Redbluemoon

I found myself in Wonderland.

Vesper Flights d’Helen MacDonald

Posté : 8 octobre, 2020 @ 10:43 dans Avis littéraires, Coup de cœur | Pas de commentaires »

Genre : Essai, MémoiresVesper Flights

Editeur : Grove Press

Année de sortie : 2020

Nombre de pages : 258

Titre en français : pas encore traduit

Synopsis : Animals don’t exist in order to teach us things, but that is what they have always done, and most of what they teach us is what we think we know about ourselves.

Helen Macdonald’s bestselling debut H is for Hawk brought the astonishing story of her relationship with goshawk Mabel to global critical acclaim and announced Macdonald as one of this century’s most important and insightful nature writers. H is for Hawk won the Samuel Johnson Prize for Nonfiction and the Costa Book Award, and was a finalist for the National Book Critics Circle Award and the Kirkus Prize for Nonfiction, launching poet and falconer Macdonald as our preeminent nature essayist, with a semi-regular column in the New York Times Magazine.

In Vesper Flights Helen Macdonald brings together a collection of her best loved essays, along with new pieces on topics ranging from nostalgia for a vanishing countryside to the tribulations of farming ostriches to her own private vespers while trying to fall asleep. Meditating on notions of captivity and freedom, immigration and flight, Helen invites us into her most intimate experiences: observing songbirds from the Empire State Building as they migrate through the Tribute of Light, watching tens of thousands of cranes in Hungary, seeking the last golden orioles in Suffolk’s poplar forests. She writes with heart-tugging clarity about wild boar, swifts, mushroom hunting, migraines, the strangeness of birds’ nests, and the unexpected guidance and comfort we find when watching wildlife. By one of this century’s most important and insightful nature writers, Vesper Flights is a captivating and foundational book about observation, fascination, time, memory, love and loss and how we make sense of the world around us.

 

Avis : Depuis que j’ai vu Olive de la chaîne abookolive parlait de H Is for Hawk (M pour Mabel), j’ai très envie de lire Helen MacDonald. Quand j’ai vu ce livre sur NetGalley, je ne pouvais pas résister ! 

Vesper Flights est un recueil d’essais courts sur différents sujets, majoritairement centré sur la nature, les animaux et notre relation avec eux. Certains d’entre eux traitent également de « chez-soi« , d’immigration, du changement climatique, de nos émotions et de notre façon de les projeter sur la nature et les animaux, de chercher des signes là où ne se trouve, en réalité, qu’une brève rencontre entre deux espèces qui ne se comprennent pas et qui partagent leur vie pendant une seconde, une minute.

Ce livre m’a fait voir la vie, la nature, les animaux différemment – l’essai avec l’autruche vers la fin du recueil m’a mise assez mal-à-l’aise, m’a un peu choquée, comme la personne qui accompagne l’autrice à ce moment-là d’ailleurs. J’aime comme Helen MacDonald explique que les animaux ne sont pas là pour nous donner des leçons mais le font tout de même parce que nous leur prêtons un sens particulier, parce qu’ils représentent quelque chose de symbolique pour nous. J’ai adoré qu’elle tente de parler de leur vie sans mentionner les hommes. Nous ne pouvons pas les comprendre parce que nous tentons d’expliquer leurs comportements à travers nos filtres humains. Le monde est beaucoup plus riche et Helen MacDonald tente de nous montrer cette richesse.
J’ai complètement adhéré ! J’ai beaucoup appris, je me suis émerveillée parfois. Je dois l’admettre tout de même, au début, je me suis demandé pourquoi je lisais ce livre sur les oiseaux – parce que je pensais qu’ils étaient le sujet principal – alors que je ne savais rien d’eux ! J’ai vu le monde d’une autre façon, j’ai découvert des choses auxquelles je n’avais jamais pensé, comme l’effet d’une nuée d’oiseaux sur un groupe de personnes ou ce que l’on ressent lors d’une éclipse et pourquoi, ce que signifie un « chez-soi » ou le fait que les oiseaux puissent voler pendant des mois sans s’arrêter …

La valeur de ce livre réside surtout pour moi dans son authenticité : il m’a émue, il était « vrai ». J’ai plusieurs fois été proche des larmes pour différentes raisons.
Certains essais sont assez tristes : le monde change et les gens détruisent le milieu naturel sans le savoir. Des espèces disparaissent et c’est une joie mêlée à une tristesse profonde que ressentent à la fois l’autrice et le lecteur quand ils ont la chance de voir un oiseau particulier dans un endroit spécifique – il peut être le dernier. Il peut aussi être perturbant de lire des « articles » à propos de chasseurs, d’ornithologues amateurs, de propriétaires d’oiseaux et d’essayer de les comprendre – je n’y parviens toujours pas pour les chasseurs.
Mais il est émouvant de passer un moment avec des bébés faucons, de les voir marcher de manière titubante, de rencontrer un ami qui aide à sauver et à relâcher dans la nature des oisillons tombés du nid. J’ai ressenti une telle allégresse en imaginant, en vivant cela au fil des pages.

Vesper Flights n’est pas seulement un recueil d’essais, c’est aussi, en partie, les mémoires de l’autrice. En effet, elle écrit en partant de son expérience personnelle ce qui ajoute encore au ton authentique de l’œuvre. Elle paraît proche du lecteur - en tout cas, je me suis sentie proche d’elle. J’avais envie de continuer à lire pour la retrouver, pour continuer à apprendre et à voir le monde à travers ses yeux, avec ses mots. 

 

Donc, ce livre est une belle découverte et je compte bien lire son premier ouvrage dès que possible !

Can’t Even: How Millenials Became the Burnout Generation d’Anne Helen Petersen

Posté : 27 septembre, 2020 @ 1:38 dans Avis littéraires, Coup de cœur | Pas de commentaires »

Genre : Essai Can't Even

Editeur : Houghton Mifflin Harcourt

Année de sortie : 2020

Nombre de pages : 288

Titre en français : pas encore traduit

Synopsis : An incendiary examination of burnout in millennials—the cultural shifts that got us here, the pressures that sustain it, and the need for drastic change

Do you feel like your life is an endless to-do list? Do you find yourself mindlessly scrolling through Instagram because you’re too exhausted to pick up a book? Are you mired in debt, or feel like you work all the time, or feel pressure to take whatever gives you joy and turn it into a monetizable hustle? Welcome to burnout culture.

While burnout may seem like the default setting for the modern era, in Can’t Even, BuzzFeed culture writer and former academic Anne Helen Petersen argues that burnout is a definitional condition for the millennial generation, born out of distrust in the institutions that have failed us, the unrealistic expectations of the modern workplace, and a sharp uptick in anxiety and hopelessness exacerbated by the constant pressure to “perform” our lives online. The genesis for the book is Petersen’s viral BuzzFeed article on the topic, which has amassed over eight million reads since its publication in January 2019.

Can’t Even goes beyond the original article, as Petersen examines how millennials have arrived at this point of burnout (think: unchecked capitalism and changing labor laws) and examines the phenomenon through a variety of lenses—including how burnout affects the way we work, parent, and socialize—describing its resonance in alarming familiarity. Utilizing a combination of sociohistorical framework, original interviews, and detailed analysis, Can’t Even offers a galvanizing, intimate, and ultimately redemptive look at the lives of this much-maligned generation, and will be required reading for both millennials and the parents and employers trying to understand them.

 

Avis : J’ai reçu ce livre de la maison d’édition Houghton Mifflin Harcourt sur NetGalley !

J’ai eu du mal à sortir de ce livre après l’avoir terminé : c’est une lecture à la fois personnelle et difficile, qui touchera beaucoup de lecteurs de mon âge sans doute.

En effet, dans Can’t Even, Anne Helen Petersen tente d’expliquer pourquoi les millenials – c’est-à-dire les enfants du millénaire, ceux qui sont nés un peu avant l’année 2000 et qui ont atteint la majorité dans les années 2000-2010 – sont victimes de burnout, pourquoi ils sont incompris, pourquoi ils sont si anxieux et si coincés dans une vie qu’ils n’aiment pas mais dont ils ne peuvent pas se détacher. Elle commence par parler des parents, des boomers et de leur éducation - reçue et donnée – pour ensuite se concentrer sur les millenials.

Ce livre était à la fois très intéressant, très instructif et vraiment effrayant et déprimant à lire. Il n’était pas difficile pour moi de me sentir proche de ce que l’autrice décrit ou de quelques – voire la majorité des – personnes qui témoignent tout au long du livre. Parfois, je me disais : « Oh, mais je me reconnais ici … oh, et ici … mais … non, je ne suis pas comme ça quand même ? »

Toute cette pression exercée sur les travailleurs et les parents est terrifiante. Toute cette fatigue et ces heures passées sur les réseaux sociaux sont déprimantes.
Mais c’est si vrai et si triste. Pas de temps pour les loisirs, et donc des semblants de loisir. Toujours être en compétition et toujours avoir l’impression qu’on ne suffira jamais.

Le seul point qui permet de « racheter » ce livre est le fait que l’autrice n’est pas là pour nous donner des solutions – elle n’en a pas, ce qui est normal – ; elle écrit pour nous aider à ouvrir les yeux et pour que nous comprenions que nous ne sommes pas seuls dans cette situation, que toute notre génération – ou presque – se trouve dans la même impasse. Nous ne sommes pas responsables de ce que nous ressentons. Nous pouvons essayer de faire toujours plus, cela ne changera rien parce que la solution n’est pas là. Nous ne sommes pas « cassés », c’est le système qui l’est et qui nous écrase sur son passage.
Cela m’a fait du bien de lire que nous n’étions pas fautifs. Parce que, parfois, j’ai l’impression que nous courons sans but et que nous pensons être les seuls coupables de notre situation, que c’est notre faute parce que nous n’avons pas couru assez vite ou dans la bonne direction. Je me suis sentie soulagée à la lecture de certains passages, même s’ils restent profondément tristes. Quel désordre. Quel gâchis. En lisant, j’ai eu l’impression d’une génération complète jetée en pâture aux chiens du capitalisme radical.

Je dois quand même préciser : l’autrice est américaine, je suis française. Donc la situation décrite est surtout celle des Etats-Unis. Pendant que je lisais, je me disais : « Mais heureusement, HEUREUSEMENT que je ne suis pas américaine ! » C’était intéressant pour moi de découvrir le pays de cette façon. Fini le rêve américain, fini le self-made man, bonjour dépression, anxiété, angoisse et syndrome de l’imposteur. Pour la première fois depuis longtemps, j’étais contente d’être française. Le système scolaire américain ressemble à un cauchemar ; étant étrangère, tout ce que j’en connaissais, c’était l’Ivy League ! J’en ai rêvé, j’ai regretté de ne pas pouvoir en intégrer une. Ce n’est plus le cas. Ce livre m’a permis de me rendre compte que j’avais encore une image idéalisée des Etats-Unis.

Je pense que j’avais besoin de ce livre : pour savoir, pour comprendre et pour ne plus être irritée par les gens qui parlent des millenials en des termes … peu élogieux dira-t-on. C’était important de commencer le livre par la partie sur nos parents et les boomers en général : cela permet de contextualiser notre propre expérience sociale et de nous aider à comprendre leur situation et la nôtre.

 

Donc, une excellente lecture, quoiqu’assez déprimante et triste. C’est important de savoir où nous en sommes et pourquoi.

Women & Power de Mary Beard

Posté : 30 août, 2020 @ 3:11 dans Avis littéraires, Coup de cœur | Pas de commentaires »

Genre : Essai, HistoriqueWomen & Power

Editeur : Liveright

Année de sortie : 2017

Nombre de pages : 126

Titre en français : Les Femmes et le pouvoir

Synopsis : « A modern feminist classic. »—The Guardian

From the internationally acclaimed classicist and New York Times best-selling author comes this timely manifesto on women and power. At long last, Mary Beard addresses in one brave book the misogynists and trolls who mercilessly attack and demean women the world over, including, very often, Mary herself.

In Women & Power, she traces the origins of this misogyny to its ancient roots, examining the pitfalls of gender and the ways that history has mistreated strong women since time immemorial.

As far back as Homer’s Odyssey, Beard shows, women have been prohibited from leadership roles in civic life, public speech being defined as inherently male. From Medusa to Philomela (whose tongue was cut out), from Hillary Clinton to Elizabeth Warren (who was told to sit down), Beard draws illuminating parallels between our cultural assumptions about women’s relationship to power—and how powerful women provide a necessary example for all women who must resist being vacuumed into a male template.

With personal reflections on her own online experiences with sexism, Beard asks: If women aren’t perceived to be within the structure of power, isn’t it power itself we need to redefine? And how many more centuries should we be expected to wait?

 

Avis : Enfin, j’ai fini un livre de Mary Beard !! Ce n’est pas comme si SPQR était en cours depuis … longtemps !

Avant de lire Women & Power, j’avais entendu tout un tas d’avis négatifs à son propos : « trop court », « pas assez de contenu », « pas de solution donnée », « ça ne vaut pas le coup par rapport au prix ».
Après l’avoir lu, je suis surprise par ces critiques. Je dirai plutôt que je suis admirative de la capacité de Mary Beard à traiter un sujet comme le fait de faire taire les femmes dans nos sociétés avec autant d’efficacité et en si peu de pages !

Ce petit livre est à la fois intéressant et instructif. Mary Beard analyse la situation actuelle du discours des femmes dans nos sociétés grâce à la mythologie (Pénélope, Méduse et les Amazones par exemple) et de l’histoire antique (et moins antique) ; le lecteur peut voir de multiples parallèles et comment, même si cela a évolué et s’améliore aujourd’hui, les mêmes grandes lignes sont suivies de nos jours concernant le discours/les voix des femmes. Une femme est moins prise au sérieux qu’un homme, sa voix est ridiculisée parce qu’elle est aiguë et son autorité et ses connaissances sont remises en question à cause de son genre – exemple : Mary Beard qui se voit expliquer l’histoire antique, même si elle est experte sur ce sujet et pas la personne en face d’elle.

L’autrice traite aussi du harcèlement et des insultes dans les médias et les réseaux sociaux. C’est si facile de rabaisser une femme en utilisant son apparence, la façon dont elle s’habille ou même ses organes génitaux. C’est si facile d’utiliser les créatures mythologiques comme Méduse pour se moquer d’une politicienne. C’est si facile de voir la différence de traitement entre femmes et hommes dès que l’on approche des sphères de pouvoir. Et c’est si triste et agaçant de se rendre compte que l’on vit encore dans ce genre de monde dans lequel ce que les femmes disent n’a aucune valeur à cause de leur genre. Tu es une femme donc tu ne peux pas parler de tel ou tel sujet, à tel ou tel public, tu ne peux pas gérer telle ou telle responsabilité. Ou tu dois admettre que tu n’es pas une femme mais une créature hybride capable de gérer, mais toujours sujette aux blagues et insultes vulgaires.

Cette chronique est fatigante à écrire tant la situation paraît parfois désespérante. Même quand nous avons l’impression d’avancer, nous ne pouvons pas nous débarrasser de ces chaînes ridicules.
Je remercie tout de même Mary Beard d’avoir écrit ces cours et de les avoir publiés dans ce livre. J’espère qu’elle en écrira un plus long encore sur ce sujet, j’ai très envie de le lire et de plonger plus loin dans le monde des femmes et du pouvoir, à la fois de nos jours et dans l’histoire antique !

 

Donc, un excellent petit livre qu’il me tarde de voir étendre en gros livre style pavé sur le sujet !!

It’s Not Ok to Feel Blue and Other Lies édité par Scarlett Curtis

Posté : 29 juillet, 2020 @ 2:11 dans Avis littéraires, Coup de cœur | Pas de commentaires »

Genre : Essai, Témoignage, PsychologieIt's Not Ok to Feel Blue

Editeur : Penguin

Année de sortie : 2019

Nombre de pages : 554

Titre en français : Pas encore traduit

Synopsis : We are living in the middle of a mental health epidemic and we have a choice: we can either be like all generations who came before us and be floored by it – or we can start to make a difference.

Here are the extraordinary people making that difference – Other People Don’t Feel Blue (and other lies) is a collection of stories and essays from those who have suffered through the worst, and know what it’s like to fight to feel better.

This isn’t just a book. It’s a shout, a scream that cuts above the noise and lets everyone know they are not alone. Funny, sad, clever, relatable and important, this collection is part of the global movement that is working to dismantle the shame that surrounds mental illness. It will be a shining example power of words to make us all feel better.

 

Avis : Il est difficile de faire une chronique pour ce livre, c’est la raison pour laquelle je ne voulais pas le faire. Mais, il existe assez peu de livres de ce genre, donc je me suis dit que ce pouvait être intéressant de vous en parler.

Ce livre est un trésor : il vous fera rire, pleurer mais, surtout, vous vous sentirez compris, vous ne serez pas seuls, vous serez acceptés et légitimes. C’est une lecture très personnelle, que vous soyez attirés par ce livre parce que vous êtes vous-mêmes sujets à des problèmes de santé mentale, que ce soit le cas de vos proches ou que vous vous intéressiez simplement au sujet. Les contributeurs sont d’horizons divers : blancs, noirs, bruns, hétéros, gays, trans, souffrant de troubles mentaux, proches de personnes qui souffrent de maladies mentales. Tous et toutes sont connu.es, mais certains évoquent les différences de traitements des maladies mentales selon les classes sociales.

Ce livre n’est pas un manuel ou un bouquin de développement personnel, mais il vous aidera tout de même un peu. Etrangement, je me suis sentie « en sécurité » pendant que je lisais ce livre, comme si j’étais entourée de gens qui me comprenaient et que rien ne pouvait m’arriver pendant que j’étais avec eux. Il reste donc près de moi.

It’s Not Ok to Feel Blue, même s’il n’est pas écrit pour aider « pratiquement », fait quelque chose qui est rarement fait : il met en avant la maladie mentale, il l’évoque sans tabous grâce à des témoignages de personnes qui sont sous les feux des projecteurs et qui peuvent donc utiliser leur réputation pour amener le dialogue sur la santé mentale. C’est en se taisant qu’on fait progresser la maladie, qu’on nourrit la bête. C’est en parlant qu’on comprend davantage et qu’on peut commencer à faire avancer l’opinion et passer outre le « il/elle est fou/folle, laisse tomber ».

 

Donc, vous serez triste en lisant ce livre parfois, mais vous ne serez jamais seuls.

Why I’m No Longer Talking to White People About Race de Reni Eddo-Lodge

Posté : 8 juin, 2020 @ 7:36 dans Avis littéraires, Coup de cœur | Pas de commentaires »

Genre : EssaiWhy I'm No Longer

Editeur : Bloomsbury

Année de sortie : 2017

Nombre de pages : 202

Titre en VF : Le Racisme est un problème de Blancs

Synopsis : A powerful and provocative argument on the role that race and racism play in modern Britain, by award-winning journalist Reni Eddo-Lodge

In February 2014, Reni Eddo-Lodge wrote about her frustration with the way discussions of race and racism in Britain were constantly being led by those who weren’t affected by it. She posted the piece on her blog, and gave it the title: ‘Why I’m No Longer Talking to White People about Race’.

Her powerful, passionate words hit a nerve. The post went viral, and comments flooded in from others desperate to speak up about their own, similar experiences. Galvanised by this response, she decided to dig into the source of these feelings; this clear hunger for an open discussion. The result is a searing, illuminating, absolutely necessary exploration of what it is to be a person of colour in Britain today. Exploring issues from eradicated black history to the political purpose of white dominance, whitewashed feminism to the inextricable link between class and race, Reni Eddo-Lodge offers a new framework for how to see, acknowledge and counter racism.

Full of clear, bold and keenly felt argument, Why I’m No Longer Talking to White People about Race is a wake-up call to a nation in denial about the structural and institutional racism occurring at its heart. It is a timely, essential book by a vital new voice.

 

Avis : J’ai envie de lire ce livre depuis sa sortie : il était donc temps que je me lance.

J’ai beaucoup appris sur pas mal de sujets liés au racisme et à la société en lisant Why I’m No Longer Talking to White People About Race. Certes, Reni Eddo-Lodge se concentre sur l’histoire du racisme au Royaume-Uni, mais certains point s’appliquent aisément à d’autres pays. Cela pousse à réfléchir, à ouvrir les yeux parfois sur des éléments du quotidien auxquels le lecteur n’a jamais pensé, à se documenter davantage encore.

 

Parmi les différents thèmes abordés, le lecteur trouvera :

- les privilèges blancs auxquels j’avais rarement – voire jamais – pensé avant de lire ce livre ;

- le multiculturalisme et l’anti-racisme qui sont souvent confondus et qui, pourtant, ne se ressemblent pas du tout – le moment où l’autrice laisse la parole à un professeur qui évoque son expérience dans un commissariat de police m’a fait froid dans le dos … ;

la violence policière, comment et pourquoi elle est raciste dans les exemples donnés ;

- la culpabilité que les blancs peuvent ressentir et le fait que cette culpabilité n’ait aucun intérêt ;

- le féminisme et comment les femmes blanches ont exclu les femmes noires du mouvement sous prétexte que la cause des femmes ne pose pas la question de la couleur de peau ;

- la politique, non seulement au Royaume-Uni, mais aussi aux Etats-Unis et en France.

 

L’autrice, tout au long de son livre, nous donne exemples et chiffres pour soutenir son propos. Elle termine sur une note d’espoir et une bibliographie pour aller plus loin.

 

Je ne peux que vous recommander la lecture de Why I’m No Longer Talking to White People About Race : vous serez surpris, vous serez peut-être choqués, vous aurez mal au cœur, mais vous apprendrez.

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