Redbluemoon

I found myself in Wonderland.

Candide de Voltaire

Posté : 2 avril, 2019 @ 7:41 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Genre : Philosophie, Conte Candide

Editeur : Hachette 

Année de sortie : 1976 [1759]

Nombre de pages : 178

Synopsis : Pas de résumé à l’arrière de cette édition.

Résumé sur Livraddict : 

Candide, le fils supposé de la soeur du baron de Thunder-Ten-Tronckh, vit dans l’innocence d’une jeunesse protégée par l’enseignement de son précepeteur, Pangloss. Pour ce dernier tout est au mieux. Dans ce paradis, le jeune homme découvre l’amour en la personne de Cunégonde, la fille du baron. Les jeunes se font surprendre dans une position accablante et Candide est chassé, à grands coups de pieds dans le derrière. Notre héros se trouve de la sorte propulsé dans le récit.

 

Avis : J’ai entendu tout un tas de choses sur Candide : que c’était génial et que c’était nul notamment !

Je ne peux pas dire que Candide est nul, mais je ne pense pas non plus que c’est génial : c’est plus une question de goût. Donc, je ne déteste pas Candide, mais je ne l’adore pas non plus ! Je reconnais sa valeur littéraire, j’ai aimé les satires/critiques sociales et religieuses, j’ai aimé reconnaître les tropes de certains genres comme le conte de fées. Je suis d’accord avec certaines idées suggérées dans le livre : la guerre est absurde, et chaque camp se persuade qu’il est légitime, notamment grâce à la religion. Tout ne peut pas rester théorique, et on ne peut être toujours candide, ou optimiste à l’excès. Ainsi, tous les personnages sont tournés en ridicule, et notamment Pangloss et Candide. Ils refusent de reconnaître que tout ne va pas bien dans leur monde, et en subissent les conséquences. Le seul que l’on pourrait considérer comme épargné par le ridicule est Martin : certains le voient comme une figure du narrateur ou même de l’auteur dans l’œuvre !

L’écriture est très bonne – c’est Voltaire, comment pourrait-il en être autrement ? – et c’est l’un des rares auteurs qui injecte de l’humour dans ces œuvres !! J’ai ri au début de ma lecture, puis je me suis peu à peu lassée. Malgré l’ironie qu’utilise l’auteur, l’horreur de la guerre, par exemple, au début du conte, est assez difficile à digérer.

Même la fin, qui paraît « redorer » les personnages, en quelque sorte, n’est pas parvenue à me faire oublier le ridicule qui les a frappés tout le long de l’œuvre !

 

Donc, une bonne lecture, mais rapidement lassante.

 

The Tales of Beedle the Bard de J. K. Rowling

Posté : 5 août, 2017 @ 3:39 dans Avis littéraires | 5 commentaires »

Genre : Conte, FantastiqueThe Tales of Beedle the Bard

Editeur : Bloomsbury

Année de sortie : 2008

Nombre de pages : 105

Titre en français : Les Contes de Beedle le Barde

Synopsis : The Tales of Beedle the Bard contains five richly diverse fairy tales, each with its own magical character, that will variously bring delight, laughter and the thrill of mortal peril.

Additional notes for each story penned by Professor Albus Dumbledore will be enjoyed by Muggles and wizards alike, as the Professor muses on the morals illuminated by the tales, and reveals snippets of information about life at Hogwarts.

A uniquely magical volume, with illustrations by the author, J. K. Rowling, that will be treasured for years to come.

 

Avis : Envie d’une lecture un peu plus légère après A Bloodsmoor Romance !

J’ai beaucoup aimé les contes, qui permettent de rendre le monde de J. K. Rowling encore plus vivant ; on peut vraiment se dire, comme avec Fantastic Beasts and Where to Find Them, que cet univers existe réellement quelque part, tant il est riche et bien développé. Chacun de ces contes donne une leçon aux petits sorciers, comme aux Moldus : personne ne peut être invulnérable, personne n’échappe à la mort, la magie ne résout pas tous les problèmes. Il est aussi possible ici de voir que les humains, qu’ils soient sorciers ou non, sont attirés par le pouvoir, par le fait d’être supérieur aux autres ; ces contes permettent de leur (nous) rappeler que c’est inutile de vivre de cette façon, que cela ne rend pas heureux. J’ai adoré les illustrations, elles m’ont vraiment charmée ; dommage qu’elles ne soient pas plus nombreuses !

Mais, ce à quoi je ne m’attendais pas, c’est le contenu des commentaires de Dumbledore ! Je ne pensais pas qu’il parlerait d’Histoire, et j’ai adoré ça ! On découvre des choses sur Poudlard, sur le monde de la magie, un petit rappel aussi des lois magiques ; c’était très intéressant. Bien sûr, on connaît un peu déjà le commentaire sur le conte des « Trois frères », donc j’ai particulièrement apprécié de découvrir d’autres contes, et donc d’autres aspects de l’univers magique. J’ai aimé que Dumbledore nous parle de la censure de ces contes par des sorciers qui sont anti-Moldus, notamment par la famille Malfoy ! Ces contes nous rappellent que l’univers du monde des sorciers est calqué sur le nôtre, et que la discrimination des sorciers envers les Moldus est exactement la même que la nôtre envers ceux dont nous nous moquons, ou que nous considérons comme inférieurs à nous, pour quelque raison que ce soit.

 

Donc, un petit livre qui permet de s’immerger à nouveau dans le monde des sorciers, qui le rend plus vivant, plus proche de nous encore !

Contes d’amour de folie et de mort d’Horacio Quiroga

Posté : 2 mai, 2017 @ 1:38 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Contes d'amour de folie et de mort Genre : Conte, Nouvelle

Editeur : Points

Année de sortie : 1995

Nombre de pages : 187

Synopsis : Grand précurseur du genre fantastique latino-américain, conteur exceptionnel, Horacio Quiroga a laissé une œuvre considérée comme l’un des fleurons d la littérature de langue espagnole. Ecrits entre 1907 et 1917, ces Contes d’amour de folie et de mort, cruels et hallucinés, ne sont pas sans rappeler certaines histoires d’Edgar Allan Poe. Mais la magie de Quiroga tient surtout à sa transposition de la violence et de la mort dans l’enfer vert des Misiones, territoire situé aux confins de l’Argentine et de l’Uruguay.

 

Avis : Toujours dans l’optique d’un week-end prolongé, je me suis dit qu’un recueil de contes/nouvelles serait plus facile à lire qu’un roman.

J’ai eu raison en un sens : je ne pouvais lire que pendant de courtes périodes, donc les petits contes étaient souvent lus d’une traite, sans nécessité de s’arrêter ; c’est mieux, puisque le lecteur est pris au fil de l’histoire, et que couper le suspense de la nouvelle l’aurait rendue moins attrayante et moins surprenante. En effet, la plupart de ces nouvelles / contes surprennent le lecteur de la pire manière possible : on commence bien avec « La poule égorgée » ! Des indices de ce qui va arriver sont présents, mais lisibles qu’une fois la fin découverte – c’est ma deuxième lecture de ce conte, donc je savais à quoi m’attendre, même si le choc n’en est pas moins rude ! Quelle cruauté, et quelle façon de manier l’horreur ! Quelle brusquerie lors de la chute ! Celles-ci se retrouvent dans la plupart des autres nouvelles. Chacune comporte une sorte de leçon, ou propose au lecteur une réflexion, ici, dans la première nouvelle, sur la façon de traiter ses enfants.  »Les bateaux suicides » m’a moins touché après le choc de la première histoire, tant que je n’en garde pas un grand souvenir, juste une impression de brume et de lavage de cerveau sur les marins, pris de folie, incapables de comprendre ce qu’ils font. « Le solitaire » a eu le même effet que « La poule égorgée » : je ne m’attendais pas du tout à ça ! C’est l’histoire d’une femme qui ne cesse d’en demander plus à son mari ; celui-ci fait tout ce qu’il peut pour la satisfaire tant il l’aime. Encore ici, une sorte de leçon : la folie guette toujours, même ceux qui y semblent le moins enclins ! Quant à « L’oreiller de plumes« , je l’avais déjà lu à deux reprises avant cette lecture, donc je savais, encore une fois, à quoi m’attendre ; il n’empêche qu’elle reste une des nouvelles qui me fait le plus peur parmi toutes celles que j’ai lues, y compris en comptant celle de Poe ! L’ambiance est gothique et froide au possible, on sent le conte de fées revisité de manière horrifique ; la fin est affreuse !! Rien que de l’imaginer en en parlant, j’en ai des frissons ! « La mort d’Isolde » n’est pas une histoire horrifique, mais plutôt le retour d’un homme sur une histoire d’amour. Résignation, déception, réalisation que l’on a fait une erreur, impossibilité d’un retour en arrière : le lecteur se retrouve face à une histoire passée qui ne peut pas revivre, ce qui laisse un goût d’amertume et de tristesse. « A la dérive » est sans doute la plus courte nouvelle du recueil avec « L’oreiller de plumes » : tout arrive très vite, le personnage n’a pas le temps de réagir. S’imaginer ce qui lui arrive donne des frissons, tout comme la fin …  »L’insolation » se détache par rapport aux précédentes, car le lecteur se trouve avec le point de vue d’animaux qui parlent, des chiens qui tentent de sauver leur maître. La représentation de la mort dans cette nouvelle est saisissante : elle se présente sous nos traits, sans que nous puissions la voir, alors que les animaux, eux, la sentent, la voient, et peuvent difficilement faire quoi que ce soit contre elle. Dans « Les barbelés« , le lecteur se retrouve avec le point de vue de chevaux qui voient un taureau détruire, une énième fois, l’avoine d’un homme. La fin est, encore une fois, affreuse à imaginer, sanglante à souhait ! « Les tâcherons » traite de la résignation, mais dans un sens différent : les personnages tentent de s’échapper, et le lecteur espère qu’ils y parviendront. L’injustice est aussi flagrante dans cette nouvelle, tout comme dans « Yaguaï » ! Quelle déception de lire la fin après tant d’épreuves ! « Les pêcheurs de grumes » est la nouvelle qui m’a le moins intéressé : elle traite de la récupération de bois le long de la rivière par les habitants pour les revendre sous forme de meubles. La fin est assez ironique, ce qui est agréable. Quant à la nouvelle appelée « Le miel sylvestre« , elle est au même niveau qu’ »A la dérive » : espoir suivi de dégoût et de frissons face à la situation ! Quiroga excelle au maniement de l’horreur et de l’ironie du sort ! « Notre première cigarette » n’est pas effrayante, mais traite de la façon qu’ont les enfants de percevoir et de se venger. A la fin, le lecteur se dit que c’est bien fait pour l’adulte malgré la cruauté de l’enfant et le danger dans lequel il s’est mis ! « Une saison d’amour » est, comme son nom l’indique, centrée sur l’amour entre deux personnages, Nébel et Lidia. Leur amour est pur et beau, mais le jeune homme a peur qu’il soit souillé par la mère, qui a des intentions plutôt obscures. Au fil des saisons et des années, l’histoire que vivent les deux personnages évolue : ils se perdent de vue, se retrouvent, mais leur amour est-il possible ? La fin est assez frustrante ! Enfin, la dernière nouvelle, « La méningite et son ombre », est agréable à lire, [SPOILER] et la seule qui finisse bien ! [FIN DU SPOILER] Elle est rafraîchissante après ces horreurs et ces déceptions dans les nouvelles précédentes !

 

Donc, un recueil de nouvelles prenant, surprenant, qui entraîne le lecteur dans les histoires que l’auteur nous raconte, et qui lui laisse souvent un goût amer.

The Wizard of Oz de L. Frank Baum

Posté : 7 avril, 2017 @ 6:12 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Genre : ConteThe Wizard of Oz

Editeur : Puffin

Année de sortie : 2012 

Nombre de pages : 189

Titre en français : Le magicien d’Oz

Synopsis : Pas de synopsis à cette édition.

 

Avis : Ce livre m’a été offert par ma sœur à mon anniversaire l’année dernière, et je me suis dit qu’il était temps que je le lise !

D’abord, j’aime beaucoup la couverture, et maintenant que j’ai lu le livre, elle est pleine de symboles : la sorcière, the Wicked Witch of the West ; le cyclone, au tout début du roman ; les chaussures ! En plus, c’est un hardback, mais « pratique », parce qu’il est petit ! Avant même de commencer la lecture, j’avais un petit a priori, comme toujours avec les livres qui sont à l’origine écrits pour les enfants. Je m’attendais à ce que la petite fille héroïne soit naïve, influençable ; à ce que les aventures n’en soient pas vraiment ; à ce que les  »adjuvants » (parce que nous sommes dans un conte !) soient parfaits. Eh bien, je me suis trompée ! Un conte dans lequel le monde n’est pas idéalisé ! Un conte dans lequel je me suis retrouvé, un conte qui nous parle de nous en même temps qu’il nous raconte l’histoire de Dorothy : le lecteur reçoit une petite leçon quand il se rend compte que les personnages cherchent quelque chose qu’ils ont déjà, mais qu’ils ne sont pas conscients d’avoir, ce qui rend le conte poétique en quelque sorte. J’ai aimé l’univers, le monde d’Oz ! Beaucoup de couleurs, un peu de magie, des choses parfois absurdes ou impossibles, ce qui m’a fait penser à Alice’s Adventures in Wonderland, mais j’ai tout de même préféré The Wizard of Oz. J’ai aimé aussi l’écriture : le conte est facile à lire, et l’histoire entraîne le lecteur ! Pas de temps morts ! Bien sûr, tout n’est pas vraisemblable, mais ce n’est pas ce que l’on attend d’un conte ; et bien sûr aussi, tout va trop vite, tout est résolu trop vite, mais c’est aussi parce que c’est un conte. Donc le lecteur lui pardonne ! Mention spéciale : chapitre 20, j’ai adoré !!

Concernant les personnages, Dorothy ne m’a pas semblé être comme les héroïnes habituelles : elle n’est ni naïve, ni influençable, elle a du caractère, ce qui est vraiment agréable ! Elle reste pourtant sensible, et reste une enfant : elle n’a pas des attitudes d’adulte qui ne colleraient pas. Elle m’a aussi fait rire ! J’ai aimé son petit Toto ainsi que la plupart des autres personnages, comme The Scarecrow, touchant comme the Tin Woodman. Ils veulent quelque chose qu’ils pensent ne pas avoir, et qu’ils prouvent qu’ils ont plus que les autres au fil du livre. J’ai préféré the Cowardly Lion, parce que c’est un lion évidemment ! Lui aussi est touchant. D’autres personnages le sont beaucoup moins, comme Oz [SPOILER] je ne m’attendais pas du tout à ce qui arrive à propos de lui : qu’il soit un tel imposteur ! Cela ne collait pas du tout avec ma vision du conte de fées traditionnel, ce que j’ai aimé du coup, parce que cela m’a surpris ! [FIN DU SPOILER] ou the Wicked Witch of the West, qui, on peut le dire, n’a rien d’aimable ! Bien sûr, nous sommes dans un conte, donc la méchante est vraiment méchante, pas d’atténuation.

La fin est rapide, et l’on comprend que toute l’aventure aurait pu ne pas exister, ce qui la rend d’autant plus belle (bizarrement !), car Dorothy a eu le temps de se faire des amis, et de vivre des choses qu’elle n’aurait pas vécues dans sa vie « normale » !

 

Donc, un très beau conte que j’ai beaucoup aimé, avec une morale qui nous parle, et des personnages attachants !

La Belle et la Bête de Madame de Villeneuve

Posté : 4 novembre, 2016 @ 3:48 dans Avis littéraires | 6 commentaires »

La Belle et la Bête Genre : Conte

Editeur : Folio

Année de sortie : 2014

Nombre de pages : 135

Synopsis : « Le monstre se fit entendre. Un bruit effroyable, causé par le poids énorme de son corps, par le cliquetis terrible de ses écailles et par des hurlements affreux, annonça son arrivée. En voyant approcher la Bête, qu’elle ne put envisager sans frémir en elle-même, la Belle avança d’un pas ferme, et d’un air modeste salua fort respectueusement la Bête. Cette démarche plut au monstre et, se retournant vers la Belle, il lui dit : « Bonsoir, la Belle. »

 

Avis : Tout le monde connaît à peu près l’histoire de La Belle et la Bête, au moins grâce à Disney. Je voulais découvrir le conte en lui-même écrit par Madame de Villeneuve, pour comparer, mais aussi pour lire l’œuvre originale.

On retrouve, bien sûr, l’histoire enchanteresse que les adaptations nous livrent : une jeune fille, surnommée la Belle, doit se rendre chez la Bête ; son père l’y amène à regret et la jeune fille ne sait pas à quoi s’attendre, entre mort certaine et espoir de clémence. Ici, l’ambiance est bien celle d’un conte : la Belle est parfaite, la Bête est mystérieuse, un prince apparaît et la jeune fille en tombe éperdument amoureuse, le palais de la Bête est somptueux et fait pour combler tous les vœux de la Belle. Le schéma narratif est typique lui aussi : tout va bien, un problème survient, une ébauche de solution se fait jour, mais elle échoue ; elle entraîne des conséquences fâcheuses qui entraîne le départ de l’héroïne pour un lieu qu’elle ne connaît pas ; à la fin, quelque chose nous est révélé, et cette information change totalement la situation. Contrairement à l’accent qui est souvent mis sur le rapport de Belle avec la littérature – et notamment, avec la bibliothèque gigantesque de la Bête – elle n’apparaît ici qu’une seule fois et n’est pas beaucoup mise en valeur. Ce qui l’est, en revanche, c’est le théâtre, la démonstration sur scène, et l’apparence. Plusieurs fois, la Belle se voit recommander de voir derrière les apparences, ce qui, à travers tout le conte, donne une sorte de leçon de morale. Celle-ci se fait aussi sur la reconnaissance, la vertu, les qualités qu’une jeune fille doit montrer, qualités que seule Belle possède. Quant à l’écriture de l’auteure, son niveau est soutenu, parfois même peut-être archaïque dans ses tournures, ce qui peut poser un léger problème de compréhension temporaire.

La fin, en raison des explications qui s’enchaînent, m’a semblé pesante, parfois longue – ce qui paraît idiot au vu du tout petit nombre de pages ! La façon de nommer les personnages n’est plus tout à fait claire, il y a plusieurs reines, plusieurs fées, et le lecteur peut s’emmêler les pinceaux.

 

Donc, une belle lecture, qui m’a permis de découvrir le conte à l’origine du dessin animé que l’on connaît tous.

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