Redbluemoon

I found myself in Wonderland.

Archive pour la catégorie 'Coup de cœur'

Wit’ch Fire de James Clemens

Posté : 19 septembre, 2020 @ 3:48 dans Avis littéraires, Coup de cœur, Relecture | Pas de commentaires »

Genre : Fantasy

Editeur : Del Rey Wit'ch Fire

Année de sortie : 2002 [1998]

Nombre de pages : 374

Titre en français : Les Bannis et les Proscrits, tome 1 : Le Feu de la Sor’cière

Synopsis : From a brilliant new voice in fantasy comes a band of heroes, a world in peril, and an unforgettable heroine whose unexpected gift of magic awakens an ancient, slumbering evil.

On a fateful night five centuries ago, three made a desperate last stand, sacrificing everything to preserve the only hope of goodness in the beautiful, doomed land of Alasea. Now, on the anniversary of that ominous night, a girl-child ripens into the heritage of lost power. But before she can even comprehend her terrible new gift, the Dark Lord dispatches his winged monsters to capture her and bring him the embryonic magic she embodies.

Fleeing the minions of darkness, Elena is swept toward certain doom-and into the company of unexpected allies. Aided by a one-armed warrior and a strange seer, she forms a band of the hunted and the cursed, the outcasts and the outlaws, to battle the unstoppable forces of evil and rescue a once-glorious empire…

 

Avis : Cette relecture, je l’attendais et, en même temps, elle me faisait très peur !

J’ai lu ce livre pour la première fois il y a 8 ans. Je n’avais pas lu énormément de Fantasy, j’étais assez jeune et j’ai adoré ce premier tome – et même la série complète, que j’ai dévorée en un mois ! Donc, quand j’ai commencé cette relecture, j’avais peur de ne pas autant aimer, alors que cette série représente beaucoup pour moi !

Heureusement pour moi, j’ai autant aimé que la première fois !

Je vais commencer par le seul « défaut » : c’est un livre lent, en tout cas, c’est comme ça que je l’ai ressenti. Tout se construit doucement pour arriver à la fin. Mais, si je suis honnête, ce n’est pas vraiment un défaut : j’étais juste impatiente parce que je savais où allait le livre et que je voulais déjà arriver au début du vrai voyage !!

La meilleure partie de cette relecture, c’était de retrouver les personnages et les décors comme je les voyais la première fois. C’était comme de retrouver des amis et des endroits familiers : génial !! Quand le lecteur arrive dans le verger, je n’ai pas eu d’effort à faire pour imaginer de nouveau à quoi il pouvait ressembler, avec les arbres, la vallée, Elena et Joach : l’image est revenue d’elle-même, toute formée. Même chose pour les forêts, le village, les routes et tout le reste !!

Donc, retrouver les personnages était un régal. Je les adore pratiquement tous, sauf un : Mogweed, que je déteste de toute mon âme. Vraiment, lui, je ne peux pas. SPOILER 1 Mes personnages préférés sont sans doute Nee’lahn et Kral. Ils m’émeuvent tout particulièrement. Elle est petite et veut passer inaperçue, se fondre dans le décor, devenir invisible quand elle est entourée d’autres personnes. Mais quand elle a quelque chose à dire à ses amis, elle n’hésite pas. Elle est féroce, courageuse et SPOILER 2 Kral est l’opposé de Nee’lahn : mâle, un homme des montagnes, imposant et assertif. Mais il est également touchant. SPOILER 3 Mais, comme elle, Kral est courageux et ne recule pas devant un combat pour protéger ses proches.
J’aime également beaucoup les autres personnages : Tol’chuk me touche particulièrement, il est très proche de Kral dans mon coeur et je suis surprise par l’amour que j’ai ressenti pour lui à la première lecture parce que je n’avais jamais rencontré un SPOILER 4 comme lui et je n’en avais jamais aimé ; Fardale … comment pourrais-je ne pas l’aimer ? Je veux dire SPOILER 5 ; Elena, bien sûr, même si elle n’est pas mon personnage préféré, sans doute parce qu’elle est encore une enfant(e) (petite pensée aux Chroniques du Pays des Mères !) ici et qu’elle ne fait rien de sa propre initiative, qu’elle a besoin des autres – ce qui est normal, ce n’est pas une critique, c’est simplement qu’on ne peut pas encore bien voir sa personnalité sous la peur qu’elle ressent constamment dans ce premier tome  – et donc qu’elle n’est jamais vraiment au premier plan, même si elle est tout de même le centre du roman – je ne sais pas si je suis très claire ici ! Elle l’est parfois SPOILER 6 Quant à Er’ril … je ne me souvenais pas qu’il était si sexiste !! Mais il l’est, indéniablement. Sans doute à cause de la façon dont la magie fonctionnait à son époque : SPOILER 7 Je l’aime pourtant beaucoup : pour son désespoir, sa perte d’espoir et son affection grandissante SPOILER 8 Je ne suis ni très claire ni très cohérente, je les aime tous !
Et c’est aussi un autre aspect que j’adore dans cette série : sa diversité et son originalité. Le lecteur ne suit pas des personnages ordinaires – même si Er’ril est un peu stéréotypé parfois. Ils viennent tous de cultures différentes, de peuples différents et ils ont parfois quelque chose de spécial, comme c’est le cas pour Er’ril et Tol’chuk par exemple !

J’avais presque oublié l’existence de récits enchâssés dans cette série : c’est aussi un des aspects que j’aime beaucoup ! Un narrateur nous raconte toute l’histoire : il intervient au début et à la fin, mais le lecteur tend à oublier son existence au cours du roman, puisqu’il n’interrompt pas le récit et ne fait aucun commentaire. Il pousse le lecteur à lire la suite, à la fin du tome, grâce à des phrases comme « je n’ai plus d’encre et plus de courage pour poursuivre cette nuit » ! Merci, je vais chercher le tome 2 du coup !!

Ce livre a été le premier que j’ai lu dans lequel j’ai rencontré des créatures terrifiantes et assisté à des scènes particulièrement affreuses : skaltum, gore, sang, monstres, ténèbres, VERS. Pourquoi les auteurs mettent-ils des vers comme ça dans leurs romans ? Qu’est-ce qu’ils ont de si spécial ? Je ne comprends pas !
J’aime toujours autant l’univers et j’ai envie d’en savoir plus, d’en re-découvrir plus !! J’ai oublié certains éléments et certains détails, ce sera un vrai plaisir de les lire comme si c’était la première fois !

Je ne me souvenais pas de la fin mais elle m’est revenue en la lisant ! SPOILER 9

 

Donc, c’était une excellente relecture, à la fois grâce à la nostalgie que j’ai ressentie, mais aussi parce que je trouve vraiment que ce livre est bon ! J’ai hâte de poursuivre avec le tome 2 !

 

SPOILER 1 Ce n’est pas parce qu’il est mauvais – par exemple, j’apprécie Rockingham, je trouve son histoire intéressante, touchante quand on apprend enfin ce qui lui est arrivé. Mais Mogweed … Un lâche doublé d’un égoïste. Il ne peut pas penser aux autres, il ne pense qu’à lui-même, sa vie, sa sécurité. Aucun sens de l’honneur, de l’amitié ou de la famille : il est prêt à sacrifier son propre frère jumeau pour obtenir ce qu’il veut. A vomir. C’est non.

SPOILER 2 son lien avec la forêt est si beau et la transforme en une autre personne. J’aime qu’elle soit une nyphai et qu’elle déteste que les gens l’appellent « nymphe ». J’ai aimé la première scène, quand elle chante et découvre Er’ril. Qu’est-ce que je donnerais pour pouvoir être présente et l’écouter !

SPOILER 3 J’ai été très émue par la scène où il pense avoir menti : il ne peut pas se débarrasser de la honte qu’il ressent !

SPOILER 4 o’gre

SPOILER 5 c’est un loup, il est courageux, prêt à protéger un homme qu’il « devrait » détester, Mogweed, prêt à tuer et à mourir pour lui. Il supporte son jumeau : respect éternel !!

SPOILER 6 quand nous sommes dans sa tête et/ou qu’elle utilise ses pouvoirs. Elle est impressionnante et le lecteur ne peut s’empêcher d’avoir hâte qu’elle grandisse, qu’elle devienne une femme adulte, la Sor’cière et qu’elle laisse l’enfant derrière elle. Mais peut-on attendre d’elle qu’elle grandisse aussi vite alors qu’elle est si jeune dans ce premier tome ?

SPOILER 7 elle était réservée aux hommes. Les femmes ne pouvaient pas être choisies par Chi. J’ai aaaaaaaaaaaaaaaaaaadoré l’explication de Bol sur le fait qu’il n’y ait qu’une seule sor’cière alors qu’il y avait plusieurs détenteurs de Chi. J’aime la façon dont Bol voit les femmes et les hommes comme des égaux, quand Er’ril, lui, est persuadé que les hommes/Chi sont plus forts et que, donc, la magie de la sor’cière est plus faible.

SPOILER 8 pour Elena. Après le premier choc et l’horreur, il veut la protéger. Il devient son Gardien et cela m’a émue à nouveau ! Les scènes où il la prend dans ses bras pour qu’elle se concentre, la scène lors de laquelle il la voit vraiment, les scènes dans lesquelles le lecteur découvre son désespoir à cause de ce qu’il a fait des siècles plus tôt, le fait qu’il soit toujours hanté par le garçon qu’il a tué, le fait qu’il soit pardonné, le fait qu’il soit handicapé – je n’avais jamais lu un roman Fantasy avec un personnage handicapé !

SPOILER 9 Bien sûr, si Greshym est vivant, Shorkan l’est aussi ! Mais je ne me souviens pas de la confrontation des deux frères …

Sauveur & fils, tome 2 de Marie-Aude Murail

Posté : 19 septembre, 2020 @ 2:05 dans Avis littéraires, Coup de cœur | Pas de commentaires »

Genre : ContemporaineSauveur & fils 2

Editeur : L’Ecole des loisirs

Année de sortie : 2016

Nombre de pages : 314

Synopsis : Au numéro 12 de la rue des Murlins, à Orléans, vit Sauveur Saint-Yves, un psychologue antillais de 40 ans, 1,90 mètre pour 80 kg.
Côté jardin, il mène sa vie privée avec Lazare, son fils de 9 ans, et il a quelque espoir de reconstruire une famille avec Louise Rocheteau et ses deux enfants.
Côté ville, Sauveur reçoit ses patients.
Parmi eux : Ella Kuypens, 13 ans, qui se travestit en garçon et chante Sans contrefaçon, de Mylène Farmer, devant son miroir ; Blandine Carré, 12 ans, qui se shoote aux bonbons Haribo et fait un tabac sur YouTube avec ses vidéos de poupées Pullip ; Gabin Poupard, 17 ans, qui est Elfe de la nuit dans World of Warcraft et qui squatte le grenier de son psy dans le civil ; Samuel Cahen, 16 ans, qui ne se lave plus mais s’étonne de collectionner les râteaux avec les filles…
Décidément, les humains sont de drôles de gens.

 

Avis : Mon avis ne sera pas très différent de celui que j’ai donné pour le tome précédent …

J’adore toujours autant !! Les personnages sont définitivement très attachants, même certains patients, comme Blandine ou Ella ! De nouveaux sujets lourds s’ajoutent aux précédents, comme le harcèlement, la crise d’adolescence et ce qu’elle veut dire pour ces ados, la jalousie, le traumatisme, certains parents qui … ne sont pas de très bons parents on va dire, je ne veux pas en dire plus pour vous laisser découvrir ! A nouveau, l’émotion est très forte, que ce soit dans la joie ou dans la tristesse. La fin est très touchante, avec un personnage qui, pourtant, ne semblait pas très émouvant au début de ce tome ! De nouvelles têtes arrivent SPOILER 1 J’ai adoré que SPOILER 2 A nouveau, des familles dysfonctionnelles, des non-dits qui perturbent les patients, les empêchent d’avancer … s’ajoutent à cela la culpabilité, la honte, la peur de mal faire ou d’être jugé.

Cette série représente simplement la vie et ses difficultés, sa beauté et sa tristesse, sans fards. Déjà hâte de lire la suite !! 

 

Donc, une excellente suite qui confirme la place de Sauveur & fils dans mon cœur de lectrice ! 

 

SPOILER 1 et la fin avec Jovo m’a vraiment mise au bord des larmes !

SPOILER 2 Sauveur et Louise soient en couple : cela semblait évident depuis le tome 1, mais les voir effectivement ensemble m’a fait chaud au cœur !!

Sauveur & fils, saison 1 de Marie-Aude Murail

Posté : 16 septembre, 2020 @ 12:21 dans Avis littéraires, Coup de cœur | Pas de commentaires »

Genre : ContemporaineSauveur & fils 1

Editeur : L’Ecole des loisirs

Année de sortie : 2016

Nombre de pages : 329

Synopsis : Quand on s’appelle Sauveur, comment ne pas se sentir prédisposé à sauver le monde entier ? Sauveur Saint-Yves, 1,90 mètre pour 80 kg de muscles, voudrait tirer d’affaire Margaux Carré, 14 ans, qui se taillade les bras, Ella Kuypens, 12 ans, qui s’évanouit de frayeur devant sa prof de latin, Cyrille Courtois, 9 ans, qui fait encore pipi au lit, Gabin Poupard, 16 ans, qui joue toute la nuit à World of Warcraft et ne va plus en cours le matin, les trois soeurs Augagneur, 5, 14 et 16 ans, dont la mère vient de se remettre en ménage avec une jeune femme…
Sauveur Saint-Yves est psychologue clinicien.
Mais à toujours s’occuper des problèmes des autres, Sauveur oublie le sien. Pourquoi ne peut-il pas parler à son fils Lazare, 8 ans, de sa maman morte dans un accident ? Pourquoi ne lui a-t-il jamais montré la photo de son mariage ? Et pourquoi y a-t-il un hamster sur la couverture ?

 

Avis : Ce livre m’a été conseillée par mon amie Aurore, puis par mon amie Sarah, puis par ma collègue Émilie … comment vous dire ? J’étais cernée, je ne pouvais plus résister !

Quel régal que ce livre ! Tout est excellent, je n’ai aucun point négatif à noter !!

Premier élément (superficiel, certes, mais quand même !) : j’aime beaucoup les couvertures ! Je sais qu’elles ne plaisent pas à tout le monde, mais je les trouve un peu décalées et très mignonnes !

Maintenant, petite liste de tout ce qui vaut le coup dans cette série aka pourquoi vous devriez la lire le plus vite possible :
- les personnages : dès le début, la majorité d’entre eux – surtout Sauveur et Lazare ! – est très attachante. Potentiellement intimidant par son physique, Sauveur a un grand cœur qu’il utilise à la fois dans son métier de psy et à côté – puisque son travail déborde souvent, la frontière entre la vie privée et la vie pro étant très mince. Je l’ai adoré, comme les patients et autres personnes qui croisent sa route. Lazare, comme son ami Paul, est adorable, mais il souffre du fait que son père ne lui parle pas de sa maman, décédée quand il était encore très petit. J’ai adoré que ces deux petits, ainsi que les autres enfants que l’on découvre dans ce tome, rappelle au lecteur la candeur de l’enfance. Leur vie tourne autour de sujets qui nous paraissent parfois ridicules, et pourtant … C’est si doux, si tendre, si émouvant de se retrouver dans les pensées du petit Paul qui ferait tout pour que sa maman soit heureuse …
- c’est le point le plus important pour moi dans cette série : l’émotion. Elle peut être très intense dans les deux sens : très joyeuse ou très triste. Tous les patients sont touchants, mais les plus jeunes sont les plus émouvants. Le lecteur peut également s’énerver face à certains parents incapables de comprendre que leur enfant souffre : certains ne le voient vraiment pas, d’autres ne veulent pas l’admettre – j’ai eu plusieurs fois envie de frapper M. Carré, je l’avoue. Les plus frustrants et ceux qui m’ont le plus touchée personnellement sont peut-être les enfants dont les parents sont séparés ou divorcés et qui doivent assister à des scènes difficiles, voire à des réquisitoires de l’un des parents contre l’autre. Sauveur peut également avoir des patients qui sont violentés et, là encore, c’est dur à lire sans que ce soit décrit en profondeur, heureusement !
- les sujets traités. Comme on peut s’y attendre, les patients de Sauveur ne viennent pas le voir pour une égratignure au genou. Parfois, ils cachent leur souffrance derrière des prétextes, ce que le psy (et le lecteur !) comprend au fil des séances. Parfois, c’est si dur que Sauveur se demande s’il est le plus à même pour aider son patient. L’autrice est prête à traiter des sujets assez lourds : les enfants de parents séparés, comme je l’ai dit plus haut, mais aussi le racisme auquel Sauveur peut faire face, le suicide, la violence contre des enfants, la phobie scolaire, la santé mentale qui nécessite une prise en charge en hôpital psychiatrique, l’homosexualité, la recherche de son identité sexuelle … j’ai trouvé que c’était très intéressant d’avoir autant de sujets différents, facilement placés dans un seul livre grâce au cadre que donne l’e métier de Sauveur.

J’ai beaucoup aimé la dernière partie et la fin du roman dans lesquelles le lecteur en apprend plus sur Sauveur, son passé, ses origines. Cela permet aussi de toucher à une culture différente - je ne connaissais pas du tout le quimbois par exemple !

Je me répète : cette série est parfaite. Elle permet à la fois d’apprendre, de réfléchir, de s’émouvoir, de rire, de pleurer (de joie ou de tristesse), de sentir son cœur fondre. Clairement une série coup de cœur, même avec un seul tome lu !

 

Donc, un excellent premier tome de série !! Rien à dire de plus, si ce n’est : allez le lire !!

The Seventh Perfection de Daniel Polansky

Posté : 31 août, 2020 @ 11:58 dans Avis littéraires, Coup de cœur | Pas de commentaires »

Genre : Fantasy, Nouvelle The Seventh Perfection

Editeur : Tor

Année de sortie : 2020

Nombre de pages : 176

Titre en VF : pas encore traduit

Synopsis : Daniel Polansky returns with The Seventh Perfection, an innovative, mind-bending fantasy mystery

When a woman with perfect memory sets out to solve a riddle, the threads she tugs on could bring a whole city crashing down. The God-King who made her is at risk, and his other servants will do anything to stop her.

To become the God-King’s Amanuensis, Manet had to master all seven perfections, developing her body and mind to the peak of human performance. She remembers everything that has happened to her, in absolute clarity, a gift that will surely drive her mad. But before she goes, Manet must unravel a secret which threatens not only the carefully prepared myths of the God-King’s ascent, but her own identity and the nature of truth itself.

 

Avis : Un autre SP, cette fois, j’ai Tor Books que j’aime beaucoup !!

J’ai lu le synopsis en diagonale, je l’avoue : vu le nombre de pages et la taille du résumé, je me suis dit que si je le lisais en entier et correctement, peut-être que j’allais me faire gâcher quelques surprises. Et j’avais raison !!
Donc, si vous voulez entrer à l’aveugle dans ce court roman, sachez juste que c’est original, étrange au point de devenir fascinant et que la fin est très surprenante !

 

Pour ceux qui veulent en savoir plus, continuez à lire !

Ce qui m’a d’abord surprise, c’est le format de ce livre : c’est une nouvelle à points de vue multiples, mais seulement avec les réponses données au personnage principal – je ne sais pas si je peux l’appeler narratrice, du coup ! -, Manet. Nous n’entendons jamais sa « voix ». Et pourtant, plus nous avançons, plus nous nous attachons à elle, à sa dangereuse quête pour la vérité SPOILER 1 ; nous voulons comprendre ce qu’elle cherche, qui elle est, quelle est vraiment sa position dans la hiérarchie du gouvernement, qui est le Dieu Roi, qui est Amata, quelle est leur histoire, qu’est-ce qui est arrivé, et pourquoi Manet est-elle impliquée ? De nombreuses questions grouillent dans l’esprit du lecteur ; à partir d’un moment, le lecteur veut simplement continuer à lire pour savoir.

L’intrigue est assez simple : la quête de vérité de Manet. La vérité à propos de quoi ? Je ne dirai rien, ce serait déjà spoiler !
Ce court roman traite de divers sujets, notamment le rôle d’Amatuensis de Manet – un mot qui ne sera pas expliqué, mais qui définit son « travail » – et les sept perfections. Petit à petit, nous comprenons ce que sont les perfections, laquelle est la septième, même si l’on ne comprend pas encore pourquoi elle donne son titre à la nouvelle.

Et maintenant, les spoilers ! SPOILER 2

 

Donc, en un mot : brillant !

 

SPOILER 1 mais est-ce vraiment pour la vérité ?

SPOILER 2 j’adore que le vrai sujet de ce roman soit la mémoire, l’histoire et les histoires. Manet, en devenant Amatuensis, ce qui signifie, je pense, Mémoire ou quelque chose qui s’en approche, est devenue la mémoire du Dieu Roi. Elle ne peut jamais rien oublier mais les gens doutent qu’elle ressente quoi que ce soit. Elle ressemble à une machine alors qu’elle ressent tout beaucoup plus intensément. Comme je l’ai dit plus haut, nous n’entendons pas sa voix – ou, en tout cas, jusqu’à la toute fin, quand nous avons un chapitre qui pourrait être du point de vue de Manet. En perdant sa voix, elle perd la possibilité de raconter son histoire, tout comme elle la perd à la fin, quand elle prend la place de son Père (?) en tant que dieu. En devenant dirigeante, elle perd son identité : elle devient ce que les gens vont dire d’elle, les histoires qu’ils vont inventer à son propos, tout comme Kiri est devenu ce que les gens pensent qu’il était. Il ne se souvient pas lui-même de qui il est vraiment, comme il ne se souvient pas de ce qui est arrivé à Amata ou de leur enfant supposé. Il est devenu Histoire, une histoire, quelqu’un d’autre et il s’est perdu dans la voix des autres, comme Manet.

Swords and Fire, book 3: The Unbound Empire de Melissa Caruso

Posté : 30 août, 2020 @ 3:14 dans Avis littéraires, Coup de cœur | Pas de commentaires »

Genre : FantasyThe Unbound Empire

Editeur : Orbit

Année de sortie : 2019

Nombre de pages : 505

Titre en français : Les Faucons de Raverra, tome 3 : L’Empire libéré

Synopsis : The final volume of the Gemmell Morningstar Award-shortlisted Swords and Fire fantasy trilogy, in which political scion Amalia and her bound fire warlock Zaira must save the Empire from a ruthless, magical enemy. Perfect for fans of Tamora Pierce, The Queen of the Tearling, and Uprooted.

While winter snows keep the Witch Lord Ruven’s invading armies at bay, Lady Amalia Cornaro and the fire warlock Zaira attempt to change the fate of mages in the Raverran Empire forever, earning the enmity of those in power who will do anything to keep all magic under tight imperial control. But in the season of the Serene City’s great masquerade, Ruven executes a devastating surprise strike at the heart of the Empire – and at everything Amalia holds most dear.

To stand a chance of defeating Ruven, Amalia and Zaira must face their worst nightmares, expose their deepest secrets, and unleash Zaira’s most devastating fire.

 

Avis : Enfin, j’ai lu le dernier tome de cette trilogie que j’adore, Les Faucons de Raverra !

D’habitude, quand j’entame le dernier livre d’une série, j’ai peur : peut-être que l’auteur a détruit la personnalité des personnages, peut-être que je vais détester la fin, peut-être que ça n’aura aucun sens, peut-être que ça va être affreux et souiller mon amour pour la série tout entière !
Melissa Caruso ne m’a pas déçue avec The Defiant Heir que j’ai même trouvé meilleur que le premier tome, The Tethered Mage ; je n’avais pas peur pour The Unbound Empire. J’étais sûre que j’allais, au moins, apprécier ce livre. Et j’ai adoré !

Rien ne clochait dans ce livre, rien ne m’a dérangée – bon, peut-être le fait qu’Amalia se répète beaucoup à un moment donné dans le livre, mais j’étais dans l’histoire, je n’ai pas eu le temps de lever les yeux au ciel ! Tout était bon !!

Le lecteur retrouve les personnages qu’il aime : Amalia, Zaira, Terika, Istrella, Jerith et d’autres !
Amalia est une des rares héroïnes de Fantasy YA que j’aime vraiment et dont je suis fière. Elle ne se laisse pas faire, elle ne suit pas ce que lui disent les hommes autour d’elle, même si les conseils sont bienvenus, elle sait ce qui est juste, ce qui ne l’est pas et ce qui doit être fait de toute façon. C’est parfois dur pour elle et elle a besoin de quelqu’un sur qui se reposer un peu pour un temps, mais elle est toujours debout quand il le faut et fait de son mieux. SPOILER 1
Zaira est un de ces personnages qui ne veulent montrer leurs faiblesses devant personne, donc elle cache tout ce qu’elle ressent derrière l’humour ou l’irritation. Dans ce livre, le lecteur la découvre davantage SPOILER 2 Zaira me fait aussi rire parfois, surtout quand elle est avec Terika ou qu’elle donne des surnoms aux autres personnages !
Istrella me fait penser à Luna Lovegood : étrange, décalée mais toujours dans le vrai. Elle pense hors des sentiers battus et voit des éléments que les autres négligent. Je l’aime beaucoup !
J’aime également Jerith, je ne sais pas vraiment pourquoi ! De même pour La Contessa, Ciardha et Lucia. La première est un modèle pour Amalia, mais aussi quelqu’un de très mystérieux. Ce serait génial d’en savoir plus sur elle ! SPOILER 3
Un de mes personnages préférés de cette série est Kathe. SPOILER 4
Un personnage, en revanche, que je ne parviens pas à aimer depuis le début : Marcello. SPOILER 5

Ruven mérite une partie à lui tout seul.
Il est détestable, mais il n’est pas un de ces « méchants » qui n’a pas de but et qui n’est que mauvais. Il a un objectif et il est prêt à tout pour l’atteindre, même si cela veut dire tuer des milliers de personnes sur son passage ou se faire des ennemis puissants. SPOILER 6 Il sait également comment faire sortir le pire des personnes qui l’entourent. J’ai trouvé qu’il faisait un très bon villain ! SPOILER 7

J’aime toujours autant le côté politique de cette série ! C’était vraiment bon ! Et cela aide à garder le focus sur l’histoire/le monde/la guerre et non sur la romance ! C’est aussi une des raisons pour lesquelles j’aime autant Les Faucons de Raverra !
Toujours amoureuse des décors (the Mews, le Palais impérial, Raverra en général, Ardence, le Vaskandar) et de l’influence italienne ! Toujours amoureuse du fait que certains personnages sont des spécialistes de la magie - la mention de plusieurs bibliothèques à un moment donné m’a donné envie d’entrer dans le livre et d’aller les chercher pour les lire ! -, toujours amoureuse de la magie des Faucons et des Witch Lords ! J’en veux plus et je suis très heureuse de la parution de The Obsidian Tower dont l’action se situe dans le même univers et, plus spécifiquement, dans le Vaskandar !

Enfin, ce livre était un grand huit d’émotions intenses ! Le suspense était bien présent : parfois, j’avais vraiment peur que certains de mes personnages préférés meurent ! J’ai ressenti du désespoir, de la joie, du soulagement, de la peurSPOILER 8 Et la fin était parfaite pour moi !! SPOILER 9

 

Donc, une excellente série de Fantasy YA, clairement sous-estimée quand on voit le nombre de notes sur Goodreads !

 

SPOILER 1 la scène où elle fait son discours pour le Falcon Reserve Act … et celle de la fin où elle entre au Conseil des Neuf après avoir vaincu Ruven … j’ai des frissons !! Si fière d’elle !!

SPOILER 2 et la comprend dans cette HORRIBLE scène avec la Dame aux araignées ! *frissons* C’était affreux à lire !!! Pourquoi des araignées, POURQUOI ? Mais le pouvoir de la Dame est fascinant, j’aimerais en voir plus … juste … sans les araignées s’il vous plaît ! 

SPOILER 3 Lucia m’a semblé être une version plus jeune de Ciardha, comme Amalia est, en quelque sorte, une version plus jeune de sa mère !

SPOILER 4 Découvrir qui il est vraiment le rend moins mystérieux et sombre mais si … parfait ! J’ai adoré la scène où les habitants de Let l’accueillent ou quand il parle à Amalia de faire des câlins à des renardeaux ! Il est à la fois mignon et puissant !

SPOILER 5 J’ai lu ce livre – et même la série complète ! – avec une amie et elle m’a dit quelque chose de très vrai à propos de ce personnage : « il devient intéressant quand il n’est plus Marcello ». Si vrai ! Et si triste ! Ce qui arrive à Marcello est très dur, j’ai compati. Mais je n’ai pas réussi à l’aimer pour autant. Et, quand il « revient à lui », il geint immédiatement !! Ah, ce bon vieux Marcello est de retour, formidable !!

SPOILER 6 Pourquoi se ferait-il du souci ? Il est immortel après tout !

SPOILER 7 et j’ai aimé sa fin ! Il est pris à son propre piège et le lecteur sent bien que la vengeance n’est pas aussi douce que ce à quoi s’attendaient Zaira et Amalia quand il meurt.

SPOILER 8 les araignées, haha !

SPOILER 9 Je suis si heureuse qu’Amalia ne finisse pas avec Marcello !! Si heureuse qu’elle soit avec Kathe !! Si heureuse qu’elle ait toujours un rôle politique dans le Conseil des Neuf !!

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