Redbluemoon

I found myself in Wonderland.

Archive pour la catégorie 'Coup de cœur'

Ni vues ni connues : Panthéon, Histoire, mémoire : où sont les femmes ? du collectif Georgette Sand

Posté : 4 septembre, 2019 @ 11:31 dans Avis littéraires, Coup de cœur | Pas de commentaires »

Genre : Historique, BiographieNi vues ni connues

Editeur : Pocket

Année de sortie : 2019 [2017]

Nombre de pages : 334

Synopsis : Connaissez-vous Christine de Pizan, Berty Albrecht ou Rosa Parks ? Saviez-vous que c’est une femme qui, avant Galilée, a affirmé l’existence du système solaire, une autre qui, avant Kandinsky, a inventé l’art abstrait, une troisième qui a théorisé les pulsions de mort avant Freud … ?

En balayant les légendes, en soulevant les tapis, en fouillant les placards, le collectif Georgette Sand donne à voir et à (re)connaître soixante-quinze femmes – aventurières, militantes, artistes, scientifiques … – qui ont marqué l’histoire sans qu’on le sache ou qu’on s’en souvienne.

Grâce à ces portraits, l’invisibilité n’est plus une fatalité et peut même être désamorcée très simplement : pour être reconnues, il faut être connues, et pour être connues, il faut être vues.

 

Avis : J’ai entendu parler de ce livre très récemment ; dès que je l’ai vu en librairie, je l’ai pris !

Ni vues ni connues est tout à fait le genre de livres que je recherche et que j’adore ! Un peu comme Culottées de Pénélope Bagieu, c’est un recueil de biographies de femmes oubliées par l’Histoire. Ici, les articles sont réparties selon des catégories comme « Les intellectuelles », ou « Les artistes ». Il est facile de retrouver rapidement une femme, en particulier grâce au sommaire, à la fin, mais aussi grâce au petit résumé avant que commence la catégorie. Chaque biographie est accompagnée d’une photographie, d’un tableau, ou d’une illustration de la femme en question, ce qui permet de voir à quoi elle ressemblait, de mettre un visage sur un nom. Chaque article est court (toujours trois pages), raconte brièvement la vie de la femme concernée, et le lecteur dispose d’un petit « Elle vous inspire ; découvrez aussi » avec d’autres femmes rapprochées de celle qui est présentée.

J’ai appris énormément de choses, et j’ai très, très envie d’un deuxième tome sur les femmes qui se trouvent justement dans le petit encart dont je parle juste au-dessus, le « découvrez aussi ». Je connaissais déjà certaines femmes, comme Sappho, Christine de Pizan, ou Hatchepsout, mais j’en ai découvert beaucoup d’autres, comme Rosetta Tharpe, Violette Morris ou Alexandra David-Néel. Le livre est très bien documenté et les autrices fournissent une bibliographie riche qui a encore enrichi ma wish-list !!

Parfois, je dois l’avouer, le lecteur peut être ébahi : toutes ces femmes oubliées, mais comment est-ce possible ? Toutes ces femmes avilies, volées, effacées … Il est grand temps qu’on se souvienne d’elles, qu’elles soient placées au même niveau que leurs homologues masculins, et que les filles et les femmes comprennent qu’elles ont derrière elles, pour les soutenir, de nombreuses femmes extraordinaires. J’ai aussi aimé la partie qui reconnaît la violence des femmes : elles ne sont pas uniquement douces, fragiles, ou tournées vers le bien. J’ai aimé que le livre nous montre comment les femmes sont considérées, de manière très paradoxale : elles sont trop fragiles pour gouverner, ou ce sont des sorcières, des femmes tyranniques, de mauvaises reines. J’ai aimé que, dans ce livre, on trouve aussi bien Berty Albrecht qu’Irma Grese ; les femmes sont des héroïnes, mais ce sont aussi des tortionnaires, exactement comme les hommes. Cela permet de mettre fin au mythe de la femme maternelle, incapable de faire le mal ; mais aussi au mythe de la femme incapable de prendre les choses en main, incapable de régner, de gouverner, de diriger.

Le livre s’achève avec une postface de Pénélope Bagieu sur le métier rêvé des petites filles : il faut plus de livres comme Culottées, comme Ni vues ni connues, comme Le Mythe de la virilité !

 

Donc, un excellent livre, que je recommande !! 

The Song of Achilles de Madeline Miller

Posté : 22 août, 2019 @ 2:32 dans Avis littéraires, Coup de cœur | 2 commentaires »

Genre : MythologieThe Song of Achilles

Editeur : Bloomsbury (Modern Classics)

Année de sortie : 2017 [2011]

Nombre de pages : 352

Titre en français : Le Chant d’Achille

Synopsis : Greece in the age of heroes. Patroclus, an awkward young prince, has been exiled to the court of King Peleus and his perfect son Achilles. Despite their differences, the boys develop a tender friendship, a bond which blossoms into something deeper as they grow into young men.

But when Helen of Sparta is kidnapped, Achilles is dispatched to distant Troy to fulfill his destiny. Torn between love and fear for his friend, Patroclus follows, little knowing that the years that follow will test everything they hold dear.

 

Avis : J’ai lu Circe l’année dernière, et ce fut un immense coup de cœur. J’avais donc peur de lire The Song of Achilles et de moins apprécier. Quelle erreur de ma part !

Il semblerait que Madeline Miller ne puisse pas écrire un mauvais livre. The Song of Achilles, à son tour, est un coup de cœur. Et pourtant, il aurait pu avoir des difficultés à me plaire ! En effet, bien que je sois fan de mythologie, je ne le suis pas du tout du héros Achille. Depuis que j’ai connaissance de l’histoire de la guerre de Troie, je me sens bien plus proche des Troyens que des Grecs. Comment se sentir proche d’un peuple qui décide de récupérer une femme qui a peut-être tout simplement décidé de quitter son mari ? d’un peuple dont le chef [SPOILER] n’hésite pas à faire assassiner sa propre fille pour pouvoir partir en guerre massacrer des centaines de gens ? [FIN DU SPOILER] d’un peuple qui compte Ulysse dans ses rangs, peut-être un des seuls personnages de la mythologie que je déteste vraiment ? Donc, The Song of Achilles partait avec un handicap : il était, à nouveau, dans le camp des vainqueurs, ceux que je n’appréciais pas. Et pourtant …

The Song of Achilles reprend le mythe d’Achille et Patrocle ; je ne veux pas trop vous en dire, mais il me semble que tout le monde est un peu au courant de la version de ce mythe qu’a choisi de transmettre Madeline Miller [si vous n’avez pas envie d’en savoir plus et que vous ignorez la reprise du mythe, ne lisez pas ce paragraphe !] : Achille et Patrocle ne sont pas seulement meilleurs amis, liés par un pacte, Patrocle étant le compagnon d’études d’Achille ; ils sont aussi amants, amoureux, faits l’un pour l’autre. Nous sommes donc face à une romance homosexuelle. Vous le savez, moi et les romances, nous ne faisons pas bon ménage ; et pourtant, c’était si beau … j’ai adoré ! Etrangement, même les scènes sexuelles, qui ne sont pas explicites, mais qui sont tout de même assez bien suggérées, ne sont pas gênantes ! J’ai vraiment adoré cette réécriture du mythe et, ce qui est extraordinaire : elle est cohérente avec le reste de l’histoire mythologique ! Tout s’explique grâce à cette version, rien n’est laissé de côté !

Plus encore : ce livre m’a fait aimer Achille ! Oui, ce héros grec qui tue mon héros mythologique préféré, qui se bat contre les Amazones, qui fait partie d’un complot pour mener une héroïne innocente à sa mort, Madeline Miller me l’a fait aimer. Après ça, je me dis que si elle veut tenter de réhabiliter Ulysse, elle peut carrément avoir toutes ses chances ! (haha) Il est à double facette : son aspect humain ressort quand il est avec Patrocle ; son aspect divin, imbuvable, arrogant, supérieur, ressort quand il devient un héros tel que l’entendent les Grecs, quand il touche son héritage divin du bout des doigts. C’était à la fois terrible et beau de le voir être tiraillé entre ces deux identités qui cohabitent en lui. Patrocle, quant à lui, est présenté comme étant l’exact opposé d’Achille : il est plutôt « faible », très loin de l’image du héros grec. Il est quelconque, sans beauté, sans force. Et il ne s’intéresse pas à la force. Il est plus dans la douceur. Ce pourrait être le seul bémol : Patrocle, dans la mythologie, est censé être un héros lui aussi. Mais, en fin de compte, ce n’en est pas un. [SPOILER] Evidemment que Patrocle est un héros pour les Grecs et dans la mythologie : son euphorie, sa folie meurtrière lui permet d’éliminer de nombreux Troyens, dont Sarpedon, avant de mourir lui-même ; plus encore, sa mort permet à Achille d’entrer dans une fureur telle qu’il est prêt à enfin tuer Hector, ce qu’il repousse depuis des années. [FIN DU SPOILER] Bien sûr, le lecteur rencontre d’autres personnages bien moins sympathiques, comme le père de Patrocle, qui ne mérite pas que je me souvienne de son nom, Agamemnon, en compétition avec Ulysse pour la place de personnage que je déteste le plus dans la mythologie, Ulysse lui-même, et sa foutue ruse ! Ajax et sa violence. On ne croise pas Cassandre, ni Clytemnestre. Iphigénie passe brièvement, et Briséis est une des figures féminines mises en valeur dans ce roman. Autre figure féminine, celle de la mère, Thétis. Difficile de l’apprécier : elle représente très bien la hauteur des dieux, leur manque de compréhension des hommes et de leurs sentiments, ce qui est bien repris dans Circe. Mais il se concentre clairement sur l’acceptation de ce lien tout particulier entre Achille et Patrocle, un lien mal vu, décrié, moqué – en l’absence d’Achille, évidemment !  

Je connaissais déjà la fin de l’histoire, je savais déjà tout ce qui allait arriver – même si j’avais oublié certains détails qu’ils étaient intéressants de voir manipulés par Madeline Miller ! Comme mon cœur s’est serré … comme c’était beau, tragique, violent, brutal, inévitable … L’autrice a un don pour les fins réussies, c’est sûr : celle-ci surpassait celle de Circe haut la main, c’est dire !

Est-il vraiment besoin de vous dire que l’émotion est au rendez-vous ? Je ne peux pas apprécier un livre qui ne me touche pas, que ce soit positivement ou négativement. Ce livre est, comme je l’ai dit, à la fois terrible et beau, cruel et magnifique. Dernière remarque : l’écriture de Madeline Miller est un tel régal !! J’ai hâte de lire sa prochaine œuvre, quelle qu’elle soit !

 

Donc, une magnifique histoire, une version du mythe qui reprend bien l’original tout en le magnifiant. Un coup de cœur à nouveau !!

 

The Expanse, book 2: Caliban’s War de James S. A. Corey

Posté : 19 août, 2019 @ 3:43 dans Avis littéraires, Coup de cœur | 2 commentaires »

Genre : SFCaliban's War

Editeur : Orbit

Année de sortie : 2013 [2012]

Nombre de pages : 595

Titre en français : The Expanse, tome 2 : La Guerre de Caliban

Synopsis : WE ARE NOT ALONE

On Jupiter’s largest moon, a Martian marine watches as her platoon is slaughtered by a monstrous supersoldier.

On Earth, a high-level politician struggles to prevent interplanetary war from reigniting.

And on Venus, an alien protomolecule has overrun the planet, wreaking massive, mysterious changes and threatening to spread out into the solar system.

Once again, Jim Holden and the crew of the Rocinante find themselves in the eye of the storm. A missing child mat hold the key to humanity’s survival – but only if they can find her first.

Caliban’s War is the powerful second novel in the New York Times bestselling Expanse series, following on from the Hugo-nominated Leviathan Wakes.

 

ATTENTION SPOILERS POUR CEUX QUI N’ONT PAS LU LE PREMIER TOME

 

Avis : J’ai commencé cette série en 2018, avec Leviathan Wakes, et je me suis dit qu’il était temps de poursuivre, rien que parce que je ne cesse de teaser mon compagnon avec la série télé, qu’on ne peut pas regarder parce que je dois avancer dans la série de livres avant #booksfirst

Honnêtement, j’ai eu un peu de mal à entrer dans ce tome. Tout était génial : le décor, l’histoire, les personnages, l’écriture. Et pourtant, quelque chose manquait, je n’avais pas le déclic ! Il a fallu que je me plaigne à mon amie Aurore pour qu’enfin j’entre dans l’histoire et là … WOOW !!

Par où commencer ? Leviathan Wakes (L’Eveil du léviathan), le premier tome de The Expanse, était très bon, mais quelque chose n’allait pas pour moi dans ce livre. J’adorais les personnages, j’étais attachée à eux, l’intrigue était très originale et prenante, mais il manquait un élément, et j’espérais que ce deuxième tome comble cette lacune. Ce ne fut pas le cas pendant toute la première partie du livre, et j’ai commencé à désespérer en me disant que cette série n’était peut-être tout simplement pas faite pour moi. Puis, le déclic, et WOW JE VEUX LIRE CETTE SERIE TOUTE ENTIERE MAINTENAAAAAAAANT !

Caliban’s War (La Guerre de Caliban) suit bien le premier tome : Jim et son équipage travaillent pour l’OPA (je ne sais pas si l’abréviation est la même en VF) depuis six mois, et la proto-molécule est toujours sur Vénus, à faire des choses que personne ne comprend. On voit bien, dès le début, les conséquences de ce qui est arrivé dans le premier tome sur les personnages, et surtout sur Jim Holden, qui ne ressemble plus du tout au Jim de Leviathan Wakes. J’ai adoré cette évolution du personnage : on sent bien le contrecoup, le choc dont le capitaine ne parvient pas à se débarrasser. C’est plus cohérent que si tout avait été balayé d’un revers de main, comme si rien ne s’était passé dans le volume précédent ! J’ai adoré ce sentiment d’angoisse dès que Vénus est mentionnée : ça finit par être contagieux, et le lecteur lui-même appréhende quand le sujet revient ! A partir du moment où j’ai atteint à peu près la moitié du roman, j’ai été complètement emportée dans l’histoire, et je ne parvenais pas à reposer le livre !! C’était tellement prenant !! Et j’avais envie de lire CHAQUE point de vue, alors que, dans la première partie, j’en trouvais certains moins intéressants que d’autres.

Je me suis de plus en plus attachée aux différents personnages, même aux nouveaux, et même à Bobbie : ce sont ses chapitres dont je n’étais pas une grande fan au début du tome ! J’adore les groupes, et celui qui se forme est tout simplement GENIAL !! Je n’arrive même pas à décider qui est mon préféré : j’adore Holden pour son courage, son humanité, et sa façon de toujours vouloir aider tout le monde ; j’adore Naomi pour sa gentillesse et sa lucidité, pour sa franchise et sa classe ; j’adore Amos pour son humour, son sens de la justice, son côté ours ; j’adore Alex pour sa douceur, et parce que c’est tellement classe d’être pilote de vaisseau !! Je suis aussi très attachée à Avasarala, grâce à son côté grincheux et à sa détermination. J’ai appris à aimer Bobbie parce qu’elle me touche, un peu comme Prax ! Enfin, j’adore les bouquins aux points de vue multiples !

J’ai adoré les intrigues politiques dans lesquelles le lecteur se retrouve immergé grâce au point de vue d’Avasarala – sans doute aussi une raison de plus pour laquelle j’aime vraiment beaucoup ce personnage ! C’était très complexe, assez difficile de deviner qui était le « méchant » de l’histoire en fin de compte !

Autre chose que j’adore dans cette série : la précision scientifique, et le fait que tout semble cohérent. Au début, ça l’était tellement que c’était un peu compliqué de tout comprendre, je dois bien l’admettre, mais c’était énorme de se dire que ce qu’on lit, même si c’est de la SF, pourrait arriver un jour !

CETTE FIIIIIIIIIN MON DIEUUUUUUUUUU !!! Je m’en doutais tellement !! J’étais tellement contente que ça arrive ENFIN !! J’ai tellement hâte de lire la suite !!

 

Donc, un excellent deuxième tome, coup de cœur, qui place cette série parmi mes préférées du moment, et parmi celles que j’ai le plus envie de poursuivre rapidement !

 

Le Cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates de Mary Ann Shaffer et Annie Barrows

Posté : 8 août, 2019 @ 4:22 dans Avis littéraires, Coup de cœur | Pas de commentaires »

Genre : Historique Le Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates

Editeur : Nil

Année de sortie : 2009 [2008]

Nombre de pages : 395

Titre en VO : The Guernesey Literary and Potato Peel Pie Society

Synopsis : « Je me demande comment cet ouvrage est arrivé à Guernesey. Peut-être les livres possèdent-ils un instinct de préservation secret qui les guide jusqu’à leur lecteur idéal … »

Janvier 1946. Tandis que Londres se relève douloureusement de la guerre, Juliet, jeune écrivain, cherche un sujet pour son prochain roman. Comment pourrait-elle imaginer que la lettre d’un inconnu, natif de l’île de Guernesey, va le lui fournir ? Au fil de ses échanges avec son nouveau correspondant, Juliet pénètre un monde insoupçonné, délicieusement excentrique ; celui d’un club de lecture au nom étrange inventé pour tromper l’occupant allemand ; le « Cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates ». De lettre en lettre, Juliet découvre l’histoire d’une petite communauté débordante de charme, d’humour, d’humanité. Et puis vient le jour où, à son tour, elle se rend à Guernesey …

Fantasque, drôle, tendre et incroyablement attachant …

Bienvenue dans Le Cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates !

 

Avis : J’ai ce livre dans ma PAL depuis avril 2013 … SHAAAAAAME

Et, en même temps, je me dis que j’ai bien fait de garder ce livre pour ce moment précis : j’avais envie d’une lecture à la fois légère et signifiante, et peu de livres peuvent offrir ces deux aspects en même temps. C’est le cas du Cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates : on a le côté léger avec la romance, et les déboires de cette chère Juliet, mais aussi le côté plus lourd avec la description de l’occupation de l’île de Guernesey par les Nazis pendant la guerre. S’ajoute à cela le fait que ce livre est un roman épistolaire, et il avait tout ce qu’il faut pour me plaire !

Je remarque que, de plus en plus, j’aime les romances que je lis, ce qui me semble très bizarre, étant donné que ce n’est vraiment pas mon style ; peut-être est-ce simplement qu’elles sont mieux écrites ? ou qu’elles ne sont pas gangrenées par des tropes qui me dérangent ? Ici, pas d’instalove, et une sorte de triangle amoureux qui n’en est pas vraiment un pour moi [SPOILER] puisqu’il n’y a pas de mystère : Mark est un des seuls personnages détestables de ce livre, il ne peut pas finir avec Juliet évidemment ! En revanche, étrangement, j’étais, comme Isola, persuadée que Juliet allait finir avec Sidney ! [FIN DU SPOILER]

Si l’on regarde bien, dans ce livre, j’ai tout aimé – excepté la scène du cochon ! [SPOILER] Savoir que le doux Dawsey se charge de l’exécution de cochons qui lui font visiblement confiance ne m’a pas fait haïr le personnage, que j’adore toujours autant, mais, je ne sais pas… c’était assez « gênant » comme scène pour moi. [FIN DU SPOILER] J’ai adoré les personnages ! Juliet est l’archétype de la jeune femme indépendante des années 40 qui gagne sa vie sans avoir besoin d’un homme ; pour autant, elle aimerait trouver l’amour, ce dont elle discute avec son amie Sophie ! Elle est écrivaine et journaliste, ce qui la rend également attachante ! Dawsey, lui, est le premier inconnu à lui envoyer une lettre : leur premier lien est la littérature, et particulièrement Charles Lamb – qui a rejoint ma wish-list ! Il est taciturne, mais adorable dans le moindre de ses gestes et de ses mots. Kit est elle aussi adorable ; elle donne envie de la serrer très fort, une fois qu’on a gagné sa confiance, bien sûr ! Sidney était mon personnage préféré au début du roman : j’aime beaucoup ses lettres, son humour, qui correspond à celui de Juliet, son côté protecteur ! Enfin, Isola, comme les autres, est adorable ! Elle est un peu folle, hilarante, et possède un cœur énorme qui lui permet d’accueillir des inconnus chez elle pour ceux qu’elle aime. La connexion entre ces personnages de Guernesey et de Londres : Elizabeth. [SPOILER] Quelle détresse quand Remy nous apprend ce qui lui est arrivé … J’aurais tellement aimé la rencontrer dans le livre, autrement que par les dires de ses proches ! [FIN DU SPOILER]

Autres éléments que j’ai adorés : le décor, qui m’a vraiment donné envie de partir découvrir l’île au plus vite ; l’époque, parce que j’ai l’impression qu’il est assez rare de lire des romans dont l’action se situe juste après la guerre, souvent, c’est plutôt pendant ! Ce livre est un condensé d’émotions : on pleure, on rit, c’est mignon, c’est intense !

 

Donc, un très bon roman aux personnages attachants, à la fois triste et beau !

 

Mythology: Timeless Tales of Gods and Heroes d’Edith Hamilton

Posté : 7 août, 2019 @ 2:09 dans Avis littéraires, Coup de cœur | Pas de commentaires »

Genre : MythologieMythology

Editeur : Black Dog and Leventhal

Année de sortie : 2017 [1942]

Nombre de pages : 353

Titre en français : La Mythologie

Synopsis : Since its original publication by Little, Brown and Company in 1942, Edith Hamilton’s Mythology has been a perennial bestseller and has sold millions of copies throughout the world. Expansive in its scope, Mythology brings to life for the modern reader Greek, Roman, and Norse myths and legends, as well as the gods, heroes, and mortals who inhabit them, and who have inspired human creativity from antiquity to the present.

Vivid, decadent, and full of action, Hamilton’s retellings of these timeless tales – from the birth of the goddess Athena, who sprung fully formed from the head of her father Zeus, to the great adventures of Ulysses and the labors of Hercules – appeal to readers of all ages and reveal essential truths about the behavior of man.

The book is organized into seven parts: The Gods, the Creation, and the Earliest Heroes; Stories of Love and Adventure; The Great Heroes Before the Trojan War; The Heroes of the Trojan War; The Great Families of Mythology; The Less Important Myths; and The Mythology of the Norseman, and includes genealogies. The ten full-color plates by Jim Tierney, specially commissioned for this 75th anniversary edition, are the perfect complement to Hamilton’s classic work.

 

Avis : Ce livre m’a été offert à Noël, en même temps que Fangirl ; je n’attends plus 5 ans pour lire mes livres, c’est merveilleux !!

Sans aucune surprise, j’ai adoré Mythology ! Mais, ce livre a quelque chose de plus : il fait partie de cette rare catégorie, les parfaits ! L’autrice nous raconte les grands mythes, plus quelques autres, dans leur intégralité, ce qui n’est pas le cas de tous les auteurs ! C’est la première fois que je trouve un résumé complet de la guerre de Troie ! Même les lecteurs qui n’ont aucune connaissance en mythologie peuvent apprécier ce livre : l’essentiel est dit ! Et pour ceux qui adorent la mythologie, ce bouquin est une perle ! Pour l’embellir encore d’avantage, il est illustré ; certes, les illustrations ne sont pas nombreuses, mais elles sont vraiment magnifiques !

Le livre se divise en sept parties. La première s’appelle « Les Dieux, la Création et les premiers héros ». On y découvre les Olympiens, mais aussi les plus petits dieux ainsi que le Panthéon romain ; comment le monde et l’humanité ont été créés ; des héros comme Prométhée, ainsi que des mythes comme celui de Narcisse ou d’Europe. J’ai adoré que l’autrice cite à chaque fois ses sources, tout en mettant en avant leurs avantages et leurs inconvénients ; mais aussi qu’elle interprète parfois certains mythes, notamment les mythes sacrifiels. Je ne les avais jamais vus sous cet angle !  La deuxième partie, « Histoires d’amour et d’aventures », se concentre – sans surprise ! – sur l’amour, et les grandes quêtes ! On y trouve les grands mythes amoureux, comme Cupidon et Psyché, ou Pyrame et Thisbé, mais aussi la Quête de la Toison d’or, ainsi que d’autres aventures comme celle de Phaëton ! Suit une partie sur « Les grands héros avant la guerre de Troie », partie dans laquelle se trouve une femme, Atalanta ! On y trouve aussi les héros les plus connus : Persée, Thésée et Hercule ! Viennent ensuite « Les héros de la guerre de Troie », une partie qui résume parfaitement l’histoire de cette guerre de la vengeance de Discorde à la fondation d’Albe par Enée !

La cinquième partie nous présente « Les grandes familles de la mythologie », à savoir celles d’Atrée, de Thèbes et d’Athènes. On y retrouve de grands mythes comme celui d’Œdipe ou d’Oreste ! La sixième partie se concentre sur « Les mythes moins importants », tels celui de Sylla ou des Danaïdes. Vient aussi un chapitre qui offre un court résumé de certains mythes rangés dans l’ordre alphabétique ! Et, enfin, la dernière partie traite de « La mythologie nordique » ! Etant donné la brièveté du chapitre, face à un livre complet sur la mythologie grecque, le lecteur se doute bien que cette partie ne sera pas autant fouillée que le reste. Seuls les grands mythes et personnages/dieux sont évoqués. On peut plutôt parler d’introduction à la mythologie nordique !

 

Donc, je ne peux que recommander ce livre à tous les fans de mythologie, mais aussi à ceux qui veulent la découvrir !

 

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