruments après City of Ashes ; j’avais été assez déçue par ce tome, sans me souvenir exactement de l’objet de ma déception. En tout cas, ça m’a fait passer l’envie de lire la suite … jusqu’à maintenant !!

J’avais décidé de reprendre la lecture de la série l’année dernière : échec cuisant. Mais ma soeur et Salomé (de la chaîne Kiss the Librarian) sont parvenues à raviver mon intérêt !! Et je dois dire que je ne regrette pas de m’y être remise ! J’ai été très agréablement surprise par City of Glass ! J’ai adoré retrouver l’univers des Shadowhunters, les Downworlders, les différents cités ! Le décor m’a complètement charmée, j’avais envie d’y être ! Comme d’habitude, j’ai eu un peu de mal à imaginer clairement la ville au début ; puis c’était naturel, et elle fait partie de mes paysages mentaux ! Honnêtement, je pensais être déconnectée de ce monde, que le livre ne me plairait pas, et que mon voyage allait s’arrêter à la fin de ma lecture ; en fin de compte, j’ai retrouvé ce qui m’avait charmée à la lecture de City of Bones, notamment la diversité d’ »êtres » que le lecteur peut rencontrer ! C’est vraiment tout à fait le type de références que j’adore : vampires, fays, loups-garous, magiciens, chasseurs de démons = je suis conquise à nouveau ! J’adore le « système magique » (ça fait très anglicisme, vous me pardonnerez j’en suis sûre !) ! La division entre Shadowhunters et Downworlders, l’existence des démons, la mythologie autour des anges, l’histoire/le passé des Shadowhunters, leurs origines : tout est fait pour me plaire ! J’ai aussi adoré les références qui parsèment le texte ; j’avoue que j’avais oublié qu’elles étaient présentes dans les premiers tomes. L’auteure cite Shakespeare notamment, et puise dans la mythologie biblique ! Je savais que j’allais en apprendre plus sur l’univers, et je n’ai pas été déçue ! 

Concernant l’intrigue de ce tome précisément : je savais que certaines révélations se feraient dans ce tome – je me souvenais tout de même de la bombe qu’était la fin de City of Ashes ! Et j’ai deviné à peu près tous les rebondissements (pour ne pas dire tous), ce qui ne m’a (étrangement) pas empêchée d’apprécier ma lecture. Donc les surprises n’en étaient pas vraiment, mais j’étais tout de même contente d’avoir deviné (petites jubilations personnelles !) Ma plus grande peur : les personnages. En effet, depuis City of Bones, je ne suis pas une grande fan de Jace. Il m’agace prodigieusement, je déteste l’arrogance qu’il affiche – alors qu’il est parfois clair qu’elle n’est qu’une façade. Rien n’a changé dans ce tome [SPOILER] excepté à la fin. Quand Jace meurt, je vous assure que je me suis sentie mal, et que j’ai commencé à l’apprécier ! Je pense que cette « appréciation » avait commencé quand on apprend peu à peu son histoire. Pour autant, en comprenant qu’il n’était pas du tout le fils dont le sang a été mélangé à celui du démon, j’ai fini par le trouver agaçant : son côté « Roméo condamné » m’a énervée. J’avais plutôt envie qu’il combatte ce qu’il pensait inéluctable, qu’il se relève, qu’il se pose plus de questions ! Cela semblait quand même évident qu’il n’était pas le frère de Clary !! (j’arrête de m’énerver)  [FIN DU SPOILER] Mais, le personnage que j’ai vraiment eu du mal à supporter dans ce tome, c’est Clary. J’ai appris à apprécier Jace au fil des pages de City of Glass ; mais, à mesure qu’il remontait dans mon estime, elle faisait une chute libre. Elle m’a vraiment agacée : j’ai levé les yeux au ciel de nombreuses fois en lisant ce qu’elle faisait ou disait. Elle semble naïve, pas mal à côté de la plaque, un peu bête parfois. Elle agit, et réfléchit après. Mais, heureusement, certains personnages la remettent à sa place (thank God), essaient de lui montrer quand elle se plaint pour rien, quand elle ne comprend pas quelque chose parce qu’elle est restée étrangère au monde des Shadowhunters pendant longtemps par exemple (les scènes avec Izzy !!) Donc, parfois je l’aime bien, mais elle m’agace franchement !! Je prie pour qu’elle évolue dans les livres suivants !

C’est aussi en lisant ce tome que je me suis rendue compte que je ne savais pas grand chose de la série en général ! En effet, je ne m’attendais PAS DU TOUT à ce que City of Glass soit un dernier tome de trilogie ! Je voyais la série comme un grand enchaînement : 1, 2, 3 puis 4, 5, 6 sans interruption ! Et, en fait, non. Donc, la VRAIE surprise de ce livre, c’était son dénouement et sa fin ! Elle était claire, nette, mais appelle évidemment une suite ! J’ai notamment un doute sur un certain personnage, mais je ne veux rien dire de plus !!

 

Donc, je suis contente d’avoir laissé une chance à cette série !! J’ai vraiment hâte de poursuivre !! Prochaine étape : The Infernal Devices, alias, The Mortal Instruments : Les Origines

Anno Dracula, tome 1 de Kim Newman

Posté : 17 septembre, 2018 @ 9:47 dans Avis littéraires, Coup de cœur | Pas de commentaires »

Genre : Fantastique, Historique, Horreur Anno Dracula

Editeur : Le Livre de Poche 

Année de sortie : 2014 [1992/2011]

Nombre de pages : 643

Titre en VO : Même titre

Synopsis : Londres, 1888. Depuis que Dracula a épousé la reine Victoria, la terreur règne sur la capitale. Sous l’influence du sulfureux comte, les citoyens sont de plus en plus nombreux à rejoindre les rangs des vampires, toujours plus puissants, et il ne fait pas bon être simple mortel. Mais la riposte ne se fait pas attendre. Dans les sinistres ruelles de Whitechapel, des prostituées vampires sont assassinées par un mystérieux inconnu aux scalpels d’argent. Lancés dans la traque du tueur, Geneviève Dieudonné, une vampire à la jeunesse éternelle, et Charles Beauregard, espion au service du Diogene’s Club, vont devoir gravir les échelons du pouvoir. Et s’approcher dangereusement du souverain le plus sanguinaire qu’a jamais connu le royaume …

Une nouvelle édition du classique de Kim Newman, augmentée de textes bonus totalement inédits. 

Aucun autre roman n’a su revisiter le mythe avec autant de brio et d’inventivité. Chronic’Art. 

 

Avis : Je suis désolée pour la lenteur d’arrivée de mes chroniques, mais j’ai été submergée par la rentrée, je ne m’attendais pas à ça ! Donc, enfin, l’article sur Anno Dracula !!

J’ai acheté ce livre il y a très longtemps (quatre ans et quatre mois exactement haha), en français (je ne lisais pas encore en VO) et, étant donné ma mauvaise expérience avec Blackout de Connie Willis, je me suis dit que j’allais d’abord le lire en VF, au cas où je n’aimerais pas du tout. En fin de compte, j’ai ADORE !!! C’était tout simplement génial !! Ce livre est fait pour moi !!! Il y a un certain nombre de références littéraires, du genre Dracula, évidemment, mais aussi Jekyll, Hyde, les autres personnages de Dracula, et d’autres encore !! J’avais l’impression de me trouver dans le roman parfait pour moi, le roman gothique de mes rêves !! L’ambiance est typique du genre, avec la brume, les rues de Londres, les quartiers malfamés, les vampires, les meurtres de Jack l’Eventreur !!! J’ai aussi adoré que la figure du vampire ne soit pas embellie, mais crue, exactement ce qu’on pourrait imaginer dans la réalité ! Du coup, elle est très fidèle à l’image qu’elle montrait déjà Bram Stoker ! Ce n’est pas parce que Dracula règne qu’il s’est assagi, et que le monde tourne mieux, au contraire ! J’ai adoré l’histoire de la mixité des « races » (à défaut de trouver un meilleur terme), mais aussi la reprise de faits/personnages fictifs ou historiques, comme je l’ai déjà dit. Ici, Kim Newman reprend Dracula et modifie l’histoire à partir d’un certain point ! Rah, mais quel plaisir !! J’avais envie d’y être !! Mais parlons peut-être plus précisément de l’histoire ! Nous sommes en 1888, et Jack l’Eventreur commence à frapper. Un détective assez spécial, Charles Beauregard (que je n’ai pas arrêté d’appeler Baudelaire, alors que rien à voir !) est chargé de résoudre l’enquête. Mais plusieurs pistes s’ouvrent sans vraiment mener à qui que ce soit … Alors, ne vous attendez pas à démasquer le coupable vous-même : la toute première scène nous dévoile d’emblée qui est Jack ! Mais cela ne gâche rien ! Au contraire ! Le lecteur assiste à un chassé-croisé de plus en plus frustrant à mesure que les cadavres s’accumulent, et que les enquêteurs piétinent ! Tout ça sur fond de soulèvement de la population contre les vampires qui tourne peu à peu à la guerre civile dans les rues !! Il faut aussi préciser que ce livre n’a aucun complexe, et parle donc aussi de sexualitéEvidemment, dans un roman d’horreur vampirique, des personnages meurent ; je ne vous dirai pas qui, mais certaines morts sont particulièrement sanglantes et dégoûtantes à lire (on est quand même dans la tête de Jack l’Eventreur parfois, et on assiste à la découverte par la police, donc vivent les descriptions …) Je me suis sentie mal à plusieurs reprises ; il faut dire que l’auteur ne se censure pas du tout, (ce que je trouve très bien !) donc il y a des moments très graphiques où on aimerait fermer les yeux de son imagination ! Ce livre est un de mes préférés de tous les temps, c’est officiel !!!!

Concernant les personnages, j’ai été aussi charmée que par l’univers et l’histoire !! Comme je vous l’ai dit, on en retrouve certains que j’aimais déjà, à la fois pour leur personnalité propre et pour ce qu’ils représentent dans la littérature gothique ! Entendre parler Jekyll avant l’apparition de Hyde, entendre ensuite parler de Hyde, d’autres personnages qui sont différents dans cette réalité/fiction alternative ! Voir ce que sont devenus John Seward, Arthur Holmwood, Mina et Jonathan, Van Helsing, comment Dracula est devenu prince consort/roi, le voir lui aussi (même si très brièvement tout de même, puisque le roman, bien qu’il porte sur lui, ne se concentre pas sur sa personne, mais sur son règne et ses conséquences) ainsi que ses proches ! Que du bonheur !!! Mais on découvre aussi de nouveaux personnages, inventés par Kim Newman : Charles Beauregard et Geneviève Dieudonné. Le premier est donc une sorte de détective, un espion chargé de collecter des informations et de résoudre l’enquête difficile autour de Jack l’Eventreur. Je l’ai adoré !! Vraiment, je me suis tout de suite attachée à lui, et j’ai tout de suite jugé que ses choix amoureux n’étaient pas du tout les bons (il est très rare que je m’intéresse à l’intrigue amoureuse des romans, mais alors là, j’étais à 200% contre, et j’avais envie de complètement autre chose !) Il est typiquement le genre de personnages masculins que j’aime : courageux, mais pas macho, capable de distinguer le vrai/bon du faux/mauvais tout en gardant lui-même une part d’ombre. J’avais envie qu’il trouve le bonheur, et qu’il vive jusqu’à la fin du roman !! (j’ai eu très peur pour sa vie quand je me suis rendu compte que Kim Newman pouvait tuer n’importe qui !) Quant à Geneviève Dieudonné, elle est entrée directement dans mon top héroïnes préférées ! Je l’ai, elle aussi, adoré ! Badass, altruiste, mais aussi meurtrie par des siècles d’existence, c’est une vampire qui comprend l’intérêt de garder un équilibre entre humains et vampires. Elle ne se considère pas du tout comme quelqu’un de supérieur, et pourtant, pour moi en tout cas, elle l’est clairement ! Elle est peu à peu impliquée dans l’enquête sur Jack l’Eventreur, et va devoir travailler aux côtés de Charles. J’ai tellement, tellement hâte de retrouver ces personnages !! D’autres ont aussi du potentiel (non exploité ici, mais je suis persuadée que ça viendra dans les tomes suivants), comme Kate Reed, qui semble une journaliste fouineuse et féministe très très intéressante !

La fin était tellement prenante !! Je ne vous dirai rien de spoilant, mais j’ai été surprise par plusieurs éléments, et j’ai tellement hâte de lire Le Baron rouge sang !!

Mon édition (mais je pense que c’est aussi le cas des autres) est accompagnée des notes de l’auteur sur les références littéraires et culturelles qu’il a mis dans son livre. Je ne savais pas tout, c’était vraiment très instructif !! Il y avait aussi une nouvelle (assez affreuse !), une partie du scénario pour l’adaptation d’Anno Dracula au cinéma, et une fin alternative (je préfère la véritable fin !!!!!)

Petite remarque finale : la couverture !!!!! Je trouve qu’elle colle parfaitement à l’univers, et elle est tellement belle que j’hésite à poursuivre en VF juste pour ça ! 

 

Donc, une super découverte !! Je me demande pourquoi j’ai attendu aussi longtemps pour le lire, sans doute parce que j’avais peur que ce soit une cata ! J’ai vraiment hâte de découvrir la suite, mais aussi les autres œuvres de Kim Newman situées dans le même univers !! 

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