Redbluemoon

I found myself in Wonderland.

Lorenzaccio de Alfred de Musset

Posté : 10 juin, 2013 @ 9:26 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Lorenzaccio de Alfred de Musset dans Avis littéraires couv22166241-177x300Genre : Théâtre, Classique

Editeur : GF

Année de sortie : 2008

Nombre de pages : 277

Synopsis : Dans la Florence des Médicis, le jeune Lorenzo projette en secret l’assassinat de son cousin, le tyran Alexandre. Tentative désespérée de changer le cours de l’Histoire en faisant triompher la cause républicaine ? Ou œuvre d’un individu d’exception, désireux de laisser son nom à la postérité ? Sous le masque de ce personnage « glissant comme une anguille », double de Brutus l’Ancien comme de Hamlet, se laisse entrevoir, de loin en loin, le moi déchiré de l’auteur, enfant du siècle. Entre cynisme et idéalisme, débauche et héroïsme, la figure énigmatique de celui que l’on surnomme Lorenzaccio a inspiré à Musset ce chef d’œuvre du drame romantique.

 

Avis : La couverture est très symbolique : le rouge, symbole du sang, mais aussi de la révolution ; le bras tenant l’épée, reculé pour frapper ; le décor rappelant une ville Romaine (Rome ou Florence ?). On ne peut s’empêcher de penser que ce bras est celui de Lorenzo, tuant le duc tyrannique de Florence.

J’ai particulièrement aimé le personnage de Lorenzo. Je le trouve courageux, avec ses rêves de liberté, de gloire et de république. Avoir abandonné sa vie, sa jeunesse, ses occasions pour devenir un débauché et atteindre un but qui, finalement, ne lui apportera rien, c’est faire bien plus que tout ce qu’auraient fait les républicains, velléitaires et hypocrites. Lorenzo est un personnage très ambigu, notamment par le fait qu’il appelle le jour de son meurtre, le jour de ses noces et qu’il semble douter du bien-fondé de son geste. Doit-il tuer le duc, qui ne lui a pas fait de mal personnellement ? Doit-il abandonner l’idée de son meurtre et supporter la tyrannie auprès de sa mère et de sa tante, Catherine ? Il hésite ainsi tout le long du livre, tout en sachant pertinemment qu’il finira par assassiner le duc. Celui-ci, d’ailleurs, est un personnage assez agaçant : lui aussi ne cesse d’hésiter entre défendre Lorenzo, qu’il semble aimer plus que comme un cousin (étant donné qu’il l’appelle mignon) et affirmer son pouvoir face au cardinal Cibo, à Sire Maurice et à Valori. Il est libertin, débauché et tyrannique, mais il ne semble pas se rendre compte des conséquences de ses actes. Le véritable détenteur du pouvoir est le cardinal Cibo, qui manipule autant le duc que la marquise Cibo, une femme forte prête à sacrifier son mariage pour la République. Les Strozzi jouent un certain rôle dans l’intrigue : Philippe nous révèle qui est vraiment Lorenzo, Pierre complote contre le pouvoir sans savoir que ce qu’il entreprend de faire sera fait par quelqu’un, et la pauvre Louise est la victime suprême de la débauche florentine.  

Musset dénonce ici, à travers l’histoire de Lorenzo de Médicis, la société de son époque, qui confisqua la révolution aux républicains. Il y a beaucoup d’allusions aux années 1830 disséminées dans le récit. Certains personnages correspondent à des gens de son époque. On retrouve également des allusions à la république : le bonnet phrygien, les pavés, les barricades ; et même des critiques d’intellectuels de l’époque comme Victor Hugo, accusé de défendre tour à tour la monarchie et la République.

 

En définitive, une pièce complète, facile à comprendre, et qui nous montre deux histoires à la fois : celle de Lorenzo de Médicis, en Italie, et celle de la Révolution avortée de Juillet 1830 en France.   

Œdipe Roi de Sophocle

Posté : 9 juin, 2013 @ 3:43 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Œdipe Roi de Sophocle dans Avis littéraires couv34839206-185x300Genre : Théâtre, Classique

Editeur : Le Livre de Poche

Année de sortie : 2012

Nombre de pages : 98

Synopsis : Un mal mystérieux s’est abattu sur la ville de Thèbes. Ses terres et ses troupeaux sont frappés de stérilité. La population est décimée. Les femmes ne portent plus d’enfants. Le roi Œdipe, qui jadis par sa clairvoyance, a sauvé la Cité et l’a rendue prospère, saura-t-il encore la tirer de l’abîme où les dieux l’ont aujourd’hui plongée ? Lui qui parvint à déchiffrer l’énigme du Sphinx pourra-t-il élucider l’oracle qui désigne l’auteur de tous ces maux et promet la voie du salut ? Nul autre moyen que de s’engager dans une véritable enquête policière. Mais, à mesure que le passé se dévoile, la Fatalité divine se met en marche comme une machine infernale. Œdipe Roi, représenté pour la première fois vers 430 avant J.-C., est, avec Antigone, la plus célèbre et la plus admirée des tragédies antiques. Par la perfection de sa construction dramatique, par ses qualités sculpturales d’équilibre et d’harmonie, cette méditation pathétique sur la vaine grandeur de l’héroïsme et sur la fragilité du bonheur humain est l’un des témoignages les plus accomplis de la poésie hellénique à son apogée.

 

Avis : J’ai toujours trouvé la légende d’Œdipe fascinante, particulière. La première fois que l’on m’en a parlée, je me suis demandée comment c’était possible, comment un enfant pouvait tuer son père et enfanter sa mère ! J’avais ensuite entendu la légende en entier, j’ai donc finalement décidé de la lire. 

Œdipe est un personnage fier de son ascension sociale et sûr de son pouvoir et de son bonheur. Il est certain qu’il ne peut rien lui arriver de mauvais, qu’il n’a rien à se reprocher, qu’il est de son devoir de bannir celui qui a tué Laios, l’ancien roi de Thèbes. Ce personnage fait vraiment pitié, il est triste à voir : il est tellement sûr de lui qu’il ne voit ni n’entend ce que le devin et le pâtre lui révèlent : il est l’assassin de Laios. Petit à petit, on se rend compte qu’il est l’enfant de l’oracle lancée contre les Labdacides, contre Laios et sa femme Jocaste : le père sera tué par son fils, et la mère, fécondée par son fils. Cette tragédie montre qu’il ne faut pas chercher à lutter contre la fatalité, qu’elle nous rattrape, quoi que l’on fasse pour lui échapper. Si ses parents n’avaient pas cherché à se débarrasser d’Œdipe, il n’aurait jamais tué son père, et jamais épousé sa mère. C’est tellement pathétique que cette histoire fait pitié. Les seuls personnages lucides sont secondaires : Tirésias, l’oracle aveugle, et Créon, insulté par son beau-frère.

A la fin de la pièce, l’on comprend que Jocaste sait que son fils est son mari, puisqu’elle supplie Œdipe de ne pas chercher la vérité et qu’elle se suicide juste après qu’il ait refusé. Contrairement à elle, nous comprenons très vite, même sans connaitre la légende, qu’Œdipe est le fils de Jocaste et Laios, puisqu’ils racontent la même histoire : elle a abandonné son enfant dans le désert pour qu’il meure car il était destiné à déshonorer sa mère et tuer son père ; un oracle a dit à Œdipe qu’il ferait de même.

Deux choses sont un peu dérangeantes dans cette pièce : la scène durant laquelle Œdipe se crève les yeux est assez horrible. J’imaginais très bien l’image … Et aussi la façon dont l’auteur parle des femmes, et du fait qu’elles soient enfantées. Il les compare à un sillon qui est labouré. Cela montre la mentalité des gens de l’Antiquité, mentalité qui n’est plus possible de nos jours.

 

En fin de compte, une pièce phare qui retrace la légende et le malheur d’Œdipe ! 

Antigone de Sophocle

Posté : 9 juin, 2013 @ 3:16 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Antigone de Sophocle dans Avis littéraires couv30161620-185x300Genre : Théâtre, Classique

Editeur : Le Livre de Poche

Année de sortie : 2011

Nombre de pages : 160

Synopsis : Antigone est la tragédie grecque la plus célèbre, la plus achevée, celle qui représente de la façon la plus saisissante le tragique de la condition humaine. Du siècle de Périclès à celui de Néron, de Robert Garnier (1580) à Jean Anouilh (1944) et à Bertolt Brecht (1948), Antigone est restée vivante, actuelle, à travers les reprises et les adaptations.

 

Avis :  J’ai déjà lu l’Antigone de Jean Anouilh et j’avais adoré ! J’avais d’autant plus apprécié cette pièce que je l’avais jouée. Je trouvais le personnage d’Antigone touchant. Ici, j’ai ressenti la même chose. J’ai apprécié la version originale même si j’ai préféré celle que j’ai lue en premier. Elle est un peu plus dure à lire et elle est très courte (elle ne fait vraiment que 53 pages) ! 

Je trouve que l’ajout de la scène entre Antigone et Hémon, dans la version de Jean Anouilh, est intéressant. On comprend l’amour qu’ils se vouent, mais aussi l’amour qu’Antigone ressent pour son frère Polynice. Dans la version originale, nous savons qu’ils s’aiment, mais ils ne se retrouvent jamais une fois dans la même scène. Hémon n’est présent que dans une seule scène, où il montre à son père que le peuple est contre la mise à mort d’Antigone en lui faisant croire qu’il ne se soucie pas d’elle mais du peuple. Créon, son père, joue ici le « méchant » de l’histoire : il est roi, il ne peut rien faire d’autre que de faire respecter son autorité et ses lois. Antigone les ayant bafouées, il doit la punir. Ce personnage fait un peu pitié dans la pièce : il ne se rend pas compte qu’il prépare son propre malheur. Tout arrive à cause de son orgueil : lui, le roi, doit être respecté, même par la fille de l’ancien roi, Œdipe ; elle n’a rien à lui dire, il a obtenu le trône parce que son père s’est exilé et il a reçu l’ordre de veiller sur elle. Les autres personnages, comme Ismène, sont des dommages collatéraux : ils n’ont rien voulu faire, mais ils sont embarqués dans les problèmes d’Antigone et Créon, eux-mêmes entrainés dans le malheur par la double mort d’Etéocle et de Polynice, qui se sont entretués, le dernier n’ayant pas eu droit à un tombeau, étant donc livré aux oiseaux et aux chiens car il combattait contre Thèbes, sa ville natale.

La religion a une grande place dans cette pièce. Antigone agit pour son frère mais aussi pour Hadès, le dieu des Morts, et sa femme Perséphone. Créon et Hémon, quant à eux, parlent de Zeus et d’Apollon, ce dernier étant supposé être le dieu qui a maudit la lignée des Labdacides.

 

En définitive, une pièce courte qui présente l’essentiel de la tragédie d’Antigone, fille et sœur d’Œdipe, frappée par la fatalité et qui tente de donner à son frère bien-aimé une sépulture décente.

Contes et Légendes inachevés, tome 1 : Le Premier Age de J. R. R. Tolkien

Posté : 3 juin, 2013 @ 8:09 dans Avis littéraires | 1 commentaire »

Contes et Légendes inachevés, tome 1 : Le Premier Age de J. R. R. Tolkien dans Avis littéraires couv50155897-182x300Genre : Fantasy

Editeur : Pocket

Année de sortie : 2001

Nombre de pages : 251

Synopsis : D’années en années, le culte jaloux qui entourait le Seigneur des Anneaux à sa publication dans les années 50 s’est transformé en succès universel. Les Hobbits, ce « peuple effacé mais très ancien » qui vivait quelque part au nord-ouest de l’Ancien Monde, nous sont devenus aussi familiers que les héros des contes de fées ou ceux des grandes épopées, avec Bilbo, Gandalf, Bombadil ou Galadriel et tous les habitants de la Terre du Milieu. Magistralement restitués par son fils après la mort de J. R. R. Tolkien, Les Contes et Légendes inachevés du Premier Age prolongent et élargissent l’œuvre de l’inépuisable conteur.

 

Avis : Ayant beaucoup aimé Le Seigneur des Anneaux, j’avais envie d’en découvrir un peu plus sur la Terre du Milieu et ses légendes. La couverture présageait des aventures épiques. J’avais un peu peur des longues descriptions dont je me souvenais dans la trilogie de l’Anneau.

Je n’ai retrouvé ces longues descriptions que dans le premier conte, que j’ai moins apprécié que le second. L’histoire de Tuor est intéressante, et elle croise une fois la route deTúrin, ce qui rapproche les deux légendes ; mais elle m’a paru plus longue, bien qu’elle soit, en réalité, plus courte que celle de la Geste des enfants de Húrin. Dans les deux contes, les personnages principaux, Tuor et Túrin, deux cousins qui ne se connaissent que de nom, voyagent toujours. Tuor va vers un endroit bien précis, il ne change pas d’avis et ne fait pas d’escales, tandis que Túrin est toujours en vadrouille, il erre et trouve des compagnons par hasard. La quête de Tuor n’est pas ennuyeuse, mais j’ai ressenti des longueurs que je n’ai pas perçu avec les Enfants de Húrin : il est vraiment dur d’imaginer correctement le monde que l’auteur a créé, avec tous les noms elfiques ou autres que portent les lieux où les personnages se rendent. C’est assez compliqué de localiser les endroits par rapport aux autres, de se rendre compte de la distance, mais aussi du temps qui passe, notamment dans le deuxième conte. En deux mots, le personnage a passé trois ans au même endroit, donc, à la fin, on se rend compte que l’on n’a pas correctement fait évoluer le personnage : quand il est censé avoir près de trente ans, on l’imagine encore dans la vingtaine. Enfin, j’ai été transporté sur la Terre du Milieu, ailleurs, dans un autre univers, auprès de personnages épiques, tragiques, qui ne nous ressemblent absolument pas. En effet, il est vraiment dur de s’identifier à des personnages comme Morwen, Femme ressemblant à une Elfe et se comportant comme une reine, ou Húrin, partant à la guerre et étant maudit par Morgoth, affrontant des dangers que jamais nous ne rencontrerons.

Sinon, le second conte est vraiment prenant, quand le premier est vraiment frustrant ! Il est vraiment inachevé : à peine le personnage est-il arrivé à son but que l’histoire s’arrête. Un tas de questions se pose : est-il resté longtemps ? Qu’est-ce qu’il a fait là-bas ? Qu’est-ce qu’il a fait de sa vie ? Sa femme ? Ses enfants ? Quel a été son destin ? Rien de précis n’est dit dans les notes. J’ai aimé connaitre l’histoire de Tuor, mais il est tout de même dommage que l’on ne sache pas tout.

Quant à la Geste des Enfants de Húrin, j’ai adoré ! Bien que le personnage soit toujours sur les routes, l’histoire reste captivante, les paysages sont décrits, mais, cela passait plus facilement que dans le premier conte. Et les personnages en eux-mêmes sont bien développés. Certains sont attachants et on a pitié d’eux parce qu’ils sont touchés par une malédiction, comme la pauvre Nienor et Túrin lui-même, que ses actes poursuivent, et qui fait le mal autour de lui sans le vouloir. L’histoire de Nienor m’a particulièrement touchée. Elle souffre des actes des autres sans jamais rien faire de mauvais, elle paie comme les autres. On dirait presque qu’elle ne possède pas de vie propre, qu’elle est dirigée par les souhaits des autres, et la recherche de ceux qu’elle a perdu, sans même les connaitre.

 

Je continuerais donc à lire les œuvres de Tolkien, maître de la Fantasy, qui nous transporte dans un autre monde, avec des personnages complexes et des histoires captivantes !

L’écume des jours de Boris Vian

Posté : 8 avril, 2013 @ 8:02 dans Avis littéraires | 6 commentaires »

L'écume des jours de Boris Vian dans Avis littéraires 51ifi5xzmjl._sl500_aa300_Genre : Contemporaine

Editeur : Le Livre de Poche

Année de sortie : 2013

Nombre de pages : 335

Synopsis : Un titre léger et lumineux qui annonce une histoire d’amour drôle ou grinçante, tendre ou grave, fascinante et inoubliable, composée par un écrivain de vingt-six ans. C’est un conte de l’époque du jazz et de la science-fiction, à la fois comique et poignant, heureux et tragique, féerique et déchirant. Dans cette œuvre d’une modernité insolente, livre-culte depuis plus de soixante ans, Duke Ellington croise le dessin animé, Sartre devient une marionnette burlesque, la mort prend la forme d’un nénuphar, le cauchemar va jusqu’au bout du désespoir. Seules deux choses demeurent éternelles et triomphantes : le bonheur ineffable de l’amour absolu et la musique des Noirs américains …

 

Avis : J’avais un très mauvais à-priori sur cet auteur : le seul livre que j’avais lu était J’irai cracher sur vos tombes et je pense que j’étais trop jeune pour le lire (il m’a traumatisé !). Cette année, en littérature, on nous a conseillé de lire L’écume des jours. Je me suis dit que c’était l’occasion de tenter de nouveau une de ses œuvres.

Je l’ai trouvé assez spécial, je n’ai pas l’habitude de lire ce genre de romans mais, contrairement à d’autres livres que j’ai pu lire de ce genre, j’ai aimé celui-ci. Je me suis attachée à certains personnages, déplorée l’attitude d’autres ; en ai encouragée certains et me suis attristée pour d’autres. Je n’ai pas ressenti de grandes émotions mais j’ai beaucoup souri en lisant certaines phrases, soupiré pour d’autres. J’y ai trouvé quelques citations marquantes comme « Ce qui m’intéresse, ce n’est pas le bonheur de tous les hommes, c’est celui de chacun. ». Tout est dit en finesse, sans vulgarité, beaucoup de choses sont sous-entendues.

Ce roman ressemble à la vie, en un peu plus surréaliste. Il y a beaucoup de métaphores que l’on peut interpréter à sa guise et assez de critiques (comiques ou sérieuses ?). J’ai aimé les nombreux jeux de langue et les néologismes. C’est aussi une belle histoire d’amour. Les deux personnages principaux sont très amoureux l’un de l’autre, ça se voit, ça se sent et ça nous fait rêver. D’autres histoires d’amour parsèment le roman dont celle de Chick et Alise, bien différente de celle de Colin et Chloé !

On découvre vite que, comme le dit le synopsis, c’est « à la fois comique et poignant, heureux et tragique ». On sait qu’il se passera quelque chose de « grave », qui gâchera tout. J’ai trouvé très poétique l’idée du nénuphar, que l’on retrouve avec Chloé et avec Colin. Le rétrécissement des pièces de la maison, la perte de l’argent économisé, ainsi que la perte de la lumière montre bien la déchéance des personnages qui, pourtant, ne sont pour rien dans cette descente aux Enfers. J’ai aimé la petite souris, que je me suis efforcée d’imaginer comme la décrivait l’auteur, dans son physique et dans ses gestes. L’obsession de Chick pour Sartre pourrait être une critique de l’auteur sur les gens qui s’attachent à des personnes qu’ils ne connaissent pas et qui collectionnent des choses sans importance comparées à ce qu’il perde mais aussi une critique de Sartre lui-même.

La fin est assez triste, on pourrait presque parler de tragédie. Contrairement à d’autres romans, on sait ce qu’il adviendra du personnage principal, ce qui nous épargne la frustration. C’est un roman achevé, qui ne laisse aucun suspense.

 

En définitive, un roman que j’ai beaucoup aimé et qui rattrape le traumatisme du premier Boris Vian lu. Une fresque réaliste et une belle histoire d’amour : à lire.      

 

challenge-des-100-livres-chez-bianca Classique dans Avis littéraires

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