Redbluemoon

I found myself in Wonderland.

Archive pour la catégorie 'Avis littéraires'

Hermione Granger : lectrice de Harry Potter de Tanguy Habrand

Posté : 3 décembre, 2022 @ 3:54 dans Avis littéraires, Coup de cœur | 2 commentaires »

Genre : Essai, FantasyHermione Granger

Editeur : Les Impressions Nouvelles

Année de sortie : 2022

Nombre de pages : 126

Synopsis : Depuis son apparition remarquée dans le Poudlard Express, où elle disait déjà « tout savoir » de Harry Potter, Hermione Granger s’est imposée comme un des personnages les plus complexes et emblématiques de J. K. Rowling. Moquée en raison de son physique, suscitant l’agacement par son légalisme, sa tendance à faire la morale, son perfectionnisme et son incroyable réussite scolaire, Hermione est dans le même temps d’une fidélité infaillible en amitié, pour laquelle elle est prête à réviser ses principes. Son portrait est ondoyant : première de classe altruiste, rat de bibliothèque tourné vers l’action, être de raison en proie à des émotions incontrôlables. Rien n’est simple dans le tourbillon de l’adolescence, surtout lorsque l’on est né Moldu dans le monde des Sorciers.

Figure de l’esprit critique, celle qui maîtrise les sortilèges comme personne (Wingardium Leviosa) interroge cette autre forme de magie qu’est le pouvoir de la connaissance. Qu’elle soit attablée dans une bibliothèque, transporte quantité de livres ou épluche le journal, Hermione Granger collecte, compare et questionne des informations. Peut-être est-ce cela qui nous la rend si proche, lecteurs et lectrices de Harry Potter, occupés comme elle à lire et à découvrir les faits. Mais la jeune sorcière va plus loin. Hermione est une incarnation de la persévérance alliée au courage. Et c’est assurément ce qui en fait une icône accomplie de la rébellion dans la littérature mondiale de ces dernières décennies.

 

Avis : Dès que j’ai appris l’existence de ce livre, grâce à une amie, j’ai eu envie de le lire ! Comment résister à un ouvrage sur Hermione, celle qui était pour moi une héroïne, celle à qui je m’identifiais ? Petit point, d’ailleurs, sur la couverture : je la trouve très réussie ! Rien qu’à la silhouette, le lecteur devine, sans lire le titre, de qui il est question. J’aime aussi beaucoup le nom de la collection : « La Fabrique des héros ». J’ai hâte de voir quels autres livres sont sortis et sortiront ! (après vérification : Batman, Nosferatu contre DraculaKatniss Everdeen … HERE I COME !)

L’essai commence par une courte introduction présentant Emma Watson en lectrice enthousiaste ; de l’actrice, l’auteur glisse vers son personnage phare. Dès le début, sa façon de parler d’Hermione a résonné avec ma façon de la voir. En effet, issue d’une famille moldue, elle doit faire tout son possible pour s’intégrer dans un monde qu’elle découvre totalement et dont elle ne sait rien et, ce, pour s’élever dans la société. Cela passe, chez elle, par le savoir, la connaissance, les compétences et, donc, par la lecture vorace, constante, de volumes divers et variés. C’était en cela, enfant puis ado, que je l’admirais : comme moi, elle lisait énormément, elle voulait apprendre, elle était curieuse. Elle est devenue comme un alter ego, un modèle. J’aimais suivre Harry à la lecture de ses aventures, mais c’était Hermione, surtout, que je voulais retrouver. Je pense ne pas être la seule à l’avoir admirée et suivie ; c’est encore aujourd’hui un de mes personnages préférés.

L’ouvrage est découpé en six parties, plus une introduction et une conclusion. L’étude du personnage d’Hermione est fine, intéressante et m’a semblé plutôt complète puisque même les aspects moins attrayants ou plus critiquables de la jeune fille se trouvent dans l’œuvre – en effet, toute une sous-partie s’attarde sur son engagement pour libérer les elfes de maison quand la conclusion, elle, se penche sur l’Hermione adulte de L’Enfant maudit. J’ai adoré que ce livre ne soit pas seulement un éloge de son courage, de son intelligence, de son travail acharné et de sa détermination, mais aussi de la lecture ! En effet, le parti pris de l’auteur est de présenter la jeune fille avant tout comme une lectrice ; elle représenterait alors, en quelque sorte, le lecteur qui tient les tomes successifs entre les mains. En lisant les passages sur les manuels scolaires ou les œuvres théoriques, de référence, du monde des sorciers, j’ai eu, à nouveau, comme la première fois, très envie de les trouver quelque part et de les lire ! Le passage sur les médias était également très intéressant : le développement de cet aspect de l’univers est d’abord expliqué avant que le personnage d’Hermione ne soit intégré à l’équation. J’ai aimé découvrir et redécouvrir de nouvelles facettes de l’héroïne, celles auxquelles je n’avais pas pensé ou auxquelles je n’avais jamais fait attention, celles que j’avais effleuré sans les creuser.

La conclusion, en se penchant sur L’Enfant maudit, permet d’expliquer la réception de la pièce par les fans d’Hermione face à leur personnage préféré désormais adulte. J’ai trouvé que cela couronnait très bien un ouvrage riche et fouillé, malgré son petit nombre de pages. En effet, l’auteur émaille son essai de multiples références et citations pour appuyer ses théories et idées.

 

Donc, j’ai adoré retrouver Hermione dans cette œuvre ; j’ai passé un excellent moment tout en apprenant des choses. Et, ce qui n’était pas arrivé depuis longtemps : j’ai à nouveau envie de relire toute la série !

Into the deep de Sophie Griselle #plib2023

Posté : 11 novembre, 2022 @ 7:20 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Genre : Science-fictionInto the deep

Editeur : Snag

Année de sortie : 2022

Nombre de pages : 498

Synopsis : À plus de onze mille mètres de fond, la fosse océanique des Mariannes, au large de l’océan Pacifique : l’endroit le plus profond sur Terre…

C’est là que Sam Luzarche, jeune océanologue, découvre une créature qui pourrait bien remettre en question tout ce qu’il croyait savoir sur la science, sur les fonds marins et, en définitive, sur lui-même.

 

Avis : Into the deep m’a été envoyé par la maison d’édition ; je le lis également dans le cadre du Plib 2023 !

Je ne partais pas très enthousiaste dans la lecture de ce roman ; c’est une amie qui m’a motivée et j’ai fini par me lancer !

J’ai beaucoup aimé l‘histoire générale, l’intrigue en elle-même : tout le mystère autour de l’île et de la fosse par extension, ce qui est arrivé, ce que l’on imagine, comment on peut l’interpréter. J’avais deviné une grande partie des révélations finales, mais cela n’a pas gâché ma lecture ; au contraire, je pense que j’aurais plutôt été déçue si je m’étais trompée ! J’aimais beaucoup la tournure que prenait l’histoire, elle serait retombée comme un soufflet pour moi si elle s’était avérée différente ! J’ai bien sûr adoré qu’on traite des SPOILER 1 J’ai également apprécié le décor, le fait que les personnages se trouvent sur un bateau près des côtes, donc dans une forme de huis-clos un peu moins oppressant que s’ils se trouvaient en pleine mer. Cela crée également un effet de groupe que j’adore toujours autant, même si, ici, il n’est pas tellement exploité.

En revanche, j’ai eu énormément de mal avec les personnages. Seuls quelques-uns d’entre eux ont trouvé grâce à mes yeux, comme Adam et Louis, mais j’ai détesté tous les autres. Je tiens d’abord à dire que le fait qu’un protagoniste soit détestable n’a pas d’impact sur mon appréciation du livre : dans The Secret History, absolument tous les personnages sont à vomir, et c’est un de mes livres préférés. Donc le fait que Sam et Henri soient abominables ne m’a pas forcément dérangée dans ma lecture, là n’est pas le problème. Ce qui m’a beaucoup gênée, c’est le fait que tous les personnages sont des stéréotypes. Sam est le jeune homme ténébreux et torturé qui fait du mal à tout le monde autour de lui mais auquel on pardonne systématiquement parce qu’il a souffert dans son enfance. Cela ne fonctionne pas pour moi : il est juste geignard et j’ai eu énormément de mal avec sa voix narrative, sachant que le roman est écrit à la première personne. Il ne fait que se plaindre et gémir tout en étant incohérent. Combien de fois ai-je levé les yeux au ciel parce qu’il se lamentait une énième fois sur son sort ? Ophélie est la jeune femme douce et belle qui peut et qui veut le faire changer, qui lui est toute dévouée et qui se fait piétiner toutes les cinq minutes. Mais c’est insupportable ! SPOILER 2 Le pire reste Henri. S’il n’était qu’un sombre salaud, tout irait bien. SPOILER 3

D’autres éléments m’ont gênée au cours de ma lecture, par exemple les petites fautes de français qui parsèment le texte et qui sont, notamment, des expressions fautives. Ce n’est pas grand-chose, mais cela m’arrêtait parfois au cours de route. Enfin, Into the deep a souffert de la comparaison avec Into the Drowning Deep de Seanan McGuire que j’ai lu cet été. En effet, le décor est le même, ce sont aussi des scientifiques qui étudient une créature au-dessus de la fosse des Mariannes. L’histoire et le sous-genre littéraire ne sont, en revanche, pas les mêmes : l’autrice américaine en a fait une science-fiction horrifique. 

 

Donc, un bon roman dont l’intrigue est intéressante, mais dont les personnages sont trop stéréotypés pour me plaire.

 

SPOILER 1 sirènes ! Ce sont des créatures fascinantes et j’adore que les auteurs reprennent leurs mythes pour en donner une explication scientifique ! Il n’y avait aucune surprise pour moi quant à l’identité de la créature – sans doute parce que j’avais déjà lu un roman dont l’action se déroulait au niveau de la fosse des Mariannes et qui, justement, traitait des sirènes !

SPOILER 2 Le fait que leur relation perdure, qu’Ophélie ne le lâche jamais, qu’elle continue à souffrir et les descriptions que Sam fait d’elle m’ont tellement agacée ! « Ah, je suis si méchant avec elle, elle mérite tellement mieux … » : MAIS OUI ! J’avais tellement envie qu’elle parte !! Et le fait qu’elle reste encore à la fin a fini par me la rendre antipathique.

SPOILER 3 Mais le fait que lui soit accordé la rédemption parce qu’en fin de compte il sauve son « fils » et sa petite amie de la noyade et qu’il meure en les sauvant ? Non. C’est un des procédés que je ne supporte plus dans la fiction, qu’elle soit écrite ou filmique. Le personnage, par ce trope, n’affronte finalement pas les conséquences de ses actes et fait éprouver de la compassion au lecteur/spectateur. De plus, cela peut ne pas sembler cohérent avec le personnage du père, le stéréotype du scientifique sans scrupules et sans sentiments. A la fin, j’avais l’impression d’un homme bourru, incapable d’exprimer son amour pour son fils adoptif : ce n’était absolument pas le ressenti que j’avais tout le long du roman.

 

#ISBN9782490151783

Les Errantes de Jo Witek #plib2023

Posté : 5 novembre, 2022 @ 7:42 dans Avis littéraires, Coup de cœur | Pas de commentaires »

Genre : Horreur, Fantastique Les Errantes

Editeur : Actes Sud

Année de sortie : 2022

Nombre de pages : 320

Synopsis : Suzanne, une streameuse survoltée, Saskia, une artiste en proie au découragement, et Anne-Lise, une jeune fille pétrie de spiritualité et en décalage avec son époque, cohabitent au dernier étage d’un immeuble bourgeois. Des apparitions fantomatiques et surnaturelles sèment la peur dans l’appartement.

 

Avis : J’ai découvert cette autrice avec Peur express, que j’avais beaucoup aimé pour son ambiance, son écriture et ses personnages, mais surtout pour sa troisième partie très intéressante. En voyant ce livre dans la présélection du PLIB, je me suis dit qu’il serait sympa de lire à nouveau un roman de Jo Witek ! La couverture et le titre m’intriguaient aussi ; j’ai donc fini par me lancer !

L’écriture m’a happée dès le début – il faut dire que je lisais un autre roman que je trouvais particulièrement mauvais avant, il est possible que ça ait aidé un peu ! C’était fluide, bien construit, j’avais envie de continuer à lire alors que j’étais fatiguée : c’était bien parti ! Au fil des pages, je me suis beaucoup attachée aux personnages, même Suzanne qui pouvait paraître agaçante à certains moments. Peu à peu s’installe une ambiance glauque, poisseuse, avec des scènes qui font froid dans le dos. Je n’ai pas été terrifiée en lisant ce livre, mais j’ai eu des frissons de dégoût – il faut s’y attendre quand sont mentionnées des scènes avec du sang, quel qu’il soit – et des petits moments d’angoisse ! Le lecteur est entraîné dans une histoire qu’il ne comprend pas totalement, notamment parce que les intrigues n’ont pas l’air d’avoir de lien entre elles. SPOILER 1 Pour autant, j’étais complètement dedans, j’avais envie de savoir, envie de continuer à suivre les filles et je fomentais des théories seule dans mon coin pour essayer de percer le mystère du sixième étage !

J’ai beaucoup aimé que les héroïnes soient si différentes : outre le fait que cela permet d’avoir plus de diversité niveau personnalité, culture et milieu, il est ainsi possible d’aborder différents sujets sans que cela semble trop lourd ou artificiel. Je pense que j’ai une préférence pour Saskia, non seulement parce qu’elle est artiste, mais aussi parce qu’elle m’a paru plus douce et rassurante, alors même que ce qu’elle vit est affreux. SPOILER 2 Suzanne était donc celle avec laquelle j’avais le plus de mal, sans doute à cause de sa façon de parler et de son côté « je suis cool » alors que ce n’est qu’une carapace pour se protéger. En fin de compte, c’est elle qui m’a fait pleurer ! Enfin, Anne-Lise est très touchante : hors du monde, elle est méprisée par ses pairs, incomprise par ses parents et incapable d’entrer dans le moule qu’on force sur elle. Elle m’a fait de la peine, mais le roman nous apprend aussi à voir une autre facette de sa personnalité. SPOILER 3 Ces trois héroïnes permettent donc d’aborder trois thèmes différents : l’art pour Saskia, la religion pour Anne-Lise et un autre sujet que je vous laisse découvrir pour Suzanne. Dans tous les cas, le lecteur se voit embarquer dans l’intrigue tout en apprenant : c’est bien mené, sans grosses ficelles.

Mais ce livre est un coup de cœur surtout pour l’émotion qu’il m’a fait ressentir. Cela fait un moment que je ne me suis pas laissée emporter à ce point par un roman et, surtout, que je n’ai pas pleuré en lisant. C’est donc chose faite ! La fin est très émouvante : SPOILER 4

 

Donc, j’ai adoré ce roman qui rejoint la liste de mes 25 sélectionnés pour le prix !

 

SPOILER 1 J’ai d’ailleurs beaucoup aimé la scène où les filles s’efforcent de trouver des liens entre leurs différentes hantises. C’était à la fois angoissant et réconfortant parce qu’elles sont ensemble dans l’épreuve. Et c’est un des éléments que j’ai ADORE dans ce roman : le fait que les filles soient unies, que, malgré leurs différences, elles s’entraident, même si elles ne se comprennent pas ou que c’est difficile au début. On sent que, peu à peu, une amitié se forme, et c’est, je pense, pour cette raison que je n’ai pas vraiment eu peur pendant ma lecture. Ce groupe, cette espèce de cocon que Saskia forme autour des deux autres filles, m’a donné l’impression qu’elles étaient protégées par leur lien grandissant. J’étais bien avec ces filles, dans le studio de l’artiste, j’avais envie de rester avec elles plus longtemps.

SPOILER 2 Elle est la première à se ressaisir, à faire le lien, à accepter ce qui lui arrive tout en restant lucide et capable de frayer avec la société, de faire des choix cohérents qui ne lui valent pas l’asile ou la prison. Elle est réfléchie et douce. Son éducation lui donne un côté encore plus rassurant avec ces chansons qu’elle fredonne, ses remèdes et sa façon d’aider Suzanne à comprendre ce qui lui arrive. Saskia m’a aussi fait très mal au cœur après sa rencontre avec le galeriste, mais il semblait évident qu’elle ne pouvait pas en rester là. Et, grâce à elle, j’en ai appris davantage sur Hilma af Klint que j’avais croisée dans un livre sur les femmes oubliées de l’histoire !

SPOILER 3 J’ai beaucoup aimé le passage où Saskia la voit en guerrière sans peur alors que, plus tôt, elle ne voyait qu’une adolescente perdue, internée contre son gré par ses parents.

SPOILER 4 Déjà, la mention de Saskia qu’elle voudrait parler à sa grand-mère m’a serré le cœur, mais alors quand Suzanne comprend qui est Odette, c’étaient les grandes eaux ! Pire encore quand, dans l’épilogue, le lecteur découvre Gisèle, son point de vue et le fait que les filles lui envoient des mots, des cadeaux, pensent toujours à elle et accordent de la valeur à cette femme à côté de qui tout le monde est passé … Le fait de découvrir que Saskia est une artiste connue, que Suzanne est une grande influenceuse dans son domaine, qu’Anne-Lise a entrepris des études de théologie : cela ne fait que mêler les pleurs et la joie. C’était une fin saine, une fin dans laquelle on se sent bien, comme dans ce groupe que l’on sent encore soudé malgré la fin de l’aventure.

 

#ISBN9782330167868

Encens de Johanna Marines #plib2022

Posté : 10 septembre, 2022 @ 12:27 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Genre : SteampunkEncens

Editeur : Snag

Année de sortie : 2021

Nombre de pages : 500

Synopsis : Nouvelle Orléans, 1919. Alors que le tueur à la hache sème la terreur dans les rues et nargue les enquêteurs, le corps mutilé d’une jeune femme est découvert en ville. Que signifient ces notes de musique et ces marques de brûlures retrouvées sur sa peau et ces étranges plumes métalliques plantées dans son dos ?
Pour les inspecteurs Perkins et Bowie, une nouvelle enquête s’ouvre. Se pourrait-il qu’un deuxième meurtrier soit à l’œuvre ? Que faire quand deux tueurs en série rivalisent de cruauté et que la ville devient leur terrain de jeu ? Plongez au cœur des Bayous où le jazz est roi et prenez de la hauteur à bord du Mécanic Hall, un aérocabaret où les dancing-automates sont devenus des déesses de la fête. Découvrez le passé trouble de Grace, une intrépide cartomancienne et de sa chouette mécanique et sautez de toits en toits aux côtés des désembobineurs qui collectent l’électricité pour la New Orleans General Electric Company.

 

Avis : J’ai lu ce livre pour le Plib 2022 : c’est un des finalistes !

Je dois d’abord dire que je n’étais pas du tout emballée par Encens : je n’avais pas voté pour lui, le résumé ne me disait rien. Pour autant, je n’étais pas réfractaire à sa lecture, comme je l’étais pour D’or et d’oreillersJe suis donc entrée dans le livre sans attentes.

Dès le début, j’ai senti que ce roman n’était pas fait pour moi. Je n’ai accroché à aucun de ses éléments. Le style d’écriture ne m’a pas plu : il n’est pas mauvais, ce n’est simplement pas une façon d’écrire que j’aime lire. J’aime que le narrateur commente parfois ce qui arrive, mais ce n’était pas le cas ici : cela me sortait de l’histoire plus qu’autre chose. Je n’ai pas non plus réussi à m’attacher aux personnages, ni à m’intéresser vraiment à l’intrigue, pourtant tissée autour de plusieurs mystères concernant l’identité des protagonistes comme des antagonistes. Les coquilles et fautes qui parsèment le texte m’ont aussi un peu gênée dans ma lecture. 

Pour autant, j’ai apprécié les décors et l’Histoire alternative inventée par l’autrice. J’aurais presque eu envie de lire un autre roman se centrant sur le conflit qui oppose êtres humains et « ferrailleurs » ! Les animaux mécaniques sont fascinants, tout comme l’idée d’illusionautes ou d’automates qui ont une conscience et se battent pour leurs droits. J’ai également été émue par la fin, tout en étant un peu agacée par le côté [SPOILER 1]

En fin de compte, j’en viens à me demander si ce n’est pas juste le genre Steampunk que je n’apprécie pas. Le seul roman de ce type que j’ai aimé est Rouille de Floriane Soulas, mais il est une exception à la règle.

 

Donc, plutôt déçue par ma lecture, mais ce n’est pas le livre qui n’est pas bon, il ne me correspondait simplement pas.

 

[SPOILER 1] tragique de la relation entre Rose et Wilhem. J’ai bien compris que lui ne pouvait pas vieillir, vouant leur relation à l’échec, mais j’aurais aimé les voir profiter du temps qu’ils avaient ensemble.

 

#ISBN9782490151370

Une couronne d’os et d’épines d’Emily Norsken #plib2022

Posté : 9 septembre, 2022 @ 10:47 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Genre : FantasyUne couronne d'os et d'épines

Editeur : Les Trois Nornes

Année de sortie : 2021

Nombre de pages : 570

Synopsis : Servir le royaume qu’importe le prix, qu’importe le moyen.

Bien au Nord, sur le royaume de Cnàimh, les Dieux, les Anciens et le Os veillent. Le souvenir du roi Teodor dit le Boucher hante toujours ses habitants. Pour survivre aux hivers glacials du dieu Wyrn, ces terres doivent rétablir les alliances défaites sous la lame des conquêtes du feu dirigeant sanguinaire.

Nayla appartient au sang sombre, la chamane l’a désignée ainsi lors de son rituel de passage. Corbeau, elle devra devenir. Elle doit rejoindre cet ordre de femmes pour devenir les yeux et les oreilles du roi des Os, Ingvar le Juste. Guidée par la Reine des Corbeaux, Frihër Agn, Nayla devient Nå, son héritière.

 

Avis : J’ai lu ce livre dans le cadre du Plib : c’est un des 5 finalistes de l’édition 2022 !

En voyant la liste des romans sélectionnés pour la dernière phase du prix, Une couronne d’os et d’épines était celui qui m’attirait le plus. Il avait tout pour me plaire : c’est une œuvre de Fantasy, visiblement inspirée de la mythologie/culture nordique, tissée de complots politiques et riche d’un univers foisonnant qui a beaucoup à offrir. J’étais donc très emballée par cette lecture ! Mais mon enthousiasme est peu à peu retombé au fil des pages.

J’avais raison pour le monde développé par l’autrice. J’ai adoré le système de gouvernement du pays des Os, l’Ordre des Corbeaux – même si la technique pour sélectionner les filles est affreuse -, son mode de fonctionnement, les lieux où les personnages se trouvent, le fil d’intrigues politiques qui se tisse peu à peu au fil de l’enfance, puis de l’adolescence de Nayla, à la Cour du roi des Os. Ces intrigues sont intéressantes et posent tout un tas de questions qui ne trouveront leurs réponses qu’au fur et à mesure de l’avancée dans le roman, voire à la fin de celui-ci. J’ai adoré le côté mythologique, même si je n’ai pas bien compris ce à quoi il pouvait servir dans le roman au début, si ce n’est pour apporter une touche de folklore et rendre le monde plus « réel » aux yeux du lecteur. J’ai également particulièrement apprécié le choix des noms des personnages, notamment lorsque les Corbeaux obtiennent leur nouveau nom. En fin de compte, j’ai beaucoup aimé la première partie du roman, celle lors de laquelle Nayla se trouve au château. J’ai adoré certains personnages que l’on rencontre à ce moment-là : Frihër Agn qui est sans doute mon personnage préféré, que je trouvais formidable dans son rôle de reine, à la fois élégante et touchante ; et Bromn, un peu bourru, mais tellement tendre quand il le faut, un vrai pilier.

Mais, à partir du moment où elle part, et même un peu avant, j’ai commencé à trouver le roman long. J’ai fini par ne plus trouver plaisir à ma lecture et par m’obliger à finir le livre parce qu’il le fallait. J’ai déjà lu des romans de Fantasy très longs et je sais qu’ils peuvent être captivants, qu’on a envie d’y retourner, que les détails ne font que renforcer l’attachement du lecteur pour l’univers. Mais, ici, la magie n’a malheureusement pas opéré. J’y revenais à regret, j’ai fini par m’ennuyer. C’est sans doute parce que la première partie est si différente de ce qui suit. En effet, j’avais l’impression que j’allais lire un roman centré sur les intrigues de cour et voilà tout : cela me convenait parfaitement. Mais vient le moment où Nayla entame une forme de quête qui la pousse à voyager. Ce trope n’est vraiment pas un procédé que j’apprécie. J’adorais les moments où l’héroïne était en formation, où elle apprenait sa position et son futur rôle de Corbeau. Dès qu’elle a quitté le château pour un voyage [SPOILER 1], mon intérêt pour le roman s’est étiolé [SPOILER 2]. S’ajoute à cela le fait que, rapidement après son départ, Nayla a commencé à profondément m’agacer. Je ne supportais plus sa voix dans la narration, j’avais envie de la secouer. J’ai rarement de la compassion pour les héros/narrateurs qui se plaignent, qu’ils le fassent de quelque façon que ce soit – monstre que je suis ! J’ai également eu énormément de mal avec les violences sexuelles que l’on peut trouver dans cette œuvre. Cela ne veut pas dire que je considère que l’autrice les cautionne, loin de là : il est clair qu’elles sont dénoncées et considérées comme abjectes. Mais, pour autant, cela me hérissait à chaque fois qu’il en était fait mention. [SPOILER 3] Enfin, un petit élément qui me sortait parfois du roman : les coquilles et fautes qui parsemaient le livre.

La fin m’a émue, notamment [SPOILER 4] Mais cela n’a malheureusement pas suffi à me faire aimer ce livre.

 

Je suis donc déçue parce que je voyais beaucoup de potentiel dans ce roman ! Mais sa longueur et son changement de rythme ne m’ont pas permis de l’apprécier à sa juste valeur.

 

[SPOILER 1] sans rapport avec sa fonction, puisqu’elle en est démise

[SPOILER 2] Je pense que la mort de Frihër Agn a signé, pour moi, la fin du roman. Je lisais pour les Corbeaux, pour les complots et les intrigues fines de Cour. A partir du moment où elles se sont arrêtées, je n’ai pas réussi à apprécier la lecture. 

[SPOILER 3] Le Roi Taureau est, évidemment, particulièrement immonde et il me donnait envie de vomir régulièrement – et ce, dès le début, quand on apprend qu’il a eu une relation avec la mère de Nayla … avant d’en avoir une avec elle !

[SPOILER 4] la mort de Bromn ou le choix de l’héritière de Nayla.

 

#ISBN9782492118043

12345...159
 

Baseball fans gather zone |
Eaudefiction |
Ici même |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | Kpg1221gpk
| Elenaqin
| la saltarelle des baronnes