Redbluemoon

I found myself in Wonderland.

Archive pour la catégorie 'Avis littéraires'

Beauregard, tome 1 : Magies secrètes d’Hervé Jubert

Posté : 10 décembre, 2018 @ 2:11 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Genre : Fantasy Magies secrètes

Editeur : Le Pré aux Clercs (Pandore) 

Année de sortie : 2012

Nombre de pages : 313

Synopsis : L’empereur de Sequana veut faire disparaître la magie de sa cité et persécute les êtres féériques. Ils trouvent refuge dans l’hôtel de Beauregard, un détective de l’étrange qui travaille officiellement pour le pouvoir. Depuis quelque temps, des sorts sèment le chaos dans la cité. Une entité maléfique répand la terreur, personne n’est à l’abri. Armé de sa canne-épée, assisté de la jolie Jeanne aux étranges pouvoirs, Beauregard enquête dans les ruelles et les palais de la capitale, transformée en théâtre de cauchemars. 

 

Avis : A VENIR 

Blonde de Joyce Carol Oates

Posté : 6 décembre, 2018 @ 5:49 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Genre : ContemporaineBlonde

Editeur : Le Livre de Poche 

Année de sortie : 2012 [2000]

Nombre de pages : 1110

Titre en VO : Blonde

Synopsis : Alors, en début de soirée, ce 3 août 1962, vint la Mort, index sur la sonnette du 12305 Fifth Helena Drive. La Mort qui essuyait la sueur de son front avec sa casquette de base-ball. La Mort qui mastiquait vite, impatiente, un chewing-gum. Pas un bruit à l’intérieur. La Mort ne peut pas le laisser sur le pas de la porte, ce foutu paquet, il lui faut une signature. Elle n’entend que les vibrations ronronnantes de l’air conditionné. Ou bien … est-ce qu’elle entend une radio là ? La maison est de type espagnol, c’est une « hacienda » de plain-pied ; murs en fausse brique, toiture en tuiles orange luisantes, fenêtres aux stores tirés. On la croirait presque recouverte d’une poussière grise. Compacte et miniature comme une maison de poupée, rien de grandiose pour Brentwood. La Mort sonna à deux reprises, appuya fort la seconde. Cette fois, on ouvrit la porte. 

De la main de la Mort, j’acceptais ce cadeau. Je savais ce que c’était, je crois. Et de la part de qui c’était. En voyant le nom et l’adresse, j’ai ri et j’ai signé sans hésiter

 

Avis : A VENIR 

Sapiens: A Brief History of Humankind de Yuval Noah Harari

Posté : 29 novembre, 2018 @ 4:33 dans Avis littéraires, Coup de cœur | Pas de commentaires »

Genre : Sciences, Essai Sapiens

Editeur : Vintage 

Année de sortie : 2014 [2011]

Nombre de pages : 466

Titre en français : Sapiens : Une histoire de l’humanité 

Synopsis : 100,000 years ago, at least six human species inhabited the earth. Today there is just one.

Us. 

Homo Sapiens.

How did our species succeed in the battle for dominance? Why did our foraging ancestors come together to create cities and kingdoms? How did we come to believe in gods, nations and human rights? And what will our world be like in the millenia to come?

Bold, wide-ranging and provocative, Sapiens challenges everything we thought we knew about being human: our thoughts, our actions, our power … and our future. 

 

Avis : Cela fait un moment que ce livre est dans ma PAL – un tout petit peu plus d’un an ! Je n’osais pas le commencer, par peur de ne pas tout comprendre surtout.

Je suis complètement soufflée. Mon cerveau a grillé pendant la lecture, mais pas en raison de la difficulté de compréhension.

Je n’exagère pas quand je dis que ce livre vous force à remettre en question tout ce que vous pensez savoir ; je comprends maintenant pourquoi Sapiens est considéré comme provocateur. Tout est abordé : économie, religion, histoire, sciences, mais aussi des sujets auxquels je ne m’attendais pas, comme le genre, la sexualité ou le bonheur. L’auteur nous offre un point de vue différent sur à peu près tout, un point de vue qui « force » le lecteur à réfléchir, à tout repenser. Il offre des termes clairs mais aussi des associations de concepts, d’idées, au lecteur pour expliquer ce que, peut-être, il ressentait/pensait sans pouvoir l’exprimer clairement. Je savais déjà certaines choses, mais, même à ce moment-là, l’auteur a été capable de mettre des mots sur mes idées. J’ai tout compris, aucun mot ou concept compliqué ou incompréhensible n’est employé ; s’il y en avait, tout était expliqué grâce à de multiples exemples. 

J’ai adoré que ce livre ne traite pas que des humains, de leur gloire, de leur triomphe, de leur bien-être. C’est aussi (et, en fait, surtout) sur notre cruauté (envers d’autres humains, mais aussi d’autres espèces, et, bien sûr, les animaux aujourd’hui), notre irresponsabilité, nos malheurs, notre aveuglement. Comme nous sommes petits, jeunes, autocentrés. Sapiens est lucide, et assez déprimant en fin de compte : est-ce que, depuis le début, nous ne courrons pas à notre perte ? Est-ce que notre humanité n’est pas en danger ?

 

Donc, un essai qui nous fait réfléchir, que j’ai annoté de partout, et que tout le monde devrait lire !  

After You’d Gone de Maggie O’Farrell

Posté : 21 novembre, 2018 @ 1:48 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Genre : Contemporaine After You'd Gone

Editeur : Review 

Année de sortie : 2001 [2000]

Nombre de pages : 372

Titre en français : Quand tu es parti 

Synopsis : Alice Raikes boards a train at King’s Cross to visit her sisters in Scotland. Hours later, she steps into the traffic on a busy London road and is taken to hospital in a coma.

Who or what did she see in Edinburgh that made her return so suddenly? Was the accident a suicide attempt? And what exactly do her family, waiting at her bedside, have to hide?

Sliding between different levels of consciousness, Alice listens to the conversations around her, and begins sifting through recollections of her past, and of a recently curtailed love affair. 

 

Avis : J’ai lu ce livre parce qu’il était recommandé par The Novel Cure (Remèdes littéraires) pour la perte d’un être cher. Il correspond à l’étape de la négociation

… et j’ai très bien compris pourquoi à la fin du livre ! Ce n’était sans doute pas le meilleur moment pour moi de lire After You’d Gone ; mais comment aurais-je pu savoir que ce livre serait si proche de la situation que j’ai vécue, tout en étant tellement différent par certains aspects ?

Le premier chapitre est un prologue qui suit Alice Raikes. Le lecteur sent tout de suite qu’elle ne va pas bien du tout, mais il ne saura exactement pourquoi que vers la fin du roman. Elle décide, soudain, de se rendre à Edinbourg pour voir ses sœurs, Kristy et Beth. Elle prend le train à King’s Cross, ses sœurs l’attendent à l’arrivée. Elles vont dans un café ; Alice se rend aux toilettes. Et là, elle voit quelque chose qui la traumatise. Elle rentre immédiatement à Londres, se fait renverser par une voiture dans la soirée, et tombe dans le coma.

Tout le livre est ensuite un mélange de flashbacks, de moments où c’est Alice qui parle (alors qu’elle est dans le coma), de passages dans le présent avec les points de vue interne d’autres personnages, mais en gardant un narrateur à la troisième personne. Autant vous dire que ce peut être un peu confus parfois ; pour autant, le lecteur s’y retrouve rapidement et, personnellement, j’adore les points de vue multiples, donc cela ne m’a pas dérangé ! Au fil du livre, on découvre non seulement ce qui est arrivé à Alice, à Edinbourg et dans sa vie, de la naissance à l’hôpital, mais aussi les secrets de famille – surtout un qui pèse sur la famille. Bon, je l’avais rapidement deviné, et sa révélation n’est pas tellement le but du roman. Pas tellement de suspense donc ! 

Le lecteur rencontre les proches d’Alice : Ann, sa mère, qui est assez insupportable, mais dont j’ai presque fini par avoir pitié ; Elspeth, sa grand-mère (j’ai eu un mal de chien à prononcer son nom pendant toute la lecture !), personnage que j’ai adoré ; John, que j’avais envie de secouer et d’embrasser tout à la fois ; Ben, son père, qui n’est pas tellement présent [SPOILER] et dont l’effacement provoque un peu la surprise quand il explique à sa femme qu’il connaissait son secret depuis le début [FIN DU SPOILER] ; ses sœurs, Kirsty et Beth, qui sont elles aussi peu présentes. Le point de vue se focalise surtout sur Alice, Ann et Elspeth, trois générations de femmes dont la vie nous est racontée en pointillés. Les personnes les plus proches de l’ »héroïne » sont mises en avant par le narrateur qui nous raconte leur vision de l’histoire, en quelque sorte.

Je me suis beaucoup attachée aux personnages, surtout Alice, bien sûr, mais aussi John et Elspeth. J’ai pourtant essayé, à plusieurs reprises, de mettre de la distance entre nous ; je ne voulais pas être trop affectée par ce qu’ils vivent. Peine perdue : une seule phrase m’a complètement retournée. Ce qui est formidable dans ce livre, en plus de l’écriture, c’est la façon dont le deuil est abordé. La plupart du temps, ce qui était écrit, ce que ressentait Alice, c’était exactement ce que je ressentais aussi. Je me suis donc sentie comprise par ce livre ; mais j’ai aussi eu l’impression de tout revivre. 

Je lirai sans doute d’autres livres de Maggie O’Farrell, notamment The Vanishing Act of Esme Lennox (L’étrange disparition d’Esme Lennox) et I Am, I Am, I Am: Seventeen Brushes with Death, le mémoire de l’auteure qui, il me semble, n’a pas encore été traduit !

 

Donc, un excellent livre, très fort, bien écrit, aux personnages attachants et intéressants, mais que je n’aurais peut-être pas dû lire tout de suite ! 

The Lord of the Rings, book 1: The Fellowship of the Ring de J. R. R. Tolkien

Posté : 13 novembre, 2018 @ 12:32 dans Avis littéraires, Challenge, Coup de cœur | Pas de commentaires »

Genre : Fantasy The Fellowship of the Ring

Editeur : HarperCollins

Année de sortie : 1999 [1954]

Nombre de pages : 535

Titre en français : Le Seigneur des anneaux, tome 1 : La Communauté de l’Anneau

Synopsis : In a sleepy village in the Shire, a young hobbit is entrusted with an immense task. He must make a perilous Journey across Middle-earth to the Cracks of Doom, there to destroy the Ruling Ring of Power – the only thing that prevents the Dark Lord’s evil dominion.

Thus begins J. R. R. Tolkien’s classic tale, which continues in The Two Towers and The Return of the King

 

Avis : J’ai remarqué sur Goodreads que j’avais lu, pour la première fois, La Communauté de l’anneau en novembre 2012 ! Donc je l’ai relu pratiquement exactement six ans plus tard !! Drôle de coïncidence !

Ce tome (et ce premier film, parce que je vais aussi pas mal parler des films) n’a jamais été mon préféré. C’est vrai qu’on commence le voyage, qu’on découvre les différents personnages, qu’on s’attache plus ou moins à eux, etc ; mais, ce que je voulais, c’était de l’action, et il n’y en a pas énormément dans La Communauté de l’anneau. De plus, on suit des personnages que j’appréciais, à l’époque, un peu (voire beaucoup) moins que d’autres, notamment Frodon (que je supporte un peu mieux maintenant) et Sam (que j’ai appris à aimer, mais ce fut dur !) Malgré cela, le premier tome du Seigneur des Anneaux reste, évidemment, excellent !! Je ne sais pas si c’est la nostalgie, étant donné que la série de films était au même niveau que la série de livres Harry Potter dans mon enfance, c’est une des premières histoires que j’ai aimées dans ma vie ; si c’est la redécouverte de détails ou de gros passages/personnages coupés au cinéma que j’avais complètement oubliés ; ou si c’est simplement la magie de l’univers qui fait effet à nouveau. Malgré les scènes un peu longues, certains passages de description pendant lesquels mon esprit divaguait un peu, j’ai été charmée à nouveau.

Je pouvais visualiser chaque étape du voyage, et je me sentais vraiment proche de certains personnages. Après tout, la communauté est, en quelque sorte, un groupe d’amis si on peut dire ! J‘ai compris le fardeau de l’anneau pour Frodon – je le trouvais vraiment insupportable avant, geignard, et parfois cruel avec Sam, Pippin ou Merry. Cette fois, j’ai adoré Sam, et j’ai retrouvé mes personnages favoris : AragornGandalfArwen et Galadriel. J’étais carrément amoureuse du premier quand j’étais petite j’avoue ; le deuxième était le mentor que j’aurais aimé avoir si j’avais pu être magicienne ! Je déplore la quasi-absence d’Arwen dans le livre ; elle ne se trouve que dans l’appendice du tome 3, qui raconte son histoire d’amour avec Aragorn. Et j’adore sans doute Galadriel parce qu’elle était jouée par Cate Blanchett dans le film ! Alors, on pourrait avoir un gros débat sur la place des femmes dans Le Seigneur des anneaux ; on peut dire que ça laisse un peu à désirer, étant donné que la communauté n’est composée que de mecs, et pour d’autres raisons encore ! Mais laissons cela de côté pour le moment ! Le seul personnage que je ne pouvais pas supporter : Boromir. Alors, j’aime beaucoup Sean Bean parce qu’il a joué Boromir (et Ned Stark, soit dit en passant), mais je n’aime pas du tout le personnage ! Il est l’incarnation de l’arrogance et de l’orgueil des hommes ! 

Sans doute grâce à mon re-visionnage entre temps, je suis parvenue à voir certains détails que j’avais complètement loupé à la première lecture ! [SPOILER] Ils concernent surtout Boromir et ce qu’il va tenter de faire à la fin du premier tome ! D’ailleurs, je ne me souvenais pas que le découpage des livres ne correspondait pas au découpage des films ! [FIN DU SPOILER] J’ai aussi été un peu choquée du nombre de choses qui changent / sont supprimées dans les films. Tom Bombadil est un personnage plutôt important je trouve, et je ne me souvenais pas vraiment des passages qui le concernaient ! Je ne me souvenais pas non plus de l’âge « réel » de Frodon !!!

Toute son histoire de déménagement ne se trouve pas non plus dans le film, comme son voyage pour arriver, enfin, à Fondcombe ! Parlant de Rivendell (en VO), j’ai particulièrement aimé les passages chez les elfes ! Je me sens à la fois proche de ce peuple, et je m’en distancie parfois. J’aime le fait qu’ils fassent pratiquement corps avec la nature, qu’ils vivent dans des arbres et puissent invoquer les forces comme l’eau, le fait qu’ils soient des sages, et leur histoire mélancolique. Mais je ne me reconnais pas dans leur hauteur, et dans leur façon de considérer que les autres sont donc moins « bons ».

 

Cette fois, étant donné que c’était enfin mon exemplaire, j’ai pu souligner des citations, surtout celles de Gandalf ! J’adore aussi les premiers vers du poème composé par Bilbon : « All that is gold does not glitter, / Not all those who wander are lost”.

Seul gros bémol que je pourrais éventuellement reprocher à The Fellowship of the Ring : le manque d’émotion quand un personnage meurt. Je ne sais pas si c’est le style de l’auteur ou quoi, mais il me manque quelque chose dans l’écriture, dans l’histoire, dans je ne sais quoi, pour provoquer en moi l’émotion, et c’est bien dommage !! 

 

C’était un merveilleux voyage : je me suis attardée en Lórien, j’ai souffert à la Moria, et je suis sortie du livre un peu vide. Maintenant, j’ai très envie de relire The Two Towers, mon préféré de la série ; mais je n’ai pas le livre en ma possession, et, finalement, je n’ai pas tellement envie de finir à nouveau Le Seigneur des Anneaux, je préfère faire durer la saga encore un peu !

 

Donc, une excellente immersion dans l’univers de la Terre du Milieu ! 

 

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