Redbluemoon

I found myself in Wonderland.

Archive pour la catégorie 'Partenariats'

Les Noces de la Renarde de Floriane Soulas

Posté : 14 mai, 2019 @ 9:17 dans Avis littéraires, Partenariats | Pas de commentaires »

Genre : FantastiqueLes Noces de la renarde

Editeur : Scrineo 

Année de sortie : 2019

Nombre de pages : 586

Synopsis : 1461, Japon. 

Hikari, une mystérieuse jeune femme, vit avec ses soeurs dans une forêt peuplée de petits dieux de la province d’Izumi. Fascinée depuis toujours par les humains, elle s’intéresse de près aux villageois installés au pied de la montagne, et plus particulièrement à Jun, l’un des bûcherons. Mais le contact avec les hommes est formellement interdit par son clan … 

2016, Tokyo. 

Depuis toujours, Mina a le pouvoir de côtoyer les yokaïs, esprits et monstres du folklore japonais. Solitaire à cause de ce don qu’elle doit cacher à tous, la jeune fille ne se sent pas à sa place dans la société.

Jusqu’au jour où un esprit tente de s’introduire dans ses rêves et que Natsume, une fille de sa classe, l’entraîne dans une chasse au démon à travers la capitale … 

Deux univers qui se croisent, deux destins qui s’entremêlent, entre quête d’identité et désir d’émancipation

 

Avis : Les Noces de la renarde est mon premier service presse chez les éditions Scrineo ; merci encore à eux !

Avant même la publication du livre, le petit résumé que Floriane Soulas avait posté sur Instagram m’avait attirée : « esprits » et « Japon ». Comment résister ?! J’adore les histoires de « fantômes », et le Japon est un pays qui me fascine ! Dès la réception du colis, je me suis plongée dans la lecture !

Je n’ai pas pu lire Les Noces de la renarde aussi rapidement que je l’aurais voulu, travail oblige ; et je pense que les circonstances de lecture m’ont empêchée de me plonger à 100 % dans le livre – ainsi que de ressentir l’émotion qui aurait pu naître à plusieurs reprises si j’avais été complètement dans le bouquin ! Pour autant, j’ai vraiment adoré certains aspects ! Et, d’abord, le décor du roman : le Japon ! J’ai trouvé que le lecteur était complètement immergé dans la culture japonaise ! J’en ai rarement appris autant sur le folklore du pays qu’en lisant Les Noces de la renarde. Entre yokaï, kami et kitsune, la mythologie du pays est vivante dans ce texte ! J’ai adoré me retrouver au temple, au Kogage, dans les rues étroites de Tokyo, mais aussi dans la forêt de la province d’Izumi, entourée de kitsunes, et autres esprits. En effet, le roman raconte deux histoires en parallèle, celle de Mina et celle d’Hikari, dans deux époques différentes. Je me suis attachée aux deux héroïnes, et donc aux deux intrigues. Ce que j’ai trouvé particulièrement ingénieux : contrairement à la majorité des livres qui racontent deux histoires, ici, l’alternance ne se fait pas d’un chapitre à l’autre, mais l’on suit les personnages d’une époque sur deux à trois chapitres. Cela permet d’entrer complètement dans les deux intrigues, de s’intéresser autant à l’une qu’à l’autre ! Elles sont liées, et je me suis amusé à deviner en quoi elles l’étaient ! (j’avais deviné quelque chose mouhahahaha !) L’action est présente – Mina mène une enquête, Hikari a une mission à accomplir –, l’émotion aussi – malgré mon insensibilité du moment ! –, et certaines scènes peuvent même friser l’horreur ! Comme d’habitude dans les livres qui présentent des groupes, j’ai adoré le clan, en faire partie, voir l’amour des soeurs les unes pour les autres [SPOILER] et le déchirement d’Hikari quand elle est écartée de son foyer est tout aussi déchirant pour le lecteur, qui comprend qu’elle perd une famille tout entière, une raison de vivre ! [FIN DU SPOILER]

Concernant les personnages : il est facile de s’attacher à Mina. Adolescente à Tokyo, elle est différente des autres, se tient à l’écart, mais elle n’est pas du tout le genre d’héroïne que tout le monde trouve magnifique, ou qui fascine. Elle est plutôt dérangeante pour les autres, d’où le fait qu’elle ne trouve sa place nulle part. En effet, elle a une capacité toute particulière qui la rend effrayante : elle voit les yokaïs et les esprits ! Quant à Hikari, elle est plus ambivalente, mais tout aussi attachante ! Contrairement à Mina, c’est un personnage « morally grey », c’est-à-dire qu’elle n’est ni bonne ni mauvaise. C’est une kitsune, une déesse-renarde ; de plus, elle a un rang spécial dans son clan. Elle est puissante, et sauvage. J’ai particulièrement aimé la suivre puisqu’elle nous place directement au sein d’un clan mythologique ! Aucun des personnages n’est « le grand méchant » ou « le grand héros », ce que j’ai vraiment apprécié : tous ont leurs défauts, leurs qualités, et les pires actes s’expliquent, non par une méchanceté inhérente, mais par la peur ou l’ambition. En cela, le roman est très vraisemblable, et il est facile de s’imaginer ces personnages comme existant réellement ! 

J’ai adoré la fin, même si elle m’a semblé rapide et peut-être même un peu abrupte ! Des questions subsistent tout de même : [SPOILER] Qu’arrive-t-il au clan ensuite ? Et qu’advient-il de Natsume, qui se retrouve sans pouvoir ? Reste-t-elle au temple ? et avec sa famille ? [FIN DU SPOILER]

 

Donc, un très bon roman, mêlant petits frissons horrifiques et mythologie japonaise !  

Le Serment de l’orage, tome 1 de Gabriel Katz

Posté : 2 mai, 2019 @ 7:14 dans Avis littéraires, Partenariats | Pas de commentaires »

Genre : Fantasy Le Serment de l'orage

Editeur : Bragelonne (Big Bang) 

Année de sortie : 2019

Nombre de pages : 380

Synopsis : Ils étaient sept. Sept chevaliers sous un ciel d’orage.

Morgien et Cynon, deux jeunes chevaliers, la tête pleine de rêves de gloire et de hauts faits, n’ont qu’une hâte : prouver leur valeur. Ils n’hésitent pas un instant lorsque le seigneur Edwin de Gore leur propose d’entrer à son service dans les Hautes Terres. Des landes arides et occupées par une bande armée.

Sans hommes ni moyens, les deux chevaliers devront faire face à l’adversité avec bravoure et honneur. Mais il plane en ces lieux une atmosphère sombre et malsaine. Alors que la demeure seigneuriale devient le théâtre de morts inexpliquées, une forteresse macabre apparaît à la faveur de la nuit.

Les phénomène inquiétants se multiplient, et bientôt, nul doute qu’une malédiction est à l’œuvre. Le Diable approche, et avec lui, la fin du royaume. 

 

Avis : Je n’avais jamais osé demander de service presse avant ; puis j’ai vu que Gabriel Katz sortait un nouveau roman Fantasy chez Bragelonne, et je me suis lancée !

Pour une première plongée, je ne suis pas déçue ! J’ai aimé l’écriture de l’auteur, fluide, agréable ; le rythme est assez soutenu pour que le lecteur ne s’ennuie pas – pas mal de scènes d’action, d’autres qui alimentent le mystère –, et assez retenu pour que l’atmosphère s’épanouisse – atmosphère que j’ai beaucoup aimée ! Elle est assez sombre, étrange, inquiétante ; rien que le titre de la propriété m’a donné des frissons gothiques !! Quelque chose qui aurait pu, en revanche, ne pas passer, c’est la place de la religion dans ce livre. Elle s’explique totalement vu l’époque dans laquelle se situe le récit : nous sommes face à de la Fantasy historique médiévale si je ne m’abuse ! Nous sommes donc au temps des chevaliers : le catholicisme est évident. Toute personne qui va à l’encontre de ces croyances est jugée hérétique. On retrouve également le fameux code de la chevalerie, même si, ici, l’honneur est aussi souvent bafoué que respecté ! L’auteur utilise tout le vocabulaire médiéval, par exemple, celui de l’armurerie ou des rangs des vassaux du roi, ce qui participe à l’immersion du lecteur dans le monde du livre.

Evidemment, qui dit monde et société médiévaux dit misogynie, sexisme, inégalité homme/femme. C’est inhérent, presque un passage obligé pour que l’univers soit cohérent ; et pourtant, comme ça peut m’agacer ! Du coup, le point de vue est beaucoup plus focalisé sur les personnages masculins que sur les personnages féminins, et on se retrouve avec des questions de vertu, de virginité, de prostitution et de viol après une victoire. Les chevaliers parlent gaiement des servantes qu’ils troussent sur les bottes de foin, et les barons, eux, se passent les filles enlevées dans les villages. Pour autant, le lecteur sent bien que cela pourrait changer dans le tome 2, comme c’est déjà le cas à partir d’un moment dans ce premier volume ! [SPOILER] Ce moment où Ann commence à prendre les choses en main, et cette fin où c’est une femme qui tue le baron O’Dunlin !! Mais quelle joie !! [FIN DU SPOILER]

En parlant des personnages : j’aime beaucoup Cynon et Morgien, même s’ils sont clairement inexpérimentés et naïfs. Ils peuvent être agaçants parfois, mais c’est plus la faute de leur code de chevalerie et des valeurs qu’on leur a apprises que la leur. Ils jouent plus au chevalier qu’ils ne le sont vraiment, mais je suis sûre que ça viendra dans les tomes à venir ! Edwin est clairement paternel avec eux, et je l’ai beaucoup apprécié ! En revanche, un personnage que je ne supportais pas : Advar. On peut vivre dans une société médiévale sans être tout à fait misogyne ; lui prend les femmes pour des bouts de viande. Comment l’apprécier ? Il est aussi très arrogant et le code de chevalerie, très peu pour lui ! De même pour Alistair qui n’a cessé de m’agacer du début à la fin ! Vains et Aeron arrivent un peu plus tard : ils sont aguerris, savent ce qu’est une véritable bataille et n’ont pas peur de se salir les mains. Quant aux personnages féminins, ils ne sont que deux : Ann de Gore et Marie des Réaux. Ann est une dame ; elle peut paraître insupportable pour qui ne la comprend pas. Elle est très méprisante, et très belle : elle inspire le respect rien que par sa beauté … jusqu’à ce que son caractère la fasse détester. Marie, elle, est beaucoup plus sympathique. Cousine d’Ann, elle est sa dame de compagnie. Je l’ai beaucoup apprécié, malgré le fait que son personnage soit un peu en retrait la plupart du temps. Certains des moments où elle apparaît, ce n’est que pour alimenter les fantasmes d’un chevalier ; mais je doute que ce soit toujours le cas dans les tomes suivants !

La fin est détonante !! Pleine d’action, elle promet un deuxième tome encore meilleur que celui-ci !! Une scène m’a émue, mais je pense que c’était personnel, et probablement dû à une scène similaire que j’ai vu dans une certaine série très connue – GoT, pour ne pas la citer ! Je dois dire que ce livre m’a fait penser à cette série plusieurs fois, mais seulement à cause du côté médiéval de ces deux sagas ! [SPOILER] Et peut-être aussi à cause de cette histoire de givre ! [FIN DU SPOILER]

Après avoir refermé le livre, tout un tas de questions reste sans réponse !! En effet, ce premier tome semble mêler deux intrigues, et deux Diables tout à fait différents ! La première est concentrée sur Hollow Grave et concerne une sorte de malédiction qui frappe la propriété ; la seconde est à l’échelle du pays tout entier, l’Anglia – qui me fait beaucoup penser à l’Angleterre ! – menacé par les barons d’Eirin – qui me fait penser à l’Eire, et donc à l’Irlande ! Les deux fins de ces intrigues donnent immédiatement envie de lire la suite, histoire de voir ce qui va arriver !!

 

Donc, un premier tome réussi, qui déclenche bien l’action et donne déjà envie de lire le deuxième tome !

 

Ainsi philosophait Amélie Nothomb de Marianne Chaillan

Posté : 1 mai, 2019 @ 2:28 dans Avis littéraires, Coup de cœur, Partenariats | Pas de commentaires »

Genre : Philosophie Ainsi philosophait Amélie Nothomb

Editeur : Albin Michel 

Année de sortie : 2019

Nombre de pages : 203

Synopsis : Amélie Nothomb, morte? Elle ne se souvient de rien. Voici pourtant qu’une dénommée Plectrude lui annonce la sinistre nouvelle. Elle lui révèle également qu’une identité posthume est attribuée à chacun au terme d’une cérémonie. L’un ira au paradis des cinéastes et l’autre au paradis des boulangers, par exemple. L’éternité est moins longue lorsqu’on échange autour d’une passion commune… Amélie s’attend donc à retrouver Stendhal et Virginia Woolf au paradis des écrivains. Sutpeur! Elle se retrouve au paradis des philosophes, aux côtés de Platon et de Nietzsche! S’agit-il d’une erreur? En faisant appel de cette décision, Amélie va subir un drôle de Jugement dernier au cours duquel viendront témoigner les illustres gloires de la philosophie, depuis Spinoza jusqu’à Sartre.

Ecrit « à la manière » d’Amélie Nothomb, ce contre philosophique de Marianne Chaillan est un voyage aussi drôle que méditatif qui invite le lecteur à découvrir autrement l’œuvre de la romancière mondialement célèbre.

 

Avis : Je ne connaissais pas l’existence de ce livre avant d’entendre Amélie Nothomb en parler dans une vidéo ! Je me suis dit que le concept était très intéressant, et je me suis empressée de demander un service presse à la maison d’édition, qui a gentiment accepté de m’envoyer Ainsi philosophait Amélie Nothomb !

Je dois d’abord l’avouer : je suis « fan » d’Amélie Nothomb ; j’ai lu la majorité de ses livres, et la plupart m’ont beaucoup plu ! C’est une écrivaine accessible, gentille, et ouverte d’esprit ! Je n’adore pas toutes ses œuvres, mais celles que j’adore se trouvent assez haut dans le classement de mes livres préférés, notamment Journal d’Hirondelle, Biographie de la faim et Hygiène de l’assassin. Je trouve qu’Amélie a une imagination très fertile, décalée ; rien ne ressemble à un de ses romans ! Elle écrit très bien, d’une manière que je considère souvent comme poétique ; elle apprend des choses à son lecteur et le fait toujours réfléchir ! Ses œuvres sont intelligentes ! Donc, l’idée d’un livre qui ferait le lien entre elle et certains philosophes : autant vous dire que j’étais emballée !!

Et je n’ai pas été déçue ! Tout d’abord, j’ai adoré que ce livre soit en fait de la non-fiction déguisée en fiction. Pour ne pas brusquer le lecteur, pour ne pas lui faire lire un essai, Marianne Chaillan décide de reprendre la manière d’écrire d’Amélie Nothomb. Et on peut dire que c’est une réussite ! J’ai adoré cette histoire, ce cadre ! Amélie, personnage du roman, se trouve au paradis, assignée à celui des philosophes au lieu de celui des auteurs de littérature. Elle fait appel et, à son procès prennent part dix grands philosophes, qui vont analyser dix de ses livres. La lecture est fluide, rapide, et tout est compréhensible ! En effet, on pourrait penser qu’étant donné qu’on touche à la philosophie, les concepts sont compliqués, et donc que l’on ne comprend pas toutes les idées. Mais Marianne Chaillan, après avoir employé certaines notions, fait expliquer à ses philosophes leurs idées avec des exemples faciles à comprendre. Elle fait donc exactement ce que fait Amélie Nothomb sans s’en rendre compte : elles rendent toutes deux la philosophie accessible, l’une par la fiction ou la non-fiction – selon ses œuvres –, l’autre par une analyse poussée et qui fait parfois écho au ressenti des lecteurs. En effet, à la lecture de certains passages, je me suis rendu compte que j’avais compris certaines idées philosophiques en lisant l’œuvre de l’écrivaine, sans pour autant être capable de mettre des mots clairs et précis sur ce que j’avais ressenti. D’autres fois, Marianne Chaillan apporte un éclairage tout à fait nouveau sur les œuvres, je pense notamment au Fait du Prince, que je n’avais pas du tout lu de cette façon ! Et quelle joie de voir certains de mes livres préférés être analysés !

Je trouve également l’idée de ce livre excellente car, il faut l’avouer, Amélie Nothomb est souvent décriée, que ce soit par certains universitaires ou par certains lecteurs – parfois sans que ceux-ci l’aient lu d’ailleurs ! Marianne Chaillan montre ici que l’écrivaine a beau écrire quatre romans par an et n’en publier qu’un, celui-ci est riche d’idées, souvent original, et fait réfléchir pour qui gratte un peu la surface. Voir de grands philosophes expliquer à quel point ils ont apprécié leur lecture d’Amélie Nothomb, la nommer leur successeur, la reconnaître comme une des leurs, les voir dire « lisez tel roman pour comprendre mon idée » : comme c’était satisfaisant ! Pour autant, le procès de l’écrivaine ressemble plus à un éloge qu’à une défense contre les critiques, ce que j’ai également énormément apprécié ! Les analyses de Marianne Chaillan ne sont pas forcées, et on sent son amour à la fois pour l’œuvre d’Amélie et pour les philosophes que l’on rencontre. Ainsi philosophait Amélie Nothomb donne donc autant envie de relire les œuvres de l’écrivaine que de lire les œuvres des philosophes !! 

La fin est digne d’un roman d’Amélie ! La chute est inattendue, surprenante ! Et cette mise en abîme : j’adore !! 

Petit plus : j’ai adoré les jeux de l’autrice, du genre, reprendre le début des Catilinaires de Cicéron en écrivant « Jusqu’à quand abuseras-tu de ma patience Sartre ? Jusqu’à quand ta fureur nous poursuivra-t-elle ? » Ou voir de petites références littéraires/culturelles par-ci par-là ! Elle a aussi apporté de petites touches d’humour bienvenues !

Attention : pour ceux qui n’auraient pas lu les œuvres analysées, l’autrice spoile la fin. Je fais la remarque pour ceux que ça pourrait gêner. Je vous conseille donc de lire d’abord les livres d’Amélie, puis de vous plonger dans celui de Marianne Chaillan ! 

 

Donc, j’ai adoré ce voyage au pays des philosophes ! Tout était bon : l’écriture, l’histoire-cadre, les idées ! A lire, que vous soyez fan d’Amélie ou non ! 

 

The Roquiel Saga, book 1: Roquiel and the Phoenix de Tiffany Skylark

Posté : 16 août, 2018 @ 1:47 dans Avis littéraires, Partenariats | Pas de commentaires »

Genre : Fantasy Roquiel and the Phoenix

Editeur : Autoédité

Année de sortie : 2018

Nombre de pages : 238

Titre en français : Non traduit, et je ne pense pas qu’il le sera. 

Synopsis : « Wisdom? No. Not this time. It is the most unwise thing that we could do and we must not allow it to happen. You know it would be the end of our world to heed this prophecy, » Ava said, her tears turning into anger. « Do not worry, Ava. In time you will see that it is the right thing to do, » Sabio said. « I do not wish to disagree with you, but this time I must, » Ava said. « Have faith, dear one, » Sabio said with a smile.

The phoenix that guards the Life Stone on Kitharion is dying. When it dies, the Life Stone must be replaced or the life-giving energy from Medeina cannot be channeled into the planet. But who will be the elf to take on this dangerous mission?

 

Avis : L’auteure m’a envoyé son livre contre une chronique honnête : la voici !

J’adore la Fantasy, et donc, je pensais adorer ce roman. On y trouve tout ce qui me plaît : des elfes, des forêts, des planètes, différentes espèces/peuples, des créatures fantastiques : j’ai adoré ces aspects ! Et il semble que le monde soit plutôt vaste, et bien fouillé : les personnages évoquent l’Histoire, celle de Kitharion, la planète, mais aussi celle des différentes espèces, de comment elles se sont retrouvées dans telle ou telle situation, d’où elles viennent, etc. J’avais envie d’en savoir plus sur les origines, sur les Arches, et les elfes avant leur arrivée !

Mais, je pense que Roquiel and the Phoenix n’est pas fait pour moi. Malgré mon appréciation des tropes dont j’ai parlé plus haut, je n’ai pas réussi à entrer dans l’histoire, et je ne me suis pas attachée aux personnages. J’avais envie de plus de détails pour certaines scènes, et d’autres étaient trop longues sans nécessité. Certains dialogues étaient eux aussi trop longs sans raison, et n’étaient pas authentiques ; ils ne faisaient pas avancer l’histoire. Les répétitions étaient nombreuses, que ce soit pour les noms des personnages – du genre : « Orvick said … Deary answered … Orvick suggested … », et ils sont aussi répétés dans les répliques elles-mêmes -, ou le fait qu’ils racontent plusieurs fois la même chose à la suite à différents personnages – par exemple, Orvick, quatre ou cinq fois en un seul chapitre … Tout se dénoue trop rapidement, et trop facilement. Les épreuves n’en étaient pas vraiment selon moi ; on ne sentait ni suspense, ni peur pour les personnages. Il n’y a aucune mention du temps qui passe, donc j’étais un peu perdue parfois : combien de mois durent la quête de Roquiel ? Certains tropes habituels de la Fantasy sont utilisés ici : l’anti-héros choisi pour une raison inconnue, ou à cause d’une prophétie, le fait qu’il grandisse grâce à sa quête, le fait qu’il devienne puissant et qu’il ne le sache pas, le fait que ce pouvoir évolue très rapidement. Je voulais autre chose. Concernant l’écriture : il y avait pas mal de coquilles. Sinon c’est assez fluide. 

De plus, le livre commence vraiment pour moi après la moitié ; je me suis demandé pourquoi Roquiel n’apparaissait pas plus souvent dans la première partie, histoire que l’on se familiarise avec le personnage. On ne le suit vraiment que dans la seconde partie, et il était déjà trop tard. L’aspect religieux n’était pas du tout fait pour moi. J’aime les livres qui traient de la nature, de l’amour ; mais ici, c’était trop, et ça devenait quasi ridicule parfois, notamment parce que c’était répété, mais aussi mis en scène ! Cet élément est principalement représenté par le personnage de Sabio, que je n’ai pas apprécié à cause de ça !

Venons-en d’ailleurs aux personnages ! Je n’ai pas réussi à en apprécier un seul ! Roquiel était très agaçant : il est considéré comme irresponsable par son « clan », mais ne fait rien pour prouver sa valeur, et préfère s’enfoncer dans l’ignorance et la paresse. Exemple : alors qu’ils ont commencé leur voyage, et qu’il est, logiquement, l’élément le plus important, il n’écoute absolument pas les conseils d’Orvick ou le déroulement de la quête, alors que ce sont des choses primordiales qu’il doit retenir ! Il se plaint parce qu’on le considère comme incompétent, qu’on ne le respecte pas en tant qu’elfe, mais il ne fait rien pour améliorer l’opinion que les elfes ont de lui, et ne change pas de comportement ! Mais, quand la quête commence, apparemment, il évolue. C’était, encore une fois, trop facile, trop rapide, et assez difficile à comprendre pour le lecteur : comment il évolue, pourquoi, qu’est-ce qui le fait soudain changer ? A la fin, on le dit mature ; ce n’est pas du tout ce que j’ai pensé (cf, sa réaction face à Joules …) Je pensais que j’allais au moins apprécier le personnage principal féminin, Ava, mais ce ne fut pas le cas ! Elle est appréciable, mais aussi agaçante. Elle sait tout mieux que tout le monde, et s’emporte de façon tellement dramatique ! C’est aussi sans doute ce que je n’ai pas aimé dans ce livre : le drama, et aussi l’humour forcé qui ne fait pas rire. Je pense tout de même que certains lecteurs peuvent l’apprécier parce qu’elle est badass et talentueuseNaki est censé être le pitre du groupe : sa description est adorable, mais il ne m’a pas fait rire, comme je le dis plus haut. C’était forcé, un peu lourd. Je suis sûre que beaucoup de lecteurs l’adoreraient quand même ! Concernant les autres personnages : aucun n’était vraiment développé. On ne sait rien d’eux si ce n’est pas en rapport avec Roquiel ou la quête. Par exemple, Joules : nous savons seulement que Roquiel est amoureux d’elle, et qu’elle était la meilleure amie d’Ava ; rien sur elle en tant que personne. 

La fin est assez mystérieuse, et était, clairement, un cliffhanger. Mais cela ne me donne pas pour autant envie de poursuivre la série.

 

Donc, un roman qui n’est pas à la hauteur : trop rapide, trop facile. 

Une vie de Simone Veil

Posté : 4 août, 2018 @ 4:50 dans Avis littéraires, Coup de cœur, Partenariats | Pas de commentaires »

Genre : Mémoires Une vie

Editeur : Audible 

Année de sortie : 2007

Nombre de pages : 283 soit 487 minutes 

Synopsis : Simone Veil accepte de se raconter à la première personne. Personnage au destin exceptionnel, elle est la femme politique dont la légitimité est la moins contestée en France et à l’étranger ; son autobiographie est attendue depuis longtemps. Elle s’y montre telle qu’elle est : libre, véhémente, sereine.

 

Avis : J’ai reçu l’audiobook d’Une vie de la partie d’Audible, que je remercie encore !

C’est la première fois que je termine un audiobook ; j’ai aussi commencé La magie du rangement (un chapitre) et Harry Potter and the Philosopher’s Stone (narrateur formidable, aux trois quarts écoutés). Il est assez difficile pour moi d’écouter plutôt que de lire : je suis quelqu’un de visuel, et j’ai besoin de voir les mots sur la page. Une fois que j’ai su lire, petite, je ne voulais plus qu’on me lise des histoires, je préférais le faire moi-même. Encore aujourd’hui, je n’aime pas qu’on me lise quelque chose. Je voulais tout de même tester l’audiobook, étant donné que je le vois un peu partout. C’était une nouvelle expérience intéressante, mais je pense que je relirai quand même le livre en format papier un jour !

Les deux premiers chapitres sont lus par Simone Veil elle-même, et c’est le gros point fort de cet audiobook. C’était tellement émouvant : c’est comme si elle me parlait d’entre les morts pour me raconter le début de sa vie. J’avais l’impression de quelque chose de privé, d’intime, je me sentais proche d’elle. L’avantage aussi est que l’auteure parle très vite – comme moi. Je le mentionne parce que Marie-Dominique Bayle parle moins plus lentement, et j’ai dû augmenter la vitesse de l’audiobook pour que cela me convienne. Quand cette dernière prend le relais, je me suis dit que cela allait un peu réduire l’intérêt du livre pour moi : ce ne fut pas le cas. Sa voix est agréable à écouter. Elle sait être dramatique quand il faut, elle sait aussi prendre un ton enjoué. J’aurais préféré un livre narré seulement par l’auteure, mais la nouvelle narratrice n’a pas gâché l’écoute pour autant.

J’ai été bouleversée par la partie sur la déportation et sur Auschwitz ; quand l’angoisse montait pour l’auteure, elle montait aussi pour moi. Comparé à cela, la deuxième partie sur sa vie politique est plus calme et paisible – même si, en réalité, elle ne l’est pas du tout ! – mais aussi moins frappante. Ce n’est pas pour autant qu’elle n’a pas déclenché en moi une indignation sourde : comment, après la Seconde Guerre mondiale et les mouvements féministes, comment Simone Veil peut-elle être confrontée à un sexisme et à un antisémitisme qui m’ont donné envie de vomir ?!! Encore aujourd’hui, ces deux aberrations existent, et c’est incompréhensible pour moi. J’ai apprécié de découvrir les difficultés d’une figure politique au sein d’un gouvernement. En effet, ce n’est pas du tout la vision que donnent les médias, ce n’est pas ce que voit l’opinion publique. J’ai aimé découvrir son opinion sur certaines personnes, par exemple, Nicolas Sarkozy, François Mitterand ou Jacques Chirac. Elle nous offre une image plus intime, mais aussi plus vraie, sans doute, de ces hommes que l’on ne connaît que sous la casquette de président.

La ténacité de Simone Veil, son courage, sa détermination, sont des exemples, pas seulement pour les femmes, mais pour tous. Malgré les obstacles, elle est parvenue à changer les choses. Quand son mari lui a proposé de rester à la maison parce qu’ils avaient des enfants en bas âge, elle a refusé ; la phrase qu’elle écrit m’a transpercé le coeur parce que, sans doute, je ne l’avais jamais entendu : «  »Il faut non seulement travailler, mais avoir un vrai métier. » Aussi, lorsque, beaucoup plus tard, mon mari s’est aventuré à me suggérer que l’éducation de nos enfants pourrait peut-être me dispenser de travailler, ai-je fermement écarté cette hypothèse. » Elle parle de l’indépendance de la femme, du fait qu’elle doit travailler ; elle déplore aussi le fait que le travail ne soit plus considéré que comme une corvée. Son combat pour les conditions de vie dans les prisons m’a forcée à revoir mon jugement ; quant à celui qu’elle a mené pour l’IVG, cela la rend chère à toutes les femmes. Elle a permis une telle avancée dans notre pays grâce à cela ! J’ai d’ailleurs été contente de constater que son discours se trouvait dans l’audiobook. En l’écoutant, je me suis demandée si elle n’avait pas dû y introduire certaines réserves à cause des personnes auxquelles elle s’adressait ; personnellement, je ne pense pas que les femmes qui se font avorter pensent à la natalité de leur pays quand elles envisagent l’IVG. L’important est qu’elle soit parvenue à faire passer cette loi ! 

Dans la partie concernant la Shoah, de nombreuses références sont citées, que ce soient des livres, des films ou des documentaires. Elle met certaines œuvres en perspective, rappelant qu’elles ne sont pas réalistes : c’est le cas de La vie est belle, La liste de Schindler ou Le choix de Sophie. Je trouve qu’il est intéressant d’avoir son point de vue sur ces livres, étant donné qu’elle a vécu cette part d’Histoire ; elle est donc plus apte à les juger que nous. Je les lirai tout de même, mais en gardant à l’esprit le fait que ce sont des comptes-rendus fictifs, et, finalement, assez éloignés de la vérité

 

Petit aparté sur l‘application Audible qui, je trouve, est très bien faite : on peut, comme je l’ai dit plus haut, modifier la vitesse du livre, mais aussi programmer la fin de l’écoute (dix minutes, une heure, la fin du chapitre, etc), voir les chapitres lus, le temps d’écoute en une journée, un mois, le temps qu’il reste à écouter pour finir le livre. On peut mettre des marque-pages, avance/reculer de trente secondes si on a loupé quelque chose, le mettre en mode voiture (je ne l’ai pas encore testé, mais je pense que ça peut le faire s’il est posé sur un kit fait exprès). La bibliothèque (que j’ai parcouru parce que j’ai encore un crédit audio haha) est riche, tellement qu’il est vraiment difficile pour moi de choisir. Vous pouvez tenter pour un mois : c’est gratuit sans obligation d’achats par la suite !  

 

Donc, une très bonne expérience, même si je ne pense pas me mettre vraiment à l’audiobook. Une fois de temps en temps, pourquoi pas ? Mais je sais que seuls certains bien spécifiques me conviendront ! Ici, c’était parfait, grâce à la voix de l’auteure elle-même, grâce à l’émotion, grâce au fait que je me sentais impliquée dans l’écoute et dans la vie de Simone Veil. 

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