Redbluemoon

I found myself in Wonderland.

Archive pour la catégorie 'Avis littéraires'

Magic Charly, tome 1 : L’Apprenti d’Audrey Alwett

Posté : 18 janvier, 2020 @ 2:29 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Genre : Fantasy, JeunesseMagic Charly

Editeur : Gallimard Jeunesse

Année de sortie : 2019

Nombre de pages : 410

Synopsis : On peut avoir un chat doué de capacités hors du commun et tout ignorer de l’existence des magiciers. C’est le cas de Charly Vernier, jusqu’à ce qu’il découvre que sa grand-mère pourrait être un membre éminent de cette société. Mais elle court un grave danger. S’il veut la sauver – et se sauver lui-même -, Charly n’a pas le choix, il lui faut devenir apprenti magicier.

Beignets de prédilection, grimoires volants, serpillière enchantée et pilleur d’âmes … Bienvenue dans le monde ensorcelant de Magic Charly !

 

Avis : A VENIR

Thorngrove de Cécile Guillot #plib2020

Posté : 12 janvier, 2020 @ 3:41 dans Avis littéraires, Lectures Communes | Pas de commentaires »

Genre : Fantastique Thorngrove

Editeur : Lynks

Année de sortie : 2019

Nombre de pages : 270

Synopsis : Thorngrove. Sa forêt d’épines. Son manoir abandonné. Sa légende noire. Ses jumelles maudites.
Lorsque Madeline débarque à Oakgrove et s’intéresse d’un peu trop près à Thorngrove, elle déclenche une série d’événements de plus en plus inquiétants. Et lorsque sa sœur est touchée, Madeline se demande quelles forces obscures elle a bien pu réveiller…

Thorngrove. Sa forêt d’épines. Son manoir abandonné. Sa légende noire. On raconte que jadis, des jumelles y ont vécu. Que l’une d’elles est devenue la proie du Malin et a tué sa propre sœur… Qu’elles hantent toujours les lieux.

De nos jours, Madeline débarque à Oakgrove suite à la séparation de ses parents. Quand on lui demande de faire un dossier sur la ville, la jeune fille, curieuse d’en apprendre plus, pense tout de suite à la légende urbaine de Thorngrove. Mais son enquête pourrait bien avoir des conséquences insoupçonnées, menaçant la santé mentale déjà fragile de sa cadette, Meadow. Lorsque celle-ci se met à agir de manière de plus en plus inquiétante, Madeline se demande quelles forces obscures elle a bien pu réveiller… et si les fantômes ne seraient pas réels.

 

Avis : Sélectionné pour le plib 2020, ce livre m’a été offert pour Noël !

Thorngrove avait tout pour me plaire : manoir abandonné, malédiction, forêt sinistre, jumelles. La quatrième de couverture comportait aussi un commentaire de Vincent Tassy disant que l’autrice « modernise à merveille les codes de la littérature gothique« . Je me suis dit que ce serait sans doute un de mes cinq finalistes. Quelle déception 

En essayant de dégager des points positifs pour faire cette chronique, je me suis rendu compte que je n’en trouvais aucun : rien ne m’a plu dans ce roman, et j’en suis sortie agacée. Dès le début, j’ai eu énormément de mal avec le ton, étant donné que nous nous trouvons dans la tête de la narratriceMadeline, une adolescente de 17 ans, il me semble. Le nombre de clichés qu’elle débite, la façon dont elle considère les choses, son ton geignard et son absence de compassion/de compréhension pour les gens qui l’entourent me l’ont très vite rendue antipathique. Je peux comprendre que ce soit une jeune fille qui vit des événements difficiles ; j’ai eu davantage de mal avec une espèce d’hypocrisie que je perçois chez elle, notamment envers sa petite sœur, Meadow – mais j’y reviendrai. Mais cela n’aurait pas suffi à ne pas me faire aimer ce livre. Le ton de Madeline contamine le récit, ce qui fait que je n’ai pas réussi à apprécier l’écriture. Je n’ai pas compris l’emploi de certains éléments, par exemple, les journaux des jumelles André, notamment parce qu’ils ne sont pas réexploités ensuite, pour apporter une explication par exemple.

Ce qui m’a vraiment agacée maintenant : les références à The Haunting of Hill House, que ce soit le livre ou la série TV. Dans le roman de Shirley Jackson, et dans la série qui est adaptée à partir de lui, il existe une atmosphère très particulière, oppressante, une ambiance sombre, très gothique. Ce ne fut pas du tout le cas dans Thorngrove pour moi. Je n’ai pas ressenti d’atmosphère ni d’ambiance, encore moins quand celle-ci est décrite quand les personnages entrent dans la maison. Et je reviens sur l’hypocrisie de Madeline avec sa sœur – hypocrisie qu’elle reconnaît d’ailleurs, heureusement ! Meadow est considérée comme « fragile mentalement », ou même, dit plus crûment à certains moments, comme folle. Et je n’ai pas du tout, mais alors pas du tout, accroché au traitement de la maladie mentale dans ce roman. Il m’a paru trop facile, et m’a dérangée.

Quant à la fin, je l’ai trouvée beaucoup trop rapide et abrupte. Aucune explication n’est fournie, et le lecteur n’a pas le temps d’enregistrer toutes les informations que déjà, le roman est terminé. Je suis donc sortie de ma lecture avec un goût amer, et l’impression de m’être fait avoir. 

 

Donc, une réelle déception. 

 

#ISBN9791097434373

Chroniques du Pays des Mères d’Elisabeth Vonarburg

Posté : 11 janvier, 2020 @ 2:54 dans Avis littéraires, Coup de cœur | Pas de commentaires »

Genre : Science-fictionChroniques du Pays des Mères

Editeur : Mnémos

Année de sortie : 2019 [1992]

Nombre de pages : 485

Synopsis : Attention, spoilers dans le synopsis !

Sur une Terre dévastée, le Pays des Mères a pu s’établir grâce au recours des femmes à une insémination artificielle incertaine car les hommes sont devenus rares, un virus déséquilibrant les naissances. La jeune Lisbéï sait qu’elle est promise au titre de « Mère ». Pourtant, son destin se révélera tout autre quand elle apprendra sa stérilité. Loin de chez elle, devenue « exploratrice », elle accomplira l’un de ses rêves les plus chers : découvrir les secrets du passé lointain du Pays des Mères.

Chroniques du Pays des Mères nous propose une réflexion douce, intime et profonde sur ce que pourrait être un monde blessé, entretenu et réparé par les femmes. Son écriture, son style comme ses thématiques entrent tout particulièrement en résonance avec les questions contemporaines.

Elisabeth Vonarburg est une des figures les plus marquantes de la science-fiction, reconnue tant dans la francophonie que dans l’ensemble du monde anglo-saxon.

Chroniques du Pays des Mères a remporté le prix spécial Philip K. Dick, le Grand Prix québécois de la SF, ainsi que le prix Aurora et le prix Boréal.

L’autrice a reçu en 2018 le Prix Extraordinaire des Utopiales pour l’ensemble de sa carrière littéraire.

 

Avis : J’ai reçu ce livre en service presse, je remercie encore la maison d’édition ! Cela faisait un moment que j’avais envie de découvrir Elisabeth Vonarburg, j’en ai profité en voyant cette sortie !

Nous sommes accueillis dans le livre par la préface de Jeanne-A Debats, que j’ai beaucoup aimé ! Elle traite de science-fiction féministe, et récuse les accusations d’utopies misandres que certains de ses romans peuvent attirer. J’ai adoré son ton, son ironie, et elle m’a donné envie de lire davantage de SF féministe !

Ce roman va nous faire suivre la vie de Lisbéï, la première née de la Mère de Béthély. Dès les premières pages, le lecteur est plongé dans un monde très différent du sien : dans le Pays des Mères, ce sont les femmes qui dirigent après la rébellion des femmes esclaves des Harems. A Béthély, c’est le féminin qui domine donc dans la langue : on ne dit pas « un bébé », mais « une bébé », comme « une enfante ». C’est un peu perturbant au début, mais c’est tout à fait logique : la langue montre aussi un certain reflet de la société dans laquelle nous vivons. Et elle n’est pas la même d’une région à une autre : certaines d’entre elles ont gardé des habitudes des époques précédentes. J’ai vu dans ce roman une sorte de féminisme subtil, qui nous montre à la fois la façon dont les femmes sont traitées actuellement, et comment une société entièrement dominée par les femmes pourraient être. Le but est l’équilibre, quelque chose de compliqué, mais de réalisable.

Certes, Chroniques du Pays des Mères est un roman de science-fiction, mais pas de ceux qui sont bourrés d’action, avec des vaisseaux spatiaux partout, et des scènes de bataille épiques. C’est une lecture lenteimmersive : c’est véritablement tout un univers différent que l’on découvre, ses habitudes, ses principes, son organisation, sa religion. Et je m’y suis sentie bien, à l’aise, comme dans un nouveau chez-soi. C’est écrit de telle sorte qu’on dirait quelque chose de el, de tout à fait possible. En effet, les femmes dirigent après s’être rebellées contre les hommes, qui les avaient réduites en esclavage. On pourrait prendre parler de science-fiction post-apocalyptique : la terre a été dévastée par les hommes, qui l’ont polluée et l’ont vidée de ses ressources. C’est un futur lointain, où les femmes tentent de réparer les erreurs des gouvernements précédents en prenant les choses en mains. Mais, bien sûr, cette façon de vivre a de gros problèmes que Lisbéï comprend au fil des pages. Le lecteur, lui, le voit immédiatement : notre monde est simplement inversé, et les hommes sont considérés comme des sous-femmes. Il n’y a pas vraiment de violence physique – le problème est évacué par cette société – mais un autre type de violence, tellement dévastateur qu’il coûte des vies. J’ai eu si mal au cœur de lire certains passages concernant le Service : [SPOILER] c’est à la fois cruel pour les femmes et pour les hommes, surtout en sachant qu’aucun des eux n’a le droit de connaître et d’élever ses enfantes. Mon cœur a saigné pour Dougall, pour Toller, et pour certains des hommes que l’on rencontre dans ce roman ! [FIN DU SPOILER] Mais, même si les hommes sont considérés de cette façon, cela ne fait pas de ce roman une utopie misandre, loin de là. Le lecteur comprend bien que le système mis en place n’est pas idéal, qu’il occasionne trop de souffrance pour être considéré comme parfait, qu’il a des limites, et que les personnages s’en rendent compte au fur et à mesure, notamment Lisbéï en grandissant. Jamais la situation des hommes n’est considérée comme juste, comme le Service n’est jamais considéré sain : c’est une obligation pour repeupler le Pays des Mères, pas un idéal de vie.

Sur le coup, j’ai été surprise par le côté religieux du roman. J’ai vu Garde comme l’équivalent de Jésus, et j’ai aimé que les recherches de Lisbéï la poussent à s’interroger sur l’identité de Garde : humaine ? divine ? les deux à la fois ? Elle doit réfléchir à sa foi, mais aussi aux faits historiques ; un peu le même problème que certains avec Jésus, qui a véritablement existé, et qui est aussi censé être le fils de Dieu. J’ai aimé que Dieu soit remplacé par Elli – qui donne, par la même occasion, le pronom neutre, ce qui est très perturbant parfois ! -, et qu’il y ait également des fanatiques religieuses et des femmes violentes dans le roman. J’ai adoré le côté spirituel, la façon dont esprit et corps sont mêlés et explorés : c’est subtil, et beau à lire. J’ai adoré les passages de la taïtche, qui s’apparente pour moi à une méditation poussée à l’extrême. J’ai adoré le côté « mutation« , une sorte de mystère partagé par plusieurs personnages.

Concernant les personnages, j’ai été très touchée par les relations qui se tissent, ou manquent de se tisser entre eux. Lisbéï m’a paru très proche, sans doute parce que l’on découvre le monde à travers elle et ses journaux, parce qu’elle est la narratrice sans l’être. J’ai également adoré la majorité des êtres qui l’entourent : Tula, Guiséia, Selva, Mooréï (dont je me suis également sentie très proche), Toller, Kélys, Antoné (qui représente, avec Mooréï, la dichotomie science/religion [SPOILER] même si Antoné finit par intégrer cette dichotomie [FIN DU SPOILER])

Et la fin … C’était tellement énorme, je ne m’y attendais pas du tout ! J’ai ADORE !!

[SPOILER] Il est vrai que Kélys m’a toujours paru étrange, très mystérieuse, et complètement différente des autres personnages ; mais de là à imaginer cette fin ! [FIN DU SPOILER]

 

J’ai l’impression de ne pas du tout avoir fait justice à ce livre, comme c’est souvent le cas quand je finis un roman de cette envergure : je me sens toute petite, un peu perdue quand je tourne la dernière page, secouée. Et j’ai terriblement envie de recommander ce livre à tous : il demande du temps, des efforts, de la réflexion, et cela fait en partie sa valeur.

 

Donc, un excellent roman, sans aucun un chef-d’œuvre qui mérite d’être davantage lu et connu.

Soif d’Amélie Nothomb

Posté : 8 janvier, 2020 @ 2:39 dans Avis littéraires, Coup de cœur | Pas de commentaires »

Genre : ContemporaineSoif

Editeur : Albin Michel

Année de sortie : 2019

Nombre de pages : 152

Synopsis : « Pour éprouver la soif il faut être vivant. »

 

Avis : Je n’arrêtais pas de croiser ce livre depuis sa publication, et je ne l’avais toujours ni acheté ni lu. J’ai enfin sauté le pas !

J’avais entendu pas mal de critiques négatives sur ce livre ; mais, comme d’habitude quand Amélie Nothomb sort un nouveau roman. J’ai toujours envie de me faire ma propre opinion ; mais je dois avouer qu’entendre parler de Jésus m’a un peu rebutée sur le coup. C’est sans doute la raison pour laquelle j’ai mis tant de temps à le lire ! Pourtant, je sais que l’autrice ne pourrait pas écrire un bouquin vraiment religieux. En fin de compte, j’ai ouvert Soif sans attente particulière, en me laissant guider. Je pense que c’est la meilleure façon pour moi de me faire surprendre par un livre, et de l’apprécier, voire de l’adorer. Parce que j’ai adoré ma lecture.

Dès, les premières lignes, j’ai retrouvé l’écriture que j’aime tant, le ton que j’aime, le style que j’aime. Et j’ai été surprise – alors que je n’aurais pas dû l’être, c’est plutôt commun chez l’autrice – de constater que Soif était écrit à la première personne, ce qui fait que nous sommes dans la tête de Jésus. Ceux qui ne savent absolument rien de lui ne le reconnaîtront que lorsque son nom apparaît pour la première fois, page 21. Pour les autres, ils auront peut-être un doute au début : « Tiens, ça me dit quelque chose les Mariés de Cana … » Dans tous les cas, c’est assez surprenant et original de se retrouver dans la tête de ce personnage. Et malgré l’appréhension, je me suis rapidement laissé porter par les paroles, les réflexions de Jésus. J’ai souffert avec lui, j’ai pensé avec lui, et je me suis échouée à la fin du roman, en tournant la dernière page, le cœur gros. Amélie Nothomb est parvenue à écrire un livre sur Jésus qui n’est pas vraiment religieux, un livre qui nous fait réfléchir, un beau livre touchant qui m’a secouée. Je me suis armée de mon crayon pour souligner, écrire, annoter Soif : tant de belles citations à retenir, de vérité parfois.

Jésus est davantage un homme que le fils de « Dieu », même s’il parle parfois à son père. L’autrice reprend à la fois des éléments du mythe et des faits historiques, tout en faisant de l’homme un personnage « réaliste ». Egal à lui-même, il rappelle qu’il faut aimer son prochain, tout en montrant en quoi lui-même a failli. Soif est à la fois un éloge de l’amour et une prise de conscience que Jésus et « Dieu » s’y sont très mal pris. J’ai adoré qu’il réfléchisse lui-même sur la religion, sur son « père », sur la rédemption qu’il est censé apporter à l’humanité. J’ai adoré que Marie-Madeleine soit présente, la façon dont est représentée Marie, celle dont est présenté Judas.

Evidemment, le lecteur lit toute la passion du Christ, des passages assez douloureux à lire, que ce soit le chemin à parcourir avec la croix sur le dos, la rencontre de sa mère sur le chemin, la crucifixion, la présence de Madeleine, la mort … Et, comme dans tous les romans d’Amélie Nothomb, le titre finit par prendre tout son sens à un moment du roman : [SPOILER] Jésus refuse de boire avant de partir pour être exécuté. Il ressent donc la brûlure de la soif sur la croix ; juste avant, alors qu’il est dans sa cellule, il explique ce qu’est la soif, ce qu’elle représente, ses réflexions sur elle, le fait qu’elle permette de se sentir vivant, et que l’étancher est un tel plaisir après une longue exposition aux affres de la soif. Cela m’a fait penser aux réflexions sur la faim dans Biographie de la faim. La soif, elle, ne peut jamais être étanchée complètement, il n’y a pas de verbe équivalent à « rassasier » pour elle. Elle n’est jamais satisfaite. Cela permet à Jésus de supporter la douleur, car la soif est plus grande, et aussi de connaître un dernier moment de bonheur quand le soldat lui donne à boire avec une éponge. [FIN DU SPOILER] 

Mais, ce qui m’a particulièrement conquise dans ce livre, c’est sa fin. Cette vision de la mort était si paisible, si apaisante … J’avais envie de serrer l’autrice dans mes bras tant ses mots me faisaient du bien. Je ne peux pas tellement vous en dire plus, ce deviendrait trop personnel. Je ne peux que vous recommander de lire Soif

 

Donc, sans doute un de mes préférés d’Amélie Nothomb, ou, en tout cas, un de ceux qui m’ont le plus touchée. 

La Cité des Chimères de Vania Prates #plib2020

Posté : 7 janvier, 2020 @ 3:10 dans Avis littéraires, Coup de cœur | Pas de commentaires »

Genre : FantasyLa Cité des Chimères

Editeur : Snag

Année de sortie : 2019

Nombre de pages : 443

Synopsis : Le monde tel qu’on l’a connu a disparu. Chaos, misère, famine … Les Hommes ont enfin trouvé un équilibre et se sont organisés en guildes, guidé par leur chi, leur nature profonde. Guilde des Marchands, des Inventeurs, des Alchimistes, des Gardiens ; tous demeurent fidèles à ce qu’ils sont afin de vivre en harmonie avec la nature et les animaux particulièrement respectés, créant une cité semblable à une ville sylvestre.

Dans ce monde proche de l’utopie, Céleste, une jeune fille de 17 ans, n’a pas de chi. Le jour où elle rencontre Calissa, mystérieuse contrebandière, elle est loin de se douter qu’elle va se retrouver embrigadée bien malgré elle dans une histoire complexe qui même non seulement le dirigeant de Lowndon Fields, mais également la très redoutée « Confrérie des Sans-loi ».

Entre ruse, savoir, intrigues et faux-semblants, Céleste va devoir changer sa vision du monde.

 

Avis : J’ai découvert et lu ce livre grâce au Plib ! Une amie m’a recommandé La Cité des chimères, je l’ai donc ajouté dans ma sélection, et la maison d’édition Snag a gentiment accepté de me l’envoyer : je la remercie à nouveau !

Je n’ai jamais vraiment lu de Fantasy utopique avant de lire ce roman, donc je ne savais pas tellement à quoi m’attendre. Ce qu’on peut dire, c’est que La Cité des chimères met la barre très haut pour les futures fictions de ce genre que je pourrais lire ! J’ai été happée par l’univers, et j’ai tout adoré ! Je ne trouve vraiment aucun défaut, rien à redire sur ce roman ! L’univers est prenant, captivant, fascinant, et donne terriblement envie au lecteur de devenir lui-même immergeant pour se retrouver à Septentria, le paradis de la lecture, sans aucun doute !! Ces différentes salles sont idylliques, tout comme le fait que les immergeants soient payés pour lire et remplir des rapports sur leurs lectures ! J’ai adoré suivre un des personnages dans cet endroit merveilleux, un nouveau chez-soi si accueillant qu’on aimerait que le livre dure plus longtemps pour y rester encore ! J’ai adoré le statut d’immergeant, le rêve de tout lecteur je pense ! Cette capacité est fascinante, et, à plusieurs reprises, en lisant, je me suis dit que, si j’avais appartenu à ce monde, j’aurais sans doute fait partie de cette guilde, comme bon nombre de lecteurs avides ! Ou j’aurais été la compagne d’un Gardien, autre guilde fascinante !! En effet, j’ai aussi adoré cette harmonie avec les animaux, avec la nature, et avec le moi intérieur : les différents personnages sont sommés de suivre leur chi, une sorte de vocation, une certitude intérieure qui leur dit ce pour quoi ils sont faits. Cela est nécessaire parce qu’avant cette nouvelle ère, les hommes ont failli : en effet, cette Fantasy n’est pas seulement utopique, elle est aussi post-apocalyptique. On ne sait pas exactement ce qui est arrivé, mais on parle de notre époque actuelle comme de l’Ancien monde. Ces hommes ont échoué à vivre en harmonie, ce qui a mené l’humanité vers le déclin. Pour construire un monde meilleur, les êtres humains sont maintenant répartis en guildes, certaines très isolées, afin de ne pas faire les mêmes erreurs que par le passé. Donc, pas d’armes à feu, par exemple. Je ne vous en dis pas plus !

J’ai adoré l’intrigue ! Céleste n’a pas de chi et tombe un jour sur Calissa : rencontre tout à fait inattendue, et qui va s’avérer bouleversante pour les deux jeunes femmes. En plus de traiter d’Histoire, d’harmonie avec la nature et les animaux, d’harmonie avec soi-même et ses principes, ce roman traite aussi de la famille, de celle que l’on a d’office, et de celle que l’on se choisit. J’ai adoré les scènes de groupe : comme vous le savez, j’ai toujours l’impression d’en faire partie, et je m’y sens bien ! Ici, les membres sont si soudés, si complémentaires, que c’est vraiment un délice de lire les scènes qui les réunissent !! L’intrigue se scinde en deux et tourne autour d’un complot politique et des chimères ! Comment ne pas aimer ce livre avec tout ça ?! 

Concernant les personnages, je n’ai eu aucune difficulté à m’attacher à eux. Céleste est une jeune fille qui n’a pas de chi, et donc, qui n’a pas de famille de chi, qui reste avec sa famille de sang, et qui ne se sent pas du tout à sa place avec eux. Elle est considérée comme inutile par certains parce qu’elle n’a pas de « vocation ». Calissa, elle, est typiquement le genre de femme qui cache ses blessures sous une carapace. Son passé et son statut, que l’on découvre au cours du roman, la rendent fascinante, et lui accordent une place énorme pour la suite de la série ! J’ai adoré les autres membres du groupe également : Leire, très mystérieux, et toujours aussi intéressant quand on connaît son passé ; Alexian, le pitre de service, dont l’histoire n’est pas si superficielle qu’on pourrait le penser au premier abord ; Vénicia, compagne de Dao, son Gardien, qui semble la plus douce du groupe, et celle que tout le monde veut sur-protéger à cause de cela. J’ai également adoré Daniel, qui m’a touchée, comme la majorité des autres personnages, vous l’aurez compris ! J’ai très envie qu’il prenne une place plus importante dans la suite ! J’ai aimé les petites touches romantiques que l’on peut percevoir par-ci par-là entre certains personnages, et j’en viens à en vouloir davantage pour le tome 2 !

La fin m’a émue : j’ai terriblement envie de lire la suite !!!!

 

[SPOILER] J’ai adoré la scène où Céleste et Daniel immergent ensemble !! J’ai adoré comprendre les rumeurs de folie et d’immortalité au sein de Septentria, et surtout concernant les immergeants !! J’ai adoré la possibilité d’union entre les chiméristes et les chimères, cette compréhension mutuelle, ce lien ! Et cette scène de fin, cette auberge, ces fauteuils, et le cinquième qui arrive !! Oh les frissons !! J’AI TELLEMENT MAIS TELLEMENT HÂTE DE LIRE LA SUITE !! [FIN DU SPOILER]

#ISBN9782490151219

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