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I found myself in Wonderland.

Sauveur & fils, saison 1 de Marie-Aude Murail

Classé dans : Avis littéraires,Coup de cœur — 16 septembre 2020 @ 12 h 21 min

Genre : ContemporaineSauveur & fils 1

Editeur : L’Ecole des loisirs

Année de sortie : 2016

Nombre de pages : 329

Synopsis : Quand on s’appelle Sauveur, comment ne pas se sentir prédisposé à sauver le monde entier ? Sauveur Saint-Yves, 1,90 mètre pour 80 kg de muscles, voudrait tirer d’affaire Margaux Carré, 14 ans, qui se taillade les bras, Ella Kuypens, 12 ans, qui s’évanouit de frayeur devant sa prof de latin, Cyrille Courtois, 9 ans, qui fait encore pipi au lit, Gabin Poupard, 16 ans, qui joue toute la nuit à World of Warcraft et ne va plus en cours le matin, les trois soeurs Augagneur, 5, 14 et 16 ans, dont la mère vient de se remettre en ménage avec une jeune femme…
Sauveur Saint-Yves est psychologue clinicien.
Mais à toujours s’occuper des problèmes des autres, Sauveur oublie le sien. Pourquoi ne peut-il pas parler à son fils Lazare, 8 ans, de sa maman morte dans un accident ? Pourquoi ne lui a-t-il jamais montré la photo de son mariage ? Et pourquoi y a-t-il un hamster sur la couverture ?

 

Avis : Ce livre m’a été conseillée par mon amie Aurore, puis par mon amie Sarah, puis par ma collègue Émilie … comment vous dire ? J’étais cernée, je ne pouvais plus résister !

Quel régal que ce livre ! Tout est excellent, je n’ai aucun point négatif à noter !!

Premier élément (superficiel, certes, mais quand même !) : j’aime beaucoup les couvertures ! Je sais qu’elles ne plaisent pas à tout le monde, mais je les trouve un peu décalées et très mignonnes !

Maintenant, petite liste de tout ce qui vaut le coup dans cette série aka pourquoi vous devriez la lire le plus vite possible :
- les personnages : dès le début, la majorité d’entre eux – surtout Sauveur et Lazare ! – est très attachante. Potentiellement intimidant par son physique, Sauveur a un grand cœur qu’il utilise à la fois dans son métier de psy et à côté – puisque son travail déborde souvent, la frontière entre la vie privée et la vie pro étant très mince. Je l’ai adoré, comme les patients et autres personnes qui croisent sa route. Lazare, comme son ami Paul, est adorable, mais il souffre du fait que son père ne lui parle pas de sa maman, décédée quand il était encore très petit. J’ai adoré que ces deux petits, ainsi que les autres enfants que l’on découvre dans ce tome, rappelle au lecteur la candeur de l’enfance. Leur vie tourne autour de sujets qui nous paraissent parfois ridicules, et pourtant … C’est si doux, si tendre, si émouvant de se retrouver dans les pensées du petit Paul qui ferait tout pour que sa maman soit heureuse …
- c’est le point le plus important pour moi dans cette série : l’émotion. Elle peut être très intense dans les deux sens : très joyeuse ou très triste. Tous les patients sont touchants, mais les plus jeunes sont les plus émouvants. Le lecteur peut également s’énerver face à certains parents incapables de comprendre que leur enfant souffre : certains ne le voient vraiment pas, d’autres ne veulent pas l’admettre – j’ai eu plusieurs fois envie de frapper M. Carré, je l’avoue. Les plus frustrants et ceux qui m’ont le plus touchée personnellement sont peut-être les enfants dont les parents sont séparés ou divorcés et qui doivent assister à des scènes difficiles, voire à des réquisitoires de l’un des parents contre l’autre. Sauveur peut également avoir des patients qui sont violentés et, là encore, c’est dur à lire sans que ce soit décrit en profondeur, heureusement !
- les sujets traités. Comme on peut s’y attendre, les patients de Sauveur ne viennent pas le voir pour une égratignure au genou. Parfois, ils cachent leur souffrance derrière des prétextes, ce que le psy (et le lecteur !) comprend au fil des séances. Parfois, c’est si dur que Sauveur se demande s’il est le plus à même pour aider son patient. L’autrice est prête à traiter des sujets assez lourds : les enfants de parents séparés, comme je l’ai dit plus haut, mais aussi le racisme auquel Sauveur peut faire face, le suicide, la violence contre des enfants, la phobie scolaire, la santé mentale qui nécessite une prise en charge en hôpital psychiatrique, l’homosexualité, la recherche de son identité sexuelle … j’ai trouvé que c’était très intéressant d’avoir autant de sujets différents, facilement placés dans un seul livre grâce au cadre que donne l’e métier de Sauveur.

J’ai beaucoup aimé la dernière partie et la fin du roman dans lesquelles le lecteur en apprend plus sur Sauveur, son passé, ses origines. Cela permet aussi de toucher à une culture différente - je ne connaissais pas du tout le quimbois par exemple !

Je me répète : cette série est parfaite. Elle permet à la fois d’apprendre, de réfléchir, de s’émouvoir, de rire, de pleurer (de joie ou de tristesse), de sentir son cœur fondre. Clairement une série coup de cœur, même avec un seul tome lu !

 

Donc, un excellent premier tome de série !! Rien à dire de plus, si ce n’est : allez le lire !!

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