Redbluemoon

I found myself in Wonderland.

Archive pour la catégorie 'Coup de cœur'

The Midnight Circus de Jane Yolen

Posté : 14 octobre, 2020 @ 7:56 dans Avis littéraires, Coup de cœur | Pas de commentaires »

Genre : Nouvelle, Horreur et FantasyThe Midnight Circus

Editeur : Tachyon

Année de sortie : 2020

Nombre de pages : 256

Titre en français : pas encore traduit

Synopsis : “Jane Yolen is the Hans Christian Andersen of America” -Newsweek

Welcome to the Midnight Circus – and watch your step. The dark imaginings of fantasy icon Jane Yolen are not for the faint of heart. In these sixteen brilliantly unnerving tales and poems, Central Park becomes a carnival where you can – but probably shouldn’t – transform into a wild beast. The Red Sea will be deadly to cross due to a plague of voracious angels. Meanwhile, the South Pole is no place for even a good man, regardless of whether he is living or dead.

Wicked, solemn, and chilling, the circus is ready for your visit – just don’t arrive late.

 

Avis : A VENIR

I don’t want to give a mark to this book because I feel like I’m not the one who should mark it.

This is a beautiful book, the photographs are great and create an atmosphere while the reader is perusing The Spirit of Botany. They are immersed in kind of another world, a world I couldn’t fully enter. Not because I didn’t want to, but because I was ill-at-ease at times.

Actually, I think this book is not what I expected. Maybe I thought it would look like Floriography: An Illustrated Guide to the Victorian Language of Flowers, a book I adored! But The Spirit of Botany is far more personal and it made me uncomfortable for some reasons.

Despite that, I learnt a lot and I’m thinking about learning more about essential oils! The book is well presented, clear, and the author explains every step of the recipes carefully, always giving warnings when needed and saying why this must be done this or that way.

I’m going out of this read wanting to know more, but still convinced I kind of missed something here.

Vesper Flights d’Helen MacDonald

Posté : 8 octobre, 2020 @ 10:43 dans Avis littéraires, Coup de cœur | Pas de commentaires »

Genre : Essai, MémoiresVesper Flights

Editeur : Grove Press

Année de sortie : 2020

Nombre de pages : 258

Titre en français : pas encore traduit

Synopsis : Animals don’t exist in order to teach us things, but that is what they have always done, and most of what they teach us is what we think we know about ourselves.

Helen Macdonald’s bestselling debut H is for Hawk brought the astonishing story of her relationship with goshawk Mabel to global critical acclaim and announced Macdonald as one of this century’s most important and insightful nature writers. H is for Hawk won the Samuel Johnson Prize for Nonfiction and the Costa Book Award, and was a finalist for the National Book Critics Circle Award and the Kirkus Prize for Nonfiction, launching poet and falconer Macdonald as our preeminent nature essayist, with a semi-regular column in the New York Times Magazine.

In Vesper Flights Helen Macdonald brings together a collection of her best loved essays, along with new pieces on topics ranging from nostalgia for a vanishing countryside to the tribulations of farming ostriches to her own private vespers while trying to fall asleep. Meditating on notions of captivity and freedom, immigration and flight, Helen invites us into her most intimate experiences: observing songbirds from the Empire State Building as they migrate through the Tribute of Light, watching tens of thousands of cranes in Hungary, seeking the last golden orioles in Suffolk’s poplar forests. She writes with heart-tugging clarity about wild boar, swifts, mushroom hunting, migraines, the strangeness of birds’ nests, and the unexpected guidance and comfort we find when watching wildlife. By one of this century’s most important and insightful nature writers, Vesper Flights is a captivating and foundational book about observation, fascination, time, memory, love and loss and how we make sense of the world around us.

 

Avis : Depuis que j’ai vu Olive de la chaîne abookolive parlait de H Is for Hawk (M pour Mabel), j’ai très envie de lire Helen MacDonald. Quand j’ai vu ce livre sur NetGalley, je ne pouvais pas résister ! 

Vesper Flights est un recueil d’essais courts sur différents sujets, majoritairement centré sur la nature, les animaux et notre relation avec eux. Certains d’entre eux traitent également de « chez-soi« , d’immigration, du changement climatique, de nos émotions et de notre façon de les projeter sur la nature et les animaux, de chercher des signes là où ne se trouve, en réalité, qu’une brève rencontre entre deux espèces qui ne se comprennent pas et qui partagent leur vie pendant une seconde, une minute.

Ce livre m’a fait voir la vie, la nature, les animaux différemment – l’essai avec l’autruche vers la fin du recueil m’a mise assez mal-à-l’aise, m’a un peu choquée, comme la personne qui accompagne l’autrice à ce moment-là d’ailleurs. J’aime comme Helen MacDonald explique que les animaux ne sont pas là pour nous donner des leçons mais le font tout de même parce que nous leur prêtons un sens particulier, parce qu’ils représentent quelque chose de symbolique pour nous. J’ai adoré qu’elle tente de parler de leur vie sans mentionner les hommes. Nous ne pouvons pas les comprendre parce que nous tentons d’expliquer leurs comportements à travers nos filtres humains. Le monde est beaucoup plus riche et Helen MacDonald tente de nous montrer cette richesse.
J’ai complètement adhéré ! J’ai beaucoup appris, je me suis émerveillée parfois. Je dois l’admettre tout de même, au début, je me suis demandé pourquoi je lisais ce livre sur les oiseaux – parce que je pensais qu’ils étaient le sujet principal – alors que je ne savais rien d’eux ! J’ai vu le monde d’une autre façon, j’ai découvert des choses auxquelles je n’avais jamais pensé, comme l’effet d’une nuée d’oiseaux sur un groupe de personnes ou ce que l’on ressent lors d’une éclipse et pourquoi, ce que signifie un « chez-soi » ou le fait que les oiseaux puissent voler pendant des mois sans s’arrêter …

La valeur de ce livre réside surtout pour moi dans son authenticité : il m’a émue, il était « vrai ». J’ai plusieurs fois été proche des larmes pour différentes raisons.
Certains essais sont assez tristes : le monde change et les gens détruisent le milieu naturel sans le savoir. Des espèces disparaissent et c’est une joie mêlée à une tristesse profonde que ressentent à la fois l’autrice et le lecteur quand ils ont la chance de voir un oiseau particulier dans un endroit spécifique – il peut être le dernier. Il peut aussi être perturbant de lire des « articles » à propos de chasseurs, d’ornithologues amateurs, de propriétaires d’oiseaux et d’essayer de les comprendre – je n’y parviens toujours pas pour les chasseurs.
Mais il est émouvant de passer un moment avec des bébés faucons, de les voir marcher de manière titubante, de rencontrer un ami qui aide à sauver et à relâcher dans la nature des oisillons tombés du nid. J’ai ressenti une telle allégresse en imaginant, en vivant cela au fil des pages.

Vesper Flights n’est pas seulement un recueil d’essais, c’est aussi, en partie, les mémoires de l’autrice. En effet, elle écrit en partant de son expérience personnelle ce qui ajoute encore au ton authentique de l’œuvre. Elle paraît proche du lecteur - en tout cas, je me suis sentie proche d’elle. J’avais envie de continuer à lire pour la retrouver, pour continuer à apprendre et à voir le monde à travers ses yeux, avec ses mots. 

 

Donc, ce livre est une belle découverte et je compte bien lire son premier ouvrage dès que possible !

Can’t Even: How Millenials Became the Burnout Generation d’Anne Helen Petersen

Posté : 27 septembre, 2020 @ 1:38 dans Avis littéraires, Coup de cœur | Pas de commentaires »

Genre : Essai Can't Even

Editeur : Houghton Mifflin Harcourt

Année de sortie : 2020

Nombre de pages : 288

Titre en français : pas encore traduit

Synopsis : An incendiary examination of burnout in millennials—the cultural shifts that got us here, the pressures that sustain it, and the need for drastic change

Do you feel like your life is an endless to-do list? Do you find yourself mindlessly scrolling through Instagram because you’re too exhausted to pick up a book? Are you mired in debt, or feel like you work all the time, or feel pressure to take whatever gives you joy and turn it into a monetizable hustle? Welcome to burnout culture.

While burnout may seem like the default setting for the modern era, in Can’t Even, BuzzFeed culture writer and former academic Anne Helen Petersen argues that burnout is a definitional condition for the millennial generation, born out of distrust in the institutions that have failed us, the unrealistic expectations of the modern workplace, and a sharp uptick in anxiety and hopelessness exacerbated by the constant pressure to “perform” our lives online. The genesis for the book is Petersen’s viral BuzzFeed article on the topic, which has amassed over eight million reads since its publication in January 2019.

Can’t Even goes beyond the original article, as Petersen examines how millennials have arrived at this point of burnout (think: unchecked capitalism and changing labor laws) and examines the phenomenon through a variety of lenses—including how burnout affects the way we work, parent, and socialize—describing its resonance in alarming familiarity. Utilizing a combination of sociohistorical framework, original interviews, and detailed analysis, Can’t Even offers a galvanizing, intimate, and ultimately redemptive look at the lives of this much-maligned generation, and will be required reading for both millennials and the parents and employers trying to understand them.

 

Avis : J’ai reçu ce livre de la maison d’édition Houghton Mifflin Harcourt sur NetGalley !

J’ai eu du mal à sortir de ce livre après l’avoir terminé : c’est une lecture à la fois personnelle et difficile, qui touchera beaucoup de lecteurs de mon âge sans doute.

En effet, dans Can’t Even, Anne Helen Petersen tente d’expliquer pourquoi les millenials – c’est-à-dire les enfants du millénaire, ceux qui sont nés un peu avant l’année 2000 et qui ont atteint la majorité dans les années 2000-2010 – sont victimes de burnout, pourquoi ils sont incompris, pourquoi ils sont si anxieux et si coincés dans une vie qu’ils n’aiment pas mais dont ils ne peuvent pas se détacher. Elle commence par parler des parents, des boomers et de leur éducation - reçue et donnée – pour ensuite se concentrer sur les millenials.

Ce livre était à la fois très intéressant, très instructif et vraiment effrayant et déprimant à lire. Il n’était pas difficile pour moi de me sentir proche de ce que l’autrice décrit ou de quelques – voire la majorité des – personnes qui témoignent tout au long du livre. Parfois, je me disais : « Oh, mais je me reconnais ici … oh, et ici … mais … non, je ne suis pas comme ça quand même ? »

Toute cette pression exercée sur les travailleurs et les parents est terrifiante. Toute cette fatigue et ces heures passées sur les réseaux sociaux sont déprimantes.
Mais c’est si vrai et si triste. Pas de temps pour les loisirs, et donc des semblants de loisir. Toujours être en compétition et toujours avoir l’impression qu’on ne suffira jamais.

Le seul point qui permet de « racheter » ce livre est le fait que l’autrice n’est pas là pour nous donner des solutions – elle n’en a pas, ce qui est normal – ; elle écrit pour nous aider à ouvrir les yeux et pour que nous comprenions que nous ne sommes pas seuls dans cette situation, que toute notre génération – ou presque – se trouve dans la même impasse. Nous ne sommes pas responsables de ce que nous ressentons. Nous pouvons essayer de faire toujours plus, cela ne changera rien parce que la solution n’est pas là. Nous ne sommes pas « cassés », c’est le système qui l’est et qui nous écrase sur son passage.
Cela m’a fait du bien de lire que nous n’étions pas fautifs. Parce que, parfois, j’ai l’impression que nous courons sans but et que nous pensons être les seuls coupables de notre situation, que c’est notre faute parce que nous n’avons pas couru assez vite ou dans la bonne direction. Je me suis sentie soulagée à la lecture de certains passages, même s’ils restent profondément tristes. Quel désordre. Quel gâchis. En lisant, j’ai eu l’impression d’une génération complète jetée en pâture aux chiens du capitalisme radical.

Je dois quand même préciser : l’autrice est américaine, je suis française. Donc la situation décrite est surtout celle des Etats-Unis. Pendant que je lisais, je me disais : « Mais heureusement, HEUREUSEMENT que je ne suis pas américaine ! » C’était intéressant pour moi de découvrir le pays de cette façon. Fini le rêve américain, fini le self-made man, bonjour dépression, anxiété, angoisse et syndrome de l’imposteur. Pour la première fois depuis longtemps, j’étais contente d’être française. Le système scolaire américain ressemble à un cauchemar ; étant étrangère, tout ce que j’en connaissais, c’était l’Ivy League ! J’en ai rêvé, j’ai regretté de ne pas pouvoir en intégrer une. Ce n’est plus le cas. Ce livre m’a permis de me rendre compte que j’avais encore une image idéalisée des Etats-Unis.

Je pense que j’avais besoin de ce livre : pour savoir, pour comprendre et pour ne plus être irritée par les gens qui parlent des millenials en des termes … peu élogieux dira-t-on. C’était important de commencer le livre par la partie sur nos parents et les boomers en général : cela permet de contextualiser notre propre expérience sociale et de nous aider à comprendre leur situation et la nôtre.

 

Donc, une excellente lecture, quoiqu’assez déprimante et triste. C’est important de savoir où nous en sommes et pourquoi.

Sauveur & Fils, saison 3 de Marie-Aude Murail

Posté : 26 septembre, 2020 @ 2:03 dans Avis littéraires, Coup de cœur | Pas de commentaires »

Genre : ContemporaineSauveur & Fils 3

Editeur : L’Ecole des loisirs

Année de sortie : 2017

Nombre de pages : 311

Synopsis : Au numéro 12 de la rue des Murlins, à Orléans, vit Sauveur Saint-Yves, un psychologue antillais de 40 ans, 1,90 mètre pour 80 kg.

Dans son cabinet de thérapeute, Sauveur reçoit des cas étranges comme ce monsieur Kermartin qui pense que ses voisins du dessus ont installé une caméra de vidéosurveillance dans le plafond de sa chambre à coucher ou comme Gervaise Germain qui s’interdit de prononcer le son « mal » par crainte qu’il ne lui arrive un MALheur.

Mais Sauveur reçoit surtout la souffrance ordinaire des enfants et des adolescents : Maïlys, 4 ans, qui se tape la tête contre les murs pour attirer l’attention de ses parents, Ella, 13 ans, cyberharcelée par ses camarades de classe, Gabin, 17 ans, qui ne va plus au lycée depuis qu’il passe ses nuits dans World of Warcraft, Margaux, 15 ans, qui en est à sa deuxième tentative de suicide ou sa sœur, Blandine, 12 ans, que son père aimerait mettre sous Ritaline pour la « calmer »…

Sauveur peut-il les sauver ? Il n’a que le pouvoir de la parole. Il ne croit pas au Père Noël, mais il croit en l’être humain.

 

Avis : Je continue ma lecture de cette série-surprise !!

Que vous dire de plus que pour les autres tomes ?

J’adore toujours autant les personnages, qu’ils soient principaux, comme Sauveur, Lazare, Louise et Paul, ou les patients, récurrents ou nouveaux, comme Ella, Blandine, Samuel, Maïlys … L’autrice continue de traiter des sujets divers : elle s’approche du harcèlement scolaire, du deuil, de la culpabilité qui se transforme en pathologie, de l’incompréhension des parents face à des enfants qui ont besoin d’eux mais dont ils ne savent pas s’occuper, mais aussi de parents-tyrans qui abusent leurs enfants parce qu’ils veulent les pousser à réussir – même si leur définition de la réussite n’est pas la même que celle de leur progéniture. J’adore toujours autant l’ambiance au 12 rue des Murlins, certes, une maison de garçons, mais dans laquelle on se sent bien. J’ai été émue à de multiples reprises : cette série nous montre la vie telle qu’elle est : belle, touchante, cruelle. La fin m’a particulièrement touchée, surtout parce qu’elle implique un personnage dont je n’attendais rien quand il est apparu dans ce tome !

Donc, une belle série que je ne peux que recommander à tout le monde ! 

La Dernière geste, tome 1 : Si loin le soleil / Dans l’ombre de Paris de Morgan of Glencoe

Posté : 22 septembre, 2020 @ 9:36 dans Avis littéraires, Coup de cœur | Pas de commentaires »

Genre : FantasySi loin du soleil

Editeur : Autoédité

Année de sortie : 2016

Nombre de pages : 517

Synopsis : Depuis des siècles, les Humains traitent les fées, créatures magiques dont ils redoutent les pouvoirs, comme des animaux dangereux.
L’alliance du Royaume de France, de l’Empire du Japon et du Sultanat Ottoman se partage désormais l’Europe, l’Asie et l’Afrique. Ces féroces aristocraties oppriment leurs peuples et écrasent dans le sang toute révolte, qu’elle soit humaine ou féerique.
En choisissant les dangers de la liberté plutôt que la soumission aux règles de sa caste, la princesse Nekohaima Yuri va se forger ses propres valeurs et bientôt, mettra en péril la plus grande puissance du monde.
Au cœur de cette métamorphose, une amitié très improbable…

 

Avis : Ce livre m’a été offert par une amie qui l’a adoré et avec qui j’ai lu ce premier tome quand elle a décidé d’en faire une relecture !

Je n’ai regretté qu’une seule chose à la lecture de Si loin du soleil : ne pas l’avoir lu plus tôt ! C’est un énorme coup de cœur ! J’ai absolument tout adoré ! Je ne sais pas par où commencer tant tout était bon !

Tout d’abord, l’univers et l’intrigue : nous sommes à Paris dans les années 19.. je ne sais plus exactement, mais cela m’a semblé assez proche de nous ! Il serait donc possible de classer ce roman en Fantasy et en uchronie/histoire alternative, ce que j’adore ! En effet, le monde est régi par la Triade, c’est à dire le Royaume de France, l’empire japonais et le Sultanat ottoman – si je ne m’abuse ! On entend également parler de Keltia, sans savoir exactement ce qu’est ce pays. Qui dit « royaume » dit « Cour » dit « intrigues de Cour » et « politique » !! A partir de là, je suis déjà conquise ! Les personnages, et surtout l’héroïne, naviguent dans un monde dangereux et violent SPOILER 1 où le moindre faux pas, la moindre impolitesse peut être chèrement payée. Mais ajoutons à cela les Fées, opprimées par la Triade et considérées comme des animaux … J’ai adoré les découvrir, soit par les yeux de Yuri ou d’autres personnages, soit en les suivant dans le roman ! J’ai adoré cette diversité, le message de tolérance délivré par Si loin du soleil, le mélange de langues, de cultures, et cette poésie qui se dégage de certaines scènes SPOILER 2

La tolérance touche aussi à des sujets que je ne m’attendais pas à trouver ici : les différences homme/femme, le genre et l’orientation sexuelle. J’ai profondément haï certains personnages à cause de leur misogynie, mais j’ai adoré assister à des conversations sur l’égalité homme/femme, ou même de simples remarques qui la rappellent. Certains personnages ne ressentent pas le besoin d’appartenir à un genre, d’autres, de tomber amoureux d’un autre personnage d’un genre particulier. SPOILER 3 C’est un de mes aspects préférés dans ce roman !

Passons aux personnages !
- Yuri, l’héroïne, est donc princesse du Japon, troisième plus grande dame du pays et promise à un avenir tout tracé, fait de bals et d’intrigues, de tentatives d’assassinats et de faux semblants. Parfaite dans son rôle, Yuri n’a jamais pensé qu’elle ne savait pas tout de son monde. SPOILER 4 Au début du roman, Yuri peut sembler très stéréotypée : la princesse qui ne doit rien montrer de ses émotions, qui ne doit pas être sensible mais qui doit jouer de ses attraits et de ses traits féminins pour obtenir ce qu’elle veut. Intelligente et lucide, elle sait ce que l’avenir lui réserve, elle n’est pas dupe – et c’est d’autant plus douloureux. La place des femmes dans ce monde est la même que dans le nôtre à l’époque de la royauté : pas de rôle politique, faire belle figure – faire partie du décor quoi, une belle plante à exhiber -, donner un héritier à son mari. Ouh, quel programme excitant … Formatée par son éducation, Yuri est outrée par son passage sur l’Orient-express … mais j’y reviendrai ! Je me suis, en réalité, attachée à Yuri dès la première scène où elle apparaît, pour une raison que je préfère vous laisser découvrir !
- Ryûsaki, que je n’apprécie pas du tout parce qu’il représente, pour moi, l’archétype du mââââle qui dénigre toutes les femmes autour de lui en raison de leur sexe, même quand elles sont plus qualifiées que lui.
- Levana, que j’ai apprécié malgré son attachement à son colonel et ses méthodes très brusques !
- le Capitaine Trente Chênes, que j’ai aimé parce qu’elle permet déjà à Yuri de réfléchir et qu’elle est quand même capitaine de train !! Un train !! Mais oui !! J’adore !! J’aime son côté bourru, même s’il est un peu stéréotypé, son côté bourrin et son franc-parler !
- Ren qui, en plus d’avoir un prénom que j’adore, est un être très particulier dans ce monde ! Il semble assez réservé et doux, tout l’inverse de Ryûsaki ! J’ai adoré le suivre, le découvrir ; il est un de mes personnages préférés de ce roman ! Mais je ne veux pas trop vous en dire sur lui pour vous laisser le découvrir !
- l’Ambassadeur Blanc, assez mystérieux et que l’on découvre un peu plus au fil du roman !
- toute une flopée d’autres personnages dont je ne peux pas vous parler sans spoiler ! SPOILER 5

Autre élément que j’ai adoré : les décors. Je me suis sentie emportée dans le roman, j’étais avec les personnages, que ce soit dans l’Orient-express, dans les palais ou … ailleurs ! D’abord, ce train … Je vous ai déjà dit que j’adorais les trains, mais alors, celui-ci, avec ce nom, avec ces personnages … tout simplement parfait !! J’avais envie d’y rester plus longtemps – et, ça tombe bien, le tome 2 de cette série s’appelle L’Héritage du rail, donc je suppose qu’on va y retourner ! Les palais, eux aussi, m’ont donné envie d’y rester ; bien sûr, Yuri étant une princesse, elle ne vient pas dans le même genre de bâtiment que vous et moi ! Le lecteur découvre aussi la ville et un autre endroit dont je ne vous dirai rien !

Enfin, la fin … MAIS QUOI ? MAIS COMMENT ? Mais c’est TERRIBLE !! D’ailleurs, je ne l’ai pas encore évoqué mais préparez vos mouchoirs pendant la lecture de ce livre, l’autrice n’a pas peur de sacrifier des personnages ! MAIS CETTE FIN ! SPOILER 6 Heureusement que le tome 2 est là, j’aurais eu mal de devoir attendre avant de connaître la suite !!

Le seul bémol : des phrases du style « elle était encore belle pour son âge » … j’ai grincé des dents !

 

Donc, un excellent premier tome, un coup de cœur phénoménal, une très belle découverte que je recommande à tous ! 

 

SPOILER 1 je crois que je ne me suis toujours pas remise de la violence dont fait preuve Levana contre une pauvre servante qui venait apporter son thé à la princesse ! Et Yuri ne répond même pas !!

SPOILER 2 la harpe de glace me fait encore frissonner !

SPOILER 3 Je pensais que Sir Edward et Sir William étaient frères à cause de la façon dont les personnages parlent d’eux ; j’ai donc été surprise d’apprendre qu’ils étaient mariés ! J’ai adoré cet aspect du roman : on sent que ce n’est pas forcé et que toute l’intrigue repose sur cette révélation. Si les Rats sont dans cette situation, c’est en partie à cause du Roi Jaloux qui n’a pas compris qu’Edward n’était pas du tout amoureux de Gabrielle ; c’est en partie à cause du fait que l’homosexualité est considérée comme un crime par la Triade, alors qu’elle est complètement acceptée en Keltia ; c’est à cause du fait qu’Edward et William ne peuvent pas se révéler au grand jour sans être persécutés, étant donné que William est ambassadeur en France. Quel gâchis … Découvrir leur histoire d’amour était si beau, si doux et si douloureux à la fois … 

SPOILER 4 Quelle surprise quand elle décide de fuir le palais pour entrer dans la clandestinité et rejoindre les Rats !

SPOILER 5
- Bran, que j’ai adoré, sans aucun doute ! D’abord, c’est une Selkie, créature marine fascinante que j’ai aimé découvrir ici, puisque je n’avais jamais lu de roman qui la mettait en avant ; ensuite, elle est élève de Taliesin et capable d’une forme de magie si mystérieuse et belle qu’il est difficile de ne pas au moins l’apprécier. Mieux encore : ses défauts, ses failles, la rendent encore plus attachantes. La scène durant laquelle elle arrache un œil à Frédéric ne m’a pas fait douter d’elle, au contraire : elle est féroce dans la défense de ceux qu’elle aime. J’ai adoré que les noms soient importants pour elle, qu’ils aient une force particulière. J’ai adoré son lien avec Edward et son lien avec Ren. Je pense que Bran est mon personnage préféré, avec Edward et Ren d’ailleurs !
- Edward … oh, il m’a brisé le cœur … son histoire d’amour est si belle, et sa dévotion si forte qu’il est capable de se sacrifier sans regard en arrière …
- tous les Rats que l’on rencontre sauf Frédéric – qui permet d’aborder la question du consentement, merci à lui. J’ai adoré cette communauté, je me suis sentie si bien parmi eux !! C’est un monde clos, à part, mais si accueillant ! Le lecteur se sent aussi bien entouré que Yuri quand elle finit par s’habituer aux égouts !

SPOILER 6 Quel choc de découvrir que tout le monde, et je dis bien tout le monde, meurt ! Je m’y attendais à partir du discours d’Edward, mais c’est toujours autre chose de le vivre … si douloureux !

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