Redbluemoon

I found myself in Wonderland.

La Princesse au visage de nuit de David Bry #plib2021

Posté : 20 août, 2021 @ 5:36 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Genre : FantastiqueLa Princesse au visage de nuit

Editeur : Editions de l’Homme sans Nom

Année de sortie : 2020

Nombre de pages : 280

Synopsis : Dans les bois vit la princesse au visage de nuit ; ses yeux sont des étoiles et ses cheveux l’obscur.

Hugo, enfant violenté par ses parents, s’est enfui avec ses amis dans la forêt, à la recherche de la princesse au visage de nuit, qui exaucerait les vœux des enfants malheureux… Il est ressorti du bois seul et sans souvenirs, et a été placé dans une famille d’accueil.

Vingt ans plus tard, alors qu’il a tout fait pour oublier son enfance, Hugo apprend la mort de ses parents. Mais, de retour dans le village de son enfance, il découvre que ses parents auraient été assassinés, et d’étranges événements se produisent. La petite voiture de son enfance réapparaît comme par magie. De mystérieuses lueurs brillent dans les bois. Les orages soufflent des prénoms dans le vent.

 

Avis : J’ai reçu ce livre pour le Plib 2020 ; j’avais déjà entendu parler de l’auteur mais je n’avais rien lu de lui.

J’avais entendu beaucoup de bien de La Princesse au visage de nuit et je ne suis pas surprise qu’il soit finaliste cette année : c’est une lecture intense, touchante et marquante.

L’intrigue donne déjà le ton : Hugo, vingt ans après la disparition de ses amis, revient dans son village natal où ses parents viennent de mourir, parents qui le maltraitaient. Entre la souffrance d’Hugo, celle des autres personnages, la réaction inconcevable des adultes, la violence qui se multiplie et se déplie au fil des pages, qui se découvre et qui révulse le lecteur, continuer à lire n’est pas toujours facile tant l’émotion nous étreint parfois. On aimerait entrer dans le livre pour réconforter, pour se faire justicier. On assiste parfois à des scènes difficilement soutenables, on prend connaissance de faits impardonnables. Ce n’est clairement pas une lecture de tout repos ! L’ambiance est parfois oppressante, parfois envoûtante : les images utilisées pour mettre en place l’atmosphère fantastique sont enchanteresses SPOILER 1

J’ai également beaucoup aimé la fin qui m’a émue aux larmes. SPOILER 2 Jusqu’à elle, le lecteur doute des éléments surnaturels présentés dans le roman, ce que j’ai adoré !

Le seul bémol que j’ai trouvé peut-être serait le fait que, parce que les personnages tournent en rond dans leur enquête, une partie du roman semble un peu longue. Mais cela ne suffit pas pour gâcher une telle lecture !

 

Donc, un excellent roman qui me donne envie de découvrir d’autres œuvres de cet auteur !

 

SPOILER 1 que ce soit les lucioles ou les enfants qui deviennent des animaux en enfilant les oripeaux. La nature les protège et les guide comme elle peut, j’ai trouvé cela beau. 

SPOILER 2 Je me doutais un peu qu’une partie d’Hugo enfant était passée de l’autre côté et que c’était lui qui avait tué ses parents. J’ai trouvé leur rencontre très émouvante. 

 

#ISBN9782918541721

The Harpy de Megan Hunter

Posté : 12 novembre, 2020 @ 7:49 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Genre : Fantastique, ContemporaineThe Harpy

Editeur : Grove Press

Année de sortie : 2020

Nombre de pages : 202

Titre en français : pas encore traduit

Synopsis : Lucy and Jake live in a house by a field where the sun burns like a ball of fire. Lucy has set her career aside in order to devote her life to the children, to their finely tuned routine, and to the house itself, which comforts her like an old, sly friend. But then a man calls one afternoon with a shattering message: his wife has been having an affair with Lucy’s husband, Jake. The revelation marks a turning point: Lucy and Jake decide to stay together, but make a special arrangement designed to even the score and save their marriage–she will hurt him three times. As the couple submit to a delicate game of crime and punishment, Lucy herself begins to change, surrendering to a transformation of both mind and body from which there is no return.

 

Avis : A VENIR

The Turn of the Screw de Henry James

Posté : 5 septembre, 2020 @ 11:54 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Genre : Nouvelle, Fantastique The Turn of the Screw

Editeur : Dover Thrift

Année de sortie : 1991 [1898]

Nombre de pages : 87

Titre en VF : Le Tour d’écrou

Synopsis : The story starts conventionally enough with friends sharing ghost stories ’round the fire on Christmas Eve. One of the guests tells about a governess at a country house plagued by supernatural visitors. But in the hands of Henry James, the master of nuance, this little tale of terror is an exquisite gem of sexual and psychological ambiguity. Only the young governess can see the ghosts; only she suspects that the previous governess and her lover are controlling the two orphaned children (a girl and a boy) for some evil purpose. The household staff don’t know what she’s talking about, the children are evasive when questioned, and the master of the house (the children’s uncle) is absent. Why does the young girl claim not to see a perfectly visible woman standing on the far side of the lake? Are the children being deceptive, or is the governess being paranoid? By leaving the questions unanswered, The Turn of Screw generates spine-tingling anxiety in its mesmerized readers.

 

Avis : J’ai lu cette nouvelle en prévision de la sortie de la saison 2 de The Haunting of … qui s’appelle donc The Haunting of Bly Manor !

J’attendais tant de cette nouvelle ! Depuis que j’ai appris que la suite de The Haunting of Hill House serait inspirée de cette œuvre, j’avais vraiment hâte de la lire ! Peut-être que j’en attendais beaucoup trop ou que je m’attendais à quelque chose qui se rapproche du roman de Shirley Jackson niveau ambiance. The Turn of the Screw n’avait rien à voir.

J’ai aimé le début et le fait que le premier narrateur nous lise ce que quelqu’un d’autre a écrit – et donc, nous avons un second narrateur, qui est en fait le narrateur central. J’ai aimé que cette nouvelle relève clairement du genre fantastique et que nous ne soyons jamais sûrs que le narrateur est bien fiable. D’étranges événements ont lieu, mais est-ce son imagination ou est-ce réel ?
J’ai également aimé l’espèce de dualité des enfants : SPOILER 1 Dernier élément que j’ai aimé : la relation entre la narratrice et Mrs. Grose. SPOILER 2

La seule scène qui m’a fait peur est SPOILER 3

Mais, plus j’avançais dans ma lecture, plus j’étais déçue.

Le style d’écriture d’Henry James est lourd et j’ai eu du mal à comprendre certaines phrases du premier coup, je devais les relire pour saisir tout à fait le sens. Cela a ralenti ma lecture et ne m’a pas permis d’entrer complètement dans l’histoire. Je m’attendais à quelque chose qui n’est jamais venu. J’ai lu quelque part que cette nouvelle est plus métaphorique que littérale – mais métaphorique pour quoi exactement ? Je n’ai pas saisi.

J’espérais que la maison allait prendre une grande place dans l’histoire, comme c’est le cas de Hill House dans le roman et la série TV. C’est simplement un décor, rien de plus. Une ambiance flotte pendant un moment, mais la maison n’en fait pas partie. Elle n’est rien de plus d’un bâtiment laid pour la narratrice, rien d’obsédant ou d’effrayantSPOILER 4 Je sais bien que toutes les maisons ne peuvent pas être du même calibre qu’Hill House, Eel Marsh House (The Woman in Black) ou Manderley (Rebecca), mais, étant donné que cette nouvelle a été choisie pour être adaptée en une série qui se concentre sur les maisons hantées, je m’attendais vraiment à plus !

Au bout d’un moment, j’ai eu du mal avec le point de vue de la narratrice concernant les enfants. SPOILER 5

La fin … Mais pourquoi ? SPOILER 6

 

Donc, je suis déçue …

 

SPOILER 1 d’un côté, la narratrice les trouve parfaits, elle les idéalise complètement. Ce sont d’innocents angelots, si purs. D’un autre côté, ils ne sont pas du tout innocents et purs. Ils pourraient avoir des liens avec des fantômes et ils peuvent se montrer « méchants » – mais c’est très subtil et jamais vraiment mauvais. 

SPOILER 2 A un moment donné, elles ressemblent à des sœurs. J’ai aimé qu’elles soient si proches et qu’elles se serrent les coudes.

SPOILER 3 celle où Quint apparaît à la fenêtre. Je me suis imaginée à la place de la narratrice et j’ai eu des frissons !

SPOILER 4 seule la description des tours pourrait suggérer quelque chose de plus, mais ce n’est qu’une piste qui n’est pas suivie par la suite.

SPOILER 5 Elle est beaucoup trop « gentille » avec eux, elle les idéalise trop, elle leur pardonne tout. Je ne sais pas si cela fait partie de l’atmosphère ou une façon de montrer qu’ils l’ont charmée, mais, en fin de compte, je n’ai pas aimé cela. Et Miles … Son attitude est si agaçante à un moment donné, même si elle continue à dire qu’il est un ange. Il est arrogant, voilà tout !

SPOILER 6 Le lecteur n’obtient aucune explication, l’histoire complète n’est pas racontée, et Miles meurt ?! Comme ça ?! Peut-être que Quint l’a tué pour enfin le ramener de son côté ? Peut-être que Miss Jessel a fait la même chose à Flora sur la route pour rejoindre son oncle ? Peut-être qu’ils sont morts tous les deux ? Mais POURQUOI finir la nouvelle comme ça ? J’en voulais plus ! Je voulais, peut-être, une dernière rencontre entre la gouvernante et l’oncle ! Même une explication vague ou une théorie ! Le lecteur n’obtient rien à la fin et c’était très frustrant pour moi cette fois.

La Vénus d’Ille suivi de La Partie de tric-trac de Prosper Mérimée

Posté : 13 février, 2020 @ 4:18 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Genre : Nouvelle, FantastiqueLa Vénus d'Ille

Editeur : Le Livre de Poche

Année de sortie : 2019 [1835]

Nombre de pages : 95

Synopsis : « Il est impossible de voir quelque chose de plus parfait que le corps de cette Vénus ; rien de plus suave, de plus voluptueux que ses contours ; rien de plus élégant et de plus noble que sa draperie. » Ainsi en juge l’archéologue venu de Paris pour admirer le remarquable bronze antique mis au jour par M. de Peyrehorade dans son domaine du Roussillon. Cependant, l’ironie méchante exprimée par le beau visage suscite le malaise, non moins que l’inquiétante inscription latine gravée sur le socle de la statue. Les événements des jours suivants confirmeront cette impression …

Dans cette nouvelle aux accents fantastiques, Mérimée, par la voix d’un narrateur qui lui ressemble beaucoup, distille une angoisse qui culmine dans le fatal dénouement.

 

Avis : Cela faisait un moment que je n’avais pas lu de nouvelles fantastiques !

J’ai aimé La Vénus d’Ille : le seul problème, c’est que le titre révèle déjà le rebondissement de l’histoire, en quelque sorte. Le lecteur sait déjà qui sera le coupable s’il arrive quelque chose. Il n’y a donc pas de réel suspense, même si le lecteur peut avoir quelques frissons parfois, surtout quand [SPOILER] le narrateur entend les pas dans l’escalier. [FIN DU SPOILER] Mais, même avec cela, je n’ai pas retrouvé l’atmosphère que j’aime dans les nouvelles/récits fantastiques. C’est bien écrit, mais peut-être trop court pour parvenir à créer une réelle ambiance ?

Pour la seconde nouvelle, « La partie de tric-trac » : à nouveau, une belle écriture, et un récit plutôt engageant ; mais comme la fin est frustrante !! On dirait presque une blague de l’auteur !

Enfin, dans les deux nouvelles, les femmes sont considérées soit comme des femmes au foyer qui n’ont rien à dire sur quoi que ce soit, soit comme des femmes intéressées seulement par l’argent. 

 

Donc, un peu déçue, je m’attendais à davantage de frissons ! 

Thorngrove de Cécile Guillot #plib2020

Posté : 12 janvier, 2020 @ 3:41 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Genre : Fantastique Thorngrove

Editeur : Lynks

Année de sortie : 2019

Nombre de pages : 270

Synopsis : Thorngrove. Sa forêt d’épines. Son manoir abandonné. Sa légende noire. Ses jumelles maudites.
Lorsque Madeline débarque à Oakgrove et s’intéresse d’un peu trop près à Thorngrove, elle déclenche une série d’événements de plus en plus inquiétants. Et lorsque sa sœur est touchée, Madeline se demande quelles forces obscures elle a bien pu réveiller…

Thorngrove. Sa forêt d’épines. Son manoir abandonné. Sa légende noire. On raconte que jadis, des jumelles y ont vécu. Que l’une d’elles est devenue la proie du Malin et a tué sa propre sœur… Qu’elles hantent toujours les lieux.

De nos jours, Madeline débarque à Oakgrove suite à la séparation de ses parents. Quand on lui demande de faire un dossier sur la ville, la jeune fille, curieuse d’en apprendre plus, pense tout de suite à la légende urbaine de Thorngrove. Mais son enquête pourrait bien avoir des conséquences insoupçonnées, menaçant la santé mentale déjà fragile de sa cadette, Meadow. Lorsque celle-ci se met à agir de manière de plus en plus inquiétante, Madeline se demande quelles forces obscures elle a bien pu réveiller… et si les fantômes ne seraient pas réels.

 

Avis : Sélectionné pour le plib 2020, ce livre m’a été offert pour Noël !

Thorngrove avait tout pour me plaire : manoir abandonné, malédiction, forêt sinistre, jumelles. La quatrième de couverture comportait aussi un commentaire de Vincent Tassy disant que l’autrice « modernise à merveille les codes de la littérature gothique« . Je me suis dit que ce serait sans doute un de mes cinq finalistes. Quelle déception 

En essayant de dégager des points positifs pour faire cette chronique, je me suis rendu compte que je n’en trouvais aucun : rien ne m’a plu dans ce roman, et j’en suis sortie agacée. Dès le début, j’ai eu énormément de mal avec le ton, étant donné que nous nous trouvons dans la tête de la narratriceMadeline, une adolescente de 17 ans, il me semble. Le nombre de clichés qu’elle débite, la façon dont elle considère les choses, son ton geignard et son absence de compassion/de compréhension pour les gens qui l’entourent me l’ont très vite rendue antipathique. Je peux comprendre que ce soit une jeune fille qui vit des événements difficiles ; j’ai eu davantage de mal avec une espèce d’hypocrisie que je perçois chez elle, notamment envers sa petite sœur, Meadow – mais j’y reviendrai. Mais cela n’aurait pas suffi à ne pas me faire aimer ce livre. Le ton de Madeline contamine le récit, ce qui fait que je n’ai pas réussi à apprécier l’écriture. Je n’ai pas compris l’emploi de certains éléments, par exemple, les journaux des jumelles André, notamment parce qu’ils ne sont pas réexploités ensuite, pour apporter une explication par exemple.

Ce qui m’a vraiment agacée maintenant : les références à The Haunting of Hill House, que ce soit le livre ou la série TV. Dans le roman de Shirley Jackson, et dans la série qui est adaptée à partir de lui, il existe une atmosphère très particulière, oppressante, une ambiance sombre, très gothique. Ce ne fut pas du tout le cas dans Thorngrove pour moi. Je n’ai pas ressenti d’atmosphère ni d’ambiance, encore moins quand celle-ci est décrite quand les personnages entrent dans la maison. Et je reviens sur l’hypocrisie de Madeline avec sa sœur – hypocrisie qu’elle reconnaît d’ailleurs, heureusement ! Meadow est considérée comme « fragile mentalement », ou même, dit plus crûment à certains moments, comme folle. Et je n’ai pas du tout, mais alors pas du tout, accroché au traitement de la maladie mentale dans ce roman. Il m’a paru trop facile, et m’a dérangée.

Quant à la fin, je l’ai trouvée beaucoup trop rapide et abrupte. Aucune explication n’est fournie, et le lecteur n’a pas le temps d’enregistrer toutes les informations que déjà, le roman est terminé. Je suis donc sortie de ma lecture avec un goût amer, et l’impression de m’être fait avoir. 

 

Donc, une réelle déception. 

 

#ISBN9791097434373

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