Redbluemoon

I found myself in Wonderland.

Archive pour la catégorie 'Coup de cœur'

Mers mortes d’Aurélie Wellenstein #plib2020

Posté : 16 novembre, 2019 @ 6:58 dans Avis littéraires, Coup de cœur | Pas de commentaires »

Genre : Fantasy Mers mortes

Editeur : Scrineo

Année de sortie : 2019

Nombre de pages : 364

Synopsis : Mers et océans ont disparu. L’eau s’est évaporée, tous les animaux marins sont morts.

Des marées fantômes déferlent sur le monde et charrient des spectres avides de vengeance. Requins, dauphins, baleines … arrachent l’âme des hommes et la dévorent. Seuls les exorcistes, protecteurs de l’humanité, peuvent les détruire. Oural est l’un d’eux. Il est vénéré par les habitants de son bastion qu’il protège depuis la catastrophe, jusqu’au jour où Bengale, un capitaine pirate tourmenté, le capture à bord de son vaisseau fantôme.

Commence alors un voyage forcé à travers les mers mortes … De marée en marée, Oural apprend malgré lui à connaître son geôlier et l’objectif de ce dangereux périple.

Et si Bengale était finalement la clé de leur salut à tous ?

 

Avis : J’ai acheté ce livre aux Halliénales, bien décidée à me lancer dans cette histoire !

Pourtant, j’ai reculé la lecture de ce livre : après avoir vu des extraits sur Instagram, j’avais peur qu’il me brise le cœur. Et j’avais raison !! Rien que le sujet du livre fait déjà mal : les mers ont disparu, tous les animaux marins sont morts, et ils reviennent hanter les vivants, se venger de leur cruauté passée. Rien que les prémices font froid dans le dos : c’est horrifique en un sens, parce que 1) plus d’eau, plus de mers, plus d’océan, et 2) des fantômes décharnés et vengeurs à chaque marée haute. Cela est dérangeant, perturbant, et l’homme en a bien besoin ! En même temps, l’idée est originale et frappante : l’idée des mers mortes (et d’ailleurs, ce genre sur les consonnes qui donne déjà des frissons) est excellente, ainsi que la reprise des marées, la façon dont les exorcistes sentent qu’elles arrivent, l’idée de la septième vague, du lien entre exorciste et animaux, des cauchemars … Ces derniers sont les passages les plus difficiles à lire, ceux où j’ai dû m’arrêter parce que j’avais du mal à respirer, ceux qui me font encore monter les larmes aux yeux rien que d’y repenser … Parce que l’autrice n’a pas peur de nous décrire la mort de ces animaux marins, ce que les hommes leur ont fait, la raison pour laquelle ils ont tant envie de se venger ! C’est affreux, mais nécessaire, pour ne pas oublier que cela arrive effectivement, de nos jours, dans nos mers et océans à l’agonie. Le message est clair : il est grand temps de réagir, parce que je doute que nous puissions avoir des exorcistes et de potentiels sauveurs dans notre monde.

Quant aux personnages, le lecteur s’attache peu à peu à eux. Oural, le personnage principal, exorciste, est embarqué pour une aventure qu’il n’avait pas demandée, et dont il rêvait pourtant. Embrigadé par les hommes de son bastion, il a pris l’habitude de haïr les fantômes sans les comprendre, et s’est enfoncé dans une vie confortable, difficile lors des marées hautes, mais relativement paisible le reste du temps. [SPOILER] J’ai adoré l’évolution de ce personnage. Peu à peu, il comprend qu’il n’a rien compris, que la vengeance des fantômes est juste, qu’il n’a pas le droit de leur en vouloir, parce qu’ils sont aveuglés par la haine, une haine partagée par des milliers, des millions, des milliards d’êtres morts à cause de l’humanité, et tous interconnectés. Il se rend compte de la responsabilité des hommes, et est incapable, en fin de compte, d’exorciser à nouveau un fantôme. J’ai aussi aimé le chemin qu’il faisait grâce à l’équipage du Naglfar, le fait qu’il se remette en question, qu’il se fasse, en fin de compte, des amis pour la première fois de sa vie. [FIN DU SPOILER] J’ai eu un peu plus de mal avec Bengale. Capitaine du Naglfar, il est assez difficile à aimer au premier abord. Il se montre cruel, violent, impitoyable, et j’ai personnellement eu du mal avec son attitude. Pour autant, au fil des pages, en même temps qu’Oural, le lecteur apprend à le connaître. [SPOILER] Je n’ai pas réussi à l’apprécier véritablement, mais j’ai ressenti, comme les autres personnages, une sorte de fascination malsaine, une admiration pour cet homme capable de tout sacrifier pour ressusciter les mers, pour rendre à l’humanité ce qu’elle a détruit elle-même. [FIN DU SPOILER] Les autres membres de l’équipage ont tous un passé très lourd que l’on découvre, pour la plupart d’entre eux : tous ont été sauvés par leur capitaine. Amazone est la femme guerrière, tout à fait en phase avec son nom ! Elle est féroce, et attachée à Bengale par des liens puissants. J’ai parfois regretté qu’elle soit si terriblement jalouse. Le seul autre personnage féminin de l’équipage, Tamise, est très effacé par rapport aux autres : discrète, elle semble douce et perdue. Je n’ai pas eu de sentiments particuliers pour Escaut, à part lors d’une scène précise qui m’a serré le cœur ; en revanche, l’histoire d’Arctique m’a secouée.

Petite remarque avant de parler de la fin : [SPOILER] j’ai été à la fois perturbée et séduite par la relation qui s’instaure entre Oural et Bengale. J’ai aimé que l’exorciste reconnaisse que cette relation existe, et qu’elle est clairement toxique et malsaine : Bengale veut posséder Oural, qui refuse cette soumission. Pour autant, j’ai aimé cette tension entre eux, et le fait qu’ils soient clairement attirés l’un vers l’autre. J’avais envie que leur relation s’assainisse en se concrétisant ! [FIN DU SPOILER]

La fin … Elle a achevé de réduire mon cœur en miettes. C’est le moment où j’ai explosé, où je me suis mise à pleurer, à régurgiter toute la peine que j’avais accumulée pendant cette lecture. C’était douloureux, terrible, dévastateur ! [SPOILER] Et pourtant, je pense que le livre aurait été gâché s’il ne s’était pas terminé de cette façon. D’un côté, le lecteur perd des personnages qu’il a fini par apprécier ; de l’autre, l’espoir renaît. [FIN DU SPOILER] Et cette toute dernière scène !!

 

Donc, un livre percutant, dévastateur, pour lequel j’ai bien fait de me préparer psychologiquement, mais qui m’a tout de même piétiné le cœur !

 

#ISBN9782367406602

Romantic Outlaws: The Extraordinary Lives of Mary Wollstonecraft & Mary Shelley de Charlotte Gordon

Posté : 7 novembre, 2019 @ 7:12 dans Avis littéraires, Coup de cœur | Pas de commentaires »

Genre : BiographieRomantic Outlaws

Editeur : Windmill Books

Année de sortie : 2016 [2015]

Nombre de pages : 547

Titre en français : Pas encore traduit

Synopsis : ‘Brave, passionate, and visionary, they broke almost every rule there was to break.’

English feminist Mary Wollstonecraft and author Mary Shelley were mother and daughter, yet these two extraordinary women never knew one another. Nevertheless, their passionate and pioneering lines remained closely intertwined, their choices, aspirations and tragedies eerily similar.

Both women became famous writers and wrote books that changed literary history, had passionate relationships with several men, were single mothers out of wedlock; both lived in exile, fought for their position in society, and interrogated ideas of how we should live.

Romantic Outlaws takes the reader on a vivid journey across revolutionary France and Victorian England to explore in this ground-breaking dual biography the author of A Vindication of the Rights of Woman and the author who wrote Frankenstein – mother and daughter – a pair of visionary women, who should have shared a life, but who instead share a powerful literary and feminist legacy.

 

Avis : Après Angela Carter et Daphné du Maurier, c’est au tour de Mary Shelley et de Mary Wollstonecraft !

Je me suis rendu compte, après la lecture de The Invention of Angela Carter et de Manderley for ever, que j’adorais lire des biographies ! Je me sens souvent très proche de l’autrice dont je découvre la vie, et cela me donne encore plus envie de lire ses œuvres – que, parfois, je ne connais pas ! Donc, en voyant Romantic Outlaws à la BU de ma fac, je n’ai pas résisté longtemps ! J’ai étudié Frankenstein pour mes mémoires, et j’étais curieuse de découvrir la vie de son autrice, ainsi que de la mère de celle-ci, dont j’ai entendu parler, mais dont je ne savais pas grand-chose. Remarque d’ailleurs : je trouve original d’écrire une biographie croisée ! On se rend compte de l’influence de Mary Wollstonecraft sur la vie de sa fille, alors même que Mary Shelley n’a jamais connu sa mère, et on s’implique tout autant dans la vie de l’une que dans la vie de l’autre. Je trouve aussi très émouvant de consacrer une biographie à deux femmes qui n’ont pas eu l’opportunité de se rencontrer, alors même qu’elles sont si proches, si liées ; c’est une si belle idée ! Pour ne rien gâcher, j’ai trouvé l’écriture très bonne, et cela m’a donné envie de lire d’autres biographies de l’autrice !

J’ai été happée par ce livre, transportée à la fin du XVIIIe siècle et au début du XIXe ! J’ai adoré découvrir la vie de ces femmes, je me suis sentie proche d’elles, proche de leur personnalité et de leurs idées. En revanche, combien j’ai détesté les hommes à leurs côtés !! Et quelle indignation j’ai ressentie à plusieurs reprises !! Il m’est actuellement impossible de lire quoi que ce soit de Byron, Shelley ou Godwin !! Peut-être plus tard, quand je me serai calmée ; mais là, ils peuvent rester le plus loin possible de mes étagères. Comme j’étais agacée aussi de retrouver la polémique selon laquelle Mary Shelley n’aurait pas écrit Frankenstein ! Et comme j’ai aimé la façon dont la biographe nous explique comment il est impossible que ce soit son mari qui l’est écrit, tout cela en utilisant à la fois les écrits personnels des auteurs/autrices, mais aussi en analysant leur style littéraire, leur façon de voir la vie, la personnalité des personnages, et le ton de l’œuvre. 

Autre chose que j’ai adoré : Charlotte Gordon n’idéalise pas Mary Wollstonecraft et Mary Shelley. Au contraire, comme Tatiana de Rosnay dans Manderley for ever, elle nous dévoile les défauts des jeunes femmes, leurs erreurs, mais aussi leurs contradictions. Elle ne cherche pas à embellir certains aspects de leur vie qui pourraient déplaire au lecteur contemporain ; elle reconnaît que cela peut rebuter le lecteur, lui faire, éventuellement, remettre en cause ce qu’il pensait, et elle explique en quoi ces aspects sont normaux, en quoi il est difficile pour nous, à notre époque, de juger ces jeunes femmes. Ainsi, le lecteur découvre la réaction de Mary Wollstonecraft face à l’attitude d’Imlay, le fait que Mary Shelley soit manipulée par une de ses amies, etc. D’autres passages sont aussi difficiles à lire : mon cœur s’est brisé plusieurs fois face aux pertes des Mary … mais aussi face au rejet de la société qu’elles rencontrent. Mary Wollstonecraft est une féministe à une époque où les femmes sont très peu considérées ; Mary Shelley est une femme qui a osé braver les interdits par amour. Toutes deux ont connu des périodes pendant lesquelles elles étaient rejetées de tous, même de leurs proches !! (oui, c’est toi que je regarde Godwin !!) J’ai aimé aussi que l’autrice nous parle de mental health (je l’écris en anglais parce que je trouve que c’est moins connoté qu’en français, « santé mentale », qui fait clairement « folie », alors que mental health désigne aussi bien l’anxiété, la mélancolie, que la folie) : le lecteur comprend rapidement que la mélancolie de Mary Wollstonecraft s’est transmise à sa fille, et qu’elles sont toutes deux en proie aux doutes, aux angoisses, aux mauvais pressentiments. Cela peut aller très loin pour elles, surtout quand elles ne sont pas aidées par leurs proches !

Et à leur mort … Comme pour les biographies précédentes, j’ai eu l’impression de perdre deux amies, deux femmes proches de moi. Je n’avais pas envie de terminer le livre parce que je savais ce qui allait venir : j’avais envie de rester encore un temps avec elles. Mais alors, le pire vient après leur mort : la façon dont elles sont maltraitées, dont elles sont rejetées, dont LEURS PROPRES PROCHES participent à ce rejet, à cet oubli !!! Elles ont failli être oubliées complètement à cause de bêtises sans nom : par exemple, le PROPRE MARI de Mary Wollstonecraft qui ruine sa réputation quelques mois après sa mort seulement ! Ou la façon dont les proches de Mary Shelley l’ont traitée après la mort de son mari !!

J’aurais encore tant à dire ; mais le but est de vous donner envie de lire, pas de tout vous raconter. Malheureusement, cette biographie n’a pas encore été traduite ; mais on va garder l’espoir qu’elle le soit un jour ! Ces femmes étaient de véritables héroïnes, leur vie est digne d’un roman et, parfois, ce livre se lit comme un roman tant on est happé par l’ambiance, proche ou révolté par les personnages. Mary Wollstonecraft et Mary Shelley devraient être reconnues pour ce qu’elles sont : de grandes autrices, de grandes penseuses, des pionnières, des féministes, de grandes femmes. Il est grand temps !

 

Donc, une excellente biographie, dont je vais me procurer un exemplaire, histoire de l’annoter de partout !

Misery de Stephen King

Posté : 21 octobre, 2019 @ 4:01 dans Avis littéraires, Coup de cœur | Pas de commentaires »

Genre : HorreurMisery

Editeur : Le Livre de Poche

Année de sortie : 2011 [1987]

Nombre de pages : 391

Titre en VO : Misery

Synopsis : Misery, c’est le nom de l’héroïne populaire qui a rapporté des millions de dollars au romancier Paul Sheldon. Après quoi il en a eu assez et il a fait mourir Misery pour écrire enfin le « vrai » roman dont il rêvait.

Mais il suffit de quelques verres de trop et d’une route enneigée, dans un coin perdu, pour que tout bascule …

Paul est allongé sur un lit, les jambes broyées par l’accident. Sauvé par une femme, Annie. Une admiratrice fervente. Qui ne lui pardonne pas d’avoir tué Misery. Et le supplice va commencer.

Sans monstres ni fantômes, Stephen King, au sommet de sa puissance, nous enferme ici dans le plus terrifiant huis clos qu’on puisse imaginer.

 

Avis : Ce livre m’a été prêté par une amie, en me prévenant que certaines scènes étaient assez dures à lire ! Après quelques mois, je me suis enfin lancée !

Je n’ai jamais été très attirée par les œuvres de Stephen King, simplement parce que je ne lis pas vraiment d’horreur – ou, plutôt, je n’en lisais pas ! Ces derniers temps, je vois ses livres partout, et je me suis enfin décidée à tenter !

J’ai été complètement emportée par ce livre. Au début, je me suis dit que « ça allait encore », c’est perturbant, dérangeant même, mais ce n’est pas encore horrifique. Quelle naïveté de ma part n’est-ce pas ?! Les scènes horrifiques viennent à la fin, quand tu ne peux pas t’empêcher de continuer à lire parce que tu veux ABSOLUMENT savoir comment l’histoire se termine ! Cette scène avec le policier vers la fin : j’avais envie de vomir !! C’était affreux !!

Ce livre est terriblement angoissant. Le lecteur ressent l’épuisement de Paul, sa tension, sa peur, mais aussi la folie qui s’insinue petit à petit en lui. A chaque fois qu’Annie arrivait, j’étais sur des charbons ardents !! Je savais que tout pouvait arriver ! J’avais tellement peur et, en même temps, je voulais savoir ce qui allait arriver ! [SPOILER] Je me doutais un peu que Paul allait survivre, mais je voulais savoir comment, et ce qui lui arrivait ensuite, ainsi qu’à Annie ! [FIN DU SPOILER] La première fois que j’ai ressenti un malaise, j’ai refermé le livre et je l’ai mis de côté. Mais je suis rapidement revenue vers lui. Au fil des pages, ce qui arrivait était de plus en plus horrible, jusqu’à en devenir dégoûtant ; mais j’avais envie de continuer ! Certaines scènes étaient vraiment difficiles à lire : [SPOILER] celle du pied, celle du policier … c’était affreux de se les imaginer, et d’être dans la tête de Paul pendant tout ce temps !! [FIN DU SPOILER] 

Ce qui rend aussi ce livre perturbant, c’est la façon dont il est écrit. Le lecteur se trouve dans la tête de Paul sans que ce soit une narration à la première personne. Il connait chacune de ses pensées, la raison pour laquelle il pense telle ou telle chose. C’était pénible parfois [SPOILER] par exemple, à la fin, quand le lecteur comprend que Paul est effectivement en train de devenir « fou », qu’Annie a laissé pour toujours sa marque sur lui, qu’il ne peut plus lui échapper, même une fois qu’il est sorti de chez elle et revenu à une vie « normale ». Peu à peu, Paul reprend certaines habitudes de sa geôlière, il parle et pense comme elle. C’est terrifiant !! Malgré la fin, c’est elle qui gagne en fin de compte. [FIN DU SPOILER]

J’ai adoré, tout le long de l’œuvre, la réflexion sur l’écriture et la littérature : le livre entier est une magnifique mise en abyme, c’était ma partie préférée ! Quand l’auteur évoque ce moment où le lecteur est happé, et ne peut plus s’arrêter de lire, c’était si satisfaisant de me rendre compte que ce passage correspondait parfaitement à ce qu’il venait de m’arriver : je ne pouvais plus poser Misery à partir d’un moment, il fallait que je connaisse la fin, quitte à ne pas dormir ! J’ai adoré les pensées de Paul/du narrateur à propos de l’inspiration, des livres populaires, des « vrais » livres. C’était vraiment intéressant ! Bien sûr, je suppose que ce livre représente l’une des plus grandes peurs de certains écrivains : et si, un jour, un fan fou me kidnappe et me torture parce que j’ai tué un de ses personnages préférés ? Que faire ? Est-ce que je finirai comme Paul ? *frissons* 

Autre chose que j’ai adoré : le fait que le « méchant » de l’histoire soit une femme, et la façon dont elle est présentée. Paul pense à la maladie mentale, et croit qu’elle n’a pas été aidée, que c’est la raison pour laquelle elle est dans cet état quand elle le découvre. Elle est complètement seule. J’ai adoré que ce ne doit pas un raisonnement simpliste : bien sûr, elle le fait tant souffrir qu’il voudrait qu’elle meurt, mais elle souffre elle-même terriblement, de manière différente. C’est SI perturbant de ressentir de la sympathie pour elle avec tout ce qu’elle fait ! Une dernière chose que j’ai adoré à son propos : elle n’est pas représentée comme une femme stupide, une rustaude, ou je ne sais quoi. Elle est tellement intelligente, tellement rusée ; elle planifie tout à la minute près pour être sûre de ne pas se faire avoir ! Terrifiant !

La fin était bourrée de scènes horribles : j’ai dû poser le livre parfois, simplement pour ne pas vomir parfois. [SPOILER] C’est terrible de comprendre que la vie de Paul s’est véritablement arrêtée dans cette chambre : il ne peut plus écrire, et son dernier livre est celui qu’il a écrit pour Annie ! Et cette réflexion, que c’était plus facile avec elle qu’avec les médecins à propos du Novril !! [FIN DU SPOILER]

 

Donc, très surprise d’avoir autant aimé ce livre !! J’ai hâte de tenter d’autres Stephen King !

Swords and Fire, book 2: The Defiant Heir de Melissa Caruso

Posté : 12 octobre, 2019 @ 10:58 dans Avis littéraires, Coup de cœur, Lectures Communes | Pas de commentaires »

Genre : FantasyThe Defiant Heir

Editeur : Orbit

Année de sortie : 2018

Nombre de pages : 515

Titre en français : Les Faucons de Raverra, tome 2 : L’Héritière rebelle

Synopsis : Across the border, the Witch Lords are preparing for war.

But before an invasion of Raverra can begin, all seventeen Witch Lords must gather to agree a course of action. Lady Amalia Cornaro knows that this conclave might be her only chance to stifle the growing flames of war.

Amalia and her warlock Zaira must go behind enemy lines, using every ounce of wit and cunning they have to avert the coming conflict. If they fail, it will all come down to swords and fire.

The Defiant Heir continues the spellbinding story of courtly intrigue and dangerous magic that began with The Tethered Mage.

 

Avis : J’ai lu ce premier tome en lecture commune avec Aurore (lien à ajouter), qui me l’a offert pour mon anniversaire. Ce premier livre fut une belle découverte, et je savais que j’allais rapidement acquérir et lire la suite !

Et j’ai adoré, mais vraiment A-DO-RE ! Ce tome est meilleur que le premier ! J’ai adoré me retrouver dans un autre endroit de la carte, au Vaskandar, découvrir de nouveaux paysages, créatures et châteaux, et voir les Witch Lords de près ! On s’éloigne donc ici de Raverra et de l’Empire sérénissime pour voir un peu une autre partie du monde ! Certaines scènes étaient vraiment formidables, et j’aurais aimé les voir vraiment, me trouver dans le livre pour les vivre ! Ce deuxième tome est bourré d’action ! On passe d’une scène à une autre, tenu en haleine du début à la fin ! On retrouve les intrigues politiques, que j’adore toujours autant, mais cette fois, ce sont celles du Vaskandar que l’on découvre, beaucoup moins celles de l’Empire sérénissime ; les complots se dressent contre nos héros, afin de mettre leurs plans en pièces. Les horizons des personnages s’élargissent, et ceux du lecteur par la même occasion. J’ai été surprise par certaines révélations et certains rebondissements ! Honnêtement, j’étais aussi aveugle qu’Amalia et Marcello !!

Concernant les personnages : j’aime toujours autant l’héroïne et son Faucon ! Amalia montre encore plus de courage et de maîtrise dans ce tome, et Zaira m’agace tout en me faisant rire ! On retrouve d’autres personnages déjà connus, comme Terika, qui est plus présente ici que dans La Sorcière captive, un personnage vraiment rafraîchissant dans la série, un peu comme Istrella. La Contessa est moins présente, ce que je regrette un peu ; mais le livre était tellement bon que ça ne m’a pas dérangé en fin de compte. Au contraire, cela participe de l’évolution d’Amalia ; après tout, elle est supposée remplacer sa mère à partir d’un moment ! On retrouve également Ruven, un vieil ami ! De nouveaux personnages font leur apparition, comme Kathe, qui m’a instantanément séduite, Bree et Roland [SPOILER] et quand l’un d’eux meurt, oh, mon cœur s’est brisé en mille morceaux, même si on ne le connaît pas très bien ! [FIN DU SPOILER]

La romance est toujours présente, et est accompagnée ici par la formation d’un triangle amoureux. Et, vous savez quoi ? Je pensais qu’il allait davantage me déranger ! Il est plutôt équilibré : chaque prétendant représente quelque chose de particulier, un avenir différent pour Amalia. [SPOILER POTENTIEL] Je dois bien avouer qu’étant donné que je n’apprécie pas Marcello, je suis à cent pour cent pour qu’Amalia finisse avec Kathe !! [FIN DU SPOILER] Amalia est coincée entre le devoir et une « vie normale », entre des choix difficiles à faire toute sa vie, et juste se laisser aller. Elle a un rôle politique à jouer, et elle rêve parfois de les abandonner. Comme dans le premier tome, j’ai adoré ce moment patriotique dans lequel on sent tout le poids de l’Empire sérénissime sur les épaules d’Amalia, tout ce qu’elle représente quand elle se trouve devant une assemblée et qu’elle doit défendre son pays ! On ressent alors son pouvoir ; sa responsabilité la rend charismatique, éloquente, impressionnante ! Et, avec le devoir viennent les décisions impossibles à prendre : la dernière m’a brisé le cœur !!

La fin était explosive !! J’ai vraiment hâte de lire la suite pour voir où tout cela va mener les personnages !

 

Donc, un excellent deuxième tome, meilleur que le premier, qui fait de cette série Fantasy une de mes préférées !

 

Les Soeurs Carmines, tome 1 : Le Complot des corbeaux d’Ariel Holzl

Posté : 8 octobre, 2019 @ 5:38 dans Avis littéraires, Coup de cœur | Pas de commentaires »

Genre : Fantasy Les Soeurs Carmines 1

Editeur : Mnémos (Naos)

Année de sortie : 2017

Nombre de pages : 261

Synopsis : Merryvère Carmine est une monte-en-l’air : une cambrioleuse qui court les toits et pille les manoirs pour gagner sa vie. Ses sœurs, Tristabelle et Dolorine, l’assistent lors de ses méfaits. Orphelines sans le sou, les trois jeunes filles tentent de survivre dans la sinistre cité de Grisaille. On s’y trucide allègrement, surtout à l’heure du thé, pendant que huit familles d’aristocrates aux dons surnaturels conspirent pour le trône.

Après un vol désastreux, Merry se retrouve mêlée à l’un de leurs complots. Désormais traquées par des nécromants, des vampires, des savants fous et bien d’autres calamités, les Carmines vont devoir redoubler d’efforts pour s’en tirer vivantes …

 

Avis : J’ai beaucoup entendu parler de ce livre ; peut-être trop ! Tant de hype ne m’avait pas donné envie de tenter ! Et, en fin de compte, nous y voilà !

J’ai adoré ce premier tome !! Que ce soit l’ambiance, qui ressemble, en effet, à celle de Tim Burton, l’univers, que j’ai vraiment envie de découvrir plus en profondeur, les personnages, auxquels je me suis vraiment attachée, l’écriture, qui est si belle – dès les premières lignes, j’étais sous le charme ! – : tout était à mon goût ! Ce livre est à la fois comique et tragique, léger et pesant, une véritable antithèse en 261 pages ! On découvre un monde décalé, violent, où la mort règne en maître ! Seul bémol : j’aurais aimé en découvrir encore plus sur l’univers, sur les pouvoirs des différentes maisons ! Quel ravissement de voir des créatures que j’affectionne tout particulièrement ici !!

Les sœurs Carmine sont, toutes les trois – oui, même Tristabelle ! – attachantes ! Merryvère est la plus « humaine », dans le sens où j’ai pu facilement m’identifier à elle : comment réagir dans un monde telle que celui qui est dépeint ici ? Elle est visiblement l’une des rares habitantes à garder un certain sens moral. Tristabelle est détestable ; et pourtant, je me suis surprise à l’apprécier tout de même. Elle est hautaine, superficielle ; mais cela cache sans doute son besoin d’être acceptée par une société élitiste qui la rejette. Quant à Dolorine, je l’ai adoré : le comble de la mignonnerie ! Une petite fille adorable au centre de l’intrigue sans s’en rendre compte ! Elle est surprenante par sa maturité, mêlée à ses petites remarques enfantines – elle ne comprend pas tout ce qui se dit autour d’elle, ce qui mène à des quiproquos assez drôles ! – mais elle peut aussi briser le cœur du lecteur par de petites remarques adorablement naïves, et qui rappelle la triste vie qu’elle mène avec ses sœurs. Au fil de la lecture, et malgré la brièveté du temps passé avec elles, j’ai fini par me sentir chez moi dans leur manoir ! Et quand cela arrive dans un livre, c’est le coup de cœur assuré ! On découvre d’autres personnages au cours de la lecture, comme Katryan, que j’ai particulièrement apprécié, Blaise [SPOILER] c’est que je me surprendrais encore à vouloir une romance !! [FIN DU SPOILER], ou la Reine, dont j’ai aimé la scène finale !

J’ai adoré l’effet de boucle du roman !! C’est tellement satisfaisant !! La fin m’a laissée bouche bée, comme les sœurs je suppose !! Tellement hâte de lire la suite !!

 

Donc, une très belle découverte, un univers dans lequel j’ai envie de replonger rapidement, une écriture magnifique, et des personnages attachants !

 

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