Redbluemoon

I found myself in Wonderland.

Chats extraordinaires illustrés de Dorica Lucaci

Posté : 16 novembre, 2017 @ 11:25 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Genre : Essai Chats extraordinaires illustrés

Editeur : Editions de l’Opportun

Année de sortie : 2017

Nombre de pages : 181

Synopsis : De l’Egypte des pharaons à la France de Richelieu, des Templiers aux cours royales, les chats s’invitent bien souvent dans les coulisses de l’Histoire. Et ce ne sont pas Churchill, Newton, Marie-Antoinette, Malraux, Clemenceau ou de Gaulle qui diront le contraire ! Témoins privilégiés, acteurs incontournables ou même héros intrépides, les chats extraordinaires de Dorica Lucaci vont vous épater et leurs histoires, vous étonner.
Délicieusement illustrés par les aquarelles d’Isabelle Fregevu-Claracq, les récits de ces incroyables félins font la part belle au courage et à l’élégance du compagnon préféré des grands de ce monde.
Chats de guerre ou chats de l’espace, chats maudits ou chats chéris, quelle galerie de portraits attachants !

 

Avis : Je me suis dit qu’un petit livre détente pendant ma lecture de Dictionnaire amoureux du Ciel et des Etoiles ne me ferait pas de mal, alors j’ai choisi Chats extraordinaires illustrés de Dorica Lucaci !

Ce n’est plus un secret : j’adore les chats, et en apprendre plus sur eux est toujours un plaisir ! J’ai aussi lu cette année Petit dictionnaire amoureux des chats dont je garde un très bon souvenir, et que je feuillette souvent en passant. Ici, je me suis dit que ce serait plutôt léger, et pourtant, l’auteur s’est documenté pour écrire ce livre – elle donne même une bibliographie à la fin, dans laquelle je pense piocher quelques livres intéressants ! J’ai appris beaucoup de choses que j’ignorais, notamment l’amour de certaines célébrités pour les chats – j’ai été surprise parfois ! -, ou des détails sur leur maltraitance au Moyen-Age, notamment à cause de leur soi-disant lien avec les sorcières et Satan … Ne parlons même pas des chats noirs, maudits, honnis, effrayants, parfois encore aujourd’hui ! Je savais aussi déjà certaines choses, notamment sur l’Egypte et sa vénération de l’animal à travers le culte de la déesse Bastet, l’utilisation des chats pendant la guerre – les pauvres … J’ai aimé découvrir les ailurophobes célèbres, dont Jules César et Adolf Hitler, découvrir les chats célèbres par eux-mêmes, et non grâce à leur maître, parmi eux des chats honorés pour leur service à la nation !! Souvent, les histoires étaient mignonnes, parfois tristes : dans tous les cas, j’ai adoré les lire ! J’ai aussi adoré les illustrations d’Isabelle Fregrevu-Claracq : ma préférée reste celle de Richelieu avec ses quatorze chats !!!

 

Donc, un petit livre pour les passionnés, ou simplement pour ceux qui aiment les chats et/ou veulent en apprendre un peu plus sur eux !

The Faith of a Writer: Life, Craft, Art de Joyce Carol Oates

Posté : 13 novembre, 2017 @ 8:39 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Genre : Essai The Faith of a Writer

Editeur : Ecco

Année de sortie : 2004 [2003]

Nombre de pages : 155

Titre en français : La Foi d’un écrivain aux Editions Philippe Rey

Synopsis : Joyce Carol Oates is an artist ideally suited to answer essential questions about what makes a story striking, a novel come alive, a writer an artist as well as a craftsman. In The Faith of a Writer she provides valuable lessons on how language, ideas, and experience are assembled to create art. Discussing those subjects most important to the narrative craft, Oates touches on topics such as inspiration, memory, self-criticism, and « the unique power of the unconscious ». On a more personal note, she pays homage to those she calls her « significant predecessors », and discusses the importance of reading in the life of a writer. Oates also speaks of childhood inspirations, offers advice to young writers, and discusses the wildly varying states of mind of a writer at work.

 

Avis : Encore Oates, eh oui !! J’ai choisi trois de ses non-fictions pour Nonfiction November, et voici le deuxième que je termine !

C’est sans doute le livre d’Oates que j’ai le moins aimé parmi ceux que j’ai lus. The Faith of a Writer est une collection d’essais sur différents sujets ; certains articles sont plus intéressants que d’autres, certains sont déjà présents dans d’autres non-fictions, notamment dans le mémoire que je viens de lire, The Lost Landscape. On retrouve des choses que j’avais déjà lues, ce que j’ai d’abord trouvé dommage – mais ce n’est pas la faute de l’auteur, ce livre est paru avant The Lost Landscape ! Mais ce n’est pas la raison principale pour laquelle j’ai moins aimé ce livre. D’abord, l’auteur ne parle pas de son art de l’écriture, mais de celui d’autres écrivains, et je pensais qu’elle parlerait d’elle ici. Elle évoque sa façon de voir l’écriture, notamment en rapprochant lecture et écriture, ce que j’ai apprécié ; mais elle parle surtout des techniques d’autres écrivains, et ce d’une manière qui s’apparente un peu à celle du catalogue. Les auteurs sont présentés les uns à la suite des autres, sans lien apparent entre leurs différentes techniques, et j’ai trouvé cela dommage. Cela faisait un peu scolaire, et un peu long, à force. Il était tout de même intéressant de découvrir différemment ces écrivains et leurs œuvres. Les articles que j’ai préférés sont ceux sur la course, et son rapport à l’écriture pour Oates, ainsi que l’interview qu’elle a donnée sur Blonde, dans laquelle elle parle de la façon dont elle voit cette œuvre. C’était enrichissant, et cela m’a encore plus donné envie de la lire !! – elle attend quand même depuis de nombreuses années sur mes étagères ! J’ai aussi aimé son tout dernier article, qui évoque la question du double, comme si l’écrivain et elle étaient deux personnes différentes, comme si elle ne se reconnaissait pas vraiment dans Joyce Carol Oates. Mais, globalement tout de même un peu déçue.

 

Donc, une non-fiction que j’ai moins aimé par rapport aux autres livres d’Oates, mais tout de même intéressant et instructif.

Eating Animals de Jonathan Safran Foer

Posté : 8 novembre, 2017 @ 9:11 dans Avis littéraires, Coup de cœur | Pas de commentaires »

Genre : Essai, Sociologie Eating Animals

Editeur : Back Bay Books

Année de sortie : 2010 [2009]

Nombre de pages : 267

Titre en français : Faut-il manger les animaux ?

Synopsis : Like many people, Jonathan Safran Foer – author of the internationally acclaimed novels Everything Is Illuminated and Extremely Loud and Incredibly Close – spent his early adult years oscillating between enthusiastic carnivore and occasional vegetarian. As he became a husband and then a father, the moral dimensions of eating became increasingly important to him. Faced with the prospect of being unable to explain to his son why we eat some animals and not others, Foer set out to explore the origins of many eating traditions and the fictions involved with their creations.

Traveling to the darkest corners of our dining habits, Foer raises the unspoken question behind every fish we eat, every chicken we cook, and every burger we grill. Eating Animals is a book that, in the words of the Los Angeles Times, secures Jonathan Safran Foer « a place at the table with our greatest philosophers. »  

 

Avis : J’ai trouvé ce livre dans une bibliothèque, et je me suis dit que Nonfiction November était le bon moment pour le lire !

J’ai repoussé la lecture d’Eating Animals pendant des années parce que je savais qu’il allait me choquer, et, sans doute, me faire définitivement renoncer à manger de la viande. Puis, dernièrement, j’ai réduit ma consommation, je me pose des questions : je me suis dit que c’était le bon moment pour enfin me lancer ! Même si ce que Jonathan Safran Foer nous expose est choquant – et, en quelque sorte, on savait déjà ce qu’on allait lire, on savait que les conditions dans les abattoirs ne sont pas idylliques et que, pour que nous mangions de la viande, il faut qu’un animal souffre et meurt – il parvient tout de même à écrire avec humour (sarcasme et ironie aussi, bien sûr !) et n’est jamais vraiment moralisateur ; il ne demande pas au lecteur de devenir végétarien, il ne fait que lui montrer ce qu’il mange, et ce que cela implique. Son but est de faire en sorte que les gens consomment différemment, pas qu’ils ne consomment plus du tout de viande. De plus, il mêle ses recherches et ses réflexions à des épisodes de sa vie ; ce livre n’est donc pas vraiment un essai, mais plus un mémoire ; il l’a commencé parce qu’il a appris qu’il allait être père, et qu’il voulait le meilleur pour son fils. Je suis restée bouche bée en me rendant compte que l’auteur a passé trois ans à faire des recherches pour écrire son livre, recherches sur les abattoirs, sur l’industrie de la viande, sur la pêche, sur les fermes familiales et industrielles. Il explique clairement les différences, les enjeux politiques et économiques. Une des parties qui m’a le plus frappée est celle sur la santé : notre façon de manger, et surtout, notre façon d’élever ce que l’on mange, est tellement désastreuse qu’une nouvelle pandémie est imminente. Eating Animals est vraiment effrayant parfois, mais il ne nous dit que la vérité. Parlant de cela, l’auteur nous prouve, études à l’appui, que le régime végétarien ne compromet pas la santé de la personne qui s’y astreint – c’est, apparemment, la principale excuse pour continuer à manger de la viande, et j’avoue que c’était aussi mon excuse pour ne pas sauter le pas ! Jonathan Safran Foer nous met aussi en face de nos contradictions, et de nos traditions : pourquoi mangeons-nous tels animaux et pas d’autres ? sont-ils vraiment moins intelligents ? ne ressentent-ils pas la douleur ? est-ce légitime ? la viande est-elle si importante dans nos vies ?

Honnêtement, je savais que ce livre allait me changer, mais pas à ce point là : l’auteur est parfois brusque, cru, il nous raconte les choses telles qu’il les voit. Je ne pensais pas non plus que les conditions étaient aussi affreuses. Bien sûr, l’auteur nous parle des Etats-Unis, mais, il ne faut pas se leurrer : les conditions en France ne sont pas idylliques, et les exportateurs américains livrent en France ! J’ai souvent eu envie de vomir en lisant Eating Animals, et je me suis demandé aussi, comme l’auteur, pourquoi tant de gens trouvent que le végétarisme est une déviance, ne l’acceptent pas comme un choix éthique, deviennent insultants ou se sentent insultés. L’auteur évoque la honte, honte d’être au courant et, pourtant, de ne pas vouloir changer. Quand il parle de la pêche, et du nombre de « dommages collatéraux » (parfois jusqu’à 98% de ce qui est pêché !) qui sont rejetés, une fois morts bien sûr, à la mer … Ce livre m’a renforcé dans mes convictions, m’a poussé à enfin sauter le pas, m’a définitivement ouvert les yeux, moi qui voulais les garder fermés. Impossible maintenant, d’oublier, et de manger à nouveau de la viande.

 

Donc, un excellent mémoire, qui nous ouvre les yeux, qui nous choque, qui nous fait réfléchir, et qui cesse de nous mentir sur l’importance de consommer de la viande. A lire pour tous !

Traité sur la tolérance de Voltaire

Posté : 14 août, 2017 @ 1:51 dans Avis littéraires, Coup de cœur | Pas de commentaires »

Genre : Philosophie, Essai Traité sur la tolérance

Editeur : Folio (Sagesses)

Année de sortie : 2016 [1763]

Nombre de pages : 132

Synopsis : Convaincu de l’innocence de Calas exécuté en 1762, Voltaire met sa plume au service de la justice pour demander sa réhabilitation. Le négociant huguenot était accusé du meurtre de son fils qui voulait se convertir au catholicisme.

Avec une ironie mordante et un style inimitable, l’écrivain plaide pour le respect des croyances et l’esprit de tolérance.

 

Avis : Je n’avais pas l’intention de lire ce livre, mais il est au programme de l’année à venir ; donc, pas le choix !

Etrangement, je suis le genre de personnes qui ne lient pas les livres quand ils sont réédités pour une occasion particulière. Après l’attentat contre Charlie Hebdo, tout le monde s’est rué sur Traité sur la tolérance de Voltaire ; je me suis demandée à quoi ça leur servirait. Il était trop tard. J’ai maintenant lu ce livre, et je l’ai trouvé excellent, comme Micromégas, seul autre livre que j’ai lu de Voltaire. Et je me suis demandée ce que ces gens y ont trouvé. Je doute qu’il les ait rassurés, mais je pense qu’il a pu aider ceux qui ne savaient pas quoi penser, qui se retrouvaient bouche bée devant un événement qu’ils ne comprennent pas. Il a pu les empêcher de faire l’amalgame entre terroristes et musulmans, de répondre à la violence par la violence.

Mais parlons du livre en lui-même. Voltaire a écrit ce Traité sur la tolérance à l’époque de l’Affaire Calas, modèle d’intolérance et d’injustice. En effet, Jean Calas, protestant, est accusé d’avoir assassiné son fils parce qu’il voulait se convertir au catholicisme. Sans preuves, le capitoul de Toulouse a condamné Calas à la roue. La justice a tué un innocent à cause de sa religion, parce qu’elle n’était pas la tendance dominante. Peut-on faire plus intolérant, plus injuste et plus absurde ? Même si cette affaire date de 1763, je ne peux pas m’empêcher de m’énerver en y pensant. Mais comment peut-on être aussi cruel, aussi idiot, pour tuer quelqu’un parce qu’il ne pense pas comme nous ? Dans ce cas, si quelqu’un n’aime pas mon livre préféré, je vais le tuer parce qu’il a un avis différent du mien ? Mais, revenons à Voltaire ! Ici, il s’en prend à la religion catholique principalement, montrant en quoi elle a déformé l’histoire pour se faire plaindre – notamment quand Voltaire explique les relations entre Romains et chrétiens -, reproduisant une lettre scandaleuse d’un père de l’Eglise qui demande l’exécution de millions de personnes parce qu’elles sont protestantes. Mais comment peut-on concilier les principes de la religion avec ce genre de propos ?! Voltaire nous montre comment ils y parviennent – par hypocrisie et en jouant sur les mots, ce qui est agaçant au possible !! L’auteur nous parle également de la tolérance dans d’autres pays, et notamment au Japon et en Chine. J’ai vraiment aimé découvrir leur façon de penser, ainsi que l’histoire, racontée par Voltaire. Il nous explique même comment l’intolérance ne devrait pas exister dans la religion catholique, pourquoi, et qui a le droit d’être intolérants selon le texte de sa religion ! Bien sûr, Voltaire écrit avec une bonne dose d’ironie bienvenue ! Pour autant, il reste déiste, et sa prière à Dieu, à la fin du livre, sonne comme une prière aux hommes : réveillez-vous, rendez-vous compte que, si vous croyez en Dieu, et même si vous n’y croyez pas, l’homme n’a pas été créé pour s’entretuer, pour se nuire, pour se détruire. La vie est si courte, et notre passage sur Terre, si insignifiant, qu’il est idiot de passer ce temps dans la haine. J’ai retrouvé des réflexions de Micromégas vers la fin. Un chapitre a été ajouté pour nous parler de la réhabilitation de Calas et de l’indemnisation de sa famille ; ou comment réparer une injustice quand il est déjà trop tard. Je vous avoue que je suis souvent dégoûtée en voyant ce que l’homme est capable de faire à un autre homme pour des raisons ridicules.

 

Donc, ce livre est important, il délivre un message fort, et il est triste qu’il faille attendre un attentat pour qu’on écoute à nouveau Voltaire. Il est même triste qu’on est besoin de l’écouter : la tolérance devrait être acquise depuis le temps. Encore du chemin à faire !

The Book of (Even More) Awesome de Neil Pasricha

Posté : 26 juillet, 2017 @ 8:56 dans Avis littéraires, Coup de cœur | Pas de commentaires »

Genre : Essai, Psychologie The Book of (Even More) Awesome

Editeur : Berkley

Année de sortie : 2012 [2011]

Nombre de pages : 379

Titre en français : La vie est (vraiment) cool

Synopsis : What’s more awesome than awesome ? Neil Pasricha of 1000awesomethings.com presents a brand-new collection of things that make you go AWESOME ! …

When a baby falls asleep on you

Letting go of the gas pump perfectly so you end up on a round number

The smell of Play-Doh

The sound of snow crunching under your boots

 

Avis : Je n’ai pas pu résister ; après la lecture de The Book of Awesome le mois dernier, je me suis précipitée sur The Book of (Even More) Awesome !

J’ai autant adoré que le premier tome ! On retrouve l’humour de l’auteur, sa façon d’impliquer son lecteur, ses explications sur ces petits riens qui nous rendent heureux. Encore une fois, certains articles sont très courts – une phrase suffit -, d’autres sont très longs, avec des étapes, ou une liste, par exemple, pour les meilleurs jeux de société. Certains sont accompagnés de photos, comme « Parvenir à prendre, enfin, la photo parfaite ». Comme dans le tome précédent, l’auteur veut simplement nous montrer qu’il existe de nombreuses choses positives à côté desquelles nous pouvons passer à côté si nous nous laissons aller à voir tout en noir ; ce n’est pas pour autant que le malheur n’existe pas, comme l’atteste la dernière entrée : « Atteindre la lumière au bout du tunnel ». L’auteur sait que tout n’est pas tout rose, c’est la raison pour laquelle il a écrit ce livre ! Comme pour The Book of Awesome, j’ai annoté ce livre avec des « Tout à fait d’accord », ou « A vérifier » ! J’ai beaucoup souri, ri, et j’ai aussi ressenti quelques bouffées de nostalgie, notamment quand il parle de l’enfance – « La table des enfants », « L’odeur du Play-Doh », « La sensation quand on se balance très haut sur une balançoire ». On se sent mieux quand on referme The Book of (Even More) Awesome ! A garder près de soi !!

 

Donc, un coup de cœur qui nous remonte le moral, et qui nous fait voir la vie différemment !

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