Redbluemoon

I found myself in Wonderland.

Archive pour la catégorie 'Avis littéraires'

Stone Mattress: Nine Tales de Margaret Atwood

Posté : 19 août, 2018 @ 12:29 dans Avis littéraires, Coup de cœur | Pas de commentaires »

Genre : Nouvelle, Fantastique (?) Stone Mattress

Editeur : Bloomsbury 

Année de sortie : 2014

Nombre de pages : 268

Titre en français : Neuf contes

Synopsis : A recently widowed fantasy writer is guided through a stormy winter evening by the voice of her late husband. An elderly lady with Charles Bonnet syndrome comes to terms with the little people she keeps seeing, while a newly formed populist group gathers to burn down her retirement residence. A woman born with a genetic abnormality is mistaken for a vampire, and a crime committed long ago is revenged in the Arctic via a 1.9 billion-year-old stromalite.

In these nine tales, Margaret Atwood ventures into the shadowland earlier explored by fabulists and concocters of dark yarns such as Robert Louis Stevenson, Daphne du Maurier and Arthur Conan Doyle – and also by herself, in her award-winning novel Alias Grace. In Stone Mattress, Margaret Atwood is at the top of her darkly humorous and seriously playful game. 

 

Avis : A VENIR 

The Roquiel Saga, book 1: Roquiel and the Phoenix de Tiffany Skylark

Posté : 16 août, 2018 @ 1:47 dans Avis littéraires, Partenariats | Pas de commentaires »

Genre : Fantasy Roquiel and the Phoenix

Editeur : Autoédité

Année de sortie : 2018

Nombre de pages : 238

Titre en français : Non traduit, et je ne pense pas qu’il le sera. 

Synopsis : « Wisdom? No. Not this time. It is the most unwise thing that we could do and we must not allow it to happen. You know it would be the end of our world to heed this prophecy, » Ava said, her tears turning into anger. « Do not worry, Ava. In time you will see that it is the right thing to do, » Sabio said. « I do not wish to disagree with you, but this time I must, » Ava said. « Have faith, dear one, » Sabio said with a smile.

The phoenix that guards the Life Stone on Kitharion is dying. When it dies, the Life Stone must be replaced or the life-giving energy from Medeina cannot be channeled into the planet. But who will be the elf to take on this dangerous mission?

 

Avis : A VENIR 

Library Wars, tome 1 : Conflits de Hiro Arikawa

Posté : 10 août, 2018 @ 2:05 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Genre : SFLibrary Wars 1

Editeur : Glénat (roman) 

Année de sortie : 2010 [2006]

Nombre de pages : 220

Titre en japonais : Toshokan Senso 

Synopsis : « Nous, bibliothécaires, unirons toutes nos forces pour défendre la liberté des bibliothèques chaque fois qu’elle sera violée. »

Japon, année 2019. Alors que le comité d’amélioration des médias censure de plus en plus d’ouvrages jugés compromettantes, les bibliothèques se sont organisées pour favoriser l’accès à tous les écrits.

Nouvelle arrivée dans le corps des bibliothécaires, Iku rêve de retrouver celui qui sauva son livre fétiche de la censure, alors qu’elle n’était encore qu’une adolescente. Mais la quête de son « prince » risque de rencontrer de nombreuses difficultés.

Surtout quand on sait que les principales qualités de Iku sont sa franchise, son impulsivité et … sa naïveté. 

 

Avis : Cette série m’a été conseillée par Gaby ! Et il faut croire qu’elle me connaît bien parce que j’ai vraiment beaucoup aimé !

J’ai adoré l’idée de bibliothèques obligées de former une armée pour défendre les livres et les droits des lecteurs ! Elles doivent agir contre la censure, et se retrouvent attaquées par une association qui fait respecter la loi d’Amélioration des Médias, mais aussi par des individus qui considèrent la fiction comme dangereuse. Cela permet d’ouvrir le débat sur la littérature, le fait que ce n’est pas la faute des livres si les lecteurs s’en servent pour faire n’importe quoi ; mais aussi le fait qu’ils sont importants, et que chacun a droit de les consulter librement. Une partie de la réflexion concerne les enfants et les livres qu’ils ont ou non le droit de lire, si leur accès doit être restreint ou non. Cette censure va très loin, étant donné qu’elle nécessite l’usage d’armes à feu : les rappels d’événements historiques, comme la tragédie d’Hino, laisse imaginer comme tout pourrait dégénérer. J’ai aimé découvrir l’organisation des bibliothèques et de leur armée, les différents grades, leurs droits et leurs devoirs. Mais j’aurais aimé plus de détails sur certains éléments. J’ai trouvé que le livre était un peu court pour tout dire ; après, c’est une série, j’en saurais sans doute plus par la suite !

Concernant les personnages, je les ai appréciés au fil des pages, mais pas dès le début. En effet, Iku et Dojo m’agaçaient un peu ; je me suis habituée à leur façon d’être, et j’ai fini par les aimer. Il faut dire que je ne suis pas une grande fan des relations haine-amour ; mais j’ai fini par vraiment avoir envie qu’une histoire d’amour se forme ! A la fin, j’avais envie de les voir ensemble et j’aimais l’ambiance de groupe : j’avais envie de continuer à les suivre pour en faire partie. Comme je l’ai dit, j’ai eu un peu de mal avec Iku : elle est irresponsable, bruyante, spontanée, et tellement naïïïïïïïve !! Elle ne comprend rien à ce qu’il se passe autour d’elle, même quand ce sont des événements énormes ; elle ne comprend pas le vrai but de l’institution dans laquelle elle est entrée, ni les personnages, ni ce qu’ils ressentent ! Elle ne fait aucun effort pour apprendre tout ce qu’il faut pour être un bon agent du GIB, alors qu’elle est la première femme intégrée !!! Elle est vraiment agaçante à certains moments ! Mais elle est aussi un bon personnage féminin dans le sens où elle permet une sorte de réflexion limite féministe : les femmes peuvent intégrer le GIB, elles peuvent avoir la force physique nécessaire, elles peuvent être au même niveau, voir meilleures que les hommes dans certains domaines. J’ai aimé que l’auteure ne fasse pas d’Iku un être surpuissant qui dépasse tout le monde partout : elle a des difficultés, elle doit travailler dur, c’est ce qui fait sa valeur, et c’est ce qui lui permet d’intégrer le corps d’élite de l’armée. Malgré ses défauts, Iku est tout de même capable de se remettre en question, que ce soit au niveau de sa manière de voir les choses, ou au niveau de ce qu’elle fait, comment elle réagit ; mais elle est trop arrogante/fière pour l’admettre devant les autres personnages. J’espère qu’elle va grandir dans le deuxième tome ! Je me suis quand même beaucoup attachée à elle ici ; elle mérite quand même quelques baffes ! On peut considérer que Shibasaki les distribue pour le lecteur : elle peut paraître dure avec elle, parce qu’elle est très franche, et ne prend pas de gants ; mais elle a raison dans tout ce qu’elle lui dit. Elle est un peu l’amie parfaite, celle qui dit ce qui ne va pas, quitte à blesser temporairement, quitte à forcer l’autre à se reprendre en mains. Elle est aussi assez drôle, et son métier m’intéresse tellement !! J’ai aussi apprécié Komaki, qui est un peu la Shibasaki de Dojo. Ce personnage m’a un peu agacé au début, parce qu’il est exactement comme Iku : excessif. Son attitude est problématique ; j’avais l’impression qu’il n’agissait comme ça que pour le côté romance. Son personnage en devenait incohérent ; mais, la fin explique tout, donc il est à moitié pardonné !

Comme je l’ai dit, j’ai aimé la romance naissante, même si je ne suis pas une grande fan de ce trope en général. Elle prend beaucoup de place, mais ne m’a pas dérangé ; j’ai, au contraire, envie de voir ce qui en résultera ! Pour autant, elle peut paraître stéréotypée. Elle ne prend pas pour autant le pas sur la construction du monde et l’action. Cette dernière est bien décrite, même si j’aurais aimé plus de détails, notamment pendant la bataille finale ! J’ai été amusée de constater que le futur de la série est 2019, étant donné que cette date paraît maintenant très proche ! Library Wars m’a rappelé que je n’avais toujours pas lu Fahrenheit 451 ; il serait temps ! 

Mon seul vrai problèmel’écriture. Ce n’est pas mauvais, mais ce n’est pas non plus très bon. Peut-être que c’est à cause de la traduction, puisqu’on perd toujours quelque chose.

 

Donc, un bon premier tome, mais j’attends encore mieux pour la suite, en tout cas, au niveau des personnages ! L’idée de bibliothèques armées est excellente ! Je tenterai aussi le manga ! 

Le Cousin Pons d’Honoré de Balzac

Posté : 8 août, 2018 @ 4:47 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Genre : Classique Le Cousin Pons

Editeur : GF

Année de sortie : 2015 [1847] 

Nombre de pages : 383

Synopsis : Pons est un brave homme qui dépense ses maigres rentes à collectionner des tableaux et autres objets d’art. Lorsque ses riches cousins, qui ont pour lui le plus grand mépris, découvrent la valeur de la collection qu’il a mis des années à constituer, ils sont prêts à toutes les scélératesses pour mettre la main sur ce trésor …

Roman noir où se déploient dans leur hideur un univers cruel, une jungle hantée par des fauves inquiétants, Le Cousin Pons (1847) nous présente un monde criminel, du salon à la loge de concierge. 

 

Avis : Un de mes derniers livres pour l’agrégation !

D’abord, je dois dire que je ne suis pas une grande fan de Balzac. Je n’aime pas vraiment sa manière d’écrire – ce n’est pas ici un critère de valeur, je ne dis pas qu’il écrit mal, juste que ce n’est pas à mon goût -, et ses personnages sont parfois agaçants dans leur naïveté. Pourtant, j’ai apprécié ma lecture, notamment parce que j’étais absorbée dans l’histoire, et que je soutenais complètement Pons et Schmucke. Et mon absorption a causé une telle colère !! La plupart des personnages – en fait, tous, sauf trois ou quatre – représentent la corruption et la cupidité. Ils veulent tous s’enrichir, par tous les moyens, même si cela signifie dépouiller quelqu’un qu’ils ne connaissent et/ou ne comprennent pas. Le dédain de certains – je pense ici à Amélie Camusot de Marville, qui était Amélie Thirion dans La Vendetta par exemple – m’a excédé : mais comment peut-on penser ainsi, et faire des choses pareilles ?!! Les deux seuls personnages que j’ai appréciés, Pons et Schmucke, sont des enfants, naïfs, innocents, incapables de se défendre et de voir le mal quand il se trouve en face d’eux. Pons évolue à un moment donné, sans doute parce qu’il va bientôt mourir ; mais Schmucke ne change pas, du début à la fin ! D’un côté, tant mieux, il est resté pur ; mais d’un autre, il se fait complètement marcher dessus, c’est énervant !! Leur relation était très touchante, certaines scènes m’ont émue, et j’avais tellement envie de les aider !

Il est impossible de nier le talent de Balzac pour dépeindre la condition humaine, sa cruauté, ses travers, mais aussi sa beauté. Les hommes sont peut-être des loups pour l’homme, mais certains restent des agneaux, au risque de se faire dévorer. En fin de compte, ce livre est extrêmement déprimant ; c’est d’une tristesse[SPOILER] J’avais tellement envie que les « gentils » gagnent, ou au moins que Schmucke ne soit pas aussi dépouillé que Pons, qu’il profite de ce que son ami a fait pour lui. [FIN DU SPOILER]

 

Donc, un roman déprimant sur la cruauté des hommes pour ceux qui ne savent se défendre. 

Une maison de poupée de Henrik Ibsen

Posté : 7 août, 2018 @ 12:12 dans Avis littéraires, Coup de cœur | Pas de commentaires »

Genre : ThéâtreUne maison de poupée

Editeur : Le Livre de Poche 

Année de sortie : 2016 [1879]

Nombre de pages : 154

Titre en VO :  Et Dukkehjem (norvégien) 

Synopsis : Dans cette maison où la femme est et n’est qu’une poupée, les hommes sont des pantins, veules et pleutres. Sans doute Nora incarne-t-elle une sorte de moment auroral du féminisme, alors qu’être, c’est sortir, partir. Et Ibsen, grâce à ce chef-d’œuvre, accède au panthéon de la littérature mondiale.

Mais si sa poupée se met, sinon à vivre, du moins à le vouloir, au point de bousculer au passage l’alibi de l’instinct maternel, c’est qu’autour d’elle les hommes se meurent. Ibsen exalte moins Nora qu’il n’accable le mari, l’avocat Helmer, ou Krogstad par qui le chantage arrive. 

 

Avis : Cela faisait longtemps que cette pièce se trouvait dans ma PAL, il était temps de l’en sortir !

On parle souvent d’Une maison de poupée comme d’une pièce féministe ; pourtant, ce n’était apparemment pas l’intention première de l’auteur. Il désirait écrire une pièce sur l’individualisme, et son héroïne se trouve être une femme. En effet, Nora Helmer est une poupée dans la maison de son mari : on attend d’elle qu’elle s’occupe de la maison, de ses enfants, de son homme, mais pas qu’elle réfléchisse, qu’elle ait du bon sens, ou des connaissances. Elle est un bel oiseau, une alouette, un écureuil joyeux, qui doit obéir sans poser de questions. Mais Nora cache quelque chose, un secret qui changerait sa vie si son mari Torvald l’apprenait. Cette pièce est agaçante : les personnages masculins sont insupportables d’égoïsme et de stupidité, incapables de réfléchir en d’autres termes que la domination masculine et l’intérêt personnel, non pour s’élever, mais pour s’enrichir. Ils veulent une place, des richesses, des choses à montrer ; ils ne veulent pas être mais paraître. Tous ont quelque chose d’exaspérant : le médecin, Dr. Rank, est convaincu qu’il va mourir à cause des péchés de son père, qui l’ont contaminé ; Krogstad veut absolument se rétablir dans la société, et veut une place d’influence à la banque, sans se soucier de la manière dont il obtient son travail ; Torvald, l’avocat, ne jure que par l’apparence. Sa femme est la plus belle, la plus gracieuse, les hommes lui envient, la désire, et sa place à la banque va lui permettre de gagner beaucoup d’argent pour satisfaire les envies de Nora. Tout le début de la pièce, Nora est présentée comme une femme bête, qui ne veut que de l’argent, très superficielle, ignorante. Mais cela n’est pas étonnant : elle n’a pas reçu l’éducation qu’il fallait, elle n’est pas capable parce qu’elle n’a pas appris à l’être. Elle est considérée par son mari comme un bel objet en sa possession, quelque chose dont il peut user à sa guise, et quand il le désire – il me semble qu’à la fin, il est sur le point de la forcer à coucher avec lui. Donc, il est très facile pour Torvald de se moquer de Nora, de la rabaisser : elle ne sait pas s’élever, elle n’en a pas les moyens. Et pourtant, même sans cette éducation correcte, elle est convaincue qu’elle a agi justement, que ce sont les lois qui ont tort, et pas elle, qu’il est normal de tout faire pour épargner de la souffrance à un père et à un mari. En fait, les hommes sont bien faibles face aux femmes qui se sacrifient pour eux, qui font tout pour leur éviter de subir. En fin de compte, ce sont eux qui sont fragiles et naïfs à la fin ; ce sont eux qui sont enfermés dans les carcans de la société, et ce sont les femmes qui s’en libèrent.

La première partie de la fin (si je peux parler ainsi) m’a tellement agacée que j’avais les larmes aux yeux ; j’avais tellement envie que Torvald comprenne sa bêtise !! En plus d’être stupide, il devient cruel ! Ses dernières réactions m’ont tellement énervée !! La deuxième partie : [SPOILER] quel soulagement de voir Nora réagir !! J’ai attendu ça toute la pièce !!! C’est là que la pièce révèle son « but » : l’individualisme. Nora doit d’abord devenir une femme, une personne à part entière avant d’aimer, que ce soit un mari ou des enfants. Comment pourrait-elle éduquer correctement ses petits si elle n’est pas elle-même éduquée ? Comment peut-elle prendre soin de quelqu’un, et lui inculquer les bonnes valeurs si elle ne sait pas comment faire, si elle ne les connaît pas ? La meilleure fin possible !! [FIN DU SPOILER]

 

Donc, une pièce exceptionnelle, à la fois individualiste et féministe, qui nous montre tout l’intérêt de l’éducation. 

12345...110
 

Baseball fans gather zone |
Eaudefiction |
Ici même |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Kpg1221gpk
| Elenaqin
| la saltarelle des baronnes