Redbluemoon

I found myself in Wonderland.

Un jour de David Nicholls

Posté : 9 mars, 2013 @ 2:50 dans Avis littéraires | 3 commentaires »

Un jour de David Nicholls dans Avis littéraires couv9745690-180x300Genre : Contemporaine

Editeur : 10/18

Année de sortie : 2012

Nombre de pages : 620

Synopsis : 15 Juillet 1988. Emma et Dexter se rencontrent pour la première fois. Tout les oppose, pourtant ce jour marque le début d’une relation hors du commun. Pendant vingt ans, chaque année, ils vont se croiser, se séparer et s’attendre, dans les remous étourdissants de leur existence. Un conte des temps modernes où la splendeur d’aimer a fait chavirer le monde entier.

 

Avis : J’avais des appréhensions par rapport à ce livre. Je m’attendais à quelque chose de tout rose, ou tout noir : une grande histoire d’amour avec un super happy end, ou deux êtres dépravés qui ne parvenaient jamais à se retrouver. Finalement, je n’ai pas été déçue ! Un jour parle à la fois d’amour de façon triste et joyeuse, sans tomber dans le mélodrame. J’ai trouvé l’histoire d’Emma et Dexter très compliquée, et je ne pouvais pas m’empêcher de me dire qu’il était vraiment dommage qu’ils se mentent constamment à eux-mêmes. Quelle belle ruse de l’auteur ! Nous faire attendre plus de 450 pages pour qu’enfin, ils se rendent compte de ce qu’ils éprouvent réellement ! Tout le long du livre, c’est la seule chose qu’on attend : que cette couverture devienne réalité ! En attendant, j’ai beaucoup aimé me promener dans leur vie. Je me suis parfois reconnue dans les pensées d’Emma, ses sentiments, ses malaises. Une part d’elle me ressemble.

J’ai trouvé les personnages très réalistes. Il n’y a pas de fausseté dans leurs sentiments, je pense vraiment que certaines personnes ont déjà ressenti la même chose. Ils pourraient être n’importe qui, quelqu’un que l’on croiserait un jour au coin d’une rue. Ils nous ressemblent aussi par certains aspects de leur personnalité et peut-être aussi par le déni de leurs sentiments. Ils ne veulent pas s’avouer ce qu’ils ressentent vraiment, que ce soit de l’attirance ou de la répulsion. De plus, au fil des années, on remarque l’évolution des personnages, ce qui les rend encore plus vivants. Ils changent, comme tout le monde.

L’histoire d’Emma et Dexter est vraiment particulière. J’ai trouvé très intéressant de la suivre. J’ai également beaucoup aimé le fait que l’on ne parle que d’une journée, très importante pour les deux personnages, qui scellent leur avenir. C’est comme si l’auteur voulait résumer leur vie à une seule journée ! Et pourtant, cela n’enlève rien au récit. On sait pratiquement tout des personnages, rien ne nous échappe. On assiste aux événements les plus marquants, les plus importants, sans rien de superflu.

La fin m’a un peu déplu, je dois l’avouer. Je ne m’attendais vraiment pas à ça ! J’ai trouvé ça bouleversant et je me suis mise à la place de Dexter. Quelle épreuve ! Mais l’auteur était ingénieux de ne pas laisser se terminer le livre sur cela. Je pense que les lecteurs seraient restés sur leur faim.

 

J’ai donc beaucoup aimé ce livre. L’intrigue m’a paru assez inattendue et intéressante. Une très belle histoire. 

La Couleur des sentiments de Kathryn Stockett

Posté : 23 février, 2013 @ 4:45 dans Avis littéraires, Coup de cœur | 3 commentaires »

Genre : ContemporaineLa Couleur des sentiments de Kathryn Stockett dans Avis littéraires couv24520463-186x300

Editeur : Babel

Année de sortie : 2012

Nombre de pages : 608

Synopsis : Chez les Blancs de Jackson, Mississippi, ce sont les Noires qui font le ménage, la cuisine, et qui s’occupent des enfants. On est en 1962, les lois raciales font autorité. En quarante ans de service, Aibileen a appris à tenir sa langue. L’insolente Minny, sa meilleure amie, vient tout juste de se faire renvoyer. Si les choses s’enveniment, elle devra chercher du travail dans une autre ville. Peut-être même s’exiler dans un autre Etat, comme Constantine, qu’on n’a plus revue ici depuis que, pour des raisons inavouables, les Phelan l’ont congédiée. Mais Skeeter, la fille des Phelan, n’est pas comme les autres. De retour à Jackson au terme de ses études, elle s’acharne à découvrir pourquoi Constantine, qui l’a élevée avec amour pendant vingt-deux ans, est partie sans même lui laisser un mot. La jeune bourgeoise blanche et les deux bonnes noires, poussées par une sourde envie de changer les choses malgré la peur, vont unir leurs destins, et en grand secret écrire une histoire bouleversante. Passionnant, drôle, émouvant, La Couleur des sentiments a connu un succès considérable dans le monde entier, et a été adapté au cinéma. En France, le roman a reçu en 2011 le grand prix des lectrices de Elle.

 

Avis : J’avais préalablement étudié le film en cours, et je l’avais trouvé bouleversant. Je me suis donc décidée à lire le livre. Comme je connaissais déjà l’histoire, je n’ai pas eu de surprises, mais j’ai tout de même retrouvé l’émotion que j’avais ressentie en voyant le film.

Certains personnages sont très attachants. On aimerait pouvoir s’appuyer sur quelqu’un comme Aibileen, avoir une amie comme Minnie ou comme Skeeter, aider une personne comme Celia Foote ou consoler un enfant comme Mae Mobley. Ils sont rendus vivants, grâce au contexte historique, aux événements marquants mentionnés, comme la mort du Président Kennedy, mais également, pour Minnie et Aibileen, par leur façon d’écrire. Cela rend l’histoire plus authentique, plus réelle.

La relation entre Aibileen et Mae Mobley est vraiment touchante. J’imaginais très bien leurs moments passés ensemble, les sourires qu’elles échangeaient. J’ai parfois ri en imaginant Mae Mobley dans certains passages, et aussi retenu mes larmes, dans des scènes touchantes ou vraiment tristes. J’ai beaucoup aimé la relation entre Celia et Minnie, entre une Blanche pas comme les autres et la Noire la plus grande gueule de Jackson. Pour moi, ces deux histoires ont donné la plupart des meilleurs passages du livre.

Comme bon nombre de lecteurs, je pense, j’ai détesté le personnage de Hilly. Elle représente vraiment tout ce que je ne peux pas supporter. Elle parle parce qu’elle aime entendre le son de sa voix mais elle ne sait pas ce qu’elle dit. Et elle invente des prétextes hallucinants juste pour la conforter dans son racisme. (J’ai bien ri en apprenant la Chose Abominable Epouvantable !)

Le fait que l’auteure ne mâche pas ses mots pour décrire la vie des Noirs à Jackson rend le récit plus frappant. On se dit presque : « Waouh … C’était vraiment comme ça … » Ce livre montre encore que, même si l’on apprend que ceci se passait comme cela, il faut l’avoir sous les yeux pour vraiment comprendre ce que cela représentait. En tournant les pages, on se rend bien compte de l’absurdité du racisme, de séparer les Blancs des Noirs, de clamer qu’ils sont différents alors que seule leur couleur de peau n’est pas la même. Ce livre est, pour moi, une belle leçon de vie.

Le passage concernant l’auteure montre vraiment qu’elle était impliquée dans l’écriture de son roman, que cela faisait partie de sa vie et qu’elle voulait vraiment en rendre compte, pour que les autres sachent comment cela se passait. On ne peut pas s’empêcher de la rapprocher de Skeeter, et de voir en Demetrie toutes les autres bonnes du livre. Ce passage ajoute un plus au roman, quelque chose de particulier qui fait que ce n’est plus une œuvre de fiction, mais quelque chose qui a peut-être été vécu.

 

J’avoue que j’avais peur d’être déçue par la lecture de ce roman, et finalement, il fait partie de mes préférés ! Je le conseille à tous !

Windows on the World de Frédéric Beigbeder

Posté : 20 janvier, 2013 @ 1:22 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Genre : Contemporaine Windows on the World de Frédéric Beigbeder dans Avis littéraires couv6254059-180x300

Editeur : Folio

Année de sortie : 2005

Nombre de pages : 371

Synopsis : « Vous connaissez la fin : tout le monde meurt. Certes, la mort arrive à pas mal de gens, un jour ou l’autre. L’originalité de cette histoire, c’est que tous ces personnages vont mourir en même temps et au même endroit. Est-ce que la mort crée des liens entre les êtres ? » Le seul moyen de savoir ce qui s’est passé dans le restaurant situé au 107e étage de la tour nord du World Trade Center, le 11 Septembre 2011, entre 8h30 et 10h29, c’est de l’inventer.

 

Avis : Je ne sais pas pourquoi j’ai été attiré par ce livre. Peut-être parce que, moi aussi, j’ai imaginé ce qui avait pu se passer ce jour-là, dans les tours. J’ai vraiment pris conscience de l’ampleur de l’attentat du 11 Septembre en voyant le reportage des frères Naudet. Je l’ai trouvé traumatisant, comme beaucoup je pense. Et j’ai voulu savoir comment Frédéric Beigbeder, un auteur que j’apprécie, avait imaginé tout cela.

Les personnages sont réalistes : on peut vraiment imaginer que des personnes comme eux se trouvaient dans la tour. Nous pouvons parfois nous identifier à eux : leurs réactions sont compréhensibles. Le fait que l’auteur ait donné à son personnage principal deux enfants nous fait comprendre qu’il n’y avait pas que des hommes et des femmes d’affaires, des membres du personnel, mais aussi des personnes qui n’avaient rien à voir avec le bâtiment. En fait, en lisant ce livre, on se replonge dans l’horreur, dans l’incompréhension et le désespoir. Et on se pose encore la question : pourquoi ?

C’est vrai que les descriptions des corps sont durs à supporter, et que beaucoup ont préféré ne rien voir de tout ce massacre. Je trouve que c’est mieux comme ça, même si l’auteur n’est pas d’accord. Je ne pense pas que ce soit cacher la vérité. Je ne vois pas à quoi cela nous aurait avancé de montrer des corps mutilés. On imagine assez bien avec les images que l’on a déjà.

Certains chapitres autobiographiques ne sont pas essentiels. Ce sont deux histoires différentes : la vie de l’auteur et sa fiction. Même si c’est intéressant d’avoir son avis, quelques fois, ce qu’il dit n’a pas de rapport avec l’histoire principale. Je n’ai compris l’attachement de l’auteur pour l’Amérique qu’à la fin.

 

Finalement, l’auteur est parvenu à nous faire vivre un des événements les plus bouleversants de notre époque. Même si j’ai bien aimé, ce n’est pas un coup de cœur.

Ni d’Eve ni d’Adam d’Amélie Nothomb

Posté : 15 janvier, 2013 @ 8:04 dans Avis littéraires, Coup de cœur | 2 commentaires »

Ni d'Eve ni d'Adam d'Amélie Nothomb dans Avis littéraires couv26752747-183x300Genre : Contemporaine, Autobiographie

Editeur : Le Livre de Poche

Année de sortie : 2011

Nombre de pages : 183

Synopsis :  Stupeur et tremblements pourrait donner l’impression qu’au Japon, à l’âge adulte, j’ai seulement été la plus désastreuse des employés. Ni d’Eve ni d’Adam révélera qu’à la même époque et dans le même lieu, j’ai aussi été la fiancée d’un Tokyoïte très singulier.

 

Avis : Comme d’habitude, c’est un style particulier que j’adore. Stupeur et tremblements m’avait ravi : je suis autant charmée par Ni d’Eve ni d’Adam.

C’est une façon différente de découvrir le Japon, comparé au précédent « volet » : c’est toujours culturel mais on découvre aussi un peu de littérature avec Mishima et Takeshi, les paysages avec le Mont Fuji, et, cette fois encore, différentes traditions et habitudes des Japonais comme pour le passage sur les enfants de cinq ans ou sur les amoureux. J’ai adoré le passage du Mont Fuji, cela m’a encore plus donné envie de voyager et de découvrir ce pays.

A nouveau, on peut facilement s’identifier à l’auteure. Elle nous montre une vie que nous pourrions avoir, une personnalité particulière. Elle n’est pas bourgeoise, hors d’atteinte, comme certains écrivains le sont peut-être. Elle ne cherche pas à se montrer supérieure à ses lecteurs. Cette proximité nous la rend sympathique, de même que son humour. A plusieurs reprises, je me suis mise à rire en m’imaginant les situations, les expressions de visages, le ton, quand Rinri parle français par exemple.

L’histoire d’amour que nous raconte l’auteure est vraiment à part, ce n’est pas une romance comme toutes les autres. C’était réellement une belle histoire, que tous aimeraient vivre je pense. Les deux amoureux sont vraiment complices, il n’y a aucune méchanceté, aucune violence, juste de l’amour, de la tendresse. J’ai trouvé cela touchant.

Les quelques pages avant la fin étaient assez tristes. L’amour de l’un entrave la liberté de l’autre. Je comprends un peu l’auteure avec sa peur de l’engagement, même si je ne partage pas son avis. J’ai trouvé assez amusante la métaphore qu’elle utilise pour décrire les gens qui veulent rester libres.

La fin est touchante. C’est une belle histoire d’amour qui se finit de façon originale, comme elle l’a été tout le long de l’œuvre. La réaction de l’auteure et son explication est émouvante.

Beaucoup écrivent et aimeraient un jour, dans leurs rêves les plus fous, être publié. L’expérience de l’auteure redonne de l’espoir et nourrit ce rêve.

 

J’ai passé un très bon moment. Chaque nouveau livre d’Amélie Nothomb est une excellente découverte.

Journal d’Hirondelle d’Amélie Nothomb

Posté : 14 janvier, 2013 @ 8:06 dans Avis littéraires, Coup de cœur | 2 commentaires »

Journal d'Hirondelle d'Amélie Nothomb dans Avis littéraires couv24768019-181x300Genre : Contemporaine

Editeur : Le Livre de Poche

Année de sortie : 2009

Nombre de pages : 92

Synopsis : C’est une histoire d’amour dont les épisodes ont été mélangés par un fou.

 

Avis : Je trouve vraiment qu’Amélie Nothomb a une plume spéciale. Elle réussit toujours à m’emporter dans ses histoires et, à chaque fois, c’est un succès ! J’aime beaucoup sa façon de commencer ses livres : on entre directement dans l’action, sans présentation de personnages (on ne connait même pas le nom du « héros » !) et sans lenteurs.

Le titre du roman m’a intrigué. Je me suis tout de suite demandé ce qui allait arriver au personnage principal. En réalité, c’était impossible de le deviner et je trouve cela assez ingénieux. Quand on lit Amélie Nothomb, on ne sait pas de quoi le livre va parler, qu’est ce qu’il va s’y passer. Et ici, le synopsis ne nous aide vraiment pas ! Un livre de cette auteure est toujours une surprise et j’aime beaucoup ça !

L’étrangeté de l’histoire ne m’a pas choqué, même si le personnage principal est très porté sur le sexe. Il faut une bonne imagination pour se mettre à la place de personnes dans son genre. Il n’est pas évident de raisonner comme un tueur pervers, qui aime vraiment ça et qui y prend vraiment du plaisir ! Malgré le personnage, on retrouve un peu de l’auteure, lorsqu’elle parle du journal et de l’histoire d’amour qui suit : ses métaphores, sa poésie … 

J’ai adoré l’idée qu’il tombe amoureux d’une fille qu’il n’a vu qu’une seule fois : le jour où il l’a tué. A travers son étrange amour, on s’attache à la jeune fille sans la connaitre, et on regrette sa mort comme lui la regrette. C’est très romantique puisqu’elle semble continuer à vivre à travers lui, elle le hante en ne l’ayant regardé dans les yeux qu’une seule fois : c’est elle qui, par sa mort, lui permet de revivre.

L’idée de l’hirondelle est très poétique et très romantique. Donner un nom à quelqu’un que l’on aime et que l’on ne connait pas, je trouve ça vraiment touchant. Il n’y a vraiment qu’Amélie Nothomb pour faire d’un tueur pervers un romantique !

J’ai trouvé la fin très frustrante : pourquoi les Russes recherchaient le journal ? Qu’y avait-il de particulier dedans ? J’aurais aimé avoir quelques réponses supplémentaires.


En définitive, un roman différent de ceux que j’ai lu de la même auteure pour le moment, mais qui est aussi excellent. L’un de mes livres préférés ! 

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