Redbluemoon

I found myself in Wonderland.

The Happiness Equation: Want Nothing + Do Anything = Have Everything de Neil Pasricha

Posté : 22 juin, 2017 @ 3:01 dans Avis littéraires, Coup de cœur | Pas de commentaires »

Genre : Psychologie, Essai The Happiness Equation

Editeur :Vermilion

Année de sortie : 2017 [2016]

Nombre de pages : 269 (+ 6) 

Titre en français : Pas encore traduit

Synopsis : The Happiness Equation is the result of an unrelenting search, over more than a decade, to hack human happiness. It contains the collective wisdom of hundreds of positive psychologists, dozens of Fortune 500 CEOs and thousands of personal interviews.

Turning to a wide range of sources - from the Buddha to Vonnegut and from Hitchcock to Home Alone - Neil Pasricha focuses on one life-changing question:

What is the formula for a happy life?

This book has the answers.

The Happiness Equation will teach you:

  • How to make more money than a Harvard MBA
  • What the healthiest hundred-year-olds teach us about retirement
  • How to add one hour to your day with only one small change
  • The one thing many billionaires want but cannot have

And much, much more.

 

Avis : Je m’intéresse de plus en plus à la pensée positive, et j’ai été intriguée, en commandant The Book of Awesome, de voir que Neil Pasricha avait écrit un autre livre, cette fois encore – si on peut dire – sur le bonheur.

Dans les deux ouvrages de pensée positive que j’ai, il est question de la mauvaise presse que connaît le bonheur. C’est soit ringard d’être heureux, soit impossible. Et ça ne s’apprend pas, encore moins dans un livre. Ok, dans ce cas, comment être pleinement heureux ? Et pourquoi n’y arrive-t-on pas ? Si c’est si facile, si ça ne s’apprend pas, alors, tout le monde devrait l’être non ? La pensée positive, dans les livres que j’ai en tout cas, explique que le bonheur n’est pas inné, qu’il s’apprend. Et je suis assez d’accord. Les gens heureux font des choses qui les rendent heureux. Bien sûr, cela ne veut pas dire qu’on est heureux tout le temps, qu’on n’a pas de baisse de moral, ou de petites rechutes ; cela veut dire qu’on se rend compte qu’on est dans une de ses phases, et que l’on fait des efforts pour en sortir. Donc, le bonheur demande des efforts. Et j’étais intéressée par « l’équation » du bonheur de Neil Pasricha.

Il explique, dès le début, que le lecteur ne sera peut-être pas d’accord avec lui sur tout tout de suite, qu’il lui faudra quelques relectures pour changer sa façon de voir la vie et certains concepts mentionnés. Puis, le lecteur trouve le sommaire de son livre, divisé en trois parties : Want Nothing, Do Anything et Have Everything. L’auteur parle de secrets pour être plus heureux. Et je me suis rendue compte, en lisant, que j’avais déjà amorcé une espèce de changement avant même la lecture du livre, parce que j’avais déjà décidé de changer. Je me suis rendue compte que je savais déjà certaines choses, comme le fait que le cerveau est fait pour se concentrer sur les émotions négatives parce que l’homme préhistorique avait constamment besoin d’être aux aguets. J’ai appris des choses aussi, et j’ai aimé les nombreuses références de Neil Pasricha, que ce soit Barack Obama, Gandhi, Buddha, ou Karl Vonnegut. Deux poèmes se trouvent dans le livre, If de Rudyard Kipling et « Leisure » de W. H. Davis, ainsi que des extraits d’Alice’s Adventures in Wonderland et des vignettes de BD. 

Rien qu’en achetant le livre, j’avais déjà envie d’un changement, et d’essayer d’être plus heureuse, donc, en un sens, j’étais déjà convaincue. Mais l’argumentation de l’auteur est sensée, claire, il explique tout convenablement, avec le même humour que dans The Book of Awesome, et toujours en interpellant le lecteur, en lui parlant, comme si l’auteur dialoguait véritablement avec le lecteur, ce que j’apprécie énormément quand je lis. Il nous fait réfléchir sur ce que l’on pense établi, sur des notions récentes que l’on pense immuables, et, même si l’on est réticent au début, au fil de l’explication, on comprend que ce que dit l’auteur est évident, et qu’on s’en serait rendu compte le moment venu, c’est-à-dire, trop tard. Il parle d’argent, de retraite, de famille, de notre société, qui s’est peu à peu transformée en une culture du « toujours plus », une culture de l’apparence et de celui qui réussit le mieux financièrement parlant. Je ne vais pas vous donner les neuf secrets pour être heureux, parce qu’il faut lire l’explication pour bien comprendre, pour laisser l’idée décanter, et pas simplement lire les titres, jeter le livre, et se dire que c’est n’importe quoi de toute façon, que ça ne marchera jamais. Sans efforts, ça ne marchera jamais en effet. Mais on peut toujours essayer !

 

Donc, complètement convaincue par ce livre qui devient un coup de cœur ! A garder près de soi en cas de rechute !  

The Novel Cure: An A-Z of Literary Remedies d’Ella Berthoud et Susan Elderkin

Posté : 15 mai, 2017 @ 1:40 dans Avis littéraires, Coup de cœur | Pas de commentaires »

The Novel Cure Genre : Essai

Editeur : Canongate

Année de sortie : 2015

Nombre de pages : 444

Titre en français : Remèdes littéraires : Se soigner par les livres

Synopsis : This is a medical handbook – with a difference. Whether you have a stubbed toe or a severe case of the blues, within these pages you’ll find a cure in the form of a novel to help ease your pain. You’ll also find advice on how to tackle common reading ailments, such as what to do when you feel overwhelmed by the number of books in the world, or you have a tendency to give up halfway through. When read at the right moment, a novel can change your life. The Novel Cure is an enchanting reminder of that power.

 

Avis : Je suis toujours en quête de livres, et j’avais cherché des ouvrages sur les livres, des auteurs qui donnent des recommandations. Je suis tombée sur de nombreux résultats, dont The Novel Cure !

L’idée de remèdes littéraires aux maux de la vie m’a plu : après tout, la littérature nous « sert » dans la vie de tous les jours, même si ce n’est pas son but initial ! Les auteures reconnaissent, bien sûr, que ce n’est pas toujours vers elle que l’on se tourne quand on rencontre ce genre de problèmes/crises/événements ; pourtant, elles se font un devoir d’aider le « patient » au maximum, avec plusieurs recommandations pour une seule entrée parfois, selon la gravité du cas, ou selon le point de vue. J’ai aimé aussi le fait que la nature des problèmes traités soient diverses, à la fois physiques et émotionnelles : on peut trouver un remède pour le mal de tête, un contre le cancer, et un pour le deuil. Bien sûr, les auteures expliquent que l’on ne guérit pas forcément, mais que la littérature peut aider à remonter la pente, à accepter une situation, ou, tout simplement, à ne pas se sentir seul. Je ne savais pas que le métier de « bibliothérapiste » existait – il ne doit pas exister beaucoup en France je pense ! – et je trouve ce métier génial ! Recommander des livres à des gens selon leurs goûts, leur vie, leurs problèmes actuels, c’est exactement ce que j’aimerais faire !!

Qui dit « remède » dit souvent « problème », donc « négatif » ; ce livre nous permet de voir le bon côté des choses, ou, dans tous les cas de rester positif. Les auteures ont injecté, dans leurs articles, de l’humour, ce qui est très agréable ! J’ai aussi aimé leur façon de reprendre parfois la manière d’écrire d’un auteur pour parler de son livre, ou leur concision quand c’était nécessaire – notamment pour le mal de tête !

Bien sûr, ce livre est médical, mais c’est aussi et surtout un livre de recommandations littéraires : ma wish-list a littéralement explosé ! Les auteures savent mettre les livres qu’elles recommandent en avant, mais elles mettent aussi en garde le lecteur quand c’est nécessaire, par exemple, avec American Psycho de Bret Easton Ellis ou Requiem for a Dream de Hubert Selby Jr.. Enfin, grâce à elles, j’ai découvert des livres et des auteurs que je ne connaissais pas du tout ! Ce que j’ai aussi apprécié, c’est qu’il n’y ait pas que des Anglais et des Américains : certes, ils sont majoritaires, mais les auteures sont anglaises, donc cela paraît logique ! Il y a tout de même des auteurs de nationalité différente : français, suédois, grecs, italiens, allemands, etc. A noter aussi, pendant la lecture : ce livre donne ENORMEMENT envie de lire ! J’ai interrompu sa lecture à deux reprises pour me plonger dans de la fiction !

Dernière petite remarques : des petits spoilers par-ci, par-là. Souvent, ils ne sont pas trop importants, mais cela arrive, notamment pour Anna Karénine : si je ne l’avais pas encore lu, je leur en aurais voulu !!

 

Donc, un excellent livre de recommandations - je vérifierai si elles fonctionnent ! Indispensable pour les bibliophiles convaincus du pouvoir de la littérature ! A garder sur son chevet !

Danse Macabre de Stephen King

Posté : 24 avril, 2017 @ 7:29 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Danse Macabre Genre : Essai, Horreur

Editeur : Hodder & Stoughton

Année de sortie : 2012

Nombre de pages : 460

Titre en français : Anatomie de l’horreur (en deux tomes)

Synopsis : There is a reason why Stephen King is one of the bestselling writers in the world, ever; Described in the Guardian as an author who ‘knows how to engage the deepest sympathies of his readers’, Stephen King writes books that draw you in and are impossible to put down.

It was not long after Halloween when Stephen King received a telephone call from his editor. ‘Why don’t you do a book about the entire horror phenomenon as you see it? Books, movies, radio, TV, the whole thing?’

The result is this unique combination of fantasy and autobiography, of classic horror writing honed to an unforgettable edge by the bestselling master of the genre.

DANSE MACABRE ranges across the whole spectrum of horror in popular culture from the seminal classics of Dracula and Frankenstein. It is a charming and fascinating book, replete with pertinent anecdote and observation, in which Stephen King describes his ideas on how horror works on many levels and how he brings it to bear on his own inimitable novels.

 

Avis : Je déteste les films d’horreur. Alors pourquoi ai-je lu ce livre ?

D’abord, si je déteste les films d’horreur, c’est parce que, souvent, je ne les vois que comme des occasions de voir de la boucherie et du sang, sans histoire, et donc, sans intérêt. Et pourtant, je me suis toujours demandée ce qui pouvait attirer tant de gens vers ces films. Quand j’ai vu que Stephen King avait publié un essai sur le genre horrifique - films, livres, etc -, je me suis dit que je pourrais le lire, que peut-être, je comprendrais ce qu’il y a de si fascinant dans l’horreur, ce qui attire certains de mes amis, ce qui fait que ce sont de grands films. Eh bien, j’ai compris.

Et je suis vraiment contente d’avoir lu ce livre ! J’ai une vision tout à fait différente de l’horreur après l’avoir refermé, même si je pense que tout le monde n’a pas la même façon de considérer ce genre que l’auteur. Bien sûr, comme il parle de sa propre vision de l’horreur, Stephen King parle de lui ici, il évoque certaines anecdotes personnelles qui expliquent pourquoi il écrit des histoires d’horreur, pourquoi il est fan des films d’horreur. J’ai trouvé son essai passionnant – même si, à certains moments, je l’ai trouvé un peu plus long, mais j’expliquerai pourquoi ensuite ! Il rend le genre bien plus profond que juste des litres d’hémoglobine ; il nous fait réfléchir sur ce qui nous fait véritablement peur dans ces histoires, sur ce que ces films/livres représentent réellement, comment nous les voyons. Il étudie ainsi plusieurs films et livres un peu plus en détail par rapport à d’autres, en nous montrant pourquoi ils parviennent à nous faire peur - et ce, en nous spoilant la plupart du temps, à mon grand regret ! Il passe par Dracula, Frankenstein et Dr. Jekyll and Mr. Hyde, ce qui m’a ramené à mon mémoire, confirmant des idées, en ajoutant d’autres. Ces livres sont parmi mes préférés, et ils sont classés dans le genre horrifique, ce que je n’avais jamais vraiment remarqué avant de commencer à travailler sur eux. De plus, il évoque les contes de fées, ce qui peut paraître complètement hors de propos, mais qui ne l’est absolument pas ! J’ai adoré découvrir ce point de vue original, presque paradoxal, et qui pourtant, tient parfaitement la route ! Ce que j’adore aussi dans ce livre, ce sont les tonnes de références que King nous donne ! Ma wish-list a encore explosé avec le nombre de livres que j’y ai ajouté ! Concernant les films, c’est plus compliqué : j’ai plusieurs phobies, dont l’une est le sang ; compliqué quand on veut regarder un film d’horreur ! J’en ai regardé trois : The Grudge, que je n’ai pas réussi à regarder tout le long et qui m’a fait faire des cauchemars pendant des mois ; Scream 4, que j’ai vu au cinéma – quelle idée débile j’ai eu ! ; la tétralogie Alien (à la suite, je précise …), parce que mon compagnon est fan et qu’il voulait absolument que je les vois : résultat, un coussin entre les mains au cas où, et des cris réguliers à chaque fois qu’il y avait du sang – et ces passages sanglants sont nombreux ! Et pourtant, j’ai beaucoup aimé cette dernière série, malgré la peur et les séquences que je n’ai pas réussi à regarder. Stephen King parle du premier Alien, qui était sorti à l’époque où il publie le livre – 1981 -, et le classe parmi les vingt films qui font véritablement peur, pas seulement à cause des aliens en tant qu’êtres physiques, mais pour l’idée d’un être qui se sert des humains pour vivre avant de les tuer – de manière assez dégoûtante, avouons-le – et qui va être ramener sur Terre par le Stromono si les membres d’équipage ne sont pas capables de l’abattre ; également pour l’idée de scientifiques fous qui veulent étudier la créature extraterrestre, au risque de cause la mort de l’équipe chargée de transporter l’être jusque sur Terre, et sans se rendre compte que l’espèce humaine elle-même est en danger. Bientôt sort Alien 5 : Covenant ; mon compagnon m’a déjà proposé d’aller le voir, mais je me demande si j’aurais le courage d’y aller ! Avec cet exemple d’Alien, Stephen King nous montre que les films d’horreur font peur parce qu’ils touchent à des points de pression chez nous, à des choses qui nous terrifient mais qui sont enfouies en nous, que l’on ne veut pas voir en face, comme c’était déjà le cas avec les trois premiers romans dont il parle. J’ai apprécié le fait que Stephen King ne parle, en fait, pas que de l’horreur : il mentionne aussi la science-fiction et la Fantasy qui sont, pour lui, souvent associées à l’horreur ; et je me suis vite rendue compte qu’il avait raison ! Il mentionne aussi le fait que ces trois genres ne soient pas considérés comme de la littérature, soient même mal vus par les critiques, les institutions, etc. Cette façon de diviser la littérature m’a toujours agacé : je considère la Fantasy et la science-fiction comme faisant partie intégrante de la littérature, et pourquoi l’horreur n’y aurait-elle pas sa place ? Ces genres aussi demandent une « analyse », cachent quelque chose de plus que juste une histoire de surface. Eux aussi méritent leur place dans nos bibliothèques ! Enfin, ce que j’ai également beaucoup apprécié dans ce livre, c’est l’écriture de l’auteur : Stephen King s’adresse à son lecteur tout le long, tantôt comme à un invité, tantôt comme à un ami, mais surtout, il reprend la métaphore de la danse du début à la fin, ce qui m’a semblé étrangement poétique de sa part. Il prend la main du lecteur, et le guide à travers la danse macabre du genre horrifique. Il est vrai que, comme il le dit, il marche parfois sur nos pieds, mais il est pardonné, car c’est une maladresse, et non une intention malveillante. Il ne cesse de répéter qu’il ne veut surtout pas être poncif, nous faire un sermon, nous montrer qu’il est un expert ; il veut simplement nous faire part de ses idées, mais surtout, nous faire entrer dans le monde de l’horreur et tenter de nous le faire comprendre. Il donne aussi clairement son avis, qu’il soit positif ou négatif : il peut nous dire beaucoup de bien de certains auteurs, et descendre en flèche d’autres en une seule phrase !

Passons maintenant à de petites remarques négatives ! N’ayant pas vu / lu les films / livres dont parle l’auteur, comme je l’ai dit, il m’a spoilé la majorité d’entre eux. Cela ne me dérange pas pour les films, que je n’avais pas vraiment l’intention de regarder ; beaucoup plus pour les livres, qui m’ont vraiment intéressé pour la plupart d’entre eux ! Bien sûr, ces spoilers étaient inévitables, donc ce n’est pas vraiment la faute de l’auteur, plutôt la mienne de ne pas les avoir lus avant. Parfois, j’ai aussi senti que l’essai était vraiment fait pour les fans de l’horreur : je ne connaissais pas la majorité des références données, et j’ai parfois perdu dans le livre, notamment à cause de certains termes spécifiques, ou dans certains passages où l’auteur se concentre sur un film, ou sur une série – par exemple, The Twilight Zone – ; il fallait des connaissances préalables que je n’avais pas pour tout comprendre. Enfin, cet essai date de 1981 : de nombreux films et livres horrifiques sont sortis depuis, et j’ai l’impression que certaines remarques de King sont dépassées parce qu’elles ont été résolues entre temps ; par exemple, son regret que la radio ne diffuse plus d’histoires d’horreur peut être pallié par l’audiobook, qui permet de retrouver les sensations ressenties lors des émissions de radio. J’aimerais avoir l’avis de King sur la plupart des œuvres qui sont sorties entre temps : Dracula de Coppola – réalisateur que l’auteur semble véritablement apprécier -, les autres Alien, The Grudge (parce que ce film m’a vraiment fait peur !), mais aussi certains romans, comme les derniers qu’il a écrits, ou Maudits de Joyce Carol Oates – il la mentionne aussi. Aussi, il parle beaucoup des peurs de la société de l’époque, en évoquant de nombreux événements qui ont marqué le genre horrifique : lancement de Spoutnik par les Russes, assassinat de Kennedy, assassinat de Martin Luther King, le massacre de Johnstown ; j’aimerais savoir en quoi l’horreur a évolué maintenant, avec le 11 septembre par exemple. Ce serait formidable d’avoir une version moderne de cet essai ; bien sûr, cela représente un travail colossal, mais je ne peux m’empêcher de l’espérer !

Stephen King conclut avec un chapitre sur la moralité et la magie, en donnant des exemples d’écrivains du genre horrifique à qui des journalistes ont posé des questions du genre : « Comment justifiez-vous de prospérer grâce aux peurs des autres ? » Ce dernier chapitre est composé lui-même de « chapitres » où s’entremêlent la prose de King et des faits-divers dans lesquels des romans ou films d’horreur sont impliqués. Mais n’est-ce pas trop facile de dire que certaines personnes peuvent se servir de la fiction pour commettre des meurtres ? Elles les auraient commis de toute façon, de manière moins originale parce que sans l’appui du film ou du livre, mais elles l’auraient fait. La responsabilité n’est alors pas celle de l’auteur, mais celle de la personne qui s’est mis en tête de refaire ce qu’elle a vu. Stephen King voit plutôt l’horreur comme une catharsis, comme une façon de se faire peur pour éviter d’avoir peur de la réalité, mais aussi, comme l’expression de l’imagination de l’auteur, sa capacité à redevenir un enfant, à retrouver la magie de l’enfance, son innocence et sa crédulité face à quelque chose qui lui fait peur. Le livre s’achève sur une liste de films et de livres, la dernière que je vais m’empresser de regarder après cette chronique, pour achever de faire déborder ma wish-list ! 

 

Donc, un essai convaincant, qui me fait voir le genre horrifique différemment, et qui me pousse à essayer de lire certains chefs-d’œuvre du genre !

L’Empire des signes de Roland Barthes

Posté : 5 avril, 2017 @ 8:07 dans Avis littéraires | 2 commentaires »

Genre : Essai L'Empire des signes

Editeur : Points (Essais)

Année de sortie : 2007

Nombre de pages : 152

Synopsis : « Ne décrivant ni ne définissant, le haïku (j’appelle ainsi finalement tout trait discontinu, tout événement de la vie japonaise, tel qu’il s’offre à ma lecture), le haïku s’amincit jusqu’à la pure et seule désignation. C’est cela, c’est ainsi, dit le haïku, c’est tel. Ou mieux encore : Tel ! dit-il, d’une touche si instantanée et si courte (sans vibration ni reprise) que la copule y apparaîtrait encore de trop, comme le remords d’une définition interdite, à jamais éloignée. Le sens n’y est qu’un flash, une griffure de lumière. »

 

Avis : Je devais lire ce livre pour assister à une conférence dessus ; je l’ai lu après …

mais heureusement, parce que je n’aurais sans doute pas aimé sans les quelques éclairements apportés par le conférencier. Ici, Barthes nous dit, dans une sorte de préface, que le pays dont il parle est un Japon fictif, son Japon en quelque sorte, et le lecteur s’en rend bien compte au cours de la lecture : la vision littéraire de l’auteur envahit tout ce qu’il dit. Mais surtout, sa théorie structuraliste est appliquée au Japon : comment peut-on faire cela ? C’est un pays : tout ne peut pas être lu comme un texte. J’ai trouvé que c’était trop. De plus, ce Japon est censé être fictif, mais l’auteur parle tout de même de faits, d’événements qui sont arrivés, et il se permet de faire des affirmations qui laissent le lecteur coi. On ne peut pas nier, bien sûr, qu’une partie de son ouvrage est poétique, notamment quand il parle de la paupière des Japonais, qui est comme tracée au pinceau, mais sa théorie, et sa manière assez alambiquée d’écrire, ruine ce qui aurait pu être un beau livre. Dommage. Il semble que le seul livre que je puisse aimer de lui est Fragments d’un discours amoureux !!

 

Donc, globalement déçue, j’ai fini avec un bon mal de tête !!

Vivez mieux et plus longtemps de Michel Cymes

Posté : 3 avril, 2017 @ 2:07 dans Avis littéraires, Coup de cœur | Pas de commentaires »

Genre : Essai, Développement personnel Vivez mieux et plus longtemps

Editeur : Le Livre de Poche

Année de sortie : 2017

Nombre de pages : 239

Synopsis : La santé est un capital qu’il nous faut chérir en permanence pour qu’il ne se dilapide pas. En tout cas pas trop vite … Convaincu que nous pouvons rester vigilants tout en continuant à nous faire plaisir, Michel Cymes nous rappelle, dans un ouvrage mûri de longue date, et avec bonne humeur, des principes simples mais vertueux, faciles à mettre en pratique quel que soit notre âge.

  • Une approche déculpabilisante qui permet à chacun de se prendre davantage en charge et de modifier en douceur son mode de vie.
  • Une multitude de conseils, d’habitudes préventives à adopter dans divers domaines (alimentation, forme physique, psychologie, etc).

« 1001 recettes pleines d’humour et de bon sens par la star des médecins. » François Cote, Valeurs actuelles.

 

Avis : Depuis sa sortie, je voulais lire ce livre ; je l’ai croisé en poche, je l’ai aussitôt pris, et aussitôt lu !

Je pense vraiment que Vivez mieux et plus longtemps peut aider son lecteur à prendre des bonnes habitudes, à manger plus sainement, mais aussi à reprendre confiance en soi, à reprendre notre vie en mains, à comprendre qu’on peut le faire, même si ça nous paraissait infaisable. On apprend beaucoup de choses, sur le tabac et l’alcool, pour ceux qui ne le savaient pas, sur les aliments et ce qu’ils peuvent nous apporter, sur nos habitudes aussi, en quoi elles sont mauvaises, comment on peut les changer – on se reconnaît dans ce que Michel Cymes dit parfois -, sur le sport aussi, qui revient dans tout le livre : il est la solution à beaucoup de questions et problèmes. Bien sûr, ce livre n’est efficace que si le lecteur l’utilise ; on peut dire tout ce qu’on veut après l’avoir lu : « ça ne marche pas », ou « ça ne marchera jamais », mais le fait est que sans efforts, bien sûr, ça ne marchera jamais ! De plus, l’écriture de Michel Cymes est agréable, il met une touche d’humour dans son essai, il est loin d’être moralisateur, et se place sur le même plan que le lecteur, puisqu’il nous parle lui aussi de ses défauts. Enfin, le livre est divisé en sections, et en  »chapitres » ou paragraphes, qui permettent de s’y retrouver facilement, et de retourner à certaines parties, celles qui l’aideront le mieux.

 

Donc, un livre intéressant, qui aidera son lecteur s’il suit ses conseils.

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