Redbluemoon

I found myself in Wonderland.

Diamants de Vincent Tassy

Classé dans : Avis littéraires — 23 février, 2021 @ 1:50

Genre : FantasyDiamants

Editeur : Mnémos

Année de sortie : 2021

Nombre de pages : 373

Synopsis : D’un hiver sans fin naît l’espoir d’un printemps radieux
L’Or Ailé, de la cité immortelle, est descendu des cieux.

Seigneur ou roturier, lequel deviendra son suivant ?
Serviteur, conseiller, dévoué ou confident
Dans le labyrinthe d’Œtrange, il devra le guider
Du royaume de Ronces, aux Brumes emplies de danger.

De l’hiver au printemps, de l’obscurité à la lumière
Percerez-vous les secrets de L’Or Ailé venu sur Terre ?

 

Avis : J’ai lu Apostasie l’année dernière, à peu près à la même période où j’ai lu Diamants : j’avais adoré, même si certaines scènes avaient empêché ce roman d’être un coup de cœur ! Je m’attendais donc à adorer ce nouveau livre !

Malheureusement, cette fois, la magie n’a que partiellement opéré.

Parlons tout d’abord de l’écriture : dans Apostasie, je l’avais trouvée exquise, si belle et poétique qu’elle m’avait, dès le début, laissé entendre que cette lecture serait une de ces merveilleuses rencontres que les romans nous offrent parfois. Ici, je ne l’ai que partiellement retrouvée. Elle se cachait parfois au détour d’une phrase, parfois un paragraphe entier me faisait frissonner comme l’avait fait Apostasie. Parfois, je retrouvais cette impression que l’auteur exprimait quelque chose qui se trouvait aussi en moi, quelque chose de profondément triste, mais contre lequel on ne peut rien. Mais, pour la majorité du récit, j’ai trouvé des espèces de tics d’écriture qui m’ont un peu gênée. J’ai également eu du mal avec certaines répétitions. Je n’ai pas su me laisser à nouveau envoûter par le style de l’auteur, et encore moins par l’intrigue.

Je ne vais pas trop vous en dire, étant donné que le synopsis fait ici parfaitement son travail – nous intriguer sans rien nous dévoiler. L’histoire se centre sur un royaume dans lequel apparaît ce que l’on appelle L’Or Ailé, un être mystérieux dont on ne sait rien. Son apparition va déclencher tout un tas d’événements plus importants les uns que les autres. SPOILER 1 Mais j’ai eu énormément de mal à m’attacher aux personnages, à entrer dans l’intrigue et à m’adapter à l’ambiance assez éthérée et étrange du roman. Je ne ressentais aucune sympathie pour Mauront, qui m’agaçait plutôt qu’il ne m’intéressait ; j’ai eu énormément de mal avec le côté « évaporé » de certains personnages, ainsi qu’avec SPOILER 2 Les seuls personnages que j’ai appréciés sont Savannah et Daphnéa, davantage pour leur relation sororale que pour leur personnalité individuelleSPOILER 3 J’ai également apprécié la magie présente dans ce monde : les passages que j’ai préférés sont les moments où elle apparaît. Elle est diverse et spectaculaire, poétique en un sens SPOILER 4

En fin de compte, j’ai eu du mal à m’accrocher suffisamment au récit pour me maintenir à flot. Malgré ses qualités, son étrangeté ne m’a pas permis de l’apprécier à sa juste valeur, ce que je regrette. 

 

Donc, un bon roman, fait de dichotomie et de violence, qui saura ravir ses lecteurs. 

 

SPOILER 1 J’ai apprécié le moment où les personnages remettent toute l’histoire de leur monde en perspective et comprennent qu’en fait, L’Or Ailé est un ange qui leur apporte l’oubli et efface leurs mémoires ; cela permet une réflexion sur la nature humaine et le fait qu’elle soit si violente et pourtant si belle. J’ai aimé cette dichotomie entre les Anges avec leur silence, leur immobilité presque, leur quasi absence de sentiments et d’émotions, et les êtres humains avec leurs guerres, leur cupidité, leurs flots de sang et leur éternelle convoitise pour le pouvoir.

SPOILER 2 leur silence et leur lenteur. J’ai également un avis mitigé sur le côté « je ne sais pas si je veux vivre, mais je ne veux pas mourir » de certains personnages, comme Viviana ou tous les habitants des Ronces. Je comprends l’idée et je la trouve parfois belle, mais ici, certains moments m’ont davantage gênée qu’ils ne m’ont fascinée. 

SPOILER 3 Daphnéa fait partie de ces personnages évaporés avec lesquels j’ai eu du mal, mais sa relation avec sa sœur permet de la rendre plus sympathique. Savannah est sans doute mon personnage préféré : elle ne comprend pas ce qui arrive en Vaivre, mais elle est prête à aider, même si cela veut dire qu’elle doit mourir pour cela. Elle est prête à affronter la forêt qui protège Ronces, à aller y chercher son père qui l’a abandonnée, à devenir reine s’il le faut, même pour un temps très court. Les deux sœurs sont l’opposée l’une de l’autre : Daphnéa est loin de la réalité, dans un monde de lumière qui la rend tout à fait heureuse ; Savannah ressent la peur, le désespoir, une fois qu’elle s’est éloigné d’Avigdor. 

SPOILER 4 - en tout cas, je trouve poétique le fait de tirer sa magie de gemmes ou de faire jaillir de soi des fleurs. 

Vincent qu’on assassine de Marianne Jaeglé

Classé dans : Avis littéraires,Coup de cœur — 19 février, 2021 @ 1:26

Genre : HistoriqueVincent qu'on assassine

Editeur : Folio

Année de sortie : 2018 [2016]

Nombre de pages : 342

Synopsis : « Tu es trop jeune pour le savoir, ajoute-t-il à voix basse : un peintre peint non seulement avec de la couleur mais aussi avec de l’abnégation, des renoncements à soi et le cœur brisé. »

Auvers-sur-Oise, juillet 1890. Vincent Van Gogh revient du champ où il est allé peindre, titubant, gravement blessé. Il n’a pas tenté de se suicider, comme on le croit d’ordinaire. On lui a tiré dessus. Qui est responsable de sa mort ? Comment la légende du suicide a-t-elle pu perdurer si longtemps ?

Inspiré par les conclusions des historiens Steven Naifeh et Gregory White Smith, ce roman montre Van Gogh aux prises avec ceux qui l’entourent et ses démons intérieurs, et rend ainsi justice à un homme d’exception que son époque a condamné à mort.

 

Avis : Je suis tombée sur ce livre par hasard alors que je visitais un musée. Je ne l’ai pas pris sur le coup, mais il est resté dans un coin de ma tête. Quand j’ai croisé à nouveau son chemin, je n’ai pas hésité. Il est reparti avec moi !

Je ne savais pas grand-chose de Vincent Van Gogh avant de lire ce roman. Qu’il s’est coupé une oreille. Qu’il a peint La Nuit étoilée. Qu’il est un des plus grands peintres du XIXe siècle, si ce n’est le plus grand peintre, tous siècles confondus. Qu’il n’était pas reconnu de son vivant. Et qu’il s’est suicidé.

Vincent qu’on assassine propose au lecteur de se retrouver dans la tête de Vincent, mais aussi dans celle de son frère Théo, celle de Paul Gauguin et de quelques autres. Bien sûr, c’est une fiction ; cela ne m’a pas empêchée de m’attacher à Vincent, de me révolter face à la façon dont il est traité par tous sauf Théo, de sentir mon cœur se serrer face à sa solitude, son isolement, son incompréhension, sa chute. De détester, mais vraiment, détester Paul Gauguin pour son arrogance, pour sa méchanceté, pour sa jalousie.

J’ai aussi été surprise par le synopsis la première fois que je l’ai lu : Vincent ne s’est pas suicidé ? Mais, alors, pourquoi dit-on que c’est le cas ? Le roman arrive à la conclusion de manière logique. Effectivement, à entendre les autres personnages, comment aurait-il pu se tirer dessus de cette façon ? Où est l’arme ? Où sont les marques de brûlure ? C’est là que la magie de la fiction se fait sentir : ce qui arrive dans ce roman est réel pour le lecteur qui assiste au meurtre de Vincent, puis à ce qui vient ensuite avec effarement, dégoût, et un sentiment d’injustice qui lui laisse un goût amer dans la bouche.

Ici, Vincent Van Gogh est présenté comme un homme bon, qui aime profondément la nature et les gens, mais qui ne se sent pas à l’aise en société. Il ne connaît pas – ou ne comprend pas – les codes sociaux, ce qui l’empêche de se faire accepter par la majorité. Et quand je dis « l’empêche de se faire accepter », je veux dire : « pousse les autres à le haïr ». Il est haï par ceux qui l’entourent, sans que le lecteur comprenne vraiment pourquoi. Oui, il est étrange, il est peintre et il se donne complètement à la peinture. Mais j’ai eu du mal à comprendre ce déferlement dont il est l’objet. Cela paraît tellement facile et tellement … mal (le mot wrong m’est venu, je ne parviens pas à traduire ce que j’ai ressenti autrement). En plus de cela, il n’est pas reconnu pour son travail, bien au contraire : sa manière de peindre est décriée et il est considéré comme un fou incapable de subvenir à ses besoins. Quand je vous dis que ce livre m’a brisé le cœur, je ne vous mens pas : c’était si dur de constater que les gens autour de Vincent le haïssent ou se moquent ouvertement de lui, qu’il s’en rend compte, mais qu’il pardonne, sans même y penser. A cela s’ajoutent la honte et la culpabilité qu’il ressent parce qu’il est entretenu par son frère. Cela donne ce genre de passages : « — Oui. J’ai peint votre fauteuil », répond-il, espérant que Paul entendra ce qu’il s’efforce de dire malgré tout. Qu’il lui manque, que Vincent regrette ce désaccord qui s’installe et s’approfondit entre eux. » Dans le roman, sa peinture est clairement montrée comme son moyen de communication : sans jamais le dire avec des mots, il peint sa tristesse, sa joie, sa souffrance, son manque, sa honte, la façon dont il voit la vie, les gens. Au fil des pages, le lecteur le comprend ; pas certains personnages, comme Paul, qui sont convaincus qu’il a tort de peindre de cette manière, qu’il est un bon-à-rien, qu’il ne sera jamais un grand peintre.

Je pense que vous l’aurez compris : Vincent qu’on assassine est un coup de cœur qui m’a donné encore plus envie de lire la biographie de Vincent Van Gogh écrite par Steven Naifeh, ainsi qu’un roman sur la relation entre Vincent et Théo. Je n’en ai pas parlé, mais l’histoire est portée par une écriture agréable, qui m’a permis de traverser le livre plus vite que je ne l’aurais voulu. L’émotion est vibrante sur le papier, elle se transmet au lecteur, comme les œuvres du peintre nous font ressentir ses propres émotions. Ce roman est, par conséquent, un bel hommage à Vincent Van Gogh tout en étant un livre intéressant sans être passionné par le peintre.

 

Donc, un excellent roman qui permet de mettre en perspective la vie de Vincent Van Gogh mais aussi d’imaginer l’homme qu’il était vraiment.

 

Suggested Reading de Dave Connis

Classé dans : Avis littéraires,Coup de cœur — 13 février, 2021 @ 12:01

Genre : Contemporaine, YASuggested Reading

Editeur : Katherine Tegen

Année de sortie : 2019

Nombre de pages : 304

Titre en français : Lire est dangereux (pour les préjugés)

Synopsis : In this standalone, a bookworm finds a way to fight back when her school bans dozens of classic and meaningful books.

Clara Evans is horrified when she discovers her principal’s “prohibited media” hit list. The iconic books on the list have been pulled from the library and aren’t allowed anywhere on the school’s premises. Students caught with the contraband will be sternly punished.

Many of these stories have changed Clara’s life, so she’s not going to sit back and watch while her draconian principal abuses his power. She’s going to strike back.

So Clara starts an underground library in her locker, doing a shady trade in titles like Speak and The Chocolate War. But when one of the books she loves most is connected to a tragedy she never saw coming, Clara’s forced to face her role in it.

Will she be able to make peace with her conflicting feelings, or is fighting for this noble cause too tough for her to bear?

 

Avis : A VENIR

Un reflet de lune d’Estelle Faye

Classé dans : Avis littéraires — 11 février, 2021 @ 6:04

Genre : Science-fictionUn reflet de lune

Editeur : ActuSF

Année de sortie : 2021

Nombre de pages : 321

Synopsis : Paris, un siècle après l’apocalypse. La capitale est plongée dans les pluies de printemps et Chet, dans une affaire qui le dépasse. Des sosies apparaissent pour lui faire porter le chapeau de crimes dont il est innocent. Du lagon du Trocadéro au repaire lacustre des pirates de la Villette, Chet arpente les bords de la Seine en crue à la recherche de ces mystérieux doubles, autant que de lui-même.

 

Avis : J’ai reçu ce livre en service presse de la part des éditions ActuSF que je remercie à nouveau !

J’ai beaucoup entendu parler d’Estelle Faye, notamment pour La Voie des oracles ou Les Seigneurs de Bohen, que j’avais très envie de lire. Je n’aurais donc peut-être pas dû commencer par Un reflet de lune, tome compagnon d’Un éclat de givre, que je n’ai pas lu.

Ce livre n’a pas eu de chance : il est tombé pile au moment où je n’avais pas du tout envie de lire des romans issus des littératures de l’imaginaire, ni SF, ni Fantasy. Je n’ai donc pas réussi à entrer dans l’ambiance postapocalytique proposée : le lecteur se voit embarquer à Paris un siècle après l’Apocalypse. Les habitants de la ville n’ont plus accès à certaines ressources et vivent des temps difficiles pendant lesquels la nature a repris ses droits. C’est cet arrière-plan qui va nourrir l’intrigue principale : Chet se rend compte que quelqu’un a créé des clones et décide de découvrir pourquoi. Le lecteur arpente donc la ville en sa compagnie, (re)découvrant ainsi des lieux emblématiques de la capitale « défigurés » par l’Apocalypse. Paris est ici quasiment un personnage tant Chet en parle avec tendresse ou incompréhension, comme si elle l’avait trahi. C’est une relation qui peut être difficile à comprendre pour qui n’est pas amoureux de sa ville à ce point, mais cela reste intéressant à lire.

En plus de cette absence d’envie d’imaginaire, malheureusement, je n’ai pas réussi à apprécier le style d’écriture d’Estelle Faye et, ce, dès les premières pages. Je ne dis pas que le livre est mal écrit, au contraire : l’écriture est fine et parfois poétique. Mais je n’ai pas réussi à me laisser toucher, à me laisser emporter. C’est sans doute en partie à cause de la narration à la première personne : je n’ai pas apprécié le ton et le personnage de Chet. Le fait qu’il parle souvent de ses déboires amoureux m’a agacée ainsi que sa façon de parler/de penser. Les dialogues ne m’ont pas convaincue non plus. J’ai fini par être si détachée que je ne suis pas parvenue à apprécier l’intrigue qui, pourtant, m’a semblé bien menée. Toutes les pièces du puzzle s’emboîtent parfaitement à la fin pour que le lecteur ait une vue d’ensemble cohérente.

 

Donc, je suis vraiment triste de ne pas avoir apprécier ce roman ; il est sans doute venu au mauvais moment. Je tenterai de lire d’autres livres d’Estelle Faye.

Mrs Dalloway de Virginia Woolf

Classé dans : Avis littéraires,Coup de cœur — 7 février, 2021 @ 5:25

Genre : ClassiqueMrs Dalloway

Editeur : Vintage Classics

Année de sortie : 2004 [1925]

Nombre de pages : 172

Synopsis : In this vivid portrait of one day in a woman’s life, Clarissa Dalloway is preoccupied with the last-minute details of party she is to give that evening. As she readies her house she is flooded with memories and re-examines the choices she has made over the course of her life.

 

Avis : A VENIR

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