Redbluemoon

I found myself in Wonderland.

Archive pour la catégorie 'Avis littéraires'

Wayward Children, book 2: Down Among the Sticks and Bones de Seanan McGuire

Posté : 19 juin, 2018 @ 8:35 dans Avis littéraires, Coup de cœur | Pas de commentaires »

Genre : Fantasy Down Among the Sticks and Bones

Editeur : Tor 

Année de sortie : 2017

Nombre de pages : 187

Titre en français : Pas encore traduit 

Synopsis : A stand-alone story suitable for adult and young adult readers, and the follow-up to the Alex Award-winning Every Heart a Doorway

Twin sisters Jack and Jill were seventeen when they found their way home and were packed off to Eleanor West’s Home for Wayward Children.

This is the story of what happened first …

Jacqueline was her mother’s perfect daughter – polite and quiet, always dressed as a princess. If her mother was sometimes a little strict, it’s because crafting the perfect daughter takes discipline.

Jillian was her father’s perfect daughter – adventurous, thrill-seeking, and a bit of a tomboy. He really would have preferred a son, but you work with what you’ve got.

They were five when they learned that grown-ups can’t be trusted.

They were Twelve when they walked down the impossible staircasse and discovered that the pretense of love can never be enough to prepare you for a life filled with magic in a land filled with mad scientists and death and choices

 

Avis : Je ne pensais pas que je pouvais aimer Down Among the Sticks and Bones plus que Every Heart a Doorway ; peut-être que je l’ai, en fait, aimé encore plus !

Tout était parfait dans ce livre ; je ne trouve vraiment rien à redire !

Jack est un de mes personnages préférés dans le premier tome ; j’étais tellement heureuse de la retrouver dans celui-là ! Ou, peut-être que j’ai tellement aimé Down Among the Sticks and Bones qu’elle l’est devenue ! C’est sans doute plutôt ça ; dans le premier tome, mon attention était concentrée sur Nancy, qui m’avait tellement touchée. Ici, ce sont les jumelles (les deux !) qui m’ont émue. L’histoire commence avant leur naissance, par la présentation de leurs parents, sans doute deux des personnages les plus détestables de la série, et de la littérature YA. C’est vrai qu’ils ne commettent pas de crimes, ils ne tuent personne, ne violentent physiquement personne ; mais leurs enfants sont des poupées qu’ils veulent façonner, et je considère que c’est un crime. Ils volent complètement l’identité de leurs filles, les traumatisant et les marquant au passage. Un enfant a besoin d’amour pour grandir et se développer normalement : Jack et Jill n’en ont pas eu, en tout cas, pas de la part de leurs parents. Tout le monde ne devrait pas avoir d’enfants, c’est certain. Lire leur histoire m’a profondément agacée ; pas parce que c’est mauvais, au contraire, parce que c’est bien écrit, et que j’étais du même avis que le narrateur. En effet, la voix narrative semble, à plusieurs reprises, parler, interpeller le lecteur, ce qui l’implique d’autant plus dans l’histoire. J’ai aimé ce jeu, cette façon de nous inclure, mais aussi cette espèce de complicité qui se crée. J’ai adoré l’écriture, je ne saurais pas vraiment dire pourquoi ; peut-être en partie grâce au narrateur, mais il y a ce quelque chose en plus qui fait que c’est vraiment bien écrit. 

J’ai adoré découvrir ce nouveau monde, the Moors (on peut traduire le nom par Les Landes) !! Il est beaucoup plus sombre que le nôtre (et donc, que celui de Every Heart a Doorway), il fait très gothique, très sinistre. Peuplé de monstres, il est dirigé par un maître terrifiant – je sais que sa nature est à peu près donnée dans le premier tome, mais je préfère ne pas vous la révéler, au cas où je me tromperais ! J’aimerais plus d’histoires dans ce monde, histoire de continuer à en apprendre plus ! J’ai adoré l’atmosphère, assez creepy, mais aussi belle en quelque sorte. Celle-ci est un peu différente de celle d’Every Heart a Doorway. En effet, au pensionnat d’Eleanor West, je me suis sentie chez moi, et en même temps, déracinée, c’était étrange : ici, je n’ai pas eu ce sentiment de déracinement [SPOILER] ou dans l’autre sens, quand les filles sont expulsées ; c’est le mouvement inverse du parcours de Nancy, qui commence à son rejet, et s’achève par ses retrouvailles avec son monde ! [FIN DU SPOILER] Ici, malgré l’horreur du monde, malgré ses difficultés, je me suis presque sentie chez moi, bien, en accord avec l’endroit. C’était plus fort dans le premier tome de la série, sans doute parce que je me sentais plus proche de Nancy que de Jack ou Jill. De plus, ici, le lecteur sait comment l’histoire se termine s’il a lu Every Heart a Doorway : les filles vont être rejetées par leur monde, et ce sentiment d’abandon aurait pu être intense, sans l’explication de Dr. Bleak.

Mais avant de parler de la fin, évoquons les personnages ! Comme je l’ai dit plus haut, si j’avais apprécié Jack dans le premier tome, je l’ai adoré ici ! Elle m’a touchée, je me suis sentie proche d’elle. Forcée d’entrer dans un moule, elle se rebelle peu à peu, comprend où est sa place, et reste, pourtant, marquée par les exigences de sa mère, qui voulait faire d’elle une princesse. J’ai adoré sa soif de connaissances, son absence d’hésitation face aux difficultés ou aux risques, sa lucidité aussi. C’est, pour moi, ce qui différencie vraiment les jumelles : jamais Jill ne semble se rendre compte qu’elle a été formatée par ses parents, et que Jack n’y est pour rien. Elle en veut à sa sœur, et au monde entier, parce qu’elle n’a pas ce qu’elle veut, parce qu’elle n’est pas acceptée. Elle ne trouve pas sa place, et devient complètement autocentrée. En un sens, elle peut faire mal au cœur : ce n’est pas seulement sa faute si elle agit comme elle le fait. Mais je ne parviens pas à la considérer totalement comme dénuée de responsabilités. Je suis même allée jusqu’à la détester à un moment donné !

Maintenant, la fin ! J’ai aimé la façon dont est présenté l’amour ; [SPOILER] en tant que lectrice, je ne parviens pas à pardonner à Jillian, mais Jack en est capable parce qu’elle aime sa jumelle, en dépit de ce qu’elle a fait. [FIN DU SPOILER] La fin est à la fois cruelle, et belle. Cruelle parce qu’elle apporte une nouvelle épreuve aux personnages ; belle parce qu’elle est pleine d’amour. [SPOILER] Jill tue Alexis en partie par amour pour sa sœur, parce qu’elle veut la retrouver, l’avoir pour elle seule, qu’elles vivent à nouveau ensemble. Sans Alexis, Jack est « libre » à nouveau, elle peut se tourner vers sa sœur, pleinement, sans qu’un obstacle se trouve entre elles. Jill s’y prend très mal, évidemment, mais c’est un acte dicté par l’amour. Elle veut aussi être acceptée définitivement par son maître, lui montrer qu’elle est capable d’être ce qu’il veut qu’elle soit : un être sanguinaire. [FIN DU SPOILER] Cette fin m’a brisé le cœur, pas seulement parce que les deux sœurs se retrouvent expulsées de leur monde ; aussi parce qu’elles perdent définitivement quelque chose lorsqu’elles partent. J’ai maintenant très envie de relire Every Heart a Doorway : Down Among the Sticks and Bones est vraiment un préquel ! J’ai aussi très envie d’une suite concentrée sur ce qui arrive aux jumelles une fois qu’elles sont retournées aux Moors ! *espoir que ce soit le sujet de In an Absent Dream, mais n’y crois pas vraiment* 

 

Donc, ce livre était excellent !! J’ai tout adoré, du monde à l’écriture, en passant par les personnages et l’histoire. J’ai hâte de continuer cette série avec le troisième tome, Beneath the Sugar Sky 

Courir à trente ans de Nicolas Rey

Posté : 18 juin, 2018 @ 7:34 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Genre : Contemporaine Courir à trente ans

Editeur : J’ai lu 

Année de sortie : 2018 [2004]

Nombre de pages : 154

Synopsis : Frank, Vincent, Jean, Marc et Louis, tous trentenaires, courent après leur jeunesse. Certains, plus que d’autres, courent après les femmes, fuient l’engagement et la routine conjugale : mais où se dirigent-ils ? Empêtrés dans leurs déboires amoureux, ils s’interrogent sur le couple, la fidélité, les enfants, l’amitié … Des interrogations fortes, qui les conduisent parfois à se séparer, à changer de vie, à perdre la raison.

Nicolas Rey décrit avec lucidité une génération d’hommes en quête d’identité. 

 

Avis : Je viens de recevoir ce livre ; sa brièveté (et l’enthousiasme de Gina pour cet auteur !) m’a poussée à le lire rapidement !

Je ne savais pas trop à quoi m’attendre, mais j’ai apprécié ma lecture ! Ce roman est divisé en sept parties, les cinq premières relatant l’histoire de cinq hommes : Frank, Vincent, Jean, Mark et Louis. Aucun ne m’a déplu, chacun m’a touché à sa façon. Tous cherchent l’amour, la jeunesse, une vie différente de celle qu’ils ont. Ce qui se dégage surtout de ce livre : de la tristesse, de la désillusion. Ces hommes sont convaincus d’avoir raté quelque chose, d’avoir passé une étape de leur vie : ils veulent visiblement revenir en arrière, changer, agir. Le synopsis évoque la lucidité de Nicolas Rey ; je ne peux pas juger, étant donné que je ne suis pas concernée. Je ne peux pas tout à fait me mettre à la place de ces personnages ; pour autant, ça me paraît assez « réaliste ». On peut dire, en tout cas, que c’est assez pessimiste. J’ai apprécié le fait qu’un personnage féminin reparaisse d’histoire en histoire, jusqu’à la fin. J’ai également apprécié le style de l’auteur. En voyant une chronique d’un autre de ses romans, j’ai constaté que sa vulgarité avait déplu : ici, heureusement, elle n’est pas présente, et je n’ai pas non plus trouvé la voix narrative ou l’auteur caché dans son livre arrogant ou prétentieux. Si ç’avait été le cas, je n’aurais pas aimé, c’est sûr ! J’ai trouvé, dans ce roman, des échos de Frédéric Beigbeder, sans que ce soit vraiment similaire : c’est un peu dans le style, un peu dans l’histoire et dans le focus sur l’amour perdu. J’ai vraiment beaucoup aimé la fin [SPOILER] Ce rassemblement de tous les personnages dans une clinique – on ne sait pas vraiment pourquoi, mais je suppose que c’est pour dépression, ou peut-être ont-ils été enfermés, vu les règles strictes auxquelles ils sont assujettis – m’a réconfortée comme il doit réconforter les personnages. Le fait que Frank quitte la clinique et que le lecteur retrouve plusieurs années après est agréable aussi, comme si un d’eux avait tout de même réussi à mener une vie normale. [FIN DU SPOILER]

 

Donc, un bon roman, qui laisse entrevoir la désillusion des hommes arrivée la trentaine. Je lirai sans doute d’autres œuvres de Nicolas Rey ! 

Jules, tome 1 de Didier van Cauwelaert

Posté : 18 juin, 2018 @ 2:45 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Genre : ContemporaineJules

Editeur : Le Livre de Poche

Année de sortie : 2017 [2015]

Nombre de pages : 248

Synopsis : A trente ans, Alice recouvre la vue. Pour Jules, son chien guide, c’est une catastrophe. Il perd son rôle, son but sur terre. En plus, on les sépare. Alors, il se raccroche à moi. En moins de vingt-quatre heures, ce labrador en déroute me fait perdre mon emploi, mon logement, tous mes repères. Il ne me reste plus qu’une obsession – la sienne : retrouver la jeune femme qui nous a brisé le cœur.

Entre une miraculée de la chirurgie et un vendeur de macarons, une histoire de renaissance mutuelle et de passion volcanique orchestrée, avec l’énergie du désespoir, par le plus roublard des chiens d’aveugle. 

 

Avis : Ce livre m’a été offert par une amie chère pour mon anniversaire, et j’attendais le moment propice pour le lire ! (moment propice = besoin d’un petit boost niveau moral, ou en cas de panne de lecture !)

J’avais commencé un roman gothique contemporain, Martha Peake de Patrick McGrath ; mais je n’étais pas du tout d’humeur pour ce genre d’histoire ou de personnages. J’avais besoin d’un roman détente, d’une couverture en forme de livreJules était parfait ! Cela ne veut pas dire qu’il n’a pas de défauts, ou qu’il est très léger. Il traite de sujets lourds, comme le viol, la cécité, ou l’épilepsie ; mais il est optimiste, il montre des personnages qui avancent – petite pensée pour Le liseur du 6h27, présenté comme un livre joyeux, alors qu’il est plutôt déprimant ! J’avais besoin de joie de vivre, de ne pas réfléchir, de rire un peu, et d’apprendre de petites choses : Jules a rempli tous ces objectifs haut-la-main ! Zibal et Alice, malgré les épreuves que la vie a placées sur leur chemin, continuent à avancer, restent ouverts. Bon, d’accord, tout n’est pas forcément très « réaliste », mais ce n’est pas ce que je cherchais non plus !

Le gros point que j’ai aimé dans ce livre, c’est la mise en valeur de la relation entre homme et animal, ici, particulièrement, avec le chien (étonnant, n’est-ce pas ?). J’ai adoré apprendre tout un tas de choses sur les chiens guides d’aveugle, sur leur apprentissage, mais aussi sur les chiens guides pour épileptiques (j’avoue que je ne savais pas que ça existait !). J’ai aimé l’importance que prenait Jules, son rôle primordial : il va sans dire que c’est mon personnage préféré du roman ! Je l’ai adoré, du début à la fin : il m’a émue, il m’a surprise. A la fin, j’avais moi aussi envie d’avoir un chien ! J’avais envie de secouer les humains quand ils ne le comprenaient pas !

J’ai aussi apprécié les personnages d’Alice et Zibal. Leur positivité (même si elle présentait comme une façon de cacher leur souffrance) est contagieuse ; elle donne envie de se bouger, d’agir. Ce n’est pas pour autant que le roman est dépourvu de tristesse ; en effet, comme l’indique le synopsis, « on » sépare Alice et Jules … et l’histoire des personnages n’est pas toute rose ! La diversité est aussi présente dans ce livre, que ce soit niveau origine ou niveau orientation sexuelle ! Seul bémol de ce livre pour moi : le côté romance un peu stéréotypé.

Quant à la fin, elle est plutôt ouverte, elle laisse le lecteur imaginer ce qui suit. Je ne m’y attendais pas ; je pensais lire un chapitre en plus en tournant la page ! J’ai, du coup, très envie de lire la suiteLe Retour de Jules !! 

 

Donc, un bon roman détente, qui nous fait réfléchir et nous apprend des choses dans la bonne humeur ! 

Station Eleven d’Emily St. John Mandel

Posté : 14 juin, 2018 @ 2:57 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Genre : SFStation Eleven

Editeur : Picador 

Année de sortie : 2015 [2014]

Nombre de pages : 333

Titre en français : Station Eleven 

Synopsis : What was lost in the collapse: almost everything, almost everyone, but there is still such beauty. 

One Snowy night in Toronto famous actor Arthur Leander dies on stage whilst performing the role of a lifetime. That same evening a deadly virus touches down in North America. The world will never be the same again.

Twenty years later Kirsten, an actress in the Travelling Symphony, performs Shakespeare in the settlements that have grown up since the collapse. But then her newly hopeful world is threatened.

If civilization was lost, what would you preserve? And how far would you go to protect it? 

 

Avis : Je voulais lire Station Eleven depuis longtemps ; il est enfin arrivé à la bibliothèque de ma ville !

Autant vous prévenir tout de suite : mon avis va être bourré de contradictions. Ce livre a provoqué chez moi des réactions à l’opposé l’une de l’autre, c’est bizarre d’en parler, et c’était tout aussi bizarre de le vivre !

Mais, commençons par le début ! La première scène m’a tout de suite accrochée ; je l’ai trouvé prenante, et j’ai tout de suite aimé l’ambiance et le décor – et il faut dire que King Lear est ma pièce préférée de Shakespeare ! Je suis entrée immédiatement dans l’histoire, ce qui, comme vous le savez, est assez compliqué pour moi ; j’ai toujours du mal avec l’incipit, et il me faut normalement un peu de temps pour m’adapter au livre. Ici, aucun problème donc, un début parfait !Puis, au fil des pages, j’ai commencé à m’ennuyer. J’ai trouvé que c’était trop long, je voulais suivre certains personnages et pas d’autres, je voulais comprendre comment ils étaient tous liés – c’est ce qui m’a poussé à poursuivre la lecture d’ailleurs ! La seconde moitié du livre est meilleure pour moi : j’étais plus investie, certaines scènes et certains personnages m’ont émue, et le véritable message du livre (en tout cas, c’est comme ça que je le vois) m’a frappée.

En fait, j’ai ressenti tout un tas de choses contradictoires avec ce livre ! Parfois, je n’étais pas d’accord avec les personnages, surtout Kirsten ; mais c’était surtout parce que j’avais tellement peur de ce potentiel scénario. Il m’angoissait vraiment, parce que, il faut l’avouer, Station Eleven est TELLEMENT REALISTE que c’en est effrayant. Il m’a plus fait peur que tous les livres de zombie que j’aurais pu lire, honnêtement. Puis, mes sentiments ont changé dans la seconde partie. The Traveling Symphony et ensuite [SPOILER] l’aéroport [FIN DU SPOILER] étaient de nouvelles maisons/familles/homes confortables, des communautés soudées, réconfortantes. Je me suis sentie rassurée par la façon dont la majorité des personnages réagissent. Station Eleven m’a rappelé de vivre pleinement, d’apprécier ce que j’ai, de ne pas déplorer ce que je n’ai pas, de profiter, parce que ce n’est pas définitivement acquis. Il m’a aussi redonné espoir en l’humanité – difficile parfois ! En fait, ce livre était à la fois un tazer et une couverture

Station Eleven permet aussi de découvrir l’envers du décor de la célébrité. Mes parties préférées étaient celles où l’on suivait Arthur et ses proches. C’est là que j’ai trouvé la majorité des citations que j’ai réécrites, là que j’ai été émue, parce que cela concernait notre monde actuel, et non le futur post-apocalyptique – il me faisait tellement peur, que j’essayais de ne pas trop me soucier de ces parties ; je relirai peut-être le livre pour les apprécier pleinement ! J’ai aussi aimé l’importance de l’art dans ce livre, le fait qu’il permettait aux gens de survivre, de continuer à avancer, et qu’il apporte de la joie là où il est présent. Pour autant, je suis d’accord avec la clarinettiste[SPOILER] Shakespeare, comme survivre, n’est pas assez. Vivre une telle chose, cela doit permettre aux gens d’écrire leurs propres histoires, et de jouer d’autres pièces. Shakespeare et Beethoven, c’est quand même super réduit après tout ! [FIN DU SPOILER] Et maintenant, je veux un livre Dr. Eleven !! C’était génial d’imaginer les illustrations, ce serait encore mieux de les voir en vrai dans un livre !! J’ai adoré l’histoire parallèle et même les intrigues parallèles ! En effet, concernant les personnages, j’ai préféré Miranda et Clark à Kirsten, ce qui peut paraître étrange. Je me suis plus attachée à eux, même si, bien sûr, j’ai quand même ressenti une forte empathie pour la jeune fille, et même pour tous les personnages en général – difficile de ne pas le faire ! Même pour un de ceux qui ne semblent pas attirer beaucoup de sympathie, je n’ai pas pu m’en empêcher ! Enfin, l’aspect religieux est assez perturbant : [SPOILER] le lecteur voit clairement que Tyler manque d’une véritable éducation de ce côté-là, et c’est la raison pour laquelle il devient le prophète, un personnage dangereux et effrayant. Je ne dis pas qu’il n’a pas du tout d’éducation, bien sûr, mais sa mère lui dit des choses alors qu’il est enfant, et il n’a pas le recul nécessaire pour mettre en perspective sa vision de Dieu et du destin. Il n’a pas une foi normale, parce que sa mère l’a endoctriné et encouragé sur la voie qu’il a choisie. [FIN DU SPOILER] 

 

Donc, même si Station Eleven n’est pas un coup de cœur, c’est un livre que je recommande fortement, parce qu’il est important pour moi.  

The Expanse, book 1: Leviathan Wakes de James S. A. Corey

Posté : 12 juin, 2018 @ 2:02 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Genre : SF Leviathan Wakes

Editeur : Orbit

Année de sortie : 2012 [2011]

Nombre de pages : 561

Titre en français : The Expanse, tome 1 : L’éveil du léviathan 

Synopsis : Humanity has colonised the solar system – Mars, the Moon, the Asteroid Belt and beyond – but the stars are still out of our reach.

Jim Holden is an officer on an ice miner making runs from the rings of Saturn to the mining stations of the Belt. When he and his crew stumble upon a derelict ship, the Scopuli, they find themselves in possession of a secret they never wanted. A secret that someone is willing to kill for – and kill on a scale unfathomable to Jim and his crew. War is brewing in the system, unless Jim can find out who left the ship and why.

Detective Miller is looking for a girl. One girl in a system of billions, but her parents have money and money talks. When the trail leads him to the Scopuli and rebel sympathiser Holden, he realises that this girl may hold the key to everything.

Holden and Miller must thread the needle between the Earth government, the Outer Planet revolutionaries, and secretive corporations – and the odds are against them. But out in the Belt, the rules are different, and one small ship can change the fate of the universe. 

 

Avis : Cette série m’a été recommandée par Gaby que je remercie encore !!! 

Leviathan Wakeest mon premier roman space opera, donc je n’ai pas vraiment de point de comparaison possible niveau littérature. Je ne peux pas dire où il se place niveau qualité, s’il est comparable aux grands classiques du genre ; je ne peux que vous donner mon avis (pas tout à fait) objectif ! Ce qui est sûr, c’est que je lirai d’autres livres de ce genre avec plaisir !

Ici, le lecteur se voit offrir un beau mélange de trois genres différents : la SF, l’horreur, et l’enquête policière. Bien sûr, tout est mêlé, mais je voulais vous parler de chacun d’entre eux séparément. Le prologue parvient, en même temps, à présenter ces trois genres, ce qui m’a permis d’entrer directement dans le livre ! Il est pourtant rare qu’un incipit me captive et me fasse aimer le roman dès le début ! J’ai donc été emportée, avec l’envie de dévorer l’histoire ; mais j’ai décroché à un moment donné. Peut-être à cause des quelques défauts du roman ? Peut-être parce qu’il manquait quelque chose ? Je ne sais pas trop ; mais j’espère que ça ne se réitérera pas avec le deuxième tome !  

Au niveau SF/space opera, comme je vous l’ai dit, je n’ai pas de points de comparaison littéraires ; j’en ai au niveau cinématographique. En effet, Leviathan Wakes m’a fait penser à Alien. Evidemment, les intrigues sont tout à fait différentes ; mais on se retrouve quand même, au début du roman, sur un vaisseau condamné à cause d’une invasion extraterrestre. On apprend à connaître l’équipage, on s’attache à lui – en tout cas, à certains membres au moins ! J’ai eu un peu de mal avec Holden : il est un peu stéréotypé mais, surtout, il se plaint pas mal, et le côté romance de son histoire m’a laissé bouche bée. Autant dire que je ne l’apprécie pas vraiment ! En revanche, j’aime beaucoup Naomi, sans doute parce que c’est la seule femme à bord ! Elle est respectée, et même admirable, tout en étant présentée comme libre et féroce. J’apprécie Alex, un peu plus effacé par rapport aux autres, et Amos, qui m’a bien fait rire parfois ! ça s’arrête là pour les ressemblances au niveau SF. En effet, l’équipage n’est pas directement confronté à l’alien – il ne se trouve pas dans leur vaisseau et ne tente pas vraiment de les tuer ; et Leviathan Wakes propose au lecteur un contexte politique intéressant. La Terre a colonisé Mars et la ceinture d’astéroïdes. Les humains se trouvent un peu partout, et un racisme d’un genre nouveau a vu le jour. Ceux qui vivent dans la ceinture sont considérés comme inférieurs par les Terriens et les Martiens, ce qui provoque une tension qui ne demande qu’un petit coup de pouce pour se changer en guerre. Quelques scènes sont donc des batailles spatiales ; dans ces moments-là, j’ai aimé le rythme et la façon dont le lecteur vit l’action. Evidemment, j’ai aussi aimé ce côté politique (gros point positif quand il y a ce genre d’intrigue dans un roman !!), ainsi que le côté réalisme scientifique. Le monde créé par les auteurs n’est pas un monde magique dans lequel la loi de la gravité ne s’applique plus ; même des événements exceptionnels sont expliqués grâce à la science. Pour autant, j’ai parfois trouvé que c’était un peu technique, notamment sur le vaisseau, et j’avais un peu de mal. J’ai aussi eu un peu de mal à imaginer certaines scènes ou certains décors. Je pense que ça ira mieux avec la série TV ! 

Niveau horreur, là encore, j’ai pensé à Alien, même si c’est tout de même très différent. En effet, l’origine de l’alien n’est pas la même, et la façon dont il prolifère est – je ne pensais pas dire ou écrire ça un jour – encore pire que celle de l’hôte extraterrestre que combat Ellen Ripley ! C’est gore – je ne sais pas si je serai capable de voir ça à l’écran, mais on va quand même tester ! -, l’idée est affreuse, et j’ai eu un peu de mal avec le twist à la fin. Avec du recul, j’y crois un peu plus, mais à la lecture, j’étais assez sceptique, et ça n’a pas trop fonctionné pour moi. Clairement, cet alien n’est pas tout à fait intelligent [SPOILER] puisqu’il est programmé ; il parvient à s’adapter à l’homme, mais c’est surtout son hôte qui dirige, et pas l’alien lui-même [FIN DU SPOILER], mais il est définitivement effrayant !

Enfin, niveau enquête policière ! J’ai aimé cette recherche d’une personne disparue, et l’impact que cette disparition a sur l’un des personnages ; j’ai aussi aimé que cela prenne de l’ampleur, que les pistes conduisent en fait à quelque chose d’énorme ! Miller, l’enquêteur, est très stéréotypé, mais cela ne m’a, bizarrement, pas tellement dérangée ; j’ai juste eu un peu de mal à m’attacher à lui en particulier, et les moments émotion ne m’ont rien fait ressentir. Cette enquête permet de donner une certaine dynamique au roman, ce qui était agréable ! Elle permet aussi d’entrer à l’intérieur de la sécurité de la Station Ceres, mais aussi de comprendre comment fonctionne la justice dans la Ceinture. La fin du roman, et de l’enquête, m’ont laissé avec un avis un peu mitigé. D’un côté, je l’ai trouvé belle ; de l’autre, un peu tiré par les cheveux. J’espère encore mieux du prochain tome, Caliban’s War ! Je suis sûre que cette série peut devenir bien meilleure, ce qui ne veut pas dire que ce premier tome est mauvais !

 

Donc, un bon premier tome, avec quelques défauts, mais qui donne envie de poursuivre ! 

12345...107
 

Baseball fans gather zone |
Eaudefiction |
Ici même |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Kpg1221gpk
| Elenaqin
| la saltarelle des baronnes