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I found myself in Wonderland.

Archive pour la catégorie 'Avis littéraires'

Les lois de l’attraction de Bret Easton Ellis

Posté : 13 octobre, 2013 @ 6:48 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Les lois de l'attraction de Bret Easton Ellis dans Avis littéraires couv14471792-180x300Genre : Contemporaine

Editeur : 10/18

Année de sortie : 2012

Nombre de pages : 344

Synopsis : Lauren, Sean et Paul, étudiants issus d’une jeunesse dorée en mal d’elle-même, vaquent d’une dérive à l’autre. Dopés par leur libido ou un rail de coke, chacun s’occupe à passer le temps. Au bout des désillusions les plus féroces, leur existence psychédélique se consume de rage et de désespoir. « La jeunesse occidentale s’ennuie, les happy few s’assomment au champagne, tout le monde débande, sauf le lecteur qui prend un pied monumental. » Elle.

 

Avis : Une amie m’a conseillé de lire ce livre en me disant bien que c’était spécial et assez choquant. Pourquoi pas ? La couverture m’a semblé très étrange (des yeux, non ?), et le titre ne m’a rien évoqué de particulier. Je me suis lancée dans cette lecture un peu perplexe, et sans réelles attentes.

On peut dire que ça commence bien ! Aucun personnage n’est présenté et la première personne qui parle restera inconnue jusqu’à la fin du livre. On sait qui parle grâce au prénom, sinon, aucune description, le récit commence in medias res, sans avertissement si ce n’est la date à laquelle se passe le récit (Automne, donc fin de l’année, juste après l’été). Je crois que ce livre couvre un trimestre d’une année d’étude aux Etats-Unis (je ne suis même pas sûre !). Il faut s’accrocher dès le début et ne pas se dire que de toute façon, on ne va rien comprendre. Ce sont souvent les mêmes personnages qui parlent : principalement Sean, Lauren et Paul.

Autant dire que les principaux sujets de conversation dans ce livre sont le sexe, la drogue, et l’alcool. L’amour n’a pas du tout sa place, et même quand il semble apparaitre, il repart au galop. Les personnages sont attirés par tout ce qui bouge, ils s’imaginent coucher avec tout le monde, boire comme des trous et fumer comme jamais. Et c’est ce qu’ils font la plupart du temps. Le seul personnage qui aime (une fille bizarrement !), qui est l’inconnue du livre, dont on ne sera jamais le nom, disparait à cause des autres personnages. On a beau essayer de deviner qui elle est, son nom n’est jamais mentionné, personne ne semble la connaitre, et tout le monde s’en fout. Les liaisons durent un soir, parfois plusieurs, se transforment parfois en couples qui ne durent pas. Il y a des soirées du Prêt à Baiser où tout le monde va, et où tout le monde repart avec quelqu’un. Les hétéros deviennent facilement gays, et l’inverse est vrai aussi. Il n’y a aucun ordre, aucun souci, tout le monde va avec tout le monde sans se soucier de quoi que ce soit. Rien ne gêne : ni les avortements, ni les suicides. On peut tromper son copain avec celui de sa meilleure amie sans problème, puisqu’elle fait la même chose. Aucun personnage ne ressent la moindre culpabilité. Ils sont parfois mal à l’aise, en mal de quelque chose (d’amour ?), mais ils finissent toujours par « replonger ». Et même quand on pense qu’ils sont casés, qu’ils vont changer de vie, qu’ils ont trouvé leur voie, ils repartent dans leurs délires et en ressortent rarement. Ils semblent tous englués dans un quotidien auquel ils ne peuvent pas échapper, enfermés dans un conformisme étudiant duquel ils semblent inconscients : il leur semble logiquement d’aller là où tout le monde va. Le langage est cru, tous les personnages emploient le mot « baiser » au moins une fois (euphémisme !) et, parfois, ils ne nous font pas grâce des détails ! Les scènes de sexe sont assez choquantes par ce langage et ces détails, sinon la pire scène n’est pas là ! Les cours ne sont jamais suivis, les personnages vivent plutôt la nuit. Lauren est « attachante » parce qu’elle a des sentiments, parce qu’il est possible que l’on ait déjà ressenti ce qu’elle ressent pour Victor. Sean semble d’abord être un abruti, et on a dû mal à le comprendre. Paul est différent des autres, et agit comme il l’entend et comme le vent le porte. Au fond, tous les personnages sont à plaindre parce qu’ils s’enfoncent seuls dans un bourbier dont ils ne ressortiront qu’avec difficulté. On ressent même de la pitié pour certains d’entre eux à certains moments du livre. Mais il est difficile de les cerner, de les comprendre et de s’attacher vraiment à eux.

C’est très intéressant d’avoir pris le point de vue de différents personnages pour voir ce qu’ils pensent les uns des autres et de la vie. Quand l’un pense que l’autre l’aime, l’autre explique à quel point il se fout complètement de l’un. Les comportements sont interprétés selon le point de vue de chacun et l’on se rend compte à quel point les gens sont différents, et à quel point leurs avis le sont surtout. Un garçon baisse les yeux : pour l’un, il est amoureux. Mais ce garçon veut juste fuir la personne avec laquelle il est parce qu’il ne l’aime pas. Certains ont des relations : l’un ne fait qu’en parler dans ces chapitres, l’autre n’en touche pas un mot. On dirait parfois que l’on ne parle pas des mêmes personnages. Chacun interprète les gestes de l’autre comme il l’entend, et il faut bien nous dire que nous faisons la même chose. Chaque fois que quelqu’un à qui l’on parle fait un geste, nous pensons qu’il a fait ça pour telle ou telle raison, et on peut complètement se tromper. Qui sait vraiment ce que les autres pensent hormis eux-mêmes ?

La fin est assez particulière. On ne peut pas dire que c’en soit une. Tout le monde part, puisque c’est la fin du trimestre. Apparemment, il est peu probable qu’ils se revoient. On est en Décembre. La dernière personne qui parle ne finit pas sa phrase, ce qui peut nous laisser penser tout un tas de choses. Accident ? Pas envie de continuer à parler ? Fantaisie de l’auteur ?

 

En définitive, un livre particulier. Est-ce que cela reflète bien comment ça se passe vraiment dans ces endroits-là ? Je ne sais pas. Je n’espère pas ! Mais c’est une expérience à tenter, et je ne suis pas déçue par ma lecture !     

Le serpent de la séduction de Kévin Iacobellis

Posté : 8 octobre, 2013 @ 6:14 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Le serpent de la séduction de Kévin Iacobellis dans Avis littéraires couv34656142-216x300Genre : Thriller

Editeur : Bookelis

Année de sortie : 2013

Nombre de pages : 111

Synopsis : Dans un monde de terreur, je suis celui qui provoque la peur … Sexe, mensonge et trahison. Ce sont les trois mots qui me caractérisent le mieux. Mon nom est Jackson, je suis le serpent de la séduction. Je séduis les filles charmantes pour les séquestrer et les martyriser. C’est ainsi que je prends mon pied, en les regardant me supplier et agoniser. Je fais ce métier depuis plusieurs années, mais je commence à m’épuiser. C’est alors que je fais la rencontre de Christiane, une jolie fille qui drague les garçons pour aussi les torturer …

 

Avis : Le titre est déjà très évocateur et pour nous faire penser à tout un tas de choses. Mais le nom de « serpent » avec celui de « séduction » m’a fait penser au serpent du jardin d’Eden, qui corrompt Eve, qui entraine Adam avec elle. Le serpent représente le mal, donc on peut déjà s’attendre à ce que ce livre traite du mal, de la violence, ou de la chute.

Je ne peux pas dire que j’ai aimé ce livre, parce que je ne suis absolument pas fan de ce genre de lectures. Mais, le fond est très bon, je suis sûre que ceux qui apprécient ce genre d’histoires seraient ravis. L’intrigue est recherchée, les actions s’enchainent, ceci explique cela. Il n’y a aucun bémol du point de vue de l’histoire, elle est cohérente avec ce qui est dit plus haut. Je suis bien entrée dans l’histoire malgré ma répulsion à l’égard de ce genre. Le vocabulaire choisi est cru, et je ne doute pas que ce soit voulu. Les premières lignes donnent le ton et peuvent être choquantes si l’on n’est pas habitué. Par contre, j’ai trouvé que tout allait trop vite et que tout était trop facile. Les actions s’enchainent très rapidement (peut-être trop), il semble parfois y avoir des ellipses de plusieurs jours. Quand Christiane apparait, et qu’elle rencontre Jackson, que leur relation évolue, je me suis dit : « Chouette, le tueur piégé par une tueuse ! », et puis l’auteur nous fait prendre un virage à 180° à la fin, quelque chose que l’on n’aurait pas imaginé ; c’est très surprenant et c’est un atout dans le livre, mais encore une fois, il n’y a pas d’annonce, pas de préambule, et j’ai trouvé que tout se passait très rapidement. Pas le temps de se faire à une idée que l’on est déjà passé à une autre. Vers la fin, on passe d’un point de vue à l’autre sans aucun avertissement, ce qui est un peu étrange.

Les personnages sont complexes : ils ont un passé, qui explique leur présent. On peut dire que ce livre est assez psychologique. J’ai bien aimé le fait qu’il n’y ait pas que le point de vue d’un personnage : il est intéressant d’entrer dans la tête de chacun d’eux, de voir ce qu’ils pensent et de « comprendre » pourquoi ils font ce qu’ils font. Ils ont à peu près les mêmes idées, elles évoluent différemment, ils n’ont pas vraiment les mêmes motifs, et il est intéressant de les opposer pour voir en quoi ils diffèrent et en quoi ils se ressemblent. Il est vrai que les deux personnages semblent le double l’un de l’autre chez le sexe opposé. Mais ils traitent verbalement les gens de la même façon tous les deux, ils finissent par dériver de leurs habitudes et par se rencontrer. Jackson est un garçon perturbé, qui tue pour le plaisir, et qui se vante de ne pas être poursuivi par la police. Il cache bien ses véritables sentiments, puisqu’il dupe aisément le lecteur. Quant à Christiane, elle est incontrôlable et violente : elle ne se rend pas compte de son premier meurtre lorsqu’elle le commet, mais continue parce qu’elle a aimé ce qu’elle a ressenti. Elle est très ouverte aux lecteurs. Les deux personnages pensent que les hommes et les femmes sont tous pareils. Je n’ai pas trop aimé cette idée, mais on peut mettre ça sur le compte de l’étroitesse d’esprit des deux personnages, qui  ne cherchent qu’à se venger des personnes qui les ont fait souffrir par le passé.

La fin m’a vraiment étonnée ! Je ne m’y attendais vraiment pas ! C’est un vrai retournement de situation qui rend le récit vivant et qui fait plaisir au lecteur, dupé par le personnage et par l’auteur qui a su jouer avec lui.

Je pense que si le livre était plus long, il gagnerait en profondeur et serait moins déroutant. Pas besoin de faire 500 pages de plus, mais il faudrait développer les scènes présentes dans le livre pour captiver le lecteur et le faire rentrer dans l’histoire comme s’il la vivait. (Je dois avouer que je n’ai pas réussi à la vivre ; pas à cause de la brièveté du livre, mais à cause de l’histoire : ce n’est définitivement pas mon genre !)

 

En définitive, un thriller intéressant, assez psychologique, qui gagnerait à être étoffé. Avis aux amateurs du genre !

Jacques le Fataliste de Diderot

Posté : 8 octobre, 2013 @ 5:42 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Jacques le Fataliste de Diderot dans Avis littéraires couv40297255-204x300Genre : Classique

Editeur : GF Flammarion

Année de sortie : 2007

Nombre de pages : 364

Synopsis : Le dialogue de Jacques et de son maître, qui voyagent en devisant, ressemble à une causerie à bâtons rompus, à une joyeuse rhapsodie sur la marche du monde : les deux hommes laissent libre cours à leurs pensées et s’entretiennent avec ceux qu’ils croisent. Mais qu’en est-il des amours de Jacques, dont il était question au début de leur conversation ? On s’impatiente de connaître leur récit, sans cesse interrompu, dilaté, retardé. De parenthèses en digressions, de ruptures en rebondissements, Diderot bâtit une œuvre romanesque à l’esthétique nouvelle, d’une prodigieuse modernité.

 

Avis : Quand j’ai vu Jacques le Fataliste, je me suis dit : « Non, pitié, pas ça ! ». J’avais déjà lu un passage et je n’avais pas aimé du tout ! En plus, la couverture n’est pas spécialement attirante. Mais on se rend vite compte de la symbolique de l’horloge : Jacques finira-t-il enfin le récit de ses amours ou nous laissera-t-il vraiment dans l’ignorance de la fin de son histoire ?

Dans cette œuvre, l’auteur joue énormément avec son lecteur. Il s’adresse à lui dès le début de manière assez peu sympathique, et il lui reproche tout le long du livre de toujours en vouloir plus, de ne pas se contenter de ce qu’il sait et de toujours poser des questions auxquelles l’auteur n’a pas de réponses. En effet, ce sont les personnages qui font l’histoire : l’auteur se dit simplement le narrateur des aventures de Jacques telles qu’elles lui sont arrivées. Il critique à de nombreuses reprises le roman, et déclare plusieurs fois que ce livre n’en est pas un, mais est belle et bien réel, que Jacques et son maître ont existé mais qu’ils ne les a pas connu en personne. Il semble à plusieurs reprises qu’il ne lit qu’un livre qu’il aurait trouvé, puisqu’il parle d’un éditeur. Cette façon d’écrire est assez déroutante pour le lecteur, qui peut avoir déjà rencontrer des auteurs qui lui parle pendant l’histoire parce qu’ils sont le narrateur de leur œuvre, mais jamais un auteur qui semble dénigrer son livre, qui l’ »insulte » et lui dit ne pas savoir la suite de ce qu’il écrit étant donné qu’il n’était pas là quand cela s’est passé.

Je dois avouer que j’ai été assez frustrée par les nombreuses ruptures du texte. Dès que Jacques commence à raconter ses amours, quelqu’un l’interrompt : son maître, l’hôtesse d’une auberge, un cortège funèbre, sa soif … On a la très nette impression qu’il ne finira jamais son histoire, que l’on ne connaitra jamais la fin. J’ai été un peu perdue parmi les nombreuses histoires racontées, mais j’ai fini par m’adapter, que ce soit aux interruptions et histoires de l’auteur ou celles des autres personnages. J’ai apprécié certaines histoires plus que d’autres ; ma préférée est sans doute celle de Mme de la Pommeraye.

Les personnages sont assez complexes : ils ont un passé, un réseau d’amis, d’ennemis et de connaissances, une série d’histoires à raconter, et une vie bien à eux. Jacques est, comme l’indique le titre, fataliste, et il ne cesse de le répéter tout le long de l’œuvre. Doit-on être de son avis ? Je ne suis pas censée me fixer là-dessus, mais je dois avouer qu’il est assez agaçant. Sa phrase fétiche est un peu le refrain du livre. Quant au maître, il semble d’abord effacé face à son valet, et, quand il semble reprendre le dessus, il n’en descend que plus bas. Il semble être tout sauf un maître pour Jacques.

J’ai apprécié la fin, même si j’avoue avoir eu peur à peu près à la troisième page avant celle-ci ! Mais, tout est bien qui finit bien, et, comme dirait Jacques, « c’était écrit là-haut ! ».

 

En définitive, un classique surprenant que j’ai finalement apprécié contrairement à l’idée que je m’en faisais. Un bon jeu entre auteur et lecteur et une très efficace mise en attente du lecteur, qui ne peut s’empêcher de vouloir connaitre la fin au plus vite !       

Maliki, tome 6 : Cristallisation

Posté : 4 octobre, 2013 @ 10:09 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Maliki, tome 6 : Cristallisation  dans Avis littéraires couv74501571-214x300Genre : Bande-dessinée, Humoristique

Editeur : Ankama

Année de sortie : 2013

Nombre de pages : 144

Synopsis : Un chat est-il un tyran miniature ? Une voiture doit-elle être considérée comme une arme ? Quels sont les points communs entre un humain et un suricate ? Fang va-t-elle supporter de déménager loin de son petit ami ? Autant de questions qui méritaient vraiment qu’on s’y intéresse, non ?! Et au cœur de ce tome, découvrez Maliki, LadyBirl, Electrocute, Jonn et Doang aux prises avec de nouveaux personnages surnaturels, dans une longue histoire riche en action et pleine de révélations !

 

Avis : Deux ans sans Maliki, c’est énorme !!! Et comme c’est triste ! Je dois avouer que cette bande-dessinée m’a vraiment manqué. Je sais qu’il y a les comics strips sur le blog de l’auteur, mais je ne pense jamais à les lire, j’attends les tomes avec impatience tous les ans. Chaque année, en Juillet, j’ai hâte que sorte le nouveau tome, et j’ai été très déçue quand il n’y en a pas eu en 2012. Je n’ai pas pu m’en empêcher. Quand j’ai appris la sortie de ce tome, j’ai sauté dessus !! Et j’ai bien fait !!

On retrouve la Maliki des autres tomes avec tous les personnages que l’on aime : Fleya, le petit chat fou, Fëanor, le petit défectueux, Fang, Jonn, LadyBird, Electrocute, Doang et la petite fée. J’ai été contente de les retrouver, et je dois avouer qu’ils ont évolué : ils prennent tous conscience de certaines choses, et, le plus impressionnant, c’est le changement chez Fang. Elle est une adolescente maintenant et Maliki est dépassée par l’émergence de sa personnalité : la petite s’affirme et l’adulte ne sait plus quoi faire. Fleya et Fëanor sont toujours aussi adorables et mignons, on a toujours autant envie d’avoir les mêmes à la maison, tout en se disant qu’on n’arriverait pas forcément à gérer comme Maliki le fait ! Jonn est toujours aussi grand et son casque me fait toujours autant rire (cf : l’un des premiers tomes de Maliki où elle se moque de son casque à cornes !). J’aime toujours autant LadyBird, et Electrocute est vraiment impressionnante ! Doang est toujours aussi mystérieuse et froide. Et la petite fée est toujours aussi … naturelle. Mais je l’ai trouvé moins présente que dans les autres tomes. Elle est dans certains strips, mais de façon moins invasive qu’avant. J’ai presque eu l’impression qu’elle était intégrée à la famille de Maliki, comme si elle les suivait définitivement partout. J’ai été contente de tous les retrouver, mais aussi de découvrir un certain docteur et des êtres surnaturels très étranges. C’est intéressant d’introduire de nouveaux personnages dans une histoire déjà établie. On apprend aussi beaucoup de choses sur Maliki, et c’est super ! Ainsi, Maliki n’est pas qu’un enchaînement de petites histoires, mais raconte aussi la vie et le passé des personnages.

L’humour est évidemment très présent. Comment ne pas rire devant les expressions des chats, les têtes de Maliki ou les situations dans lesquelles tous se retrouvent ? J’ai passé un très bon moment : quand on n’a pas le moral, un tome de Maliki et tout va mieux ! Mais, comme toujours, il n’y a pas que de l’humour. Il y a aussi des moments d’émotions, de nostalgie. L’auteur semble aussi vouloir faire passer des messages (depuis le premier tome, comment ne pas s’en rendre compte ?), et son cynisme et son ironie sont toujours aussi frappants !

Au début de ce tome, l’auteur nous livre comme toujours une histoire drôle, et ici, nous explique pourquoi il n’a pas sorti de tome en 2012. Et quand on lit cela, on se dit qu’il n’avait pas à s’expliquer, que de toute façon, on ne peut pas lui en vouloir tellement les tomes qu’il sort sont géniaux, qu’il a aussi le droit de vivre ! Mais c’est tout de même très attentionné de sa part, alors merci !

 

En définitive, j’ai adoré ce tome, et j’ai vraiment hâte de lire tous ceux qui sortiront par la suite ! C’est ma dose de rire livresque de l’année !! Je le conseille à tous !!!  

La Reine des lectrices de Alan Bennett

Posté : 29 septembre, 2013 @ 9:49 dans Avis littéraires | 1 commentaire »

La Reine des lectrices de Alan Bennett  dans Avis littéraires couv5246897-178x300Genre : Contemportaine

Editeur : Folio

Année de sortie : 2010

Nombre de pages : 122

Synopsis : Que se passerait-il outre-Manche si Sa Majesté la Reine se découvrait une passion pour la lecture ? Si, d’un coup, rien n’arrêtait son insatiable soif de livres, au point qu’elle en vienne à négliger ses engagements royaux ? C’est à cette drôle de fiction que nous invite Alan Bennett, le plus grinçant des comiques anglais. Henry James, les sœurs Brontë, Jean Genet et bien d’autres défilent sous l’œil implacable d’Elizabeth, cependant que le monde so British de Buckingham Palace s’inquiète. Du valet de chambre au prince Philip, tous grincent des dents tandis que la royale passion littéraire met sens dessus dessous l’implacable protocole de la maison Windsor. Un succès mondial a récompensé cette joyeuse farce qui, par-delà la drôlerie, est aussi une belle réflexion sur le pouvoir subversif de la lecture.

 

Avis : Comment déguiser un essai en roman ? Alan Bennett l’a bien réussi avec La Reine des lectrices. C’est sans doute pour cela que certaines personnes ont trouvé ce livre ennuyeux : il ne faut seulement le livre pour l’histoire d’une reine qui découvre la lecture et décide de s’y adonner passionnément, mais il faut aussi voir la réflexion sur la lecture, comment elle nous change et nous pousse parfois à écrire nous aussi, pour découvrir ou inventer notre propre « voix ».

Tout d’abord, le roman. Je l’ai trouvé très original : il est assez particulier d’imaginer quelqu’un de connu d’une façon différente de comment elle est en réalité (et encore, peut-être la reine lit-elle vraiment de cette manière ?). On s’imagine très bien les décors et les personnages étant donné qu’on les connait déjà ! Il est assez drôle d’ailleurs de voir les choses comme l’auteur nous invite à le faire. Il est assez facile de rentrer dans l’histoire et de voir les scènes. Au fil des pages, on se prend d’affection pour la reine, qui découvre la lecture et le temps qui passe par la même occasion, temps qu’elle se rend compte ne pas avoir consacré à ce qui est désormais sa passion. On prend en grippe les autres personnages, ceux qui désirent l’empêcher de lire sous prétexte qu’elle est reine et que cela ne lui sied pas : elle doit se consacrer à ses devoirs, et certainement pas à prendre du plaisir à quelque chose. La fin m’a paru très peu vraisemblable : jamais la reine ne ferait ça, jamais ! Et ce n’est pas moi qui dis cela, c’est elle ! Elle l’a affirmé : ce n’est pas cohérent. Et bien que la lecture influence grandement nos vies, je ne pense pas qu’elle influence la sienne à ce point.

Enfin, l’essai. Il est bien mené et se fond à la perfection dans l’histoire. Il nous apprend certaines choses que l’on a déjà ressenties mais sur quoi on ne pouvait pas mettre de mots. Alan Bennett en met. Il a également raison quand il dit que, souvent, la lecture mène à l’écriture : on a souvent l’impression d’être passif quand on lit, bien que l’on se fasse une certaine idée de l’histoire et que, de cette façon, on la crée, et, à un moment, on se dit qu’il faudrait que, nous aussi, nous soyons actifs, et on se met à écrire. On puise dans ce que l’on a lu, dans ce que l’on a retenu, dans ce que l’on a imaginé mais aussi dans ce que l’on a créé grâce à nos imaginations, et ainsi, à notre tour, nous agissons et nous créons. Son analyse de la littérature est également correcte : personne ne peut se dire au-dessus d’elle, elle nous dépasse, parce qu’elle est intemporelle quand nous ne sommes que des lecteurs mortels, donc temporels. Enfin, il évoque, sans utiliser le mot, l’horizon d’attente qui se cache derrière chaque nouvelle lecture : quand on lit un livre, on en attend un tas de choses parce que l’on a déjà lu beaucoup de livres et que, inconsciemment, on en a tissé une toile de connaissances qui nous pousse, avant même de commencer le livre, à imaginer ce qui pourrait s’y passer rien qu’avec le titre et le synopsis. C’est pour cette raison que certains livres originaux nous déboussolent : parce qu’on ne s’attend absolument à ce que l’on découvre.

 

En définitive : un roman drôle et un essai intéressant qu’il ne faut pas lire pour un seul aspect du livre, mais pour les deux, sinon, l’ennui risque de pointer son nez !   

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