Redbluemoon

I found myself in Wonderland.

L’histoire culturelle de Pascal Ory

Posté : 30 juillet, 2014 @ 8:04 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

L'histoire culturelleGenre : Essai, Historique

Editeur : Puf

Année de sortie : 2004

Nombre de pages : 119

Synopsis : L’histoire culturelle est à la mode. Certains s’en agacent, certains mettent en doute son existence. On parle ici de flou conceptuel, là d’impérialisme. Comment, en effet, rendre compte d’un champ d’investigation qui s’étend des arts plastiques aux arts martiaux, de la sensibilité aux parfums à la spiritualité de Saint Louis ? Cet ouvrage apporte quelques réponses simples à ces questions complexes : oui, il est facile de définir l’histoire culturelle – comme une « histoire sociale des représentations ». Oui, il n’est pas difficile d’en reconstituer les origines. On peut en préciser les objets, dans leur cohérence : la cohérence d’un regard sur les sources, sur leur mode de questionnement, qui est, par là, questionnement du monde.

 

Avis : Je pensais que j’allais plus apprécier ce livre que celui que j’ai lu sur Les paradis fiscaux, et finalement, je me suis ennuyée en le lisant …

Je n’ai pas bien suivi ce livre, je m’y suis un peu perdue. La structure était claire, mais je dois avouer que ça ne m’a vraiment intéressé … C’est plus de la théorie que de l’histoire réelle. Ce qui m’a le plus posé problème, c’est la façon d’écrire de l’auteur : il met des virgules partout, cela coupe ses phrases, et je perdais souvent le fil. Ce qui est très bien en revanche, c’est le nombre d’exemples utilisés par l’auteur, cela permet de mieux comprendre ce qu’il dit, de remettre les idées exprimées dans un contexte concret, en pratique plutôt qu’en théorie.

 

En définitive, un livre intéressant mais auquel je n’ai pas su accrocher. Je préfère les livres sur des exemples concrets, j’ai de plus en plus de mal avec la théorie toute simple.

Les paradis fiscaux de Christian Chavagneux et Ronen Palan

Posté : 26 juillet, 2014 @ 3:02 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Les paradis fiscaux Genre : Essai

Editeur : La Découverte

Année de sortie : 2006

Nombre de pages : 114

Synopsis : Le rôle des paradis fiscaux dans la mondialisation est bien plus important que les échos d’évasion fiscale ou de blanchiment d’argent qui nous en parviennent. Qui sait, par exemple, que les îles Vierges britanniques investissent plus en Chine que les Etats-Unis ? Que les îles Caïman sont le quatrième centre financier mondial ? Ce livre précise ce que sont les paradis fiscaux et quelle est l’ampleur du phénomène dans la mondialisation contemporaine. Il retrace les étapes politiques qui ont soutenu leur émergence, à la fin du XIXe siècle, jusqu’au boom depuis les années 1960-1970. Il présente les utilisateurs des paradis fiscaux et les instruments qu’ils mobilisent pour opérer dans l’économie mondiale. Enfin, l’ouvrage analyse les politiques publiques qui ont été menées depuis les années 1920 pour lutter contre ces États parasites et explique pourquoi elles n’ont abouti à rien jusqu’à présent. On y découvrira que l’Union Européenne est aujourd’hui la zone la plus avancée sur la voie d’une possible remise en cause des paradis fiscaux.

 

Avis : Encore un livre pour les cours, et je pensais m’ennuyer à mourir. Il faut dire que les paradis fiscaux ne me passionnent pas vraiment, comme à peu près tout ce qui touche à l’économie. Mais finalement, j’ai appris beaucoup de choses très intéressantes, et surtout des choses que je ne soupçonnais même pas.

Ce livre est divisé en quatre parties pour bien nous faire comprendre ce que sont les paradis fiscaux, comment ils sont apparus, qui les utilisent et les tentatives avortées de lutter contre eux. Quand j’ai acheté le livre, je n’ai pas fait attention à l’édition, et donc je ne me suis pas rendue compte que celle-ci datait de 2006, et donc, ne prenait pas en compte les crises qui ont suivi … Seul un chapitre me manque, je chercherai des articles qui en parlent. Je me suis aperçue en lisant ce livre, je ne connaissais absolument rien aux paradis fiscaux. J’ai été très étonnée de ce que j’ai appris, et je me suis trouvée bien naïve à la fin de l’ouvrage. L’image que l’on nous donne des paradis fiscaux est vraiment faussée, et l’on se concentre sur des paradis exotiques qui sont censés à eux tout seuls regrouper la plupart des capitaux des personnages les plus riches de notre monde. L’image donnée par l’œuvre est très différente. L’histoire des paradis fiscaux est aussi étonnante. Quant aux usagers, on pensait les connaître, et on se rend compte ici qu’on en oublie la majorité, alors qu’il semble évident qu’eux aussi les utilisent. Les institutions internationales tentent de lutter contre eux sans réel résultat, puisque les intérêts personnels de tous ne vont pas dans le même sens, et qu’ils font preuve d’une ironie sans bornes en déclarant qu’il ne reste, en 2006, que cinq paradis fiscaux dans le monde. J’ai donc été vraiment surprise en lisant ce livre, en comparant l’image que nous donnent les médias, et l’image réelle des choses.

Le style de l’auteur est très abordable, il n’y a pas de termes compliqués, pas de formulations de phrases excentriques, ni de pédanterie. Il utilise l’ironie parfois, surtout à la fin du livre, quand il parle des tentatives de lutte contre les paradis fiscaux. Les explications sont claires, la thèse est exposée de façon logique, et il est simple de s’y retrouver.

 

En définitive, un livre qui peut intéresser tout le monde, qui n’est pas très compliqué à comprendre, et qui nous apprend beaucoup de choses, et change notre vision de la finance mondiale.

Histoires de peintures de Daniel Arasse

Posté : 25 juillet, 2014 @ 5:14 dans Avis littéraires, Coup de cœur | Pas de commentaires »

Histoires de peintures Genre : Essai

Editeur : Folio

Année de sortie : 2013

Nombre de pages : 337

Synopsis : Avec l’enthousiasme, l’audace et l’érudition qui, dans la même collection, ont fait le succès d’On n’y voit rien. Descriptions (no 417), Daniel Arasse invite son lecteur à une traversée de l’histoire de la peinture sur six siècles, depuis l’invention de la perspective jusqu’à la disparition de la figure. Evoquant de grandes problématiques – la perspective, l’Annonciation, le statut du détail, les heurs et malheurs de l’anachronisme, la restauration et les conditions de visibilité et d’exposition – mais aussi des peintres ou des tableaux précis, il fait revivre avec perspicacité et ferveur plusieurs moments clés, comme Léonard de Vinci, Michel-Ange, le maniérisme, ou encore Vermeer, Ingres, Manet. Son analyse se nourrit constamment d’exemples concrets – La Madone Sixtine de Raphaël, La Joconde, la Chambre des époux, de Mantegna, Le Verrou de Fragonard… – avant de conclure sur quelques aspects de l’art contemporain. Le lecteur retrouvera le goût de mieux voir de grands épisodes de la peinture, grâce à une approche sensible et ouverte. Toujours il sera surpris, réveillé, entraîné dans un véritable enchantement d’intelligence et d’humour. Ce livre est la transcription de vingt-cinq émissions proposées par l’auteur sur France Culture pendant l’été 2003.

 

Avis : Je devais lire ce livre pour les cours, et, contrairement à certains autres que j’ai à lire, je me suis dit que j’allais bien aimé celui-là, parce que, même si je ne m’intéresse pas autant à la peinture que je le devrais, j’adore lire des ouvrages qui en parlent. De plus, la couverture m’a intrigué, m’a semblé assez énigmatique (une photographie pour un livre sur la peinture ?)

J’ai vraiment beaucoup aimé ce livre, et j’ai appris des tas de choses, que ce soit sur l’histoire de la peinture ou sur des œuvres en elles-mêmes. Un feuillet au milieu du livre montre les principales peintures évoquées par l’auteur. De nombreux tableaux sont cités, et l’auteur m’a donné envie d’aller chercher ceux qui n’étaient pas représentés. Il m’a également donné envie de me documenter sur plusieurs peintres, tableaux et de lire certains ouvrages qu’il cite comme étant des références importantes. Sa passion du détail nous rend curieux, et nous pousse à être plus attentif, à mieux regarder ce qui entoure pour qu’aucun détail, même s’il ne semble pas avoir d’importance, ne nous échappe. Le style de l’auteur n’est ni ampoulé, ni soutenu, ni laxiste. C’est un style facile à suivre, clair, net et précis, qui ne prend pas de voies détournées pour nous faire comprendre ce qu’il veut dire. On comprend facilement également que le métier de l’auteur lui tient à cœur, et qu’il y a vraiment consacré toute sa vie. J’ai vraiment eu de la peine pour lui avec le chapitre de la thèse volée. C’est aussi ce que j’ai aimé dans ce livre : l’auteur nous fait part de ses expériences personnelles, nous parle de lui, de sa vie, de comment il a découvert certaines œuvres, et aussi, de comment il a choisi ce métier. Je pense que je lirai d’autres livres de Daniel Arasse, et j’espère qu’ils seront aussi captivants que celui-ci !

J’ai été interpellée par le nombre de fois où l’auteur parle de ses lectures. Il semble qu’il se soit cultivé lui-même en même temps que ses cours, et qu’il ait ainsi développé ses propres idées. Avec ce livre, on comprend l’importance de la curiosité, de l’envie d’en savoir plus et de chercher de son côté. L’auteur nous incite d’ailleurs à faire la même chose dans un passage du livre.

 

En définitive, un livre vraiment très intéressant, qui nous apprend beaucoup de choses, mais qui nous apprend aussi à regarder, et nous montre l’importance de la lecture et de l’apprentissage par soi-même.

Secrets d’Histoire, tome 2 de Stéphane Bern

Posté : 22 mai, 2014 @ 2:41 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Secrets d'Histoire tome 2Genre : Historique, Essai

Editeur : France Loisirs

Année de sortie : 2012

Nombre de pages : 351

Synopsis : Complots politiques, affaires de mœurs, scandales judiciaires, l’Histoire est un éternel recommencement, un extraordinaire roman vrai, que Stéphane Bern a découvert dès sa plus tendre jeunesse en dévorant les œuvres d’Alexandre Dumas. Dans ce livre, il évoque 34 histoires ténébreuses sur lesquelles on s’interroge toujours. De l’affaire des poisons à celle du collier de la Reine, de la malédiction de Toutankhamon aux « rois maudits » en passant par l’assassinat d’Henri IV, l’identité de Kaspar Hauser, l’enfant sauvage, de Dracula ou de Jack l’éventreur, la disparition de Saint-Exupéry, les amours de François Ier, la mort de Descartes ou d’Agnès Sorel, les bâtards de Louis XIV et de Napoléon Ier, les monstruosités des Borgia … Stéphane Bern nous raconte avec passion et talent ces grandes énigmes du passé où la comédie humaine prend toute sa dimension.

 

Avis : J’étais contente de retrouver Stéphane Bern pour ces nouvelles histoires toutes plus intéressantes les unes que les autres ! J’avais hâte de lire la suite de ses recherches sur les énigmes de l’Histoire, pour la plupart non résolues. Encore une fois, j’ai beaucoup aimé, peut-être un peu moins que le premier parce que je connaissais déjà certaines énigmes, mais c’est toujours intéressant d’approfondir !

J’ai encore appris pas mal de choses sur des sujets variés. Par exemple, je ne savais rien de la mort de Descartes, et je ne connaissais pas du tout Kaspar Hauser. Par contre, je connaissais déjà certains points d’histoire, comme dans les chapitres sur Louis XIV, ou celui sur Dracula. Ce livre permet vraiment de s’ouvrir au monde, de s’interroger sur le passé, et de réfléchir à tous ces points d’interrogation qui jalonnent l’Histoire. En lisant ce deuxième tome, je me suis trouvée bien ignorante sur la majorité des dynasties royales présentées (excepté la France, encore heureux !), et j’ai découvert des choses que je ne soupçonnais même pas, comme (j’ai un peu honte de l’avouer, parce que ça a l’air super connu) l’affaire du collier de la Reine. J’ai pourtant lu une biographie de Marie-Antoinette et je n’en avais jamais entendu parler ! J’ai aussi découvert l’histoire d’Edouard VIII et un pan de celle de Victoria que je trouve très intéressantes, et qui me donnent encore plus envie d’approfondir mes connaissances (bien minces) sur l’histoire de l’Angleterre ! On peut vraiment dire que Stéphane Bern nous révèle la petite histoire de l’Histoire !

J’ai trouvé moins de répétitions cette fois, comparé au premier tome. Les histoires restent souvent mystérieuses, mais de multiples hypothèses sont avancées, et celles qui sont impossibles sont finalement rejetées. Cela donne vraiment envie de découvrir le fin mot de l’histoire, et c’est assez frustrant de découvrir qu’il est rare qu’elles en aient un ! On peut aussi se l’imaginer, mais c’est moins bien que de la connaître. Certaines histoires paraissent aussi assez louches ou un peu tarabiscotées. On se rend facilement compte pourquoi en lisant le chapitre. Souvent, on ne s’était pas posé la question, et pourtant la réponse – plus souvent ici l’absence de réponse – est très intéressante et donne envie d’en savoir encore plus.

Enfin, les personnages abordés ici, qui qu’ils soient, sont montrés sous un autre jour. Certains, qui étaient dans l’ombre comme Harriet Howard, sont mis en pleine lumière ; d’autres, très célèbres, comme Napoléon Bonaparte ou Marie-Antoinette, sont remis en question, ou l’on se demande si tout ce qui leur est arrivé était vraiment un hasard. On prend certains personnages en grippe, d’autres nous semblent attachants, et l’on se dit qu’on aimerait bien lire le tome suivant !

 

En définitive, un deuxième tome toujours aussi intéressant, qui donne envie d’en savoir plus et de mieux s’intéresser à l’Histoire, que ce soit celle de notre pays ou des autres. J’ai vraiment hâte de lire la suite, et j’espère que ce n’est pas fini de sitôt !

Sur Racine de Roland Barthes

Posté : 20 avril, 2014 @ 8:41 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Sur RacineGenre : Essai, Théâtre

Editeur : Points

Année de sortie : 2005

Nombre de pages : 167

Synopsis : Parler de Racine, ce n’est nullement proposer une vérité définitive de Racine, c’est participer à notre propre histoire en essayant sur Racine notre langage : celui qui est utilisé ici doit à la psychanalyse et au structuralisme, sans cependant prétendre les accomplir l’une et l’autre.
Voici donc réunis des textes qui constituent finalement une réflexion sur la critique littéraire, soit d’une façon directe lorsque l’auteur demande à la critique universitaire d’assumer la psychologie sur laquelle elle se fonde, soit indirectement, lorsqu’il confronte Racine à l’un des langages possibles de notre temps.

 

Avis : En étudiant la littérature, comment ne pas passer par Roland Barthes ? Il semble avoir écrit sur tout, et donc sur le théâtre aussi. J’appréhendais parce que j’ai déjà lu du Barthes et c’est … souvent incompréhensible.

Dans ce livre, j’ai trouvé énormément de choses intéressantes, et j’ai (pratiquement) tout compris. Il est divisé en trois parties : L’homme racinien, Dire Racine et Histoire ou littérature ? J’ai préféré la première partie, sans doute parce qu’elle parle clairement des œuvres et des personnages créés par le dramaturge. L’analyse est très fine, mais on sent clairement l’influence de la modernité et celle de la psychanalyse. Peut-être un peu trop. Ce n’est plus objectif (est-ce que cela l’a déjà été ?) et on sent que quelque chose est délaissé, oublié, remplacé.

C’est ce livre qui a déclenché la querelle de la Nouvelle Critique. Vivant à notre époque, il est compliqué de comprendre pourquoi : sans doute parce que les codes ne sont pas du tout les mêmes, peut-être parce que les lectures psychanalytiques des œuvres classiques ne sont pas acceptées, ou encore parce que les analyses n’ont jamais été aussi loin. Difficile de savoir.

Les « résumés » des pièces de Racine dans la première sont ce qui m’a le plus intéressée. Ils semblent expliquer pas mal de choses dans les œuvres que j’ai lues, et on découvre des choses que l’on aurait jamais pensé trouver. Aussi, on se rend compte que, souvent, l’on ne lit pas du tout comme les théoriciens : ce que Barthes se dit sur Bérénice ou Phèdre par exemple, souvent, je ne me le suis pas dit. Il est vrai que Bérénice se fait clairement chasser, et que Phèdre incarne un monstre et une victime à la fois, mais certaines théories sont vraiment poussées, et le lecteur lambda ne peut certainement pas se dire ce genre de choses à la lecture des textes. Parfois, je me dis que le lecteur est quand même le plus important car, sans lui, il n’y aurait pas de lecture : alors pourquoi chercher à théoriser ? Bien sûr, la théorie est très intéressante, et explique beaucoup de choses, mais elle n’est pas toujours nécessaire pour la lecture. Elle sert parfois à comprendre ce que l’on ressent, par exemple, quand on lit un poème et qu’on se dit qu’il est magnifique, ou quand on sent une certaine poésie dans un roman ; mais je pense qu’elle ne doit pas empiéter sur le territoire de la lecture.

Les deux autres parties sont plus complexes à appréhender et m’ont clairement moins intéressée. J’avoue que je n’aime pas trop chercher à savoir ce qui se cache derrière un auteur, je préfère laisser faire le texte, et j’aime lire par moi-même, sans analyse et sans théorie.

 

En fin de compte, un livre intéressant, mais pas abordable pour tout le monde, et qui laisse une vision très particulière des pièces de Racine.

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