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I found myself in Wonderland.

Contes des Royaumes, tome 2 : Charme de Sarah Pinborough

Posté : 2 mai, 2015 @ 11:46 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Contes des Royaumes tome 2  CharmeGenre : Romance, Conte

Editeur : Milady (Fantasy)

Année de sortie : 2014

Nombre de pages : 255

Synopsis : CENDRILLON, le conte de fées revisité : cruel, savoureux, et tout en séduction. Rappelez-vous les horribles belles-sœurs, le carrosse magique, le bal enchanté, la pantoufle de verre et l’éternel amour né au premier regard … … et à présent, ouvrez ce livre et plongez dans la véritable histoire de Cendrillon, telle qu’elle n’a jamais été révélée …

 

Avis : J’avais lu le premier tome de cette série en août 2014, et j’étais ressortie de ma lecture un peu mitigée. Je n’avais pas trop aimé la réécriture de Blanche-Neige, surtout que je n’aimais déjà pas cette princesse avant ! J’ai donc eu un peu d’appréhension en commençant ce second tome.

Je dois d’abord dire que j’ai bien aimé ce livre. J’aimais déjà le conte de Cendrillon plus que celui de Blanche-Neige, donc ça aide un peu; mais j’ai aussi préféré ce que l’auteure a fait de cette histoire. On retrouve les grands moments de l’histoire de la jeune fille, avec la pantoufle de verre (qui n’en ai pas vraiment une, et heureusement en réalité !), la marâtre, les belles-sœurs, le prince, le bal … Mais tous ces éléments sont complètement redécouverts par le lecteur. L’histoire originale n’est pas du tout comme l’histoire que l’on lit dans ce livre : les événements sont différents, plus proches de la réalité si l’on peut dire, et l’on se rend compte que d’autres contes se mêlent à celui-ci. De plus, les scènes de sexe qui se sont immiscées dans Poison sont très différentes dans Charme, et les deux princesses, Cendrillon et Blanche-Neige, sont difficilement comparables. La seconde a un peu l’air d’une sauvageonne face à la première, qui reste assez soft, et tournée vers l’amour. C’est cela qu’elle recherche, et qu’elle désespère de trouver. L’intrigue autour de la fée marraine (qui a bien changé depuis notre enfance !!) et de son valet est très intéressante, puisqu’elle nous fait étrangement penser à un autre conte …

Concernant les personnages, j’ai eu un peu de mal avec Cendrillon au début. Elle ressemblait plus à une gamine qui fait un caprice qu’a une jeune fille désespérée parce que sa marâtre la bat. Mais je me suis peu à peu attachée au personnage. Le pacte qu’elle a passé la force à suivre un chemin qu’elle regrette d’avoir emprunté, mais duquel elle ne peut plus dévier. Elle est assez courageuse, dans le sens où elle veut tout faire pour réparer ses erreurs. Je l’ai trouvé beaucoup plus « innocente » que Blanche-Neige, qui était plus libre et plus sauvage que la jeune fille que l’on découvre ici. En réalité, c’est une petite fille qui rêve de château et de prince sans connaître la réalité qui se cache derrière les apparences. J’ai apprécié le personnage du valet, qui tente d’aider la jeune fille dans sa quête, mais est aussi assez dur avec elle parfois, tentant de lui ouvrir les yeux. Il m’a un peu fait penser à Aspen dans La Sélection, excepté que je n’appréciais pas du tout ce personnage, et que la situation n’est pas du tout la même ! Le prince est beau (bien sûr c’est un prince !), et il pourrait tomber dans la caricature si on le voyait que par les yeux de Cendrillon. Mais, l’auteure réécrit aussi la vision du prince charmant, qui ne l’est plus autant. Il est mystérieux et secret, ce qui intrigue le lecteur. Il agit également sur un coup de tête, ensorcelé par la magie de la fée marraine. En lisant ce livre, je me suis dit que les princes des Contes des Royaumes étaient à la fois malmenés et manipulateurs ! Le personnage de la fée marraine est très différent de ce qu’il était dans le conte originel, et je l’ai d’autant plus aimé que j’y ai retrouvé un autre personnage dès que je l’ai découverte ! Les belles-sœurs de Cendrillon sont également très différentes des originelles ; je me suis assez attachée à Rose, la plaignant vraiment parfois ! La marâtre aussi n’est pas identique à celle que l’on découvrait dans Cendrillon. Son histoire est plus complexe que l’originelle.

En réalité, la touche d’enchantement des contes qui fait qu’un personnage est « gentil » et l’autre « méchant », ne se trouve pas dans ce livre. Comme le monde réel est plus complexe, l’histoire l’est aussi. Ce n’est plus un conte de fées, les personnages ne sont pas voués au mal ou au bien, mais plongent un peu dans les deux univers pour se composer de façon plus complète. Cette réécriture nous montre que les contes ne sont que des contes, qu’ils font rêver, mais que ce n’est pas ce qui se passe vraiment dans la vie, que c’est bien plus complexe, mais que ce n’en est pas moins beau parfois. La vie n’est pas plus terne parce qu’il n’y a pas de princes et de diamants partout, ce n’est pas cela qui compte, et ce livre peut le rappeler au lecteur. L’amour est finalement très présent dans ce tome, et je ne m’y attendais pas vraiment.

La fin est prévisible en partie, notamment en ce qui concerne directement Cendrillon. C’était évident, et c’est bien comme cela. Mais en ce qui concerne les autres personnages, et notamment le prince et Rose, j’ai été assez surprise. C’est vraiment une réécriture complète et une redécouverte totale. Enfin, en ce qui concerne le secret du prince, je pense qu’il était facile de s’en douter, et que ce n’est pas vraiment une surprise. En revanche, l’épilogue, lui, m’a étonnée ! C’était très original, mais aussi très actuel, et j’ai vraiment apprécié ce côté décalé que cela apporte aux contes ! Enfin, la fin de ce second tome amorce le dernier volume, qui promet encore son lot de surprises !

 

En définitive, un livre intéressant, qui réécrit vraiment complètement le conte de notre enfance, et qui nous plonge dans un monde plus réaliste, mais aussi plein de surprises ! J’ai préféré ce second tome au premier, et je pense bientôt lire la suite pour voir ce que Sarah Pinborough a fait d’Aurore, la Belle au Bois Dormant !

Contes des Royaumes, tome 1 : Poison de Sarah Pinborough

Posté : 14 août, 2014 @ 11:58 dans Avis littéraires | 4 commentaires »

Contes des Royaumes, tome 1  PoisonGenre : Romance, Conte

Editeur : Milady

Année de sortie : 2014

Nombre de pages : 222

Synopsis : Blanche-Neige, le conte de fées revisité : cruel, savoureux, et tout en séduction. Rappelez-vous l’innocente et belle princesse, la méchante reine impardonnable, le valeureux prince, la pomme empoisonnée et le baiser d’amour sincère … … et à présent, ouvrez ce livre et plongez dans la véritable histoire de Blanche-Neige, telle qu’elle n’a jamais été révélée …

 

Avis : J’ai été intriguée par cette idée de revisiter les contes. Je me suis demandée ce que cela pouvait donner. La couverture est très belle, mais je ne lis plus les livres juste pour leur couverture depuis longtemps. Ce n’est pas parce que l’extérieur est beau que l’intérieur l’est aussi.

Je n’ai jamais aimé Blanche-Neige. Pourtant, j’aime les contes, mais, celui-là ne passait pas à cause du personnage. Et je dois dire qu’il ne passe toujours pas. Même après avoir lu ce livre, mon avis n’a pas changé. L’histoire est classique depuis le temps : la nouvelle reine déteste sa belle-fille parce qu’elle est plus belle qu’elle, parce qu’elle est heureuse et qu’elle, même en étant reine, ne l’est pas. Elle décide donc de se débarrasser d’elle. Ici, c’est un peu plus complexe, et heureusement ! L’intrigue est plus recherchée, les personnages ne sont pas tout noir ou tout blanc, et le conte a été adapté à notre époque si on peut dire. L’histoire a été complètement réécrite, et des scènes de sexe se sont immiscées dans le conte pour enfants que l’on connaît. Cela ne m’a pas vraiment dérangé, mais j’ai eu du mal à faire coller cette image à celle que j’avais déjà (et je pense que ce sera encore pire que des princesses que j’apprécie, comme Cendrillon et la Belle au Bois Dormant !). Surtout, le livre commence avec l’une d’elles, et je me suis dit que, si c’était comme cela tout le long, je n’allais pas du tout aimer (heureusement, ce n’est pas le cas !). Comme nous connaissons tous déjà le conte, on peut se dire que l’on sait déjà ce qu’il va se passer : c’est là que l’auteure nous surprend en changeant le cours de l’histoire ! La sorcière qui donne la pomme à Blanche-Neige n’est plus celle qu’elle était, le prince est assez étrange, les nains ont bien changé (et surtout, leurs noms ont été changé ! Sacrilège !) et la « méchante reine » n’est pas vraiment une méchante reine. Parfois, l’histoire m’a semblé un peu incohérente : je n’ai pas compris les revirements de la reine, et le comportement de la princesse, qui n’est pas vraiment conforme à la description que l’on fait d’elle. Enfin, j’ai aimé les quelques allusions à d’autres contes.

Depuis toute petite, je n’aime pas Blanche-Neige, et je me suis dit que ce livre me la ferait peut-être apprécier. Eh bien, je me suis trompée. Je ne l’aime toujours pas, même si je ne la déteste pas, et je pense que c’est en grande partie pour cela que je n’ai pas vraiment aimé ce livre. Le personnage de la princesse m’a semblé un peu incohérent, et surtout faux. Elle est décrite comme pure, sauvage, indomptable, pleine de vie. Je suis d’accord pour les derniers adjectifs, il n’y a pas de doute, mais pour le premier … Elle ne l’est pas tant que ça. Elle semble naïve, elle ne réfléchit pas beaucoup (et même, à la fin, pas du tout), elle est surtout tournée vers la nature. Elle pense toujours du bien de tout le monde et c’est ce qui la mène à sa perte. Le personnage du prince, quant à lui, est entouré de mystères. Beaucoup de questions sans réponses se posent à son sujet. Où était-il avant de trouver Blanche-Neige ? Qu’a-t-il fait ? Que peut-on penser de ce que la reine dit de lui ? En lisant la fin, je me suis dit que j’aurais dû m’en douter. Le prince est focalisé sur l’apparence : ce qu’il aime chez la princesse, c’est sa beauté. En gros, elle doit sourire, resplendir, se taire et ne surtout pas paraître plus forte que son mari. Le prince doit être le centre de l’attention, et sa femme doit lui être soumise. Contre toute attente, j’ai aimé le personnage de la reine. Le prénom qui lui a été donné m’a fait rire : elle ne m’a pas semblé si maléfique que ça. J’ai aimé le fait qu’elle soit entre deux, qu’elle ne soit pas la méchante belle-mère qui finira par anéantir sa beauté pour détruire celle de sa belle-fille, que le personnage soit complètement revisité. Elle m’a parfois touché, et je me suis surprise à l’apprécier plus que Blanche-Neige, qui est quand même l’héroïne … Quant aux nains, j’ai été un peu déçue par leur changement de prénoms (je sais, c’est un peu ridicule, mais que voulez-vous ?). Enfin, le chasseur … Je ne sais pas si c’est un fantasme commun, mais j’ai trouvé les scènes le concernant un peu trop … semblables ! Il m’a semblé que c’était une caricature plus qu’un véritable personnage, et que son rôle était purement sexuel. Il n’apporte pas grand-chose, si ce n’est plus de questions auxquelles nous n’avons pas de réponses.

La fin m’a fait un petit choc, je me suis dit que c’était une super idée de la part de l’auteure ! Et en même temps, si le livre se finit là-dessus, il manque une vraie fin. Des tas de questions n’ont pas trouvé de réponse, on ne sait pas ce qui arrive à Blanche-Neige finalement, ni à la reine. J’espère en savoir plus dans la suite de la saga, mais comme chaque tome parle d’un conte différent, j’en doute …

 

En définitive, un livre sympathique, mais qui n’a pas réussi à me faire aimer Blanche-Neige, et qui pose plus de questions qu’il ne donne de réponses. Le conte est vraiment revisité, mais je ne peux pas dire que j’ai adoré cette version. Introduire du sexe dans une histoire que l’on connaît depuis l’enfance, cela m’a semblé un peu étrange. Je lirai tout de même la suite quand l’occasion se présentera.

La Mécanique du Coeur de Mathias Malzieu

Posté : 29 novembre, 2012 @ 7:41 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Genre : ConteLa Mécanique du Coeur de Mathias Malzieu  dans Avis littéraires couv64925742-185x300

Editeur : J’ai lu

Année de sortie : 2009

Nombre de pages : 155

Synopsis : Edimbourg, 1874 : le jour le plus froid du monde. Lorsque Jack naît, son cœur gelé se brise immédiatement. La sage-femme le remplace par une horloge et le sauve. Depuis lors, il doit prendre soin d’en remontre chaque matin le mécanisme. Mais gare aux passions ! Le regard de braise d’une petite chanteuse andalouse va le mettre de le cœur de Jack à rude épreuve … 

 

Avis : La couverture est déjà très attirante : sombre et belle, avec cette image du jeune homme amoureux contemplant la femme qui fait battre son cœur. On pressent déjà une belle histoire, de celle qui sont à la fois merveilleuses et tristes. 

La poésie est au rendez-vous dès les premières pages. La magie des mots rend l’histoire enchanteresse. Quelques fois, la façon d’écrire de l’auteur sous-entend les choses sans les dire, un effet de style qui rend chaque phrase plus belle qu’elle ne le serait dite autrement, et les actes plus émouvants. Le romantisme ne tombe pas dans le niais, il est sincère, ce qui rend l’œuvre d’autant plus touchante. 

Le personnage de Little Jack me semble assez réaliste : nous avons souvent du mal à bien dire ce que nous ressentons, surtout quand c’est très fort, comme l’amour que le héros éprouve pour Miss Acacia. Nos actes et nos paroles dépassent parfois notre pensée et nous regrettons, comme lui, ce que nous avons fait, ou, au contraire, ce que nous n’avons pas fait. Ses émotions sont les nôtres et cela le rend vivant.

J’aime beaucoup la façon dont l’amour est représenté ici : cette mécanique, si elle s’emballe, devient dangereuse. Et chacun sait que l’amour peut briser les cœurs aussi facilement que le bois d’une horloge. Cette fragilité évoquée est bien réelle : ce n’est pas l’horloge qui est fragile, c’est bien le cœur qui bat derrière. Cette métaphore est très habile : elle reflète bien ce que certains peuvent ressentir lorsqu’ils sont amoureux, ou quand ils ont un chagrin d’amour. Et le fait que ce sentiment soit commun à tout le monde implique bien le lecteur : il se sent touché par ce qui arrive à Jack parce que cela pourrait lui arriver à lui aussi. Cette horloge-cœur est en réalité le cœur de chacun d’entre nous. Nous connaissons cette euphorie de la rencontre amoureuse, ce désir de toujours être ensemble, de ne jamais se quitter, cette tristesse quand les autres nous rejettent, cette déchirure quand la fin est arrivée … Notre cœur est souvent pris entre les deux loopings d’une montagne russe, comme celui de Little Jack. Les émotions s’y succèdent et l’abîment lentement, tel le bois et les engrenages de l’horloge.

Quelques « leçons de vie » sont glissées çà et là tout le long de l’œuvre et l’une d’elle est sans doute que l’amour est un jeu où l’on prend le risque de se brûler les ailes et de brutalement retomber sur la terre ferme, loin des rêves, brisés par la réalité, mais que, en dépit de cela, il vaut la peine d’être connu et vécu au moins une fois.

 

C’est donc un beau petit conte poétique que je recommande à tous ! 

 

 

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