Redbluemoon

I found myself in Wonderland.

Archive pour la catégorie 'Lectures Communes'

Ombre, tome 2 : Les Illusions de Sav-Loar de Manon Fargetton

Posté : 21 janvier, 2019 @ 2:43 dans Avis littéraires, Coup de cœur, Lectures Communes | Pas de commentaires »

Genre : FantasyLes Illusions de Sav-Loar

Editeur : Milady

Année de sortie : 2017 [2016] 

Nombre de pages : 861

Synopsis : Dans le royaume d’Ombre, les femmes qui possèdent le don sont persécutées. Pour survivre et devenir magiciennes, il leur faut se réfugier dans la cité légendaire de Sav-Loar. Or Bleue n’est qu’une jeune esclave entre les griffes d’un seigneur sadique lorsque ses pouvoirs apparaissent. Certains de ses compagnons de captivité vont risquer leur vie pour tenter de la sauver, à commencer par Fèl, une beauté farouche qui ne rêve que de liberté. Leur fuite éperdue va précipiter le royaume dans une guerre impitoyable au cours de laquelle Bleue, dont la puissance s’affirme de jour en jour, pourrait bien changer le monde … 

 

Avis : J’ai lu L’Héritage des Rois-Passeurs en octobre 2018, et j’avais hâte de poursuivre mon exploration du royaume d’Ombre !!

Pourtant, j’ai attendu quelques mois parce que la taille du livre me faisait assez peur, je dois bien l’avouer. 861 contre à peu près 300 pour le premier tome ! Je me suis enfin lancée en janvier, avec mon amie Salomé (Kiss the Librarian), et aucune de nous n’a été déçue !!

Je ne sais même pas trop quoi commencer tellement ce livre est riche … Tout est magistral, tout est bien fait, tout respire le talent. J’ai tout adoré. L’écriture de Manon Fargetton est poétique, belle, agréable à lire, percutante parfois. Son univers est grandiose, que ce soit du côté des magiciens et de la couronne que du côté des magiciennes et de leurs secrets. Le lecteur découvre son histoire, son passé : ils sont livrés dans des versions différentes qui permettent de comprendre l’endoctrinement qu’ont subi certains personnages. J’ai adoré le passage sur la naissance de Sav-Loar ; je ne résiste pas à l’envie de vous mettre un extrait :

 

« L’image de la pleine lune s’imposa comme leur emblème et leur bannière, tel le faisceau d’un phare dans l’obscurité d’une mer houleuse. Sav-Loar, le lever de lune, devint le pendant clandestin d’Astria l’éclatante.

Ainsi débuta la nuit des magiciennes.

Ainsi démarra l’extinction méticuleuse des nôtres. […]

Mais aucune nuit n’est éternelle et, à chaque magicienne qui nous rejoint, c’est la clarté du matin qui s’approche. »

 

Je vous donne aussi les formules rituelles de Sav-Loar :

 

« Que l’aube des magiciennes te trouve en vie.

Que tes jours connaissent sa lumière. »

 

J’ai adoré sa magie, que ce soit au sens de l’émerveillement que j’ai ressenti en lisant, ou au sens du système magique, que je trouve très intéressant. La magie ordinaire fonctionne avec la lumière et connaît des degrés ; la magie spécifique aux femmes est fascinante ! J’ai adoré les décors, que ce soit Astria, que j’ai retrouvé avec plaisir, d’autres villes – dont je tairai le nom pour vous laisser la surprise ! – ou la forêt des Songes, qui est véritablement enchanteresse. Je dois souligner que j’adore les forêts, et donc en « visiter » une dans Les Illusions de Sav-Loar n’a fait qu’ajouter à mon plaisir de lecture ! Un autre décor : le désert. Il est tellement rare que j’apprécie ce genre de setting que je ne peux qu’applaudir quand un auteur me le fait aimer ! Lui est associé une culture esclavagiste et « orientale », où un homme possède un harem. A partir de là, je peux vous dire que le roman s’ouvre sur des scènes tout sauf agréables à lire : meurtre, viols, pédophilie, esclavagisme. J’ai remarqué que Manon Fargetton avait le don de commencer ses œuvres par ce genre de scène choc, qui accroche le lecteur et l’empêche de reposer le livre ; c’était déjà le cas dans L’Héritage des Rois-Passeurs, qui commence par le massacre en règle de toute une famille ! Cela n’est pas pour autant rédhibitoire, au contraire : j’avais tellement envie que les personnages que je venais de rencontrer se sortent de cette situation !! J’avais envie de voir l’éclosion de la magie, de voir l’évolution de Fèl, de Bleue, d’Amesân … Donc, il va sans dire que certaines scènes sont violentes, parfois glaçantes, et ne laissent pas le lecteur indemne. Elles provoquent des frissons, d’indignation, de colère ; l’injustice de certaines situations donne envie de hurler. D’autres scènes sont tout de même présentes pour provoquer d’autres types de frissons, de plaisir cette fois, notamment face à des événements attendus (ou pas !) En effet, le roman présente son lot de surprises, notamment [SPOILER] l’existence des Aranéides !! Je ne m’y attendais PAS DU TOUT ! [FIN DU SPOILER] ou la mort de certains personnages au « début » du roman – j’ai mis du temps à m’en remettre, comme les autres personnages ! Mais quel choc !! L’émotion est présente, et la romance aussi : elle ne m’a pas du tout dérangée, au contraire. Les couples qui se forment, qui sont déjà formés, m’ont tous touchés !! L’action est prenante : que ce soit une course contre la montre, ou une bataille en règle, le lecteur est plongé dans le monde créé par l’auteure, il se trouve auprès des personnages, il vit l’instant avec eux. Et je vous préviens, préparez-vous aux larmes, que ce soit au début ou à la fin, parce que l’auteure ne nous épargne pas, et eux non plus !! 

Et je dois dire qu’ils sont (presque) tous attachants ! Avec 861 pages passées à leur côté, difficile de ne pas au moins les apprécier, voire les aimer. Certains sont plus longs à dompter que d’autres ; ce fut le cas de Fèl pour moi. J’ai eu un peu de mal avec son caractère au début du roman. Manipulatrice, égoïste, elle ne pense qu’à sauver sa peau et à retrouver sa liberté sans se soucier de ceux qui l’entourent. Evidemment, le lecteur se rend vite compte de qui elle est vraiment, et de sa « véritable » personnalité. J’ai fini par l’adorer, et elle fait partie de mes personnages préférés, au même titre que Bleue. Le lecteur la rencontre pour la première fois enfant. Discrète maladive, elle serait heureuse si elle pouvait se rendre invisible ! Au fil des pages, elle grandit, évolue. Ce qu’elle vit est tellement dur à lire par moments … Certains passages qui concernent ces deux personnages sont si beaux qu’ils m’ont fait venir les larmes aux yeux – je pense à la page 247 et à la suite … Bouh, mon pauvre petit cœur !! Vient ensuite Amesân, que j’ai aimé dès le début !! Le roman nous donne de petits indices qu’à ce qu’il veut véritablement accomplir en choisissant les esclaves du Sker. Intelligent, doux, gentil, il est sous la domination d’un homme qu’il haït sans pouvoir le montrer. [SPOILER] Je ne pouvais pas croire qu’il meurt si tôt dans le livre ; honnêtement, j’ai dû relire pour comprendre, et même là, je me suis dit que c’était une erreur !! J’aurais tellement aimé le voir évoluer !! Rah !! [FIN DU SPOILER] J’ai aussi beaucoup apprécié Guilhem et Tiriss, des opposés parfaits qui m’ont fait rire par leurs chamailleries constantes. Mais ma tendresse va à Oreb. Il m’a touchée comme rarement. Les passages qui le concernent étaient à la fois beaux et tristes. Son identité est mystérieuse – à force, j’avais deviné mouhahahaha -, mais sa bienveillance est sans faille. Le passage dans lequel le lecteur découvre son passé est d’une beauté … *frissons* Comme je ne cesse de le répéter, j’adore les groupes, dans lesquels j’ai l’impression d’avoir une place. J’ai voyagé avec eux, vécu avec eux. Evidemment, cette petite troupe rencontre de nombreux nouveaux personnages au fil de leurs aventures : Minuit, magicien renégat mystérieux, et qui attend la femme de sa vie depuis plus de vingt ans ; Manala, magicienne qui prône la supériorité du féminin, la vengeance sur les capes d’or, un monde de femmes, tutrice et tisseuse d’illusions ; Néphélie, l’opposée de Manala, que j’ai adorée !! ; Ashar, jeune garçon élevé chez les magiciennes, fils de l’une d’elles, mais toujours rejeté, jamais aimé ; Til’Enarion, avec qui le lecteur a une relation conflictuelle [SPOILER] qui évolue à mesure qu’il s’éduque et qu’il accepte et aime sa fille et les magiciennes, comme Bleue l’accepte et l’aime [FIN DU SPOILER]. Tellement de personnages grandioses, si peu de détestables (le Sker, évidemment !)

On retrouve aussi des personnages déjà connus du lecteur ; en effet, IL FAUT LIRE L’HERITAGE DES ROIS-PASSEURS AVANT Les Illusions de Sav-Loar !! Quelle joie, quel bonheur de constater que la timeline de ce deuxième tome rejoint celle du premier !! J’ai pu retrouver des personnages que j’adorais !! Et quelle détresse d’en voir certains mourir !!!!!!! Ah !! !! Mon cœur !!! J’ai adoré la rencontre entre Oreb et Luernios et la scène qui les concerne, j’ai adoré l’importance du Dieu gris dans le livre, et cette scène, oh, cette scène à la fin … Bouh !!!

Je vais finir cette chronique sur un énorme point positif, quelque chose que j’ai adoré dans ce livre : son féminisme. Il est sain, ne prône pas la supériorité des femmes sur les hommes mais une véritable égalité des sexes, une place pour les magiciennes auprès des magiciens, la fin de la peur d’un côté comme de l’autre. Mais comme c’était beau ! Et comme c’était énervant de lire des propos misogynes tenus par des magiciens ou par d’autres personnages ! Parce qu’évidemment, une œuvre féministe se doit de passer par des scènes sexistes pour montrer de quoi naît la révolte, la résistance. Le passage du duel entre Sélène et Diès, et de ce qui arrive ensuite m’a laissé sans voix, comme l’endoctrinement des magiciens du Clos. Pour autant, ceux ne sont pas diabolisés : c’est leur éducation qui les a rendus tels qu’ils sont, et leur ignorance. Le monde n’est pas noir ou blanc, les personnages ne sont pas bons ou mauvais, mais faits de nuances, qu’ils soient magiciens ou pas d’ailleurs !! Les magiciennes, quant à elle, ne sont pas idéalisées, ce que j’ai trouvé génial !! Elles se divisent en deux groupes – et peut-être un troisième composé d’indécises – qui ont tous deux des idées radicales opposées : l’un prône la supériorité des femmes, le renversement de l’injustice, et la vengeance ; l’autre, l’égalité, le vivre-ensemble, l’acceptation des hommes. Ce féminisme permet d’aborder des sujets liés à l’actualité, comme la grossesse, l’envie ou non d’avoir des enfants, la place de l’homme ou de la femme dans le couple et dans la société. Je ne peux résister, à nouveau, à l’appel de la citation :

 

« De même qu’une femme qui ne pouvait ou ne voulait pas procréer n’était pas moins femme, elle n’était pas moins magicienne en choisissant de ne jamais tisser d’illusions ».

 

Je pourrais encore vous parler longtemps de ce livre, mais je finirai par tourner en rond. Je ne peux que vous conseillez de vous ruer dessus !! C’est un de ces ouvrages qui me rappellent pourquoi je lis, pourquoi j’aime lire, qui me rappellent le plaisir que l’on peut prendre à vivre une autre vie.

 

Si vous êtes encore là, ALLEZ ACHETER CES LIVRES TOUT DE SUITE !! 

Wonder Woman: Warbringer de Leigh Bardugo

Posté : 30 juin, 2018 @ 11:18 dans Avis littéraires, Lectures Communes | Pas de commentaires »

Genre : Fantastique Wonder Woman

Editeur : Random House 

Année de sortie : 2017

Nombre de pages : 364

Titre en français : Wonder Woman : Warbringer 

Synopsis : DAUGHTER OF IMMORTALS

DAUGHTER OF DEATH

THEIR FRIENDSHIP WILL CHANGE THE WORLD

Princess Diana longs to prove herself to her legendary warrior sisters. But when the Opportunity finally comes, she throws away her chance at Glory and breaks Amazon law – risking exile – to save a mortal. Diana will soon learn that she’s rescued no ordinary girl …

Alia Keralis just wants to escape her overprotective brother with a semester at sea. When a bomb detonates aboard her ship, she is forced to confront a horrible truth: Alia is a Warbringer – a direct descendant of the infamous Helen of Troy, fated to bring about an age of bloodshed and misery.

Together, Diana and Alia will face an army of enemies – mortal and divine – determined to either destroy or possess the Warbringer. If they are to have any hope of saving both their worlds, they will have to stand side by side against the tide of war. 

 

Avis : Ce livre m’a été offert pour Noël par ma sœur, et je me suis enfin décidé à le lire en lecture commune avec Salomé de la chaîne Kiss the Librarian ! Je vous conseille fortement d’aller faire un tour sur sa page YouTube, vous trouverez plein de vidéos sympas, et de nouveaux livres à lire !!

D’abord, je dois vous dire que j’étais sûre d’adorer ce livre. Je suis une grande fan de Wonder Woman et de mythologie (grecque et autres), donc pour moi, Wonder Woman: Warbringer ne pouvait que me plaire. Et pourtant … Je n’ai pas détesté, mais je n’ai pas adoré. Certains aspects m’ont déçue. Mais commençons par le positif !!

Je suis contente d’avoir découvert l’écriture de Leigh Bardugo. J’aimerais lire sa trilogie Grisha et, pourquoi pas, Six of Crows ensuite ; je sais que sa façon d’écrire me plaît. J’ai aimé l’histoire, surtout grâce à la relation entre Diana et Alia, ce qu’elle apporte au livre, comment elle influence les événements. J’ai aimé commencer sur l’île de Themiscyra, puis partir pour le monde des hommes, voir les réactions d’une Amazone face à quelque chose de tout à fait inconnu. J’ai aussi aimé l’aspect ajouté par Leigh Bardugo, à savoir le statut de Warbringer, sa lignée, ce que le terme implique. Je me suis attachée à certains personnages, comme Diana, bien sûr, mais aussi Alia et, surtout, Nim. Elles étaient tout à fait complémentaires et formaient un trio de choc ! Cela va sans dire que j’ai adoré l’aspect mythologie, comme le fait de « réhabiliter » Hélène et voir les Amazones !! Ce serment était magnifique !! « Sister in battle, I am shield and blade to you » : ça m’a donné des frissons !! Inclure les dieux et quelques informations sur les histoires mythologiques était également une bonne idée : j’ai aimé apprendre de nouvelles choses ! J’ai, enfin, aussi aimé les réflexions qui parcourent le livre, sur la famille, ou la façon dont les filles/femmes sont traitées. 

Mais, les points négatifs ont un peu douché mon enthousiasme. D’abord, l’intrigue est très prévisible (sauf un twist que je n’ai pas vraiment vu venir, même si j’avais des doutes ; en y réfléchissant, c’était logique !), et la romance est tout à fait inutile !!! Mais pourquoi, POURQUOI faut-il toujours une romance dans la YA ?!! Sérieux ?!! Serait-il possible d’avoir une héroïne YA SANS copain/crush/amoureux/mec autour d’elle ?!! Ce trope m’agace de plus en plus, et me dissuade de lire de la YA plus souvent ! Surtout que, franchement, ils se connaissent depuis si peu de temps !! L’amitié entre les sexes, ça existe aussi !! Deuxième problème : [SPOILER] il existe un problème avec la mort dans certains livres YA. Quand les personnages meurent, logiquement, ils ne peuvent pas revenir à la vie. Bien sûr, je suis très contente que Nim, Théo et Diana ne soient pas vraiment morts, et Diana se voit apporter l’aide de déesses, mais c’est trop facile : dans ce cas-là, dès qu’un personnage meurt, l’auteur peut le ressusciter quelques pages plus loin ! Cela arrive aussi dans la série Illuminae : à force, le lecteur ne croit plus à la mort des personnages, et ne parvient donc pas à apprécier pleinement sa lecture. La mort fait partie de la vie, et il me semble que les auteurs YA tendent à tourner autour d’elle sans lui permettre de toucher leurs personnages principaux. C’est un peu une version édulcorée de la vie, et c’est dommage. Rien à voir avec George R. R. Martin ou, en général, les auteurs de Fantasy, qui tuent leurs personnages de manière réaliste. C’est là que le lecteur ressent vraiment des émotions, c’est là qu’il pleure ![FIN DU SPOILER] Du coup, je me dis que j’apprécierai bien plus un roman sur Wonder Woman, mais adulte cette fois !! Enfin, j’ai vu un commentaire qui regrettait l’écart de ce livre avec la véritable histoire de Diana ; en y réfléchissant, c’est vrai qu’il aurait été bien de retrouver les origines de l’héroïne. Mais j’ai tout de même aimé l’histoire inventée par Leigh Bardugo ; on va dire que ça change ! 

 

Donc, un bon livre, mais pas inoubliable, et pas aussi agréable que je l’aurais voulu. J’ai tout de même aimé revoir ma mythologie, et découvrir une nouvelle Diana ! 

The Farseer Trilogy, book 3: Assassin’s Quest de Robin Hobb

Posté : 28 juin, 2018 @ 6:16 dans Avis littéraires, Coup de cœur, Lectures Communes | Pas de commentaires »

Genre : Fantasy Assassin's Quest

Editeur : HarperVoyager 

Année de sortie : 2014 [1997]

Nombre de pages : 838

Titre en français : L’assassin royal, tomes 4 : Le Poison de la vengeance, 5 : La Voie magique et 6 : La Reine solitaire OU La citadelle des ombres/L’assassin royal, intégrale, première époque, tome 2 

Synopsis : With the king no longer living and his heir, Verity, missing and declared dead, Prince Regal has treacherously seized the throne.

Regal’s torture has left Fitz more dead than alive, and more closely than ever bonded with his wolf. All who once loved him believe him dead: even Molly, now pregnant with his child. But he cannot go to her without placing her in terrible danger.

With nothing left to lose, Fitz sets out for Tradeford, where Regal has withdrawn, having heartlessly abandoned the north of the kingdom to the Red-Ship Raiders. His quest: to assassinate the man who has destroyed his world. 

 

Avis : Depuis mon coup de cœur pour Assassin’s Apprentice en janvier, je n’ai qu’une envie : lire tous les livres de Robin Hobb !! Mais je ne veux pas aller trop vite non plus, histoire de les savourer quand même ! J’ai donc poursuivi avec Royal Assassin en mai, mais je n’ai pas su résister à l’appel d’Assassin’s Quest pour juin !! J’ai lu ces deux derniers volumes en lecture commune avec Gina, qui aime la série autant que moi ! 

ATTENTION, CETTE CHRONIQUE CONTIENT DES SPOILERS POUR LES TOMES PRECEDENTS !

Après la mort, et la résurrection de Fitz, on pouvait s’attendre à ce que ce dernier tome commence mal, et lentement. Pourtant, j’ai trouvé que le rythme était plus entraînant que celui du deuxième volume. Certes, Fitz commence par redécouvrir la vie en tant qu’humain ; mais c’est intéressant, et cela apporte un nouvel aspect à l’histoire en mettant l’accent sur une des magies de l’univers. Le reste est une longue quête pour lui, et un voyage qui dure la majorité du livre. On pourrait se dire qu’on va s’ennuyer, mais ce n’est pas le cas : Fitz rencontre de nouveaux personnages, et continue à suivre la vie des gens qu’il aime à travers le Skill. Cette forme de magie, comme le Wit, est fortement mise en avant, ce que j’ai vraiment apprécié ! On en apprend plus sur leur fonctionnement, leur histoire, et leurs utilisateurs ! J’espère en apprendre plus encore sur le Wit dans les autres trilogies de la série ! On découvre, par la même occasion, de nouvelles régions du monde créé par l’auteure, étant donné que Fitz va tenter de retrouver Verity. Le lecteur en apprend également davantage sur le lien entre Fitz et le Fou, puisqu’ils sont censés être unis par une prophétie, mais aussi sur le Forging, qui est expliqué !! C’est simple : dans ce tome, toutes les pièces du puzzle s’emboîtent parfaitement, ce qui fait de la trilogie un cycle parfait. 

Alors, oui, vous pouvez avoir peur de la taille de ce livre ; j’ai aussi lu/entendu des avis négatifs qui m’ont fait peur (c’était trop long, un peu ennuyeux, ça manquait de travail éditorial, et ce n’était pas une fin épique du tout). J’ai quasi eu l’impression que nous n’avions pas lu le même livre !! Je l’ai trouvé excellent, et ce, principalement grâce à l’ambiance et aux personnages ! Je me suis sentie si proche d’eux, comme chez moi, comme au sein d’une meute, c’était formidable !! Je me rends compte que c’est vraiment ce qui me fait adorer un livre, cette osmose entre les personnages, cette façon dont le lecteur se sent inclus ! Souvent, quand ce trope arrive, j’ai envie que le roman ne se finisse jamais pour profiter un maximum !! Bien sûr, ce n’est pas seulement un livre « cosy » ; la lecture est aussi très pénible ! Il arrive tellement de choses aux personnages : Fitz n’est épargné ni par le Destin, ni par les hommes autour de lui. Il m’a parfois agacée, mais j’ai aussi réussi à le comprendre. Il m’a fait mal au cœur, tout comme Kettricken et Verity. Alors là … J’ai adoré le Fou, qui est devenu un de mes personnages préférés ! Je suis heureuse qu’une trilogie dans la série The Realm of the Elderlings s’appelle Fitz and the Fool ! J’ai vraiment hâte d’en apprendre encore plus sur lui – il est clairement le plus mystérieux de tout le cast ! Il est (peut-être un peu trop) facile de détester Regal : il passe vraiment pour un enfant gâté et capricieux incapable de grandir, et de régner, par la même occasion. Enfin apparaissent les fameux Elderlings (Anciens dans la version française il me semble) !! J’ai aimé cette espèce de twist original du dragon traditionnel, et j’ai vraiment hâte d’en apprendre plus sur eux par la suite !

Seule petite déception (mais ça ne m’empêche de faire de ce livre un coup de cœur !) : la fin. La trilogie tout entière se construit autour de la menace des Red Ships, donc je m’attendais à quelque chose d’épique les concernant ; pourtant, le voyage et la préparation prennent 820 pages, et la bataille finale et le dénouement, 18 … J’ai vraiment tout adoré dans ce livre, mais je me suis dit que c’était un peu rapide, et j’aurais aimé que ces dernières scènes soient plus fouillées, autant que le voyage de Fitz (en même temps, je dis ça mais, quand vous lirez, vous comprendrez qu’il est logique que tout ne soit pas décrit dans le détail. [SPOILER] En effet, Fitz ne participe pas à la bataille, et comme le lecteur n’a que son point de vue, il ne peut pas vivre les scènes sans lui ! Dommage !! [FIN DU SPOILER]) Enfin, mon édition comporte des petites erreurs, comme des répétitions. Mais, je lui pardonne – la couverture est trop belle haha !

 

Donc, un dernier tome qui conclut magistralement la première trilogie de Robin Hobb ! J’ai hâte de poursuivre la série avec The Liveship Traders ; c’est la partie qui me tente le moins, mais j’en entends tellement de bien, ça me rassure ! 

The Farseer Trilogy, book 2: Royal Assassin de Robin Hobb

Posté : 10 mai, 2018 @ 3:02 dans Avis littéraires, Coup de cœur, Lectures Communes | Pas de commentaires »

Genre : Fantasy  Royal Assassin

Editeur : HarperVoyager 

Année de sortie : 2014 [1996]

Nombre de pages : 648

Titre en français : Ce livre regroupe deux tomes de L’assassin royal en français : L’assassin du roi et La nef du crépuscule

Synopsis : Honesty is the bedrock for any relationship. But how can Fitz – royal bastard, trainee assassin, holder of secrets crucial to the security of the kingdom – bare his soul to his beloved Molly?

Danger lies all around him – from the raiders savaging the coastal towns, and from within the court. The king has been struck down by a mystery illness and his eldest son, Verity, is bound up in the defence of the realm.

When Verity leaves the court in search of the mythical Elderlings, Fitz finds himself friendless apart from his wolf, Nighteyes, and the king’s strange, motley-clad fool, exposed to Prince Regal’s malign ambitions. He will be asked to sacrifice everything – his heart, his hope, even his life – for the sake of the realm. 

 

Avis : J’ai lu le premier tome, Assassin’s Apprentice, en janvier, et je m’étais dit que j’allais lire un tome par mois ! … Oups ! J’ai lu Royal Assassin en lecture commune avec Gina, qui a, elle aussi, adoré ce livre !! 

Peut-on dire qu’on est fan d’un auteur après seulement deux livres ? Parce que c’est clairement l’impression que j’ai avec Robin Hobb ! Royal Assassin était un concentré de surprises, d’actions et d’émotions ! J’ai quand même eu du mal à entrer au début ; j’avais une petite panne de lecture à cause de The Drawing of the Three, le deuxième tome de La Tour sombre de Stephen King, j’étais stressée par mon travail, et l’action était assez lente. Mais, quand la magie a commencé à opérer, c’était énorme !! Je suis heureuse de faire partie de cet univers, c’est comme si j’y avais ma place : je me sens à la fois chez moi et j’ai envie de fuir tellement c’est dangereux, un peu comme à Westeros ! J’ai envie d’être avec les personnages, de les aider, de les réconforter – parce qu’il leur arrive des trucs pas très sympas ! Et j’avais envie de tuer Regal moi-même ! Encore un personnage à ajouter sur la liste des personnages que je déteste le plus au monde ! Incapable de penser à qui que ce soit d’autre que lui-même, il est méprisant, et méprisable. [SPOILER] Et il est quand même capable de tuer son propre père, et de faire croire que son frère est mort pour lui voler le trône ! [FIN DU SPOILER] Peut-être qu’il est un peu trop manichéen, un peu trop « le méchant » de l’histoire, sans nuances ; mais l’auteur donne une explication à son égoïsme : l’éducation de sa mère, le fait qu’elle l’ait persuadé qu’il était de sang plus royal que ses frères, qu’il méritait le trône plus qu’eux. Comme je le disais plus haut, l’action est plutôt lente, l’histoire globale évolue assez peu au début ; mais, peu à peu, des décisions sont prises – d’ailleurs, je trouve que le synopsis de mon édition en dit beaucoup trop !! – les intrigues de cour se complexifient, un mystère commence à entourer les raids. J’ai vraiment hâte d’en apprendre plus dans le tome suivant, surtout sur les Elderlings !! J’aimerais aussi en apprendre plus sur le Fou, un homme très mystérieux ! Ses « pouvoirs » m’intriguent beaucoup ! J’aime toujours le système de magie, et j’aimerais découvrir les autres mentionnés par Fitz dans un début de chapitre ! L’écriture est toujours fluide et agréable – j’ai noté quelques citations en lisant !

Evidemment, j’adore Fitz, Burrich et Chade, j’ai été ravie de les retrouver ! Ils forment un peu une famille sans se l’avouer, même s’ils sont durs les uns envers les autres – surtout Burrich et Chade envers Fitz, mais je les comprends ; Fitz a parfois besoin d’être secoué et qu’on lui dise les choses qu’il ne comprend pas de lui-même. J’aime voir leurs liens, leurs interactions. Mais, dans ce livre, Kettricken est ma grande favorite, sans aucune hésitation !! Elle est puissante, impressionnante, et valorise les femmes nobles ; elles ne sont pas bonnes qu’à faire de la couture ! Elle se montre féroce, c’est une guerrière ; elle ne veut pas rester enfermée dans le château quand les soldats risquent leur vie. Elle évolue beaucoup dans ce tome. J’avais envie de la réconforter plusieurs fois, tant sa solitude est difficile à lire ! Mais tous les personnages connaissent ce sentiment, d’une manière ou d’une autre, et pour diverses raisons, que ce soit Fitz, Verity, Schrewd, Chade, Burrich, Patience, ou un nouveau personnage que j’adore [SPOILER] Cub, puis Nighteyes, le loup de Fitz. La scène finale où il est séparé de Fitz m’a brisé le cœur … J’ai été très heureuse de retrouver le Wit grâce à lui et son lien avec Fitz ! [FIN DU SPOILER] Chacun d’eux sait ce que l’on ressent quand on est seul ou rejeté, et il est douloureux de lire l’histoire de leurs pertes [SPOILER] J’ai été assez surprise par l’histoire de Patience et Burrich ! [FIN DU SPOILER] Robin Hobb est capable de me faire venir les larmes aux yeux très rapidement, souvent avec une petite phrase. C’est pour moi le signe que je suis très attachée à ses personnages, et qu’elle a un talent remarquable pour les rendre vivants ! 

[SPOILER] J’ai compris que Rosemary avait une importance particulière dans ce tome quand je me suis rendue compte qu’elle était souvent remarquée par Fitz. Mais ce n’était qu’une présence pour lui, elle n’avait rien d’important, ce n’était qu’une enfant. Ce genre de façon de considérer un personnage me met maintenant la puce à l’oreille, je me doute qu’il aura une importance par la suite, même si je ne sais pas toujours laquelle. Ici, j’ai fini par me demander si elle n’avait pas un rapport avec Regal ! Quand il se rend compte qu’elle a le même âge que lui quand il commençait à s’entraîner pour être assassin, il est trop tard ! Ce devait être une espionne pour le prince ! [FIN DU SPOILER] 

La fin est un petit grand huit ! Elle fait mal, mais elle donne aussi très envie de lire la suite le plus vite possible ! Assassin’s Quest devrait arriver bientôt, histoire que je l’attaque dès que possible !

 

Donc, une excellente suite, qui me donne très envie de lire tout ce que l’auteure a écrit !! L’action avance lentement au début, mais le rythme s’accélère, et les personnages évoluent. 

La passe-miroir, tome 2 : Les Disparus du Clairdelune de Christelle Dabos

Posté : 5 avril, 2018 @ 11:56 dans Avis littéraires, Lectures Communes | Pas de commentaires »

Les disparus du clairdeluneGenre : Fantasy

Editeur : Gallimard (Jeunesse)

Année de sortie : 2015

Nombre de pages : 551

Synopsis : Fraîchement promue vice-conteuse, Ophélie découvre à ses dépens les haines et les complots qui couvent sous les plafonds dorés de la Citacielle. Dans cette situation toujours plus périlleuse, peut-elle seulement compter sur Thorn, son énigmatique fiancé ? Et que signifient les mystérieuses disparitions de personnalités influentes à la cour ? Ophélie se retrouve impliquée malgré elle dans une enquête qui l’entraînera au-delà des illusions du Pôle, au cœur d’une redoutable vérité.

 

Avis : J’avais acheté ce deuxième tome immédiatement après la lecture du premier volume, Les fiancés de l’hiver, que j’avais beaucoup apprécié.

J’ai encore plus aimé Les Disparus du Clairdelune ! J’ai surtout adoré retrouver l’univers de la série – je ne m’étais pas rendu compte que je l’avais tant apprécié la première fois ! –, le monde du Pôle, la dynamique des arches, et ce mystère qui entoure la Déchirure, mystère qui s’intensifie et qui implique de plus en plus de personnages ! Elle explique aussi certaines choses étranges dans ce monde qui, apparemment, était encore le nôtre il y a peu. L’histoire se complexifie donc ici, et l’on en découvre un peu plus sur les esprits de famille et leur passé, en plus des intrigues de cour habituelles, que j’aime toujours autant lire ! L’hypocrisie et le règne de l’apparence me fascinent autant qu’ils me dégoûtent, et voir Ophélie se débattre au milieu de ces complots me permet de m’identifier à elle. Encore une fois, la violence est très présente, mais elle est cohérente ; c’est un peu marche ou crève, et l’expression « être trop près du soleil » n’a jamais été aussi bien représentée ! J’ai aimé découvrir des clans familiaux qui étaient restés inconnus jusqu’à maintenant ! Une seule chose m’a un peu dérangée – même si j’étais quand même super contente que ça arrive, mais, c’est la façon de l’amener qui m’a semblé étrange : [SPOILER] la relation amoureuse entre Ophélie et Thorn. Alors, je veux bien qu’ils finissent par tomber amoureux, mais il faudrait peut-être qu’ils passent un peu plus de temps ensemble pour que ce soit cohérent non ? C’est super mignon, et je me doutais que ça allait arriver ; mais, franchement, on ne sait pas du tout ce que Thorn ressent et comment il en est arrivé à ressentir ça ; et Ophélie passe de la haine à l’amour assez soudainement. Après, c’est peut-être juste moi qui suis difficile en romances hein ! [FIN DU SPOILER] 

Concernant les personnages, j’ai aimé qu’Ophélie s’affirme de plus en plus, même si les multiples interventions de plusieurs autres personnages m’ont profondément agacée. Jamais elle n’a le droit de faire ce qu’elle veut ; elle doit toujours rendre des comptes ou obéir à quelqu’un. Et quand, enfin, elle agit, elle se retrouve bernée ! Elle devient elle aussi assez mystérieuse ; et elle-même ne sait pas ce qui lui arrive ! Quant à Thorn, mon avis avait évolué lors du premier tome. Ici, il m’a franchement agacé à nouveau ! Faire tous ces mystères ne fait qu’aggraver la situation, que ce soit la sienne propre ou celle d’Ophélie, alors autant parler !! Et puis, le lecteur est quand même très frustré de se retrouver, comme Ophélie, en marge de l’histoire, de ne pas savoir de quoi il retourne vraiment. Bien sûr, cela fait en partie l’intérêt de l’intrigue, mais bouh que j’avais envie de savoir ! Bref ! Thorn est toujours mystérieux, et le lecteur passe par les mêmes émotions qu’Ophélie à son sujet, comme dans le premier tome ! Juste, [SPOILER] c’est quand même évident qu’il est amoureux non ? Et je trouve son action finale complètement idiote ! Rien de mieux pour aider sa fiancée, vraiment ! [FIN DU SPOILER] Je ne sais pas comment j’en suis arrivée là  mais j’adore Berenilde, qui me semblait pourtant assez difficile à cerner dans Les fiancés de l’hiver. Certes, elle réagit toujours en fonction de la cour et ne prend pas toujours les bonnes décisions ; mais elle est sous pression constante et dans une position périlleuse. Elle est un peu une deuxième mère à  la fois pour Thorn et pour Ophélie. J’ai aussi adoré la tante Roseline qui, j’espère, va rester un personnage secondaire important dans les tomes suivants. Elle me fait toujours rire, et j’aime sa tendresse bourrue envers sa filleule. J’aime aussi beaucoup Archibald, qui me fait penser à Morpheus de la série Splintered – qu’au contraire de l’ambassadeur, je n’apprécie pas ! Ce que l’on découvre de lui m’a fait assez mal au cœur, comme ce qui lui arrive. Enfin, une pléthore de personnages secondaires : Renard, que j’ai retrouvé avec plaisir, Gaëlle, un peu agaçante sur les bords, le baron Melchior, qui semble si agréable, et le fameux Farouk, impressionnant dans son impassibilité, son manque d’expression et sa défaillance de mémoire. J’ai vraiment hâte d’en apprendre plus sur lui, [SPOILER] et son vrai nom – qui est vraiment top !! – explique l’incohérence entre son arche et ce qui est en fait son pseudonyme ! [FIN DU SPOILER]

La fin est terriblement frustrante !! Si j’avais su, j’aurais emportée avec moi le troisième tome !! C’est aussi une fin assez agaçante : mais franchement, cette dernière action n’a aucun sens ! Je lirai évidemment la suite !

 

Donc, un très bon deuxième tome, qui a ses défauts –  c’est un avis personnel, bien sûr -, mais qui permet au lecteur de passer un excellent moment. Hâte de lire La mémoire de Babel !

 

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