Redbluemoon

I found myself in Wonderland.

Archive pour la catégorie 'Avis littéraires'

The Happiness Equation: Want Nothing + Do Anything = Have Everything de Neil Pasricha

Posté : 22 juin, 2017 @ 3:01 dans Avis littéraires, Coup de cœur | Pas de commentaires »

Genre : Psychologie, Essai The Happiness Equation

Editeur :Vermilion

Année de sortie : 2017 [2016]

Nombre de pages : 269 (+ 6)

Synopsis : The Happiness Equation is the result of an unrelenting search, over more than a decade, to hack human happiness. It contains the collective wisdom of hundreds of positive psychologists, dozens of Fortune 500 CEOs and thousands of personal interviews.

Turning to a wide range of sources - from the Buddha to Vonnegut and from Hitchcock to Home Alone - Neil Pasricha focuses on one life-changing question:

What is the formula for a happy life?

This book has the answers.

The Happiness Equation will teach you:

  • How to make more money than a Harvard MBA
  • What the healthiest hundred-year-olds teach us about retirement
  • How to add one hour to your day with only one small change
  • The one thing many billionaires want but cannot have

And much, much more.

 

Avis : Je m’intéresse de plus en plus à la pensée positive, et j’ai été intriguée, en commandant The Book of Awesome, de voir que Neil Pasricha avait écrit un autre livre, cette fois encore – si on peut dire – sur le bonheur.

Dans les deux ouvrages de pensée positive que j’ai, il est question de la mauvaise presse que connaît le bonheur. C’est soit ringard d’être heureux, soit impossible. Et ça ne s’apprend pas, encore moins dans un livre. Ok, dans ce cas, comment être pleinement heureux ? Et pourquoi n’y arrive-t-on pas ? Si c’est si facile, si ça ne s’apprend pas, alors, tout le monde devrait l’être non ? La pensée positive, dans les livres que j’ai en tout cas, explique que le bonheur n’est pas inné, qu’il s’apprend. Et je suis assez d’accord. Les gens heureux font des choses qui les rendent heureux. Bien sûr, cela ne veut pas dire qu’on est heureux tout le temps, qu’on n’a pas de baisse de moral, ou de petites rechutes ; cela veut dire qu’on se rend compte qu’on est dans une de ses phases, et que l’on fait des efforts pour en sortir. Donc, le bonheur demande des efforts. Et j’étais intéressée par « l’équation » du bonheur de Neil Pasricha.

Il explique, dès le début, que le lecteur ne sera peut-être pas d’accord avec lui sur tout tout de suite, qu’il lui faudra quelques relectures pour changer sa façon de voir la vie et certains concepts mentionnés. Puis, le lecteur trouve le sommaire de son livre, divisé en trois parties : Want Nothing, Do Anything et Have Everything. L’auteur parle de secrets pour être plus heureux. Et je me suis rendue compte, en lisant, que j’avais déjà amorcé une espèce de changement avant même la lecture du livre, parce que j’avais déjà décidé de changer. Je me suis rendue compte que je savais déjà certaines choses, comme le fait que le cerveau est fait pour se concentrer sur les émotions négatives parce que l’homme préhistorique avait constamment besoin d’être aux aguets. J’ai appris des choses aussi, et j’ai aimé les nombreuses références de Neil Pasricha, que ce soit Barack Obama, Gandhi, Buddha, ou Karl Vonnegut. Deux poèmes se trouvent dans le livre, If de Rudyard Kipling et « Leisure » de W. H. Davis, ainsi que des extraits d’Alice’s Adventures in Wonderland et des vignettes de BD. 

Rien qu’en achetant le livre, j’avais déjà envie d’un changement, et d’essayer d’être plus heureuse, donc, en un sens, j’étais déjà convaincue. Mais l’argumentation de l’auteur est sensée, claire, il explique tout convenablement, avec le même humour que dans The Book of Awesome, et toujours en interpellant le lecteur, en lui parlant, comme si l’auteur dialoguait véritablement avec le lecteur, ce que j’apprécie énormément quand je lis. Il nous fait réfléchir sur ce que l’on pense établi, sur des notions récentes que l’on pense immuables, et, même si l’on est réticent au début, au fil de l’explication, on comprend que ce que dit l’auteur est évident, et qu’on s’en serait rendu compte le moment venu, c’est-à-dire, trop tard. Il parle d’argent, de retraite, de famille, de notre société, qui s’est peu à peu transformée en une culture du « toujours plus », une culture de l’apparence et de celui qui réussit le mieux financièrement parlant. Je ne vais pas vous donner les neuf secrets pour être heureux, parce qu’il faut lire l’explication pour bien comprendre, pour laisser l’idée décanter, et pas simplement lire les titres, jeter le livre, et se dire que c’est n’importe quoi de toute façon, que ça ne marchera jamais. Sans efforts, ça ne marchera jamais en effet. Mais on peut toujours essayer !

 

Donc, complètement convaincue par ce livre qui devient un coup de cœur ! A garder près de soi en cas de rechute !  

The Book of Awesome de Neil Pasricha

Posté : 21 juin, 2017 @ 3:02 dans Avis littéraires, Coup de cœur | Pas de commentaires »

Genre : PsychologieThe Book of Awesome

Editeur : Vermillion

Année de sortie : 2017

Nombre de pages : 390

Synopsis : « Sunny without being saccharine, it’s a countdown of life’s little joys that reads like a snappy jerky Seinfeld monologue by way of Maria Von Trapp. » – The Vancouver Sun

Sometimes it’s easy to forget the things that make us smile. Sometimes it’s tempting to feel that the world is falling apart. But awesome things are all around us :

Popping Bubble Wrap

The smell of rain on a hot sidewalk

Hitting a bunch of green lights in a row

Waking up and realizing it’s Saturday

Fixing electronics by smacking them

Picking the perfect nacho off someone else’s plate

The Book of Awesome reminds us that the best things in life are free. Based on the award-winning blog 1000awesomethings.com, it’s a high five for humanity and a big celebration of life’s little moments. With wise, witty observations, The Book of Awesome is filled with smile-inducing musings that make you feel like a kid looking at the world for the first time :

AWESOME

 

Avis : J’avais vu ce livre par hasard sur un site il y a très longtemps et, ce mois-ci, je me suis dit que c’était le moment de le lire enfin !

Je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre en commençant ce livre, mais je peux vous dire qu’il fait du bien ! L’auteur, Neil Pasricha, a commencé un site dans lequel il inventorie toutes ces petites choses qui nous rendent heureux. Ce livre est la publication de ce qui se trouve sur Internet. Je ne vais jamais sur ces sites, même sur le blog de Maliki, qui est pourtant excellent ; allez voir, c’est génial !! Je préfère acheter les BD et les livres qui proviennent de ces sites. Je n’ai jamais été déçue !

Ici, l’auteur nous présente d’abord son but quand il a ouvert le site ; le lecteur comprend qu’il a eu du succès rien qu’en tenant le livre entre les mains. J’avais envie, moi aussi, de redécouvrir ces petits riens qu’on oublie, qui pourtant nous font sourire et peuvent illuminer notre journée. Pour chaque « article », l’auteur nous explique pourquoi ces choses nous rendent plus heureux. J’ai ADORE ! J’ai beaucoup ri – souvent surprise par la façon de parler de l’auteur -, l’humour de Neil Pasricha étant contagieux ! Il sait aussi être sérieux, par exemple, quand il nous parle de son ami Chris - ou faire semblant de l’être, notamment à propos de la stratégie pour avoir le plus de bonbons possible à Halloween ! Je me suis souvent reconnue, m’écriant « Ah oui ! » ou faisant un high five mental à l’auteur, comme avec l’odeur des livres, ou contempler une étendue d’eau calme, ou encore une foule qui regarde un énorme feu d’artifice. Certains semblent contradictoires, mais, une fois expliqués, on comprend en quoi ils nous rendent plus heureux. Je pense que c’est un livre à garder près de soi, et à feuilleter de temps en temps, pour rire un peu, ou pour se rendre compte de la chance que nous avons d’être en vie (le dernier article du livre). Se rendre compte aussi que nous sommes souvent négatifs sans que ce soit nécessaire, et que, si nous sommes parfois – ou souvent – malheureux, c’est en partie à cause de nous-mêmes !

 

Donc, un livre qui rappelle le goût des petites choses de la vie, que le bonheur est un peu partout, qu’il suffit juste de s’en rendre compte. Coup de cœur !  

Lettres à un jeune poète de Rainer Maria Rilke

Posté : 16 juin, 2017 @ 1:26 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Genre : ClassiqueLettres à un jeune poète

Editeur : GF

Année de sortie :2011 [1929] 

Nombre de pages : 151

Synopsis : En 1903, Rainer Maria Rilke entame une correspondance avec un jeune homme de vingt ans, Franz Kappus, élève d’un établissement militaire, qui lui a envoyé ses premiers essais poétiques. Plusieurs lettres suivront, que Kappus publiera en 1929, trois ans après la mort de Rilke.

Ces textes sont devenus immédiatement célèbres et comptent parmi les plus beaux de Rilke ; au fil du temps et des réponses, ils composent une superbe méditation sur la solitude, la création, l’amour, l’accomplissement de l’être.

A la suite de ce recueil, d’autres lettres ont été ajoutées, adressées à Lou Andreas-Salomé, Friedrich Westhoff et Clara Rilke. Elles continuent de parler « de la vie et de la mort, et de ceci que l’une et l’autre sont grandes et magnifiques. »

 

Avis : J’ai tellement entendu parler de ce livre, que j’avais peur de le lire et de ne pas aimer ! Mais je me suis finalement dit que je ne saurais jamais si je ne le lisais pas !

Rilke répond ici aux lettres d’un jeune poète de vingt ans, Kappus, qui les publiera après la mort de l’écrivain. Ici, il nous expose son point de vue sur la création qui requiert une solitude qui m’a semblé abyssale et effrayante. Elle n’admet personne, pas même les personnes très proches. La création demande l’enfermement dans un monde intérieur dans lequel personne ne peut entrer, et que personne ne doit interrompre. Le créateur devrait donc vivre en ermite quand il est en phase de création. Même si je sais que c’est inévitable, j’ai vraiment du mal avec cette idée. Certes, la solitude permet de se (re)trouver soi-même, son monde, ses idées, le fait de ne pas être interrompu permet une fluidité et une unité ; mais imaginer un monde où il faudrait rejeter ses proches, et donc les faire souffrir, parce que son propre monde est plus important me semble cruel. Et pourtant, je me rends compte que je le fais aussi parfois : je m’enferme pour me (re)trouver, pour vivre un peu en moi-même, et pas à l’extérieur, dans la société, percluse de conventions. Il parle aussi de l’amour, impossible aux jeunes gens parce qu’ils ne sont pas complets ; et je suis d’accord. Il faut d’abord apprendre à s’aimer soi-même avant de tenter d’aimer quelqu’un d’autre. Comment s’offrir pleinement quand nous ne sommes pas complets ? On peut aussi se créer ensemble, se compléter tout en vivant côte à côte. Il mentionne le mariage, qui formalise l’amour ou tente de le sauver alors que ce n’est pas possible. La mort est également évoquée, mais juste une phrase, reproduite dans le synopsis. La difficulté de vivre en créant est presque insupportable, comme le poids de la création elle-même, qui élève le créateur en l’isolant des autres, et en le faisant souffrir.

 

Donc, de belles réflexions profondes et que l’on ne peut reconnaître que comme vraies, qui font réfléchir le lecteur. Un livre à relire.

Un roman français de Frédéric Beigbeder

Posté : 15 juin, 2017 @ 7:06 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Genre : Autobiographie Un roman français

Editeur : Le Livre de Poche

Année de sortie : 2010 [2009]

Nombre de pages : 246

Synopsis : C’est l’histoire d’un grand frère qui a tout fait pour ne pas ressembler à ses parents, et d’un cadet qui a tout fait pour ne pas ressembler à son grand frère.

C’est l’histoire d’un garçon mélancolique parce qu’il a grandi dans un pays suicidé, élevé par des parents déprimés par l’échec de leur mariage.

C‘est l’histoire d’un pays qui a réussi à perdre deux guerres en faisant croire qu’il les avait gagnées. [...]

C’est l’histoire d’une humanité nouvelle, ou comment des catholiques monarchistes sont devenus des capitalistes mondialisés.

Telle est la vie que j’ai vécue : un roman français. F. B.

 

Avis : J’avais lu ce livre il y a six ans parce qu’une de mes professeures de français considérait qu’il ferait sans doute partie des classiques dans plusieurs années. Je me suis dit qu’une piqûre de rappel ne me ferait pas de mal !

Je me souviens avoir beaucoup aimé ce livre plus jeune. J’avais trouvé qu’il était fort, authentique ; j’étais convaincue qu’il ferait partie des livres que l’on n’oublierait pas par la suite. Et aujourd’hui, quel est mon avis ? Eh bien, je n’ai pas retrouvé l’émotion et l’intérêt de la première lecture. Je me souviens avoir adoré l’écriture : aujourd’hui, elle ne me paraît plus aussi authentique, aussi sincère que la première fois. J’ai l’impression de rajouts parfois, d’exagération – je dis bien, « impression », cela ne veut pas dire que j’ai la science infuse et que c’est vrai. Le livre est divisé en plusieurs récits : celui du présent, l’arrestation de l’auteur parce qu’il a sniffé de la coke sur un capot de voiture, son passage par la prison pendant deux nuits, et celui du passé, ses souvenirs qui ressurgissent enfin, et qu’il note pour ne jamais plus les oublier. Un roman français sonne parfois comme une thérapie nécessaire à l’auteur pour être complet, pour retrouver la mémoire ; et ce retour de la mémoire est, étrangement, entraîné par l’enfermement, l’impossibilité de faire quoi que ce soit d’autre que de penser pendant deux nuits entières. Les verrous lâchent, les vannes s’ouvrent, et les souvenirs déferlent. Je n’imagine pas ne pas me souvenir de mon enfance : ce doit être affreux. Et donc, j’imagine le soulagement de l’auteur quand, enfin, tout lui revient. Certains passages sont émouvants, notamment ceux avec sa fille, qui passe elle aussi par l’enfance, enfance que son père espère joyeuse, et non un mensonge comme la sienne.

De plus, je me suis plusieurs fois trouvée en désaccord avec ce que dit l’auteur : certaines réflexions, notamment sur les femmes, m’ont paru réductrice. Quant à celle sur la prison, je trouve, évidemment, inacceptable que l’on enferme quelqu’un deux nuits dans un endroit qui pousse à la claustrophobie quand ce n’est absolument pas justifié. Ce genre d’endroits ne devrait pas exister. Mais quand l’auteur se dit que, du coup, il aurait dû être plus clément avec des criminels accusés de viol ou de meurtre quand il était juré, là, non : « Quand j’étais juré à la cour d’assises de Paris, j’ai envoyé, le cœur léger, des violeurs et des assassins en prison pour huit ans, dix ans, douze ans. Je serais plus laxiste aujourd’hui. Tous les citoyens qui sont cités comme jurés devraient passer un court séjour derrière les barreaux pour connaître ce qu’ils vont infliger aux accusés. » Dans ce cas, il faudrait violer les violeurs et assassiner les assassins pour leur faire comprendre ce qu’ils ont fait subir à leur victime ? Je ne suis pas non plus d’accord quand il dit que, ce qui compte dans un livre, ce n’est pas l’histoire, ni les personnages, mais l’auteur, l’homme que l’on découvre derrière : « dans un roman, l’histoire est un prétexte, un canevas ; l’important c’est l’homme qu’on sent derrière, la personne qui nous parle. » Ce n’est pas vrai pour tous les livres, et ce n’est pas l’homme qui compte, mais ce qu’il raconte.

Il y a tout de même des points positifs, notamment les réflexions sur les générations, les enfants et le divorce, ainsi que sur la société, en arrière-plan des trois. Les générations sont comme inversées : parce que l’enfance n’en a pas vraiment été une, les parents se lâchent une fois adultes, (re)deviennent des enfants, se comportent comme des ados, ne parviennent pas à vivre une vie de famille heureuse parce que ce n’est pas ce dont ils ont besoin. D’où le divorce. Ici, l’auteur explique bien ce que ressentent les enfants quand leurs parents se séparent, mais il analyse cela avec ses yeux d’adulte : les enfants veulent que leurs parents restent ensemble, ce qui est égoïste de leur part. Les parents, eux, veulent vivre leur vie, tout en n’affectant pas les enfants, ce qu’ils font en leur mentant. Les enfants se sentent rejetés, de trop, et tentent de comprendre ce qu’on ne veut pas leur expliquer. Honnêtement, le divorce est une des pires choses à vivre pour un enfant, c’est traumatisant, parce que les parents tentent de faire comme si de rien n’était alors que, pour l’enfant, le monde s’effondre. Il faudrait expliquer, il faudrait faire comprendre, il faudrait se mettre à sa place et surtout lui expliquer que ce n’est pas sa faute. Sa fille, pour l’auteur, agit comme un révélateur – mot employé par Beigbeder dans le texte – : toutes ses premières expériences, il les revit avec elle, ce qui doit vraiment être un sentiment merveilleux. La sensibilité qu’apporte l’enfant à l’adulte est aussi incroyable : en quelques mots, il peut nous faire pleurer ou rire, parce qu’il est innocent et ne comprend pas vraiment ce qu’il dit. Ce qu’apporte aussi ce livre, un peu comme Le crime du comte Neuville d’Amélie Nothomb, est la compréhension que les riches ne sont pas plus heureux que ceux qui sont moins pourvus socialement. Bien sûr, l’argent contribue au bonheur, parce qu’il est nécessaire pour se loger, se nourrir, vivre décemment, et même aisément, avoir des loisirs. Mais être élevé dans la noblesse, la bourgeoisie, dans le « trop d’argent », cela ne veut pas nécessairement dire que l’on soit forcément heureux. On peut ne manquer de rien matériellement, et manquer d’amour, de confiance en soi, de positivité. Dans ce cas, même riche, on ne peut pas être heureux. On ne peut pas se plaindre de ses conditions matérielles, mais on peut dire que l’on n’est pas heureux sans se voir rabrouer par le « Mais vous avez de l’argent, vous êtes forcément heureux ! » Je vois des avis qui disent qu’il se plaint alors qu’il a tout, mais « tout » ne veut rien dire. On peut être malheureux et avoir de l’argent. On peut aussi tout faire pour être plus heureux et arrêter de se plaindre tout le temps, pas seulement parce que d’autres sont plus malheureux, mais aussi parce que la vie est courte, donc autant tout faire pour être le plus heureux possible nous-mêmes, sans nous comparer aux autres.

La fin rapproche définitivement présent et passé, en liant le grand-père de l’auteur et sa fille, qui ne se sont pas connus, dans un lieu marquant de son enfance. La transmission finale est belle.

 

Donc, un bon livre malgré quelques gros désaccords. De belles réflexions, et un rappel que l’argent ne fait que contribuer au bonheur.

The Maze Runner, book 3: The Death Cure de James Dashner

Posté : 14 juin, 2017 @ 9:05 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

The Death CureGenre : SF

Editeur : Chicken House

Année de sortie : 2013 [2012]

Nombre de pages : 327

Synopsis : The trials are over. WICKED is planning to restore the survivors’ memories and complete the final cure for the Flare.

But Thomas has already remembered more than they think. And he knows WICKED can’t be trusted.

The time for lies is over. But the truth is more dangerous than Thomas could ever imagine. Will anyone survive the Death Cure?

 

Avis : J’avais trouvé la fin de The Scorch Trials assez frustrante, mais, comme j’avais peur d’être déçue par la fin de la série, j’ai préféré lire d’autres livres entre temps. Il me fallait quand même connaître la fin, alors je me suis lancée !

J‘ai eu les mêmes problèmes avec The Death Cure qu’avec le deuxième tome de la série : je ne suis pas parvenue à vraiment m’attacher aux personnages, donc je n’ai pas ressenti l’émotion essentielle à un coup de cœur. J’étais avec eux à partir d’un moment, mais je ne parvenais pas à m’inquiéter pour eux, j’avais simplement envie de savoir ce qui allait arriver, savoir comment l’histoire de Thomas allait finir ! Et pour ça, on peut dire que l’auteur sait manier le suspense : il met parfois ses personnages dans une telle situation qu’on se demande si tout ne va pas finir comme Divergente ! On ne peut pas non plus nier que l’action est omniprésente. Mais, autre chose m’a dérangé ici : Thomas est tellement perdu, il ne sait pas du tout qui croire, à qui faire confiance, s’il est bien tiré d’affaire ou pas, qu’il en devient un peu agaçant. Il tourne en rond, se pose toujours les mêmes questions et, pourtant – peut-être légère incohérence – quand il prend des décisions, il le fait d’un seul coup, sans réfléchir, comme s’il sentait ce qu’il fallait faire, la direction à prendre. S’il sait quoi faire, pourquoi se poser mille questions avant ? Il ne semble jamais se tromper dans ses choix, donc pas besoin de tergiverser ! Dans ce tome, de nombreux lecteurs s’attendaient à enfin découvrir le passé de Thomas, un des grands points d’interrogation de la série ; autant vous prévenir, on ne le découvre jamais. D’un côté, c’est très frustrant, et d’un autre, il était impossible de le révéler en si peu de pages. Cette histoire mériterait un tome à elle toute seule – il me semble que la préquelle n’a rien à voir, ce qui est, aussi, assez décevant. En revanche, à la fin, une phrase révèle quelque chose qui m’a laissée bouche bée ! Cela explique une partie de ce qui est arrivé à la Terre pendant l’explosion solaire, et cela donne envie d’en savoir plus !!

Concernant les personnages, comme je l’ai dit, impossible de m’attacher à eux. Donc, quand il leur arrive quelque chose, ou que l’un d’eux meurt, je n’ai pas ressenti ce pincement au cœur que j’ai habituellement. Je me suis sentie insensible, c’était affreux ! Thomas, comme je le disais, est assez confus, mais surtout, assez incohérent : il ne sait pas à qui faire confiance, et il prend ses décisions au feeling, presque sur un coup de tête. Il est aussi un peu agaçant à cause de cela. Agaçante aussi sa façon de se morfondre, de se plaindre, même quand il fait le bon choix ; surtout qu’à la fin, il ne semble pas se souvenir de ces plaintes. Quant à Minho, lui aussi devient incohérent, comme Newt d’ailleurs : le premier est comme dans le deuxième tome, cassant, blessant sans raisons, alors que Thomas pense qu’il n’a pas un fond méchant, et le second devient exactement pareil ! Newt, le gentil, toujours patient, celui que je préférais ! Mais pour lui, l’explication est cohérente, même si ce n’est pas celle que j’aurais choisie. [SPOILER] L’idée que Newt demande à Thomas de le tuer quand il aura dépassé le stade de non-retour est incohérente elle aussi : Newt explique à Thomas à quel point il le déteste - ce qui n’est sans doute pas vrai -  et la logique voudrait qu’il confie cette tâche difficile à Minho, son meilleur ami. Le fait que Thomas soit le héros du livre rend donc l’action incohérente elle aussi. [FIN DU SPOILER] Vient ensuite Brenda, un personnage que j’apprécie vraiment ; elle n’est pas tout à fait sincère et cache des choses à peu près tout le monde, mais c’est pour leur bien, et le lecteur le sent, comme Thomas sent qu’il peut lui faire confiance. Evidemment, on retrouve des personnages que l’on n’apprécie pas, comme Rat Man, qui, étrangement, est resté sous les traits d’Aidan Gillen dans mon esprit, après le visionnage de The Scorch Trials. Ce n’est pas un personnage manichéen, il pense véritablement œuvrer pour le bien général, comme toute l’association WICKED d’ailleurs, et notamment Ava Paige, que l’on ne « découvre » qu’à la fin. Mais, le pire personnage dans tout ce livre est, pour moi, Teresa. Depuis le deuxième tome, je ne la supporte plus, tellement que [SPOILER] même à la fin, quand elle se sacrifie pour sauver Thomas, je n’ai pas réussi à me sentir mal. [FIN DU SPOILER] Certes, je comprends son point de vue : elle veut, elle aussi, faire le bien général, elle veut surtout aider Thomas. Mais elle est tellement agaçante, et Thomas la déteste tellement, que le lecteur ne lui laisse pas le bénéfice du doute.

La fin aurait très décevante sans la révélation à la fin, dans l’épilogue ! Cela m’a vraiment surprise, comme de comprendre qu’un des personnages était avec WICKED depuis le début ! Maintenant, il manque toujours le passé de Thomas, ses années à aider WICKED : les bribes de souvenir que l’auteur nous offre ne suffisent pas. Un dernier livre peut-être ?

 

Donc, un bon tome de fin malgré l’incohérence et les manques qui subsistent, comme le passé de Thomas, l’explication de son implication avec WICKED. Le meilleur volume reste le deuxième, The Scorch Trials.

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