Redbluemoon

I found myself in Wonderland.

Lucrèce Borgia de Victor Hugo

Posté : 30 mars, 2019 @ 2:57 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Genre : Théâtre, Classique Lucrèce Borgia

Editeur : Pocket 

Année de sortie : 2017 [1833] 

Nombre de pages : 156

Synopsis : Indifférente à la haine de l’Italie entière, Lucrèce Borgia parade au carnaval de Venise. Qui pourrait inquiéter cette femme de pouvoir qui baigne dans l’adultère, l’inceste et le crime ? Elle a peur cependant, et tremble pour un simple capitaine qu’elle cherche parmi la foule. Il se nomme Gennaro. Il est amoureux d’elle, lui qui tient les Borgia en aversion et insulte leur blason. Or Gennaro n’est autre que son fils, né de ses amours incestueuses avec son propre frère, et le jeune homme ignore tout de son passé et de ses origines. Lucrèce est un monstre, mais aussi une femme et une mère. Comment protéger son enfant, comment le soustraire à la fureur d’un mari qui le croit son amant ?

En 1833, ce mélodrame tragique surpasse tous les triomphes de Victor Hugo. 

 

Avis : J’ai trouvé cette pièce d’occasion en décembre, elle fait partie des derniers livres achetés pendant l’année 2018 !

J’ai aimé Lucrèce Borgia, mais je n’ai pas réussi à adorer. Encore une fois, l’un de mes problèmes est le synopsis. Celui-ci dévoile LA FIN !! Donc, pas de surprises, pas de grosses révélations pour le lecteur, alors que ce devait l’être pour les spectateurs de la pièce ! Elle perd de sa saveur ; le lecteur n’a pas besoin de revenir en arrière pour voir les indices qu’il a laissés passer, il les a trouvés avant grâce au/à cause du synopsis. Donc, c’est décidé : j’arrête de les lire ! Mieux vaut aller à l’aveugle dans un livre plutôt que de ne rien ressentir pendant les grandes révélations qu’il est censé contenir !

Pour autant, c’est très bien écrit, et intéressant à lire. De plus, j’aime beaucoup les livres, tout genre confondu, dont l’action se situe en Italie ! J’ai appris pas mal de choses sur les Borgia, une famille que je connais finalement assez mal. Je ne sais pas si tout est à croire chez Hugo, mais je vais continuer à lire à propos d’elle pour le savoir ! Je me suis aussi rendu compte que Lucrèce Borgia avait été écrite en 1833, comme Lorenzaccio, que j’ai lu juste avant ! Je n’y ai pas tellement vu de parallèle avec l’histoire de France, contrairement à la pièce de Musset, qui en est truffée !

Je me suis aussi rendu compte, avec ce livre, qu’il y a un trope qui commence à m’agacer en littérature : le malentendu, l’absence de communication. Et ici, ils sont ENORMES ! Lucrèce a plusieurs fois la possibilité de rétablir la vérité avec tous les personnages ; elle ne le fait jamais. Elle peut sauver Gennaro en disant qui il est à son mari, Alphonse d’Este ; elle ne le fait pas. Elle peut faire comprendre à Gennaro qui il est, depuis le début de la pièce ; elle ne le fait qu’à la fin, quand il est trop tard. Je sais que c’est pour l’intensité dramatique, et que cette pièce est un mélodrame tragique ; mais j’ai du mal à apprécier ! J’adore la tragédie, mais parfois, elle peut paraître un peu trop poussé ; là, « mélodrame tragique », c’était trop pour moi ! 

Enfin, Lucrèce Borgia m’a beaucoup fait penser à Cersei Lannister. Comme elle, elle est comparée à une lionne, elle protège ses enfants avec acharnement, mais elle est sans pitié pour les autres. Elle a des relations avec un de ses frères, et sa famille est divisée. Il y a même une scène qui m’a fait penser aux Noces Pourpres !!!

 

Donc, si vous voulez lire cette pièce et garder l’effet de surprise, ne lisez pas le synopsis !

 

Lorenzaccio d’Alfred de Musset

Posté : 29 mars, 2019 @ 8:47 dans Avis littéraires, Coup de cœur | Pas de commentaires »

Genre : Théâtre, Classique Lorenzaccio

Editeur : GF

Année de sortie : 2008 [1833] 

Nombre de pages : 218

Synopsis : Dans la Florence des Médicis, le jeune Lorenzo projette en secret l’assassinat de son cousin, le tyran Alexandre. Tentative désespérée de changer le cours de l’Histoire en faisant triompher la cause républicaine ? Ou œuvre d’un individu d’exception, désireux de laisser son nom à la postérité ? Sous le masque de ce personnage « glissant comme une anguille », double de Brutus l’Ancien comme de Hamlet, se laisse entrevoir, de loin en loin, le moi déchiré de l’auteur, enfant du siècle. Entre cynisme et idéalisme, débauche et héroïsme, la figure énigmatique de celui que l’on surnomme Lorenzaccio, a inspiré à Musset ce chef-d’œuvre du drame romantique.  

 

Avis : J’ai étudié Lorenzaccio pour le bac, et je me souviens avoir adoré ce livre, autant la lecture que l’étude !

Je peux confirmer que cette pièce est une de mes préférées ! Je suis fascinée par Lorenzo, par son intelligence, sa ruse, sa solitude et sa mélancolie. Il m’a fait penser à Tyrion Lannister parfois : il adore manier les mots, mais sait aussi se servir d’une épée ! Et il a clairement des problèmes avec sa famille !

J’aime aussi voir les parallèles entre l’Italie du XVIe siècle et la France des années 1830 : politiquement, les deux époques sont instables, entre monarchie et république, entre révolution et continuité. C’est aussi la raison pour laquelle un des sujets de réflexion de la pièce est l’opposition entre paroles et actions. Les gens adorent parler, mais ils agissent rarement. Leurs mots sont vides, ils ne servent qu’à montrer leurs opinions, mais ils changent rarement la situation dans laquelle ils se trouvent. Lorenzo les méprise, et décide d’agir pour un futur meilleur – ou parce que sa vie n’a plus de sens ? L’hypocrisie et l’anticléricalisme sont aussi au rendez-vous : il est clair que Musset n’aimait pas beaucoup les prêtres !

Je n’ai pas beaucoup de pièces préférées, mais celle-ci vient prendre place avec Antigone de Jean Anouilh et La Guerre de Troie n’aura pas lieu de Jean Giraudoux ! 

 

Donc, une belle relecture !

 

Heidi de Johanna Spyri

Posté : 8 février, 2019 @ 11:52 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Genre : Classique, JeunesseHeidi

Editeur : Puffin (in Bloom)

Année de sortie : 2014 [1880]

Nombre de pages : 295

Titre en VO : Heidi

Synopsis :  »Heidi looked around with growing delight at the mountain peaks she knew so well and which seemed to greet her like old friends. »

 

Avis : J’ai gagné ce livre en concours sur Instagram début 2017. Je n’avais aucune envie de lire Heidi avant de le gagner – il était dans un box. 

Je dois l’avouer : je ne regardais pas Heidi à la télé enfant. Petite, je ne pensais pas que la vie d’une petite fille dans les montagnes suisses pouvait m’intéresser. J’avais gardé mes préjugés jusqu’à maintenant. Je ne pensais pas aimer Heidi, mais étant donné qu’il avait neigé, que c’était encore l’hiver, je me suis dit que c’était le moment ou jamais pour le lire, et voir si, en fin de compte, il me plaisait. Je peux vous dire que j’ai été très surprise ! Je ne m’attendais vraiment pas à aimer Heidi à ce point ! 

C’était une lecture douce/amère : la vie d’une petite fille des montagnes, élevée dans la nature, naïve comme tout, mais qui a tout de même du caractère. Une âme simple et pure, qui vit dans la neige, dans l’herbe, au milieu des chèvres, et que des gens « bien intentionnés » veulent voir grandir, quitter la montagne pour la « vraie vie », celle des villes. La vulnérabilité, la détresse d’Heidi m’ont fait mal au cœur, mais sa force m’a impressionnée. La scène dans laquelle [SPOILER] elle va à Francfort avec Detie et quitte son grand-père m’a arraché le cœur ! [FIN DU SPOILER] J’ai vraiment eu du mal à supporter cette scène, j’ai vraiment eu envie d’arrêter la lecture tellement ça m’énervait/me rendait triste ! Je n’avais pas envie de savoir ce qui allait se passer ensuite, de peur que l’auteure fasse n’importe quoi. Mais j’avais aussi, paradoxalement, très envie de savoir ce qui allait arriver à Heidi ! Même si la situation est très dure, et si des sujets assez lourds sont traités, le livre est beau, plein d’espoir, et de pensées positives ! Heidi fait partie de ces livres confortables, dans lesquels le lecteur se sent bien – excepté certaines scènes bien sûr ! – un petit bouquin à lire devant une cheminée, avec les montagnes enneigées en fond ! 

Concernant les personnages, j’ai adoré Heidi : elle est adorable. Fragile parce que petite, parce qu’elle ne comprend pas le monde, elle est aussi dotée d’un caractère qui lui permet de remonter toutes les pentes ! Elle est généreuse, dévouée ; parfaite on pourrait dire,  un exemple ! J’ai aussi adoré Uncle ! Sous la surface, c’est un homme brisé par son passé. Il s’inflige son isolement en guise de punition. C’est un peu l’image du pêcheur qui se repent comme il peut. Rottenmeier est l’archétype de la méchante dame que le personnage principal ne comprend pas : pourquoi ne l’aime-t-elle pas ? J’ai aussi apprécié Clara [SPOILER] même si ce qui lui arrive à la fin ne m’a pas paru très réaliste ! [FIN DU SPOILER] J’ai aussi adoré les grands-mères, Granny et Grandmama ! 

La seule chose qui m’a agacée dans ce livre, c’est la place que prend peu à peu la religion. C’est la solution à tout. Quand elle est à Francfort, et que sa maison lui manque, Grandmama dit à Heidi de prier Dieu de lui accorder ce qu’elle veut, et de ne jamais oublier de le faire tous les soirs. Et voilà. Dieu exauce les vœux des différents personnages, il est la solution. Moui. Pas convaincue. 

 

Donc, un beau petit livre qui réchauffe le lecteur quand son cœur est froid !

 

 

 

Little Women de Louisa May Alcott

Posté : 6 janvier, 2019 @ 2:59 dans Avis littéraires, Coup de cœur | Pas de commentaires »

Genre : Classique, Jeunesse Little Women

Editeur : Puffin (in Bloom) 

Année de sortie : 2014 [1868-1869] 

Nombre de pages : 777

Titre en français : Les Quatre filles du Dr. March 

Temps resté dans la PAL : presque 2 ans

Synopsis : « Life and love are very precious when both are in full bloom ». 

 

Avis : J’ai gagné ce livre lors d’un concours Instagram, avec les trois autres classiques jeunesse édités dans la collection Puffin in Bloom. J’étais tellement contente !! Et pourtant, j’ai attendu très longtemps avant de lire un des livres du box !

Honnêtement, je ne m’attendais pas à être si touchée par l’histoire de la famille March ! Je me suis attachée à TOUS les personnages (et c’est assez rare pour le mentionner !), et j’étais complètement dans le livre !

Je me suis attachée à chaque soeur à un moment donné de l’histoire, mais ma préférée reste Jo. Je me suis sentie proche d’elle, comme pour Esther dans Bleak House (La Maison d’Apre-Vent). Elle était comme un alter ego, quelqu’un que j’aurais pu être dans une autre vie. J’ai adoré Beth : son personnage est si doux ! On pourrait la croire fragile, c’est la seule soeur qui n’a pas de rêve formidable ou de grande ambition ; mais elle semble, en fin de compte, la plus forte de la fratrie. J’ai appris à aimer Amy, que je « détestais » (mot un peu trop fort) au début du roman. A cause de l’identification avec Jo, j’ai eu tellement mal au coeur quand Amy lui joue ce mauvais tour affreux, vers le début de l’œuvre ! Je me suis mise à sa place, et je pense que j’aurais eu encore plus de mal à pardonner ! Meg est sans doute celle que j’ai le moins apprécié, ce qui ne veut pas dire que je ne l’ai pas aimée ! J’ai adoré les parents, peut-être un peu idéalisés, mais c’est ce que ressent tout enfant pour son propre père et sa propre mère. J’ai aussi aimé les personnages masculins !! Laurie était un plaisir à lire et à voir évoluer !! Son entrée dans la famille est rafraîchissante – même si je suis d’accord avec Jo sur [SPOILER] leur incompatibilité de caractère, j’ai parfois eu envie de les voir ensemble, je l’avoue ! [FIN DU SPOILER] Mr. Bhaer est adorable : les scènes dans lesquelles il apparaît avec des enfants me serrer le coeur de joie, c’était presque ridicule ! J’ai ADORE le fait que TOUS les personnages qui sont des enfants au début du roman évoluent clairement jusqu’à la fin de l’œuvre ! Le lecteur vit et grandit avec eux, ce qui renforce le lien qui les unit.

Alors, c’est vrai, Little Women n’est pas un concentré d’actions. C’est un livre calme, posé, cosy, qui nous réchauffe le coeur. J’avais l’impression d’être chez moi entre les pages, d’être en famille, de faire partie du livre ! Je vivais les événements en même temps qu’eux : je maudissais, je riais, je me réjouissais, j’ai même pleuré avec eux ! [SPOILER] Le fait de savoir que ce livre est partiellement autobiographique, que l’auteure s’est inspiré de sa propre famille, et que May, l’inspiration pour Beth, est effectivement morte dans la vingtaine m’a empêché de me révolter à la mort de Beth ! Je la trouvais tellement adorable, elle était tellement bonne !! Elle ressemblait à une sainte, quelqu’un de tellement altruiste qu’elle en semble irréelle. Après, l’auteure peut avoir idéaliser sa soeur, mais le résultat est satisfaisant : Beth est un des personnages les plus attachants et gentils de toute la littérature ! [FIN DU SPOILER] 

Je m’y attendais : la religion tient une place importante dans Little Women. Mais cela ne m’a pas gênée : ce sont les principes et les valeurs soutenus par la religion qui sont mis en avant, et non les dogmes ou l’institution, donc ils peuvent être isolés de l’idéologie. Donc, l’œuvre n’est pas moralisatrice dans le sens « il faut croire en Dieu », etc. Je ne sais pas si j’aurais autant apprécié ce livre si cela avait été le cas ! Certaines valeurs sont, de nos jours, – justement – dévaluées : la gentillesse, la dévotion, l’aide aux personnes qui en ont besoin, le travail. Il était réconfortant et motivant de lire un livre qui met en avant ces principes !

Quant à la construction de l’œuvre, au début, j’ai eu l’impression d’une succession de scènes, sans véritable lien ; j’aurais pu les extraire du roman et les lire seules sans problème. Elles me faisaient penser à des sortes de leçons ; étant donné que c’est un livre pour enfant à l’origine, cela m’a semblé « logique ». Ce n’était pas insupportable, comme on pourrait le penser, au contraire ! Cela m’a fait penser à Emile, ou de l’éducation de Rousseau : les enfants font des erreurs, et les parents sont là pour leur expliquer après coup en quoi c’en était une. Ils laissent leurs filles faire des expériences, et apprendre par elles-mêmes. Cela doit être tellement dur de les prévenir, mais de les laisser foncer dans un mur parce qu’elles n’écoutent pas ! Même en tant qu’adulte, ces « leçons » peuvent porter leurs fruits et servir de petite piqûre de rappel !

 

Donc, Little Women est une excellente surprise, et me permet de très bien commencer l’année ! 

Le Cousin Pons d’Honoré de Balzac

Posté : 8 août, 2018 @ 4:47 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Genre : Classique Le Cousin Pons

Editeur : GF

Année de sortie : 2015 [1847] 

Nombre de pages : 383

Synopsis : Pons est un brave homme qui dépense ses maigres rentes à collectionner des tableaux et autres objets d’art. Lorsque ses riches cousins, qui ont pour lui le plus grand mépris, découvrent la valeur de la collection qu’il a mis des années à constituer, ils sont prêts à toutes les scélératesses pour mettre la main sur ce trésor …

Roman noir où se déploient dans leur hideur un univers cruel, une jungle hantée par des fauves inquiétants, Le Cousin Pons (1847) nous présente un monde criminel, du salon à la loge de concierge. 

 

Avis : Un de mes derniers livres pour l’agrégation !

D’abord, je dois dire que je ne suis pas une grande fan de Balzac. Je n’aime pas vraiment sa manière d’écrire – ce n’est pas ici un critère de valeur, je ne dis pas qu’il écrit mal, juste que ce n’est pas à mon goût -, et ses personnages sont parfois agaçants dans leur naïveté. Pourtant, j’ai apprécié ma lecture, notamment parce que j’étais absorbée dans l’histoire, et que je soutenais complètement Pons et Schmucke. Et mon absorption a causé une telle colère !! La plupart des personnages – en fait, tous, sauf trois ou quatre – représentent la corruption et la cupidité. Ils veulent tous s’enrichir, par tous les moyens, même si cela signifie dépouiller quelqu’un qu’ils ne connaissent et/ou ne comprennent pas. Le dédain de certains – je pense ici à Amélie Camusot de Marville, qui était Amélie Thirion dans La Vendetta par exemple – m’a excédé : mais comment peut-on penser ainsi, et faire des choses pareilles ?!! Les deux seuls personnages que j’ai appréciés, Pons et Schmucke, sont des enfants, naïfs, innocents, incapables de se défendre et de voir le mal quand il se trouve en face d’eux. Pons évolue à un moment donné, sans doute parce qu’il va bientôt mourir ; mais Schmucke ne change pas, du début à la fin ! D’un côté, tant mieux, il est resté pur ; mais d’un autre, il se fait complètement marcher dessus, c’est énervant !! Leur relation était très touchante, certaines scènes m’ont émue, et j’avais tellement envie de les aider !

Il est impossible de nier le talent de Balzac pour dépeindre la condition humaine, sa cruauté, ses travers, mais aussi sa beauté. Les hommes sont peut-être des loups pour l’homme, mais certains restent des agneaux, au risque de se faire dévorer. En fin de compte, ce livre est extrêmement déprimant ; c’est d’une tristesse[SPOILER] J’avais tellement envie que les « gentils » gagnent, ou au moins que Schmucke ne soit pas aussi dépouillé que Pons, qu’il profite de ce que son ami a fait pour lui. [FIN DU SPOILER]

 

Donc, un roman déprimant sur la cruauté des hommes pour ceux qui ne savent se défendre. 

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