Redbluemoon

I found myself in Wonderland.

Archive pour la catégorie 'Avis littéraires'

Mythology: Timeless Tales of Gods and Heroes d’Edith Hamilton

Posté : 7 août, 2019 @ 2:09 dans Avis littéraires, Coup de cœur | Pas de commentaires »

Genre : MythologieMythology

Editeur : Black Dog and Leventhal

Année de sortie : 2017 [1942]

Nombre de pages : 353

Titre en français : La Mythologie

Synopsis : Since its original publication by Little, Brown and Company in 1942, Edith Hamilton’s Mythology has been a perennial bestseller and has sold millions of copies throughout the world. Expansive in its scope, Mythology brings to life for the modern reader Greek, Roman, and Norse myths and legends, as well as the gods, heroes, and mortals who inhabit them, and who have inspired human creativity from antiquity to the present.

Vivid, decadent, and full of action, Hamilton’s retellings of these timeless tales – from the birth of the goddess Athena, who sprung fully formed from the head of her father Zeus, to the great adventures of Ulysses and the labors of Hercules – appeal to readers of all ages and reveal essential truths about the behavior of man.

The book is organized into seven parts: The Gods, the Creation, and the Earliest Heroes; Stories of Love and Adventure; The Great Heroes Before the Trojan War; The Heroes of the Trojan War; The Great Families of Mythology; The Less Important Myths; and The Mythology of the Norseman, and includes genealogies. The ten full-color plates by Jim Tierney, specially commissioned for this 75th anniversary edition, are the perfect complement to Hamilton’s classic work.

 

Avis : Ce livre m’a été offert à Noël, en même temps que Fangirl ; je n’attends plus 5 ans pour lire mes livres, c’est merveilleux !!

Sans aucune surprise, j’ai adoré Mythology ! Mais, ce livre a quelque chose de plus : il fait partie de cette rare catégorie, les parfaits ! L’autrice nous raconte les grands mythes, plus quelques autres, dans leur intégralité, ce qui n’est pas le cas de tous les auteurs ! C’est la première fois que je trouve un résumé complet de la guerre de Troie ! Même les lecteurs qui n’ont aucune connaissance en mythologie peuvent apprécier ce livre : l’essentiel est dit ! Et pour ceux qui adorent la mythologie, ce bouquin est une perle ! Pour l’embellir encore d’avantage, il est illustré ; certes, les illustrations ne sont pas nombreuses, mais elles sont vraiment magnifiques !

Le livre se divise en sept parties. La première s’appelle « Les Dieux, la Création et les premiers héros ». On y découvre les Olympiens, mais aussi les plus petits dieux ainsi que le Panthéon romain ; comment le monde et l’humanité ont été créés ; des héros comme Prométhée, ainsi que des mythes comme celui de Narcisse ou d’Europe. J’ai adoré que l’autrice cite à chaque fois ses sources, tout en mettant en avant leurs avantages et leurs inconvénients ; mais aussi qu’elle interprète parfois certains mythes, notamment les mythes sacrifiels. Je ne les avais jamais vus sous cet angle !  La deuxième partie, « Histoires d’amour et d’aventures », se concentre – sans surprise ! – sur l’amour, et les grandes quêtes ! On y trouve les grands mythes amoureux, comme Cupidon et Psyché, ou Pyrame et Thisbé, mais aussi la Quête de la Toison d’or, ainsi que d’autres aventures comme celle de Phaëton ! Suit une partie sur « Les grands héros avant la guerre de Troie », partie dans laquelle se trouve une femme, Atalanta ! On y trouve aussi les héros les plus connus : Persée, Thésée et Hercule ! Viennent ensuite « Les héros de la guerre de Troie », une partie qui résume parfaitement l’histoire de cette guerre de la vengeance de Discorde à la fondation d’Albe par Enée !

La cinquième partie nous présente « Les grandes familles de la mythologie », à savoir celles d’Atrée, de Thèbes et d’Athènes. On y retrouve de grands mythes comme celui d’Œdipe ou d’Oreste ! La sixième partie se concentre sur « Les mythes moins importants », tels celui de Sylla ou des Danaïdes. Vient aussi un chapitre qui offre un court résumé de certains mythes rangés dans l’ordre alphabétique ! Et, enfin, la dernière partie traite de « La mythologie nordique » ! Etant donné la brièveté du chapitre, face à un livre complet sur la mythologie grecque, le lecteur se doute bien que cette partie ne sera pas autant fouillée que le reste. Seuls les grands mythes et personnages/dieux sont évoqués. On peut plutôt parler d’introduction à la mythologie nordique !

 

Donc, je ne peux que recommander ce livre à tous les fans de mythologie, mais aussi à ceux qui veulent la découvrir !

 

Sorceleur, tome 1 : Le Dernier voeu d’Andrezj Sapkowski

Posté : 4 août, 2019 @ 1:27 dans Avis littéraires, Coup de cœur | Pas de commentaires »

Genre : FantasyLe Dernier voeu

Editeur : Bragelonne

Année de sortie : 2017 [1993]

Nombre de pages : 382

Titre en VO : Ostatnie Zyczenie

Synopsis : Un best-seller international : David Gemmell Legend Award 2009 du Meilleur roman de Fantasy.

Geralt de Riv est un homme inquiétant, un mutant devenu le parfait assassin grâce à la magie et à un long entraînement. En ces temps obscurs, ogres, goules et vampires pullulent, et les magiciens sont des manipulateurs experts. Contre ces menaces, il faut un tueur à gages à la hauteur, et Geralt est plus qu’un guerrier ou un mage. C’est un sorceleur.
Au cours de ses aventures, il rencontrera une magicienne capricieuse aux charmes vénéneux, un troubadour paillard au grand cœur… et, au terme de sa quête, peut-être réalisera-t-il son dernier vœu : retrouver son humanité perdue.

 

Avis : Je n’ai jamais joué au jeu The Witcher, mais j’en avais entendu parler, et j’avais bien envie d’essayer ! J’ai ensuite appris qu’il existait une série de livres, et qu’elle allait être adaptée en série TV par Netflix ! Il fallait donc d’abord que je lise les romans – prêtés par une copine !!  

J’ai adoré !! Vraiment !! Ce sera probablement un de mes livres préférés de l’année ! J’ai tout aimé !

D’abord, les personnages. Geralt de Riv est charismatique, mystérieux ; on en apprend plus sur son passé grâce aux histoires racontées dans ce recueil, soit par lui, soit par d’autres personnages. J’ai aussi beaucoup aimé Jaskier, j’espère qu’il va faire d’autres apparitions par la suite ; et Yennefer, qui semble être le personnage féminin principal ! Elle est assez fascinante, et j’ai pas mal entendu parler d’elle ! J’ai aussi apprécié le personnage de Nenneke, j’ai envie d’en savoir plus sur elle ! J’ai également aimé les personnages qui apparaissent dans les nouvelles, comme Calanthe, ou Renfri !

J’ai adoré l’univers ! J’aime qu’il y ait différentes espèces surnaturelles, comme les elfes, les vampires, les striges, différents types de monstres, des humains, des mutants, des sorciers, des magiciennes ! L’histoire du monde, et des personnages, est intéressante, et donne envie d’en apprendre plus encore ! J’ai particulièrement aimé les parties qui traitent de malédictions, de la façon dont on s’en débarrasse, de la destinée, et des sorceleurs, évidemment !

Avant qu’Aurore me le dise, je ne savais pas que ce premier tome était, en fait, un recueil de nouvelles ; je pensais que c’était un roman lambda. En fait, toutes les nouvelles sont liées d’une certaine manière, notamment celles qui s’appellent « La Voix de la Raison ». J’ai aimé cette façon de présenter le monde de l’auteur ! Je pense que les tomes suivants sont des romans, mais je n’en suis pas sûre et certaine ! J’ai également aimé l’écriture et le ton. L’auteur a trouvé un bon équilibre entre un côté léger et humoristique, et un côté plus solennel ; l’un sans l’autre aurait pu paraître ridicule !

Un élément auquel je ne m’attendais pas : Sorceleur comporte aussi des réécritures de conte ! Et pas les réécritures gentillettes qu’on peut lire parfois ; ici, c’est plus le côté sombre qui est mis en avant ! J’ai vraiment été surprise de reconnaître Blanche-Neige, ou de voir une trace de Rumplestitskin ! Enfin, j’ai également apprécié les thèmes soulevés par les nouvelles, que ce soit la théorie du moindre mal, la question de l’humanité, ou un peu de politique !

 

Donc, un très bon premier tome, qui m’a donné envie de poursuivre la série au plus vite !

 

The Curious Incident of the Dog in the Night-Time de Mark Haddon

Posté : 30 juillet, 2019 @ 11:25 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Genre : Contemporaine The Curious Incident of the Dog in the Night-Time

Editeur : Vintage

Année de sortie : 2004 [2003]

Nombre de pages : 268

Titre en français : Le Bizarre incident du chien pendant la nuit

Synopsis : The Curious Incident of the Dog in the Night-Time is a murder mystery novel like no other. The detective, and narrator, is Christopher Boone. Christopher is fifteen and has Asperger’s Syndrome. He knows a very great deal about maths and very little about human beings. He loves lists, patterns, and the truth. He hates the colours yellow and brown and being touched. He has never gone further than the end of the road on his own, but when he finds a neighbour’s dog murdered he sets out on a terrifying journey which will turn his whole world upside down.

 

Avis : J’ai trouvé ce livre à la bibliothèque de ma ville, pendant une vente !

Je pensais adorer ; ce ne fut pas le cas. Je ne sais pas à quoi je m’attendais, mais pas à ça. J’aime beaucoup l’intention : ici, le narrateur est atteint du syndrome d’Asperger, donc la narration donne une idée de la manière dont pense une personne qui en souffre. Mais je n’ai justement pas apprécié ce livre à cause de la façon dont il est écrit. J’ai bien compris l’idée, mais je n’ai pas aimé, je n’ai pas réussi à entrer pleinement dans l’histoire ; tout le long, je me suis sentie détachée de l’histoire et des personnages. Je n’ai pas adhéré à l’enquête, qui n’en est pas vraiment une, et, même si certains passages m’ont émue, je n’ai pas été surprise par le gros rebondissement du roman. Je suis contente de ne pas avoir abandonné ce livre pour autant – parce que j’y ai pensé à un moment donné, tant je prenais peu de plaisir à lire ! – parce que j’ai vraiment aimé les deux dernières pages. Sans doute à cause de la façon d’écrire, ce roman m’a semblé long, et un peu répétitif, même s’il reste très intéressant. Je suis vraiment triste de ne pas avoir aimé ! J’essayerai tout de même d’autres livres de l’auteur !

 

Donc, une bonne idée, mais je n’ai pas adhéré à l’exécution !

 

Mermaids: The Myths, Legends, & Lore de Skye Alexander

Posté : 23 juillet, 2019 @ 12:39 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Genre : MythologieMermaids

Editeur : Adams Media

Année de sortie : 2012

Nombre de pages : 214

Titre en français : Pas encore traduit 

Synopsis : A Mesmerizing Treasury of Aquatic Lore

Mermaids have been a part of folklore for centuries. But where do the lovely creatures of the sea come from, and how have they captured the imaginations of people around the world? In this beautiful collection, you’ll explore the watery origins of these mysterious nymphs, from the streams and rivers of ancient Babylonia to the shining seas of the New World and beyond.

You’ll enjoy beautiful aquatic illustrations, learn the myths surrounding these enigmatic beings, discover the common symbols associated with them, and learn tales of merfolk from around the world. Get swept away by Mermaids.

 

Avis : J’ai découvert cette collection The Myths, Legends, & Lore sur le compte Instagram de Jen, bluestockingbookshelf !

Je m’attendais à être complètement emportée par ce livre ; malheureusement, ce ne fut pas tout à fait le cas et je pense qu’encore une fois, c’est plus à cause des circonstances de lecture que du livre lui-même.

J’ai appris pas mal de choses sur les sirènes, les mythes qui les entourent, d’où elles viennent, ce qu’elles symbolisent, pourquoi elles sont dépeintes comme elles le sont, ce qu’elles signifient à différents moments de l’Histoire et dans différentes régions du monde ! C’est un des éléments que j’ai adorés dans ce livre : sa diversité ! On ne reste pas concentré exclusivement sur l’Europe ou l’Amérique ; la deuxième partie traite également des sirènes en Afrique, en Asie, en Océanie ! C’était vraiment fascinant ! J’ai adoré les illustrations qui accompagnent le texte, mais j’aurais aimé en avoir plus, notamment quand l’autrice cite des œuvres introuvables sur Internet ! Une de mes parties préférées : Siren Sightings, des témoignages de personnes qui auraient vu des sirènes. L’autrice écrit comme si elles considéraient que les sirènes existent véritablement, ce que j’ai beaucoup apprécié ; cela apportait une touche de magie supplémentaire ! Cela permet au lecteur de s’immerger complètement dans l’univers des sirènes, comme si elles le traînaient vers la mer pour les y noyer !

Petit défaut : c’est assez répétitif parfois. J’ai eu l’impression de retrouver les mêmes phrases dans certains chapitres. Dans ce cas, les mythes évoqués à nouveau sont rappelés, mais permettent d’évoquer un autre aspect des sirènes. Donc, c’est plutôt de la répétition nécessaire pour ajouter de nouveaux éléments juste après. J’ai sans doute repéré cela parce que j’ai lu le livre d’une traite, sans couper avec d’autres bouquins ; peut-être qu’en le lisant plus lentement, de manière plus espacée, ces répétitions ne sont pas perceptibles !

La bibliographie est assez large, donc je vais pouvoir plonger dans d’autres livres sur les sirènes, et en apprendre encore plus !

 

Donc, un beau livre, une belle lecture, séduisante et qui nous apprend beaucoup de choses !

 

Are We Smart Enough to Know How Smart Animals Are? de Frans de Waal

Posté : 22 juillet, 2019 @ 12:11 dans Avis littéraires, Coup de cœur | 2 commentaires »

Genre : Essai, ScienceAre We Smart Enough to Know How Smart Animals Are

Editeur : W.W. Norton & Company

Année de sortie : 2017 [2016]

Nombre de pages : 275

Titre en français : Sommes-nous trop « bêtes » pour comprendre l’intelligence des animaux ?

Synopsis : Hailed as a classic, Are We Smart Enough to Know How Smart Animals Are? explores the oddities and complexities of animal cognition – in crows, dolphins, parrots, sheep, wasps, bats, chimpanzees, and bonobos – to reveal how smart animals really are, and how we’ve underestimated their abilities for too long. Did you know that octopuses use coconut shells as tools, that elephants classify humans by gender and language, and that there is a young male chimpanzee at Kyoto University whose flash memory puts that of humans to shame? Fascinating, entertaining, and deeply informed, Frans de Waal’s landmark work will convince you to rethink everything you thought you knew about animal – and human – intelligence.

 

Avis : Cette année, un de mes objectifs est de lire plus de non-fiction ; j’en ai très envie, mais je trouve souvent ces livres plus intimidants que les romans ! J’ai tout de même fini par me lancer dans la lecture de Are We Smart Enough to Know How Smart Animals Are ?, que j’ai en PAL depuis 2017 !

J’aime déjà beaucoup le titre : on ne remet pas en cause le fait que les animaux soient intelligents. Et c’est d’ailleurs ce qui m’a attiré vers ce livre ! J’entends/je lis souvent des commentaires qui dénigrent toute intelligence aux animaux de tout type, et je me suis toujours dit que ce n’était pas comme ça que je les considérais personnellement. J’avais très envie de les comprendre ! Et d’avoir de petits arguments quand je défends avec passion les animaux haha !

Je pense que je n’ai pas du tout choisi le bon moment pour lire ce livre : je l’ai commencé dans le train, avec, autour de moi, des gens qui parlaient plus ou moins fort. J’ai eu du mal à me concentrer à certains moments, je suis donc persuadée que certaines choses m’ont échappé. J’ai tout de même insisté, et j’ai adoré ce livre, malgré les circonstances de lecture !

La réponse à la question du titre est rapidement donnée : oui, nous le sommes, mais nous n’utilisons pas les bonnes méthodes pour comprendre les animaux. Ils nous montrent, tous les jours, leur intelligence ; mais celle-ci n’est pas la même que celle des hommes, elle n’a pas les mêmes buts, et elle n’est, surtout pas, dirigée vers l’homme. Ce n’est pas parce qu’un chat n’obéit pas à un être humain qu’il est inintelligent, contrairement au chien, adulé parce qu’il obéit. C’est parce que nous jugeons, en partie, l’intelligence des animaux par rapport à leur comportement avec nous que nous les taxons d’intelligent ou non. L’auteur parle d’une expérience avec des chiens et des loups ; certains pensaient que les loups étaient moins intelligents. Ce n’est pas le cas ; encore une fois, c’est une question de méthode, de milieu et, aussi, de lien. L’auteur évoque aussi différents types d’intelligence, de cognition. J’avoue que j’ai un peu de mal avec ce mot, mais, on peut le remplacer par « facultés intellectuelles », le fait de connaître, de comprendre, de résoudre des problèmes. C’est, en tout cas, comme ça que je l’ai compris tout le long du livre. J’ai adoré les moments où il descendait – gentiment quand même haha – certaines branches scientifiques qui dénigrent les animaux, leur intelligence, leurs capacités. J’ai aimé qu’il s’appuie sur de nombreux exemples, parfois des observations, parfois des expériences, sur des animaux en captivité, mais aussi concernant des animaux sauvages. J’ai aimé qu’il cite Darwin, et un grand nombre de scientifiques que, pour la grande majorité, je ne connaissais pas, et qui ont œuvré toute leur vie pour mieux comprendre les animaux, et prouver qu’ils ne sont pas des robots, des machines naturelles, sans émotion, sans intention, sans but.

J’ai appris énormément de choses à propos de différents animaux. Et je précise tout de même que, si l’auteur emploie des termes compliqués, il les explique, et que tout est compréhensible ! Frans de Waal s’occupe plus spécifiquement des primates ; grâce à lui, j’ai enfin compris la différence entre singes et primates, entre monkeys, apes et primates. En français, on ne fait pas tellement la différence, si ce n’est qu’on ajoute « grands » devant « singes » ; mais on les place dans la même catégorie que les ouistitis en gros. Ici, l’auteur nous rappelle dans quelle catégorie se trouvent les primates : les hominoïdes. Je ne connaissais pas du tout ce terme !! Pour autant, l’auteur ne nous parle pas uniquement des animaux dont il s’occupe, et donc, ceux qu’il connaît le mieux. Il évoque aussi les oiseaux, notamment les corvidés, donc la famille des corbeaux, corneilles, pies, etc ; certains animaux marins, comme les orques, les pieuvres, les dauphins ; et d’autres encore, comme les chauves-souris, les rats, ou même les guêpes ! Je savais certaines choses, comme le fait que les dauphins et les chauves-souris utilisent l’écholocation ; mais j’en ai tout de même appris plus sur cette capacité impressionnante ! J’ai été très surprise d’apprendre que, par exemple, les guêpes se reconnaissent par les marques qu’elles portent sur la tête ; c’est là que je me suis rendu compte que j’avais encore du chemin à faire, puisque je suis encore percluse de préjugés ! En revanche, je n’ai pas été surprise d’en apprendre plus sur les capacités des primates : j’ai déjà vu un reportage sur Koko par exemple.

Une chose qui m’a agacée au fil de la lecture : l’hypocrisie de certains scientifiques qui veulent absolument rabaisser les animaux pour prouver que l’homme est unique, une exception dans la chaîne de l’évolution, supérieur en tout point. Ce qui est drôle – ou pas –, c’est qu’au lieu de prouver cette supériorité, ces scientifiques donnent du grain à moudre aux éthologues comme Frans de Waal : ils n’utilisent pas les mêmes méthodes pour tester les enfants et les singes par exemple ; ils mettent les animaux sous pression, ce qui les rend incapables de faire quoi que ce soit le moment venu ; ils ne font pas des tests adaptés à l’espèce. Tout cela donne des résultats biaisés, incorrects, et il faut tout recommencer ! Au contraire, j’ai adoré la méthode des éthologues : imaginer ces hommes suivis par des myriades d’oiseaux m’a réchauffé le cœur, tout comme les imaginer jouer avec des singes, tester leurs capacités tout en les brusquant jamais. Frans de Waal explique qu’on ne peut pas obtenir de résultats probants en violentant les animaux, et je suis cent pour cent d’accord. Sa logique de respect et d’amour est belle à lire : on sent qu’il a de l’estime pour tous les animaux qu’il rencontre. Agacée aussi par ces gens qui critiquent le travail des éthologues sans être eux-mêmes des spécialistes. Mais pourquoi vouloir à tout prix que l’homme soit unique ?! J’ai adoré ces parties où Frans de Waal explique la peur des scientifiques face à des animaux intelligents ; comme s’ils avaient peur d’être rejoints un jour ! J’ai aussi adoré les moments où l’on évoque la spécificité de l’homme sans pour autant élaborer, puisque ce n’est pas le sujet du livre ; car oui, tout de même, l’homme a quelque chose de spécial. Mais ce n’est pas pour autant qu’il est surpuissant, et qu’il doit être arrogant.

A la fin du livre, je me pose encore tout un tas de questions ! Par exemple, Frans de Waal parle de la taille du cerveau qui a une influence sur la capacité cognitive de l’espèce : que fait-on des cerveaux plus gros que les nôtres dans ce cas ? Cela veut-il dire qu’objectivement et scientifiquement, nous ne sommes pas « les plus intelligents » ? Qu’il existe des intelligences plus complexes que celle de notre cerveau ? J’ai tellement envie d’en savoir plus !! La bibliographie fournie par l’auteur est énorme ; je vais donc m’y plonger pour voir si je peux dénicher des perles compréhensibles à mon niveau !


Donc, un livre rafraîchissant, qui m’a fait du bien, et qui m’a appris énormément de choses ! Hâte de lire les autres œuvres de Frans de Waal !

 

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