Redbluemoon

I found myself in Wonderland.

Le Journal de Bridget Jones d’Helen Fielding

Posté : 6 avril, 2016 @ 6:45 dans Avis littéraires | 4 commentaires »

Genre : Le Journal de Bridget JonesChick-Lit, Humoristique

Editeur : Albin Michel

Année de sortie : 2001

Nombre de pages : 357

Synopsis : L’irrésistible confession d’une célibataire de vingt-neuf ans, une création comique géniale à laquelle même les hommes n’ont pas résisté ! Un roman tour à tour hilarant, jubilatoire, ironique et tendre.

 

Avis : J’ai lu ce livre il y a un long moment, et je me suis dit que ce serait sympa de le relire : j’étais quand même jeune, et je me disais que je pouvais avoir une opinion différente aujourd’hui.

C’est vrai que ce livre m’avait laissé un peu indifférente dans le sens où je ne me sentais pas vraiment concernée par l’histoire. Je n’arrivais pas à m’identifier à Bridget, du coup, j’étais un peu passée à côté du roman. Je me suis dit que, cette fois, ce serait différent. Et, en effet, ça l’était ! Sauf que j’hésite entre trouver Bridget agaçante ou hilarante. D’un côté, j’ai vraiment ri à certains moments : l’héroïne se met dans des situations hallucinantes qui ne peuvent que déclencher le rire quand on se l’imagine ! Mais elle est aussi agaçante, dans le sens où elle tente de se restreindre sans jamais y parvenir. Elle prend mille résolutions qu’elle laisse tomber le lendemain ; elle prend une décision, une autre, encore une autre ; elle est amoureuse, mais elle est féministe, donc les hommes sont des salauds, mais elle est quand même très amoureuse ; ses proches prennent des décisions pour elle, ça l’énerve, mais rien ne change parce qu’elle ne le dit pas. Parfois, ils lui jouent des mauvais tours, et là, le lecteur compatit vraiment avec elle, comme avec la scène de la soirée dont le thème change. Elle est un peu la proie du destin et des autres, qui ont l’air de se moquer d’elle la plupart du temps. Et elle se laisse avoir par à peu près tout le monde. Maintenant que j’ai relu le livre, j’ai réussi à m’identifier à Bridget parfois : les listes, les décisions à prendre, les résolutions prises et vite abandonnées, les cœurs d’artichaut (parfois), le fait de se faire avoir tout le temps. Pour d’autres lectrices, elles peuvent s’identifier avec le féminisme militant qu’on a du mal à faire coller avec la vie amoureuse et le fait qu’une femme réfléchit énormément à chaque étape qu’elle voit se profiler : un rendez-vous, une invitation, une situation de crise. On dirait parfois que tout est analysé : Bridget aime Daniel, mais elle se demande si, et si, et si … Au bout du compte, elle a raison, mais on peut avoir l’impression qu’elle cherche à ne pas être naturelle, alors que son côté maladroit refait toujours surface. Concernant l’écriture, l’effet journal est vraiment sympa, le lecteur a vraiment l’impression d’entrer dans la vie de Bridget. C’est assez relaxé, dans le sens où les phrases ne sont pas forcément ordonnées ou bien formées dans un journal. Cela rend la lecture plutôt agréable, vraiment détente. De plus, on traverse l’année de Bridget, ce que j’ai vraiment apprécié.

J’ai bien aimé Bridget, même si j’ai parlé du petit problème qu’elle me pose. Son comportement est exagéré parfois, comme ses réactions. Aussi, le lecteur peut avoir l’impression qu’elle ne fait que boire et fumer avec les entêtes des entrées du journal. Elle est obsédée par son apparence, et notamment par son poids, qui n’a pourtant pas l’air excessif. Elle se désespère vite, baisse les bras, les relève ; j’ai parfois eu l’impression d’une mise en pratique de la théorie des vagues chez la femme dans Les hommes viennent de Mars, les femmes viennent de Vénus, le lecteur peut le sentir en arrière-fond. Mais Bridget est sympathique, elle donne envie de la réconforter ou de la secouer, mais elle ne laisse pas indifférente, c’est déjà ça ! Evidemment, l’héroïne tombe amoureuse, l’heureux élu est Daniel, son patron. Une caricature du séducteur qui manipule Bridget les mains dans les poches. Le type même du gars super énervant, arrogant, qui se prend pour le mâââle. On trouve également Marc, qui porte le nom de famille d’un héros de la littérature : Darcy. Ce nom le prédestine un peu à ce qui va arriver. Il est également une sorte de caricature : celle du type dont on ne connaît le charme que distillé dans le livre. Celui qui a tout pour plaire, mais qui a du mal à se faire valoir, alors qu’il est le seul à vraiment apprécier la personnalité de Bridget. On croise également les parents de l’héroïne, dont la mère est très spéciale, très énervante. Elle prend sa vie en mains de façon radicale – peut-être un peu trop ! Le père, quant à lui, subit ce que fait sa femme, et va pleurer sur l’épaule de sa fille. Le lecteur rencontre également Tom, l’ami homosexuel de Bridget, ainsi que Jude et Sharon, qui représentent toutes les deux une facette de l’amitié : la première est plutôt celle qui a besoin d’aide, quand la seconde est plus forte, plus frondeuse. J’ai aussi finalement aimé le personnage de Perpetua, qui se révèle différente de la façon dont la voit Bridget tout le long.

La fin est assez prévisible, on peut s’attendre à ce que tout se passe bien pour Bridget. J’ai aimé le bilan de fin, qui tente de résumer toute l’année de l’héroïne.

 

En fin de compte, une bonne lecture détente, même si un peu mitigée. Tout de même hâte de (re)lire la suite, et la fin !

Pretty Little Liars, book 2: Flawless de Sara Shepard

Posté : 29 août, 2015 @ 2:04 dans Avis littéraires | 4 commentaires »

Pretty Little Liars 2Genre : Chick-Lit

Editeur : HarperTeen

Année de sortie : 2008

Nombre de pages : 330

Synopsis : Four pretty little liars have been very bad girls. Spencer stole her sister’s boyfriend. Aria is brokenhearted over her English teacher. Emily likes her new friend Maya … as much more than a friend. Hanna’s obsession with looking flawless is making her sick. And their most horrible secret yet is so scandalous that the truth would ruin them forever. And why shouldn’t I tell ? They deserve to lose it all. With every crumpled note, wicked IM, and vindictive text message I send, I’ll be taking these pretty little liars down. Trust me, I’vee got enough dirt to bury them alive. -A.

 

Avis : Je déteste la couleur orange : dommage pour moi ! Malgré ça, j’avais vraiment hâte de retrouver Aria, Spencer, Emily et Hanna, de savoir ce qui allait leur arriver maintenant qu’elles semblaient réunies face à A !

En réalité, elles ne sont pas vraiment réunies, elles s’évitent même. Elles savent qu’elles ont les mêmes problèmes mais ne se font pas assez confiance pour oser se confier. J’ai trouvé qu’il y avait un climat de paranoïa dans ce livre : tout le monde peut être A, donc les filles ne peuvent croire en personne, même pas en leurs anciennes amies. Ce second tome est divisé de la même façon que le premier, et on suit les filles chacune leur tour. A toutes, A envoie des messages, elles sont toutes menacées, et gardent toutes des secrets qu’elles jugent impardonnables et qu’elles essaient de cacher tant bien que mal. Ici, le suspense est palpable encore une fois, et surtout provoqué par Toby. Il est un peu le centre des révélations de ce tome. Une myriade de nouvelles questions est soulevée par son « retour » : est-il A ? Dans ce cas, comment peut-il savoir tant de choses à propos des filles ? A-t-il quelque chose à voir avec la disparition d’Alison ? Qu’a-t-il fait de si affreux pour qu’elle ait une telle emprise sur lui ? J’ai, encore une fois, apprécié l’écriture de l’auteure qui s’adapte au langage de ses personnages. L’apparence est encore un des thèmes principaux du livre, mais aussi la culpabilité, souvent dévorante, et le fait de savoir s’il faut révéler un secret quand il peut mettre la vie de personnes en danger, ou le garder parce que l’on a fait une promesse. Les choses que cachent les héroïnes sont très lourdes à porter, et il arrive qu’elles soient à deux doigts de tout dire à quelqu’un, parfois n’importe qui, tant qu’elles ne sont plus les seules à porter le fardeau. Enfin, on apprend ce qui se cache derrière l’affaire Jenna !! (ce qui n’enlève rien au suspense, rassurez-vous !)

Les quatre héroïnes sont toujours les mêmes, et vont, ici, apprendre de leurs erreurs pour certaines. Aria reste mon personnage préféré. C’est un plaisir de retrouver les chapitres qui la concernent. Elle doit se démener pour empêcher sa famille d’imploser, et pour tenter de faire comprendre à Ezra qu’il se trompe sur elle. Elle va rencontrer quelqu’un de différent, comme elle, qui ne collent pas aux standards de Rosewood. J’ai trouvé que Spencer était celle qui se faisait le plus malmené : en l’espace de quelques instants, elle perd tout. Et quand elle pense avoir quelque chose pour de bon, cela lui échappe. Elle sait qu’elle ment à ses amies, qu’elle ne devrait pas, mais elle a trop peur des conséquences que pourraient entraîner ses révélations. Elle perd peu à peu pied, et tous les aspects de sa vie parfaite s’écroulent sous ses yeux sans qu’elle ne puisse rien faire contre. Emily m’a semblé être la plus naïve des filles dès le début du livre : elle a cru tout ce que lui disait Alison sans jamais penser qu’elle pouvait lui mentir. Quand elle découvre la vérité sur son amie, c’est un véritable choc pour elle. Elle a d’autres problèmes, notamment avec Ben, après la soirée chez Noël Kahn : elle se cherche d’autant plus qu’elle est balancé entre deux personnes qu’elle pense aimer. Elle aussi perd peu à peu, mais pas aussi violemment que Spencer, ou Hanna, qui s’englue dans des situations dont elle a du mal à se dépêtrer. Après ce qui lui est arrivé avec Sean, elle tente tout pour le reconquérir, et ne se rend pas compte qu’elle oublie le reste pour un résultat dont elle n’est pas certaine. Une surprise l’attend dans ce tome ! A un moment donné, j’ai plaint chacun des filles de tout mon cœur. Elles se retrouvent dans des situations impossibles, elles perdent des gens qu’elles aiment sans savoir comment les récupérer, et se voient encore menacer par A. Je disais dans ma précédente chronique qu’il était très facile de s’identifier aux filles, rien que par leur âge. Ici, j’ai trouvé que c’était un peu plus compliqué parce que le lecteur n’a pas envie de s’imaginer dans les situations dans lesquelles elles se retrouvent. J’ai trouvé leurs parents très étranges, et je pense pourtant que certains sont comme cela. J’ai été choquée par leurs réactions parfois : je ne me vois absolument pas faire ce genre de choses à mes propres enfants. L’éducation qu’elles ont reçue a été constellée de mauvaises choses : la compétition, la négligence, l’intolérance, le manque de responsabilité. Je pense que vous comprendrez aisément à quelle fille se rapporte quel défaut ! J’ai été déçue par Ezra, écœurée par Wren, et j’apprécie toujours autant Maya. Dans ce tome, l’on en apprend un peu plus sur Sean, qui a l’air différent des autres garçons. Alison, mentionnée plusieurs fois par des souvenirs, a toujours l’air d’une garce, doublée d’une menteuse maintenant ! Elle est toujours aussi mystérieuse et semble avoir su un paquet de choses sur un paquet de monde !

La Chick-Lit n’est pas vraiment mon genre habituel, mais (je sais, je me répète !) je trouve que cette série ressemble à Desperate Housewives, mais avec des héroïnes plus jeunes ; et j’aime l’ambiance de ce genre de séries, un peu en huis-clos, au milieu de personnages plus hypocrites les uns que les autres, dans une banlieue tranquille où il commence à se passer des choses étranges. Les événements bouleversent la vie de personnes trop parfaites, et les fait apparaître sous leur vrai jour. Ce que j’aime beaucoup moins dans la Chick-Lit, ce sont les romances improbables à l’eau de rose, où l’héroïne est agaçante au possible, où il ne se passe pratiquement rien, si ce n’est qu’elle se demande comment conquérir l’homme de sa vie, qui l’aime, c’est évident, sans qu’elle s’en rende compte. Je trouve que la série Pretty Little Liars s’éloigne de ce genre de lecture, et c’est tant mieux !

La fin est un peu moins explosive que la précédente, mais elle se solde encore par une mort !! Elle donne vraiment envie de lire la suite !!

 

En définitive, un très bon tome, toujours aussi empli de suspense, qui donne toujours autant envie de connaître la suite, et qui nous présente les dessous de la vie dans une banlieue résidentielle aux Etats-Unis !

Pretty Little Liars, book 1 de Sara Shepard

Posté : 24 juin, 2015 @ 4:59 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Pretty Little Liars book 1Genre : Chick-Lit

Editeur : HarperTeen

Année de sortie : 2010

Nombre de pages : 286

Synopsis : Everyone has something to hide – especially high school juniors Spencer, Aria, Emily and Hanna. Spencer coverts her sister’s boyfriend. Aria’s fantasizing about her English teacher. Emily’s crushing on the new girl at school. And Hanna uses some ugly tricks to stay beautiful. But they’ve all kept an even bigger secret since their friend Alison vanished. How do I know? Because I know everything about the bad girls they were and the naughty girls they are now. And guess what? I’m telling. – A.

 

Avis : En achetant ce livre, je voulais la couverture originale, j’ai donc été un peu déçue de recevoir celle de la série. Généralement, je n’aime pas celles des adaptations. Mais je dois avouer qu’elle est tout de même belle et donne envie de tout de suite entrer dans la vie de ces filles qui cachent bien des choses !

Je me suis déjà fait spoiler pas mal de révélations à cause de la série, que ma sœur aime beaucoup. Je ne l’ai jamais vraiment regardé mais j’ai tout de même entendu certaines choses. Je voulais quand même découvrir la saga par moi-même à travers les livres qui, paraît-il, sont très différents de la série. Le roman commence avec un groupe de cinq filles, cinq amies, qui passent la soirée ensemble. L’une d’elles disparaît sans laisser de traces, ce qui va séparer les autres. On les retrouve alors trois ans plus tard : les chemins ont complètement divergé, elles ne sont plus amies, ne semblent pas avoir grand-chose en commun, si ce n’est Alison et leurs vieux secrets impossibles à révéler au grand jour. Le livre est donc divisé en chapitres qui concernent les filles individuellement, ce qui leur arrive personnellement. Le lecteur suit donc tour à tour la vie d’Aria, Spencer, Hanna et Emily. Ce qu’on peut dire, c’est que le suspense est au rendez-vous ! L’on se pose tout un tas de questions : qui est A ? Quels sont les secrets que les filles cachent ? Quelle est cette affaire Jenna qui hante les filles ? J’ai fait quelques hypothèses, mais aucune réponse n’est encore donnée, et certaines ont été carrément écartées par les événements qui surviennent ! Concernant l’écriture de l’auteure, j’ai bien aimé son ton décontracté sans être vulgaire. Elle utilise le bon langage pour les bons personnages, et éveille parfois l’intérêt du lecteur par quelques allusions bien placées. Enfin, ce livre pose la question de l’apparence, dès le titre : ces filles sont de jolies petites menteuses. Ce n’est pas parce qu’elles sont belles et qu’elles semblent irréprochables qu’elles le sont vraiment, cela ne veut rien dire. Elles m’ont un peu fait penser à Desperate Housewives mais en plus jeunes !

Aria est sans doute le personnage que je préfère parmi les quatre filles, même si je me suis attachée à toutes. Sa personnalité est très prononcée : elle est différente des autres, et ne le cache pas. Elle a cherché son identité à travers son comportement et sa façon de s’habiller, et elle semble s’être trouvée. Elle semble également être plus sensible aux arts (comme la littérature) que les trois autres filles. Hanna, quant à elle, semble être la garce par excellence, mais, si l’on gratte le vernis de son apparence, elle cache quelque chose de triste. Elle m’a fait mal au cœur. Elle s’est construite par rapport à Alison, à ce qu’elle dirait, à ce qu’elle était, à ses moqueries et sa façon de la traiter. Elle a énormément changé en trois ans, tellement qu’Aria, une de ses meilleures amies, a du mal à la reconnaître. Spencer est l’intello du groupe, pas par choix, mais parce qu’elle veut tenter de dépasser sa sœur, Melissa. Elle aussi m’a fait mal au cœur : elle est un peu la mal aimée, celle qui vient après l’aînée, celle qui doit se contenter des miettes, qui cherche à faire mieux, à toujours être la meilleure sans vraiment y parvenir. Elle m’a semblé être aussi la plus calme et rationnelle. Quant à Emily, elle est très sensible et très obéissante : elle ne fait jamais ce qu’elle veut mais ce qu’on lui dit de faire. Elle n’a pas le droit d’être qui elle est vraiment, et elle se pose des questions de plus en plus nombreuses sur sa vie et ses sentiments. Ces quatre filles ont toutes des secrets qu’un certain A connaît visiblement : il se sert de cela pour les terroriser. De plus, les filles sont souvent de l’âge des lecteurs, ce qui les rapproche d’autant plus ! Il est facile de s’identifier à l’une des héroïnes, à plusieurs, ou à toutes ! On découvre d’autres personnages secondaires que j’ai plus ou moins bien aimés : j’apprécie particulièrement Ezra, Wren et Maya. Le premier semble très rassurant, posé, quelque à qui l’on peut parler, qui écoute, console, est là quand on a besoin de lui, mais aussi quelqu’un qui attire énormément une des filles, c’est aussi un intellectuel qui sait ce qu’il veut ; le second est assez mystérieux au début, puis ses sentiments sont évidents, il m’a touché, et j’ai aussi eu pitié de lui (sa copine est horrible …) ; pour Maya, je ne sais pas vraiment pourquoi je l’apprécie, sans doute parce qu’elle est une aide précieuse pour Emily, qu’elle l’aide à comprendre ce qui lui arrive, qu’elle l’épaule quand personne n’est là pour elle, qu’elle la comprend, qu’elle l’écoute. En revanche, j’ai trouvé la plupart des parents étranges : ceux de Spencer m’ont choqué vers la fin, comme la mère d’Hanna, qui a une drôle de façon d’aider sa fille. Les parents d’Emily ont l’air plutôt conservateur quand Aria connaît un secret à propos des siens qui ne peut que la mettre mal à l’aise. Enfin, les flashbacks concernant Alison (des souvenirs des filles) montre une jeune fille un peu garce, qui se moque de ses amies, se sert d’elles, leur fait faire tout ce qu’elle veut. C’est un personnage assez mystérieux, on ne le connaît que par ses amies, et on ne sait même pas ce qui lui est arrivé à sa disparition !

Ce livre montre aussi comme les secrets peuvent devenir des poisons : au début du livre, les quatre filles n’ont personne à qui parler. Elles sont seules avec leurs blessures et leurs souvenirs, seules aussi à affronter ceux qui y ont pris part. Elles rencontrent de nouvelles personnes en ce début d’année, certaines à qui elles peuvent confier leurs secrets les plus légers, ou leurs doutes ; mais, elles vont vite se rendre compte que les seules qui peuvent les comprendre sont celles qui portent les mêmes fardeaux ! C’est assez affreux de s’imaginer à leur place !

La fin est une petite bombe qui donne envie de lire la suite ! La vie des filles est en train de virer au cauchemar, et le lecteur se pose autant de questions qu’au début du livre, sinon plus : Qui est donc A ? Qu’est-ce qui se passe vraiment à Rosewood ? Que va-t-il arriver aux quatre filles ?

 

Ce livre est donc un bon roman Chick-Lit, agréable, plein de suspense, qui donne vraiment envie de lire la suite !

Confession d’une accro du shopping de Sophie Kinsella

Posté : 20 juin, 2015 @ 7:13 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Confession d'une accro du shoppingGenre : Chick-Lit

Editeur : Pocket

Année de sortie : 2013

Nombre de pages : 371

Synopsis : Votre job vous ennuie à mourir ? Vos amours laissent à désirer ? Un peu de shopping pour se remonter le moral ! C’est la devise de Becky Bloomwood, jolie Londonienne de vingt cinq ans. Armée de ses cartes de crédit, la vie lui semble magique ! Chaussures, maquillages, fringues sublimes … rien ne peut contenir sa fièvre acheteuse, pas même son effrayant découvert. Jusqu’au jour où, décidée à séduire Luke Brandon, jeune et brillant businessman, Becky s’efforce de s’amender, un peu aidée par son banquier, qui viens de bloquer ses comptes …

 

Avis : Je voulais une bonne lecture détente, un livre où il n’y ait pas besoin de réfléchir, et je trouve que la Chick-Lit est souvent bien pratique dans ces cas-là !

Ici, nous sommes en présence d’une vraie histoire pour filles ! Le lecteur suit une femme qui adore le shopping et s’endette pour se payer tous les vêtements et chaussures dont elle rêve, et même, pour n’importe quoi ! C’est une acheteuse compulsive qui ne peut pas s’empêcher de vouloir tout de suite tout ce qui lui fait envie. Je dois dire que Rebecca Bloomwood ne donne pas une super image de la femme, mais elle donne une bonne lecture relax. Heureusement que toutes les femmes ne sont pas vraiment comme elle ! En tout cas, elle nous empêche de culpabiliser quand on veut se faire un petit plaisir étant donné que ce n’est pas vraiment la somme que l’on dépense ! Autre chose : j’ai trouvé le synopsis assez mensonger : Rebecca n’est pas du tout décidée à tout faire pour séduire Luke Brandon, au contraire ! Le résumé nous donne l’impression que le livre sera une romance, or, je n’ai pas du tout trouvé qu’il l’était. J’ai eu plutôt l’impression qu’on se concentrait sur Becky et ses problèmes d’argent, et je ne trouve pas que ses relations avec des hommes soient liées à une romance (si on considère Tarquin par exemple, je n’ai rien trouvé d’amoureux).

Ce livre est aussi l’histoire d’une femme irresponsable, et même un peu puérile, qui ferme les yeux sur ses problèmes et commet des bourdes hallucinantes pour que personne ne se rende compte de sa situation. Elle ment, joue. Certaines situations (dans lesquelles elle se met toute seule !) sont risibles, mais la plupart du temps, Rebecca m’a un peu agacée. Elle est tellement inconstante, irréfléchie, elle ment tellement et semble tellement égoïste parfois …. Elle paraît superficielle dès le début. Elle ouvre un peu les yeux, elle veut bien faire mais échoue la majeure partie du temps. De problème en problème, elle cherche une solution. De plus, d’un côté, Rebecca se voit majoritairement de façon négative. Elle se pense stupide, n’a pas vraiment confiance en elle, et fait du shopping pour se sentir mieux. D’un autre côté, elle rêve sa vie, commence à penser à quelque chose, et se laisse dériver, s’imagine qu’elle gagne une énorme somme d’argent et pense à tout ce qu’elle peut faire avec. Cela lui donne souvent de faux espoirs, et un aspect infantile assez énervant. Quant au personnage de Luke Brandon, c’est une caricature du BG millionnaire, séduisant (bien sûr), sûr de lui, qui sait ce qu’il veut, et qui a un comportement assez ambigu avec l’héroïne. Il est censé faire rêver la lectrice : il semble inaccessible, il est mystérieux. Le petit ami type de la Chick-Lit quoi ! Suze est elle aussi une caricature : celle de la meilleure amie rêvée. Elle comprend Rebecca, la soutient même quand elle ne sait pas ce qui ne va pas, cherche à l’aider quoi qu’il arrive. Elle est adorable, et n’en veut pas à Becky quand elle fait des bourdes qui peuvent la blesser, ou lui ment. Les parents de Becky se disputent comme un vieux couple, semblent plutôt compréhensifs, veulent tout savoir, et voit leur fille comme un génie, tout comme leurs voisins, Janice et Martin. D’autres personnages côtoient Rebecca au boulot, comme Elly, une de ses amies, qui prend sa vie en mains, voit son amie comme quelqu’un qui a réussi sa vie, et force ainsi la jeune femme à se remettre en question sans que ce soit l’objectif ; ses collègues et son patron ne sont pas embêtants, la considèrent comme une pro, et lui demandent régulièrement de faire quelques petites choses pour eux. La vision qu’a Becky des autres m’a semblé assez réductrice et fluctuante. Si quelque chose arrive, elle colle une étiquette sur le personnage concerné, étiquette qui changera s’il fait autre chose. C’est vers la fin du livre que Rebecca se pose des questions et devient plus neutre.

La fin est prévisible. Rebecca se découvre autrement : oui, elle est intelligente, et oui, elle peut briller sans acheter de nouveaux vêtements. Elle conclue bien ce livre frais et détente.

 

C’est donc un bon livre de Chick-Lit. Une femme se prend en mains (un peu tard, mais le fait est qu’elle le fait), et cela donne un bon moment de lecture détente sans réflexion. Je lirais la suite avec plaisir !

Sœurs pour la vie de Sophia Bennett

Posté : 26 mai, 2014 @ 5:00 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Soeurs pour la vieGenre : Chick-lit

Editeur : Hachette

Année de sortie : 2013

Nombre de pages : 384

Synopsis : Peut-on être à la fois un top model et une sœur modèle ? Quand cet homme dans la rue m’a dit que j’avais le « truc » pour devenir mannequin, je n’y ai pas cru. Quand cet homme à l’hôpital nous a annoncé que ma grande sœur Ava était atteinte d’un cancer, je n’ai pas voulu y croire. Séances photos, castings, chimiothérapie, examens médicaux : on peut dire que la routine a été complètement bouleversée. Mais dans ce chaos, Ava et moi avons appris à regarder au-delà des apparences, pour voir ce qui comptait vraiment. Etre sœurs. Pour la vie. 

 

Avis : A première vue, le livre a l’air vraiment girly, tout rose, avec un synopsis assez révélateur du genre d’histoire que l’on va lire. Pourtant, je ne m’attendais pas vraiment à ça, et c’est tant mieux !

L’histoire a d’abord l’air tragique, on s’attend à des larmes, à des déclarations d’amour, à des pertes, mais aussi à des castings hauts-en-couleur, à des tas de vêtements et à un univers bien particulier, celui de la mode. Autant dire que j’avais peur de lire ce livre : je m’attendais à quelque chose de trop rose, de trop incohérent (dans le sens où tout vient d’un coup, comme sur un plateau d’argent), et d’un peu trop paillettes/strass/robes de créateur. Je me suis complètement trompée, et je m’en suis rapidement rendue compte. Ici, l’idée n’est pas de présenter le monde de la mode sous un jour merveilleux, comme un monde de Bisounours où, quand tu es une star, tu es adulée, tout le monde t’aime, tu es extraordinaire, où chaque shooting photo est une réussite et où tu ne dois rien faire de plus que sourire et changer un peu de position. C’est un peu plus compliqué que ça et Ted va s’en rendre compte petit à petit. En réalité, il semble que l’on ait deux histoires parallèles, comme si Ted menait deux vies : celle de top model, et celle avec sa famille et sa sœur malade, Ava, de laquelle elle se rapproche beaucoup après l’annonce de sa maladie. La situation est assez catastrophique dans cette famille et le projet de Ted – qui, en réalité, n’est pas vraiment le sien – ne semble pas ravir tout le monde. L’histoire évolue, en même temps que la vision que l’on porte sur les personnages et sur le monde que le livre décrit. L’art est très présent dans ce livre, ce qui m’a beaucoup intéressée. On assiste ici à la remise en question de la vie de Ted, qui se demande ce qui compte vraiment, ce qui ne mérite pas que l’on s’y intéresse, et ce qu’elle veut réellement faire de sa vie.

Les personnages sont assez attachants, même si j’ai trouvé celui de Ted un peu caricatural : la fille absolument pas consciente de sa beauté, que l’on regarde comme une alien, et qui va finalement « s’auto-réaliser » (oui, je dois avouer qu’elle m’a souvent fait penser à Mia dans Journal d’une princesse). L’écriture à la première personne nous aide à entrer dans le personnage et dans son histoire, que l’on s’imagine vivre pendant l’espace du livre. C’est également le stéréotype de la fille qui ne se rend pas compte de ses qualités, ni de l’effet qu’elle a sur les gens : elle se voit faible, se sous-estime tout le temps, quand on comprend qu’elle est forte, courageuse, et très à l’écoute des autres. C’est un peu l’héroïne idéale. En revanche, contrairement à la plupart de ce type d’héroïnes, elle ne m’a pas paru agaçante. J’ai aimé le style d’écriture emprunté par l’auteur, certaines phrases un peu poétiques ou, au moins, charmantes. Le personnage d’Ava est aussi attachant ; pas parce qu’elle est malade, mais parce qu’elle essaie de faire des choses pour sa sœur, et celle-ci ne s’en rend pas compte. Elle sait que c’est difficile et semble se mettre de côté. L’on a surtout un point de vue subjectif sur elle, étant donné qu’elle est décrite par Ted, mais elle semble vraiment adorable, aux dires de sa sœur. Les parents, quant à eux, m’ont fait rire parfois, et j’ai retrouvé aussi le stéréotype du parent qui s’inquiète pour ses enfants, qui rabroue, mais qui aime inconditionnellement, et qui soutient toujours ses enfants. Les autres personnages, comme Daisy, Jesse, Nick ou Dean sont bien développés : on se fait facilement une idée sur eux. Daisy n’est pas du tout le stéréotype de la meilleure amie, elle est même particulière dans son genre ! Les garçons sont clairement séparés en deux groupes : Jesse et Nick, les garçons intéressants qui ne se contentent pas de l’apparence, et Dean, qui ne semble jurer que par cela. Pas mal de stéréotypes donc, mais aussi des surprises dans la constitution de ces personnages.

On peut facilement deviner la fin dans une certaine mesure ; en revanche, pour Ava, c’est moins certain. L’on a une grande alternative, et l’on ne sait pas laquelle aura la faveur de l’auteure. En tout cas, j’ai bien aimé cette fin, bien qu’encore une fois, ce soit un peu un stéréotype, prévisible dans ce genre d’histoires.

Les thèmes abordés – l’apparence, la famille, les relations entre sœurs, le mannequinat et l’idée que l’on s’en fait – m’ont paru très intéressants à traiter. Cela peut faire réfléchir celles (et ceux) qui n’y ont pas encore pensé. L’art est également abordé : j’ai aimé cet aspect du livre, qui donne notamment des noms d’artistes comme Man Ray, et qui donne aussi envie de s’y mettre sérieusement pour celles (et ceux) qui tâtonnent un peu.

 

En définitive, un livre moins rose que ce qui était annoncé, une belle histoire, chargée de stéréotypes certes, mais agréable à lire, et dont je garde un bon souvenir.

 

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