Redbluemoon

I found myself in Wonderland.

Archive pour la catégorie 'Avis littéraires'

Three Dark Crowns, book 3: Two Dark Reigns de Kendare Blake

Posté : 16 octobre, 2018 @ 9:13 dans Avis littéraires, Challenge | Pas de commentaires »

Genre : Fantasy Two Dark Reigns

Editeur : HarperTeen 

Année de sortie : 2018

Nombre de pages : 447

Synopsis : Arsinoe, Mirabella, and Katharine aren’t the only queens stirring things up on Fennbirn island.

Katharine has waited her whole life to take the throne. But with the whereabouts of her sisters still unknown, the crown weighs all too heavy on her anxious head.

Hiding out on the Mainland, Arsinoe and Mirabella become haunted by visions of the legendary Blue Queen – a rare and mystical fourth-born queen who died hundreds of years earlier – and her dead, boney finger keeps pointing them back to Fennbirn.

And then there’s Jules, feeling alone but armed with new friends who tell her of a rebel army that wants to usurp the throne from Queen Katharine. The one they believe will lead the charge? Jules herself.

A queen on the throne, two on their way home, and an unexpected renegade who’s gone to ground. The crown has been won … but these queens are far from done. 

 

Avis : J’avais précommandé ce livre, mais il est arrivé bien après la date de parution ! Je l’ai choisi pour entrer dans la catégorie « Le fantôme de l’opéra » dans « Automne Frissonnant » pour le Pumpkin Autumn Challenge. Si vous n’avez pas lu les deux premiers tomes, cette chronique peut contenir des spoilers. 

Je trouvais déjà que le deuxième tome était meilleur que le premier, malgré quelques petites choses agaçantes. Celui-ci est également à la hauteur, malgré un bémol : je m’y attendais.

En effet, j’avais parié que [SPOILER] Jules allait devenir reine, ou, en tout cas, tenter de le devenir, je ne savais juste pas comment au juste. Eh bien, c’est exactement ce qui arrive dans ce tome. C’était évident, étant donné ses pouvoirs et leur puissance ! [FIN DU SPOILER] Donc, je n’ai pas vraiment été surprise de la voir tenter de s’élever à travers une rébellion contre Katharine. Mais, du coup, je trouve que cette nouvelle position rend le personnage de Jules bien moins attrayant, moins fouillé que dans les tomes précédents. Sans Joseph et Arsinoé, elle semble tellement différente de celle que le lecteur a appris à aimer !

Katharine, reine couronnée, quant à elle, est difficile à détester, comme dans les tomes précédents. C’est un personnage assez sombre (elle est tout de même habitée, ici, et dans One Dark Throne, par les esprits des sœurs mortes avant elle !), mais qui recèle une part de lumière cachée à cause de la possession dont elle fait l’objet. Elle rappelle, dans ce tome, que les gens qui l’entourent la voient sans doute encore comme la petite Katharine, alors qu’elle ne se sent plus du tout cette jeune fille ; les esprits l’ont endurcie, et ont, en quelque sorte, changé sa personnalité. Désormais reine, elle doit faire son possible pour gouverner l’île de son mieux. Mais, quand la brume se lève, que peut-elle faire pour l’arrêter ?

En effet, le gros plus de ce livre, par rapport aux autres, est l’ajout d’un acteur qui était déjà présent, mais qui est mis en avant ici : la brume créée par la Reine Bleue, Illiann, pour protéger Fennbirn. Alors que le règne de Katharine et la rébellion commencent, elle se lève, et agit très étrangement. Plusieurs hypothèses sont avancées pour l’expliquer : le fait que Katharine soit une non-morte, le fait que la rébellion soit contre nature. Elle est aussi l’occasion de plonger dans l‘histoire de l’île, afin de découvrir son passé, et notamment l’époque de la création de la brume. J’ai aimé ses incursions dans le passé, et je pense vraiment lire Queens of Fennbirn (il me permettra aussi de patienter pour la sortie du dernier tome de la série, sans doute prévue pour l’année prochaine !)

Des petits plus :

_la découverte du continent ;

_le retour de [SPOILER] Pepper ! [FIN DU SPOILER] ;

_l’évolution du personnage de Bree, que j’aime beaucoup aussi.

Les petits moins :

_la carte de l’édition représente la répartition des terres dans le passé ; mais à quoi correspondent les terres actuelles ? D’où vient Billy par rapport à Nicolas par exemple ? Ce n’est pas tout à fait clair.

La fin est intense (c’est le moins qu’on puisse dire) et assez abrupte ; j’ai très envie de lire la suite, mais je pense que j’aimerais aussi en lire plus sur les reines précédentes !

 

Donc, un très bon troisième tome, qui finit sur un assez cliffhanger, et qui permet d’en apprendre plus sur l’île et son fonctionnement. 

L’Héritage des Rois-Passeurs de Manon Fargetton

Posté : 8 octobre, 2018 @ 6:30 dans Avis littéraires, Challenge, Coup de cœur | Pas de commentaires »

Genre : Fantasy L'Héritage des Rois Passeurs

Editeur : Milady 

Année de sortie : 2016 [2015] 

Nombre de pages : 473

Synopsis : Ombre et Rive sont deux reflets d’une même réalité, et Enora est la seule à avoir le pouvoir de passer de l’un à l’autre. Lorsque sa famille est brutalement décimée par des assassins, elle se réfugie au seul endroit où ses poursuivants ne peuvent l’atteindre : au royaume d’Ombre, sur la terre de ses ancêtres. Là, sa route croisera celle de Ravenn, princesse rebelle de retour d’exil et bien décidée à s’emparer du trône qui lui revient de droit. Coïncidence, ou rencontre orchestrée de longue date ? 

 

Avis : J’ai beaucoup entendu parler de Manon Fargetton, notamment sur la chaîne de Rêve ta vie en lecteur ! Elle m’a convaincue de tenter le coup avec L’Héritage des Rois-Passeurs.

Alors, déjà, je ne m’attendais pas à la première scène, alors qu’elle est évoquée dans le synopsis : c’est le massacre de la famille d’Enora. Tant de violence dès le début du roman, et un personnage déjà voué à la vengeance à tout prix … Au moins, il est clair, dès le début, que l’auteure n’a pas peur de tuer des personnages, ni de mettre sous les yeux des lecteurs des scènes difficiles à lire !

Globalement, j’ai tout adoré dans ce livre. L’écriture est très belle, j’ai aimé que l’auteure adapte notre langue pour Ombre, que ce soit différent tout en gardant des ressemblances. C’est un peu déroutant, mais ça donne au lecteur une idée des sentiments des personnages qui débarquent en Ombre. L’univers est original : deux mondes cohabitent en miroir, Rive et Ombre. J’ai aimé que l’auteure glisse quelque part que cela ne veut pas dire qu’un monde est une copie, et donc moins important que l’autre. La magie a l’air fascinante, j’ai vraiment envie d’en lire plus à son sujet ! Le lecteur apprend déjà l’existence d’une académie pour magiciens, que les magiciennes sont chassées, tuées quand elles sont trop puissantes et restreintes quand elles ne sont que moyennes, mais que certaines d’entre elles se sont réfugiées à Sav-Loar (le centre du second « tome » de la série, Les Illusions de Sav-Loar). J’ai adoré l’idée des Noirs Portraits (j’ai d’ailleurs eu une théorie à un moment donné, mais elle s’est révélée fausse).

Avec tout ça, je n’ai pas encore parlé de l’histoire ! Le lecteur va suivre plusieurs personnages, mais les deux principaux sont deux jeunes femmes, Ravenn et Enora. Cette dernière est celle qui voit sa famille massacrée dans la première scène, et qui, depuis, cherche vengeance. Née à Rive, elle est apparemment issue de la lignée des Rois-Passeurs, sans comprendre ce que cela implique. J’ai trouvé qu’il était, finalement, assez difficile de véritablement s’attacher à Enora. Elle est comme une bombe à retardement, et le lecteur ne sait pas trop comment la cerner, ni qu’apprécier chez elle. Brisée par la mort de ses proches, elle est complètement aveugle à tout, sauf à sa vengeance. Elle s’attache elle-même à d’autres personnages, mais visiblement pas assez pour renoncer à son projet funeste. Il a été beaucoup plus simple pour moi de m’attacher à Ravenn. J’ai adoré ce personnage : elle est libre, tout à fait indépendante, ce qui ne l’empêche pas de tisser des liens forts et durables avec d’autres. Princesse exilée pour une raison aberrante, elle est de retour pour récupérer le trône d’Ombre. C’est une fine stratège, une femme forte qui cache ses sentiments, une reine née. J’espère vraiment la retrouver dans le tome suivant.

Le seul bémol potentiel est le fait que la fin ne m’a pas surprise, ou émue autant que ce à quoi je m’attendais. Mais cela n’a pas gâché mon plaisir, et je lirai Les Illusions de Sav-Loar dès que possible ! 

 

Donc, un excellent premier tome, qui me donne envie d’en savoir beaucoup plus sur le monde d’Ombre et sa magie. 

Library Wars, tome 3 : Crises de Hiro Arikawa

Posté : 2 octobre, 2018 @ 6:42 dans Avis littéraires, Coup de cœur | Pas de commentaires »

Genre : SFLibrary Wars, tome 3

Editeur : Glénat (roman) 

Année de sortie : 2011 [2007]

Nombre de pages : 217

Titre en VO : Toshokan Kiki 

Synopsis : Japon, fin 2020. La guerre entre les troupes chargées de mettre à exécution la censure et celles qui s’y opposent a gagné en intensité. Benjamine du Groupe d’intervention des bibliothèques, Iku Kasahara est désormais fixée sur l’identité du mystérieux officier si longtemps poursuivi et fantasmé : l’homme n’est autre que le lieutenant Dojo, son supérieur direct. Si elle veut faire correspondre ses rêves et la réalité, la jeune femme va devoir gagner en expérience, pour enfin être reconnue par ce chef impitoyable … 

 

Avis : Comme j’ai beaucoup aimé le deuxième tome, et que cette série est assez commode à lire dans les transports, je me suis dit que j’allais poursuivre avec le troisième volume. Evidemment, spoilers potentiels pour ceux qui n’ont pas lu les tomes précédents. 

On retrouve toujours les mêmes personnages, auxquels je suis toujours aussi attachée : Iku, comme dans le deuxième livre, est beaucoup moins agaçante. Son évolution est visible pour le lecteur. Après les événements de Troubles, elle doit remettre en question ses choix et ses relations : est-elle en train de tomber amoureuse de Dojo, ou ne ressent-elle quelque chose que parce qu’elle vient d’apprendre qu’il est son « prince charmant » ? Bien sûr, la romance devient plus évidente, prend un peu plus d’ampleur puisqu’Iku s’interroge sur ses sentiments potentiels pour Dojo. Je persiste aussi à croire qu’une histoire d’amour naissante apparaît entre deux autres personnages. Au fil de la série, il est clair que l’auteure a voulu développer ses personnages secondaires. Les intrigues annexes les mettent en avant, les développent aux yeux du lecteur. J’aime toujours autant le personnage de Shibasaki, assez complexe, parfois sombre, mais qui laisse voir ses bons côtés. 

L’intrigue principale concernant les bibliothèques et leur protection avance elle aussi puisqu’Iku, Tesuka et Shibasaki doivent passer un examen pour monter en grade. De plus, ce volume comporte, pour moi, plus de scènes d’action, que les précédents, notamment une qui est assez nouvelle dans la série : une bataille dans laquelle des personnages meurent ou se retrouvent choqués par la violence qui peut se déchaîner quand on traite d’art et de sa protection. Comme les autres tomes, celui-ci pose des questions liées à la censure, à la défense de la liberté d’expression. Le féminisme est aussi abordée dans une moindre mesure : Iku est tout de même une femme soldat, ce qui est plutôt commun dans le roman, mais le fait qu’elle ait intégré le GIB la change en modèle. De plus, cette position est considérée comme non féminine par sa mère, qui veut qu’elle démissionne dans le deuxième tome parce que son travail est trop dangereux. 

La fin était très belle, émouvante, et donne envie de lire la suite (et fin !) très rapidement ! 

 

Donc, une très bonne série, qui permet d’aborder des sujets qui font réfléchir, mais aussi de se détendre et de passer un bon moment avec des personnages attachants. 

The Shaking Woman, Or, a History of My Nerves de Siri Hustvedt

Posté : 28 septembre, 2018 @ 9:42 dans Avis littéraires, Coup de cœur | Pas de commentaires »

Genre : Psychologie, Science The Shaking Woman

Editeur : Sceptre

Année de sortie : 2010

Nombre de pages : 199

Titre en français : La Femme qui tremble : Une histoire de mes nerfs 

Synopsis : While speaking at a memorial event for her father, Siri Hustvedt suffered a violent seizure from the neck down. She managed to finish her talk and the paroxysms stopped, but not for good. Again and again she found herself a victim of the shudders. What had happened?

Chronicling her search for the shaking woman, Hustvedt takes the reader on a journey into contemporary psychiatry, neurology and psychoanalysis. She unearths stories and theories from the annals of medical history, literature and philosophy, and delves into her own past. In the process, she raises fundamental questions: what is the relationship between mind and body? How do we remember? What is the self?

In a seamless synthesis of personal experience and extensive research, Hustvedt conveys the often frightening mysteries of illness and the complexities of diagnosis. As engaging as it is thought-provoking, The Shaking Woman brilliantly illuminâtes the age-old dilemma of the mental and the physical, and what it means to be human. 

 

Avis : Depuis que j’ai lu The Summer Without Men (Un été sans les hommes), j’avais très envie de lire un autre livre de Siri Hustvedt ! J’ai choisi The Shaking Woman, Or, a History of My Nerves !

Comme l’indique le titre, ce livre est une non fiction, en partie les mémoires de Siri Hustvedt, en partie un essai scientifique sur les maladies mentales. L’auteure nous parle ici d’un événement qui a changé sa vie : un jour, alors qu’elle allait faire un discours en l’honneur de son père décédé, elle s’est mise à trembler de manière incontrôlable, sans que cela n’affecte sa capacité à parler. Les tremblements ont pris fin en même temps que le discours. Siri Hustvedt a donc fait des recherches sur cette « maladie », ce qui a pu la provoquer, comment la soigner : le livre est le résultat de son parcours pour élucider ce mystère. Elle mêle vie personnelle et essai sur la neurologie et sur la psychologie, avec une écriture toujours aussi agréable à lire. Elle se classe, pour moi, dans les auteurs qui peuvent écrire n’importe quoi et dont j’aimerais tout de même au moins l’écriture – donc, aux côtés de Margaret Atwood et Joyce Carol Oates ! Elle ne parle pas seulement de son cas, mais aussi d’autres maladies mentales dont elle n’est pas victime, comme la schizophrénie, la bipolarité, la dépression chronique. De nombreux sujets sont traités : il y a notamment une partie sur le rêve et la psychanalyse que j’ai trouvée très intéressante ! J’ai appris énormément de choses, et ce livre m’a clairement fait réfléchir sur pas mal de sujets, par exemple, la dualité esprit/corps, ou les capacités du cerveau. 

Seul problème, qui ne vient absolument pas du livre : j’ai choisi le mauvais moment pour le lire ! Je lis presque uniquement dans le train, donc je ne parvenais pas toujours à me concentrer pour comprendre toutes les notions abordées par l’auteure. J’ai dû relire certains passages plusieurs fois. J’aurais aussi aimé pouvoir surligner certaines phrases, écrire dans les marges ; malheureusement, ce n’était pas mon exemplaire ! Je pense donc relire ce livre (après l’avoir acheté !) histoire de prendre tout mon temps pour tout comprendre, noter des citations, annoter, me poser des questions, et lire d’autres livres sur le sujet peut-être ! Malgré cela, Siri Hustvedt se hisse peu à peu parmi mes auteures préférées ! J’ai hâte de lire d’autres de ses œuvres !!

 

Donc, un livre riche sur un sujet passionnant. L’auteure réussit à mêler sa vie et ses recherches et capte parfaitement son lecteur !! 

Injustice, les dieux sont parmi nous, Année 1, 1ere et 2e parties de Tom Taylor, Jheremy Raapack et Mike S. Miller

Posté : 22 septembre, 2018 @ 11:41 dans Avis littéraires, Coup de cœur | Pas de commentaires »

 

Genre : Comics Injustice année 1 1e partie

Editeur : Urban Comics

Année de sortie : 2017

Nombre de pages : 200

Titre en VO : Injustice, Gods Among Us, book 1

Synopsis : ATTENTION, pour ceux qui ne connaissent pas le jeu vidéo ou l’intrigue de ce premier tome, le synopsis spoile absolument tout !! 

Manipulé par le Joker, Superman tue la mère de son enfant à naître : Lois Lane. Fou de rage, l’Homme d’Acier s’en prend directement au Clown Prince du Crime et l’arrache des mains de Batman pour lui ôter la vie. Cet assassinat de sang-froid marque le début d’une ère sombre pour les héros de la Ligue de Justice.

Une ère où chacun devra choisir soigneusement son camp : rejoindre la croisade aveugle de Superman contre le crime ou entrer en rébellion aux côtés de Batman.

Avec plus de 500 000 exemplaires vendus, le jeu vidéo INJUSTICE – GODS AMONG US est entré dans le cercle très fermé des jeux de combat les plus joués au monde. Découvrez la série tirée de cet univers alternatif où les héros de DC COMICS subissent le joug d’un Superman devenu dictateur. Une intrigue dont les événements se situent juste avant le début du jeu, scénarisée par Tom TAYLOR (EARTH-2) et dessinée, entre autres, par Jheremy RAAPACK (Resident Evil), Mike S. MILLER (BATMAN : ARKHAM UNHINGED). 

 

Avis : J’avais bien envie de découvrir cette série !! Le jeu vidéo me faisait envie aussi, mais, il faut avouer, je suis quand même plus lecture, donc ce sont les BD qui m’ont conquise les premières !

Eh bien, je peux dire qu’Injustice est officiellement une de mes séries comics préférées !! Tout y était pour me séduire : action, émotion, réflexion. Et, bien sûr, graphismes ! Une perle ! MAIS, seul bémol, comme je l’ai dit plus haut : le synopsis, qui dit absolument tout (sans blague) si on ne connaît pas le jeu. Etant donné que je l’avais lu, je n’ai eu aucune surprise (excepté dans les moyens pour arriver à ce qui est décrit, bien sûr !)

Rentrons dans le vif du sujet ! (sans vraiment y entrer parce que je ne veux rien vous spoiler !) Comme l’indique plus ou moins le titre, Injustice : les dieux sont parmi nous traite de la question de la responsabilité des héros. Etant donné qu’ils ont des capacités qui les placent au-dessus du commun des mortels, ne devraient-ils pas prendre de grandes décisions à la place des êtres qui leur sont « inférieurs » ? C’est un peu (je dis bien, un peu !!) la même question dans Civil War chez Marvel, quand les héros se séparent parce que certains veulent rester indépendants et d’autres veulent être liés au gouvernement. Ici, une partie des héros de DC Comics va vouloir s’engager « politiquement », une autre va refuser de le faire. En réalité, c’est plus profond que ça ; mais je veux vous laisser la surprise pour ceux qui ne liront pas le synopsis !! Sachez tout de même que le Joker est impliqué (comme le montre bien la couverture, superbe, soit dit en passant !). J’ai toujours eu du mal avec ce personnage ; il me met assez mal à l’aise ! Mais [SPOILER] le voir mourir, tué par Superman, et voir Harley Quinn le pleurer, ça m’a fait mal au cœur ! J’ai aussi regretté qu’il soit mort parce que cela veut clairement dire qu’il a gagné. Superman ne sera plus jamais le même après son meurtre ! [FIN DU SPOILER] Je remarque, de plus en plus, que je me range souvent du côté de Batman, malgré le fait que Superman et Wonder Woman font aussi partie de mes superhéros préférés. Je comprends les deux camps, mais j’ai parfois envie de secouer Diana, qui semble abandonner temporairement son rêve de paix – ce qu’explique très bien Batman (je ne sais plus si c’est dans ce tome ou le suivant haha), et Superman, complètement aveuglé !

En effet, autre chose que j’ai beaucoup aimé : le fait que la série mette ici en avant un Superman qui craque complètement, et qui décide, en quelque sorte, de diriger le monde. Je pense que c’est quelque chose qui devait être attendu par les lecteurs. Superman est un être doux et gentil, tellement qu’il faut un électrochoc pour lui faire faire n’importe quoi. C’est à la fois désespérant et rassurant de le voir dans cet état : malgré son statut de quasi dieu, cette faiblesse est ce qui fait de lui un homme comme les autres. Certains superhéros se rangent à ses côtés, ce qui ne veut pas dire qu’ils sont tous aveugles ; certains savent tout à fait ce qu’ils font, ce qui peut rendre le personnage décevant, en tout cas pour moi ; d’autres suivent parce qu’ils sont portés par des idéaux, mais se rendent vite compte des failles de leur nouveau système. Un camp adverse se crée, dirigé, sans surprise, par Batman ! Je ne considère pas non plus que ce soit un spoiler, vu la couverture ! Il est difficile pour le lecteur de s’allier à un camp ou à un autre mais, comme je l’ai dit, mon cœur penche vers Batman, ce à quoi je ne m’attendais pas !

J’ai adoré les graphismes, que ce soient les couleurs, les contours, les effets de lumière ! Mais, mon aspect préféré, celui qui fait pencher le poids de la balance quand il s’agit de coup de cœur, c’est l’émotion. Sans aucune émotion, je pense qu’il n’est pas possible pour moi d’adorer un livre et de le placer parmi mes préférés ; cela ne veut pas dire non plus qu’il faille que je pleure à chaudes larmes à chaque lecture, évidemment ! Pour autant, ici, j’ai à plusieurs reprises eu les larmes aux yeux, ou un pincement au cœur ; et je dois avouer que cela m’arrive assez rarement à la lecture d’un comics ! Il semblerait que parmi mes préférés se trouvent ceux qui bouleversent l’histoire de Superman, comme Red Son !

 

J’ai lu la suite immédiatement ! 

 

Genre : ComicsInjustice book 2

Editeur : Urban Comics 

Nombre de pages : 240 

Année de sortie : 2017

Titre en VO : Injustice: Gods Among Us, book 2

Synopsis : Le règne de Superman a débuté. Après avoir assassiné le Joker, le combat de l’Homme d’Acier contre l’injustice a pris un tournant plus sombre. Secondé par Wonder Woman, Green Lantern, Flash et Damian Wayne, Superman met un terme définitif aux conflits mondiaux, éradiquant purement et simplement les auteurs de méfaits. Contre ce règne de l’ultra-violence au nom d’un bien supérieur, quelques héros se dressent autour de Batman, leader de cette résistance à l’autoritarisme. 

 

Avis : Impossible de ne pas lire le tome suivant tout de suite après le premier alors que je l’avais sous la main !

Attention, risques de spoilers, étant donné que nous passons au deuxième tome.

Je ne m’étendrai pas longtemps : j’ai adoré les mêmes éléments que dans le premier. J’ai retrouvé l’action, l’émotion, les réflexions. C’est sans doute ici, plus que dans le premier tome, que les agissements de Wonder Woman sont remis en question : Batman analyse son comportement et si, au premier abord, je n’étais pas d’accord (parce que j’idéalise clairement Diana), je ne peux pas m’empêcher de me dire qu’il a raison après coup. Elle est dans une logique guerrière de conquête, et son ambiguïté par rapport à Superman est, finalement, choquante. Si, dans les autres séries, ça ne l’est pas parce que Clark n’est plus avec Loïs, ici la jeune femme est morte, et Diana se place comme sa remplaçante dans le cœur de Superman parce qu’ils sont faits l’un pour l’autre en raison de leur supériorité. C’est limite tout ça !! De plus, elle tente de le monter contre d’autres héros (notamment Aquaman) en faisant de la rétention d’informations ! Elle fait même TUER des héros !! NON MAIS SERIEUSEMENT !!! Et Superman la suit sans réfléchir !! Evidemment, il tombe toujours plus bas, en venant même à blesser / estropier / tuer ceux qui s’opposent à lui, qu’ils soient superhéros ou pas ! Clairement, Injustice m’a arraché le cœur, l’a piétiné, puis l’a jeté à ses chiens ! Le pire : [SPOILER] après la mort de Nightwing dans le premier tome, c’est au tour de Green Arrow de mourir !! Alors, je n’étais pas particulièrement proche de ce héros, je ne le connais pas très très bien ; mais les conditions de sa mort, son histoire avec Black Canary, le fait que ce soit son ami qui le tue, c’était trop !! [FIN DU SPOILER] Je suis arrivée au point où j’ai détesté Superman, tout en le comprenant. Parfaite illustration du « on peut comprendre, mais cela ne veut pas dire que ce soit pardonnable ». Certainement pas de pardon ici. Surtout que, juste après ça [SPOILER] Superman estropie Batman ! Il lui brise la colonne vertébrale !!!! [FIN DU SPOILER] Mais c’est ENORME !! Impressionnant combien un héros peut vite chuter. C’en devient désespérant, le côté rassurant a disparu.

Evidemment, c’est toujours un coup de cœur, et je lirai la suite !!

 

Donc, deux premiers tomes qui mettent tout de suite dans le bain : tyrannie, morts, désespoir, mais aussi action, et restes d’humanité touchants. Hâte de lire la suite !! 

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